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Autisme et Retard mental:les troubles du

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Autisme et Retard
mental:
les troubles du
comportements
Véronique GONNIER, Éric PERNON,
Centre de Ressources Autisme Languedoc-Roussillon (Montpellier)
Université Montpellier III Paul Valéry, Département de psychologie du
développement
Introduction
Enfants, adolescents et adultes
 30 à 50% des personnes avec D.I
 Lien avec le degré D.I
 Cause d’hospitalisation, de problème
d’orientation
 Risque d’un processus d’exclusion
sociale, de rejet, de stigmatisation, de
mise à l’écart, vie « restrictive »,
violences
 Limitent la qualité de vie, l’indépendance

Introduction
Qualité de vie
Peu de choix: activités; horaires, lieux, personnes
Peu de soins: médicaux, hygiène
Peu de projets: continuité, vie, éducatif
Peu de communication: alternative
Peu d’intervention sauf médication
Peu de valorisation…liberté
Troubles du comportement
« Exil »
Contention
Conditions restrictives
Médication
Violence
Qualité de vie
Introduction
Un défi
Pour la personne
Pour la famille
Pour les professionnels
Pour les institutions
 Se centrer sur les conséquences: médication
importante, contention (poignet ou cheville
attachée), hospitalisation, réaction immédiate
des intervenants

Introduction
Différentes approches:
Approche pharmacologique
Approche analytique
Approche comportementale agir sur les
conséquences (renforcements)

Introduction




Question complexe > un travail d’équipe et
de partenariat
Plus complexe avec l’âge (adolescent,
adultes)
Aujourd’hui approche psychologique : la
question des raisons de ces comportements
Déclenchement et maintien
Que faire et comment faire ?
Définitions et enjeux







Peur pour l’image de la personne ou de
l’établissement
Demande de personnel et de formation
Expression synonymique: « handicap double »,
comportement-défi, comportements problèmes,
troubles graves du développement, comportements
difficiles, comportements indésirables, incidents
comportementaux, comportements-cible
Manque de consensus définitionnel et diagnostique
Un comportement peut être considéré comme un
problème dans une situation et pas dans une autre
(ex: masturbation)
Tolérance de l’environnement (variabilité)
Troubles ou désagrément seulement
Définitions

Plusieurs critères:
Quantitatif
Sociaux
Développementaux
Définitions

Critères quantitatifs:
- durée
- fréquence (ex: cri)
Définitions

Critères sociaux:
- troubles pour lesquels on décide qu’il faut
intervenir et pour lesquels on intervient
- danger pour la santé de la personne
- danger pour d’autres personnes
- aggravation sans intervention
- intégration sociale difficile
Définitions

Critères développementaux:
- l’âge chronologique: on accepte
certaines choses d’un enfant mais pas
d’un adulte (toucher)
- l’âge développemental
- l’interférence avec les
apprentissages (tapoter les doigts sur la
table / graphisme)
2 Typologie des
troubles

Voir schéma ci-après
Automutilation
Destruction
Agressions
Exemples :
Frapper
Tirer les cheveux
Pousser les gens
Donner des coups
de pieds
Exemples :
Se frapper la tête
Coups-doigt dans l’œil
Se mordre
S’arracher les cheveux
Exemples :
Jeter des objets
Casser des vitres
Casser de la vaisselle
Renverser des meubles
Déchirer des vêtements
Catégories de troubles
du comportement
Stéréotypie/
autostimutilation
Exemples :
Balancements
Mouvements des mains
Bruits répétitifs
Balancer une ficelle
Arpenter
McBrien, J. & Felce, D. (1992)
Willaye (2006)
Alimentation
Exemples :
Hyper sélectivité
Vomissement
Pica
Recherche permanente
Anti-social
Exemples :
Crier
Se mettre en colère
S’enfuir
Opposition permanente
Se déshabiller
Modèles explicatifs



Les causes possibles sont multiples et difficiles
à déterminer, varient d’une personne à une
autre, chez une même personne, peuvent
différer d’un comportement à l’autre
Il est toujours difficile de déterminer des causes,
en particulier quand les personnes ont des
troubles de la communication
Certaines variables toutefois candidatent pour
expliquer l’apparition et ou le maintien de
troubles du comportement, quel qu’ils soient
Modèles explicatifs
Déficits
et/ou
Dysfonctionnement
et/ou
Étapes développementales
Modèles explicatifs

Déficits (affectif, sociale, cognitif…)
Le comportement peut être bizarre
simplement parce qu’il s’agit d’une réponse de bas
niveau correspondant à ce que la personne
possède dans son répertoire.
Exemple: faire tourner les roues d’une
petite voiture parce qu’elle ne comprend pas la
signification symbolique de « jouer aux petites
voitures »; renifler les personnes parce que
l’observation olfactive est plus facile à interpréter
pour elle que l’information visuelle ou auditive
Modèles explicatifs

Dysfonctionnement
Forme primitive de communication,
la personne réagit à un bruit particulier,
un stimulus aversif, qu’elle signale par
son comportement
Comportement de barrage à un
stimulus particulier
Modèles explicatifs

Étapes développementales
Le comportement peut-être bizarre
mais il s’agit d’une réponse de « bas
niveau » correspondant à ce que l’on
observe dans le développement
ordinaire d’un enfant plus jeune
Notion de fonction
développementale
Dénominateur commun
?




Troubles non inhérents à la problématique
(déficience, autisme….) mais engendrés par
Troubles associés à un contexte, remplissant
une fonction (psychologie)
Troubles « utiles » pour la personne
Moyens « efficaces » pour interagir avec
l’environnement
Principe: les troubles du comportement
remplissent une ou des fonctions
Métaphore de l’iceberg
Pousser, Mordre, Cracher, Taper…
Métacontexte: Déficits ou Dysfonctionnement sous-jacents
Jugement social faible, Non-cs des sentiments des
autres, Pb de communication, Rigidité du lien signifiant-signifié,
Mauvaises perceptions sensorielles….
Quatre niveaux
d’analyse
- Le(s) comportement(s)-défi(s)
- Les antécédents: évènements contextuels
et stimuli discriminatifs
- Les conséquences du comportement
- Les influences des antécédents et des
conséquences du trouble sur l’apparition et
le maintien du trouble
Classes de comportements et de
fonctions Exemples
…Éviter une tâche difficile
Se frapper la tête……..
….Éviter des maux de
tête
….Obtenir à boire
….Obtenir l’attention
Jeter des objets par terre…..
Cracher sur l’éducateur….
Frapper le coude sur la
table…
……Éviter une
activité
Fonctions du
comportement
2 fonctions principales (O’Neill, 1997):
-Obtenir que se produisent des
évènements désirés
-Échapper à des évènements nondésirés
 6 fonctions secondaires
 Fonctions « tertiaires »

Fonctions du
comportement
 Obtenir
que se produisent des
évènements désirés:
Stimulation interne (endorphine par ex):
balancement, stimulation visuelle
Évènement social: sourires, baisers, mimiques,
attention
Évènement tangible: nourriture, jouets, argent, visite
au magasin
Fonctions du
comportement
 Échapper
à des évènements non-
désirés:
Stimulation interne : douleur au sinus, faim,
démangeaisons, malaise
Évitement social:
éviter des sourires, des baisers, des mimiques
désapprobatrices, des punitions, attention
Évitement de la tâche:
tâches difficiles, changement d’habitudes, nonprévisibilité, évènements
Les comportements
autovulnérants
Introduction




Pas une exclusivité des personnes autistes,
même dans le développement « normal »
Les éviter ou atténuer les conséquences en
sauvegardant l’intégrité de la personne
Différencier les troubles graves du
comportement des comportements
seulement différents (aversion, préférence
ou opinion)
Impasse des méthodes punitives
Définition


Les automutilations entrent dans la
catégorie des répétitions « anormales »
comme le signale Kanner où l’on retrouve
les stéréotypies motrices, les rituels, les
compulsions,
les
obsessions,
les
comportements immuables et les écholalies
Ces répétitions constituent la troisième aire
du trépied. En tant que telles, elles ne sont
pas spécifiques à l’autisme. Mais le nombre
d’occurrence, de co-occurrence et de cas
sévère est important
Définition

Il peut s’agir de coups répétés que se
donnent les personnes à divers endroits
du corps, soit directement (gifles, coup
de
poings,
griffures,
morsures,
arrachage
de
cheveux),
soit
indirectement (projeter sa tête ou un
membre contre un objet ( murs,
meubles, portes, etc.) et entraînant des
blessures plus ou moins graves
Définition
8 à 15 % des personnes handicapées
mentales (Russell, 1985)
 70 % des personnes autistes avec QI
< 70
 30 % des personnes autistes avec QI
> 70 (Murphy, 1986)

Approche
psychodynamique

Hypothèses explicatives (Dusmenil, 1990):
-L’automutilation est un comportement appris
ayant trait entre autres à la compensation de
déficits sensoriels. Le comportement
automutilateur peut secondairement être
investi sur le plan fantasmatique et utilisé par
l’enfant comme solution à des conflits intrapsychiques
Approche
psychodynamique
-L’établissement de la réalité corporelle.
L’automutilation est considérée comme un geste
existentiel, une façon de se maintenir en contact
avec la réalité, avec la vie
-Une fuite dans la douleur…d’émotions trop difficiles
à supporter (angoisse psychotique, d’éclatement,
morcellement, anéantissement), une neutralisation
des sensation
-Un substitut au langage, frustré du fait qu’il ne peut
expliquer clairement ses besoins (mise en scène
de l’angoisse)
4 familles d’hypothèses
(Kraijer,2001)
1 les automutilations instrumentales
Elles sont une tentative de
communiquer, un moyen de retenir
l’attention, un substitut au langage

4 familles d’hypothèses
(Kraijer,2001)
2 Les automutilations réactionnelles
Ce sont des réponses vitales relatives à un
inconfort, un stress, une peur (parfois pour un
détail) face à une hyper stimulation, une fuite
dans la douleur. Par exemple si on demande un
tâche au-dessus de leur capacité. Par exemple
un bruit d’aspirateur insupportable. On le
retrouve aussi dans le retard mental profond et
sévère

4 familles d’hypothèses
(Kraijer,2001)
3 Les automutilations autostimulantes
Ce sont des réponses à une
hypostimulation, un manque de
stimulation dans l’environnement

4 familles d’hypothèses
(Kraijer,2001)
4 Les automutilations structurales
Ce sont des automutilations de type obsessionnellescompulsives. Elles sont précoces parfois, mais le
plus souvent elle sont issues des formes
instrumentales ou autostimulantes qui se
chronicisent. Elles sont plus fréquentes chez les
adolescents et chez les adultes. Elles sont
périodiques et ne présentent pas de déterminants
extérieurs identifiables

4 familles d’hypothèses
(Kraijer,2001)
On a des formes « pure » et « mixte »
 Ces types d’automutilation sont
importants à repérer afin d’ajuster leur
accompagnement

Interventions
Si on reprend les propositions de
Kraijer (raisonnement et principes de
base)
 1 Les automutilations instrumentales
Repérer le besoin supposé exprimé
Décourager
cette
communication
appropriée, quel que soit le moment
Offrir d’autres voies de communication

Intervention
2 Les automutilations réactionnelles
Réduire,
sélectionner
et
réguler
les
stimulations (une modalité sensorielle à la
fois)
Besoin de prédiction, de clarté et de stabilité
Temps de relaxation (jouer avec du sable ou
avec de l’eau), de calme-repos, de sieste,
de marche-courte

Intervention
3. Les automutilations autostimulantes
Extension des stimulations (qualité)
Intensité des stimulations (quantité)
Davantage d’activités (motricité globale)
Davantage de variation dans les activités
Exigences et responsabilisation de
personne
Augmenter l’attention personnelle

la
Intervention
4 les automutilations structurales
Les plus grosses difficultés de traitement
Plus présentes chez les adolescents et les
adultes
Résistantes aux interventions surtout dans le
cas des TED avec RM profond ou sévère
Extension et intensité des stimulations à réguler
Motricité globale (marche, course, vélo, natation
ou jeux d’eau)
Technique de modification comportementale
(stimulation aversive)

Intervention
Les traitements sont plus sensibles :
chez les personnes avec un bon niveau
de développement
chez les personnes avec un RM sans
TED
 Prendre en charge les automutilations
le plus tôt possible avant qu’elles ne
deviennent structurales

Conclusion
Causes concrètes
 Pas tout à la fois
 Des objectifs en rapport aux capacités
de la personne
 Observer les changements en fonction
des différentes interventions
 Conserver une attitude positive
 Pas des « fortes têtes »

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