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Accompagner-enfant-developpement-langage

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Accompagner chaque enfant dans le
développement de son langage
L’école maternelle: les enjeux déterminants pour la suite.
Faire acquérir à tous les enfants le langage oral qui permet de
réussir à l’école (« oral scriptural », « langage d’évocation »,
« langage du récit »).
Faire entrer tous les enfants dans la culture de l’écrit.
Maternelle = temps déterminant pour la prévention
des difficultés
Percevoir et prendre en compte des « signaux d’alerte ».
Enclencher les procédures de repérage, diagnostic, réponses.
La problématique linguistique
 Nos élèves dont la langue maternelle n’est pas le français doivent apprendre
le français comme langue seconde et langue de scolarisation.
 Le statut de la langue maternelle compte énormément dans l’apprentissage;
il importe d’informer les familles de l’importance et de la nécessité de
développer par tous les moyens possibles les acquis des élèves dans leur
langue première.
 Ils n’ont pas la même langue, ce qui entraîne certaines conséquences : ils ont
acquis des codes différents, tant culturels que linguistiques et la
compréhension de la langue des adultes de l’école leur est moins aisée. Le
français n’est donc pas une langue des échanges pour eux.
 Des situations à différencier.
Ces élèves nationaux qui arrivent à l’école maternelle française ne sont pas
des élèves en difficulté. Ils ont des acquis qu’ils ont développés dans une
autre langue. Il leur reste à apprendre la langue de l’école pour les faire
reconnaître.
Une responsabilité triple pour l’enseignant comme pour l’ASEM:
→ médiateur de la communication entre enfants ;
→ formateur (fait progresser) ;
→ modèle de pratiques langagières et de langue.
Qui se traduit par
 Une attitude d’accueil
 Tout faire pour que chaque enfant s’autorise à oser, à être, sans nuire aux autres.
 Communiquer avec ceux qui comptent pour l’enfant (éviter la double solitude, les
conflits de loyauté).

Une pédagogie de la réussite
 Mettre chacun en situation de progresser ; faire valoir ses progrès (évaluation
positive).
 Adopter une posture d’aide à l’apprentissage (savoir « étayer »).
Qui se traduit en plus pour L1 et l’ASEM
→Inciter les élèves à s’exprimer et à produire un texte en langue nationale afin de
consolider le langage d’évocation en langue nationale.
→Donner le lexique en langue maternelle pour créer un imagier dans les deux langues
afin de consolider/valoriser la langue nationale et de faire des liens avec la langue
française.
La posture linguistique et la complémentarité du travail de l’ASEM
avec celui de l’enseignant.
L'enseignant comme l’ASEM représentent, le plus souvent, pour le jeune enfant scolarisé en maternelle, la
première référence adulte à l'extérieur de la famille. C'est une responsabilité importante. La vigilance doit
porter sur les attitudes à adopter, en tant qu'adulte référent .
Tout cela se traduit par des gestes, par un langage et des techniques professionnelles. Il est important que
l'enseignant et les ASEM les identifient et les acquièrent progressivement .
L'enseignant et l’ASEM sont les référents langagier tout au long de la journée, y compris sur les
temps informels. Ils prennent en compte le langage non verbal de l'élève en étant attentif à toutes
communications gestuelles.
Pour cela l’adulte installe un cadre de travail serein, structuré et explicité :

il module sa voix pour mieux se faire comprendre ;

il incite l'élève à prendre la parole ;

il encourage du geste et du regard l'élève qui s'exprime ;

il reformule ce que l'élève exprime ;

il pose le plus souvent possible des questions ouvertes ;

il confronte les paroles des élèves et les amène à commenter la parole des autres ;

il surveille ses propres prises de parole.
La voix et le langage non verbale
VOIX = outil de travail de l’enseignant
Par sa voix l’enseignant va solliciter, voire séduire l’écoute par une voix ferme, sécurisante, dynamique
tout en étant chaleureuse.
Quelles caractéristiques de la voix ?
- Sa hauteur : aigue, grave, perchée, etc.
- Son intensité : sourde, douce, forte, tonitruante, etc.
- Son timbre : claire, voilée granuleuse, rauque, éraillée, enfantine, détimbrée, chaude, légère, profonde,
vulgaire, veloutée, acide, métallique, sifflante etc. .
- Son expressivité : décidée, ferme, sécurisante, brutale, coupante, tranchante, sarcastique, cinglante,
pointue, apaisante, charmeuse, agressive, lumineuse, ironique, timide etc.


Hausser la tonalité de sa voix avec les tout-petits. Jouer de l’expressivité de la voix, accentuer les
intonations.

Ralentir son rythme d’élocution.

Intervenir de manière non verbale : gestes, mimiques, actions, postures.
http://eduscol.education.fr/entrer-dans-le-metier/contenus/enseigner/m1_3posture.html
Multiplier les interactions adulte-enfant
Elles jouent un rôle essentiel dans la construction du langage chez l'enfant.
L’interaction est efficace pour faire progresser l’élève car elle est, en
quelque sorte, construite « sur mesure ». Elles rendent possibles les émergences
syntaxiques et les multiples réitérations de ces structures.
« L'art de la conversation avec l'enfant allie relances et feed-back
d'étayage»«(P. Boisseau)
 Les relances aident à la production du message enfantin et entretiennent
la conversation.
 Les feed-back permettent à l'enfant de vérifier qu'il a été bien compris
de l'adulte ce qui le motive à continuer son effort d'expression. Surtout,
ils concluent les tentatives malhabiles et parcellaires de l'enfant en une
forme clairement émise qui constitue un modèle à sa portée en direction
duquel sa syntaxe est naturellement incitée à se construire.
Exemple avec un enfant de trois ans, autour d'une photo de lui prise
en motricité
Relances
Qu'est ce que tu fais là?"
Je marche sur la poutre
"Est-ce que tu marches debout sur la
poutre?"
Non, … je fais le chien
Feed- Back
"Tu marches à quatre pattes comme un
chien…
Eh oui, y'Alexandre qui te regarde«
"Ah! Il marche comment le chien?"
I marche à quatre pattes
"Et puis là, derrière ?"
Y'a Alexandre …i regarde.
Elles visent au total la quantité des
productions de l'enfant .
Ils visent donc l'amélioration
progressive de la qualité des
productions de l'enfant .
La réponse attendue, dans cet exemple est de type argumentatif, avec l'emploi de « parce que… ».
L'adulte doit essayer de poser un feed-back :
-au niveau (syntaxique, lexical…) de l'émission du locuteur ;
-en fonction de ce dont l’enfant est capable d'exprimer et de comprendre.
(zone proximale de développement = Vygotski).
C'est la « théorie de l'escalier », où l'adulte doit essayer de situer la relance
juste une marche au dessus des possibilités langagières du moment de
l'enfant Si on exige tout de suite un langage plus académique (c'est-àdire plus proche de l’écrit), l’enfant ne sera pas capable de s’en
emparer.
Lorsqu’on est dans le registre de l’oral, il faut y rester.
Rôle du silence
 Ne pas le considérer comme un échec.
 Pendant le silence , la pensée se forme et murit.
Le savoir s’établit durant le temps d’hésitation.
 Le silence du maître est aussi important, intervenir trop
souvent et trop rapidement, ne laisse une chance qu’au plus
vif donc contre étayage.
Conclusion
L‘adulte
• est garant du respect de la parole de chaque élève et des exigences propres à
l'école.
• doit se montrer à la fois bienveillant et exigeant.
• rassure sans enfermer, amène l'élève à prendre les risques nécessaires pour
apprendre.
• aide à acquérir des positions d'écolier, à comprendre que l'effort est inhérent à
l'apprentissage, à écouter les autres et l'adulte, à accepter les contraintes...
Le passage du maternage à l’éducation nécessite
une bienveillance exigeante et une exigence bienveillante.
La bonne posture professionnelle suppose
patience, générosité, optimisme.
Vidéo: Le petit bonhomme de pain d’épice
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