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EH Didouche Mourad Constantine
Service d’oncologie médicale
Pr A. Bensalem
ROLE DE L’OMNIPRATICIEN DANS
LE DEPISTAGE ET LE DIAGNOSTIC
DU CANCER DU SEIN
Dr S. Djeghim
INTRODUCTION
• Le cancer du sein constitue la première cause de
mortalité par cancer chez la femme.
• Son incidence est en augmentation.
• Le dépistage doit donc constituer un des axes forts du
Plan cancer.
• La place et le rôle central du médecin omnipraticien y
sont affirmés.
DONNEES EPIDEMIOLOGIQUES
• Le cancer du sein est situé au 1er rang de tous les cancers
chez la femme.
• L’incidence a augmenté de façon importante en 25ans.
• En 2012 le nombre de nouveaux cas est estimé à plus
de 1,7 million avec 522 000 décès dans le monde.
• Cancers familiaux = 5% de l’ensemble.
• Il existe une stabilité de la mortalité pour les pays disposant
d’une stratégie de prévention basée sur le dépistage et le
traitement précoce.
DONNEES EPIDEMIOLOGIQUES
Répartition du taux d’incidence standardisé du cancer du
sein dans le monde
DONNEES EPIDEMIOLOGIQUES
• En Algérie, le cancer du sein est devenu un problème de
santé publique majeur.
• Chaque année, environ 8000 cas sont enregistrés avec 3500
décès.
• 2/3 sont dépistés en période d’activité génitale;
généralement entre 35 et 45 ans.
• Avec la spécificité d’être plus agressif, et plus difficile a
traiter;
FACTEURS DE RISQUE
• Leur existence chez un sujet donné augmente
significativement le risque d’apparition de la maladie.
• L’intérêt de recherche systématique des FDR =
Prévalence, conséquences éventuelles et possibilités
de réduction des risques avec les mesures adéquates.
• FDR :
o Non modifiables.
o Modifiables.
PRÉVENTION
• La prévention sanitaire est l’ensemble des mesures
visant à éviter l’apparition, le développement ou les
complications d’une maladie.
• On peut différencier :
la prévention primaire
=> réduire l’incidence en
agissant sur les FDR.
la prévention secondaire => la prévalence, repose sur
le dépistage;
la prévention tertiaire
=> diminuer les récidives, les
complications .
PRÉVENTION
Prévention primaire du cancer du sein
35% des cancers du sein qui surviennent chaque année
sont attribuables à des facteurs de risque modifiables :
l’excès de poids/l’obésité, sédentarité.
le manque d’exercice physique,
l’alcool et le traitement hormonal prolongé.
……
PRÉVENTION
Toutes les femmes devraient être encouragées a avoir une
bonne hygiène de vie:
- Alimentation équilibrée riche en fruits, légumes et en poisson
et pauvre en graisses.
-
Pratiquer une activité physique régulière.
-
Eviter les traitements hormonaux non contrôlées.
Elles devraient également être informées des bénéfices
apportés par l’allaitement au sein et une 1ière grossesse
précoce.
DÉPISTAGE
• Réalisation d’un test ou d’un geste systématisé et
standardisé à une population ou un individu
asymptomatique, afin d’identifier une probabilité
élevée d’être porteur de la maladie.
• Mettre en évidence la maladie à un stade infra clinique.
DÉPISTAGE
Six conditions, au dépistage systématique :
o Problème de santé publique ;
o Histoire naturelle bien connue ;
o Moyens thérapeutiques efficaces à mettre en œuvre ;
o Tests de dépistage simples, performants ;
o Plus d’avantages que d’inconvénients ;
o Rapport coût – bénéfice favorable .
OMNIPRATICIEN ET DEPISTAGE
DU CANCER DU SEIN
• Le médecin omnipraticien =
Point de départ de la lutte contre le cancer .
Allié majeur dans l’enjeu de dépistage précoce et de dg.
Le premier à recevoir une personne présentant une
lésion suspecte ou des symptômes douteux.
OMNIPRATICIEN ET DEPISTAGE
DU CANCER DU SEIN
1.Dépistage individuel :
La population se voit proposer le dépistage lors d’un
recours aux soins (consultation médicale, centre de
santé ou de dépistage, médecine du travail,
hospitalisation).
OMNIPRATICIEN ET DEPISTAGE
DU CANCER DU SEIN
• Le médecin généraliste est capable de toucher les
populations les plus démunies et les moins accessibles
aux messages de prévention et de dépistage,
• Son rôle est d’identifier les femmes à risque de cancer
du sein.
OMNIPRATICIEN ET DEPISTAGE
DU CANCER DU SEIN
Risque moyen :
- 1 ATCD familial direct .
- Nulliparité ou 1ère Grossesse > 40 ans.
- Obésité après ménopause.
- DPR < 12 ans, Ménopause tardive > 55 ans.
- THS > 10 ans.
- Alimentation : excès graisses, alcool
OMNIPRATICIEN ET DEPISTAGE
DU CANCER DU SEIN
Risque important:
• Risque élevé
- Antécédent personnel de cancer du sein,
- Image anormale lors de la dernière mammographie,
- Existence d’une néoplasie lobulaire in situ,
- Existence d’une hyperplasie épithéliale atypique.
• Risque très élevé
suspicion d’une forme héréditaire (notamment en cas de
mutations BRCA1/2).
OMNIPRATICIEN ET DEPISTAGE
DU CANCER DU SEIN
Modalités du dépistage individuel
• Examen clinique des seins.
• Mammographie de dépistage.
• Avant 30ans : échographie mammaire couplée à une
mammographie si besoin.
• IRM de dépistage ne concerne que des cas particuliers.
• Si risque important
Entre 20 et 30 ans : ex clinique tous les 4 à 6 mois.
> 30 ans : mammographie, IRM 1fois/an, .
Intérêt de l'IRM dans le dépistage du cancer du sein
• Facteurs de risque familiaux (au moins deux cas
chez les collatéraux de 1er et de 2ème degré).
• Femmes jeunes porteuses de mutations génétiques (BRCA1,
2, P53,…)qui représentent 5-10 % des cancers du sein.
• ATCD d’irradiation thoracique entre 10 et 30 ans.
• Sein très dense, pour confirmer une lésion quand la
mammographie est en défaut .
OMNIPRATICIEN ET DEPISTAGE
DU CANCER DU SEIN
2-Dépistage organisé :
• Le dépistage est proposé systématiquement à
l’ensemble de la population cible.
• La participation est volontaire, mais le dépistage
s’inscrit dans une politique de dépistage précise, avec
des tranches d'âge, des fréquences et des procédures
et une évaluation régulière.
OMNIPRATICIEN ET DEPISTAGE
DU CANCER DU SEIN
• Le médecin omnipraticien doit
Encourager chacune de ses patientes, vue en
consultation, à participer au dépistage organisé du
cancer du sein, à l'aide des explications nécessaires.
Assurer éventuellement l’orientation vers la structure
de prise en charge de ce dépistage.
• Une baisse de mortalité du cancer du sein est estimée
a 30% si la participation des femmes est a 70%.
OMNIPRATICIEN ET DEPISTAGE
DU CANCER DU SEIN
Les modalités du dépistage organisé :
En Europe
• 50-74 ans
• Chaque 2 ans : ex clinique + mammographie
(2 incidences par sein, face et oblique ext).
• Si ACR 1-2 ( 2ème lecture).
• Si ACR 3-5 (bilan complémentaire immédiat).
En Algérie
• L'âge moyen étant de 45 ans,
• Le dépistage nécessaire doit s'adresser aux femmes à partir
de 35 ans.
• Il s'agit de la mammographie ( 2 incidences cranio-caudale et
oblique ext ) avec ex clinique des deux seins chaque 02 ans.
• L'échographie doit toujours venir compléter la mammographie en
cas de masse visible et/ou de seins globalement denses.
OMNIPRATICIEN ET DIAGNOSTIC
DU CANCER DU SEIN
Le médecin généraliste joue un rôle clé, en suspectant le
cancer du sein devant certains symptômes :
Mastodynies,
Nodule palpable,
Rétraction ou écoulement mamelonnaire,
Adénopathie.
OMNIPRATICIEN ET DIAGNOSTIC
DU CANCER DU SEIN
• Le médecin omnipraticien =
Débute l’investigation qui conduit au dg.
Procède à la référence aux spécialistes.
Coordonne les soins auprès des différents spécialistes
et intervenants-pivots.
Egalement un des partenaires du dispositif d’annonce.
OMNIPRATICIEN ET DIAGNOSTIC
DU CANCER DU SEIN
Poser un bon dg
• Histoire complète.
• Facteurs de risque
* Généraux selon l’âge, le sexe, habitudes de vie.
* Spécifiques selon l’histoire familiale – héritage G.
• Ex physique selon les différents modes de présentation
du cancer.
• Demander des Exs complémentaires pour orienter le dg.
ELARGIR LA PRATIQUE DU MEDECIN
GENERALISTE EN MATIERE DE PREVENTION
ET DE DEPISTAGE DU CANCER DU SEIN:
1- La formation
Mise en place du DPC (développement professionnel
continu), qui prescrit une obligation minimale de formation
peut être une opportunité pour accroître la capacité des
praticiens.
2- La disponibilité des outils de la prévention et des dispositifs
spécifiques pour le dépistage.
3- Faire évoluer les conditions d’exercice professionnel.
4- Collaboration interprofessionnelle.
CONCLUSION
• Les médecins omnipraticiens sont, en effet, les acteurs
clés du dépistage.
• Au-delà de leur place dans le système de soins, et en
raison de l’impact de leur discours auprès de leurs
patients, ils sont un des leviers les plus pertinents dans
l’incitation des personnes concernées à réaliser ces
dépistages et dans la mise en route de la démarche
diagnostique.
• Une politique ambitieuse de dépistage et de prévention
des cancers passe donc pas une forte mobilisation des
médecins généralistes.
MERCI
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