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BEAUVAIS_France

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France
Volet 1.
Vestiges de l’enceinte de la cité romaine
bâtie vers l’an CCC de l’ère Chrétienne.
Beauvais est une ville française du nord du bassin
parisien, située sur la rive gauche du Thérain, affluent de
l‘Oise. Elle compte 54 300 habitants environ.
Les premières traces de fréquentation du site de Beauvais
datent de 65 000 avant notre ère. Camp fortifié par les
Romains, Beauvais prend, au Ier siècle, le nom de
Caesaromagus : le Marché de César.
Dès le début du Moyen Age, l'autorité des évêques de
Beauvais grandit en même temps que croît la nouvelle foi.
L'évêché de Beauvais est considéré comme un poste
d'autant plus prestigieux qu'il bénéficie de revenus
considérables. Beauvais est à un carrefour de routes
commerciales et, qui plus est, l'évêque cumule les
pouvoirs religieux et politiques, on nomme cela un évêquecomte et c'est lui le vrai maître de la Cité. C’est en
1225 que naît le projet de la cathédrale SaintPierre de style gothique mais faute de fonds, elle
ne sera jamais achevée selon le concept prévu
initialement.
A gauche, le palais épiscopal qui abrite un musée, à droite, Notre-Dame de la Basse-Œuvre, le
dernier témoignage de la première cathédrale connue à Beauvais.
Elevée aux alentours de l’an 1000, l’église de la Basse-Œuvre est construite avec des petites pierres
cubiques, remplois de matériaux récupérés sur les bâtiments gallo-romains. A partir du XIIIe siècle,
la Basse-Œuvre est progressivement démantelée au profit de la construction de la cathédrale
gothique, dite la Haute-Œuvre.
La cathédrale Saint-Pierre, dite de Haute-Œuvre.
Prévue pour être la plus grande cathédrale du monde, Saint-Pierre est
aujourd'hui une des plus inachevées. Pourtant ce qui existe actuellement, le chœur et
le transept, est suffisamment impressionnant pour qu'on ose imaginer ce qu'eût été le
projet achevé !
Le chœur de Saint-Pierre est en effet le plus élevé du monde. On peut seulement
regretter qu'aucune nef ne vienne le prolonger. L'édification de la cathédrale fut
extrêmement longue, en raison notamment des problèmes de financement et des
défauts de conception de la construction, qui nécessitèrent de multiples
modifications des plans initiaux.
En 1225, on décida, à la suite de l'incendie de la Basse-Œuvre, de
construire une cathédrale aux dimensions formidables. Le premier office eut lieu en
1272. En 1284, une partie des voûtes du chœur s'effondra. Cette partie fut donc
remodelée et les travaux s'achevèrent au milieu du XIVe siècle. En 1499, on décida de
poursuivre la construction avec l'adjonction du transept et de la nef : cette nouvelle
campagne s'acheva en 1550 par la réalisation du transept sud. L'édification de la nef
fut abandonnée au profit de la flèche. Celle-ci fut achevée en 1567. La cathédrale de
Beauvais était alors au sommet de sa splendeur : elle dominait toute l'Europe, y
compris Saint Pierre de Rome. Hélas, ce péché d'orgueil fut sévèrement puni. En
1573, la tour s'effondra, impliquant de nombreux travaux de remise en état. En 1600,
on entama la construction de la nef. Mais seule la première travée fut effectivement
réalisée. L’édifice fut classé ‘monument historique’ en 1840.
Saint Pierre accueille les
fidèles à l’entrée de la
cathédrale.
Le choeur
Stalles du XVIIIe siècle.
Les grilles entourant le
chœur datent du XVIIIe
siècle.
La voûte du choeur
Ci-contre, la voûte de la chapelle de la
Vierge.
Ci-dessous, celle de la chapelle des
morts.
Chapelle Saint-Joseph.
A gauche, une
plaque
commémorative
dédiée à la mémoire
du million de morts
de l’empire
britannique tombés
à la guerre 14/18 et
qui reposent en
France.
A droite, la statue
de sainte
Angadrême qui
vécut au Moyen Age
près de Beauvais.
Elle est la patronne
de la ville.
« La Fontaine de Vie », vitrail
contemporain de Claude
Courageux (1981).
Un retable de la
Passion, dit de
Marissel, exécuté au
XVIe siècle, orne la
chapelle dédiée à saint
Vincent de Paul.
Outre des fresques datant du Moyen Age qui
ornent toutes les chapelles rayonnantes, on
peut admirer des vitraux du XIIIe siècle, pour les
plus anciens, jusqu’au XXe siècle.
L’Horloge Astronomique.
(construite entre 1865 et 1868)
Chef-d’œuvre d’un Beauvaisien,
Auguste Vérité, cette
Horloge Astronomique est un
condensé des techniques
horlogères du XIXe siècle et ne
comprend pas moins de 90 000
pièces parfaitement
synchronisées.
Elle attire maints visiteurs qui
restent subjugués tant par la
complexité du mécanisme que
par la richesse de sa décoration.
A gauche, le cadran des solstices d’hiver et d’été, à droite le cadran indiquant le
passage de la lune au méridien.
Cette horloge date de 1302 et est
la plus ancienne horloge à
carillon du monde encore en
mouvement.
Peinture sur le mur est de la chapelle des Fonts baptismaux. Elle contient les vestiges d'une peinture
du XIVe siècle représentant l'entrée à Beauvais du légat du pape, en incluant
la crucifixion.
Selon les
Fonds
baptismaux
sources, les autres figures de la partie haute seraient plutôt du XVe siècle.
L'instrument a été construit en 1979 par les établissements Danion-Gonzalez. Il remplace, en
réutilisant une bonne partie du matériel ancien, l'orgue construit en 1827 par Cosyn, sous la direction
de P.M Hamel.
La chaire date de la seconde moitié du XVIIe
siècle. Venue de l'abbaye de Saint-Lucien,
elle est entrée dans la cathédrale en 1805.
Le portail nord est
surmonté d’un tympan
orné d’un arbre de Jessé
qui a fait la célébrité de
la cathédrale au XIXe
siècle.
Escalier, accolé à la cathédrale, permettant d’accéder au cloître.
Photo du Net
La grande majorité du cloître a été construite à la fin du Moyen Âge sauf l’aile ouest qui remonte au
XIe siècle et la salle du chapitre au XVIe. Au XVIIe siècle, l’aile sud a été rehaussée d’une galerie
couverte en pans de bois permettant à l’évêque d’accéder directement à son palais depuis la
cathédrale.
Simon de Nesle, évêque-comte, construisit les deux tours
de l’entrée du domaine épiscopal, en 1306, pour protéger
son palais des révoltes que provoquait le poids des impôts
seigneuriaux. L’augmentation de la taxe qu’il percevait sur
les moulins aurait mis « le feu aux poudres ». La foule
excédée, envahit le palais, pilla salon et celliers et réclama
la protection du pape. Simon de Nesle dut prendre la fuite
et appela le roi à son secours. Le souverain condamna la
commune de Beauvais à verser une amende considérable
et c’est avec ces fonds que fut financée la construction des
tours.
Par surcroît de précaution, au XVIIe siècle, un de
ses successeurs fit installer une galerie qui reliait
son palais au cloître de la cathédrale pour éviter
de se mêler à la population. Ce passage a été
détruit pendant la révolution de 1789.
Le Mudo-Musée de l’Oise est installé dans l’ancien Palais épiscopal de Beauvais. Sa façade est ornée
d’une tour d’escalier nommée « tour de l’horloge » surmontée d’un campanile abritant 3 cloches dont
une datant de 1506. Après la Révolution, l’édifice reçoit plusieurs affectations : préfecture, évêché,
palais de justice avant de devenir un musée.
Le campanile surmontant la
« Tour de l’horloge ».
Aile du Palais épiscopal
Voûte reliant les deux tours
Ci-contre, les quatre fils
Aymon, XVIe siècle
sculptés dans du chêne.
Ci-contre, des sculptures
sur bois du XVIe siècle.
Ces pièces se trouvent dans
la tour de gauche de l’entrée
du musée.
Vestiges d’église du XIIIe siècle.
Clef de voûte à l’Agneau Pascal - XVIe
siècle.
Dans une salle voûtée contigüe au bâtiment latéral gauche, on peut admirer
des vestiges comme des hauts de pilastres datant du XIIIe siècle, des statues
et une collection de voitures à incendie.
Saint Nicolas assis- première moitié
du XVIe siècle.
Vierge à l’Enfant - troisième quart du
XIVe siècle, pierre polychrome.
Monument funéraire de Charles de Fresnoy
Seigneur de Fresnoy, Neuilly, Bornel, Baillon et Quesnoy dans l’Oise,
Capitaine-lieutenant des chevau-légers de la régente Marie de Médicis,
veuve du roi Henri IV, et conseiller d’état il vécut de 1573 à 1624.
Ce monument est en marbre blanc de Michel II Bourdin (1609-1686).
Ci-dessous, retable du XVIe
siècle représentant 24
scènes de la vie du Christ
avec des panneaux
émaillés dans un cadre en
bois.
Ci-dessus, trois statuescolonnes de la seconde
moitié du XIIe siècle.
Saint Jacques – premier quart du
XIVe siècle.
Tête de jeune homme du XIIIe
siècle en calcaire.
Informations prises à l’Office du tourisme de Beauvais.
Photos personnelles sauf identifiées.
Musique : Tears in Heaven de Zamfir.
Conception et réalisation : L. Cavallari.
Date : mars 2009 réactualisé en mai 2015.
lilymage1@gmail.com
Mes diaporamas sont hébergés sur les sites de :
www.imagileonation.com
www.chezjoeline.com
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