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Performances à l’exportation de la
France et de l’Allemagne
Lionel Fontagné – Guillaume Gaulier
• Examen exportations: compétitivité à l’exportation miroir de
l’adaptation de notre éco aux conditions renouvelées de la
concurrence mondiale
• Comparaison à l’Allemagne :
• i) les deux pays sont dans la zone euro
• ii) les deux pays partagent de nombreuses caractéristiques
d’offre mais ne se sont vu appliquer ni les mêmes politiques
(macro-économiques, marché du travail), ni les mêmes
stratégies d’entreprises
• iii) en raison de la concurrence directe entre les entreprises
des deux pays, les progrès de se font au détriment de l’autre.
• Approfondit conclusions rapport Artus-Fontagné
– Le pb n’est pas d’abord macro
– Pas un pb d’orientation sectorielle ou géographique
– Pb est micro
• Nouvelles données (dounes, cepii, BdF) et nouvelles
méthodes
• 2 sous périodes: 1995-2000 et 2000-05
• Analyse détaillée des exportations de services
• Réaction exports aux chocs de change : pas de nouvelles
données, un autre rapport du CAE sur les questions de
change
• Remarque liminaire: statistiques nationales, critère
territorial. Différent compétitivité firmes.
• Ce rapport parvient à 7 conclusions permettant d’expliquer
la divergence des exportations entre Allemagne et France
• Ces 7 conclusions dressent le diagnostic d’un problème
d’offre, plus que d ’un problème d’exportation
• Ces conclusions suggèrent donc des propositions de
politique économique horizontales, ayant trait à la
compétitivité globale de l’économie française
• Plutôt que des politiques d'encouragement spécifique aux
exportations
1ère conclusion
• L’All. obtient de meilleures performances que la France
depuis 2000
• Part dans les X mondiales de biens et services
• 95-00 All. et France font moins bien que le reste de l’OCDE,
tandis que l ’OCDE recule en raison de l’émergence
• en 2000 les performances des deux pays divergent
• 00-03: la France se stabilise, mais l’All. fait mieux que l’OCDE.
• Depuis 04 la France fait bcp moins bien que l’OCDE et que l’All.
• Au final la France a aujourd’hui abandonné 30% de sa part de
marché de 1995 (soit deux fois plus que le reste de l ’OCDE) et
l ’All. 5% seulement.
• Encore plus marqué en intra-UE et pour les produits techno.
Figure 1 : Part des exportations mondiales de biens et services (1995=100)
105.00
100.00
95.00
90.00
85.00
France
Allemagne
80.00
Autres OCDE
75.00
70.00
65.00
19
95
19
96
19
97
19
98
19
99
20
00
20
01
20
02
20
03
20
04
20
05
20
06
20
07
60.00
Source : Perspectives économiques de l’OCDE, calculs des auteurs
2ème conclusion
• Plus d’entrées françaises (produits, marchés) mais
aussi plus de sorties
• A contrario les positions allemandes sont mieux « tenues »
• Les différences de structure géo ou secto des exports entre
France et All ne sont pas l’explication recherchée des
pertes de parts de marché françaises
• En réalité, dans la deuxième sous-période les exportateurs
français ont perdu en performance sur leurs marchés
élémentaires (produit x destination).
Tableau : Décomposition des variations de parts de marché, 1995-2005
Variation part de
marché (%)
Contribution de la :
Performance
Structure
Structure sectorielle
géographique
Hors
Allemagne
-4.1
-26.4
5.3
16.9
intra-UE
France
-19.7
-41.4
2.5
19.2
Y compris Allemagne
-3.6
-17.5
4.6
9.3
intra-UE
-22.3
-32.6
0.8
9.6
France
Source: BACI, calculs CEPII
Tableau : Décomposition des variations de parts de marché, 1995-2005
Variation part de
marché (%)
Contribution de la :
Performance
Structure
Structure sectorielle
géographique
Hors
Allemagne
-4.1
-26.4
5.3
16.9
intra-UE
France
-19.7
-41.4
2.5
19.2
Y compris Allemagne
-3.6
-17.5
4.6
9.3
intra-UE
-22.3
-32.6
0.8
9.6
France
Source: BACI, calculs CEPII
Tableau : Décomposition des variations de parts de marché, 1995-2005
Variation part de
marché (%)
Contribution de la :
Performance
Structure
Structure sectorielle
géographique
Hors
Allemagne
-4.1
-26.4
5.3
16.9
intra-UE
France
-19.7
-41.4
2.5
19.2
Y compris Allemagne
-3.6
-17.5
4.6
9.3
intra-UE
-22.3
-32.6
0.8
9.6
France
Source: BACI, calculs CEPII
Tableau : Décomposition des variations de parts de marché, 1995-2005
Variation part de
marché (%)
Contribution de la :
Performance
Structure
Structure sectorielle
géographique
Hors
Allemagne
-4.1
-26.4
5.3
16.9
intra-UE
France
-19.7
-41.4
2.5
19.2
Y compris Allemagne
-3.6
-17.5
4.6
9.3
intra-UE
-22.3
-32.6
0.8
9.6
France
Source: BACI, calculs CEPII
3ème conclusion
• Ces reculs sur les marchés élémentaires s’expliquent
par concurrence en prix des concurrents…
• … notamment allemands:
• Spécialisations proches
• Proba pour un exportateur français de rencontrer un
allemand vendant le même produit sur le même marché est
de 79% en 2004.
• En valeur, 96% des exports françaises sont confrontées à la
concurrence allemande sur les marchés tiers : même
produit vendu sur le même marché de destination
4ème conclusion
• Les concurrents allemands ont réduit leurs coûts
salariaux et plus délocalisé en amont
• Pression sur les coûts (salaires)
• Pression sur les coûts (outsourcing)
• L’écart de prix justifié par la différence de positionnement
en gamme (~ -8% pour France) ne peut être maintenu.
• Impossible de résister par la seule compression des marges
• Moins de biens intermédiaires dans les imports françaises
et moins de pays à bas coûts dans les imports françaises de
biens intermédiaires, contributions importantes dans
équations macros
5ème conclusion
• Ces pertes de performance sont éclairées par les données
individuelles de firmes:
• (1) un recul des champions
• (2) non compensé par la croissance des exportateurs
moyens
• (3) un recul du nombre d’exportateurs (augmenté d’un pb
de seuil statistique)
• (4) une forte mortalité des entrants, qui s’aggrave en fin de
période
• Plus prononcé encore dans les services
• Sur 100 exportateurs de biens apparus en 2003 il en reste
37 au bout d ’un an et 20 au bout de 3 ans.
• Cette mortalité s’est aggravée depuis le tournant des
années 2000
• La situation est pire dans les services: respectivement 30 et
7 survivants avec une mortalité à trois ans ayant doublé
depuis 2000
Tableau : Dynamique du nombre d’entreprises exportatrices
de services, par cohorte (France, 2001-2006)
Nombre de SIREN
2001
2002
2003
2004
2005
2006
à un an
à trois ans
2001 2002 2003 2004 2005
100
34
100
20
33
100
13
16
30
100
10
11
15
32
100
7
7
7
13
26
34
13
33
11
30
7
Source: calcul Banque de France
32
26
6ème conclusion
• L’exportation est un révélateur des performances
individuelles des firmes (sens de la causalité!)
• Les exportateurs français sont:
• 3,4 fois productifs (que les non exportateurs)
• 3,6 fois plus grands
• Les salaires y sont 16% plus élevés
• Ils font 16% de plus de marge
• Ces primes apparaissent à la grande exportation et pour les
exportateurs « multi marchés »
• Moins d’exportateurs (observé) c’est donc le révélateur de
moins d’entreprises efficaces
Figure 1 : distribution de la productivité (PGF) pour les exportateurs et non exportateurs français
Source : Douanes, BRN, calculs CEPII
Figure: Nombre d’exportateurs de biens (France, 2000-2006)
104
102
100
98
96
94
92
90
88
2000
2001
2002
Nbre de SIREN exportateurs (2000=100)
Nbre de Groupes ou SIREN indépendants (2000=100)
2003
2004
2005
2006
Nbre de SIREN exportateurs avec seuil intrastat constant (2000=100)
7ème conclusion
• La comparaison France-Allemagne sur données
individuelles montre que:
• (1) la différence se situe pour les exportateurs moyens
• (2) dans la dernière période la différence entre les deux
pays s’est approfondie pour ce segment
Au final
• Les difficultés françaises à l’exportation ne concernent pas
que les biens: les services aussi. La France n’a pas tant un
problème industriel qu’un problème d’offre
• En raison de la concurrence frontale de la France avec
l’Allemagne ...
• ... notre compétitivité est très dépendante
– des décisions prises outre-Rhin (temps de travail, salaires, coin
salarial et fiscalité…)
– des décisions prises par les firmes allemandes (stratégie
industrielle s’appuyant largement sur l’outsourcing).
• Exportateurs français ne peuvent répondre durablement à
la concurrence renforcée des firmes allemandes en
contractant leurs marges
• Attention à l’interprétation de ces résultats.
• Exportateurs de grande taille voient leurs performances à
l’exportation se réduire sensiblement depuis 2000.
• Ne signifie pas que leur capacité à vendre sur les marchés étrangers
recule:
– de plus en plus par présence sur place
– ou en exportant depuis d’autres localisations que la France
• Performances à l’exportation des firmes françaises moins grandes
ne sont pas suffisantes pour compenser ce qui peut apparaître
comme une évolution naturelle.
• Pas de réel renouvellement des “ champions ”
• Grandes entreprises françaises ont fait le choix d’une implantation
et d’une production à l’étranger.
• A l’inverse l’Allemagne a fortement puisé dans la réserve de
compétitivité procurée par la fourniture de biens intermédiaires et
composants à l’étranger.
• Politique horizontale plutôt qu’aide à l’export
• Si aide à l’export pas au premier marché:
– effet d’aubaine
– car les exportateurs sont déjà les plus efficaces
• Comment faire croître les exportateurs moyens?
– Thème de la concurrence
• Comment restaurer le dialogue social dans les grandes
entreprises pour rendre possible dessolutions « à
l ’allemande »
– Thème de la confiance
• Contacts:
• lionel.fontagne@univ-paris1.fr
• guillaume.gaulier@gmail.com
• Page web:
• http://team.univ-paris1.fr/teamperso/fontagne/lionel.htm
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