close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

barbara

IntégréTéléchargement
1930-1997
Elle fut longue la route
Mais je l’ai faite la route
Celle-là qui menait jusqu’à vous…
Fonctionne au clic ou automatiquement, à la fin du diaporama
la musique s’arrête afin que vous puissiez voir des vidéos de Barbara
Certaines, à ses débuts.
Vivre, vivre passionnément,
En ne se battant seulement,
Qu'avec les feux de la tendresse,
Et riche de dépossession,
N'avoir que sa vérité,
Posséder toutes les richesses..."
(Barbara)
Je ne suis pas une grande dame de la chanson
Je ne suis pas une tulipe noire
Je ne suis pas poète
Je ne suis pas un oiseau de proie
Je ne suis pas désespérée du matin au soir
Je ne suis pas une mante religieuse
Je ne suis pas dans les tentures noires
Je ne suis pas une intellectuelle
Je ne suis pas une héroïne
Je suis une femme qui chante
Monique Andrée Serf (BARBARA) est
née à Paris le 9 juin 1930 à 14 h 45, près
du square des Batignolles, 6, rue
Brochant, Paris 17 ème.
Deuxième enfant d'une famille de
quatre, originaire d'Alsace par son père
et de Russie par sa mère.
Le 9 juin 2001 une plaque commémorative fut apposée à
cette adresse à l'initiative de l'association les Amis de
Barbara et de la mairie du dix septième arrondissement de
Paris.
Barbara a passé les sept premières années de sa vie
dans le quartier des Batignolles. Durant sa petite
enfance le square fut le seul espace de nature qu'elle
connût.
En 1941 Jacques Serf
démobilisé, La famille
s'installe dans une maison
5 rue des Carmes près de la
place Marcadieu à Tarbes.
Ils louent un logement à
deux étages donnant sur
une cour pavée fermée par
un grand portail vert sur la
rue des Carmes.
C'est là que sa vie d’enfant bascule par les actes incestueux
de son père. Elle gardera cette blessure en elle. Au fil des
chansons elle évoquera par petites touches cette
meurtrissure. Ce n'est que lorsqu'elle écrira ses mémoires "Il
était un piano noir" qu'elle dévoilera cette douleur.
Très peu de choses sont dévoilées pendant très longtemps
« Moi qui ne me souviens jamais d’un passé qui
m’importune… » , et puis le rideau se déchire brutalement
dans ses mémoires posthumes :
« Les enfants se taisent parce qu’on refuse de les croire.
Parce qu’on les soupçonne d’affabuler.
Parce qu’ils ont honte et qu’ils se sentent coupables.
Parce qu’ils ont peur […]
De ces humiliations infligées à l’enfance, de ces hautes
turbulences, de ces descentes au fond du fond, j’ai
toujours ressurgi. Sûr il m’a fallu un sacré goût de vivre,
une sacrée envie d’être heureuse, une sacrée volonté
d’atteindre le plaisir dans les bras d’un homme, pour me
sentir un jour purifiée de tout, longtemps après… »
(Il était un piano noir - Barbara - 1998 Editions
Fayard)
D'origine juive, la famille apprend qu'elle
a été dénoncée par "une âme bienveillante".
En hâte elle quitte Tarbes en mai 1942.
Obligée de fuir l'envahisseur allemand
pendant la guerre elle trouve à se cacher dans
différents hôtels de la capitale, puis à StMarcellin dans l'Isère.
«Il me revient en mémoire
Il me revient une image,
Un village, mon village»
Extrait de la chanson «Il me
revient» écrite par Barbara,
Saint-Marcellin
Ville de 8000 habitants - Sud Isère
Entre Grenoble et Valence
Au pied du Vercors,
«La guerre nous avait jetés là
Nous vivions comme des hors-la-loi,…
Et j’aimais cela, quand j’y pense.»
«Oh mes quinze ans, oh mes soleils,
Oh mes folles années perdues
Oh mes quinze ans, oh mes merveilles
Que j’ai mal d’être revenue
Oh les noix fraîches de septembre…»
Photo de classe de Monique SERF au Collège
de Saint-Marcellin 1943-1944
La libération
les voit
s'installer au
Vesinet, dans
les Yvelines.
la pension de
famille des trois
marronniers, 31
bis rue Ernest
André.
Dans les années 60, la pension de famille fermera ses portes
pour laisser place à une maison de retraite "Les
marronniers". Courant 2001, la maison de retraite cesse son
activité. Le bâtiment existe toujours, il est vide. Seul
subsiste à l'angle des deux rues un des trois marronniers.
Barbara veut toujours être chanteuse.
Dans une rue adjacente à celle où se trouve la
pension de famille elle lit sur une plaque de
cuivre : Madame Thomas-Dusséqué
Professeur de chant. Monique s'inscrit aux
cours que donne madame Dusséqué.
En mai 1946 la famille déménage pour
s'installer à Paris dans le vingtième
arrondissement, 50 rue Vitruve.
50 rue Vitruve 75020 Paris
métro Porte de Bagnolet)
Barbara s'inscrit alors au
Conservatoire de musique rue de
Madrid à Paris.
Mais en 1949 son père quitte le
domicile. Il laisse sa femme et ses
quatre enfants. La location du piano
ne pouvant être assurée, il lui est
repris.
A 19 ans, le frère de Jacques Prévert, Pierre,
qui possède un cabaret, l'engage... à la plonge,
encore peu convaincu de ses talents de
chanteuse. Barbara y voit défiler les plus
grands, Henri Crolla, Vian ou Mouloudji.
Puis elle quitte Paris pour Bruxelles et
s'installe dans une grande maison où vivent
peintres, chanteurs, et artistes en tous genres.
Barbara y joue du piano et apprend son art, se
produisant devant le public.
Attirée par la scène, elle ouvre elle-même un
cabaret, Le cheval blanc, mais faute de
moyens financiers, elle est contrainte
d‘arrêter. De retour à Paris, elle se fait
embaucher à L'Ecluse, et devient Barbara
.Elle est présentée comme "la chanteuse de
minuit". Barbara n'écrit pas encore son propre
répertoire, elle est l'interprète de Brassens,
Brel, Ferré, Moustaki, Aznavour. .
Le cabaret l'Écluse se
trouvait au 15 du quai des
grands Augustins à Paris VI
(métro Saint Michel).
r
e
t
l
'
É
c
l
u
s
e
s
e
t
r
o
u
v
a
i
t
a
u
1
5
d
u
q
u
a
i
d
e
s
g
r
a
04/1959
Barbara à l Ecluse
En 1954, après un mariage éclair deux ans
plus tôt, Barbara interprète les chansons de
Ferré puis les premiers titres de Brassens.
Finalement, en 1957, elle parvient à
enregistrer un premier 45 Tours comprenant
le titre Mon pote le gitan. Et c'est en public
qu'elle teste ses premières compositions
comme Dis quand reviendras-tu ?
21 décembre 1959, le téléphone
sonne rue de vitruve. Son père,
Jacques Serf, est mort à Nantes à
l'hôpital St Jacques le 20 décembre à
l'âge de 55 ans.
Son père est enterré le 27 décembre
au cimetière de la miséricorde à
Nantes dans la fosse commune.
Le lendemain elle ébauche l'écriture
de la chanson Nantes qui ne sera
achevée qu'en novembre 63.
Le 28 décembre 1959 elle écrit sur une feuille :
Il pleut sur Nantes
Donne moi la main
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin
Il faut attendre 1960 pour que sorte
son premier véritable disque intitulé
Barbara chante Brassens et 1964 pour
qu'elle soit reconnue par le public, en
première partie du même Brassens à
Bobino, puis en tournée avec
Gainsbourg. Barbara a alors 34 ans!
09/1960
Barbara chante Brassens
01/1961
Barbara chante Jacques Brel
06/1964
Dis quand reviendras-tu?
Les succès se suivent, et Barbara s'essaie
également au théâtre avec Forlani dans
Madame. Après le théâtre, poussée par son
ami Brel, elle joue le rôle principal de son
film Franz dont elle écrit aussi la musique.
Du 25 novembre 1960 à janvier 1961
Au petit théâtre de Paris
A Göttingen octobre 1967
Et tant pis pour ceux qui s'étonnent
Et que les autres me pardonnent,
Mais les enfants ce sont les mêmes,
A Paris ou à Göttingen.
O faites que jamais ne revienne
Le temps du sang et de la haine
Car il y a des gens que j'aime,
A Göttingen, à Göttingen.
Et lorsque sonnerait l'alarme,
S'il fallait reprendre les armes,
Mon cœur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen.
1965
Mort de Liliane BENELLI,
pianiste de L’Ecluse, dans un
accident de la route dont est
aussi victime Serge Lama.
mon amie
Ô ma douce
Ô ma si petite à moi
Mon Dieu qu’elle est difficile cette Cantate sans toi …
(Une Petite Cantate [chanson]1965 - Barbara)
1973
Elle se retire à la campagne pour s'isoler, à Precy-surMarne, et coupe cet isolement de tournées mondiales et
d'enregistrements publics.
Précy
Précy
Oh jardin de Précy
Précy
Oh que j'aime tes soirs de mélancolie
Mélancolie
Jardin
A ciel ouvert
Jardin
Est ce déjà le paradis ?
Précy
Oh que j'aime t'attendre le soir à Précy
Silence
Juste le clocher qui sonne minuit
Les oiseaux de soie qui se glissent
Près des pivoines endormies
Et les glycines qui frémissent
Jardin
Oh jardin de Précy
Oh ma merveille
Oh mon pays
Suis je déjà en paradis ?
En1981 à l’ Hippodrome de Pantin. Elle est applaudie par
François Mitterrand, nouveau président de la République.
Une video sera tournée et réalisé par Guy Job.
Elle est toujours une artiste publique
et reçoit des mains de Jacques Lang,
alors ministre de la culture, en 1982, le
Grand Prix National de la Chanson
Française.
Janvier 1986
"Lily Passion" au
Zénith avec
Gérard Depardieu.
Avec ce spectacle,
Gérard Depardieu
et Barbara font
une grande
tournée en France
qu'ils terminent en
Italie au théâtre
de "L'Argentine".
Concernée aussi par le monde et ses
évolutions, elle crée en 1987 la chanson
Sid'amour à mort, un chant d'amour
inspiré par le drame du sida qui touche
alors la jeunesse du monde entier.
En octobre 1993, retour au Châtelet. Ce sera
sa dernière rentrée parisienne, encore une fois
très bien accueillie. Mais dans les derniers
jours de l'année, Sa respiration, qui lui a
toujours fait défaut, va lui poser de sérieux
problèmes de santé.
Entre le 3 et le 10 décembre 6 représentations sont annulées
suite à ses problèmes de santé. Barbara loge à l'hôtel près
du théâtre. Le soir après le spectacle à la sortie des artistes,
des admirateurs ont disposé des roses sur le sol jusqu'à son
hôtel.
Le 11 décembre elle chante à nouveau, mais le 13 après le
spectacle elle doit renoncer à continuer le spectacle. Les
dates suivantes prévues sont annulées.
Centre international de congrès Tours - Val de Loire
Le samedi 26 mars 1994 Barbara a chanté sur scène
pour la dernière fois.
"Je savais que c'était mon ultime tournée. Alors j'ai chanté
chaque soir comme si c'était la première et la dernière fois.
J'ai tenu grâce au public et en même temps, j'avais
l'impression de ressembler à un gant : comment te dire,
tout en moi était retourné..."
Précy
Oh jardin de Précy
Précy
En 1996, après une longue absence des
studios, elle enregistre son dernier disque,
Barbara 96, dans lequel se produisent des
grands noms de la musique contemporaine:
Didier Lockwood, Richard Galliano, JeanLouis Aubert, le célèbre Luc Plamondon,
mais aussi le comédien Guillaume
Depardieu (elle avait déjà joué avec son
père Gérard dans "Lily passion" en 1986).
Parallèlement, elle commence l'écriture de
ses mémoires, qui paraîtront, inachevés, en
1998, sous le titre Il était un piano noir...
Le dimanche 24 novembre 1997, Barbara rentre à
l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, et y meurt le
lendemain, le 25 novembre 1997, à l'âge de 67 ans. Elle
est enterrée deux jours plus tard près de sa mère dans le
carré juif du cimetière de Bagneux
"Qu'ils viennent aujourd'hui, peuvent paraître,
Ceux-là, oui, je saurai les reconnaître,
Mes amis d'autrefois, ceux-là qui ne sont pas
Des ra..., des ra..., des rapaces...«
(Barbara)
En 1970, Barbara écrivait la chanson «Drouot».
C'était trop tard, déjà, dans la salle des ventes
Le marteau retomba sur sa voix suppliante
Elle vit s'en aller, parmi quelques brocantes
Le dernier souvenir de ses amours d'antan
Le 30 janvier 2000, la réalité rejoint
la fiction. Ses biens, y compris sa
maison de Précy, sont vendus aux
enchères. Ses admirateurs réussissent
à racheter certains objets grâce à des
dons.
Barbara appartient à cette race d’artistes
dont on reconnaît immédiatement la patte,
inimitable, tellement personnelle. Tout au
long de sa carrière, elle a tissé avec son public
une relation intime, sensible.
La dame brune, intense, troublante, fragile,
reste encore aujourd’hui une des artistes les
plus aimées.
En tout cas, sachez que c'est avec vous, par vous,
pour vous que j'ai vécu, même si c'est aussi pour
moi, bien sûr, que j'ai chanté.
Parfois vous étiez lourds, envahissants, terribles;
je me sentais poursuivie, harcelée, dévorée. J'ai eu
souvent très peur, mais je vous ai aimés.
Et personne n’oublie que sa plus belle histoire d’amour,
c’est nous.
"Dis l'oiseau, ô dis emmène-moi
Retournons au pays d'autrefois
Comme avant dans mes rêves d'enfants
Pour cueillir en tremblant
Des étoiles, des étoiles... " ("L'Aigle noir")
Vidéos de Barbara
Pour les voir être connecté car lien avec mon site
La plus bath des javas
L’aigle noir
Chapeau bas
1961
Une petite cantate
1965
Ma plus belle histoire
1967
Dis quand reviendras-tu?
1962
Je ne sais pas
1960
noel
Interview de barbara
Auteur
Document
Catégorie
Uncategorized
Affichages
4
Taille du fichier
3 716 KB
Étiquettes
1/--Pages
signaler