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La maternité
Réservée aux femmes mariées des paroisses du Plateau,
elle bénéficia de 10 lits installés en 1866,
dans des locaux préalablement réservés aux bains,
confiés au chirurgien, parfois plus obstétricien que chirurgien
comme Louis-Pierre Laroyenne ou Alphonse Fochier
qui obtinrent, après extension en 1871,
la construction en 1903 d’une maternité au sud du bâtiment principal,
agrandie en 1909 du pavillon appelé plus tard Rhenter,
pour la pathologie de la grossesse
(ce qui l’amena à 45 lits);
Edouard Plauchu ou André Brochier, très aidé par Sœur Debard
jusqu’en 1964, y firent toute leur carrière.
Le service chirurgical
Aménagé en 1870, par une extension des bâtiments primitifs,
il ouvrit le 1er janvier 1871
assuré alternativement par
les chirurgiens-aides majors de l’Hôtel-Dieu et de la
Charité
tels Laroyenne, Fochier (professeur de clinique obstétricale
en 1886), Daniel Molliere, Antonin Poncet, Etienne
Rollet (professeur de clinique ophtalmologique en 1905),
Maurice Polosson, ou plus tard M. Patel, G. Cotte,
P. Santy, Ph. Rochet, Eugène Polosson
qui poursuivirent leur carrière
dans la Presqu’île
ou, pour les derniers, à l’Hôpital Edouard Herriot,
souvent lors de leur élection à une clinique.
Si les victimes de l’épidémie de typhoïde de 1863 furent
traités en médecine,
l’épidémie de variole de 1875 nécessita d’ouvrir un service
de 20 lits pour femmes varioleuses dont l’utilité évidente
conduisit à ouvrir un hôpital d’« isolement » pour maladies
contagieuses, en 1891 – 92.
Ce fut sur un terrain
acquis en 1883, puis agrandi en 1885, par les Hospices,
sis un peu en contrebas sur la commune de Caluire-etCuire juste au-delà de la rue du Nord,
enjambé par un pont carrossable et une passerelle, édifiée en 1896 ;
il fut annexé par Lyon en 1910, pour simplifier les déclarations de
décès.
Il comporte trois ailes à deux niveaux,
les salles permettant de« cloisonner » typhoïdes hommes et femmes,
diphtéries, scarlatines, diverses maladies contagieuses en particulier
les méningites
en gardant une salle de secours.
La générosité de Madame Bonafous veuve Bouniols
et de Clément Joseph Livet
permit d’ouvrir, en 1905 rue de Margnolles, une
nouvelle annexe,
maison de convalescence Livet-Bonafous–Bouniols,
pour 45 femmes adultes tout d’abord,
pour hommes après 1936,
pour enfants assistés
(72 scoliotiques et poliomyélitiques) plus tard
bénéficiant d’une école provisoire pour
handicapés actuellement déportée à Caluire
au-delà de la Montée de la Boucle.
Au début, le nouvel hôpital n’eut qu’une pharmacie
rudimentaire
tenue par une sœur-cheftaine ou plus rarement par
un frère
mais en 1882,
lors de la rénovation des pharmacies hospitalières,
Guérin, Pharmacien des Hôpitaux, est nommé là.
Une bibliothèque fut créée dès 1865,
année où l’on modifia le service de bains
en séparant hommes et femmes et
en utilisant des baignoires émaillées en place de celles en
zinc (précieuses pour la balnéation des typhiques)
voire des bains-turcs pour les rhumatisants.
En 1894, l’hôpital est visité par Casimir Périer, alors Président
du Conseil.
LES GUERRES
La Première Guerre Mondiale amène un afflux de blessés
soignés concurremment avec des malades civils.
On évacue une partie de ceux-ci, notamment sur l’Hôpitalhospice de Sainte-Foy-lès-Lyon
mais en 1917, 792 lits, parfois couchettes ou installés dans
des baraquements, sont occupés par seulement 93 militaires.
Par contre, fin 1942, après l’occupation de la zone « nono »,
les Allemands réquisitionnèrent l’hôpital et
le laissèrent en septembre 1944 « dans un état de saleté
étonnant » (M. Colly).
Des travaux hâtifs de nettoyage permirent la réouverture vers la
mi-septembre 1945.
ENTRE LES DEUX GUERRES
Médecine, chirurgie, maternité, pharmacie n’ont pas
une évolution bien originale
mais l’« isolement » s’enrichit en 1926 par le
transfert des enfants de la Charité ;
c’était toujours un choix d’attente pour Médecin
des Hôpitaux récemment nommé au concours
(à l’exception d’Eugène Devic ou Charles Lesieur jusqu’en
1917) en attendant que
Joseph Chalier n’en fasse une spécialité :
on crée pour lui en 1938 la Clinique des Maladies
Infectieuses et bientôt,
un autre service hospitalier réservé lui aussi aux contagieux.
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