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Bleuades portugaises

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Bleuades
portugaises
Le bleu est une des couleurs régnantes au Portugal,
tout comme en certains lieux du Maroc. En voici un
reflet avec , à Lisbonne, le palais-jardin du Marquès
de la Frontera
• Le bleu de la mer, de l’azur et des murs va bien par contraste
avec la blancheur des maisons peintes à la chaux. Le bleu
domine aussi sur ces carreaux de faïence (autrefois polychromes)
appelés « azulejos » et qu’on trouve partout.
• Et puis, cela va de soi, le bleu domine dans l’âme portugaise à
travers le fado (notre « blues » européen!) et la nostalgie de cet
état unique , la « saudade » qui mêle la mélancolie, la joie et la
tristesse….
Les gares, les façades et les restaurants sont ornés d’azulejos dont a tradition
remonte à l’installation des arabes, ("al zulaydj" ,‫زليج‬pierre polie) comme en
témoignent aussi la décoration mauresque de certains restaurants, la présence
des fontaines et le nombre de cours intérieures ()
Sur fond bleu, comme il se doit, quel est le Portugais qui n’est pas au courant de la qualité
de Renault! On fait appel à Vasco de Gama, Camoens ou encore…
….Henrique le
Navigateur qui n’a
jamais navigué ( mais
commandité des
voyages…), ou aux
Templiers protégés des
rois même face au
Pape.!
Yeux bleus (au Nord, …gênes issus des invasions « wisigothiques!!! « Le pays est
aussi gothique, d’un gothisme flamboyant, manuelin……
Mais cela fera l’objet d’une autre balade, pour l’instant revenons à nos moutons, prenons
Le tramway et l’un de ces vieux taxis Mercédès qui prolifèrent à Lisbonne, pour nous rendre
chez Monsieur le Marquis de Fronteira qui daigne ouvrir sa propriété aux ci-devants…
• D’abord un peu d’histoire. Au temps de Mozart et de Voltaire
(qui écrivit un poème pas très catholique à ce sujet!) une
nouvelle terrible frappa l’Europe en 1755 . Un tremblement
de terre et tsunami ravagèrent Lisbonne, engloutissant entre
40 et 70 000 habitants selon les chroniqueurs.
• Le marquis de la Fronteira devenu SDF, décida d’aller habiter
son « cabanon », sa maison de campagne, sur les hauteurs
pour en faire sa résidence, qui l’est toujours pour son
descendant, l’invisible Marquis qui ne se mêle pas à la plèbe
des touristes.
• Le palais et ses jardins ont certainement inspiré 300 ans plus
tard, Yves St Laurent, pour sa propriété Majorelle, à
Marrakech, au Maroc, dont il est un peu le contrepoint.
•
Entrons donc….
Désolé, on ne consent qu’à
vous laissez voir l’extérieur;
l’intérieur du palais étant
Interdit non de visite mais de
caméra…
Plusieurs salles et les allées
extérieures sont garnies des
BD de l’époque sous forme
d’azulejos: découvertes des terres
lointaines, satire des nouveaux
riches entrepreneurs de celles-ci
et sans pedigree ancien, singes,
chats, allégories, etc.
Dans une allée une grotte en abside garnie de morceaux de faïence: l’histoire dit que le Marquis à la
réception du roi donna eu grand banquet qu’à l’issue de celui-ci ,selon une certaine tradition toute la
vaisselle fut cassée, les morceaux servant à tapisser ce genre d’oratoire. Il ne fallait pas que quelqu’un
puisse se servir de la vaisselle du Roi après son passage!
La fontaine et l’abside aux faïences brisées…
L’escalier monumental menant aux galeries superposées, au bassin et au jardin en contre-bas
C’est ici, une fois que les
visiteurs sont partis,
que M. le Marquis vient
peut être déguster un
pastis bleu-vert, du vino
Verde, ou plus
vraisemblablement
une coupe de champagne,
avec des bulles..
On l’imagine…..
Reprenons le tramway des prolétaires avec tout ce bleu du ciel dans la tête!
Ze end
Balade fantaisiste et non commerciale de Bernard
GEORGES, photos de l’auteur, avec quelques emprunts
au Web. Juillet 2012
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