close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

BALADE DANS LE VEXIN FRANCAIS_Champagne sur Oise-5

IntégréTéléchargement
Champagne-sur-Oise est une commune
française située dans le département du
Val-d'Oise en région Île-de-France. Elle
est membre du Parc naturel régional du
Vexin français pour la totalité de son
territoire, ainsi que de la Communauté
de communes du Haut Val-d'Oise depuis
le 1er janvier 2012.
Les habitants sont appelés les
Champenois et sont au nombre d’environ
4700.
Les origines de Champagne-sur-Oise remontent à la Préhistoire.
A l'époque gallo-romaine, le village s'appelait Campagna Villa.
Vers 635, Dagobert fit don à l’abbaye Saint-Denis de terres du
Chambliois dont Champagne, du Comté de Beaumont. Au XIIe siècle,
des seigneurs portent le même patronyme Simon, Eudes, Gautier de
Champagne.
En 1223, Philippe-Auguste acheta le Comté de Beaumont. Cette
contrée devint un lieu de prédilection de Saint Louis.
Au XIIIe siècle, un hospice (Hôtel Dieu) dépendant de SaintAntoine-des-Champs fut créé.
L’église fut construite par Pierre de Montreuil, architecte de Saint
Louis, bâtisseur de l’abbaye de Royaumont et de la Sainte Chapelle.
Cet obélisque date du XVIIe siècle. Il fut acquis chez un démolisseur et remonté en fontaine, en 1974, sur cette
place, pour agrémenter le centre-ville. Il pourrait venir du domaine royal de Versailles où il avait son
homologue tel que le montre un dessin d’époque.
La commune étant alimentée par sept sources, il existe plusieurs lavoirs. Celui-ci date du XIXe siècle.
En 1789, Louis XVI convoqua tous les baillis du royaume dont trois
représentants de Champagne, un pour le clergé, deux pour la noblesse.
Après l’Empire, le général Comte Jean-Baptiste Juvénal Corbineau, exaide de camp de l’Empereur, devint maire du village, de 1826 à 1831. Il
demeura dans le château de Montigny.
En 1914, l’avance allemande atteignit Champagne, une patrouille de
six Uhlans (cavaliers lanciers) traversa le pays en direction de
Parmain. La ville fut tragiquement marquée lors du dénouement de
la guerre 1939-1945 : sept civils furent sauvagement exécutés par des
éléments de l’armée allemande en déroute.
La région s’industrialisa à partir du XIXe siècle. Une usine de
moulinage de soie vit le jour mais fermera ses portes en 1889, de même
qu’une centrale thermique qui cessera toute activité en 2003.
Un autre lavoir.
Du château de Montigny, construit au XVIIIe siècle, il ne reste que la maison de gardien et un magnifique
parc ouvert au public. L’édifice principal fut incendié par les Allemands lors de leur débâcle, en 1944. De 1776
à 1848, il fut la propriété du général Juvénal Corbineau, figure emblématique de l’épopée napoléonienne.
Le parc du château de Montigny, aujourd’hui communal.
Une autre partie du parc.
L’Hôtel Dieu est classé « monument historique » depuis 1986. La partie visible sur cette photo remonte au
milieu du XIIIe siècle. A l’origine, cet édifice était une prison royale puis il fut donné aux religieuses de SaintAntoine-des-Champs, en 1270, qui en firent un hospice.
Le « monument aux Morts », érigé en 1922, est l’œuvre de Jean Bozzi. Il représente un soldat qui inscrit, sur
un portail en ruines criblé de balles, les noms des quatre grandes batailles de la 1ère Guerre : de la Marne, de
l’Yser, de Verdun et de la Somme.
L’église Notre-Dame de l’Assomption est classée « monument
historique » depuis 1862. Les deux absidioles et le transept datent du
XIIe siècle. Le chœur et la nef, construits sur des plans demandés par
Saint Louis à Pierre de Montreuil, le grand architecte de la Sainte
Chapelle à Paris, sont du XIIIe siècle (1235-1250). A la croisée du
transept on peut admirer un arc triomphal en pierre, une vraie
dentelle, dite « poutre de gloire » eu égard à la Crucifixion du Christ
représentée sur cet arc, ornement d’autant plus rare qu’il n’en existe
que quatre spécimens en France. Au chevet on peut voir un
monumental retable du XVIIe siècle avec maître-autel.
Le portail occidental
Le porche sud, Renaissance du XVIe siècle, est dû aux frères Lemercier qui ont œuvré à la cathédrale de
Pontoise ; il abrite une Vierge à l’Enfant du XIVe siècle également classée.
Le clocher de l’église NotreDame de l’Assomption
compte parmi les clochers
gothiques les plus beaux du
département.
Il est à deux étages de baies
et est très élégant.
Il abrite un carillon de cinq
cloches qui égrènent les
premières mesures de
l’Hymne à la Joie de la
Neuvième Symphonie de
Beethoven, toutes les heures.
Les stèles du comte
Corbineau et de sa
femme furent réalisées
à la demande de cette
dernière. Son époux,
Jean-Baptiste Juvenal
(1776-1848), était un
général d'Empire, aide
de camp de l'Empereur
en 1814. Il se distingua
dans l'armée avec ses
deux frères, Constant
et Hercule, ce qui les fit
surnommer les trois
Horace, et il fut
nommé pair de France
en 1835.
Ces sépultures se
trouvent sur le côté
gauche du portail
occidental de l’église.
La croisée du transept a été remaniée à la fin du XVe siècle. Les piles ont été munies de frises de personnages,
végétaux et animaux fantastiques.
A l’origine se dressait sur la « poutre de gloire ou tref » un grand crucifix. Ce tref placé entre les deux piliers
de l’arc triomphal est remarquablement ciselé. Il sépare la nef du chœur de l’église.
Ci-dessus, une station du chemin de croix.
Ci-contre, un vitrail dédié à la Vierge.
La quasi-totalité des vitraux sont modernes,
l’église ayant beaucoup souffert des guerres du
XXe siècle.
Les fonts baptismaux du XIVe siècle sont remarquables par leur décoration en écailles de
poisson, symbole du Christ, et les fleurs de lys sculptées en relief.
Le presbytère fut construit en 1868.
Ce calvaire, datant du XVIe siècle, est classé « monument historique » depuis 1931.
La mairie
Maison natale de Claude Viseux, sculpteur né en 1927 et mort en 2008.
Logiste du Prix de Rome, à 23 ans,
professeur, chef d’atelier de
sculpture à l’école nationale
supérieure des Beaux-Arts de 1975
à 1992, cet artiste, de réputation
internationale, est créateur de
plus de cinquante sculptures
monumentales à travers le
monde. Son œuvre a été
récompensée de nombreux prix
dont la Triennale de New Delhi et
le prix Antoine Pevsner.
Informations prises sur le Net.
Photos, conception, réalisation : L. Cavallari.
Musique : Mon chant d’amour est une valse – R.Stolz – R. Benatsky.
Date : Janvier 2015.
lilymage1@gmail.com
Mes diaporamas sont hébergés chez : www.imagileonation.com
www.chezjoeline.com
Auteur
Документ
Catégorie
Без категории
Affichages
4
Taille du fichier
4 712 Кб
Étiquettes
1/--Pages
signaler