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Catalogue numériqueTéléchargez-le au format PDF - Lambert

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janvier 2016
Éditions Lambert-Lucas
Éditions Lambert-Lucas
4 rue d’Isly
87000 LIMOGES (France)
www.lambertlucas.com
lambertlucas@free.fr
Éditions Lambert-Lucas
tél 05 55 77 12 36
fax 05 87 84 00 11
por 06 88 29 04 14 (GL)
06 44 78 30 73 (MA)
janvier
2016
Éditions Lambert-Lucas
Catalogue
janvier
2016
01. Archives de la langue des signes française .............................
7
02. Bilingues en sciences humaines ..............................................
11
03. Classiques des sciences du langage ........................................
14
04. Domaines étrangers et langues de France ...............................
17
05. Études littéraires (œuvres de langue française) .......................
35
06. Histoire ....................................................................................
39
07. Hors Collection .......................................................................
41
08. Info-Com .................................................................................
43
09. La Lexicothèque ......................................................................
48
10. Le Débat orthographique ........................................................
56
11. Le Discours philosophique ......................................................
60
12. Linguistique et sociolinguistique ............................................
64
13. Linguistique et Langues Africaines (revue du Llacan) ........... 110
14. Médecine et langage ................................................................ 111
15. Philosophie et langage ............................................................ 115
16. Poésie ...................................................................................... 121
17. Psychanalyse et langage .......................................................... 124
18. Rééditions / Réimpressions ..................................................... 131
19. Sémiotique ............................................................................... 135
Nota : La mention « Open Access » indique que l’ouvrage peut-être
téléchargé gratuitement en pdf depuis le site www.lambert-lucas.com
1. Archives
de la langue des signes française
Dirigée par Françoise Bonnal-Vergès, la collection Archives de la
Langue des Signes Française réédite (ou édite, lorsqu’il s’agit de
manuscrits) des textes concernant les états historiques (XVIIIe,
XIXe et XXe siècles) de la LSF, dans le but de sortir la surdité des
catégories « Médecine » et « Handicap » pour la faire entrer dans
la catégorie « Culture et patrimoine » au côté des autres langues
de France.
Dr Alexandre-Louis-Paul BLANCHET
Petit Dictionnaire usuel de mimique et de dactylologie à
l’usage des médecins et des gens du monde (1850)
Introduction de Françoise Bonnal-Vergès.
13,5 x 21,5 cm — mars 2007 — ISBN 978-2-915806-34-2 — 200 pages — 24 €
Le tome I de La Surdi-Mutité du docteur Blanchet, publié en 1850, contient le
premier dictionnaire de la langue des signes française à se présenter comme
tel. À ce titre, il occupe déjà une place remarquable. Mais ce qui le rend tout à
fait singulier, c’est le rôle qu’il joue dans l’histoire de la langue des signes et
de l’enseignement des enfants sourds-muets. Au centre de débats médicaux,
pédagogiques, sociaux et politiques, il est indirectement à l’origine de deux
autres dictionnaires majeurs de la langue des signes française : celui de
Joséphine Brouland, publié en 1855, et celui de Pierre Pélissier, publié en
1856. Il nous a semblé que cette place et ce rôle exceptionnels justifiaient une
présentation détaillée de l’ouvrage et de son auteur. — Le Dr A.-L.-P.
Blanchet (1819 - 1867) est resté célèbre par la controverse qu’il a portée
jusque devant l’Académie de Médecine pour décider dans quelle mesure il
serait possible de faire parler les jeunes sourds, ce qui aurait permis de
fermer les institutions spécialisées et de réunir tous les enfants de France sur
les bancs de la même école publique. Malgré son caractère passionné et
philanthropique, son militantisme n’a pas manqué de produire des effets
pervers en contribuant au discrédit de la LSF qu’il a pourtant aidé à décrire.
8
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
Jérôme CLAMARON
Alphabet dactylologique (1873-1875)
Introduction de Françoise Bonnal-Vergès.
13,5 x 21,5 cm — novembre 2006 — ISBN 978-2-915806-38-0 — 62 pages — 10 €
Jérôme Clamaron dirige l’atelier lithographique de l’Institution nationale des
sourds-muets de Paris lorsqu’il édite ce recueil de planches abécédaires qui
donne une idée du matériel pédagogique créé à la fin du XIXe siècle pour les
classes de l’enseignement spécialisé, à mi-chemin de la langue des signes et
du français signé. C’est le dernier recueil de signes illustré du XIXe.
Yves DELAPORTE et Yvette PELLETIER
Signes de Pont-de-Beauvoisin : Le dialecte du quartier des
filles de l’Institution nationale des sourds-muets et sourdesmuettes de Chambéry (1910-1960)
13,5 x 21,5 cm — janvier 2012 — ISBN 978-2-35935-026-5 — 320 pages — 40 €
L’Institution nationale des sourds-muets et sourdes-muettes de Chambéry est
un des lieux d’où la culture sourde a rayonné dans tout l’Est de la France.
Mais qui se souvient encore de l’école des filles, située à Pont-de-Beauvoisin,
c’est-à-dire à quarante kilomètres de celle des garçons ? Elle a laissé peu de
traces dans la mémoire collective ; en effet, les filles devaient abandonner au
sortir de l’école les signes qui y étaient pratiqués pour apprendre les signes
des garçons de l’école de Chambéry, de sorte que le dialecte de Pont-deBeauvoisin ne subsiste plus guère que dans la mémoire de quelques anciennes
élèves, dont Yvette Pelletier. Les signes émergeant à Pont-de-Beauvoisin sont
en rapport avec plusieurs substrats : des signes parisiens, des signes
chambériens, et suite à la débâcle de 1940, des signes bordelais. L’interdiction
de signer qui a suivi le Congrès de Milan (1880) a fait que plusieurs
générations de sourdes-muettes se sont succédé sans autres références
langagières que celles qu’elles se donnaient elles-mêmes, avec des
conséquences contradictoires : des signes disparus ailleurs s’y sont maintenus
sans changement, tandis que les cheminements fantasques de la dérivation ont
conduit à un pourcentage élevé de signes obscurs. Ces deux aspects se sont
conjugués pour faire des signes de Pont-de-Beauvoisin un dialecte d’une
fascinante étrangeté. — Yves Delaporte est ethnologue, directeur de
recherche honoraire au CNRS. Il est l’auteur d’un Dictionnaire étymologique
et historique de la langue des signes française (Fox, 2007). — Yvette Pelletier,
sourde de naissance, a été élève à Pont-de-Beauvoisin de 1946 à 1955. Elle
est l’épouse d’Armand Pelletier, co-auteur de Moi, Armand, né sourd et muet
(Plon, collection « Terre Humaine », 2002).
1. Archives de la langue des signes française
9
Abbé Jean FERRAND
Dictionnaire à l’usage des sourds et muets (1784)
Texte établi et présenté par Françoise Bonnal-Vergès.
13,5 x 21,5 cm — fév. 2008 — ISBN 978-2-915806-35-9 — 280 pages — 30 €
Ce dictionnaire est la plus ancienne description connue du lexique d’une
langue des signes. Redécouvert à la fin des années 1980 par Françoise
Bonnal-Vergès, il traduit des milliers de mots français en signes de la vieille
LSF. Reprenant un certain nombre d’idées de l’abbé de l’Épée comme l’initialisation dactylologique, les notions de signe radical, de signe méthodique et
de signe d’explication, il décrit près de 500 signes d’usage qui se retrouveront
dans les dictionnaires des XIXe et XXe siècles. — L’abbé Jean Ferrand (17321815) dirige de 1785 à 1791 une classe de sourdes-muettes de la congrégation des Filles de la Providence de Chartres. Un stage auprès de l’abbé de
l’Épée, la lecture de son Institution des sourds et muets par la voie des signes
méthodiques et de sa Véritable Manière d’instruire les sourds et les muets
inspirent son travail.
FRÈRES DE SAINT-GABRIEL
Iconographie des Signes (1853-1854)
Texte établi et présenté par Françoise Bonnal-Vergès.
13,5 x 21,5 cm — septembre 2006 — ISBN 978-2-915806-33-5 — 170 pages — 20 €
Ce dictionnaire retrouvé en 2004 par Françoise Bonnal-Vergès est l’œuvre
collective de plusieurs Frères de Saint-Gabriel restés anonymes. Ses 1 200
entrées en font la plus importante collection de signes de la période et donnent
une bonne idée de ce qu’était le lexique de la LSF au milieu du XIXe siècle.
Paul JOUISON
Cours de gestes 1977-1978 (n° 1 du Bulletin de l’Association
Ferdinand-Berthier, Bordeaux, juin 1978)
Introduction de Brigitte Garcia.
13,5 x 21,5 cm — septembre 2008 — ISBN 978-2-915806-24-3 — 110 pages — 12 €
La création de l’Association Ferdinand-Berthier participe au début du combat
pour la reconnaissance de la langue et de la culture sourdes. Ce document
livre un certain nombre de textes sur les origines et les objectifs de l’association ainsi que les vingt-six premières leçons de français signé données à
des entendants. Par le recueil de signes utilisés dans la région de Bordeaux à
la fin des années soixante-dix et par ce qu’il montre des premières initiatives
prises pour décrire et enseigner la LSF, il constitue un témoignage de grande
valeur. — Paul Jouison (1948-1991), enseignant au Centre d’éducation spécialisée pour déficients auditifs de Bordeaux, élabore un Cours de grammaire
10
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
de la LSF en vidéo paru en 1982. Brigitte Garcia a publié ses Écrits sur la
LSF chez L’Harmattan en 1995.
Abbé François LAVEAU
Petit Dictionnaire de signes illustré tiré du Catéchisme des
sourds-muets (1868)
Introduction de Françoise Bonnal-Vergès.
13,5 x 21,5 cm — septembre 2006 — ISBN 978-2-915806-32-8 — 90 pages — 12 €
Ce Petit Dictionnaire constitue la base didactique du Catéchisme des sourdsmuets publié par l’abbé François Laveau un an avant sa mort. Avec plus de
400 signes décrits – dont 271 illustrés – c’est le dernier grand recueil de
signes avant le Congrès de Milan. Outre la subordination de la didactique à
l’objectif de maîtrise de la langue française, ce recueil donne à voir la diversité géographique de la LSF à la fin du XIXe siècle. — Formé par les Frères
de Saint-Gabriel, le Père François Laveau (1806-1869) a dirigé l’École des
sourds-muets d’Orléans de 1839 à 1864.
Rémi VALADE
Études sur la lexicologie et la grammaire du langage naturel
des signes (1854)
Introduction d’Annie Risler.
13,5 x 21,5 cm — avril 2008 — ISBN 978-2-915806-79-3 — 260 pages — 27 €
Depuis vingt-cinq ans, les recherches impulsées par Christian Cuxac ont
amené à étudier la LSF sous l’angle de l’iconicité. Cette optique très
novatrice, notamment en regard des approches basées sur la notion de double
articulation empruntée aux langues parlées, a fait resurgir les découvertes
oubliées des frères Valade. La description de la LSF publiée par Rémi Valade
en 1854 montre comment la modalité gestuelle induit la motivation des signes
et une syntaxe spatiale. Elle offre un cadre d’analyse assez puissant pour
permettre la comparaison entre langues signées et langues parlées sur une base
sémantique dont l’intérêt reste entier. — Rémi Valade (1809-1890) se consacre à l’enseignement des sourds-muets auprès de son frère Jean-Jacques
Valade-Gabel. Ses succès pédagogiques et l’invention des chiffres dactylologiques lui valent d’être nommé censeur de l’école de Bordeaux puis professeur rue Saint-Jacques. Il compose de 1850 à 1854 deux ouvrages sur la
lexicologie et la grammaire du langage naturel des signes. Nommé censeur de
l’Institution de Paris en 1866, il prend sa retraite en 1875.
2. Bilingues en sciences humaines
Impulsée par Patrick Sériot (pour le russe) et par Robert Nicolaï
(pour l’allemand), la collection Bilingues en sciences humaines
publie des textes inédits en français ou des traductions nouvelles
d’ouvrages classiques européens en partant de l’édition critique
des originaux.
Irina IVANOVA
Lev Jakubinskij, une linguistique de la parole (URSS, années
1920-1930)
Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Lausanne et du Consulat Honoraire
de la Fédération de Russie à Lausanne.
16 x 24 cm — janvier 2012 — ISBN 978-2-35935-038-8 — 330 pages — 30 €
Lev Petrovič Jakubinskij (1892-1945), élève de Baudouin de Courtenay, est
un des fondateurs du formalisme russe au même titre que R. Jakobson,
V. Šklovskij et Ju. Tynianov. Bien qu’ayant été formé dans la tradition
historico-comparative, il s’est rapidement orienté vers l’analyse des « processus vivants » de l’oral. Attiré par l’interprétation du marxisme de la « Nouvelle Théorie » de Nikolaj Marr, il a tenté de l’appliquer à l’aspect social de
la langue, devenant un pionnier de la « linguistique sociale » soviétique. Son
parcours scientifique présente un double intérêt pour le lecteur moderne. Épistémologique : on y trouvera un exemple de recherche d’un nouvel objet et de
nouvelles méthodes en linguistique
en pleine crise de l’approche historicoe
comparative au début du XX siècle. Historique : les ouvrages de Jakubinskij
polémiquent avec ses contemporains et présentent un tableau passionnant des
discussions sur la « linguistique marxiste » dans l’URSS de l’entre-deuxguerres. — Irina Ivanova enseigne à l’Université de Lausanne. Chercheur au
Crecleco, elle s’intéresse à l’épistémologie comparée, à la grammaire du
russe moderne et à la didactique des langues étrangères. Depuis 1995, la
plupart de ses travaux sont consacrés à l’histoire de l’étude du dialogue.
12
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
Evgenij POLIVANOV
Pour une linguistique marxiste
Édition bilingue de quatre chapitres présentés par Elena Simonato, traduits du russe par
Elena Simonato et Patrick Sériot ; ouvrage publié avec le concours de l’Université de
Lausanne.
16 x 24 cm — octobre 2014 — ISBN 978-2-35935-079-1 — 250 pages — 25 €
L’ouvrage se propose de faire connaître l’héritage théorique d’Evgenij
Polivanov (1891-1938), sociolinguiste, phonologue, spécialiste de poésie et de
dialectologie, un des principaux acteurs de l’« édification linguistique » de
l’URSS. Il offre une nouvelle clé de lecture pour comprendre la politique
linguistique de l’Union Soviétique dans les années 1920. On redécouvre
aujourd’hui les idées de Polivanov sur le rapport entre langue et société,
dialecte et langue normée, alphabet et politique, marxisme et linguistique. La
préface d’E. Simonato décrit le contexte historique et épistémologique dans
lequel est née la « linguistique marxiste » de Polivanov. Elle constitue la base
des idées du Cercle de Prague et de l’école de Leningrad qui ont marqué le
e
XX siècle en phonologie et en sociolinguistique. — Elena Simonato, née à
Saint-Pétersbourg, est maître d’enseignement et de recherche en linguistique
russe à l’Université de Lausanne.
Hugo SCHUCHARDT
Œuvres choisies, tome I
Textes théoriques et de réflexion (1885-1925)
Édition établie par Robert Nicolaï et Andrée Tabouret-Keller avec la collaboration de
Pierre Caussat et Elisabetta Carpitelli, traductions d’Anke Baumgartner, Pierre Caussat,
Céline Condat, Marc Dorner et Andrée Tabouret-Keller.
Ouvrage publié avec le concours de l’Institut Universitaire de France et de l’UMR 6039
(CNRS Université de Nice).
16 x 24 cm — juillet 2011 — 978-2-915806-16-8 — 270 pages — 30 €
Pionnier de l’étude du contact des langues, de leurs mélanges, des pidgins et
des créoles, Hugo Schuchardt (1842-1927) a développé ses réflexions linguistiques, sans jamais les figer dans des principes absolus, dans plus de 700
articles et opuscules publiés pour l’essentiel en allemand, s’intéressant aux
langues romanes, au basque, au gallois et à bien d’autres idiomes, soit
directement, soit par l’intermédiaire de correspondants. Contemporain des
néogrammairiens, il est parti en guerre contre l’idée que les lois phonétiques
ne connaissent aucune exception ; contemporain de Saussure, il a critiqué le
Cours de linguistique générale. Les textes ici réunis et traduits pour la
première fois en français ont été choisis de façon à initier à ses travaux le
public francophone.
2. Bilingues en sciences humaines
13
Valentin Nikolaevič VOLOŠINOV (VOLOCHINOV, VOLOSHINOV)
Marxisme et philosophie du langage. Les problèmes
fondamentaux de la méthode sociologique dans les sciences
du langage
Édition bilingue et traduction française de Patrick Sériot et Inna Tylkowski.
Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Lausanne.
16 x 24 cm — septembre 2010 — ISBN 978-2-915806-70-0 — 600 pages — 49 €
Valentin Nikolaevič Vološinov, né en 1895, entre à la Faculté de Droit de
Saint-Pétersbourg en 1913, mais s’intéresse surtout à la musique. En 1919, il
se réfugie à Nevel où il fait la connaissance de Mikhaïl Bakhtine et en 1921, à
Vitebsk où il s’occupe de la section artistique du département de l’Instruction
publique sous la direction de Pavel Medvedev. Rentré à Saint-Pétersbourg en
1922, il étudie l’ethnologie et la linguistique. Entre 1925 et 1930, il publie la
totalité de son œuvre non musicale, consacrée à la psychanalyse, à la théorie
de l’énoncé et aux « sciences de l’idéologie ». Il meurt de tuberculose en
1936. Ressuscité du néant à cause de – ou malgré – la popularité de Bakhtine,
V. N. Vološinov n’est pas un prête-nom de ce dernier. Cette retraduction
commentée de Marxisme et philosophie du langage rend l’ouvrage à son
véritable auteur et le replace dans son contexte en en dégageant l’originalité.
Apparaît un livre tout différent de celui auquel étaient habitués les lecteurs
francophones avec sa définition psychosociologique du langage, sa théorie de
l’idéologie comme savoir et son étrange marxisme enfin, pour lequel toute
communication repose sur un enthymème et la langue est « sémiotiquement
neutre ».
3. Classiques des sciences
du langage
Classiques des Sciences du Langage a pour but de rééditer les
linguistes du passé. De nombreux éditeurs ayant cessé d’exploiter
les titres d’auteurs en activité, nous les reprenons aussi dans la
collection Rééditions / Réimpressions.
Michel BRÉAL
Mélanges de mythologie et de linguistique (1882)
Introduction de Gabriel Bergounioux.
13,5 x 21,5 cm — juillet 2005 — ISBN 978-2-915806-00-7 — 260 pages — 24 €
Cet ouvrage de Bréal a été en son temps un succès de librairie, la première
édition (1877) donnant lieu à plusieurs réimpressions avant la seconde édition
(1882), que nous reproduisons. Il reprend la thèse de Bréal sur le mythe indoeuropéen du combat d’Hercule et de Cacus, suivie d’études de mythologie
comparée et d’articles de linguistique. — Michel Bréal (1832-1915) a
enseigné au Collège de France à partir de 1864. Élu en 1868 secrétaire de la
Société de Linguistique de Paris, il exerce une influence considérable sur les
orientations de la recherche en sciences du langage, ouvrant la voie à
Saussure, Darmesteter et Meillet.
Michel BRÉAL
Essai de sémantique (1897)
Introduction de Simone Delesalle.
13,5 x 21,5 cm — octobre 2005 — ISBN 978-2-915806-01-4 — 220 pages — 22 €
L’Essai de sémantique aborde pour la première fois dans l’histoire des
sciences du langage – des sciences humaines – les conséquences de l’autonomie du signe linguistique par rapport au monde. Ce qui en fait d’emblée un
signe social dont la signification est affaire de communication et l’élément
d’un système dont chaque partie dépend du tout. Comme le suggère Simone
Delesalle dans son introduction, la lecture de l’ouvrage incite à se demander si
la « sémantique introuvable » de Saussure ne serait pas déjà là, dans celle de
3. Classiques des sciences du langage
15
Bréal, qui fut son maître au Collège de France et à la Société de Linguistique
de Paris. Ouvrage d’initiation, l’Essai de sémantique fourmille d’idées et de
vues originales dont l’intérêt reste très actuel.
Gustave GUILLAUME
Le Problème de l’article et sa solution dans la langue française
(1919)
Introduction de Roch Valin.
16 x 24 cm — décembre 2010 — ISBN 978-2-915806-55-7 — 340 pages — 30 €
Réédité une première fois en 1975 par Roch Valin chez Nizet et aux Presses
de l’Université Laval, Le Problème de l’article est à la fois la thèse de
Gustave Guillaume à l’École Pratique des Hautes Études (1916, sous la
direction de Havet et de Meillet, prix Volney de l’Académie en 1917) et l’un
des textes fondateurs du « guillaumisme ».
Antoine MEILLET
Linguistique historique et linguistique générale
Édition établie et présentée par Pierre Ragot, avec un index de 3 000 mots.
16 x 24 cm — décembre 2015 — ISBN 978-2-35935-140-8 — 736 pages — 37 €
Ce livre reprend en fac-similé les deux tomes de Linguistique historique et
linguistique générale d’Antoine Meillet, originalement édités par la Société de
Linguistique de Paris, le Tome I paru en 1921, 2e édition 1926, et le Tome II
paru en 1936. Le Tome I compte 22 articles allant de 1905 à 1920 ; sa
seconde édition perdue de vue depuis 1926 comte deux articles supplémentaires. Le tome II compte 28 articles allant de 1913 à 1936, dont un seul
des suppléments de 1926. Conçu comme un hommage de ses élèves, il est
sorti de presse trois mois après le décès de l’auteur. Le recueil donne une idée
de la richesse des questionnements et du rayonnement de la linguistique de
l’« École de Paris » entre le départ de Saussure et l’arrivée de Benveniste. Il
est accompagné d’une introduction et d’un index général établi par Pierre
Ragot de près de trois mille mots français, grecs, latins, arméniens et d’autres
langues anciennes et modernes analysés par Meillet. — Ancien élève de
l’École Pratique des Hautes études (IVe section), Pierre Ragot est docteur en
linguistique et agrégé de grammaire. Spécialiste d’indo-européen, en
particulier de grec ancien, il est l’auteur de nombreux comptes rendus et de
monographies à caractère philologique.
16
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
Ernest RENAN, Michel BRÉAL et Antoine MEILLET
Langue française et identité nationale
13,5 x 21,5 cm — juillet 2009 — ISBN 978-2-915806-76-2 — 90 pages — 12 €
Avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République en 2007,
la droite française a repris à son compte le thème fascisant de l’« identité
nationale » – expression passée quelque temps dans le nom d’un ministère de
la République. Cette notion d’identité, faute de pouvoir assumer sa légalité –
elle ne peut en effet être fondée que sur des distinctions d’origine, de religion
ou de couleur de peau proscrites par la Déclaration des Droits de l’homme et
par le Préambule de la Constitution – fait appel à la langue : il faudrait
désormais parler français pour être autorisé à vivre en France.
Jean STAROBINSKI
Les Mots sous les mots : Les anagrammes de Ferdinand de
Saussure
Réimpression fac-similé de l’édition Gallimard, 1971.
13,5 x 18,5 cm — septembre 2009 — ISBN 978-2-35935-003-6 — 160 pages — 15 €
Regroupant toutes les publications partielles précédentes et ajoutant de
nouveaux inédits, Jean Starobinski présente ici la totalité des textes relatifs à
la théorie des anagrammes ; il commente la recherche de Ferdinand de
Saussure, en signale les principales étapes, et relate la façon singulière dont
elle prit fin. Il rappelle toutes les hésitations du grand linguiste genevois, et les
scrupules scientifiques qui lui défendirent de livrer les résultats d’une enquête
systématique où de nombreux spécialistes reconnaissent aujourd’hui une
découverte de première grandeur. — Né en 1920, Jean Starobinski a enseigné
à Baltimore, Bâle, Genève et au Collège de France. Docteur honoris causa de
nombreuses universités, il est membre de l’Académie des sciences morales et
politiques. Ses livres sur Montaigne, Montesquieu, Diderot, Rousseau,
Baudelaire, Jouve, sont devenus des classiques. Son expérience de médecin et
de psychiatre l’a amené à étudier l’histoire de la mélancolie. Il a été un des
premiers à s’intéresser aux recherches de Saussure sur les anagrammes.
4. Domaines étrangers
et langues de France
La collection Domaines étrangers et langues de France regroupe
des ouvrages qu’il était impossible de ventiler dans des collections
spécifiques sans les multiplier à l’infini. Elle concerne la langue et
la littérature de pays (Allemagne, Espagne, États-Unis, Hongrie,
Italie, Roumanie, Royaume-Uni, Russie/URSS…), de régions
(Catalogne, Occitanie, Pays basque…) et de grands ensembles linguistiques (domaine indo-européen, Romania…).
Carmen ALÉN GARABATO (éd.)
Gestion des minorités linguistiques dans l’Europe du XXIe siècle
Ouvrage publié avec le concours du Conseil Régional Languedoc-Roussillon et du
laboratoire Dipralang de l’Université Paul-Valéry Montpellier.
13,5 x 21,5 cm — septembre 2013 — ISBN 978-2-35935-087-6 — 320 pages — 30 €
Malgré les efforts uniformisateurs de la plupart des États, de nombreuses
minorités linguistiques continuent d’exister sur le vieux continent. Les
langues sont de plus en plus considérées comme des éléments du patrimoine.
Des instruments de protection à visée universaliste ont été élaborés au sein du
Conseil de l’Europe : la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et la Convention cadre pour la protection des minorités nationales.
Mais tous les États n’ont pas signé et ratifié ces traités et la question des
minorités continue à être source de conflit. L’ouvrage aborde notamment la
situation glottopolitique en Ukraine, Lettonie, Estonie, Moldavie et Albanie,
en Aragon, Catalogne et Andorre, au Pays Basque, en Bretagne, en Corse et
en Nouvelle Calédonie, ainsi que celle des Rroms et celle des locuteurs
italiens du francoprovençal. — Contributions de Carmen Alén Garabato,
Francesc Bernat, Natalia Bichurina, Klaus Bochmann, Emili Boix-Fuster,
Albert Branchadell, Chrystelle Burban, Romain Colonna, Marcel Courthiade,
Djordjević Léonard Ksenija, Sabine Ehrhart, Marc Gonzalez, Erwan Hupel,
Juan Jiménez-Salcedo, Stella Karamagkiola, Christian Lagarde, Jean Léo
Léonard, José Ignacio López Susín, Miguel Martínez Tomey, Pascal Ottavi,
Pierre Thomas, Daniela Puolato, Denis Stoumen, Coralie Tairraz et JeanMarie Woehrling.
18
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
Carmen ALÉN GARABATO, Claire TORREILLES et Marie-Jeanne VERNY (éds)
Los que fan viure e treslusir l’occitan (AIEO ‘11)
Actes du Xe congrès de l’Association Internationale d’Études Occitanes, Béziers, 12-19
juin 2011, ouvrage publié avec le concours de l’Université Paul-Valéry – Montpellier.
16 x 24 cm — mars 2014 — ISBN 978-2-35935-086-9 — 970 pages — 60 €
Ces actes comportent deux tables rondes (sur Robert Lafont et sur l’Europe
des Troubadours) ainsi qu’une centaine de conférences et contributions
réparties sur sept grands axes : Langue médiévale, Littérature médiévale,
Musicologie, Langue moderne et contemporaine, Histoire sociale de l’occitan,
Littérature moderne et contemporaine, Enseignement et rayonnement de
l’occitan. — G. Agresti, L. Alibert, G. Aurrekoetxea, P. Baccou, X. Bach,
G. Bancarel, G. Barachini, P. Bec, A. Bergugnath, P.-J. Bernard, F. Bernissan, D. Billy, R. Blin-Mioch, L. Bonet, M. Boretti, J.-C. Bouvier, M. Bras,
G. Brun-Trigaud, M. G. Capusso, A. Carrera, J.-Y. Casanova, C. ChaillouAmadieu, J.-P. Chambon, P. Cichon, M. S. Corradini, J. Costa, P. Couffin, J.F. Courouau, V. Cunha, P. Darlu, G. Denisenko, É. De Oliveira, V.J. Escarti,
A. Ferrando, X. Ferré, T. Field, J.-C. Forêt, M. Fraisse, J. Fulhet, A. Gaillard-Corvaglia, S. Galano, F. Gambino, Ph. Gardy, E. Grínina, G. Gubbini,
E. Hammel, E. Imbalzano, D. Julien, F.P. Kirsch, K. Klingebiel, G. Kremnitz,
H.P. Kunert, C. Lagarde, G. Larghi, C. Lee, J.L. Leonard, Y. Lespoux, G. Le
Vot, A. Lieutard, C. Lissalde, L. Macé, É. Marienstras, Ph. Martel, T.
Meisenburg, C. Menichetti, G. Menschwig, D. Müller, A. Neyton, N. Nivelle,
G. Noto, O. Pasquetti, L. Paterson, L. Pericoli, P. Pessemesse, W. Pfeffer,
C. Piot, P.T. Ricketts, P. Rinoldi, M.-C. Rixte, R. Roca Ricart, G. Romànova,
R. Rosenstein, N. Sano, P. Sauzet, A. Schippers, N. Seto, J. Sibille, R. SichelBazin, B. Solla, P. Swiggers, H. Terral, J. Thomas, C. Torreilles, N. Unlandt,
R. Vacula, G. Valenti, B. Vance, B. Vernhièras, M.-J. Verny, Ch. Videgain,
F.J. Villanueva Macias, C. Voigts, J. Zwink.
Claude ASSÉMAT (éd.)
Molière l’Occitan
bilingue occitan-français, à paraître
Publié sous l’égide du CREO (Centre Regional per l’Ensenhament de
l’Occitan fòra las acadèmias de l’airal istoric de l’occitan) de la Talvéra,
Molière l’Occitan revient sur les scènes 7 et 8 de l’acte II de Monsieur de
Pourceaugnac de Molière, où le personnage de Lucette ne s’exprime qu’en
occitan. Après reproduction facsimilé de l’édition originale (Paris, Ribou,
1670), la comparaison de ses répliques avec l’occitan « standard » montre une
complète maîtrise de cette langue par Molière, malgré quelques gallicismes
significatifs. On sait que Molière et sa troupe parcoururent l’Occitanie
pendant une douzaine d’années, de 1645 à 1657. Les répliques occitanes sont
traduites en français puis en serbo-croate, support de travail pour une
réflexion sur l’intercompréhension entre diverses langues de la sphère
européenne. — Avec la collaboration de Jean Feuillet, Jennifer LazaricJungic, Mathieu Guy, Patrice Roques et Patrick Sauzet.
4. Domaines étrangers et langues de France
19
Claude ASSÉMAT (éd.)
Sus las pesadas de Rainal
Sur les pas de Renard
Bilingue occitan-français, à paraître
Publié sous l’égide du CREO (Centre Régional pour l’Enseignement de
l’Occitan hors les académies de l’aire historique de l’occitan) de la Talvera,
Sus las pesadas de Rainal fait suite à Molière l’Occitan. L’objectif est de
mettre en lumière la capacité d’investigation que procure la pratique de
l’intercompréhension. Le support de l’étude est la fable d’Ésope qui est
d’abord donnée dans sa version latine originale. Suivent deux traductions en
français et en occitan « central » (ainsi désigné par les « talveròls » – ils s’en
expliquent). Ces trois textes servent de référence pour d’autres séries de
traduction. Plusieurs pistes d’approche sont successivement proposées en
guise d’application. La première consiste à montrer la proximité des langues
romanes de la sphère européenne. L’auteur en a retenu sept, castillan, catalan,
français, italien, occitan, latin et roumain, qui déclinent la fable à leur façon.
La seconde piste est de mettre en lumière la continuité d’une langue – c’est
l’occitan qui est retenu – en comparant ses variantes dialectales (occitan
auvergnat, gascon, limousin, languedocien, nissart, provençal et alpin) et
graphiques (graphie classique des troubadours – une traduction en version
médiévale est proposée – et graphie de Roumanille). Une troisième piste
permet de découvrir l’évolution de l’occitan limousin vers le parler d’Oïl en
passant par la Marche. Une quatrième approche permet, enfin, de rapprocher
les traductions occitanes de la même fable depuis Ésope (dont la version
originale en grec est donnée) jusqu’à La Fontaine en passant par Phèdre afin
de noter comment chaque fabuliste a trouvé des effets originaux à travers sa
propre versification. — Traductions de Claude Assémat, Lugan Bedel, Jeanne
Da Costa, Jean-Christophe Dourdet, Dorinela Lacatusu, Yves Lavalade,
Domenja Lekuona, Philippe Martel, Jean Massip, Guy Mathieu, Michel Prat,
Maurice Romieu, Robert Rourret, Isabel Sanmartin-Gavin, Alexis Quentin,
Patrick Sauzet, Gilles Van Heems, Fernand Vedel, Jean-François Vignaud.
Margarita BORREGUERO ZULOAGA et Sonia GÓMEZ-JORDANA FERARY (éds)
Les marqueurs du discours dans les langues romanes
Ouvrage publié avec le concours de l’Universidad Complutense de Madrid
16 x 24 cm — avril 2015 — ISBN 978-2-35935-118-7 — 440 pages — 45 €
L’ouvrage réunit une sélection d’études sur les marqueurs discursifs issues du
Premier Congrès international de linguistique contrastive sur les marqueurs du
discours dans les langues romanes (Université Complutense de Madrid, 5-7
mai 2010). Il se divise en quatre grandes parties. Les deux premières portent
sur les valeurs et les fonctions des marqueurs du discours en synchronie dans
différentes langues romanes, p. ex. espagnol, italien et français ou entre deux
ou plus de deux marqueurs d’une même langue. La troisième est consacrée à
la diachronie, axe de recherche toujours aussi actif s’agissant de langues
romanes. La quatrième présente un courant récemment apparu, différent et
20
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
complémentaire par rapport aux études lexicographiques, traductologiques et
théoriques habituelles, celui des études de linguistique acquisitionnelle,
s’agissant en l’occurrence des marqueurs selon que les apprenants les incorporent plus ou moins facilement à leur interlangue. — Contributions de
Cecilia Andorno, Elena Azofra Sierra, Franco Pauletto e Camilla Bardel,
Carla Bazzanella, Sandra Benazzo, Margarita Borreguero Zuloaga, Laura
Camargo, Ana Cristina Lopes, Sandrine Deloor, Andrés Enrique-Arias, Lars
Fant, Angela Ferrari, Pilar Garcés Gómez, María Marta García Negroni,
Sonia Gómez-Jordana Ferary, Pura Guil, Victorine Hancock, Silvia Iglesias
Recuero, Elisaveta Khachaturyan, José Laguna, Anna López Samaniego,
Silvia Murillo, Denis Paillard, Lola Pons Rodríguez, Margarita Porroche,
Teresa María Rodríguez Ramalle, Laurence Rouanne, Eugenia Sainz
González, Santiago U. Sánchez Jiménez, Sybille Sauerwein Spinola, Charlotte
Schapira, Laura Sergo, Raquel Taranilla García, Elena Vladimirska.
Anne-Marie CHABROLLE-CERRETINI (éd.)
Romania : réalité(s) et concepts (Romania ‘11)
Avec le concours de la Région Lorraine et de la Société d’histoire et d’épistémologie
des sciences du langage.
16 x 24 cm — novembre 2013 — ISBN 978-2-35935-059-3 — 300 pages — 36 €
Actes du colloque international des 06 et 07.10.2011 à Nancy. Utilisé dans
toutes les langues romanes pour désigner l’espace où elles sont parlées,
Romania a connu des définitions historiques, linguistiques et culturelles
diverses. N’excluant aucune période, on a cherché ici à conjuguer deux
regards – rétrospectif et prospectif – sur cet ensemble alors qu’apparaissent
des concurrents tels que le concept de méditerranéen. Quels sont les traits
constitutifs de la romanité ? Quelle est son extension ? Sa composition ?
Quelles sont ses frontières ? Comment s’y définissent et s’y distribuent les
langues, les dialectes, les variétés, les parlers ? Comment « bouge »-t-elle et
comment y jouent les variations ? Comment aussi est-elle perçue par ses
locuteurs, par ses acteurs ? Autant de questions soumises à des points de vue
contrastifs sur l’histoire de l’espace linguistique roman et sur la compréhension des rapports entre langue et culture. Ces actes rassemblent vingt et
une contributions d’enseignants-chercheurs dont deux conférences invitées.
Six pays européens et quinze établissements universitaires et de recherche y
sont représentés. — Contributions de J. Alletsgruber, M. Andronache, M. Benarroch, A. Benucci, V. Bisconti, G. Cadorini, A.-M. Chabrolle-Cerretini, J.M. Eloy, F. Feliu, O. Fullana Noell, F. Narcís Iglesias, F. Jablonka, P. Janin,
A. Lodge, S. Moncó Taracena, A. Mosca, C. Nedelec, F. Ripamonti,
S. Saulnier, A. Vàrvaro et F. Venier.
4. Domaines étrangers et langues de France
21
Stéphane COURALET
La Personne collective en coréen : wuli, « nous »
16 x 24 cm — octobre 2014 — ISBN 978-2-35935-077-7 — 368 pages — 40 €
Alors que l’intérêt du public pour la Corée est chaque jour plus manifeste, les
études de la langue coréenne sont quasi inexistantes en France. Le cas de wuli,
‘nous’, en est une illustration exemplaire. Cette marque indexicale de la
personne nationale n’a été considérée jusqu’à ce jour que dans une perspective
anthropologique ou sociologique sur des bases linguistiques incertaines ne
permettant que des interprétations hasardeuses. Partant de l’étude de 30 000
collocations discursives, le présent ouvrage est la première grammaire de wuli
fondée sur l’usage des Coréens. L’auteur montre que cet usage repose sur
deux grandes matrices syntaxico-sémantiques selon que le cotexte d’emploi
est verbal ou nominal. Mais le traitement de ce corpus de masse permet aussi
de mettre au jour d’autres significations dont l’usager coréen natif n’a pas
conscience. Les résultats de cette description intéressent également la linguistique générale et la typologie des langues en apportant un nouvel éclairage
sur les catégories de la personne et du nombre. — Stéphane Couralet, docteur
en linguistique coréenne, est maître de conférences, responsable de la section
de coréen à l’Université Bordeaux Montaigne.
Nicole DELBECQUE, Marie-France DELPORT et Daniel MICHAUD MATURANA
(éds)
Du signifiant minimal aux textes. Études de linguistique ibéroromane (Libero 2011)
Ouvrage publié avec le concours de la KU Leuven.
16 x 24 cm — février 2013 — ISBN 978-2-35935-064-7 — 300 pages — 40 €
Le XIIIe Colloque bisannuel de l’Association Française de Linguistique IbéroRomane (Libero) s’est tenu au Département de Linguistique de la Katholieke
Universiteit Leuven du 3 au 5 février 2011. Il a accueilli une centaine de communications. Le présent recueil regroupe une vingtaine d’entre elles choisies
autour de trois axes : 1. Signifiants et signifiés en langue ; 2. Approches diatopiques, diastratiques et diachroniques ; 3. Analyse du discours. Les contributions proposées dans la première partie s’inscrivent pour la plupart dans
le cadre de la « linguistique du signifiant » : elles accordent une large place
aux phénomènes de motivation et observent la langue en regard du discours
en suivant le postulat, d’inspiration guillaumienne, selon lequel le signifiant
d’une unité transporte en tout contexte un seul et unique signifié. Les contributions suivantes mettent en lumière des types et des schémas d’expression
plus productifs ou plus marqués dans une langue ou dans une variété de
langue comparée à d’autres. S’appuyant sur de solides bases empiriques, elles
combinent les dimensions synchronique et diachronique, tant qualitativement
que quantitativement. Les études d’analyse du discours sont centrées sur les
modalisations argumentatives impliquant des éléments lexicaux et
syntaxiques au statut informatif, épistémique ou idéologique changeant. —
22
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
Contributeurs : L.J. Alarcón Neve, C. Ballestero de Celis, M. Camprubi, L.
Cubo de Severino, I.M. Duarte, C. Fortineau-Brémond, J. Gracia Barrón,
P. Hernández, M. Jiménez, C. Llamas Saíz, G. Luquet, A. Macário Lopes, C.
Martínez Pasamar, G. Elina Müller, B.E. Pérez Álvarez, K. Plötner, R. Ponce
de León, M. Quitard, A. Vande Casteele, R. Verdonk, J.A. Vicente Lozano.
Ariane DESPORTE et Gilbert FABRE (éds)
Aspects actuels de la linguistique ibéro-romane (Libero 2006)
Actes du XIe Colloque Libero, 2006, avec le concours de l’Université Paris 13.
16 x 24 cm — août 2011 — ISBN 978-2-35935-040-1 — 396 pages — 45 €
Depuis une vingtaine d’années, les linguistes français et européens du domaine ibéro-roman se retrouvent à l’occasion d’un colloque biennal. Pas plus
que les précédents actes, ceux-ci ne sont centrés sur une problématique
particulière. On y trouvera des travaux de lexicologues, d’historiens de la
langue, de syntacticiens, etc., sur les langues espagnole et portugaise modernes et anciennes, péninsulaires, africaines et américaines qui se réfèrent à
des écoles différentes. Cette diversité est un effet de la résistance des langues
à l’entreprise de théorisation. On ne saurait s’en plaindre : cette résistance crée
du savoir qui se précise et évolue régulièrement. Or, ce savoir ne pouvait
qu’être vaste et divers pour une autre raison, c’est que l’espagnol et le
portugais forment eux-mêmes un vaste continent linguistique. Ce point de la
recherche s’inscrit dans le fil des deux précédents congrès de Libero qui
avaient intégré l’apport de jeunes chercheurs à celui de chercheurs confirmés.
Ce dernier aspect témoigne de la vitalité de la linguistique ibéro-romane en
France et à l’étranger et permet d’imaginer ce que seront les voies de la
recherche de demain. — Contributions de M. Baran, M. Benarroch, C.
Burban, M. Camprubi, R. Cazalbou, B. Darbord, J. Carlos de Hoyos, N.
Delbecque, A. Desporte, R. Estève, G. Fabre, C. Fortineau, S. Fournet, C.
García de Lucas, E. Gaspar García, T. González Fraile, J. Gracia Barrón, C.
Herrera Caso, C. Lagarde, M.-P. Lavaud-Verrier, G. Luquet, Y. Macchi, D.
Neyrod, W. Nowikow, A. Oddo, S. Oury, S. Pagès, S. Palma, R. Pellen, A.
Piel, C. Pineira-Tresmontant, N. Quint, B. Salazar, M. S. Sicot-Domínguez,
M. Sztrum, A. Thibault, F. Tollis, J. A. Vicente Lozano, É. Weber.
Claire JOUBERT
Critiques de l’anglais : poétique et politique d’une langue
mondialisée
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Paris VIII.
13,5 x 21,5 cm — décembre 2015 — ISBN 978-2-35935-149-1 — 340 pages — 27 €
Il est question ici du savoir des langues, question de ce que la différence des
langues fait savoir des enjeux du langage : de tout ce qui se charge dans cette
4. Domaines étrangers et langues de France
23
transaction entre culturel et politique, entre sens et pouvoir. La réflexion est
menée à partir des Études anglaises avec James Joyce, Samuel Beckett,
J.M. Coetzee, avec aussi la philosophie, la traductologie, les études postcoloniales et l’anthropologie, en prolongement de la question de Saussure –
Comment montrer au linguiste ce qu’il fait ? –, pour comprendre ce qu’il y a à
savoir par l’étude d’une langue étrangère, de ses discours et de ses poèmes,
dans l’état contemporain du monde. Les transformations de la situation de
l’anglais au cours des vingt-cinq dernières années sont liées aux transformations des conditions du savoir, dans la synergie entre mondialisation postcoloniale et société de la connaissance. Le Globish est l’un des symptômes de
la mondialisation ; celui de la société de la connaissance est peut-être dans
l’effacement de la question du langage. Parce que le langage est dans un
rapport radical avec la critique, l’étude de l’anglais carrefour des enjeux
contemporains est aussi une contribution à l’analyse des effets d’hégémonie,
et à leur désarticulation. — Claire Joubert est professeur de littérature
anglaise à l’Université Paris 8. Auteur de Lire le féminin. Dorothy Richardson, Katherine Mansfield, Jean Rhys (Messene, 1997), elle a codirigé avec
Émilienne Baneth-Nouailhetas Comparer l’étranger. Enjeux du comparatisme
en littérature (PUR, 2006) et Le Postcolonial comparé : anglophonie,
francophonie (PUV, 2014).
Pierre GAULT
Lyrisme de l’homme ordinaire. Dix études sur la littérature
américaine moderne
Textes réunis et présentés par Sophie Vallas, postface de Laurent Danon-Boileau.
13,5 x 21,5 cm — décembre 2009 — ISBN 978-2-35935-015-9 — 160 pages — 15 €
« Quel usage décisif de la langue peut-il mériter le qualificatif de littéraire ?
Telle est la question que Pierre Gault aborde ici à partir de Hawkes, Agee,
Carver, Updike, Dillard, Faulkner, Gass, Paley et Nabokov. L’enjeu est clair :
par nature et par définition, le langage littéraire doit conjoindre deux ordres de
fins contraires. Il doit dire un monde inouï et raconter des histoires neuves ;
mais il doit aussi convaincre que ce projet même est illusoire. L’originalité de
Pierre Gault est de montrer qu’il y a un recours, en quoi consiste justement
l’oxymore fondamental du dire littéraire : c’est l’écart subrepticement infligé
à la lettre du cliché […] » — Pierre Gault a enseigné la littérature américaine
à l’Université François-Rabelais de Tours, où il a co-fondé et co-dirigé le
Lolita (Laboratoire Orléans-Tours de littérature américaine). Spécialiste de
littérature nord-américaine (John Hawkes : La Parole coupée, anatomie d’une
écriture romanesque, Paris, Klincksieck, 1984), il a obtenu le prix MauriceEdgar Coindreau 1991 pour sa traduction de Pilgrim at Tinker Creek
(Pèlerinage à Tinker Creek) d’Annie Dillard.
24
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
Teresa KEANE GREIMAS
L’Ecphrasis dans la poésie espagnole (1898-1988)
Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Limoges.
13,5 x 21,5 cm — février 2010 — ISBN 978-2-35935-019-7 — 150 pages — 15 €
L’auteur explore ici différentes modalités du dialogue entre la peinture et la
poésie. Partant de la notion d’ecphrasis dans la théorie des arts et de sa
pratique dans la poésie espagnole du XXe siècle, du Modernisme au
Postmodernisme, l’ouvrage est centré sur trois questions principales :
Comment les poètes abordent-ils la relation de leur art avec le visuel pictural ?
Comment l’ecphrasis contribue-t-elle à la redescription du réel ? Quelle
connaissance du monde et du langage émerge-t-elle de ce phénomène urbain
et cosmopolite ? — Enseignant-chercheur à l’Université de Limoges, Teresa
Keane Greimas poursuit des recherches en sémio-linguistique dans le
domaine des littératures espagnole et latino-américaine. Elle a publié de
nombreux articles sur le langage de la littérature et travaille actuellement sur
l’unité de l’esthétique et de sa formalisation.
Robert LAFONT
Motivation postérieure et nasale du schème en sémitique : Une
approche par l’arabe classique
13,5 x 21,5 cm — mai 2006 — ISBN 978-2-915806-28-1 — 64 pages — Open Access
Cet ouvrage prend la suite des recherches de l’auteur sur la motivation des
racines indo-européennes (Schèmes et motivations : le lexique du latin
classique, L’Harmattan, 2000). Il étend aux langues chamito-sémitiques le
concept d’anamorphose qui décrit la « mise en bouche » des formes de l’univers et des articulations de la praxis. Le système phonologique et la structure
morpho-syntaxique qui se révèlent dans l’arabe classique ne sont guère
éloignés de ceux de l’indo-européen : la similitude architecturale s’étend
jusqu’aux bases phonologiques et symboliques de l’appareil articulatoire de la
langue. Au point qu’il est permis de se demander si les unités signifiantes des
deux familles ne relèvent pas du même macrosystème. — Robert Lafont
(1923-2009) a été professeur à l’Université de Montpellier et écrivain
occitan. Chercheur en sciences sociales, en histoire de la littérature et en
sociolinguistique, il est connu pour sa construction d’une théorie poststructuraliste : la praxématique.
Gabrielle LE TALLEC-LLORET (éd.)
Vues et contrevues (Libero 2008)
Actes du XIIe Colloque Libero, publiés avec le concours de l’Université Rennes 2 et de
l’Université de Rouen.
16 x 24 cm — septembre 2010 — ISBN 978-2-35935-010-4 — 446 pages — 54 €
4. Domaines étrangers et langues de France
25
La XIIe édition biennale des rencontres internationales de linguistique ibéroromane organisées par l’association Libero s’est tenue à Rennes 2 en septembre 2008. Le présent recueil d’articles reproduit les exposés, discussions et
débats qui ont rapproché pendant trois jours une cinquantaine de spécialistes
de linguistique ibéro-romane dans huit sections : (1) morphosyntaxe, (2) dialectologie et lexicographie de la langue ancienne, (3) philologie, (4) espagnol
d’Amérique, (5) théorie du discours, (6) traductologie, (7) théorie du
signifiant, (8) linguistique et informatique. — Contributions d’Élodie Blestel,
Jean-François Botrel, Didier Bottineau, Chrystelle Burban, Michel
Camprubi, Rafael Cano, Mónica Castillo-Lluch, Renaud Cazalbou, MarieFrance Delport, Aura Duffé, Chrystelle Fortineau, Sonia Fournet, Hélène
Fretel, Justino Gracia-Barrón, Consuelo Herrera Caso, Maria Jiménez,
Christian Lagarde, Gilles Luquet, Yves Macchi, Marie-Hélène MauxPiovano, Corinne Mence-Caster, Dominique Neyrod, Wiaczeslaw Nowikow,
Carmen Núñez-Lagos, Alexandra Oddo, Stéphane Oury, Stéphane Pagès,
Caroline Pasquer, René Pellen, Amélie Piel, Myriam Ponge, Jack Schmidely,
María Soledad Sicot-Domínguez, Francis Tollis, Pascal Treinsoutrot, José
Antonio Vicente Lozano.
Philippe Martel
Études de langue et d’histoire occitanes
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Paul-Valéry Montpellier, du CREO
Languadòc et du Cirdoc (Béziers)
16 x 24 cm — novembre 2015 — ISBN 978-2-35935-153-8 — 400 pages — 24 €
Les Occitans ont-ils une histoire ? Entendons, une histoire qui leur soit propre
et qui, tout en les associant la plupart du temps (pour le meilleur ou pour le
pire…) aux autres Français, révèle cependant des spécificités qui les en distinguent ? Il a semblé à Philippe Martel que c’était une question suffisamment
importante pour qu’il lui consacre un certain nombre de publications depuis
une quarantaine d’années. On en trouvera ici un choix représentatif de certains
aspects de son cheminement scientifique. Outre une réflexion liminaire,
d’ordre historiographique, sur l’héritage des historiens du « Midi », professionnels ou non, depuis le XIXe siècle, sont repris ici des articles traitant
d’histoire médiévale – le premier terrain sur lequel s’est engagé l’auteur.
Viennent ensuite des études d’histoire contemporaine sur l’écho que les
événements politiques qui ont marqué la France depuis la Révolution ont
trouvé dans l’écrit d’oc et sur l’histoire de la renaissance occitane depuis
Frédéric Mistral. Les derniers textes reflètent ce qu’ont été, à tel ou tel
moment, les préoccupations de l’auteur sur divers sujets. — Né en 1951,
Philippe Martel est agrégé d’histoire et docteur d’État avec une thèse sur le
Félibrige dirigée par Maurice Agulhon. Ancien directeur de recherches au
CNRS, il a été professeur à l’Université Paul-Valéry Montpellier, dans le
département d’occitan. Il est l’auteur ou le co-auteur de nombreux articles et
livres, dont Les Noms de Montpellier (avec Jacques Bres), 2001 ; Enseigner
la Région (avec Pierre Boutan et Georges Roques), 2001 ; Les Cathares et
l’histoire. Le drame cathare devant ses historiens (1820-1992), 2002 ; L’École
26
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
française et l’occitan ; le sourd et le bègue, 2007 ; Les Félibres et leur temps.
Renaissance d’oc et opinion 1850-1914, 2010 ; Mémoires de pauvres.
Autobiographies en vers au XIXe siècle (avec Philippe Gardy), 2010.
Alexandra ODDO
Vers un refranero diachronique. Analyse linguistique de
l’évolution des proverbes espagnols depuis le Moyen Âge
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
13,5 x 21,5 cm — janvier 2014 — ISBN 978-2-35935-067-8 — 410 pages — 40 €
L’ouvrage est consacré au domaine peu exploré de l’évolution linguistique
des énoncés sentencieux depuis leur première apparition dans les proverbiers
médiévaux. La confrontation de ces formes en diachronie repose sur un
corpus comprenant des collections de proverbes de la période moderne et
contemporaine. Le Refranero est envisagé d’un point de vue historique et
linguistique : le premier chapitre revient sur sa construction écrite, sa
consolidation et les grandes orientations du genre jusqu’aux recueils
contemporains. Dans les chapitres suivants, les formes recensées par les
compilteurs sont mises en perspective, recoupées et ordonnées, avant d’être
traitées grâce aux outils de la linguistique. Trois types d’évolutions se
dégagent : certains énoncés sont stables, d’autres sont tombés en désuétude,
d’autres encore ont été soumis à diverses corrections. Les variations,
envisagées dans le détail, font apparaître que l’énoncé entier prévaut sur les
éléments qui le composent. Il est ainsi possible de recenser les contraintes qui
pèsent sur le proverbe, orientent son évolution et expliquent les phénomènes
d’inertie et de renouvellement qui caractérisent le système. — Alexandra
Oddo est professeur à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense et
membre du Centre de Recherches Ibériques et Ibéro-Américaines, Etudes
Romanes (EA 369). Ses recherches portent principalement sur la parémiologie, la linguistique et le Moyen Âge espagnols. Elle a notamment codirigé avec Jean-Claude Anscombre et Bernard Darbord La Parole
exemplaire. Introduction à une étude linguistique des proverbes, Paris,
Armand Colin, 2012.
Isabelle OLIVEIRA (éd.)
Terminologie, traduction, rédaction technique : des ponts
entre le français et le portugais. En hommage au professeur
Armelle Le Bars
Publié avec le concours de la DGLFLF et du département LEA de Paris 3
16 x 24 cm — mai 2015 — ISBN 978-2-35935-104-0 — 310 pages — 30 €
Ces Actes du colloque international de l’Université Sorbonne Nouvelle
(janvier 2011) rassemblent 23 communications de linguistique portugaise. Les
4. Domaines étrangers et langues de France
27
thèmes abordés relèvent de la traductologie et de la néologie ou de la
terminologie spécialisées, de la linguistique de corpus, et plus généralement
de syntaxe et de lexique. Presque toutes les communications concernent le
portugais mais sont présentées ici en français. Elles témoignent du souci de
faire mieux connaître la langue portugaise, notamment dans la diversité de la
lusophonie, et de développer la recherche afin de mieux l’enseigner et
traduire ; elles préfigurent d’autres rencontres indispensables à la diffusion
des recherches et des savoirs en linguistique portugaise. — Contributions de
Lídia Almeida Barros, Ieda Maria Alves, Manoel Messias Alves da Silva,
Françoise Bacquelaine, Horácio Barra, Maria Barroso Soares, Yasmine
Barsoum, Patricia Chittoni Ramos Reuillard, Madalena Contente, Rute
Costa, Sônia Maria De Araújo Cintra, Christina Dechamps, Isabelle De
Oliveira, Loïc Depecker, Susana Duarte Martins, Rosa Maria Fréjaville,
Mariana Giacomini Botta, Tatiana Lazdin, Pierre Lerat, Sílvia Lima
Gonçalves Araújo, Maria Teresa Lino, António Lucas Soares, Lara Meire de
Souza, Manuel Moreira Da Silva, Maria Emília Pereira Chanut, Carolina
Poppi, Joaquim Rodrigues Bento, Adriana Sferle, Salvato Trigo, Adriana
Zavaglia.
Miguel A. OLMOS
Poètes lecteurs (Espagne, 1901-1991). La critique littéraire
vue par trois poètes
13,5 x 21,5 cm — juin 2013 — ISBN 978-2-35935-030-2 — 430 pages — 40 €
La compréhension étant pour l’essentiel, d’après les théories sémiotiques, un
processus de construction d’équivalences idéales, abstraites, dont la nécessité
se manifeste de façon négative, à travers des absences, dans les points
« ’obscurs» des textes, là précisément où le sens fait défaut et pose problème,
l’examen des écrits de critique littéraire de Jiménez, de Guillén et de Biedma
nous est apparu comme capable d’éclaircir à la fois le caractère
« intellectuel » d’une certaine tradition lyrique espagnole et les aspects
théoriques de l’interprétation. Peut-on mettre en corrélation le penchant
cérébral ou conceptuel que l’on a souvent souligné dans l’œuvre poétique de
ces auteurs avec leur exercice de la critique? À quel genre appartiennent-ils
finalement, ces écrits divers où ils ont consigné leurs interrogations et leurs
choix de lectures? Est-il exact de dire que l’intérêt de ces pièces n’est garanti
que par l’excellence de leurs auteurs en matière de création ? — Miguel A.
Olmos est professeur de littérature espagnole à l’Université de Rouen et
membre du laboratoire interdisciplinaire ERIAC. Ses recherches portent sur
la poétique, l’histoire de la lecture et la théorie et les pratiques de
l’interprétation. Il a publié une trentaine d’articles sur la littérature et la
critique littéraire espagnoles du XIXe et du XXe siècles.
28
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
Stéphane PAGÈS
La motivation du signe en question. Approche cognématique
des morphèmes en [a] de la langue espagnole
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Aix-Marseille.
13,5 x 21,5 cm — ISBN 978-2-35935-126-2 — à paraître
Depuis Platon, l’opposition de « i » et de « a » suscite la curiosité des
linguistes. Le son « i » est généralement associé aux notions de petitesse, de
proximité, et « a » à l’étendue et à la distance, ceci dans des langues non
apparentées (ici et là, voici et voilà ; this and that, which and what…). C’est
cette iconicité phonologique que l’ouvrage propose d’explorer en étudiant le
phonème vocalique central « a » en espagnol. Sa démarche s’inscrit dans le
sillage des travaux de Gilles Luquet consacrés à l’iconicité des morphèmes
grammaticaux en espagnol et s’inspire de la cognématique de Didier
Bottineau. Le cognème est une instruction encodée par les caractéristiques
articulatoires et acoustiques d’un phonème, celles de « a » étant [dissociation]
et [éloignement]. On explore cette hypothèse en examinant les valeurs
grammaticales de « a » à travers ses réalisations discursives les plus remarquables : comme relateur (Ire Partie), comme recteur de l’objet (IIe Partie),
comme formant vocalique de morphèmes grammaticaux associés au féminin,
au verbe, à l’adverbe, aux déictiques (IIIe partie). Ce regard nouveau porté sur
des faits de langue déjà largement décrits et théorisés devrait trouver son
prolongement dans les neurosciences cognitives. — Agrégé de l’université,
Stéphane Pagès est professeur de linguistique hispanique à Aix-Marseille
Université et co-directeur de Licolar (Linguistique comparée des langues
romanes). Ses recherches portent sur un écrivain contemporain original,
Julián Ríos (né en 1941) – auteur de Larva (1983) –, et sur diverses questions
de linguistique espagnole.
Victor Junnan PAN
La résomptivité en chinois mandarin dans le programme minimaliste
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Paris Diderot.
16 x 24 cm — ISBN 978-2-35935-138-5 — à paraître
Cette étude examine les constructions résomptives en chinois mandarin dans
le cadre du programme minimaliste. Les relatives (à lacune et résomptives) et
les dislocations à lacune sont dérivées par Accorder non suivi de Déplacer,
tandis que les dislocations résomptives sont dérivées par Match non suivi
d’Accorder. Accorder s’applique phase par phase au niveau de la syntaxe
étroite. Il est sujet aux conditions de localité et donne éventuellement lieu aux
effets d’îlot et aux effets de croisement. En revanche, dans une construction
dérivée par Match, aucune phase ne sera envoyée avant que toutes soient
construites ; par conséquent, Match n’est pas sujet aux conditions de localité
et ne donne lieu ni aux effets d’îlot ni aux effets de croisement. Les dits
pronoms intrusifs existent dans les dépendances A’ dérivées par Match mais
4. Domaines étrangers et langues de France
29
pas dans les dérivées par Accorder. En réalité, ce ne sont pas les intrusifs qui
rachètent la violation éventuelle de la condition de localité dans les structures
dérivées par Match parce que ces structures ne violent pas du tout les
contraintes de localité. Accorder opère sur les lacunes, ce qui reste
indépendant du fait que les lacunes se trouvent sur le site relativisé ou bien sur
le site disloqué, ce qui explique qu’une lacune donne lieu aux effets d’îlot et
aux effets de croisement de manière systématique aussi bien dans une relative
que dans une dislocation. Les structures internes des éléments sur le site relativisé et sur le site disloqué (c.-à-d. lacune, pronom résomptif, pronom
intrusif) sont responsables des effets de reconstruction. — Victor Junnan Pan
est maître de conférences en linguistique du chinois à l’Université Paris
Diderot - Paris 7, membre du Laboratoire de Linguistique Formelle (LLF)UMR 7110 du CNRS. Spécialiste de la syntaxe générative, ses recherches sont
centrées sur les interfaces morphosyntaxe, syntaxe-sémantique et syntaxeprosodie dans une perspective comparative entre le chinois mandarin, le
français et l’anglais. Il est l’auteur d’Interrogatives et quantification en
chinois mandarin : une approche générative, PU Rennes, 2011.
René PELLEN et Francis TOLLIS
La Gramática castellana d’Antonio de Nebrija.
Grammaire d’une langue, langue d’une grammaire
Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.
16 x 24 cm — janvier 2011 — ISBN 978-2-915806-99-1 (2 vol.) — 880 pages — 90 €
Imprimée en 1492, la Gramática castellana d’Antonio de Nebrija est la plus
importante des premières grammaires consacrées aux langues romanes.
Témoin de la maturation du castillan comme langue de culture, héritage du
passé en même temps que pari sur l’avenir, le texte de cette Gramática est ici
abordé dans toute sa richesse intellectuelle et matérielle. Analysé à l’aide de
l’informatique, il est appréhendé dans une perspective critique, à la fois pour
son apport à l’histoire de l’espagnol et comme un moment de la construction
européenne des sciences du langage. Le Tome I (350 pages) précise la portée
et les objectifs de ce traité, la place qui lui revient dans l’historiographie
linguistique romane. Soumis à une analyse minutieuse, il révèle, outre une
véritable stratégie didactique et argumentative, les conceptions de son auteur,
non exemptes de contradictions, sur le langage, son usage, la théorie des
parties du discours, qui doit être assouplie pour accueillir la phraséologie ; au
demeurant, la réalité matérielle et lexicologique du mot, dont la place est
pourtant cruciale, n’est pas clairement définie. Que ce soit au niveau de
l’écriture, de la synthèse méthodique, du traitement lexicographique, cette
étude permet de mieux apprécier les efforts de systématisation pédagogique
de Nebrija, et aussi d’en mesurer les limites. Le Tome II (530 pages) publie
les index lemmatisés des vocabulaires espagnol et étranger entrant dans la
composition de la Gramática, l’index des segments non lexicaux ainsi que
l’index fréquentiel et les classes de fréquence de tous ces éléments. — René
Pellen a enseigné la linguistique espagnole à l’université. Membre du comité
30
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
de rédaction de la revue Le Médiéviste et l’ordinateur, il est un des fondateurs
de www.menestrel.fr. — Francis Tollis est professeur honoraire à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.
Mercè PUJOL BERCHÉ (éd.)
Recherches sur la langue catalane
Actes du Colloque international des 04 et 05.11.2010, ouvrage publié avec le concours
de l’Association Française des Catalanistes, l’Institut Ramon Llull, le CRIIA (Centre de
Recherches Ibériques et Ibéro-américaines) de l’EA 369, l’ED 138 et l’UFR LCE de
l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
16 x 24 cm — septembre 2014 — ISBN 978-2-35935-112-5 — 420 pages — 45 €
Publié sous l’égide de l’Association Française des Catalanistes, ce livre veut
contribuer à une meilleure connaissance des travaux sur le catalan, langue
régionale en France, co-officielle en Espagne, officielle en Andorre et
protégée par la Constitution italienne en Sardaigne : autant de titres qui
constituent son statut, autrement dit, sa légitimité et sa visibilité. Ce qui a des
conséquences sur son usage et sur les représentations des locuteurs. Le catalan
se prête, comme toute langue, aux analyses linguistiques et ce sont de telles
analyses que le volume présente. L’ouvrage est articulé en quatre parties
représentatives de la vitalité des recherches : (1) Linguistique descriptive et
théorique, (2) Études comparatives et traduction, (3) Histoire de la langue et
sociolinguistique, (4) Enseignement. — Contributions de J.-C. Anscombre,
L. Arenas, C. Balaguer, C. Barnarda, N. Berjoan, F. Bernat i Baltrons,
C. Biosca, D. Bottineau, C. Burban, M. T. Cabré, M. Camprubí, N. Camps
Casals, M. Casacuberta, E. Coromina i Pou, M.J. Cuenca, G. De Cuyper,
O. Domènech, R. Estopa, I. Fàbregas i Alegret, F. Floricic, D. Font, L. Francalanci, C. González Collantes, M. Güell, C. Lagarde, A. Martí i Climent,
M. Martínez Pérez, R. Pérez i Brufau, M. Pujol, A. Rius, J. Serra, F. Torras.
Emmanuelle DE RUFFI DE PONTEVÈS
L’emploi de « a » devant l’objet accusatif dans la « Primera
crónica general »
Ouvrage publié avec le concours du Crisco - Université de Caen.
13,5 x 21,5 cm — décembre 2015 — ISBN 978-2-35935-150-7 — 260 pages — 24 €
Ce travail rend compte de la présence et de l’absence de la préposition « a »
devant les objets accusatifs d’un texte espagnol du XIIIe siècle, la Primera
crónica general. Après avoir constitué un corpus de 246 cas, l’auteure
présente les travaux des linguistes qui ont inspiré sa recherche. Hypothèse de
travail et méthodologie reposent sur les notions de « thématisme » et de
« topicalité ». Le thématisme est la qualité de thème attribuée par le locuteur,
en l’occurrence le rédacteur du texte, à tel ou tel personnage du récit. De son
4. Domaines étrangers et langues de France
31
côté, la topicalité est l’aptitude du personnage à constituer ledit thème. Elle
dépend du degré auquel le locuteur peut s’identifier au référent, degré qui peut
lui-même s’évaluer a priori sur l’échelle hiérarchique suivante, par importance
décroissante : (1) personne, (2) animation, (3) identification, (4) agentivité. La
préposition « a » précède l’objet si et seulement si le référent de cet objet
présente une topicalité et un thématisme égaux ou supérieurs à ceux du sujet
du verbe. — L’auteure est maître de conférences à l’Université de Caen, où
elle enseigne la grammaire et la linguistique espagnoles.
Sophie SAFFI
La Personne et son espace en italien
Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Provence Aix-Marseille 1.
13,5 x 21,5 cm — avril 2010 — ISBN 978-2-35935-023-4 — 248 pages — 29 €
Observée en diachronie depuis le latin et dans différentes synchronies, dont
celle du temps de Machiavel, la représentation de la personne sur un axe qui
va de tu à Lei dépend en italien – comme dans les autres langues romanes – de
la construction de l’espace et du mouvement acquise par l’enfant en même
temps que sa langue. Passant de la psychomécanique du langage selon
Gustave Guillaume aux données les plus récentes de la neurolinguistique,
l’étude des démonstratifs et des personnels conduite en termes de catégories
(masculin / féminin, singulier / pluriel, animé / inanimé) reformule le lien
entre la personne et l’espace en termes d’intersubjectivité et de déflexité.
Articulant intériorité et extériorité, les critères spatiaux sont essentiels. De
nombreux schémas illustrent les capacités de ce mouvement de pensée qui
englobe le général et le particulier. — Sophie Saffi est maître de conférences
HDR à l’Université de Provence (Aix-Marseille), codirectrice de l’équipe de
recherche « Plurilinguisme » du Centre Aixois d’Études Romanes. Ses
travaux portent sur la prosodie italienne, sur les systèmes phonologiques du
français et de l’italien et sur la sémiologie de ces deux langues.
Patrick SÉRIOT
Structure et totalité. Les origines intellectuelles du
structuralisme en Europe centrale et orientale
1re éd. Paris, Puf, 1999.
13,5 x 21,5 cm — mars 2012 — ISBN 978-2-35935-044-9 — 340 pages — 30 €
Tout n’a pas été dit sur le structuralisme. Des pans entiers de l’histoire de son
émergence et de ses origines intellectuelles restent en attente d’investigation.
En particulier, le fait qu’une large part de cette histoire se soit déroulée en
Europe centrale et orientale dans l’entre-deux-guerres reste largement méconnu dans le monde francophone. C’est à reconstituer cette histoire ignorée,
occultée, qu’est consacré ce livre. Son but est une enquête d’épistémologie
32
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
historique sur l’apparition de la notion de structure au cercle linguistique de
Prague, et principalement chez ses représentants russes, à partir de la notion
romantique de totalité, comme un lent et douloureux arrachement à la
métaphore organiciste, dans un monde intellectuel très différent de celui de
Saussure. — Patrick Sériot est titulaire de la chaire de linguistique slave à
l’Université de Lausanne. Ses travaux ont d’abord porté sur l’analyse du
discours politique en Union Soviétique. Il est maintenant spécialiste de
l’histoire et de l’épistémologie du discours sur la langue en Russie et en
Union Soviétique.
Jean SIBILLE
Description de l’occitan parlé à Sénaillac-Lauzès (Lot) et
dans les communes voisines
Ouvrage publié avec le concours du laboratoire CLLE-ERSS, UMR 5263
(CNRS / Université Toulouse Jean-Jaurès) et de l’Association Internationale
d’Études Occitanes
16 x 24 cm — décembre 2015 — ISBN 978-2-35935-152-1 — 330 pages — 34 euros
La transmission familiale de l’occitan a aujourd’hui cessé, et on peut prévoir
que dans une vingtaine d’années, la dialectologie occitane aura quitté le
domaine de la recherche de terrain pour entrer dans celui de l’archéologie
linguistique. Les différentes ressources dont on dispose pour l’étude des parlers vernaculaires occitans (atlas linguistiques, monographies locales, travaux
universitaires) sont précieuses mais ne sont pas aussi riches qu’on le souhaiterait. C’est pourquoi il est important et urgent, pendant qu’il est encore
temps, de développer des travaux de collecte de données dans une perspective
de description linguistique. L’objet de cet ouvrage est de décrire l’occitan
parlé dans une commune du Lot d’un point de vue phonologique, morphologique, syntaxique et lexical, à partir de données authentiques et à la lumière
des acquis de la linguistique moderne. Le premier chapitre est consacré à la
phonétique et à la phonologie. Les chapitres suivants abordent la morphologie
et la syntaxe. Le chapitre 20 consiste en un lexique d’environ 3 000 mots. Le
dernier chapitre présente quelques extraits du corpus ayant servi de base au
travail de description. — Chargé de recherche au CNRS (laboratoire CLLEERSS, Université Toulouse Jean-Jaurès), Jean Sibille est né à Marseille dans
une famille issue de la Vallée d’Oulx, vallée occitane d’Italie. D’abord cadre
au ministère de la Culture puis chargé de mission pour les langues régionales
à la Délégation générale à la langue française (devenue en 2001 Délégation
générale à la langue française et aux langues de France), il collabore avec
Bernard Cerquiglini à la rédaction du rapport sur Les Langues de la France
(1999). Il a soutenu une thèse de linguistique occitane en 2003 et une HDR en
2014. Il travaille actuellement à la description du parler occitan de Chiomonte (anciennement Chaumont) en Italie.
4. Domaines étrangers et langues de France
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Anna SORES
Le Hongrois dans la typologie des langues
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Paris X - Nanterre.
13,5 x 21,5 cm — juil. 2006 — ISBN 978-2-915806-29-8 — 190 p. — Open Access
Cet ouvrage cherche à contribuer à la typologie des langues par l’apport de
données propres au hongrois. Après avoir montré qu’en hongrois l’agglutination n’est qu’une tendance forte, on examine des questions déterminantes :
ordre des mots et structuration informationnelle des énoncés (topique et
commentaire, focalisation, dislocation), constructions passives et processus de
grammaticalisation de l’espace par les adverbes, postpositions, suffixes
casuels et préverbes, une seule source lexicale pouvant donner naissance à ces
quatre types d’éléments. — Anna Sores est professeur à Lyon 2, membre du
laboratoire Dynamique Du Langage – DDL, UMR 5596 du CNRS.
Inna TYLKOWSKI
Vološinov en contexte : essai d’épistémologie historique
Ouvrage publié avec le concours de la Fondation du 450e anniversaire de l’Université
de Lausanne.
13,5 x 21,5 cm — septembre 2012 — ISBN 978-2-35935-052-4 — 380 pages — 35 €
Valentin N. Vološinov (1895-1936) a longtemps été considéré par certains
bakhtiniens comme le prête-nom de Mikhaïl Bakhtine et les œuvres de Vološinov et de Bakhtine ont souvent été reçues comme émanant d’un seul et
même projet scientifique. Ce livre donne de Vološinov une image radicalement nouvelle. D’une part, il montre en quoi Vološinov est un auteur
indépendant de Bakhtine. D’autre part, il analyse les sources des textes –
livres et articles – en les replaçant dans le contexte, peu connu du public
francophone, de la vie intellectuelle russe d’avant et après la Révolution
d’Octobre. Sont étudiés le type de sociologie et de critique marxiste de
l’idéologie qui s’est diffusé en Russie avec Lénine, Plékhanov, Bogdanov et
Boukharine, la réception du Cours de linguistique générale de Saussure et de
la psychanalyse de Freud, les apports de la psychologie expérimentale et des
travaux de De Roberty et de Sorokine en sciences humaines, que l’on retrouve
à l’origine des premières théories de l’interaction verbale et de la parole dans
la vie quotidienne. On rend ainsi à Vološinov, outre l’originalité et la
cohérence de sa pensée, l’énergie roborative de son engagement scientifique,
qui culminera en 1929 avec Marxisme et philosophie du langage. —
Assistante de russe à l’Université de Lausanne, Inna Tylkowski est chercheur
au Crecleco (Centre de recherches en épistémologie comparée de la
linguistique d’Europe centrale et orientale). Elle a précédemment publié, en
collaboration avec Patrick Sériot, l’édition bilingue de Marxisme et
philosophie du langage de V. N. Vološinov.
34
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
Élodie WEBER
La Syntaxe de l’objet en espagnol : la question de la préposition a
13,5 x 21,5 cm — avril 2010 — ISBN 978-2-35935-025-8 — 328 pages — 39 €
Les grammaires de l’espagnol expliquent traditionnellement le « complément
d’objet rehaussé » par le caractère « animé » et « déterminé » de l’objet, mais
l’existence d’un grand nombre d’exceptions conduit à prendre en compte un
certain nombre d’autres facteurs, à commencer par le rôle du signifié du
verbe : la préposition a intervient lorsque son sémantisme confère à l’objet un
rôle analogue à celui du sujet. Jouent aussi un rôle le degré d’animation et le
degré d’identifiabilité du référent de l’objet, le type de structure syntaxique
utilisé et le cotexte, mais c’est l’intention du locuteur qui est déterminante
dans tous les cas, quel que soit le type de verbe employé. — Ancienne élève
de l’Ecole Normale Supérieure (Ulm), agrégée d’espagnol, docteur en
linguistique, Elodie Weber est maître de conférences à l’université Paris
Diderot - Paris 7. Ses recherches portent sur la morphosyntaxe des langues
romanes. Elle a publié diverses études, dont certaines contrastives, sur le
sémantisme et la syntaxe de verbes espagnols et français ainsi que sur les
prépositions.
5. Études littéraires
(langue française)
La collection Études littéraires accueille les monographies – y
compris à dominante sémio-linguistique – consacrées à une œuvre,
à un auteur, à un genre ou à un type de texte dans le champ de la
langue française. Pour les autres littératures, voyez « Domaines
Étrangers ».
Alain COSTES
Boris Vian : Le corps de l’écriture. Une lecture psychanalytique
du désir d’écrire vianesque
Préface de Marc Lapprand
13,5 x 21,5 cm — juin 2009 — ISBN 978-2-915806-96-0 — 260 pages — 22 €
« La pensée freudienne oscille toujours entre l’Universel – les fantasmes
originaires, les processus primaires – et le Singulier – le discours et l’histoire
du patient. La psychanalyse des textes littéraires n’échappe pas évidemment à
cette dichotomie […] En superposant L’Écume des jours et Vercoquin et le
plancton avec J’irai cracher sur vos tombes […], des nœuds de sens
s’imposent d’eux-mêmes, aussi surprenants qu’hypoïde, spirochète ou
nénuphar. Se dévoilent les sources biographiques et obsédantes de l’écriture
vianesque : nous assistons véritablement à la naissance de l’écrivain ! Et en
prime, cette œuvre qui semble si disparate à première vue finit par montrer
une profonde cohésion. » — Psychologue de formation, Alain Costes exerce
la psychanalyse clinique et la psychanalyse des textes littéraires, publiant de
nombreuses études sur Proust, Sartre, Camus, et Vian.
Pascale DELORMAS
De l’autobiographie à la mise en scène de soi. Le cas Rousseau
Ouvrage publié avec le concours du Céditec - Université Paris-Est Créteil (Paris 12)
13,5 x 21,5 cm — décembre 2012 — ISBN 978-2-35935-062-3 — 230 pages — 25 €
Dans la perspective de l’analyse de discours, en s’efforçant d’articuler image
de soi, fonctionnements textuels et institutionnels, ce livre cherche à modifier
36
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
la représentation conventionnelle selon laquelle les écrits autobiographiques
de Rousseau dévoileraient l’intimité du philosophe. Il s’attache à montrer que,
loin d’être le lieu d’une quelconque expression de soi, les Confessions, les
Dialogues et les Rêveries soutiennent la légende d’un auteur conscient de la
nécessité de contrôler la postérité de son nom à travers la mise en scène d’une
figure hors norme. Les trois écrits répètent le même argumentaire selon des
configurations toujours nouvelles. Qu’ils s’appuient sur les réminiscences
d’un je de mémoire ou sur le dialogue avec un personnage, ils ne prétendent
pas tant à rendre compte de la recherche d’un « temps perdu » qu’à
transcender toute temporalité. Au-delà de l’autocélébration, se détachant de la
fonction ancillaire de vie de philosophe, ils aspirent à être lus comme œuvres
à part entière. — Pascale Delormas est enseignant-chercheur en sciences du
langage à l’Université Paris-Est Créteil. Elle s’intéresse particulièrement au
discours scolaire et universitaire et aux problématiques de l’auctorialité dans
le champ littéraire et dans les sciences humaines (sociologie, philosophie).
Thierry HERMAN
Au fil des discours : La rhétorique de Charles de Gaulle (19401945)
Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Lausanne.
13,5 x 21,5 cm — février 2009 — ISBN 978-2-915806-74-8 — 220 pages — 22 €
La légende gaullienne fascine. En son centre, l’art oratoire de De Gaulle dont
sept discours de guerre (du 18 juin 40 au 8 mai 45) sont ici analysés à la
lumière des événements et d’autres sources discursives. Comment se
constituer en puissance symbolique quand on n’est rien à côté du maréchal
Pétain ? Comment maintenir l’unité de la France alors que le pays est divisé
entre mouvements de résistance rivaux ? Telles sont les questions, parmi
beaucoup d’autres, auquelles le verbe gaullien apporte une réponse. Quitte à
arranger les faits au profit de la légende – solution entre toutes efficace. —
Maître-assistant en sciences de l’information et de la communication à
l’Université de Neuchâtel, Thierry Herman est linguiste et historien de
formation. Ses domaines de recherche sont la presse écrite, le discours
politique, la rhétorique et l’argumentation.
Anne-Marie HOUDEBINE-GRAVAUD
L’Écriture de « Shoah ». Une lecture analytique du film et du
livre de Claude Lanzmann
Réédition de l’essai publié dans C. Lanzmann et alii, Shoah, le film, des psychanalystes
écrivent, Paris, Jacques Grancher, 1990, ISBN : 978-2-73390-276-9.
13,5 x 21,5 cm — février 2008 — ISBN 978-2-915806-77-9 — 90 pages — 15 €
« Comme Diderot insistant sur la nécessité de penser le comment plus que le
5. Études littéraires (langue française)
37
pourquoi, Lanzmann nous apprend qu’il n’y a rien à comprendre dans cette
histoire de l’extermination, qu’elle advint sans nécessité, sans sens aucun –
croire que l’Histoire a un sens a fait long feu –en pure perte pour toute
l’humanité. Elle n’est pas seulement une Histoire des Juifs ou pour les Juifs,
même si ce peuple a été atteint plus que d’autres par la barbarie nazie
cherchant à l’effacer du monde, à éradiquer ses noms, sa langue, jusqu’aux
plus infimes traces de son existence, de son apport à l’humanité. Elle est
Notre Histoire, celle de l’humain, celle qui est nôtre, celle d’après… D’où
l’importance d’entendre, d’écouter ceux qui survécurent malgré la mort de
masse ou l’assassinat prévus, organisés. » — Anne-Marie HoudebineGravaud enseigne la linguistique générale et la sémiologie à l’Université
Paris-Descartes. Ses travaux portent sur la sociolinguistique, l’imaginaire
linguistique, la sémiologie, la différence sexuelle et la langue, la féminisation
des noms de métiers…
Marc LAPPRAND
L’Œuvre ronde – Essai sur Jacques Jouet, suivi d’un entretien
avec l’auteur
13,5 x 21,5 cm — octobre 2007 — ISBN 978-2-915806-56-4 — 234 pages — 26 €
Combinant avec bonheur originalité, humour et écriture, Jacques Jouet est
l’auteur d’une œuvre protéiforme et prolifique, principalement oulipienne.
N’est-il pas scandaleux de composer comme il fait un poème par jour depuis
plus de quinze ans ou d’avoir publié quarante livres, parmi lesquels le
vertigineux feuilleton des aventures de l’anarcho-camionneur Mek-Ouyes ?
Le présent essai dessine les contours d’une « œuvre ronde » dont le noyau
désormais bien établi permet l’expansion centrifuge. Il analyse les principaux
titres, s’interroge en sa compagnie sur le parcours de l’auteur et en donne une
bibliographie de plus de cinq cents références. —Marc Lapprand enseigne à
l’Université de Victoria (Canada). Il est connu pour ses travaux sur l’Oulipo
et l’édition des romans de Boris Vian dans la Pléiade.
André PETITJEAN
Études linguistiques des didascalies
13,5 x 21,5 cm — octobre 2012 — ISBN 978-2-35935-056-2 — 120 pages — 12 €
Le statut de plus en plus complexe des didascalies dans le théâtre contemporain rend difficiles la définition et la délimitation de ces unités textuelles
longtemps considérées comme secondaires. D’où l’intérêt de s’interroger en
termes linguistiques sur leurs fonctions et sur leur fonctionnement selon
qu’elles appartiennent à un état passé ou présent de la production dramatique.
Après une mise au point sur la nature, les formes et les fonctions des
didascalies, on s’interroge sur la voix qui s’exprime à travers elles. Est-ce
celle de l’auteur de la pièce ou relève-t-elle d’un narrateur, le didascale,
38
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
interne à la fiction ? On étudie ensuite différentes classes de didascalies : les
didascalies spatio-temporelles dont la fonction majeure est de préciser le
contexte et le cadre dans lesquels se déroulent les interactions entre les
personnages ; les didascalies gestuelles qui permettent d’inférer les identités,
les qualités, les états affectifs des personnages, éclairant ainsi le sens de leurs
relations et de leurs interactions. La deuxième moitié de l’ouvrage s’attache à
rendre compte du style didascalique de Bernard-Marie Koltès puis analyse les
relations syntagmatiques entre les différentes classes de didascalies présentes
dans En attendant Godot de Beckett. Traitant à la fois de poétique et de
stylistique, l’ouvrage s’adresse tant aux linguistes qu’aux littéraires. —André
Petitjean est professeur émérite en sciences du langage à l’université de
Lorraine. Il est membre du CREM (Centre de recherche sur les médiations.
Communication, langage, art, culture) et directeur de la revue Pratiques.
Spécialiste de linguistique textuelle et de didactique du français, il s’intéresse
particulièrement au théâtre.
Jean PEYTARD
Écouter / lire Pierre-Jakez Hélias. Parcours de « D’un autre
monde »
Édition préparée par Monique Lebre-Peytard et Rémy Porquier.
13,5 x 21,5 cm — mai 2012 — ISBN 978-2-35935-046-3 — 210 pages — 21 €
De l’œuvre abondante de Jean Peytard, une partie était restée inédite lors de sa
disparition en 1999. De ces inédits, l’un était annoncé dans les Cahiers du
Crelef (n° 36, 1993) où, à la fin de « Variantes d’un poème “La fille de la
nuit” », figure en note, p. 134 : « NB : Ce texte est extrait de l’ouvrage, en
préparation, Écouter / lire Pierre-Jakez Hélias ». Cet ouvrage, dont le
dactylogramme est daté du 15 octobre 1993, vient enfin à paraître, après bien
des années et quelques péripéties. Dans cet essai, Jean Peytard conduit une
lecture-analyse de l’œuvre poétique complète de Pierre-Jakez Hélias, réunie
en 1991 dans un recueil bilingue breton / français intitulé D’un autre monde,
A-berz eur bed all, paru aux Éditions Ouest-France. Jean Peytard y met en
œuvre les outils de la sémiotique différentielle qu’il a élaborés, éprouvés et
exposés à propos d’autres écrivains. Cet ouvrage, issu de l’amitié et de la
connivence qui liaient deux passionnés de langage, donne à connaître deux
œuvres de recherche et d’écriture. Il est aussi un hommage à la langue et à la
culture bretonnes, où sous les mots du poète le linguiste donne à entendre le
conteur des merveilles. — Jean Peytard (1924-1999) a été professeur de
linguistique et de sémiotique des discours, enseignant principalement à
l’Université de Franche-Comté (1962-1992). Grand pédagogue, il a fait
soutenir plus d’une centaine de thèses. Il est l’auteur ou le coauteur de
nombreux ouvrages de premier plan.
6. Histoire
François GAUDIN
Maurice Lachâtre, éditeur socialiste (1814-1900)
16 x 24 cm — novembre 2014 — ISBN 978-2-35935-117-0 — 470 pages — 30 €
Libraire-éditeur républicain puis socialiste, lexicographe, historien et
journaliste anticlérical, Maurice Lachâtre fut durant soixante ans un homme
du livre. Très proche d’Allan Kardec, il fut un spirite militant. Il est surtout
connu comme premier éditeur de la version française du Capital de Karl Marx
et son œuvre personnelle est tombée dans l’oubli. Il est pourtant l’auteur de
cinq dictionnaires encyclopédiques – dont deux condamnés par la justice du
Second Empire en 1858 et 1859. Adepte de Saint-Simon puis d’Étienne
Cabet, engagé dans la Commune (il n’échappera que de peu à une exécution
sommaire), finalement proche des anarchistes, il fut l’ami de Louis Blanc, de
Félix Pyat, de Proudhon, d’Eugène Sue. Exilé à deux reprises (de 1858 à 1864
et de 1871 à 1879), il sut combiner le souci de mettre le livre progressiste à la
portée de tous et la rentabilité de ses entreprises. Il s’entoura de collaborateurs
nombreux, pour la plupart inconnus, dont les destins sont ici détaillés. Cette
biographie s’appuie sur de nombreux documents inédits, archives familiales et
correspondances avec Marx, Engels, Eugène Sue, Proudhon, Félix Pyat, Léon
Cladel, Jean-Baptiste Clément… — François Gaudin, professeur de sciences
du langage, est membre du laboratoire « Lexiques, dictionnaires, informatique » de Paris 13 / CNRS. Il a dirigé Le Monde perdu de Maurice
Lachâtre (Champion, 2006), Cinq centimes par jour. Pratiques commerciales
d’un éditeur engagé (avec Jean-Yves Mollier, PURH, 2008), Alain Rey,
vocabuliste français (Lambert-Lucas, 2011), La Lexicographie militante
(Champion, 2013), La Rumeur des mots (PURH, 2013), Au bonheur des
mots. Hommage à Alain Rey (PURH, 2014) et Dictionnaires en procès
(Lambert-Lucas, 2015).
Jean-Pierre KAMINKER
La Persécution contrariée. Les Kaminker à Valréas (19431944) entre antisémitisme d’État et bienveillance d’une
population
Publié avec le concours de la Ville de Valréas et du Conseil général de Vaucluse.
13,5 x 21,5 cm — mai 2007 — ISBN 978-2-915806-12-0 — 500 pages — 36 €
Valréas est ce chef-lieu de canton du Vaucluse où l’auteur a passé les années
40
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
1943 et 1944. Plusieurs années de recherches l’ont confirmé dans une idée
fondée sur ses souvenirs d’enfant : les juifs réfugiés à Valréas sous le régime
de Vichy y ont joui d’une sécurité relative, la bienveillance de la population
faisant obstacle à la persécution. Dans ce récit qui va de janvier 1943 à
septembre 1944, l’auteur replace ses souvenirs d’enfant dans le contexte
global : « L’histoire de l’antisémitisme est celle d’une très durable horreur,
mais le temps où il a engendré ces horreurs spéciales, c’est le temps spécial de
la guerre. » Une réflexion sur le langage ordinaire, l’écriture de l’histoire et la
nécessité du politique. — Agrégé de grammaire et docteur d’État, JeanPierre Kaminker a publié des travaux de sémiotique et de sociolinguistique de
la lecture. Maître de conférences à l’Université de Perpignan, il est membre
du Parti communiste français depuis l’âge de vingt ans.
Alain VERGNIOUX
George Sand et l’éducation populaire. Leroux, Nadaud,
Perdiguier
Histoire — Ouvrage publié avec le concours du CERSE - Université de Caen BasseNormandie
13,5 x 21,5 cm — avril 2014 — ISBN 978-2-35935-115-6 — 120 pages — 15 €
Tout en élaborant pour son entourage personnel – familial et rural –, une
pédagogie progressiste et des valeurs éducatives inspirées tant par JeanJacques Rousseau que par sa propre formation aristocratique, George Sand
(1804-1876) n’a cessé d’encourager, sa vie durant, une conception républicaine, révolutionnaire et socialiste de l’« école du peuple ». Figures emblématiques d’intellectuels issus des classes laborieuses, Agricol Perdiguier dit
Avignonnais la Vertu (1805-1875), Martin Nadaud (1815-1898) et surtout
Pierre Leroux (1797-1871) sont de sa génération. Ils ont traversé les mêmes
événements – Restauration, Trois Glorieuses, Révolution de 1848, coup d’État
de Louis-Napoléon. Ils partagent les mêmes aspirations de promotion et
d’émancipation de la classe ouvrière, d’abord par la formation professionnelle, l’élévation des compétences scientifiques et techniques, l’acquisition
d’une culture générale, puis par la conquête des droits sociaux et politiques
qui permettront le passage de la société à un État démocratique. Dans cet essai
synthétique, l’auteur retrace les linéaments de ces parcours et de ces idéaux où
l’École de Jules Ferry et de Ferdinand Buisson a puisé ses racines. — Alain
Vergnioux, ancien élève de l’ENS de Saint-Cloud, docteur en philosophie,
professeur émérite de l’Université de Caen, est le directeur de la revue Le
Télémaque (philosophie, école, société) et de la collection « Philosophie de
l’éducation » chez Vrin.
7. Hors Collection
Pierre GARRIGUES
Le jeune homme, la mort et le jeu. Essai sur le fragment 52
d’Héraclite
13,5 x 21,5 cm — février 2009 — ISBN 978-2-915806-90-8 — 110 pages — 10 €
Cet essai n’est pas un travail doxographique sur le fragment 52 d’Héraclite,
mais une enquête – dans le sens qu’Hérodote donne à ce terme – qui ferait
remonter avant tout les phantasmes que l’on – que je – projette sur les mots,
sur les blancs qui les entourent, comme si un fragment, dans son éphémère
fragilité, détenait les virtualités de toute littérature, de toute parole, comme de
tout silence. J’ajoute que si l’on entend l’écho, dans le mot aiôn, non
seulement du temps mais de la vie humaine, les implications n’en sont que
plus impérieuses. » — Agrégé de lettres classiques, Pierre Garrigues
enseigne à l’Université de Tunis. Il est l’auteur d’une thèse sur les Poétiques
du fragment. Il a publié des essais et des recueils de poèmes.
Pierre GARRIGUES
Odyssées : Essai sur les figures d’Ulysse et de l’exil
13,5 x 21,5 cm — février 2009 — ISBN 978-2-915806-89-2 — 140 pages — 10 €
« Car les Sirènes l’ensorcellent d’un chant clair, / assises dans un pré, et l’on
voit s’entasser près d’elles / les os des corps décomposés dont les chairs se
réduisent… » J’ai beaucoup marché sur les plages de Méditerranée. Ces
blancs ossements polis par la lumière, ces crânes bourdonnant de mouches et
du chant inouï des Sirènes, m’ensorcelaient : demeuré sur la rive où la rive
n’est qu’un nom, incapable de me dépouiller de moi, comme la lumière de la
« lumière »… Regardant ce matin des enfants ramasser des tessons, je me
rappelle ce tesson d’assiette bleu que j’avais trouvé dans la terre…
Zsuzsa SIMONFFY (éd.)
Le Paradoxe et ses usages
En coédition avec Tinta Könyvkiadó (Éditions Tinta), Budapest.
Ouvrage publié avec le concours de la Fondation de la Maison des Sciences de
l’Homme, Paris.
42
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
16,5 x 23 cm — février 2012 — ISBN : 978-2-35935-035-7 — 240 pages — 20 €
Si l’approche ducrotienne de la sémantique n’a rien perdu de son actualité et
de son élan original, c’est parce que son objet, sa méthode et sa théorisation
continuent de renouveler les perspectives au moment où la mise en avant du
contexte et de la cognition semble remettre en cause toute recherche sur des
unités telles que le mot ou la phrase ; les moments et les situations de
l’énonciation continuent de fabriquer de l’inédit, y compris au niveau des
entités abstraites que le linguiste construit pour avoir à sa disposition des
outils fiables. Quant aux paradoxes, on en connaît d’ordre visuel, logique,
mathématique, historique, lexical… Leur intérêt vient de ce qu’ils incitent au
changement, à mettre en évidence ce que leur doit la pensée : que ce soient les
disciplines, les chercheurs, les sujets, tous courent le risque de se poser des
questions qui ne se poseraient pas sans eux… — Contributions d’Erzsébet
Chmelik, István Csűry, Oswald Ducrot, Danielle Forget, Lada HubatovaVackova, Ronald Landheer, Judit Lukovszki, Albena Milanova, István
Miskolczi, Pierre-Yves Raccah, Thierry Rentet, Dalia Satkauskytė, Zsuzsa
Simonffy, Katalin Szuhaj, Zsófia Várkonyi, Elena Vladimirska.
8. Info-Com
La collection Info-Com regroupe des travaux de sciences du langage appliqués aux problématiques de l’entreprise et de la formation.
Alain CAZADE et alii (éds)
L’Interculturel en entreprise : quelles formations ?
Actes du Colloque international de Paris Dauphine et Paris Ouest Nanterre La Défense
du 28 février 2011. Ouvrage publié avec le concours de l’Université Paris Dauphine
(UMR 7088 du CNRS « Dauphine, Recherches en Management » et CICLaS, EA 4405
« Centre de Recherches Interdisciplinaires sur les Identités, les Interactions culturelles
et les Langues de spécialité ») et de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense (ED
138, « Lettres, Langues, Spectacles » et École doctorale 139 « Connaissance, Langage,
Modélisation »).
16 x 24 cm — septembre 2011 — ISBN 978-2-35935-039-5 — 160 pages — 16 €
L’« interculturel » s’envisage traditionnellement de deux manières : soit
comme une connaissance de l’autre permettant de trouver un minimum de
conventions communes pour pouvoir vivre au mieux ou travailler de concert
au sein de l’entreprise, soit comme une tolérance qui reconnaît la pertinence
des particularités de chacun et les respecte en s’accommodant de la diversité
des comportements à adopter pour le meilleur fonctionnement de l’ensemble.
Du fait de la mondialisation et de l’uniformisation croissante des valeurs et
des modes de vie ou de travail, on peut se demander si la question des différences culturelles dans l’entreprise est encore d’actualité ou si, à l’inverse, la
tendance à l’uniformisation ne va pas les exacerber. Cette réflexion fait l’objet
de nombreuses recherches dans les sciences humaines et sociales, lesquelles
s’avèrent particulièrement utiles aux entreprises – qu’il s’agisse de fusion, de
délocalisation, d’expansion à l’étranger ou de conception publicitaire de
produits à exporter. Les Universités Paris Dauphine et Paris Ouest Nanterre
La Défense, de par leurs spécialités disciplinaires et leurs capacités d’innovation dans les formations offertes aux étudiants, étaient bien placées pour
organiser sur cette thématique un colloque commun, avec l’objectif,
concrétisé dans le présent recueil, de faire progresser les connaissances du
point de vue scientifique et d’en faire bénéficier les cursus universitaires aussi
bien que le monde professionnel. — Contributions de Diana Balaci,
Christophe Benavent, Fabien Blanchot, Véronique Boirie, Didier Bottineau,
Céline Bouleau, Simon Bouquet, Alain Cazade, Jean-François Chanlat,
Pierre-Robert Cloet, Cornelius Crowley, Nicolas Delange, Thierry Fouque,
44
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
Patricia Gutiérrez, Sylvaine Hughes, Danielle Josèphe, Gilles Lecointre,
Danielle Leeman, Bénédicte Legué, Jean-Jacques Le Goff, Gilles Louys,
Sebastian McEvoy, Mehdi Majidi, María del Carmen Méndez García, Evelyn
Odonkor, Philippe Pierre, Martine Piquet, Mercè Pujol, Emmanuelle
Sauvage, Jean-Pierre Segal.
Sylvaine HUGHES, Danielle LEEMAN et Bruno LEFEBVRE (éds)
De l’université à l’entreprise : les métiers de l’interculturel
Publié avec le concours de l’Université Paris-Dauphine, de l’Université Paris Ouest
Nanterre La Défense et de l’École des Ponts - ParisTech.
16 x 24 cm — septembre 2013 — ISBN 978-2-35935-082-1 — 300 pages — 36 €
La prise en compte des diversités culturelles et de leurs effets sur l’individu et
sur les groupes n’est pas nouvelle, mais la mondialisation a obligé les
entreprises à rechercher – dans leur propre intérêt – des modalités appropriées
pour les intégrer au bénéfice de leur stratégie de développement. L’installation
de filiales à l’étranger, les fusions, les acquisitions, les délocalisations ont
montré – parfois au prix de cruels échecs – que la reconnaissance des
représentations, des conventions et des valeurs des Autres est préférable à
l’ignorance ou au déni. En effet, nos propres us et coutumes n’ont rien
d’universel – ni aucun titre à y prétendre. Dans les conflits en cours, locaux ou
globaux, les « injustices culturelles » prennent le pas sur les affrontements
socio-économiques et politiques classiques. L’heure est à l’équité de
traitement des individus, au respect de leurs statuts personnels, principalement
linguistiques, ethniques, de genre et de religion. Le respect de la part
culturelle des droits de l’homme ne requiert aucune transformation du
système. Davantage : outre le développement économique, il permet
d’améliorer les relations entre les peuples. La recherche universitaire en
sciences humaines a évidemment un rôle important à jouer dans l’élaboration
des théories, la vérification des méthodes, l’analyse empirique des données
culturelles. Qu’est-ce qu’une culture ? Comment saisir les traits de sa propre
culture ? Comment comprendre une culture ? Quelle gestion l’entreprise peutelle promouvoir de la différence culturelle, quel en est le prix et quelles en
sont les conséquences ? Le présent ouvrage expose des points de vue
théoriques, des observations et des témoignages sur la stratégie interculturelle
des entreprises, des questions de communication verbale et comportementale
posées par les différences de contexte culturel et des expériences en matière
de formation universitaire. — Contributeurs : P. Arnaud, L. Begioni, C. Benavent, V. Boirie, E. Buckwalter, J.-M. Chamot, J.-F. Chanlat, V. Chantebout,
P.-R. Cloet, J. Eschenauer, F. Gandon, W. Guehria, A.F.C. Holl, S. Hughes,
B. Lefebvre, G. Louÿs, S. Meralli-Ballou Monnot, V. Montenero, E. Mutabazi,
P. Pierre, D. Prybis, M. Sauquet.
8. Info-Com
45
Pierre LEJEUNE
Discours d’experts en économie : Des Notes de conjoncture de
l’Insee à la rubrique économique du Monde
13,5 x 21,5 cm — décembre 2004 — ISBN 978-2-915806-02-1 — 330 pages — Open
Access
L’ouvrage interroge, à travers les comptes rendus dans Le Monde des Notes
de conjoncture de l’Insee, la façon dont la presse porte à la connaissance du
public le contenu de documents spécialisés produits par des experts. L’analyse
des discours rapportés et des points de vue énonciatifs confronte systématiquement les Notes de conjoncture et les articles du Monde, dégageant les
profils du journaliste, auto-promu expert, et de ses lecteurs tels que le texte les
construit. Est ainsi mis sur la sellette un certain journalisme documentaire soidisant objectif et un discours économique totalitaire selon lequel le politique
doit se soumettre aux lois de l’économie. L’ouvrage intéressera les citoyens
frustrés par la faiblesse du débat démocratique. — Pierre Lejeune est
économiste et linguiste. Il enseigne la traduction économique à l’Université
de Lisbonne. Membre du groupe de recherche en sémantique énonciative de
l’Université Nouvelle de Lisbonne, il poursuit des travaux sur la didactique
des langues de spécialité, l’analyse contrastive des traductions et le discours
rapporté.
Fabien LIÉNARD et Sami ZLITNI (éds)
La communication électronique : enjeux de langues
Ouvrage publié avec le concours de l’IUT du Havre.
16 x 24 cm — septembre 2011 — ISBN 978-2-35935-037-1 — 310 pages — 30 €
La communication électronique concerne tout le monde, tout le temps et
partout, ce qui explique l’importance de ses enjeux économiques et sociétaux.
Parmi ces enjeux, les langues, leurs variétés, leurs variations, avec un pluriel
qui renvoie à la multitude des usagers, des usages, des codes, des modalités,
des supports – téléphones, tablettes, ordinateurs… Car la convergence des
TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) brouille les
cartes ; les pratiques deviennent de plus en plus complexes. À quelles
nouvelles formes d’interaction donnent-elles naissance ? Quels liens
entretiennent-elles avec l’identité de chacun ? Comment les communautés
d’usagers se structurent-elles ? Comment les instances éducatives, politiques,
associatives, industrielles et commerciales entrent-elles dans la
communication numérique ? Autant de questions ici abordées sous l’angle
conjoint des sciences du langage et des sciences de l’information et de la
communication. — Contributions de Mahdi Amri, Hassan Atifi et Michel
Marcoccia, Synda Ben Affana, Hanane Boufenara, Gilles Brachotte et Alex
Frame, Elisabetta Costa, Eric Delamotte, Cécile Desoutter et Régine
Delamotte-Legrand, Adela Dragan et Muriel Fendrich, Valentin Feussi et
Isabelle Pierozak, Yves Gambier, Luisa Gandolfo, Victoria Goddard, Elisa
Gruppioni, Eric Guéguen et Clotilde Vaissaire, Roxane Joannides, Lee
46
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
Komito, Pascal Lardellier, Foued Laroussi, Gudrun Ledegen, Julia Seeli,
Marion Blondel et Jeanne Gonac’h, Dawn Marley, Rachel Panckhurst et
Debra Marsh, Julien Salve, Adrian Staii, Luciana Soliman, Thi Mai Tran,
Aurore Laporte, Morgane Le Galloudec, Marine Trancart et Domitille
Servent.
Fabien LIÉNARD et Sami ZLITNI (éds)
La communication électronique : enjeux, stratégies,
opportunités
Ouvrage publié avec le concours de l’IUT du Havre.
16 x 24 cm — avril 2015 — ISBN 978-2-35935-136-1 — 280 pages — 30 €
Quelle que soit sa situation personnelle ou institutionnelle – notamment en
politique, dans l’entreprise, en formation –, chacun ou chacune d’entre nous
converse aujourd’hui avec une grande variété d’interlocuteurs ou
d’interlocutrices par le biais des TIC. Les outils de communication électronique confèrent un pouvoir de parole considérable, une puissante liberté
d’expression et de choix. Chaque usager participe ainsi activement, en tout
temps et en tout lieu, à la construction de nouveaux espaces intermédiaires qui
rendent perméable la frontière entre les sphères publique et privée. Afin de
mieux rendre compte de cette richesse et de cette complexité, l’ouvrage adopte une perspective pluridisciplinaire, recourant selon les cas aux sciences de
l’information et de la communication, mais aussi aux sciences politiques, aux
sciences du langage, à la psycholinguistique, aux sciences de gestion, à la
sociologie et aux sciences de l’éducation. Présenté par F. Liénard et S. Zlitni,
il se divise en quatre parties : (1) Rapport au corps et identités numériques,
(2) Éducation aux TIC et éducation par les TIC, (3) Participation politique et
communication électronique, (4) Marketing et stratégies numériques. —
Contributions de S. Arrivé, S. Ben Affana, S. Blocquaux, M. Bouchard, G.
Brachotte, C. Combes, C. Crumière, B. De Cock, A. Dufour-Baïdouri, Daiana
Dula, M. El Golli, A. Frame, S. Ghourabi, I. Hare, R. Hétier, T. Hulin, F.
Jacob, A. Keszeg, F. Lancella, F. Laroussi, M. Le Béchec, A.-S. Letellier, F.
Liénard, V. Madelon, T. Martin, A. Mercier, M. Millette, T. Ouerfelli, M.
Perrinel, S. Rocheleau, S. Roginsky, O. Volckaert-Legrier, S. Zlitni.
Luca GRECO, Lorenza MONDADA et Patrick RENAUD (éds)
Identités en interaction
Publié avec le concours du laboratoire ICAR (Lyon) et du CIEH&CIEFi (Paris 3)
16 x 24 cm — avril 2014 — ISBN 978-2-35935-116-3 — 220 pages — 25 €
La notion d’« identité » traverse de nombreux cadres théoriques, domaines
disciplinaires et approches méthodologiques tout en alimentant régulièrement
le débat public. Si elle est abondamment étudiée, revisitée et critiquée en
sciences sociales, sa conceptualisation reste à développer en linguistique. Les
8. Info-Com
47
contributions de chercheur.e.s issu.e.s de la sociologie, de l’anthropologie, de
la linguistique et de la psychologie ici réunies proposent une vision située,
incarnée et performative de l’identité telle qu’elle émerge, est négociée et se
stabilise au fil de l’interaction. Sur la base de données audio-vidéo
enregistrées dans différents contextes, elles explorent une grande diversité de
situations – réunions de travail, interactions entre pairs, dans les institutions et
les associations… Elles montrent comment l’identité est assemblée par les
interactant.e.s qui jouent avec les rapports de genre, les choix de langue en
situation plurilingue, la légitimité professionnelle et les troubles langagiers,
dans une perspective résolument praxéologique de l’identité. — Contributeurs
Ch. Antaki, B. Bonu, R. Galatolo, E. González Martínez, M. Harness Goodwin, L. Greco, S. Merlino, F. Miranda da Cruz, L. Mondada et V. Traverso.
Lorenza MONDADA et Luci NUSSBAUM (éds)
Interactions cosmopolites. L’organisation de la participation
plurilingue
Ouvrage publié avec le concours du projet européen Dylan, de l’Université autonome
de Barcelone et du laboratoire Icar de l’Université de Lyon.
16 x 24 cm — juin 2012 — ISBN 978-2-35935-027-2 — 240 pages — 30 €
Ce livre veut contribuer à une meilleure compréhension des pratiques
cosmopolites des élites européennes – managers, responsables industriels et
administratifs, étudiants, professeurs, intellectuels, experts – à travers une
étude détaillée de leurs activités situées. Comment se déploie l’agir
cosmopolite en contexte ? Comment s’organisent des formations sociales
cosmopolites ? Comment se comprennent et agissent ensemble des
professionnels en situation cosmopolite ? Quelles ressources interactionnelles
mobilisent-ils et parfois inventent-ils, et quelles sont les conséquences de la
disponibilité et de la mobilisation de certaines ressources plutôt que d’autres
pour communiquer ? Vers quelles finalités et quelles valeurs s’orientent les
choix de ressources linguistiques lors de l’organisation de rencontres
cosmopolites ? Comment la diversité des cultures, des langues, des identités
est-elle traitée dans de tels contextes ? Quels en sont les effets en termes
d’inclusion ou d’exclusion de certains participants – autrement dit en termes
d’opportunités, facilités, contraintes, difficultés de participer ? — Contributeurs : A.-C. Berthoud, E. Borràs, L. Gajo, L. Greco, A. Grobet, K. Höchle
Meier, G. Lüdi, V. Markaki, S. Merlino, L. Mondada, E. Moore, G. M. Müller,
L. Nussbaum, F. Oloff, A. Patiño, P. Renaud, L. Spreafico, G. Steffen,
F. Steinbach Kohler, R. Taquechel, V. Traverso, D. Veronesi, P. Yanaprasart.
9. La Lexicothèque
Dirigée par Christine Jacquet-Pfau, La Lexicothèque est consacrée
aux questions de vocabulaire, à l’histoire des dictionnaires et des
encyclopédies, à la sémantique, à la lexicologie, à la lexicographie,
à la dictionnairique et aux « industries de la langue » en général.
Fabienne BAIDER, Efi LAMPROU et Monique MONVILLE-BURSTON (éds)
La Marque en lexicographie. États présents, voies d’avenir
Actes du colloque international de Nicosie (Université de Chypre, octobre 2006).
16 x 24 cm — juillet 2011 — ISBN 978-2-915806-98-4 — 270 pages — 30 €
La marque lexicographique concerne aussi bien l’aspect sociolinguistique que
l’aspect sémantique des mots. Comme le suggère le présent recueil, fruit du
colloque international qui a réuni des spécialistes du français et du grec, mais
aussi d’autres langues (anglais, tchèque, kaingang, espagnol…), ce double
emploi soulève de nombreux débats. La première partie, consacrée à la
sémantique, traite des descriptions lexicographiques et des problèmes
d’équivalences dans les dictionnaires de langue, y compris en ce qui concerne
la traduction. La deuxième partie, d’ordre sociolinguistique, examine le
marquage diastratique réalisé par arg., fam. et pop. et le marquage diatopique
des variétés belge, chypriote, québécoise et suisse du français. De tels
classements géolinguistiques sont-ils fondés ? Quel est le statut de la notion
de « variante » ? Plus généralement, le marquage du lexique « non
conventionnel » répond-il aux réalités linguistiques actuelles ? Comment les
valeurs signalées sont-elles marquées, décrites et distribuées dans un
dictionnaire électronique ? Des propositions méthodologiques basées sur de
nouveaux cadres théoriques sont présentées en fin de volume. —
Contributions de Dorothée Aquino-Weber, Anna Anastassiadis-Syméonidis,
Jean-Claude Anscombre, Haifa Ben Mahfoudh-Hubert, Erzébet Chmelik,
Pierre Corbin, Christophe Cusimano, Jean-Nicolas De Surmont, LolaLaurence Devolder, Mireille Elchacar, Vassiliki Foufi, Nathalie Gasiglia,
Tita Kyriakopoulou, Efi Lamprou, Claude Martineau, Camille Martinez,
Louis Mercier, Christel Nissile, Pavlos Pavlou, Bert Peeters, Alena
Podhorná-Polická, Pierre-Yves Raccah, Jackie Schön, Freiderikos
Valetopoulos, Anastasia Yiannacopoulou.
9. La Lexicothèque
49
Pierre-Nicolas CHANTREAU
Dictionnaire national et anecdotique (1790)
Édité, présenté et annoté par A. Steuckardt.
Publié avec le concours de l’Université de Provence.
16 x 24 cm — décembre 2008 — ISBN 978-2-915806-78-6 — 220 pages — 30 €
« La Révolution a-t-elle changé la langue française ? Oui, répond Garat en
1798, dans la cinquième édition du Dictionnaire de l’Académie. Non,
répondent, en 1832-1835, les Académiciens installés par la Restauration, pour
qui “les choses humaines ne marchent pas ainsi”. Le débat a d’abord été
orienté par les points de vue politiques, et les linguistes en ont gardé quelque
réticence à se prononcer. […] Le Dictionnaire national et anecdotique
présente quelques signes nouveaux (bureaucratie, contre-révolution,
guillotine, lèse-nation, sous-amendement…), mais ce qu’il décrit de plus
intéressant pour nous, c’est la transformation des signes anciens par le
changement de la référence. » — Agnès Steuckardt est maître de conférences
à l’Université de Provence. Ancienne élève de l’ENS Fontenay - Saint-Cloud,
agrégée de lettres classiques, elle a édité des ouvrages de linguistique sur la
norme et sur la glose. Auteure d’une thèse sur Marat, elle a publié une étude
sur André Chénier et plusieurs monographies sur le lexique de la Révolution.
Jean-Paul COLIN
Quand la raison n’a plus raison : Les mots de la bêtise à la folie
13,5 x 21,5 cm — juin 2006 — ISBN 978-2-915806-25-0 — 260 pages — 24 €
De même que nos mots sont plus nombreux pour décrire le mal-être que le
bien-être, la langue française foisonne d’expressions propres à désigner les
égarements de l’esprit. On sera frappé par l’hypertrophie de deux zones
extrêmes : celle du langage des psys, aux allures savantes, concernant la folie ;
celle du langage familier, populaire ou argotique, concernant la sottise. Ont
été moqués durant des siècles les individus « pas comme les autres » tandis
que la langue « correcte » couvrait le tabou de la folie d’euphémismes et de
périphrases. On est cependant passé en quarante ans de l’asile de fous au
centre psychothérapeutique et du fou furieux au paranoïaque délirant, ce qui
est beaucoup plus qu’une question de mots… — Agrégé de lettres classiques
et docteur d’État, Jean-Paul Colin a été professeur des universités à Tours,
Nanterre et Besançon. Spécialiste de littérature populaire et lexicographe, il
est auteur ou co-auteur de nombreux dictionnaires.
Jean-Paul COLIN
Des mots… à l’œuvre
Préface d’Alain Rey.
13,5 x 21,5 cm — septembre 2009 — ISBN 978-2-35935-000-5 — 296 pages — 30 €
50
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
Une approche érudite mais non pédante, sérieuse et enjouée, d’un corpus de
textes où s’effacent les distinctions entre « bonne » et « mauvaise » littérature,
entre « grands écrivains » et « littérature de gare ». Outillé d’une lexicologie
concrète et appliquée, il est allé, en exégète patient et minutieux, des mots à
l’œuvre (et inversement), explorant les thématiques et les réseaux lexicaux les
plus divers, de Robert Desnos à Jean-Paul Sartre en passant par Alphonse
Daudet, Gaston Leroux, Boileau-Narcejac, Albert Simonin et quelques autres.
François GAUDIN (éd.)
Alain Rey, vocabuliste français
Ouvrage publié avec le concours de la Région Haute-Normandie.
13,5 x 21,5 cm — décembre 2011 — ISBN 978-2-915806-71-7 — 100 pages — 10 €
« Alain Rey a consacré sa vie à la description de la langue française en tant
que bien commun universel inaliénable. Il l’a fait en conjuguant érudition et
ouverture, tolérance et exigence ; je dirais avec bienveillance, considérant que
la langue française appartient avant tout à ceux qui la parlent. Ni grammairien
contraint à l’austérité, ni linguiste enfermé dans sa théorie, ni lettré confit dans
sa suffisance, Alain Rey a su faire partager à un large public le goût du
vocabulaire et le sens du mot juste, mettant ses connaissances historiques au
service d’analyses lexicales acérées. Observateur attentif de l’usage,
“vocabuliste” comme disait Louis-Sébastien Mercier, il a su rendre justice à la
créativité des locuteurs qui, parfois dans les marges, font bouger une langue
naguère ossifiée. Loin de défendre un idiome poussiéreux, il se fait volontiers
le chantre des inventions linguistiques des banlieues » (extrait de la préface de
François Gaudin). L’ouvrage réunit les premières contributions du colloque
« Alain Rey, ou le malin génie de la langue française », Rouen, 4 et 5 juin
2009, et couvrent la plupart des thèmes de son activité de lexicologue, de
lexicographe, de linguiste et de sémiologue. — Contributions de Sylvain
Auroux, Bruno de Bessé, Louis-Jean Calvet, Alexandra Cuniţă, Loïc
Depecker, François Gaudin, Henri Mitterand, Jean-Yves Mollier, JeanFrançois Sablayrolles, Salah Stétié.
François GAUDIN (éd.)
Dictionnaires en procès
Préface d’Alain Rey.
13,5 x 21,5 cm — février 2015 — ISBN 978-2-35935-105-7 — 140 pages — 15 €
Rares sont les dictionnaires de langue à avoir été déférés devant la justice.
Lorsque cela arrive, les attendus des jugements rendent sensibles les réseaux
d’enjeux idéologiques, politiques, religieux et marchands qui traversent ces
recueils de mots et éclairent l’efficacité sociale que leurs usages peuvent leur
conférer. À l’occasion du cent-cinquantième anniversaire de la condamnation
9. La Lexicothèque
51
du Dictionnaire universel de Maurice Lachâtre, plusieurs chercheurs ont
étudié ces procès littéraires peu communs. Les démêlés de l’éditeur CharlesJoseph Panckoucke, de l’écrivain et lexicographe Alfred Delvau, de MichelAuguste Peigné et de Maurice Lachâtre sont retracés. Le contexte de ces
poursuites, témoignages d’une censure de l’écrit, est analysé par Jean-Yves
Mollier tandis qu’Yvan Leclerc étudie les spécificités de ces jugements
auxquels l’histoire du livre et de l’édition ne s’était pas encore intéressée. Ce
volume fournit l’occasion d’interroger le régime de surveillance de l’imprimé
depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu’au Second Empire et la dimension militante
des dictionnaires de langue, depuis le désir d’éducation émancipatrice
jusqu’au libertinage lexical. Alain Rey en éclaire le propos par une préface
aussi malicieuse que passionnante et chaleureuse. — Contributions de René
Fayt, François Gaudin, Yvan Leclerc, Jean-Yves Mollier, Christophe Rey.
Claude GRUAZ (éd.)
Dictionnaire synchronique des familles dérivationnelles de mots
français
En collaboration avec Renée Honvault et les laboratoires HESO et Dyalang du CNRS.
29,7 x 21 cm — janvier 2008 — ISBN 978-2-915806-62-5 — 1300 pages — 90 €
Le Disfa décrit les familles dérivationnelles sémantiques à départ
étymologique du français contemporain. Composé de 544 tableaux
arborescents allant jusqu’à huit niveaux de profondeur, il analyse 30 000 mots
selon : (1) leur fréquence en discours, (2) leurs radicaux, (3) leurs dérivés,
(4) leurs liens sémantiques, (5) leurs locutions figées. Chaque tableau est
complété par une liste des composants homonymes permettant d’évaluer la
productivité des morphèmes dans chaque famille et en dehors d’elle.
L’ouvrage intéressera les chercheurs et les enseignants à qui il offre une vue
méthodique et des moyens pédagogiques nouveaux pour la compréhension et
l’enseignement du vocabulaire. — Directeur de recherche honoraire au
CNRS et à Paris 3, Claude Gruaz a dirigé le laboratoire HESO (Histoire et
structure de l’orthographe et des système d’écriture). Président de l’EROFA
(Études pour une Rationalisation de l’Orthographe Française d’Aujourd’hui)
il est expert auprès du Conseil supérieur de la langue française en Belgique,
et formateur l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme.
Claude GRUAZ (éd.)
À la recherche du mot : De la langue au discours
Séminaire du CFM – Tome I – 2003-2005.
13,5 x 21,5 cm — septembre 2006 — ISBN 978-2-915806-26-7 — 190 pages — 22 €
Le Centre du français moderne, dirigé par Claude Gruaz, invite trois fois par
an dans son séminaire des spécialistes de linguistique française contemporaine
52
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
pour faire périodiquement le point sur l’avancement de la recherche. Ce
recueil collectif reprend des communications de 2003, 2004 et 2005. —
Communications d’H. Huot, C. Jacquet-Pfau, M. Lenoble-Pinson, R. Shapiro,
L. Sprenger-Charolles, D. Ducard, J.-P. Jaffré et J.-F. Sablayrolles.
Claude GRUAZ et Christine JACQUET-PFAU (éds)
Autour du mot : Pratiques et compétences
Séminaire du CFM – Tome II – 2006-2009.
13,5 x 21,5 cm — février 2010 — ISBN 978-2-35935-020-3 — 240 pages — 24 €
Communications de M. Alessio, S. Branca-Rosoff, J. David, D. Davy,
R. Delamotte-Legrand, D. Horner, J.-P. Jeantheau, O. Leclerq, C. Maillard,
F. Mazière, C. Parisse, M.-C. Penloup, S. Plane et J. Sibille.
Zuzana HILDENBRAND
Les emprunts lexicaux à l’allemand en français contemporain
Préface de Jean-François Sablayrolles.
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Palacky d’Olomouc.
16 x 24 cm — décembre 2015 — ISBN : 978-2-35935-157-6 — 180 pages — 21 €
C’est d’un pays slave, la République tchèque, que nous vient cette toute
première étude des mots allemands du français. L’ouvrage met en œuvre deux
corpus. Le premier reprend les 382 mots marqués « empr. à all. » (et rubriques
similaires) du Trésor de la Langue Française informatisé (TLFi) ramenés à
105 après élimination des termes scientifiques et techniques de façon à rester
dans le vocabulaire général de la langue. Le second est constitué d’archives
numériques de la presse écrite française – éditoriaux, actualités, reportages,
courriers de lecteurs, etc. – accessibles sur les sites du Figaro, de Libération
et du Nouvel Observateur sondés sur plus de dix ans, soit près de 500 millions
de mots. Après classement des emprunts à l’allemand par ordre de fréquence
l’auteure teste la connaissance des emprunts de fréquence inférieure à 30
auprès de locuteurs natifs par une enquête sur questionnaire. Trois groupes
d’emprunts et trois profils d’usagers se dégagent : mots bien connus,
moyennement connus et peu connus (ou pas connus du tout) ; usagers
connaissant bien, moyennement ou peu (ou pas du tout) les mots français
empruntés à l’allemand. Connus des plus âgés, ignorés des plus jeunes,
empruntés à des époques plus anciennes que les mots anglais et référant à des
entités extra-linguistiques souvent révolues, de nombreux mots allemands du
français semblent bien, du fait du renouvellement naturel des générations,
promis à une disparition rapide. — Après un master en langue française et
allemande (2008) et un doctorat de linguistique française (2012), Zuzana
Hildenbrand-Navrátilová enseigne au département des Langues romanes de
la faculté des Lettres de l’Université Palacký à Olomouc (République
tchèque). Chercheur en lexicologie, elle travaille sur les emprunts en alle-
9. La Lexicothèque
53
mand et en français et sur la néologie. Après avoir participé au programme
TLF-Étym de l’Atilf, elle est membre du groupe de recherche international
EmpNéo (emprunts néologiques et équivalents autochtones).
Zuzana HILDENBRAND, Alicja KACPRZAK et Jean-François SABLAYROLLES (éds)
Emprunts néologiques et équivalents autochtones en français,
en polonais et en tchèque
Publié avec le concours des universités de Villetaneuse, de Lodz et d’Olomouc.
16 x 24 cm — à paraître — ISBN 978-2-35935-156-9 €
Un des aspects de la mondialisation se marque dans les contacts de langues
avec, en particulier, les emprunts et les équivalents autochtones – spontanés
ou officiels – qui les concurrencent. Le projet international EmpNéo (Emprunts Néologiques) a pour objectif de comparer les nouveaux emprunts
(surtout des anglicismes, mais pas exclusivement) du français, du polonais et
du tchèque dans un certain nombre de domaines révélateurs d’évolutions
sociétales. Le présent volume aborde les évolutions du monde du travail, les
nouvelles conduites criminelles ou à risques, l’émergence des réseaux sociaux
et les nouvelles habitudes alimentaires. On s’intéresse aussi à la réactivité des
langues balançant entre les emprunts purs et simples ou plus ou moins adaptés
et la création d’équivalents, faux-emprunts et allogénismes. — Contributions
d’Anna Bobinska, Anna Bochnakowa, Zuzana Hildenbrand, John Humbley,
Christine Jacquet-Pfau, Alicja Kacprzak, Andrzej Napieralski, Jean-François
Sablayrolles, Julie Viaux.
Leo SPITZER
Traque des mots étrangers, haine des peuples étrangers.
Polémique contre le nettoyage de la langue
Traduit de l’allemand par Jean-Jacques Briu, présenté par Agnès Steuckardt et préfacé
par Jacques François.
13,5 x 21,5 cm — février 2013 — ISBN 978-2-35935-057-9 — 100 pages — 15 €
« Dans ce bref ouvrage de 1918, Leo Spitzer (1887-1960) déploie une critique
ravageuse de la politique de « nettoyage linguistique » anglophobe et
francophobe promue par l’Allgemeiner Deutscher Sprachverein [Association
générale de la langue allemande] au cours de la première guerre mondiale. Les
trois premières parties de cet essai placé sous le signe de la sémantique
comparée examinent la multitude de propositions de « germanisation » du
vocabulaire allemand faites par l’Association. Leo Spitzer les tourne en
ridicule et montre qu’elles appauvrissent cette langue fière de la diversité de
ses dialectes et de ses registres, tant en Autriche qu’en Allemagne. Mais c’est
dans la quatrième partie qu’il se déchaîne, transformant une étude universitaire en un brûlot dénonçant le lien entre « la traque des mots étrangers » et
54
Éditions Lambert-Lucas, Catalogue 2016
une xénophobie exacerbée par la guerre. « La haine des mots étrangers est liée
à la haine nationale », conclut-il. Quant à cette Association qui entend rendre
la langue allemande à la fois « pure » et « patriotique », ce n’est pas une
société savante, mais un instrument de propagande pangermaniste. On
retrouve ici la verve pamphlétaire et pacifiste d’un Karl Kraus face à l’élite
belliciste viennoise. Leo Spitzer reste peu connu du public francophone. Seuls
trois de ses ouvrages ont été précédemment traduits : Études de style en 1970
(avec une introduction de Jean Starobinski), Études sur le style – Analyses de
textes littéraires français (1918-1931) en 2009, traduit par Jean-Jacques Briu,
et L’Harmonie du monde en 2010. Traque des mots étrangers, haine des
peuples étrangers fait à juste titre connaître un Spitzer juvénile et
pamphlétaire » (Jacques François). — J.-J. Briu est professeur à Paris X
Nanterre, département d’Études germaniques (EA 4418), Centre de
recherches pluridisciplinaires multilingues. — Agnès Steuckardt est
professeur de linguistique française à l’Université Paul-Valéry - Montpellier,
membre du laboratoire Praxiling (UMR 5267 du CNRS).
Leo SPITZER
Anti-Chamberlain. Considérations d’un linguiste sur les Essais
de guerre de Houston Steward Chamberlain et l’évaluation de
la langue en général
Traduit de l’allemand par Jean-Jacques Briu, présentation d’Agnès Steuckardt
13,5 x 21,5 cm — octobre 2014 — ISBN 978-2-35935-109-5 — 100 pages — 15 €
Houston Stewart Chamberlain (1855-1927) s’est fait connaître par la
publication, en 1897, de Die Grundlagen des 19. Jahrhunderts, grand succès
de librairie, traduit en français en 1913 sous le titre La Genèse du dix-neuvième siècle, qui met en scène l’avènement des Germains dans l’Europe
moderne. Dans ses écrits de guerre, il opposera la vigueur de la langue
allemande à l’anémie du français, instillant une idéologie raciste en
linguistique. Leo Spitzer (1887-1960) entreprend de réfuter les arguments de
Chamberlain, et, plus généralement, des nationalistes en matière de langue.
Non, la capacité de l’allemand à créer des mots composés n’implique pas
nécessairement une supériorité dans l’« expressivité » ; non, l’absence en
gotique d’un mot équivalent à Satan ne signifie pas nécessairement l’heureuse
innocence des anciens Germains ; non, les nasales de la langue française ne
sont pas spécialement disgracieuses, etc. L’Anti-Chamberlain (1918) dévoile
les soubassements d’un nationalisme linguistique dont Spitzer, dans Fremdwörterhatz und Fremdvölkerhass (Traque des mots étrangers, haine des
peuples étrangers), attaquait la même année une autre forme : le purisme
linguistique. L’Allemagne défaite, l’Empire austro-hongrois démantelé,
Houston Stewart Chamberlain devient un des maîtres à penser de Hitler et du
national-socialisme, tandis que le Juif Leo Spitzer quitte Vienne, puis
l’Europe. La traduction d’Anti-Chamberlain par Jean-Jacques Briu et sa
présentation par Agnès Steuckardt, après Traque des mots étrangers, haine
des peuples étrangers (Limoges, Lambert Lucas, 2013), font découvrir les
9. La Lexicothèque
55
enjeux idéologiques du combat livré par le jeune linguiste. — Jean-Jacques
Briu est professeur à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense (Paris X),
département d’Études germaniques (EA 4418), Centre de recherches
pluridisciplinaires multilingues. — Agnès Steuckardt est professeur de linguistique française à l’Université Paul-Valéry - Montpellier, membre du
laboratoire Praxiling (UMR 5267 du CNRS).
10. Le Débat orthographique
Dirigée par Claude Gruaz, cette collection édite les fascicules de
l’association EROFA (Études pour la Rationalisation de l’Orthographe Française d’Aujourd’hui, http://erofa.free.fr/). Rédigés
conjointement par des chercheurs et des usagers, ces fascicules
offrent une nouvelle approche de la réforme de l’orthographe.
Chacun d’eux est consacré à un point particulier, reconnu comme
source d’erreurs fréquentes, et donne lieu à une règle fondée sur
des études approfondies mais exprimée en termes simples afin
d’être facilement comprise, mémorisée et appliquée.
Les Consonnes doubles : féminins et dérivés (fasc. 1)
16 x 24 cm — février 2009 — ISBN 978-2-915806-67-0 — 96 pages — 12 €
Le doublement de la consonne finale est l’un des problèmes majeurs de
l’orthographe française : doit-on écrire patrone ou patronne, patronat ou
patronnat ? Précédée d’une présentation méthodique, d’un rappel historique et
d’un résumé des projets de réforme antérieurs, la règle de simplification
proposée est suivie des listes des mots concernés groupés en séries puis par
ordre alphabétique. Ce fascicule montre que le non-doublement de la
consonne finale peut être généralisé sans altérer le système général de
l’orthographe française. — Ont participé à la conception de ce fascicule :
Michel Alessio, Jean-Claude Anizan, Véronique Bernez, Ange Bizet, Laurent
Cuzin, Annie Desnoyers, Bénédicte Gaillard, Pierre Jeudy, Michel Jordan,
Dominique Le Fur, Georges Legros, Michèle Lenoble-Pinson, Camille
Martinez, Thierry Mathias, Marinette Matthey, Marie-Louise Moreau, Jean
Sibille.
Le X final (fasc. 2)
16 x 24 cm — août 2009 — ISBN 978-2-35935-011-1 — 74 pages — 12 €
Pourquoi deux marques du pluriel alors qu’une seule suffit ? Pourquoi des
pneus et des cheveux, des landaus et des coraux, des cous et des hiboux, ou
même un mois et un choix ? Précédée d’une présentation méthodique, d’un
rappel historique et d’un résumé des projets de réforme antérieurs, la règle
proposée de simplification dans le présent fascicule est suivie d’une liste
générale et d’annexes détaillant les mots dans lesquels le s est ajouté au
10. Le Débat orthographique
57
pluriel (un agneau, des agneaus), remplace le x du pluriel (abdominal,
abdominaus), ou remplace le x dès le singulier et se retrouve dans les
féminins et les dérivés (généreus, généreuse, générosité). — Ont participé à
la conception de ce fascicule : Michel Alessio, Jean-Claude Anizan, MarieJosé Béguelin, Véronique Bernez, Ange Bizet, Annie Desnoyers, Bénédicte
Gaillard, Pierre Jeudy, Michel Jordan, Henri Landroit, Pierre Launay,
Georges Legros, Michèle Lenoble-Pinson, Françoise Martin-Berthet, Camille
Martinez, Thierry Mathias, Marinette Matthey, Paul Morisset, Jacqueline
Picoche, Jean Sibille, Line Sommant.
Les Consonnes doubles après e (fasc. 3)
16 x 24 cm — juillet 2010 — ISBN 978-2-35935-021-0 — 90 pages — 12 €
Le doublement de la consonne après e aurait dû disparaitre lorsque les accents
ont été introduits dans l’imprimerie. Il y a donc actuellement un double
système de notation, soit par un accent sur le e, ex. secrète, soit par le
doublement de la consonne qui le suit, ex. cassette. Ce fascicule propose de
rationaliser le système en généralisant la forme accentuée. Précédée d’une
présentation méthodique, d’un rappel historique et d’un résumé des projets de
réforme antérieurs, la règle de simplification proposée dans le présent
fascicule est suivie des listes des mots modifiés, rangés par ordre alphabétique
et par groupes de consonnes doublées. — Ont participé à la conception de ce
fascicule : Michel Alessio, Jean-Claude Anizan, Marie-José Béguelin, Véronique Bernez, Marie-Hélène Billwatsch, Ange Bizet, Christiane Buisseret,
Caroline Dault, Annie Desnoyers, Jacques David, Georges Farid, Bénédicte
Gaillard, Pierre Jeudy, Michel Jordan, Henri Landroit, Pierre Launay,
Georges Legros, Michèle Lenoble-Pinson, Louis Louvel, Françoise MartinBerthet, Camille Martinez, Thierry Mathias, Marinette Matthey, Paul
Morisset, Sandrine Pagani, Jacqueline Picoche, Jean Sibille, Line Sommant.
L’Accord du participe passé (fasc. 4)
2e édition revue et corrigée.
16 x 24 cm — mai 2013 — ISBN 978-2-35935-081-4 — 50 pages — 12 €
Le participe passé conjugué avec avoir et être est tantôt invariable et tantôt
accordé, tantôt avec le sujet et tantôt avec le complément d’objet direct. Il en
résulte une trentaine de règles, exceptions et exceptions d’exceptions qui en
font le point le plus délicat de la grammaire française. Et aussi le point le plus
souvent mis en avant par les commissions de réforme successives du
ministère de l’Instruction publique, puis du ministère de l’Éducation
nationale, depuis la fin du XIXe siècle. La présente étude reprend le dossier sur
des bases entièrement nouvelles en partant de trois grands principes : (1) Non
pas affaiblir mais renforcer le système orthographique en réduisant le nombre
d’exceptions ; (2) Établir une hiérarchie des règles à partir de « règles
premières » ; (3) Distinguer la syntaxe de la sémantique et en cas de conflit
58
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
entre elles, accorder la priorité à la syntaxe. À l’arrivée, deux règles simples et
sans exceptions. — Ont participé à la conception de ce fascicule : Michel
Alessio, Jean-Claude Anizan, Marc Arabyan, Véronique Bernez, Ange Bizet,
Frédéric Bottois, François Bouchard, Christiane Buisseret, Maryze
Courberand, Caroline Dault, Jacques David, Annie Desnoyers, Georges
Farid, Claire Fondet, Patrice Gourdet, Pierre Jeudy, Michel Jordan, Henry
Landroit, Pierre Launay, Georges Legros, Michèle Lenoble-Pinson, Louis
Louvel, Camille Martinez, Marinette Matthey, Martial Maynadier, Serge
Monier, Paul Morisset, Cendrine Pagani-Naudet, Claudie Péret, Françoise
Rullier-Theuret, Jean-Pierre Sautot, Line Sommant.
Simplifier les consonnes doubles (fasc. 5)
16 x 24 cm — novembre 2013 — ISBN 978-2-35935-093-7 — 100 pages — 15 €
Le doublement graphique des consonnes constitue la première source
d’erreurs non grammaticales à l’écrit, tant pour les enfants que pour les
adultes. Pourquoi écrire consonne et consonantique ? Ce fascicule reprend
deux études antérieures : le Fascicule 1 sur le doublement de la consonne
finale dans les mots féminins et dérivés, qui propose d’écrire patrone et
cantoner sur le modèle de patronat et cantonal, et le Fascicule 3 sur les
consonnes doubles devant « e », qui propose d’écrire cassète comme secrète
et je jète comme je pèle. La présente étude étend la rationalisation du système
à l’ensemble des cas de doublement, y compris étymologiques et historiques,
à l’exception des doublements qui modifieraient le rapport à l’oral (accident,
ennuyer, surréalisme, pizza…). Les 7 450 entrées concernées sont ici données
(1) par ordre alphabétique strict et (2) par ordre alphabétique des consonnes
simplifiées (BB, CC, DD, etc.). — Ont participé à la conception de ce
fascicule : Michel,Alessio, Jean-Claude,Anizan, Marc Arabyan, Véronique,Bernez, Ange,Bizet, François,Bouchard, Christiane,Buisseret, Danièle
Cogis, Chantal,Contant, Caroline,Dault, Jacques,David, Georges,Farid,
Claire,Fondet, Anabela,Fragoso, Bénédicte,Gaillard, Patrice,Gourdet, Pierre
Jeudy, Michel Jordan, Henry,Landroit, Pierre,Launay, Georges,Legros,
Michèle,Lenoble-Pinson, Louis,Louvel, Camille,Martinez, Marinette,Matthey,
Martial,Maynadier, Serge,Monier, Paul,Morisset, Cendrine,Pagani-Naudet,
Claudie,Péret, Jacqueline,Picoche, Jean-Pierre,Sautot, Line,Sommant.
Les lettres grecques et similaires (fasc. 6)
16 x 24 cm — octobre 2015 — ISBN : 978-2-35935-145-3 — 192 pages — 18 €
Les lettres grecques sont un sujet de crispation : pour les uns, elles sont une
part essentielle du patrimoine de la langue et les supprimer serait couper le
français de ses racines ; pour les autres, elles sont une complication inutile
comme le prouve leur abandon complet par les autres langues romanes –
voyez par exemple fr. orthographe, cat. ortografia, esp. ortografía, gal.
ortografía, ital. ortografia, occit. ortografia, port. ortografia, roum. orto-
10. Le Débat orthographique
59
grafie. Le propos n’est pas pas ici de prendre parti pour le maintien des lettres
grecques ou similaires ou en faveur de leur suppression. Quelle que soit la
position retenue, les arguments avancés par les uns et les autres sont le plus
souvent empreints d’une forte subjectivité. Comment pourrait-il en être
autrement aussi longtemps que l’on n’a pas procédé à une étude méticuleuse
de l’effet qu’aurait la suppression de ces lettres sur les graphies des mots ?
Présenter une telle étude est la raison d’être de ce fascicule. — Avec
Michel,Alessio, Jean-Claude,Anizan, Frédéric Bottois, Danièle,Cogis, Annie
Desnoyers, Georges,Farid, Claire,Fondet, Bénédicte,Gaillard, Patrice Gourdet, Michel Jordan, Pierre,Launay, Michèle,Lenoble-Pinson, Louis,Louvel,
Marinette,Matthey, Martial,Maynadier, Serge,Monier, Claudie,Péret, Alain
Vézina.
11. Le Discours philosophique
Dirigée par Frédéric Cossutta, la collection Le Discours philosophique accueille des travaux originaux sur le langage de la philosophie. La philosophie associe des pratiques institutionnelles qui
en règlent la production à des procédés d’écriture, marques
rhétoriques ou stylistiques et cadres génériques qui en règlent
l’exposition. Les ouvrages de la collection analysent les contraintes
discursives qui structurent l’exercice de la pensée dans des
conditions historiques et énonciatives situées et se proposent de
renouveler l’approche du travail spéculatif propre à une doctrine,
à un système ou à une œuvre.
Frédéric COSSUTTA (éd.)
Lire Bergson (« Le Possible et le Réel »)
Deuxième édition revue et corrigé (1re édition Paris, Puf, 1998)
13,5 x 21,5 cm — à paraître — ISBN 978-2-35935-144-6 —
Bergson était sensible à la question de l’écriture philosophique. En effet, il
rapportait les systèmes des philosophes à une intuition cristallisée sous la
forme d’une image médiatrice. Il était également lui-même soucieux d’écrire
dans une langue à la fois claire, précise et riche, susceptible de traduire au
mieux l’expérience de la durée pure que les sédimentations déposées par
l’habitude ou la conceptualité philosophique abstraite empêchent de percevoir
et de comprendre. Il est donc légitime en retour de s’intéresser à l’écriture
philosophique de Bergson, ce que propose cet ouvrage avec une analyse
croisée de l’essai : « Le possible et le réel » (La Pensée et le Mouvant) dont le
texte est reproduit en tête du volume. De quelle façon Bergson tente-t-il de
résoudre les paradoxes pragmatiques qu’entretient sa philosophie avec ses
conditions d’expression ? Le choix d’un genre, le privilège accordé aux
formes d’énonciation en première personne, l’utilisation d’images, de formules, sont autant de procédés qui lui permettent de « formuler l’informulable »
et d’inscrire le texte dans l’horizon d’une œuvre conçue comme « création
d’imprévisible nouveauté ». Des philosophes et des spécialistes de l’analyse
textuelle, réunis dans le Groupe de recherche sur l’analyse du discours
philosophique, ont discuté leurs méthodes, confronté leurs approches au profit
d’une lecture plurielle, occasion de mettre à l’épreuve les questions posées par
l’analyse du discours philosophique et de proposer une méthode de lecture
originale de Bergson. — Contributions de Magid Ali Bouacha, Jean-François
11. Le Discours philosophique
61
Bordron, Frédéric Cossutta, Christophe Giolito, Alain Lhomme, Dominique
Maingueneau, Gilles Philippe.
Frédéric COSSUTTA (éd.)
Descartes et l’argumentation philosophique
Deuxième édition revue et corrigé (1re édition Paris, Puf, 1996)
13,5 x 21,5 cm — à paraître — ISBN 978-2-35935-143-9 —
Cet ouvrage ne prétend pas présenter un « autre Descartes », mais plutôt une
autre façon d’aborder la lecture de Descartes. Les auteurs entendent en effet, à
travers l’étude de l’argumentation philosophique, mettre à l’épreuve les outils
que le renouvellement des sciences du langage et de l’analyse du discours met
à leur disposition. Philosophes ou linguistes, ils s’inscrivent dans des horizons
méthodiques différents. Pour certains l’étude de la philosophie peut devenir
l’objet à part entière d’une analyse de discours qui vise à s’instituer comme
champ disciplinaire autonome, pour d’autres l’argumentation philosophique
peut être l’objet d’une investigation pour des disciplines déjà constituées ou
qui doivent être réaménagées. Tous reconnaissent que la prise en considération de la dimension spécifiquement langagière et discursive du texte
philosophique peut jouer un rôle heuristique, dans la mesure où elle permet
d’en accroître l’intelligibilité, d’intervenir dans les débats liés à l’histoire des
doctrines, ou d’avancer des interprétations neuves. — Contributions de J.F. Bordron, A. Bouvier, F. Cossutta, C. Giolito et D. Maingueneau.
Frédéric COSSUTTA et Francine CICUREL (éds)
Les Formules philosophiques. Détachement, circulation, recontextualisation
13,5 x 21,5 cm — février 2014 — ISBN 978-2-35935-095-1 — 220 pages — 25 €
Les philosophies se condensent en des énoncés minimaux et autonomes dotés
de propriétés formelles qui leur confèrent un aspect remarquable, signatures
doctrinales (« Connais-toi toi-même », « L’existence précède l’essence ») ou
énoncés à portée universelle (« On ne se baigne jamais deux fois dans le
même fleuve », « L’homme est un loup pour l’homme »). Ces formules emblématiques circulent entre les grandes œuvres et sont recontextualisées dans
des textes seconds (doxographies, manuels, dictionnaires, recueils de formes
brèves…). Elles s’inscrivent dans des usages essentiels à l’activité discursive :
mémorisation, transmission, enseignement, commentaire, contribuant fortement à tisser l’interdiscours philosophique. Elles jouent également le rôle
d’ambassadrices auprès d’autres formes de discours et dans l’espace public et
ses lieux communs. Les auteurs comparent les formules philosophiques aux
proverbes, sentences et aphorismes et proposent des pistes pour en comprendre l’élaboration et la nature en rapportant leurs caractéristiques for-
62
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
melles, rhétoriques ou stylistiques, à leur valeur philosophique. Grâce à
l’étude de cas divers (Épicure, Descartes, Hegel, Feuerbach, Marx, Nietzsche,
Wittgenstein, Lévinas, Merleau-Ponty, Foucault, Derrida), ils interrogent le
rôle d’une écriture formulaire en philosophie. — Contributions de J.F. Bordron, F. Cicurel, F. Cossutta, K. Fotouhi, A. Lhomme, D. Maingueneau, A. Rabatel, M. Temmar.
Frédéric COSSUTTA, Pascale DELORMAS et Dominique MAINGUENEAU (éds)
La vie à l’œuvre. Le biographique dans le discours philosophique
Ouvrage publié avec le concours du Céditec - Université Paris-Est Créteil (Paris 12)
13,5 x 21,5 cm — décembre 2012 — ISBN 978-2-35935-061-6 — 150 pages — 15 €
S’intéresser à la biographie des philosophes c’est trop souvent opposer la vie
et l’œuvre, la première étant réduite à l’éclairage de la seconde. Ce livre
collectif propose une réévaluation de ce rapport et lui restitue sa complexité.
La vie, c’est aussi bien la biographie proprement dite, faite des évènements
attachés à un nom et à une personne situés, un mode de vie spécifique
consistant à vivre selon des préceptes théoriques et pratiques, mais aussi les
formes narratives qui stylisent, voire tentent d’objectiver scientifiquement la
vie en biographie. Ces trois modalités s’entrecroisent, s’interpénètrent, se
répondent ou s’opposent. En se montrant sensibles aux dimensions discursives
et institutionnelles de l’activité philosophique, les auteurs s’attachent à
montrer que l’analyse ne doit pas dissocier récits de vie et récits de méthode,
émergence des genres biographiques et constitution de l’identité de
philosophe. Ainsi la vie se vit de s’écrire autant que l’écriture se fait vie, dans
un perpétuel jeu de boucles. — Contributions de J.-F. Bordron, B. Clément,
F. Cossutta, P. Delormas, C. Giolito, D. Maingueneau, D. Ribard.
Dominique MAINGUENEAU
La philosophie comme institution discursive
13,5 x 21,5 cm — janvier 2015 — ISBN 978-2-35935-120-0 — 240 pages — 18 €
Ce livre s’inscrit dans une perspective d’analyse du discours. À ce titre, il
s’efforce de sortir de l’alternative ruineuse entre des approches qui sont
censées démonter les rouages des textes pour ressaisir le sens des doctrines, et
des approches d’ordre sociologique qui cherchent ses déterminations à
l’extérieur. Si l’on veut ainsi appréhender la philosophie comme discours, la
« scène d’énonciation », qui n’est réductible ni au texte ni à une situation de
communication qu’on pourrait décrire de l’extérieur, est amenée à jouer un
rôle crucial. Une théorie du discours ne se contente pas, en effet, d’articuler
texte et contexte, car cela reviendrait à présupposer le partage même qu’elle
entend surmonter. Elle met en évidence une activité énonciative qui doit gérer
sa présence à la fois dans le monde qu’elle construit et dans le monde où elle
se construit, une activité qui doit légitimer la situation d’énonciation dont elle
11. Le Discours philosophique
63
prétend surgir. On peut dès lors parler d’une institution discursive de la
philosophie, par laquelle se nouent l’institution comme processus de
construction d’une légitimité, et l’institution comme appareil organisant une
pratique : la structure du champ, le statut du philosophe, les genres… À
travers le monde qu’elle configure en déployant son texte, l’énonciation
réfléchit en les légitimant les conditions de sa propre activité. L’institution
discursive est ainsi le mouvement par lequel passent l’un dans l’autre, pour
s’étayer, l’œuvre et ses conditions d’énonciation. La première partie du livre
présente un réseau de concepts pertinents pour l’analyse du discours
philosophique. La seconde contient sept études, groupées autour de trois
thèmes : les genres, l’argumentation, la figure de l’auteur. — Dominique
Maingueneau est professeur de linguistique à l’université Paris-Sorbonne, où
il est rattaché à l’équipe de recherche « Sens, Texte, Informatique, Histoire ».
Ses travaux ont surtout porté sur l’analyse du discours, domaine dans lequel
il a publié, dirigé ou co-dirigé de nombreux ouvrages.
Dominique MAINGUENEAU et Mathilde VALLESPIR (éds)
Lire Derrida ? Autour d’« Éperons. Les styles de Nietzsche »
16 x 24 cm — avril 2015 — ISBN 978-2-35935-127-9 — 130 pages — 15 €
Comment lire Derrida lorsqu’on n’est pas derridien ? Sa philosophie exclut
par avance toute lecture qui serait surplombante, que celle-ci relève de
l’histoire de la philosophie ou de toute autre approche métaphilosophique.
Mais l’impertinence exigerait tout autant le renversement de la question :
Comment lire Derrida quand on est derridien ? On ne peut qu’écrire avec lui,
comme lui. N’a-t-il pas en effet disqualifié la différence même entre écriture
et commentaire ? Comment dès lors l’analyser sans se laisser contaminer par
les effets déconstructifs induits par son écriture, ni le trahir par une distance
telle qu’elle ferait perdre la spécificité de son style philosophique ? C’est le
défi que les contributeurs de ce livre s’efforcent de relever en proposant des
analyses croisées d’Éperons. Les styles de Nietzsche dont la lecture s’avère à
cet égard particulièrement pertinente puisqu’elle pose directement – tout en
les liant à la question du féminin et de la différence sexuelle – les questions du
style et de l’herméneutique. Les études proposées, inscrites dans différents
champs disciplinaires – philosophie, analyse de discours, sémiotique et
stylistique –, permettent de mesurer à quel point l’on peut faire droit à l’originalité de Derrida sans le poser comme indéchiffrable, et mettre à jour les
caractéristiques d’une parole philosophique qui, tout en mimant la pratique
traditionnelle du commentaire, entend produire un nouveau mode d’énonciation philosophique. — Contributions de J. Angermuller, J.-F. Bordron,
B. Clément, F. Cossutta, A. Lhomme, D. Maingueneau, M. Vallespir.
12. Linguistique
et sociolinguistique
Comptant plus de quatre-vingts titres, la collection Linguistique et
sociolinguistique générales est au cœur des éditions LambertLucas. Elle publie thèses, synthèses d’HDR, actes de colloques et
collectifs thématiques d’expression française. Les études sur
d’autres langues sont regroupées dans « Domaines étrangers et
langues de France ». Sémiotique et Info-com ont leurs propres
collections.
Driss ABLALI, Ayoub BOUHOUHOU et Ouidad TEBBAA (éds)
Les Genres textuels, une question d’interprétation ?
Ouvrage publié avec le concours de l’Institut français du Maroc à Marrakech.
16 x 24 cm — avril 2015 — ISBN 978-2-35935-132-3 — 200 pages — 20 €
Cet ouvrage essaie de répondre à la question du genre de discours, longtemps
cantonnée aux intérêts taxinomiques, de manière à en faire une catégorie
essentielle pour l’interprétation. Pourquoi avons-nous besoin des genres ?
Comment cette catégorie est-elle construite par l’esprit humain pour comprendre des films, des émissions de télévision, des tableaux, des spots publicitaires, des articles de presse, des textes littéraires, des discours publics, des
messages dans des réseaux sociaux, parmi bien d’autres productions langagières ? Autant de questions, théoriques et pratiques, qui sont dans le droit fil
du rapport entre interprétation et genre. Les contributions ici réunies cherchent
à rendre compte de l’état de la recherche et de sa diversité, mais aussi, en
s’appuyant sur des propositions théoriques et heuristiques, à proposer de
nouvelles catégories descriptives nécessaires à la quête du sens. —
Contributions d’Anouar Ben Msila, Catherine Boré, Ayoub Bouhouhou,
Magali Brunel, Marion Colas-Blaise, Camille Deslauriers, Salam DiabDuranton, Cheik M. S. Diop, Jean-François Jeandillou, Isabelle LabordeMilaa, Abdenbi Lachkar, Glaucia Muniz Proença Lara, François Laurent,
Joanie Lemieux, Nadia Makouar, Leila Messaoudi, Laurent Perrin, André
Petitjean, Sandrine Sorlin, Ouidad Tebbaa.
12. Linguistique et sociolinguistique
65
Johannes ANGERMULLER
Analyse du discours poststructuraliste. Les voix du sujet dans
le langage chez Lacan, Althusser, Foucault, Derrida, Sollers
Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Warwick.
13,5 x 21,5 cm — octobre 2013 — ISBN 978-2-35935-076-0 — 160 pages — 20 €
Que font les penseurs quand ils lisent et qu’ils écrivent ? Ils prennent position
au sein d’un discours intellectuel marqué par leur époque et par leur lieu.
Prenant pied dans la tradition française d’analyse du discours, ce livre se
propose d’examiner la façon dont les textes théoriques mobilisent leurs
contextes. Appliquant une linguistique de la place du sujet dans le langage au
discours d’intellectuels français comme Lacan, Althusser, Foucault, Derrida et
Sollers, l’auteur propose une lecture de textes des années soixante, alors que
la controverse sur le structuralisme fait rage. — Johannes Angermuller est
professeur d’analyse du discours au Centre de linguistique appliquée de
l’Université de Warwick (Royaume-Uni) et directeur du groupe de recherches
ERC Disconex à l’École des hautes études en sciences sociales - EHESS
(Paris). Il est aussi l’auteur de Le Champ de la théorie. Essor et déclin du
structuralisme en France, Paris, Hermann, 2013.
Johannes ANGERMULLER et Gilles PHILIPPE
Analyse du discours et dispositifs d’énonciation. Autour des
travaux de Dominique Maingueneau
Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Warwick.
16 x 24 cm — avril 2015 — ISBN 978-2-35935-137-8 — 310 pages — 30 €
Dominique Maingueneau est fort probablement la figure la plus connue de
l’analyse du discours dite « à la française ». Depuis une quarantaine d’années,
ses travaux ont largement contribué à renouveler la discipline et à étendre ses
perspectives à l’ensemble des sciences humaines et sociales. Aussi ce livre
rencontre-t-il les principales questions qui traversent l’analyse du discours
aujourd’hui. La première partie croise des perspectives historiques et épistémologiques larges, dont le rendement et les limites sont ensuite éprouvés dans
l’analyse de discursivités spécifiques, notamment philosophique et littéraire.
La deuxième prend appui sur une notion centrale de la pensée de Maingueneau, celle de « scénographie », dont la pertinence est mise à l’épreuve des
corpus les plus divers : contes, discours politique ou publicitaire, discours
intime ou oral. La troisième s’ouvre aux pratiques médiatiques et polémiques,
à divers genres institués ou émergents, pour articuler cette notion à deux
catégories qui la complètent étroitement : la scène englobante de l’inscription
sociale et la scène générique de l’inscription textuelle. — Contributions de
Jean-Michel Adam, Ruth Amossy, Johannes Angermuller, Marc Bonhomme,
Josiane Boutet, Sonia Branca-Rosoff, Patrick Charaudeau, Francine Cicurel,
Frédéric Cossutta, Pascale Delormas, Maria Cecília de Souza e Silva,
Dominique Ducard, Ligia-Stela Florea, Yana Grinshpun, Ute Heidmann,
Anna Jaubert, Roselyne Koren, Alice Krieg-Planque, Isabelle Laborde-Milaa,
66
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Patricia von Münchow, Elvira Narvaja de Arnoux, Marie-Anne Paveau,
Gilles Philippe, Sírio Possenti, Alain Rabatel, Roselyne Ringoot, Laurence
Rosier, Ugo Ruiz, Malika Temmar, Mathilde Vallespir.
M. ARABYAN, Jacques BRES, Dan VAN RAEMDONCK, Thierry PONCHON (éds)
Le Concept d’actualisation en psychomécanique du langage
13,5 x 21,5 cm — janvier 2011 — ISBN 978-2-35935-004-3 — 310 pages — 36 €
La notion d’actualisation est le cœur battant de la théorie du linguiste Gustave
Guillaume (1883-1960), qui la présente en ces termes : « La linguistique
traditionnelle étudie son objet, la langue, dans sa manifestation extérieure,
dans ses effets ; mais elle se préoccupe peu de le connaître dans son
organisation potentielle, tel qu’il existe en nous provisionnellement, à l’état de
repos, lorsque nous ne sommes engagés dans aucune activité de langage. Elle
se place ainsi, sans s’en rendre un compte exact, dans des conditions fort
différentes de celles dans lesquelles opère le sujet parlant, qui possède la
langue en lui et pour qui l’action de langage consiste en une suite
d’actualisations des virtualités de divers ordres que la langue contient »
(Temps et verbe, p. 121). C’est à partir de la notion d’actualisation que l’on
peut pénétrer dans la construction et les développements de la théorie
psychomécanique comme dans les analyses des faits linguistiques. Le présent
ouvrage propose une sélection des communications présentées lors du
XIIe Colloque international de l’Association Internationale de Psychomécanique du Langage qui s’est tenu à Bruxelles les 18, 19 et 20 juin 2009. Ces
contributions font travailler la notion d’actualisation, tant au niveau théorique
pour en situer la place et les enjeux, qu’au niveau pratique pour en montrer le
caractère heuristique dans l’explication de différents faits de langue et de
discours. Ils apportent la preuve, si besoin était, que l’actualisation s’impose
comme un domaine d’interrogations essentielles dès lors que le linguiste ne
s’intéresse pas seulement au dit, ni même au dire, mais considère comme
objet d’étude la production même de ce dire. — Contributions de
S. Azzopardi, J.-M. Barbéris, L. Begioni, P. Blanchaud, D. Bottineau, J. Bres,
H. de Chanay, C. Chauche, M.-È. Damar, M.-F. Delport, P.J. Duffley, O. Duplâtre, J.R. Gallup, L. Guénette, J. Hewson, L. Janssens-Berthelet, F. Moncomble, J. Pattee, S. Rémi-Giraud, S. Saffi, S. Sarrazin, R. Timoc-Bardy,
F. Tollis, R. Tremblay, D. Van Raemdonck.
Michel ARRIVÉ (éd.)
Du côté de chez Saussure
13,5 x 21,5 cm — novembre 2008 — ISBN 978-2-915806-88-5 — 280 pages — 32 €
Une promenade proustienne, en groupe, au cœur de l’œuvre du grand
linguiste. Le prétexte en a été fourni, en juin 2007, par une double cérémonie
qui se tenait à Genève sous les apparences d’un colloque. On y célébrait le
12. Linguistique et sociolinguistique
67
cent cinquantième anniversaire de la naissance, en 1857, du maître et le
centenaire du premier cours de linguistique générale : la leçon inaugurale en
fut donnée en janvier 1907. — Contributions de Michel Arrivé, Elitzur A.
Bar-Asher, Hava Bat-Zeev Shyldkrot, Alessandro Chidichimo, Bruna Desti,
Els Elffers, Claire Forel, Francis Gandon, Badreddine Hamma, Roy Harris,
Savas Kilic, Claudia Mejía Quijano, Silvia Redente, Louis de Saussure,
Claudia Stancati et Ekaterina Velmezova.
Mustapha BEN TAÏBI
Quelques façons de lire le texte coranique
Préface de Frédéric François.
13,5 x 21,5 cm — juillet 2009 — ISBN 978-2-915806-57-1 — 254 pages — 27 €
« Que se passe-t-il lorsqu’on applique au Coran des grilles d’analyse empruntées aux sciences du langage – théorie de l’énonciation, théorie des genres,
dialogisme, pragmatique ? […] La prise de recul linguistique fait de Dieu,
énonciateur essentiel s’il en est, une instance discursive tout à fait remarquable, placée à la fois au dessus et à côté de son destinataire : le genre
humain. L’ouvrage ne prétend pas dire “ce que c’est que le Coran”, mais en
éclairer la lecture, remettant au passage en question un certain nombre d’idées
fausses, par exemple sur le hidjâb. Et vise corollairement à débloquer le
champ des sciences humaines aux chercheurs de confession musulmane et
dans l’Islam. » — Mustapha Ben Taïbi est docteur de l’Université Paris V. Il
enseigne à l’Université catholique de Louvain et à l’Institut international de
la Pensée islamique de Paris.
Émile BENVENISTE
Baudelaire
Édité par Chloé Laplantine, Prix Benveniste de l’Académie des Inscriptions et BellesLettres.
16 x 24 cm — mai 2011 — ISBN 978-2-35935-006-7 — 770 pages — 60 €
On savait que la littérature intéressait Benveniste, qu’il avait été lié au
mouvement surréaliste (dont il signe le manifeste La Révolution d’abord et
toujours ! en août 1925) ; on savait depuis Henri Meschonnic que par sa
pensée de la « subjectivité dans le langage » et du « sémantique sans
sémiotique », il rendait possible une poétique. Aussi est-ce sans étonnement
qu’on a retrouvé dans ses archives 361 feuillets manuscrits, datant pour
l’essentiel de 1967, classés dans un dossier intitulé « Baudelaire ». Ces inédits
sont ici complétés par trois feuillets conservés au Collège de France.
L’ouvrage présente, reproduit fac-similé et transcrit l’intégralité des notes de
travail et des brouillons connus de la poétique d’Emile Benveniste. Il s’agit de
la plus importante publication de cet auteur depuis le tome II, paru en 1974,
68
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
des Problèmes de linguistique générale. Elle donne accès à tout un pan inédit
de sa réflexion sur le langage. — Chloé Laplantine est docteur en langue et
littérature françaises de Paris 8. Chercheur au CNRS, membre du groupe
Polart (Poétique et politique de l’art), elle mène des recherches sur la
poétique et l’histoire des idées linguistiques.
Émile BENVENISTE
Langues, cultures, religions
Recueil d’articles réunis par Chloé Laplantine et Georges-Jean Pinault.
13,5 x 21,5 cm — janvier 2015 — ISBN 978-2-35935-099-9 — à paraître
La publication par les éditions Gallimard en 1966 et 1974 des Problèmes de
linguistique générale I et II d’Émile Benveniste a révélé une pensée de
première importance en sciences humaines, de sorte que cet auteur est la
plupart du temps cité pour des apports tels que la linguistique de la parole, la
théorie de l’énonciation ou la dichotomie « histoire » vs « discours ». Ce
faisant, on oublie qu’E. Benveniste a partagé également son temps de
recherche et d’enseignement entre ces « problèmes » et l’étude des langues et
des cultures. C’est pour corriger cet oubli et rééquilibrer la réception de son
œuvre que le présent recueil réunit 34 articles de philologie et de mythologie
sanskrite, persane, grecque et latine, mais aussi d’autres langues et cultures,
notamment amérindiennes. — Chloé Laplantine est chercheur au laboratoire
d’Histoire des théories linguistiques, UMR 7597 du CNRS - Paris 7. —
Georges-Jean Pinault est professeur de linguistique et de philologie à l’École
pratique des hautes études, spécialiste mondialement reconnu du tokharien et
de l’indo-européen.
Amir BIGLARI
Les Risques du discours. Rencontres avec Oswald Ducrot
Linguistique — Ouvrage publié avec le concours de l’Université du Luxembourg
13,5 x 21,5 cm — octobre 2013 — ISBN 978-2-35935-085-2 — 80 pages — 15 €
Dans ce petit ouvrage, le linguiste revient sur sa formation, son parcours
académique et ses travaux. L’intérêt de ce retour est d’interroger les raisons et
les origines des mutations qu’a subies la sémantique argumentative qui porte
désormais sa signature. À travers les étapes de l’évolution de sa théorie qui,
malgré l’élaboration de nouveaux concepts tels qu’échelles argumentatives,
topos, polyphonie, point de vue, blocs sémantiques, etc., reste dans le sillage
de Ferdinand de Saussure, ses propos permettent de dégager le principe
fondamental qui explique le discours indépendamment du référent et de
l’ancrage ontologique, laissant la place à la nature intrinsèquement
argumentative de la langue. Là où il y a des mots, conclut-il, il y a toujours
risque de tromperie et d’abus. — Oswald Ducrot a enseigné à l’École
12. Linguistique et sociolinguistique
69
pratique des hautes études (VIe section, devenue EHESS en 1975) et comme
professeur invité à Campinas, Stuttgart, Montréal, Genève, Berlin, etc. Il est
notamment l’auteur de Dire et ne pas dire (1972), Les Mots du discours (en
collab., 1980), Le Dire et le Dit (1985), L’Argumentation dans la langue (avec
Jean-Claude Anscombre, 1983) et La Semántica argumentativa (avec Marion
Carel, 2005). — Amir Biglari est docteur de l’Université de Limoges, fondateur de l’Association internationale des jeunes chercheurs en sémiotique.
Michèle BIGOT et Pierre SADOULET (éds)
Rythme, langue, discours
Ouvrage publié avec le concours du Cierec - Université Jean-Monnet de Saint-Étienne.
16 x 24 cm — juillet 2012 — ISBN 978-2-35935-029-6 — 220 pages — 24 €
C’est à partir de l’article d’Émile Benveniste de 1951 (« La notion de “rythme” dans son expression linguistique ») qu’Henri Meschonnic problématise
en 1982 la notion de rythme et en étudie la dimension linguistique (Critique
du rythme : anthropologie historique du langage). Profond renouvellement du
thème, source de réflexion pour tous, Critique du rythme est aussi le lieu
d’une ouverture, un appel au dépassement. Dans cet esprit, le présent ouvrage
rassemble, autour d’un même projet critique, des contributions d’orientations
théoriques diverses ouvrant de nouvelles perspectives. Le recueil se distribue
en trois volets : rapports entre rythme et langue, rapports entre rythme et
texte ou discours, et enfin rapports entre rythme et énonciation ou traduction.
— Contributions de Valérie Beaudouin, Anne Béchard-Léauté, Michèle Bigot,
Gérard Dessons, Martin Kouadio, Jean-Christophe Pitavy, Pierre Sadoulet et
Bernard Tardy.
Philippe BLANCHET, Malika KEBBAS et Attika Y. KARA-ABBES (éds)
Influences et enjeux des contextes plurilingues sur les textes
et les discours
Publié avec le concours du Service de coopération culturelle de l’Ambassade de France
à Alger.
13,5 x 21,5 cm — juillet 2010 — ISBN 978-2-35935-009-8 — 200 pages — 27 €
L’objectif de ce travail interdisciplinaire est d’établir un dialogue entre
diverses démarches issues de champs théoriques différents – sciences du
langage, littérature, didactique – mais dont le terrain d’analyse en partage est
la production et la réception des textes et des discours en contextes
plurilingues. L’apparition, ces dernières années, de nouveaux corpus textuels
remet en effet en question les définitions traditionnelles des concepts issus
d’approches monolingues et nécessite la prise en compte des facteurs
complexes qui les déterminent. Les contextes plurilingues, par les influences
qu’ils exercent à la fois sur la production et sur la réception des textes et des
70
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
discours, posent et proposent de nouveaux enjeux. — Contributions de Katia
Myriam Amrane, Mian K.D. Gérard Ayemien, Abdelali Becetti, Fatima Zohra
Benaïcha, Philippe Blanchet, Cecilia Condei, Claude Coste, Roswitha Geyss,
Ratiba Guidoum, Attika-Yasmine Kara, Malika Kebbas, Goucem Nadira
Khodja, Damien Le Gal, Denis Legros, Dominique T. Razafindratsimba,
Khaoula Taleb-Ibrahimi, Cristiana-Nicola Teodorescu, Mourad Yelles,
Ouerdia Yermeche.
Henri BOYER
Langue et identité : Sur le nationalisme linguistique
13,5 x 21,5 cm — septembre 2008 — ISBN 978-2-915806-87-8 — 100 pages — 15 €
Parmi les entrées possibles dans le questionnement sur les rapports entre
langue et identité, cet ouvrage propose deux focalisations sociolinguistiques
dont les terrains d’observation n’ont rien d’exotique, l’Espagne et la France.
L’une de ces focalisations concerne la production et le contrôle d’identité dans
les actes de dénomination (des lieux, des langues) ; l’autre un type de
positionnement nationaliste, le nationalisme linguistique. Ces deux exemples
illustrent une donnée idéologique de base : l’identité, qu’elle soit niée,
stigmatisée, ou revendiquée, célébrée, est un ingrédient majeur de la marche
du monde et un besoin des communautés et des groupes qui l’habitent. Pas
toujours pour le meilleur mais pas forcément pour le pire. — Professeur à
Montpellier, Henri Boyer est auteur ou co-auteur de nombreuses études
consacrées aux représentations, aux idéologies et aux politiques linguistiques,
ainsi qu’aux conflits sociolinguistique.
Henri BOYER (éd.)
Pour une épistémologie de la sociolinguistique
Ouvrage publié avec le concours de l’université Paul-Valéry - Montpellier et de la
DGLFLF.
16 x 24 cm — octobre 2010 — ISBN 978-2-35935-013-5 — 430 pages — 52 €
Le colloque international de Montpellier Pour une épistémologie de la sociolinguistique qui s’est tenu du 10 au 12 décembre 2009 a rassemblé une
centaine de participants autour d’une ambition : proposer – sans prétendre à
une quelconque exhaustivité – une approche critique de ce champ de
connaissances. Il devait être question d’apprécier la pertinence scientifique de
travaux de divers ordres – enquêtes de terrain (qualitatives ou quantitatives),
constructions et traitements de corpus, interventions “expertes” en matière de
politique linguistique, entre autres – en en dégageant les présupposés théoriques et les orientations méthodologiques afin d’interroger leur adéquation à
leurs visées, ainsi que leurs limites, leurs filiations et apparentements, leurs
promesses de projection également. Pour l’essentiel, ces objectifs ont été
atteints. Les textes ici rassemblés permettront aux experts de prolonger les
12. Linguistique et sociolinguistique
71
débats. Ils donneront aussi au profane intéressé une vue actualisée et accessible des développements de la discipline au sein des sciences du langage. —
Contributions de C. Alén Garabato, G. Androulakis, D. Aquino-Weber, K.J.
Aviles, N. Bakrim, P. Barbier, J.-D. Bellonie, G. Bergounioux, A. Bretegnier,
C. Burban, A.-M. Chabrolle-Cerretini, S. Cotelli, M. Debono, N. Dittmar,
K. Djordjević, A. Domergue, J.-M. Éloy, A.-C. Fiévet, J.A. Flores Farfan,
G. Forlot, P. Gardies, M. Gasquet-Cyrus, C. Granget, E. Guerin, N. Iglesias,
C. Jahan, C. Lagarde, X. Lamuela, N. Lechevrel, E. Le Pipec, J.L. Léonard,
M. Matthey, B. Maurer, C. Moïse, M. Ngalasso-Mwatha, S. Nossik, H. Penner, C. Petitjean, A. Podhorná-Polická, G. Puig i Moreno, M. Pujol Berché,
P. Sauzet, T. Schmidt, M.D. Sol, D. Tiana Razafindratsimba, S. Tomc,
A. Viaut, S. Vicari, R.-M. Volle, U. Windisch, E. Yasri-Labrique, M. Zerva.
Sonia BRANCA-ROSOFF, Claire DOQUET, Julie LEFEBVRE, Évelyne
OPPERMANN-MARSAUX, Sabine PÉTILLON et Frédérique SITRI (éds)
L’Hétérogène à l’œuvre dans la langue et les discours.
Hommage à Jacqueline Authier-Revuz
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Paris III – Sorbonne nouvelle.
13,5 x 21,5 cm — octobre 2012 — ISBN 978-2-35935-049-4 — 436 pages — 36 €
« Élèves, collègues et amis de Jacqueline Authier-Revuz, nous avons souhaité
lui rendre hommage en lui offrant ce livre. Nous avons ainsi tenu à lui
exprimer collectivement notre amitié et notre admiration et à montrer à quel
point ses travaux et son enseignement inspirent et orientent nos propres
réflexions. Ce volume est aussi l’occasion de donner la parole à un courant
représentatif d’une tendance de la linguistique contemporaine qui, traversant
des domaines aussi variés que la grammaire, l’analyse du discours, l’histoire
de la langue, la critique génétique, l’étude de l’oral, l’étude de l’écrit, et jetant
même des ponts vers des terres voisines (analyse des textes littéraires, psychanalyse) s’organise autour de deux convictions : tout d’abord, la nécessité au
cœur de la pratique linguistique de distinguer les deux ordres de la langue et
du discours en refusant la disparition de l’un au profit de l’autre ; ensuite le
caractère central accordé, à la suite de Benveniste, au métalangage ordinaire,
envisagé comme une dimension constitutive du langage humain : les choix
mêmes d’objets – les commentaires méta-énonciatifs, le discours rapporté –
touchent crucialement à la question centrale du sujet dans son rapport à sa
propre énonciation et à celle des autres. » — Contributions de J.-M. Adam,
M. Arrivé, S. Bikialo, A. Bolón, C. Boré, S. Branca-Rosoff, B. Combettes,
D. Cunha, P. Dendale, S. Delesalle, C. Doquet, I. Fenoglio, F. Hartmann,
A. Krieg-Planque, M.-C. Lala, J. Lefebvre, F. Mazière, C. Mellet, M. Noailly,
E. Oppermann-Marsaux, S. Pétillon, E. Puccinelli Orlandi, C. Rannoux,
L. Rosier, P. Schepens, F. Sitri, B. Verine, F. Vernier, P. von Münchow.
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Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Federico BRAVO
Anagrammes : sur une hypothèse de Ferdinand de Saussure
13,5 x 21,5 cm — août 2011 — ISBN 978-2-35935-036-4 — 280 pages — 30 €
Ce livre se donne comme objet d’étude une théorie du texte et une théorie du
langage. Si l’anagramme est une figure du langage, c’en est aussi une
concevabilité. Né de la contemplation méditative dans laquelle Ferdinand de
Saussure s’était abîmé un jour de 1905 devant une inscription latine, le projet
anagrammatique prend sa source et son sens dans la théorie qu’il alimente et
qui l’alimente. Quatre années durant, Saussure se lance à corps perdu dans
une quête d’une intensité exceptionnelle avant de replonger avec la même
détermination dans un silence étourdissant. Le présent travail, qui se veut
avant tout un hommage à son œuvre et à sa pensée, dresse un bilan rétrospectif et prospectif de la recherche sur et autour de l’anagramme. —
Federico Bravo est professeur à l’Université Bordeaux III où il enseigne la
linguistique et la sémiotique. Il dirige le GRIAL – Groupe Interdisciplinaire
d’Analyse Littérale –, centre de recherche de l’EA 3656.
Jacques BRES et alii (éds)
Psychomécanique du langage et linguistiques cognitives
Actes du XIe Colloque international de l’AIPL, Montpellier, 2006.
13,5 x 21,5 cm — juillet 2007 — ISBN 978-2-915806-44-1 — 400 pages — 36 €
« Le fait que la théorie se définisse comme “psychomécanique du langage”
indique assez que son objet est de mettre à jour les “opérations de pensée” par
lesquelles les sujets parlants construisent du sens […] La langue n’est pas
seulement, comme dans la définition qu’en donne Saussure, un objet social :
elle est présente en chaque sujet parlant. Celui-ci est donc conçu en tant que
constructeur de discours et aussi en tant que constructeur de langue. À partir
de là, la psychomécanique du langage propose un système dynamique de
représentation des opérations cognitives impliquées dans le passage de la
langue au discours [permettant] de rendre compte de l’articulation entre
praxéogénie et glossogénie, entre synchronie et diachronie. » — Contributeurs : Teddy Arnavielle, Jeanne-Marie Barbéris, Louis Begioni, Pierre
Blanchaud, Didier Bottineau, Laurence Bougault, Jacques Bres, Hugues de
Chanay, Guy Cornillac, Anne-Rosine Delbart, Patrick J. Duffley, Olivier
Duplâtre, Catherine Fuchs, Giancarlo Gerlini, Anne-Michèle Gratton,
Claude Guimier, Daouia Hanachi, John Hewson, Walter Hirtle, Marie-Luce
Honeste, André Jacob, Audrey Lauze, Bélinda Lavieu, Adeline Patard, MarieAnne Paveau, Dennis Philps, Sylvianne Rémi-Giraud, Alvaro Rochetti,
Laurence Rosier, Sophie Sarrazin, Moshé Tabachnik, Francis Tollis, Maurice
Toussaint, Renée Tremblay, Pierrette Vachon-L’Heureux, Mathieu Valette,
Dan Van Raemdonck, Annette Vassant et Marc Wilmet.
12. Linguistique et sociolinguistique
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Catherine BRISSAUD, Jean-Pierre JAFFRÉ et Jean-Christophe PELLAT (éds)
Nouvelles Recherches en orthographe
Publié avec le concours de l’Université Marc-Bloch - Strasbourg 2.
13,5 x 21,5 cm — avril 2008 — ISBN 978-2-915806-75-5 — 220 pages — 25 €
Linguistes, psycholinguistes et didacticiens confrontent leurs points de vue sur
l’orthographe de différentes langues (japonais, turc…), et tout spécialement
sur celle du français qui continue de poser de nombreux problèmes aux usagers et surtout à ceux qui l’apprennent et l’enseignent, pour un point circonstancié, comparatiste, sur l’état des connaissances dont nous disposons aujourd’hui, apportant des éclairages nouveaux sur le fonctionnement, l’acquisition
et la didactique de l’orthographe. Outre qu’elles remettent en question bien
des idées reçues, comme celle d’un âge d’or de la pédagogie de l’orthographe,
ces études contribuent à définir les conditions d’un apprentissage optimal de
l’orthographe. — Contributions de Mehmet-Ali Akinci, Catherine Brissaud,
Annie Camenisch, Danièle Cogis, Michel Fayol, Françoise Gadet, Christian
Galan, Fanny Heniqui, Jean-Pierre Jaffré, Pierre Largy, Bernard Lété,
Martha Makassikis, Jean-Christophe Pellat, Claudie Péret, Serge Petit, JeanPierre Sautot.
Pascale BRUNNER
Le Vague / Die Vagheit : Du mot au concept, pragmatique et
folk linguistique
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle
13,5 x 21,5 cm — octobre 2014 — ISBN 978-2-35935-091-3 — 300 pages — 30 €
Qu’est-ce que le vague ? Qu’est-ce qui fait d’un mot ou d’un énoncé qu’on le
trouve « vague » et qu’on le dise ? Pour répondre à ces questions, l’auteure
s’appuie sur les propos de locuteurs ordinaires et sur la perception qu’ils
expriment lorsqu’ils disent d’un énoncé qu’il est « vague ». Elle analyse ce
jugement de valeur – généralement négatif (« quand c’est flou, il y a un
loup ») – à travers plusieurs centaines de collocations de vague (fr.) et vage
(all.) recueillies dans la presse francophone et germanophone. L’analyse
trouve son fondement dans la pragmatique et dans la folk linguistics, laquelle
valorise les savoirs profanes de locuteurs non linguistes. Elle met au jour les
sens multiples de vague et vage, certaines acceptions, associations d’idées,
actes de parole, revenant plus fréquemment que d’autres, d’où des
« catégories du vague ». — Pascale Brunner est maître de conférences en
sciences du langage à l’Université de Poitiers. Ses recherches portent sur
l’analyse du discours, la pragmatique, l’énonciation et intègre des aspects
comparatifs entre les langues.
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Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
P. BRUNNER, Chiara ELEFANTE, Stavroula KATSIKI et Licia REGGIANI (éds)
Interpréter l’événement. Aspects linguistiques, discursifs et sociétaux
Avec le concours de l’Université Sorbonne Nouvelle et de l’Università di Bologna.
16 x 24 cm — novembre 2014 — ISBN 978-2-35935-108-8 — 260 pages — 28 €
Ce volume constitue le dernier d’une trilogie consacrée à l’événement dont les
deux premiers sont le numéro 15 de la revue Mediazioni (2013), sous la
direction de Elio Ballardini, Roberta Pederzoli, Sandrine Reboul-Touré et
Geneviève Tréguer-Felten et l’ouvrage Dire l’événement : langage, mémoire,
société, publié aux Presses Sorbonne Nouvelle (2013) sous la direction de
Danielle Londei, Sophie Moirand, Sandrine Reboul-Touré et Licia Reggiani.
Les articles présentés ici contribuent à l’interprétation de l’événement en
allant d’un niveau « micro » (les formes de la langue) à un niveau « macro »
(l’événement dans la société), en passant par le discours, lieu de description et
de construction de l’objet étudié. — Contributions de B. Arnulphy, J. d’Arquembourg, M. F. Bonadonna, É. Corre, C. Danino, C. Détrie, K. Fløttum,
A. Haismann, Y. Hamon, C. Julien, M. Käsper, A. Ly, E. MacMurray,
F. Mazzariello, C. Molinari, L. Santone, C. Schapira, C. Servais, F. Strik
Lievers, X. Tannier, A. Vilnat, A. Vittrant, A. V. Yavetskiy.
Geneviève CALAME-GRIAULE
Ethnologie et langage. La parole chez les Dogon
Réédition ne varietur revue et complétée.
16 x 24 cm — décembre 2009 — ISBN 978-2-35935-002-9 — 644 pages — 49 €
« Dans une région montagneuse et tourmentée de l’Afrique Occidentale, où le
problème de la subsistance se pose de façon aiguë, une population a frappé
depuis longtemps les observateurs par la hardiesse de son architecture, la
qualité de son artisanat, la vitalité de ses rites et la beauté de ses manifestations
culturelles. Depuis les travaux classiques de Marcel Griaule, les Dogon sont un
des hauts lieux de la littérature ethnographique. Geneviève Calame-Griaule, sa
fille, en renouvelle l’étude. Civilisation du verbe : le mythe même de la création
y atteste le rôle primordial de la parole… » — Dès 1946, Geneviève CalameGriaule (1924-2013) a accompagné son père, Marcel Griaule, chez les Dogon.
Agrégée de grammaire, docteur d’État, directeur de recherche au CNRS, elle a
étudié les relations entre langage, culture et société et publié de nombreux
travaux sur la littérature orale africaine.
Cécile CANUT
Une langue sans qualité
13,5 x 21,5 cm — juin 2007 — ISBN 978-2-915806-48-9 — 150 pages — 18 €
« L’idée que la langue qu’elle parle constitue l’identité d’une personne ou le
12. Linguistique et sociolinguistique
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fondement d’une nation est ici remise en question. Scientifiquement désuète,
cette conception essentialiste du langage se retrouve pourtant dans beaucoup
de discours institutionnels actuels : cela va du dépistage précoce des
délinquants au thème de la mort des langues, alors que les recherches de
terrain mettent au jour une tout autre réalité : les sujets parlants nouent à
chaque instant avec autrui toutes sortes de relations langagières plurielles,
dynamiques et libres. L’ouvrage incite à sortir d’une approche techniciste et
culturaliste du langage. » — Professeur à Paris 5, Cécile Canut est responsable du séminaire d’anthropologie des pratiques langagières à l’EHESS.
Son travail de terrain sur les discours épilinguistiques la conduit à proposer
de nouvelles perspectives associant anthropologie politique, analyse de
discours et sociolinguistique.
Cécile CANUT
Le Spectre identitaire. Entre langue et pouvoir au Mali
Publié avec le concours de l’Université Paul-Valéry - Montpellier.
13,5 x 21,5 cm — juillet 2008 — ISBN 978-2-915806-47-2 — 260 pages — 30 €
« Longtemps l’Afrique noire a été présentée comme le continent des “sans” :
sans État, sans histoire, sans langues… La complexité de ses plurilinguismes
en fait pourtant un lieu privilégié d’observation des phénomènes langagiers.
L’entrelacs des façons de dire et la teneur des discours épilinguistiques
recueillis supposent une refonte épistémologique des approches sociolinguistiques. S’affranchissant de la mise en frontières des langues et des ethnies
induite par les discours européens sur les catégories idéologiques, la plasticité
de la parole quotidienne s’oppose à l’hypostasie des langues en “identités” qui
renverraient à autant d’“origines”… » — Professeur à Paris 5, Cécile Canut
est responsable du séminaire d’anthropologie des pratiques langagières à
l’EHESS. Son travail de terrain sur les discours épilinguistiques la conduit à
proposer de nouvelles perspectives associant anthropologie politique, analyse
de discours et sociolinguistique.
Cécile CANUT et Patricia VON MÜNCHOW (éds)
Le langage en sciences humaines et sociales
Publié avec le concours de l’Université Paris-Descartes (Paris V).
16 x 24 cm — décembre 2015 — ISBN 978-2-35935-139-2 — 180 pages — 24 €
Le langage constitue la matière première de l’ensemble des disciplines en
sciences humaines et sociales : que les individus soient sollicités pour des
entretiens, des récits de vie, des questionnaires ou observés par l’intermédiaire
de productions verbales indépendantes du travail de recherche, que leurs
productions soient orales ou écrites, c’est bien toujours par le discours que
s’opère la relation entre les chercheurs et les sujets, qui sont souvent leurs
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Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
interlocuteurs. C’est aussi essentiellement par les dires que se construisent la
plupart des analyses scientifiques, en interaction avec d’autres composantes
(comportements, attitudes, etc.). L’analyse de discours, la sociolinguistique et
l’anthropologie du langage se situent à l’interface de multiples approches,
intégrant les dimensions sociologiques, anthropologiques, historiques,
éducatives, philosophiques. Leur approche des praxis langagières fait appel à
des disciplines autres que les sciences du langage tandis que les autres
sciences humaines et sociales font constamment appel au langage, que ce soit
lors du recueil des données, lors de leur exploitation ou lors de la construction
de cadres d’interprétation. — Contributions de Johannes Angermuller,
Josiane Boutet, Sabine Caillaud, Cécile Canut, Erwan Dianteill, Alice KriegPlanque, Bernard Lahire, Dominique Maingueneau, Bertrand Masquelier,
Patricia von Münchow, Bernard Pechberty, Elsa Ramos et Marie Veniard.
Vincent CAPT
Poétique des écrits bruts
Co-édité avec COLLECTION DE L’ART BRUT • LAUSANNE — Préface de Sarah
Lombardi. — Publié avec le concours de l’Université de Lausanne et de la Société
Académique Vaudoise
16 x 24 cm — juin 2013 — ISBN 978-2-35935-078-4 — 390 pages — 23 €
La pensée de l’art développée par Jean Dubuffet sous le nom d’« art brut »
passe par le langage et concerne les textes autant que les dessins, les peintures
ou les sculptures. D’anciens écrits asilaires conservés à la Collection de l’Art
Brut, à Lausanne, sont ici présentés et analysés. Ces « histoires de fou »
posent à la critique des difficultés théoriques nombreuses – autant de
problèmes qui impliquent de s’ouvrir à une poétique de l’énonciation, dans le
prolongement d’Émile Benveniste et d’Henri Meschonnic. Les « écrits bruts »
déplacent la question de l’altérité depuis l’aliéné vers le langage. Déplacement
historicisé et moderne par excellence, qui fait le brut de l’art et qu’explore le
présent ouvrage. — Docteur en langue et littérature françaises (Université de
Lausanne / Université Paris 8), cofondateur du Crab (Collectif de réflexion
autour de l’art brut), Vincent Capt est chercheur et enseignant en linguistique
française à l’Université de Lausanne. Son approche du langage fait se
rencontrer l’anthropologie, les théories de l’art et celles de l’énonciation. Il a
précédemment publié Écrivainer, la langue morcelée de Samuel Daiber
(Lausanne, 2012).
Marie CARCASSONNE, Doris CUNHA, Chistiane DONAHUE, Frédéric
FRANÇOIS, Alain RABATEL
Points de vue sur le point de vue
13,5 x 21,5 cm — février 2015 — ISBN 978-2-35935-128-6 — 360 pages — 27 €
12. Linguistique et sociolinguistique
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« Loin de toute définition essentielle de ce que pourrait être un « point de
vue », les auteurs confrontent leurs façons de lire quelques textes, interviews
de professionnels, commentaires de lecteurs de la presse on line brésilienne,
essais d’étudiants états-uniens, commentaires journalistiques divers d’un
même discours politique… sans qu’il soit possible de dire si c’est de ces
textes-là qu’il aurait fallu partir et non pas d’autres. Dans quelle mesure
d’autres textes nous auraient-ils conduits à une autre approche ? De toute
façon, il n’était pas question de revenir sur tout ce qui a été écrit sur l’analyse
de textes. Ce sera donc au lecteur, et non à nous, d’évaluer convergences et
divergences entre les commentaires (ou « points de vue ») qui suivent. »
Anita CARLOTTI
Phrase, énoncé, texte, discours : de la linguistique
universitaire à la grammaire scolaire
13,5 x 21,5 cm — janvier 2012 — ISBN 978-2-915806-41-0 — 220 pages — 20 €
Comment la grammaire française, issue de l’étude de langues mortes – le grec
et le latin – s’est-elle accommodée, depuis les années 1970, de l’entrée dans
les programmes scolaires de sa description scientifique, qui découvre dans le
français une langue vivante ? Se limitant à quatre mots – phrase, énoncé,
texte, discours – employés tant par les sciences du langage que par les
programmes officiels de l’enseignement du français et par les manuels
scolaires correspondants de la sixième à la terminale, le présent ouvrage
montre les contradictions inhérentes à cet aggiornamento didactique et
pédagogique. — Docteur en linguistique de l’Université d’Aix-en-Provence,
Anita Carlotti poursuit des recherches sur le transfert des concepts linguistiques aux programmes officiels et aux manuels scolaires ainsi qu’à leur
utilisation en classe de français.
Patrick CHARAUDEAU
Le Discours politique : les masques du pouvoir
Reprise de Paris, Vuibert, 1995.
16 x 24 cm — décembre 2014 — ISBN 978-2-35935-130-9 — 260 pages — 26 €
Cet essai aborde la question du discours politique du point de vue du langage.
Sous cet angle, le discours politique est une pratique sociale qui permet aux
idées et aux opinions de circuler dans un espace public où se confrontent
divers acteurs qui doivent respecter certaines règles du dispositif de communication. Mais le discours politique est également animé par le désir et le
besoin d’influencer l’autre. Instance politique et instance citoyenne se
trouvent donc placées dans des rapports de force qui les conduisent à user, au
nom de la souveraineté démocratique, de stratégies discursives de persuasion.
Au terme de leur description, l’ouvrage propose une réflexion sur des
78
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
phénomènes nouveaux qui surgissent dans l’espace social actuel, permettant,
d’une part, de contrer l’idée d’une dégénérescence du discours politique et,
d’autre part, de proposer la recherche d’une nouvelle éthique. — Patrick
Charaudeau, est professeur émérite de l’Université Paris 13, ex-directeurfondateur du Centre d’Analyse du Discours (CAD), et chercheur au
Laboratoire de Communication et Politique (LCP) du CNRS. Il est l’auteur de
nombreuses publications et co-éditions.
Patrick CHARAUDEAU
Humour et engagement politique
13,5 x 21,5 cm — avril 2015 — ISBN 978-2-35935-135-4 — 220 pages — 20 €
L’humour occupe dans nos sociétés une position ambivalente : il jette un
regard déplacé –, souvent iconoclaste, parfois provocateur –, sur les affaires
de la France, de l’Europe et du monde, mais en même temps c’est pour nous
faire rire. L’engagement de l’humoriste est-il artistique, est-il politique, est-il
les deux à la fois ? Y a-t-il des limites à sa liberté d’expression ? Telles sont
les interrogations auxquelles se sont confrontés les auteurs de l’ouvrage, par
des analyses de dessin de presse et de sketches d’humoristes, par des
témoignages de dessinateurs, par l’explication de la jurisprudence qui encadre
la liberté de la presse. Il apparaît à l’examen que l’engagement des humoristes
n’est jamais politicien. Et que lorsqu’ils critiquent les pouvoirs publics, c’est
toujours du point de vue d’une éthique de conviction : ils se sentent les porteparole d’une voix qui les habite, et s’exposent à toutes les critiques,
excommunications et agressions qui pourraient leur répondre. Car certains
traits humoristiques peuvent avoir des effets pervers. — Contributions de
Basile Ader, María José del Río Barredo, Patrick Charaudeau, Mokhtar
Farhat, Anne-Marie Houdebine, Philippe Marion, Nelly Quemener, María
Dolores Vivero García et des dessinateurs Loup, Kroll et Brito.
Chantal CLAUDEL, Patricia VON MÜNCHOW, Michele PORDEUS RIBEIRO
et alii (éds)
Cultures, discours, langues. Nouveaux abordages
Avec le concours de l’ED 268 et du laboratoire Syled Université Sorbonne Nouvelle
13,5 x 21,5 cm — octobre 2013 — ISBN 978-2-35935-083-8 — 230 pages — 25 €
Qu’est-ce qu’une culture ? Quels sont ses rapports avec le discours et la
langue ? Questions fréquemment abordées en linguistique générale et en
linguistique interactionnelle, en pragmatique et en ethno-pragmatique, en
didactique. Corollairement, les approches qui prennent en compte la
dimension discursive pour aborder la culture sont nombreuses ; le but de cet
ouvrage est d’en présenter les principales. Réunis par le groupe « Comparaison » du Cediscor-Syled – Centre de recherche sur les discours ordinaires
12. Linguistique et sociolinguistique
79
et spécialisés (Sorbonne nouvelle - Paris 3), les contributeurs ont accepté un
plan de travail relativement contraignant : exposé de leurs objectifs
scientifiques, mise en lien des thèmes « langue, discours, culture », choix
méthodologiques et corpus. Ils ouvrent la porte à des interrogations et donnent
une image d’ensemble de la recherche sur le sujet. — Contributions de J.-C.
Beacco, C. Béal, C. Claudel, P. d’Iribarne, C. Kramsch, P. von Münchow,
B. Peeters, M. Pordeus Ribeiro, F. Pugnière-Saavedra, V. Traverso, G. Tréguer-Felten.
David COHEN et Aziza BOUCHERIT
Le Langage, les langues et les nécessités de la communication
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Paris – Descartes (Paris 5) et du
GLECS - Groupe linguistique d’études chamito-sémitiques.
13,5 x 21,5 cm — mars 2010 — ISBN 978-2-915806-82-3 — 370 pages — 39 €
Les conversations avec David Cohen que publie le présent volume ont été
enregistrées en 1985-1986 dans son laboratoire de l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle à Censier par trois de ses collaborateurs, Aziza Boucherit,
Antoine Lonnet et Arlette Roth, avant d’être prolongées par Aziza Boucherit
seule en 1991-1992. L’ensemble a fait l’objet d’une transcription de quelque
cinq cents pages. — Né à Tunis en 1922, D. Cohen est un des grands
linguistes français de l’après-guerre. D’abord chercheur en pathologie du
langage puis en traduction automatique, il a été professeur à la Sorbonne
nouvelle, directeur d’études à l’École pratique des hautes études (IVe section).
Il est l’auteur de nombreux articles et d’une douzaine de livres.
Romain COLONNA (éd.)
Les locuteurs et les langues. Pouvoirs, non-pouvoirs et contrepouvoirs
Actes du colloque international du Réseau Francophone de Sociolinguistique de Corti,
juillet 2013 publiés avec le concours de l’UMR CNRS 6240 LISA, Université de Corse
16 x 24 cm — décembre 2014 — ISBN 978-2-35935-106-4 — 370 pages — 32 €
Les rapports entre langues, locuteurs et notions de pouvoir, non-pouvoir et
contre-pouvoir sont multiples et ces notions complexes. La collaboration entre
le Réseau Francophone de Sociolinguistique, l’UMR CNRS 6240 LISA et
l’Université de Corse a permis de revenir sur ces thématiques. Cinq parties :
(1) Le sociolinguiste et le pouvoir politique, juridique et social ; (2) Approche
conceptuelle, théorique et critique du pouvoir langagier ; (3) Enjeux de
pouvoir du plurilinguisme ; (4) La minoration et le pouvoir en questions ;
(5) Le pouvoir d’agir. Leur objectif commun est d’explorer la manière dont le
langage en tant que pratiques, discours et idéologies constitue un instrument
de pouvoirs, de non-pouvoirs et de contre-pouvoirs, pour comprendre les
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Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
processus sociaux qui font du langage un terrain de lutte, de consensus ou de
construction de la différence. — Contributions de C. Alén Garabato,
M. Zakaria Ali-Bencherif, A. Becetti, M. Bektache, I. Ben Rejeb, G. BernardBarbeau, N. Bichurina, H. Boyer, L.-J. Calvet, R. Colonna, M. Debono, L.
Devilla, S. Diab Duranton, J.-M. Eloy, A. Etrillard, J.-M. Géa, M. Gonzalez,
F. Jablonka, A. Jaffe, F. Leconte, F. Martin, C. Mathieu, M. Matthey, L. Messaoudi, V. Miguel Addisu, S. Moal, S. Quenot, D. de Robillard, J.-G. Talamoni, J. Thiers, F. Viangalli, N. Vincent, M. Zerva.
Agathe CORMIER
Rôle de l’énonciation dans l’analyse linguistique du nom propre
13,5 x 21,5 cm — mai 2013 — ISBN 978-2-35935-074-6 — 290 pages — 30 €
La définition du nom propre comme signe linguistique contient, outre le
signifiant et le signifié, le référent, c’est-à-dire un renvoi à l’actualisation du
signe dans le discours, ce qui explique la marginalité du nom propre dans la
linguistique structuraliste. En mêlant aux analyses linguistiques des réflexions
d’ordre philosophique, cet ouvrage vise à montrer que l’énonciation joue un
rôle essentiel dans l’institution et l’interprétation des noms propres. Le sens
d’un nom propre – « x appelé N par S » – y est ainsi défini comme procédant
d’un acte de nomination et consistant dans une relation de dénomination entre
un individu (x) et un nom propre (N) exprimée par un sujet énonciateur (S).
Afin de préciser le rôle de l’énonciation dans l’analyse du nom propre et de
rendre compte du rôle du contexte dans son interprétation, la notion
linguistique de personne est utilisée pour décrire et distinguer les différents
emplois du nom propre, et se révèle notamment indispensable pour l’analyse
du nom propre hors phrase, qui se caractérise à la fois par son indépendance
vis-à-vis du cotexte et par une forte dépendance au contexte non verbal. —
Docteur en sciences du langage et titulaire d’un master de philosophie,
Agathe Cormier conduit des recherches en analyse du discours, principalement sur le nom propre et plus largement sur les phénomènes relatifs à la
déixis.
Jacques COURSIL
Valeurs pures. Le paradigme sémiotique de Ferdinand de
Saussure
13,5 x 21,5 cm — décembre 2015 — ISBN 978-2-35935-113-2 — 248 pages — 27 €
La proposition selon laquelle il y aurait un programme systémique dans les
textes du corpus saussurien actuellement connu est le résultat d’une révision
des méthodes de lecture. Dans la nouvelle façon de lire Saussure que décrit le
présent ouvrage, la valeur d’un texte n’est pas tant son sens que sa pertinence
relative dans la représentation qu’on se fait du système. Comme dans un
puzzle, les différents sites du corpus entrent en relation par solidarité. Ainsi
12. Linguistique et sociolinguistique
81
les notes saussuriennes ne sont-elles pas interprétables isolément, mais
constituent les « arguments serrés » d’un « système à bâtir ». Selon le modèle
de lecture adopté, les textes saussuriens se présentent ou bien sous la forme
d’une théorie générale inachevée, ou bien – comme ici – sous celle de
paradigme scientifique définitivement ouvert. Prenant appui sur le corpus
élargi aux Écrits de linguistique générale, le présent essai dégage niveau par
niveau l’architecture d’une grammaire enfouie sous les ronces, tel le château
de la Belle au bois dormant, depuis un siècle. — Professeur émérite en
sciences du langage, Jacques Coursil est docteur en linguistique et en informatique. Il a enseigné à l’Université de Normandie (Caen), à l’Université des
Antilles, à la Cornell University (New York, USA) et à l’University of California à Irvine. Ses publications concernent la linguistique, la philosophie du
langage et la critique littéraire.
Michèle DEBRENNE
Les Erreurs de français des russophones
13,5 x 21,5 cm — septembre 2011 — ISBN 978-2-915806-17-5 — 170 pages — 15 €
Cet ouvrage analyse un corpus de 10 000 erreurs relevées dans les copies du
DALF passé à l’université de Novossibirsk. Classées en parties du discours,
les erreurs sont décrites dans les termes de la grammaire scolaire puis
analysées selon leurs causes, au premier rang desquelles l’interférence du
russe. L’analyse est complétée par des remarques de l’auteur sur les
productions orales et l’interlangue des apprenants. Les conclusions sont
qualitatives et quantitatives. Première étude exhaustive contrastive français /
russe, cette recherche a été conduite dans le but d’améliorer les manuels
russes de français langue étrangère. Par sa méthodologie et ses résultats, elle
intéressera tous les enseignants de FLE, quelle que soit la langue maternelle
de leurs étudiants. — Docteur d’État, Michèle Debrenne est professeur de
langue et de civilisation françaises à l’université de Novossibirsk.
Dominique DELOMIER et Mary-Annick MOREL (éds)
Frontières. Du linguistique au sémiotique
En hommage à N. Andrieux-Reix sous l’égide de l’EA 1483, de l’EA 2290, et de l’ED
Langage et Langues de l’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3.
13,5 x 21,5 cm — janvier 2010 — ISBN 978-2-35935-007-4 — 300 pages — 30 €
Cette réflexion sur les frontières est un projet de Nelly Andrieux-Reix (19442007), à qui ce volume est dédié. Original et ambitieux, il avait pour objectif
de questionner tout ce qui peut fonctionner comme balises, repères, démarcations dans différents types d’écritures et d’espaces et de problématiser ces
frontières dans des systèmes sémiologiques divers à partir d’approches pluridisciplinaires. Une frontière implique une partition dans un espace ou dans un
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Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
ensemble d’éléments hétérogènes. De quelle nature ? Quelle est la nature de
ces frontières ? Quelle est la nature des unités qu’elles construisent ? Sontelles stables ou ont-elles une certaine variabilité dans tel ou tel domaine ? —
Avec M.-A. Morel, J. Vaissière, I. Vasilescu et M. Adda-Decker, M. Candea et
S. Morange, O. Floquet, C. Fortier, M. Charolles, D. Zemmour, A. Bernadet,
F. Guyot, M.-C. Lala, D. Morel, A.-S. Janus-Miller, L. Greco, F. Champsiaux
et A. Nectoux, N. Rollet.
Pascale DELORMAS, Dominique MAINGUENEAU et Inger ØSTENSTAD (éds)
Se dire écrivain. Pratiques discursives de la mise en scène de soi
Ouvrage publié avec le concours du Conseil norvégien pour la recherche.
13,5 x 21,5 cm — juin 2013 — ISBN 978-2-35935-063-0 — 140 pages — 15 €
Ce livre s’intéresse aux gestes par lesquels un individu se met en scène
comme écrivain. Dans les approches traditionnelles de la littérature, une telle
problématique n’a pas lieu d’être : il y a d’une part les textes, d’autre part un
certain nombre de facteurs sociaux et psychologiques qui permettent d’éclairer leur genèse. En revanche, pour l’approche discursive dont se réclame cet
ouvrage, il faut donner toute son importance à l’activité d’ordre institutionnel
par laquelle les écrivains légitiment la manière singulière dont ils assument
leur statut. Ainsi, « se dire écrivain », c’est mettre en cause l’opposition spontanée entre le texte et une instance extérieure, « l’écrivain », qui n’intéresserait pas directement la littérature. En réalité, cet « écrivain » n’est ni à
l’intérieur ni à l’extérieur des œuvres, il lui faut sans cesse définir la place
qu’il entend occuper sur la grande scène de la littérature. — Contributions
d’I. Chanteloube, P. Delormas, J.L. Diaz, R. Luy, D. Maingueneau, I. Østenstad, R. E. Reinton, V. Stiénon.
Marina DE PALO
L’invention de la sémantique. Bréal et Saussure
Traduit de l’italien par Ana Maria Perrone, préface de Francis Gandon.
16 x 24 cm — à paraître — 978-2-35935-028-9
Brocardant Bréal, Saussure écrit vers 1898 : « Nous disons qu’il n’y a point
de morphologie hors du sens, malgré que la forme matérielle soit l’élément le
plus facile à suivre. Il y a encore bien moins à nos yeux une sémantique hors
de la forme ! » (Note Item 3314.9). On n’en aura jamais fini avec Saussure.
Relisant les textes, Marina De Palo montre de façon convaincante que la
théorie saussurienne du signe trouve son point de départ dans la sémiotique du
e
XVIII siècle, tout en se nourrissant des recherches sociologiques (Durkheim,
Tarde), psychologiques (Janet, Eggler) et physiologiques du siècle suivant.
Tout en mettant en exergue la rupture épistémologique que constitue le Cours
de linguistique générale et les inédits par rapport aux travaux contemporains
12. Linguistique et sociolinguistique
83
en matière de théorie du signe, l’auteure inscrit la discontinuité de Saussure
dans une continuité vieille de deux siècles. Continuité dont elle décortique
minutieusement le segment qui conduit de Bréal au maître genevois. À l’heure
du renouveau des études sémantiques (notamment de corpus), cette description d’un Saussure sémanticien avant l’heure est une lecture indispensable. —
Marina De Palo est professeure en philosophie du langage à l’Université La
Sapienza de Rome, spécialiste en histoire des idées linguistiques.
Claire DESPIERRES et Mustapha KRAZEM (éds)
Quand les genres de discours provoquent la grammaire... et
réciproquement
Ouvrage publié avec le concours du CPTC - Université de Bourgogne.
16 x 24 cm — décembre 2012 — 978-2-35935-028-9 — 240 pages — 26 €
Les rapports entre genres de discours et grammaire sont généralement abordés
dans un seul sens : les genres provoquent de la grammaire quand il s’agit
d’identifier les éléments grammaticaux constitutifs d’un genre ou d’un sousgenre afin d’en stabiliser la structure formelle. Mais l’approche inverse est
également licite : la grammaire « provoque » alors les genres de discours.
Ainsi la prise en compte des caractéristiques sociales et communicationnelles
des genres offre-t-elle un nouvel éclairage sur les faits de langue et permetelle de renouveler la perception de leurs propriétés linguistiques. Cet ouvrage,
à travers des contributions qui s’appuient sur des genres et des points de
grammaire variés, illustre les deux approches. — Contributions de J.M. Adam, S. Anquetil, B. Combettes, C. Despierres, F. Favart, S. Freyermuth,
Y. Grinshpun, N. Khodabocus, G. Komur-Thilloy, M. Krazem, F. Lefeuvre,
J. Longhi, R. Loth, D. Malrieu, A. Petitjean, F. Rinck, N. Tanguy.
María Luisa DONAIRE
La Place de l’adjectif dans les stratégies énonciatives
Ouvrage publié avec le concours de l’Université d’Oviedo.
13,5 x 21,5 cm — octobre 2009 — ISBN 978-2-35935-001-2 — 174 pages — 20 €
De nombreux critères ont été proposés pour expliquer la place de l’adjectif et
du nom et le changement de sens lié à un changement de place comme dans
un grand homme vs un homme grand. Cette problématique est ici abordée
dans une perspective polyphonique en distinguant la signification de l’adjectif
et le sens de l’énoncé, ce dernier dépendant de l’intention du locuteur selon
qu’il y a sélection ou exclusion de point de vue. Quant à l’effet sémantique de
la place de l’adjectif, il dépend du rôle que joue ce terme dans le sens de
l’énoncé, ce qui permet aussi de comprendre la différence entre, par exemple,
un grand homme et une grande entreprise. — Professeur à l’Université
d’Oviedo, María Luisa Donaire anime le groupe de recherche franco-
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Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
espagnol Dynamiques argumentatives. Elle est l’auteur de publications sur
des thèmes de sémantique énonciative qui contribuent à faire connaître en
Espagne les travaux développés en France par Georges Kleiber, Oswald
Ducrot et Jean-Claude Anscombre.
Catherine DOUAY et Daniel ROULLAND
Théorie de la relation interlocutive. Sens, signe, réplication
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Rennes II et de l’Université de
Picardie.
13,5 x 21,5 cm — mars 2014 — ISBN 978-2-35935-092-0 — 368 pages — 40 €
La linguistique structurale a jusqu’à présent abandonné la communication à la
pragmatique, ignorant ce que la théorie générale des systèmes démontre dans
l’ensemble des sciences humaines, à savoir que tout système est un système de
systèmes. L’ordre communicationnel est l’interaction « hologrammatique »
(Edgar Morin) que ces systèmes établissent entre eux. On montre ici que la
communication ne peut pas être réduite à un simple transfert d’information et
que la linguistique structurale peut intégrer une science de l’interlocution qui
déborde largement la pragmatique. Ce n’est qu’en apparence que les
interlocuteurs sont usagers des structures : en réalité, ils forment un couple
systémique qui ne peut pas ne pas communiquer. La théorie de la relation
interlocutive qui en découle permet d’aborder sous un jour nouveau de
nombreux problèmes grammaticaux du français et de l’anglais. — Agrégée
d’anglais, docteur en linguistique, Catherine Douay est professeur de linguistique anglaise à l’Université de Picardie - Jules-Verne. Elle a notamment
publié une traduction de A. H. Gardiner, Langage et acte de langage, des
Éléments pour une théorie de l’interlocution et des articles de grammaire
anglaise et française. — Agrégé d’anglais, docteur en linguistique, Daniel
Roulland est professeur de linguistique anglaise à l’Université Rennes 2. Ses
travaux de recherche portent sur la théorisation de la relation interlocutive
avec l’allocutivité et l’ergativité en basque, l’imperfectivité en français et en
anglais et la théorie générale des systèmes.
Michel FAVRIAUD
Le Plurisystème ponctuationnel français à l’épreuve de la poésie
contemporaine
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
16 x 24 cm — décembre 2014 — ISBN 978-2-35935-103-3 — 280 pages — 30 €
Cet ouvrage a pour objet la ponctuation contemporaine, domaine délicat où
chacun se sait hésitant, faute, dit-on, d’un traité de ponctuation qui règlerait
définitivement les usages… Prenant en compte les marges négligées – le
blanc, les enrichissements, les diacritiques – la présente étude propose un
12. Linguistique et sociolinguistique
85
plurisystème comprenant ponctuations (a) noire, (b) blanche, (c) grise,
(d) phonique, dont chacune actualise un type d’unité discursive, un modèle
propre de syntaxe et de sémantique. Le choix d’un corpus poétique se justifie
par les expérimentations singulières de Nodier et Mallarmé, Saint-John Perse
et Michaux, Du Bouchet, Jaccottet, Gaspar et Sacré, les sonores de la
génération actuelle, Tarkos, Rebotier, Pey, Verheggen… Le traité parfait de
ponctuation n’existe pas – heureusement. Car c’est toute notre liberté qu’il
mettrait en jeu, toute la négociation entre des normes sociales plus ou moins
établies et une subjectivité à réaffirmer sans cesse dans l’écriture. La
ponctuation reste toujours à étudier, conquérir, inventer. — Maître de
conférences HDR à l’Université Toulouse II - Jean-Jaurès, Michel Favriaud
a coordonné le n° 172 de Langue française sur la ponctuation. Ses
recherches l’amènent à étudier poètes, romanciers et dramaturges, auteurs
d’albums de jeunesse et travaux d’élèves. Elles s’ouvrent aux questions
posées par les unités de discours et la textualité, la voix et la diction, la
didactique de la lecture.
Frédéric FRANÇOIS
Bakhtine tout nu, ou Une lecture de Bakhtine en dialogue
avec Volochinov, Medvedev et Vygotski, ou encore Dialogisme, les malheurs d’un concept quand il devient trop gros,
mais dialogisme quand même
13,5 x 21,5 cm — septembre 2012 — ISBN 978-2-35935-051-7 — 170 pages — 15 €
Comme l’indique le titre multiple du livre, celui-ci se donne trois buts.
D’abord, revenir sur les raisons de remettre en cause le mythe du « Bakhtine
total », auteur des œuvres attribuées à Medvedev ou à Vološinovembre Ne
lisant pas le russe et n’étant pas « bakhtinologue », je ne fais que suivre
principalement les exposés de Bronckart et Bota dans leur Bakhtine
démasqué, ainsi que la préface de Sériot à sa nouvelle édition de Marxisme et
philosophie du langage. Mais la critique de Bronckart et Bota semble
s’interdire de lire ce qui fait la spécificité positive de l’œuvre de Bakhtine. On
tente d’y revenir. Comme sur quelques « aspects chocs » des textes de
Medvedev, de Vološinov, comme du livre de Vygotski consacré à la Psychologie de l’art. Enfin, quel que soit le danger d’un usage vague et répétitif du
terme « dialogisme », on s’est proposé de rapproche les orientations ici
présentées et la tentative ouverte par Politzer visant à constituer une
« psychologie concrète ». — Professeur honoraire de l’Université Paris 5,
Frédéric François a dirigé ou rédigé de nombreux ouvrages, notamment sur
le dialogue et le récit chez l’enfant.
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Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Mireille FROMENT
Mise en texte et mise en scène d’un intime public. Une lecture
de Corpo di Stato de Marco Baliani
Préface de Frédéric François.
13,5 x 21,5 cm — octobre 2015 — ISBN 978-2-35935-148-4 — 144 pages — 18 €
Corpo di Stato, monologue pour la scène de Marco Baliani, revient entre autobiographie et fiction sur l’enlèvement et l’assassinat d’Aldo Moro. La
caractéristique dominante de ce récit est de nous faire entrer dans une
délibération où le narrateur tourne autour des faits et du souvenir des faits,
porte sur eux différents éclairages, différents points de vue qui enclenchent un
mouvement de pensée et le nourrissent, donnent accès à un intime public. Le
moteur du texte est cette délibération qui selon le niveau d’analyse est
formulée en termes dialogiques ou hétérologiques. Le commentaire
interprétatif explicite le mouvement du texte tel qu’on le perçoit à travers ce
qui est dit et ses significations singulières. De nombreux extraits (cités en
traduction française) permettent au lecteur de juger la façon dont les notions
mobilisées sont mises à l’épreuve. Cet ouvrage s’interroge sur un style de
réception. Il s’adresse à toutes celles et à tous ceux qui se préoccupent du
récit, de son dialogue avec le lecteur, avec le spectateur, et de l’expérience de
l’altérité que propose un texte littéraire. Il offre des perspectives pour
expliciter la façon dont celui-ci affecte ses récepteurs et fait sens pour eux. —
Maître de conférences à Paris 5, Mireille Froment a enseigné la didactique
du français. Ses recherches ont longtemps porté sur les pratiques langagières
en milieu scolaire. Elles sont actuellement plus orientées vers l’hétérogénéité
du récit, les rapports entre fiction et non-fiction, la question de la réception et
de l’interprétation en lien avec la notion de style de l’auteur et du récepteur.
Thierry GALLÈPE et Martine DALMAS (éds)
Déconstruction reconstruction : Autour de la pensée de JeanMarie Zemb
avec la bibliographie de Jean-Marie Zemb par Christine Jacquet-Pfau.
Actes du colloque de Tours, 20 et 21 novembre 2009.
13,5 x 21,5 cm — mai 2011 — ISBN 978-2-35935-24-1 — 290 pages — 35 €
Jean-Marie Zemb (1928-2007), professeur au Collège de France où il fut
titulaire de la chaire de Grammaire et pensée allemandes, a laissé une œuvre
considérable aux prolongements multiples, tant en matière de linguistique et
de philologie françaises et allemandes que de logique, d’épistémologie et de
philosophie du langage. La première Rencontre internationale consacrée à
cette œuvre s’est donné pour objet de mettre en lumière et de discuter les
concepts fondateurs de la pensée de Jean-Marie Zemb pour en saisir la portée
et les implications scientifiques. La diversité des contributions rassemblées
dans ce volume donne la mesure des gains théoriques et descriptifs que ses
études contrastives de la proposition, de la phrase et des énoncés français et
12. Linguistique et sociolinguistique
87
allemands permettent à tous les niveaux, en particulier morphologique,
syntaxique et sémantique. Ce recueil est le meilleur hommage que l’on
pouvait rendre à cet immense chercheur pour que sa pensée continue à vivre et
à se développer. — J. Albrecht, J. David, F. Daviet-Taylor, A.-F. EhrhardMacris, H.-W. Eroms, L. Gautier, M. Gormann-Thelen, A. Larrory, C. Lecointre, G. Marschall, M.-A. Moreaux, D. Pasques, A. Rebotier, G. Samson.
Francis GANDON
Le Nom de l’absent : Épistémologie de la science saussurienne
des signes
13,5 x 21,5 cm — décembre 2006 — ISBN 978-2-915806-22-9 — 280 pages — 27 €
Cet ouvrage confronte les Écrits de Linguistique Générale, les autographes
des Cours, des Anagrammes et de la Légende germanique entre eux et en
regard des questions que posent la linguistique générale et la sémiologie
issues du CLG de 1916. Ce rabattement critique de la pensée saussurienne sur
elle-même rapproche Saussure de ses contemporains linguistes, Müller,
Schleicher, Whitney, Havet, Bréal…, mais aussi de la mécanique ondulatoire,
apparue à la même époque. Chacun des principaux termes techniques
proposés par Saussure fait l’objet d’une étude particulière. Une synthèse
originale pour se mettre à jour sur les problématiques saussuriennes. —
Spécialiste d’épistémologie des sciences du langage, Francis Gandon est
membre de l’UMR 7597 « Histoire des théories linguistiques » (Paris 7).
Francis GANDON
La Morale du linguiste : Saussure entre Affaire Dreyfus et
massacre des Arméniens (1894-1898)
13,5 x 21,5 cm — juin 2011 — ISBN 978-2-915806-63-2 — 96 pages — 15 €
Le savant se doit-il d’être une conscience ? Les projets de lettres aux journaux
rédigés par Saussure entre 1894 et 1898 répondent manifestement « oui ».
Mais dans quel sens ? Comment comprendre son brouillon de lettre antisémite
à la Libre Parole ? Puis comment comprendre qu’il s’affirme « dreyfusiste »
en réponse, quatre ans plus tard, à une série d’articles parue dans Le Siècle ? Y
a-t-il eu évolution, « étapes d’un intellectuel », ou au contraire – à l’instar de
nombreux contemporains – coexistence d’un antisémitisme social et d’un
soutien moral à la personne d’Alfred Dreyfus ? L’analyse de l’ensemble des
pièces autographes disponibles replacées dans leur contexte idéologique ne
permet pas de conclure, sinon pour réfuter les vaines explications auxquelles
le sulfureux document a pu donner lieu.
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Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Francis GANDON
Meillet en Arménie. Journaux et correspondance (1891, 1903)
Avec la collaboration d’Anne-Marguerite Fryba-Reber.
13,5 x 21,5 cm — janvier 2014 — ISBN 978-2-35935-071-5 — 290 pages — 36 €
Élève de Louis Havet, de Michel Bréal et de Ferdinand de Saussure, Antoine
Meillet (1866-1936) peut être considéré comme le fondateur de l’école
française de linguistique et le créateur de l’arménologie. Sorti premier de
l’agrégation de grammaire à 23 ans, il a appris l’arménien ancien à l’École des
Hautes Études de la Sorbonne, puis chez les Pères Mékhitaristes de Vienne.
Savante, littéraire et liturgique, cette langue morte depuis le XIe siècle est une
source essentielle pour la philologie comparatiste indo-européenne à laquelle
Meillet va consacrer sa vie, tout en formant à son tour Émile Benveniste,
Marcel Cohen, Alfred Ernout et Joseph Vendryes (parmi d’autres). Meillet a
24 ans lorsqu’il part en mission de terrain de trois mois (mai-juillet 1891) en
Arménie caucasienne. Il séjourne d’abord dans la communauté arménienne de
Tiflis (Tbilissi, Géorgie) où il apprend l’arménien moderne, avant de se rendre
à Erevan puis à Etchmiadzine et à Aschtarak, dans la plaine de l’Ararat, où il
observe une langue en pleine effervescence, éclatée entre dialectes et soumise
aux influences du persan, du russe, de l’arabe et du turc. Parallèle à son
journal, on possède une abondante correspondante (29 avril - 3 août), naturelle et enjouée, avec sa cousine Berthe Esbaupin. Meillet renouvelle l’expérience douze ans plus tard (juillet-août 1903), pour étudier les manuscrits
des Évangiles de la bibliothèque du couvent d’Etchmiadzine, toujours aussi
ignorant – ou indifférent – aux menaces qui pèsent du côté turc sur le peuple
arménien. Ce second journal de voyage est ici réédité par Anne-Marguerite
Fryba-Reber. Dans ces journaux et cette correspondance, on découvre un
Antoine Meillet paradoxal, peinant à apprendre et à parler l’arménien
moderne, choqué par la vie rustique de ses hôtes, parlant du Caucase comme
d’un « pays de sauvages » et rêvant « de beefsteak avec des pommes de terre
frites ». L’ouvrage est complété par la reprise de l’article de Charles de
Lamberterie sur la « loi de Meillet ».
Bernard GARDIN
Langage et luttes sociales
Textes édités et présentés par Nanon Gardin et Frédéric François.
13,5 x 21,5 cm — novembre 2005 — ISBN 978-2-915806-08-3 — 280 pages — 25 €
Ce premier de deux tomes d’œuvres de B. Gardin met l’accent sur la théorie et
la méthode sociolinguistiques. Il reprend 19 textes et articles, dont
l’introduction programmatique de sa thèse d’Etat (1988) et les discussions de
l’époque sur l’orientation à donner à la sociolinguistique après Bernstein et
Volochinovembre Suivent des réflexions sur le sens de l’enquête sociale, la
langue comme pratique sociale (néologie, langues régionales, enseignement
du français aux immigrés), le discours rapporté et l’analyse de discours. —
Bernard Gardin (1940-2002) est avec J.-B. Marcellesi un des fondateurs de la
12. Linguistique et sociolinguistique
89
sociolinguistique française. Ses recherches sur la parole ouvrière l’amènent à
enquêter sur l’expression des salariés et des syndicalistes. Maître de
conférences puis professeur à l’Université de Rouen, il anime le réseau
Langage et Travail, non sans consacrer une grande partie de son temps à la
coopération universitaire avec les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du
Sud.
Bernard GARDIN
Paroles d’ouvrières et d’ouvriers
Textes édités et présentés par Nanon Gardin et Josiane Boutet.
13,5 x 21,5 cm — novembre 2005 — ISBN : 978-2-915806-09-0 — 400 pages — 30 €
Ce second tome a été composé à partir des recherches de B. Gardin sur deux
grands corpus : les tracts de la grève avec occupation aux usines Renault de
Cléon en 1978 et les comptes rendus de réunion des Groupes d’expression
directe mis en place dans les grandes entreprises par la loi Auroux (1982).
Autour de ces études de la parole ouvrière viennent des analyses des
productions discursives des leaders politiques et des porte-parole syndicalistes
dans des contextes polémiques ou coopératifs d’interlocution, à la recherche
du lien entre les formes de la langue et l’idéologie.
Christophe GÉRARD et Régis MISSIRE (éds)
Eugenio Coseriu aujourd’hui. Linguistique et philosophie du
langage
Ouvrage publié avec le concours des universités de Tübingen et de Toulouse 2 Le
Mirail
16 x 24 cm — février 2015 — ISBN 978-2-35935-114-9 — 264 pages — 30 €
Toute œuvre majeure suscite une variété de lectures indéfiniment renouvelées.
Parmi les classiques de la linguistique moderne, Eugenio Coseriu (1921-2002)
continue aujourd’hui d’inspirer différentes générations de linguistes, en
Europe et au-delà, ses écrits bénéficiant depuis une dizaine d’années d’une
riche activité éditoriale. Cependant les conceptions cosériennes demeurent
relativement méconnues en France, une large partie en ayant été rédigée en
allemand et en espagnol. Nous avons souhaité réduire cette carence. Une
initiative que poursuivent les Archives Coseriu à Tübingen et qui, à terme,
devrait couvrir l’ensemble des écrits de Coseriu. Les articles réunis dans ce
livre empruntent une autre voie qui vise à éclairer des lignes de force de cette
œuvre, qu’il s’agisse de ses fondements philosophiques, de la question
centrale de la créativité langagière ou de la linguistique du texte. Certaines de
ces études avancent des propositions théoriques et descriptives fondées sur
celles de Coseriu, d’autres commentent sa filiation historique et ses principes
fondateurs, d’autres réinvestissent des réflexions léguées à l’état d’esquisse.
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Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
— Contributions de Jörn Albrecht, Heidi Aschenberg, Oana Boc, Cristian
Bota, Giuseppe Di Salvatore, Michel Gailliard, Christophe Gérard, Paul
Gévaudan, Gerda Haßler, Armelle Jacquet-Andrieu, Johannes Kabatek, Peter
Koch, Peter Kuon, Régis Missire, Emma Tămâianu-Morita, Thomas Verjans,
Dina Vîlcu.
Aude GREZKA, Malory LECLÈRE et Malika TEMMAR (éds)
Les Sciences du langage en Europe (ASL 2011)
Ouvrage publié avec le concours de la DGLFLF.
13,5 x 21,5 cm — janvier 2014 — ISBN 978-2-35935-096-8 — 210 pages — 25 €
Après s’être intéressée aux rapports de la linguistique avec la société en 2003,
avec les sciences de l’homme en 2005, avec les demandes sociales en 2007,
avec les nouvelles technologies en 2009, l’Association des Sciences du
Langage a souhaité, pour l’édition 2011 de son colloque biennal, élargir
géographiquement la réflexion en invitant des chercheurs d’autres pays
d’Europe. Ce recueil rend ainsi compte, en douze articles et en langue
française, de travaux portant sur le français, l’allemand, le grec, le tchèque, le
roumain et le finnois, centrés sur la grammaire, l’analyse de discours, les
rapports entre langue et culture et le multilinguisme. L’ouvrage permet au
lecteur de prendre connaissance de ce qui se fait ailleurs en matière de
recherche et d’enseignement universitaires dans le domaine des sciences du
langage, en relation ou non avec ce qui se fait en France. — Contributions de
Dominique Maingueneau, Savina Raynaud, Milena Srpova, Laurence Rosier,
Patricia von Münchow, Mihaela Munteanu-Siserman, Anna Anastassiadis
Siméonidis, Juhani Härmä, Jürgen Erfurt, Jean-Michel Kalmbach, Silke
Jansen, Lorraine Baqué et Xavier Blanco.
Sylvie HOUSIEL
Dire la guerre. Le discours épistolaire des combattants français de
14-18
Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Tel Aviv
13,5 x 21,5 cm — avril 2014 — ISBN 978-2-35935-053-1 — 380 pages — 38 €
Cette étude s’est donné pour corpus quelque 7 400 lettres, dont 1 600 inédites,
adressées à leurs proches par les combattants français de la Grande Guerre.
Elle fait appel aux instruments de l’analyse du discours, de l’argumentation et
de la linguistique de l’énonciation pour éclairer les comportements humains
en situation de guerre et examiner non seulement le monde qui se reflète dans
les correspondances, mais aussi ce qui s’y construit. Au-delà de l’analyse du
témoignage venu de simples soldats sur les événements historiques, cette
approche permet d’accéder à leurs représentations et à leurs motivations. Les
visées énonciatives – éthiques, logiques et pathémiques – mises en place pour
12. Linguistique et sociolinguistique
91
partager la guerre avec l’« arrière » donnent accès au « moral des troupes ».
Comment les poilus ont-ils fait pour « tenir » ? Leur engagement au combat
était-il contraint ? Leur patriotisme était-il un héritage de l’École de la
République ou le résultat du « bourrage de crâne » d’une presse de
propagande ? Cinq années durant, de l’enthousiasme des premiers jours
jusqu’à l’écœurement de la fin, depuis les simples paysans jusqu’aux officiers
supérieurs, l’analyse du courrier des combattants offre un regard nouveau sur
leur rapport à la guerre. — Sylvie Housiel est docteur de l’Université de TelAviv, enseignante en langue, culture et littérature françaises des XIXe et XXe
siècles, membre du groupe de recherche ADARR (Analyse du discours,
argumentation, rhétorique) de la même Université. Ses recherches portent
sur l’analyse des discours de guerre.
Christian HUDELOT et Christine JACQUET-PFAU (éds)
Sciences du langage et demandes sociales (ASL 2007)
Ouvrage publié avec le concours de la DGLFLF.
13,5 x 21,5 cm — décembre 2009 — ISBN 978-2-35935-018-0 — 210 pages — 21 €
Laissant les esprits chagrins regretter l’hypothétique âge d’or où la linguistique pilotait les sciences humaines, les contributeurs du présent volume
témoignent de l’importance croissante des sciences du langage hors de
l’université, notamment aux plans culturel, politique, social et économique.
Ce volume illustre la vitalité des sciences du langage dans des domaines aussi
divers que la publicité, les médias, la communication et la documentation,
mais aussi en matière de santé, de gestion, de réinsertion sociale et
d’administration. La Table Ronde finale fait le point en cinq interventions sur
les évolutions récentes de la linguistique universitaire en regard du marché du
travail. — Contributions de Martine Batt, Gabriel Bergounioux, Josiane
Boutet, Eliane Damette, Franck Ganier, Michèle Grossen, Caroline Juillard,
Bénédicte Laurent, Marie-Thérèse Le Normand, Caroline Ollivier-Yaniv,
André Petitjean, Sylvie Plane, Henri Portine, Béatrix et Roger Rainero, Alain
Trognon, Dardo de Vecchi, Mathieu Valette, Geoffrey Williams.
Denis JAMET
L’Énonciation métaphorique en anglais et en français
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Jean-Moulin Lyon III.
16 x 24 cm — juillet 2009 — ISBN 978-2-915806-86-1 — 384 pages — 36 €
L’ouvrage retrace l’histoire de la notion de métaphore depuis Aristote
jusqu’aux travaux des cognitivistes américains, mettant la métaphore en
relation avec d’autres réalisations comme la synecdoque, la métonymie ou la
comparaison dans le cadre d’une synthèse cognitive et énonciative originale.
L’accent est mis sur le flou et le foisonnement qui en font la raison d’être. Les
traces de l’énonciation métaphorique qui constitue l’axe de recherche ici
92
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
privilégié, aussi bien au niveau lexical et phonologique que morphosyntaxique, tant dans le domaine anglais que français. — Denis Jamet est agrégé
d’anglais et maître de conférences en linguistique. Il dirige le département
d’études anglophones, la maison des langues et la préparation au capes et à
l’agrégation d’anglais de l’Université Lyon III.
Jean-François JEANDILLOU
Effets de textes
Ouvrage publié avec le concours de l’Institut Universitaire de France.
16 x 24 cm — octobre 2008 — ISBN 978-2-915806-10-6 — 340 pages — 36 €
Si la textualité n’a pas d’existence hors de l’activité de lecture, le texte n’en
reste pas moins un dispositif contraignant. Sans revenir à la conception qui en
fait une totalité de sens abandonnée à l’explication, force est d’admettre qu’il
excède la coopération interprétative du lecteur. L’analyse de textes de Racine,
Voltaire, Nodier, etc., montre que leur mise en forme ne se subordonne à des
genres que pour mieux les transcender. La linguistique textuelle cerne sans
préjugés les effets dissipatifs qui éprouvent son efficace et ses limites
opératoires. — Professeur de sciences du langage à Nanterre, J.-F. Jeandillou est l’auteur de nombreuses études linguistiques sur le discours littéraire et d’éditions scientifiques de Charles Nodier.
Robert LAFONT
L’Être de langage. Pour une anthropologie linguistique
Deuxième édition revue et corrigée par l’auteur.
13,5 x 21,5 cm — juillet 2006 — ISBN 978-2-915806-04-5 — 120 pages — 13 €
L’ouvrage résume le parcours de R. Lafont depuis l’invention de la praxématique jusqu’aux recherches sur la motivation des racines consonantiques indoeuropéennes. « Le choix d’une anthropologie du langage résolument matérialiste nous conduisit à deux décisions : remplacer le signe saussurien […]
par le praxème, unité de praxis signifiante habitée non par un signifié, mais
par une puissance à signifier, et placer le sujet schisé, tel que la psychanalyse
freudienne le définit, au centre de toutes les opérations langagières. Par
ailleurs l’héritage, accepté sous la réserve d’un réexamen critique […], de G.
Guillaume nous faisait concevoir ces opérations comme inscrites dans un
temps d’activité nerveuse supérieure […] » — R. Lafont a été professeur à
l’Université de Montpellier et écrivain occitan. Chercheur en sciences
sociales, en histoire de la littérature et en sociolinguistique, il est connu pour
sa construction d’une théorie post-structuraliste : la praxématique.
12. Linguistique et sociolinguistique
93
Robert LAFONT
Il y a quelqu’un : La parole et le corps
Réédition fac-similé de l’édition Montpellier, Praxiling, 1994.
13,5 x 21,5 cm — mars 2007 — ISBN 978-2-915806-49-6 — 376 pages — 32 €
Le Travail et la langue (1978) a posé les bases épistémologiques de la praxématique par un réexamen d’ensemble de la question du langage centré sur le
système de la langue. Restait à faire de la parole et du sujet parlant les cibles
premières et insistantes de l’analyse. C’est ce que, quinze ans plus tard, a tenté
Il y a quelqu’un. Une nouvelle fois, contre les réifications et les essentialisations, l’accent est mis sur l’activité du locuteur, les concepts d’endothème,
d’actualisation polyergonique, d’arthrôme et d’esthème permettant de saisir
l’homme communicant sur les divers registres de sa production signifiante,
dans la réalité des corps toujours présents au langage.
Christian LAGARDE et Helena TANQUEIRO (éds) (avec S. MORENO)
L’autotraduction aux frontières de la langue et de la culture
16 x 24 cm — mai 2013 — ISBN 978-2-35935-075-3 — 280 pages — 34 €
L’autotraduction est un phénomène culturel universel et néanmoins largement
ignoré. L’autotraducteur est un bilingue voire un polyglotte, et les parcours
sont variés, d’une éducation bilingue à des trajectoires migratoires diverses, à
l’appartenance à des contextes de minoration ou postcoloniaux. On le
considèrera avant tout comme un traducteur, mais assurément comme un
traducteur privilégié, parfois déçu par le travail d’un autre, souvent à la
recherche d’une plus grande notoriété, désireux d’accéder à des « champs
littéraires » plus vastes, toujours en situation de prendre toute liberté par
rapport à sa propriété intellectuelle. L’autotraduction est aussi un exutoire
possible à la condition même du bilingue ou du plurilingue dans sa quête
d’identité. Il s’agit d’abord de définir le territoire de l’autotraduction et de se
pencher sur les motivations de ceux qui la pratiquent. D’un point de vue
technique, les processus mis en œuvre sont multiples et souvent complexes,
de la traduction décalée à la traduction en parallèle, suscitant chez certains
auteurs-traducteurs, à travers des strates de réécriture, une quête exigeante et
au long-cours du dire et de l’écrire. Au-delà d’un noyau bien identifié
d’autotraducteurs de grande notoriété, leur nombre est bien plus conséquent,
offrant des études de cas surprenantes ou suggestives, et que ce territoire
épistémologique, de nature pluridisciplinaire, est aujourd’hui très attractif et
pleinement ouvert aux chercheurs et aux lecteurs. — Contributions de Maria
Alice Antunes, Silvia Audo Gianotti, Alain Ausoni, Claire Chassagne, TanYing Chou, Muguras Constantinescu, Marie-Noëlle Costa, Xosé Manuel
Dasilva, Katixa Dolharé-Çaldumbide, Marcos Eymar, Rainier Grutman,
Christian Lagarde, Fransiska Louwagie, Elizabete Manterola Agirrezabalaga, Valentina Mercuri, Chiara Montini, Ramon Pinyol i Torrents, Paola
Puccini, Mercè Pujol Berché, Pere Quer i Aiguadé, Josep Miquel Ramis,
Lyudmila Razumova, Nicoleta Redinciuc, Rosanna Rion, Julio César Santoyo,
94
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Agnès Surbezy, Helena Tanqueiro, Ibon Uribarri Zenekorta, Marie-Claire
Zimmermann.
Chloé LAPLANTINE
Émile Benveniste, l’inconscient et le poème
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Paris 8 - Saint-Denis.
13,5 x 21,5 cm — mai 2011 — ISBN 978-2-35935-017-3 — 300 pages — 30 €
Avec Benveniste, c’est toute la théorie du langage qui se transforme en
abandonnant le réalisme. On savait que Benveniste rendait possible une
poétique, on sait aujourd’hui qu’il l’a conçue en étudiant Baudelaire ; on
découvre la « conversion du point de vue » que cette poétique a représentée
pour lui et qu’elle représente désormais aussi pour nous qui le lisons. Le
présent ouvrage met en lumière l’importance de sa réflexion sur l’inconscient
dans le langage à la suite de Bréal, Saussure, Boas, Sapir, et donne une
première analyse de son Baudelaire. — Chloé Laplantine est chercheur au
CNRS (Histoire des Théories linguistiques, UMR 7597, Paris 7) et membre du
groupe Polart (Poétique et politique de l’art).
Foued LAROUSSI and Fabien LIÉNARD (eds)
Language Policy, Education and Multilingualism in Mayotte
In English. Published with the assistance of the University of Rouen and the
Department Council of Mayotte.
16 x 24 cm — june 2013 — ISBN 978-2-35935-080-7 — 180 pages — 20 €
Mayotte has been French since 25 April 1841. Since 31 March 2011 it has
been the 101st department of the French Republic. Two main local languages
are spoken there: Shimaore (a Bantu variety) and Kibushi (a Malagasy
variety). French is the official language. This is the complex multilingual
situation in which arises the acute problem of teaching French, the language
of education, as well as the island’s vernacular languages. If linguistic policy
is seen as the context in which the complexity of social relationships in a
given situation are evident and become meaningful, it must take as its
perspective the island’s sustainable development. It can only be fair if of
benefit to the island. Linguistic policy cannot be devised without making the
necessary link with school. What will be the consequences on the education
system? How is linguistic variation managed in schools? What status should
be given to the vernacular languages, invariably excluded from schools? —
The papers in this volume try to go some way in answering such questions
and shedding light on the situation in Mayotte with regard to these major
problems. Not all the papers deal exclusively with Mayotte but refer to other
situations: New Caledonia, French Polynesia or French Guyana, for example.
— Contributed: M. Ngalasso, C. Fleury, C. Deprez, F. Laroussi, F. Liénard,
12. Linguistique et sociolinguistique
95
C. Mbom, V. Miguel Adissu, I. Nocus, J. Vernaudon, M. Païa, L. Sam,
P. Guimard, A. Florin, M. Launey, S. Greaves, M.-L. Schultze, M. Lafon,
K. Yagmur, S. Kroon.
Paul-Romain LARREYA
Parlez franglais !
13,5 x 21,5 cm — juin 2014 — ISBN 978-2-35935-119-4 — 60 pages — 10 €
Le terme franglais a été sinon inventé du moins popularisé par l’écrivain René
Étiemble, en 1964, dans un retentissant ouvrage intitulé Parlez-vous franglais ? – pamphlet sarcastique et virulent qui dénonce la pernicieuse invasion
de notre langue par des mots anglais, lesquels transforment le français en un
« sabir honteux de son illustre passé ». L’objectif essentiel d’Étiemble était
d’appeler les francophones à un sursaut pour enrayer cette « épidémie ». Un
demi-siècle plus tard, l’intrusion massive des anglicismes dans la langue
française mérite d’être revisitée. Parlez franglais ! répond – sur le mode de
l’ironie – à la question d’Étiemble. Mêlant le sérieux à la dérision, il répond
aussi de façon érudite et divertissante aux questions que vous vous posez sur
le franglais. — Paul-Romain Larreya, linguiste, est auteur ou co-auteur de
nombreuses publications qui se situent pour l’essentiel dans le domaine de la
langue anglaise (grammaire, phonologie, stylistique, sociolinguistique).
Juan Manuel LÓPEZ MUÑOZ (éd.)
Aux marges du discours. Personnes, temps, lieux, objets
16 x 24 cm — octobre 2015 — ISBN 978-2-35935-155-2 — 400 pages — 48 €
Ce volume est une invitation à réfléchir aux marges du discours pour chercher
à savoir jusqu’où on peut pousser l’étude de la langue sans sortir des sciences
du langage. Où, quand et comment le discours cesse-t-il d’être un fait
langagier pour devenir autre chose ? Les travaux ici réunis analysent comment les discours se structurent par différenciation des supports (ou l’inverse)
et comment les lieux – réels ou virtuels – de production, de réception et de
circulation déterminent les formes d’interaction, les contenus des propos et les
manières de dire, tout en contribuant avec les coordonnées temporelles à la
construction de l’identité et de la mémoire discursives, individuelles et
collectives. Le défi a été d’approcher l’objet d’étude (le discours) en
l’esquivant, afin de pouvoir l’examiner avec la distance nécessaire, pour
mieux considérer ses contours. Car une très large part de la difficulté à cerner
le discours tient précisément à la pleine insertion de celui-ci dans son
environnement. — Contributions de Lotfi Abouda, Michel Arrivé, Abdelnour
Benazzouz, Elzbieta Biardzka, Pierre Blanchaud, Carmen Boustani, Manuel
Bruña Cuevas, Daniela Capin, Thierry Revol, Andrée Chauvin-Viléno, Isabel
Colon De Carvajal, Maria Rosaria Compagnone, José Manuel Cruz
Rodriguez, Pascale Delormas, Mirta Desnica, Séverine Équoy-Hutin,
96
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Mercedes Eurrutia Cavero, Sonia Gómez-Jordana Ferary, Katarzyna
Kwapisz-Osadnik, Meri Larjavaara, Julie Lefebvre, Sabine Lehmann, Elena
Llamas Pombo, Mercedes López Santiago, Mongi Madini, Vicky Markaki,
Musanji Ngalasso-Mwatha, Verli Petri, Florimond Rakotonoelina, Sandrine
Reboul-Touré, Nina Rendulic, Nathalie Riou, Michela Russo, Mokhtar
Sahnoun, Lucília M. Sousa Romão, Sandra Teston-Bonnard, Anne-Gaëlle
Toutain, Biagio Ursi, Marc Viémon.
Heinz-Helmut LÜGER, Hans W. GIESSEN et Bernard WEIGEL (éds)
Entre la France et l’Allemagne : Michel Bréal, un intellectuel
engagé
Ouvrage publié avec le concours de le fondation Josef-David.
13,5 x 21,5 cm — mars 2012 — ISBN 978-2-35935-043-2 — 170 pages — 15 €
Michel Bréal (1832-1915) compte parmi les plus grands savants de son temps.
Il a su poser des jalons dans de nombreux domaines et donner des impulsions
nouvelles, en particulier en créant la sémantique. Loin du spécialiste enfermé
dans sa tour d’ivoire, il se préoccupait de renforcer les échanges scientifiques
entre l’Allemagne et la France et d’améliorer la pédagogie des langues
vivantes dans le système scolaire français. Les articles réunis dans cet ouvrage
mettent en valeur les mérites de Bréal ainsi que la complexité, la diversité et la
richesse de son œuvre. — Contributions de Vilmos Bárdosi, Fernand Carton,
Marc Décimo, Hans W. Giessen, Françoise Hammer, Heinz-Helmut Lüger,
avec la collaboration de Bernard Weigel.
Mongi MADINI, Andrée CHAUVIN-VILENO et Séverine EQUOY-HUTIN (éds)
Jean Peytard, syntagmes et entailles
Actes du colloque international de Besançon, 7 - 9 juin 2012. Ouvrage publié avec le
concours du Conseil Régional de Franche-Comté, de la Ville de Besançon, de l’Université de Franche-Comté, du laboratoire ELLIADD, du Centre de Linguistique Appliquée
et de l’AUF.
16 x 24 cm — décembre 2014 — ISBN 978-2-35935-123-1 — 400 pages — 42 €
Cet ouvrage fait le point sur l’œuvre de Jean Peytard (1924-1999) et éclaire
l’histoire et l’épistémologie des recherches en discours et en communication.
Trente-cinq contributions illustrent la dynamique d’un dialogue interdisciplinaire et transgénérationnel. Elles s’inscrivent dans une activité éditoriale
qui témoigne de l’actualité de sa pensée : publication d’Écouter / lire PierreJakez Hélias (Lambert-Lucas, 2012) et parution des actes du colloque-miroir
du Brésil dans Synergies Monde n° 10 (2013). L’œuvre de Peytard, indissociable de son activité de directeur de thèse, se caractérise par l’ouverture
aux disciplines et aux objets de recherche et par la place faite au social dans la
construction du sens. Il a milité pour le décloisonnement de la linguistique et
12. Linguistique et sociolinguistique
97
de la littérature, de la linguistique et des sciences humaines, pour une sémiolinguistique centrée sur l’analyse textuelle. Il s’est particulièrement intéressé
aux phénomènes de circulation des discours et des savoirs et à la
plurimodalité. Ses compagnons, élèves ou lecteurs, auteurs de ce volume,
expliquent, situent ou remettent au travail dans les contextes d’aujourd’hui les
concepts-clés d’altération, de variation, d’évaluation, au fondement de la
« sémiotique différentielle ». — Contributions de Driss Ablali, Jean-Michel
Adam, Saburo Aoki, Djillali Attatfa, Jeanne-Marie Barbéris, Alpha Barry,
Jean-Claude Beacco, Marie J. Berchoud–Gourmelin, Dominique Bourgain,
Henri Boyer, Daniel Coste, Martine Cotin, Bernard Couty, Christine
Develotte, Yves Gilli, Corinne Grenouillet, Daniel Jacobi, Yves Jeanneret,
Djamel Kadik, Margareta Kastberg–Sjoblom, Monique Lebre, Sylvain Le
Gall, Juan Manuel López Muñoz, Sophie Mariani-Rousset, Marie-Françoise
Mortureux, Loïs Nathan, Musanji Ngalasso-Mwatha, Hiroko Noda, Isabelle
Parnot, Marie-Anne Paveau, Rémy Porquier, Anthippi Potolia, Florimond
Rakotonoelina, Sandrine Reboul-Touré, Eliana Scotti-Muzzi, Justine Simon.
Franck NEVEU et Sabine PÉTILLON (éds)
Sciences du langage et sciences de l’homme (ASL 2005)
13,5 x 21,5 cm — mars 2007 — ISBN 978-2-915806-50-2 — 136 pages — 18 €
Quel regard l’information et la communication, la sociologie, la psychologie,
l’histoire, la philosophie portent-elles aujourd’hui sur la langue et le langage ?
Les frontières disciplinaires ont-elles bougé ? Deux ans après le colloque
« Mais que font les linguistes ? » qui a proposé un état des lieux dans le
domaine des sciences du langage, on a orienté le débat vers le dialogue avec
d’autres disciplines des sciences humaines en s’intéressant à la fois aux
contenus scientifiques, notamment du point de vue épistémologique et terminologique, aux positions institutionnelles et à la valorisation des savoirs. —
Contributions de Marc Arabyan, Jean-Paul Bronckart, Marc Dominicy,
Arlette Farge, Michel Hupet, Guy Jucquois, Alice Krieg-Planque, Gilbert
Lazard, Michele Prandi.
Aya ONO
La Notion d’énonciation chez Émile Benveniste
Préface de M. Arrivé, postface de C. Normand, avec le concours de Kansai University
13,5 x 21,5 cm — septembre 2007 — ISBN 978-2-915806-52-6 — 240 pages — 30 €
Dans cet ouvrage issu d’une thèse soutenue à Paris X - Nanterre, l’auteur
analyse, occurrence par occurrence les deux tomes des Problèmes de
linguistique générale (1965 et 1974), Noms d’agent et noms d’action en indoeuropéen (1948) et le Vocabulaire des institutions indo-européennes (1969).
Conduite comme une fouille archéologique, cette recherche permet de retracer
l’émergence et l’évolution de la notion d’énonciation. Benveniste n’en est pas
98
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
l’inventeur, mais il la porte à un tel point de développement qu’elle accède
avec lui au rang de paradigme des sciences humaines. — Docteur de
l’Université Paris X - Nanterre, Aya Ono enseigne à Kansai University. Ses
recherches portent sur l’histoire des sciences du langage.
Pascal OTTAVI et Alain DI MEGLIO (éds)
Faire société dans un cadre pluriculturel. L’école peut-elle
didactiser la pluralité culturelle et linguistique des sociétés
modernes ?
Actes du 5e Colloque international du Réseau de sociodidactique des langues, Corte, 11
et 12 juillet 2012, publiés avec le concours du CNRS et de l’Université de Corte
16 x 24 cm — décembre 2014 — ISBN 978-2-35935-107-1 — 200 pages — 24 €
L’hétérogénéité des langues et des cultures dans le monde est le fruit d’une
somme d’aléas, de ruptures et de continuités qui n’a pas connu de réelle forme
d’organisation ou de gestion globale. Avec l’évolution des technologies, la
réduction des distances et une économie mondialisée, on peut aujourd’hui
conjecturer des processus glottophages tendant vers l’uniformisation. Dans
ces conditions, « l’école peut-elle didactiser la pluralité culturelle et
linguistique des sociétés modernes ? ». Faire société par l’école est un projet
permanent. Pour autant la dimension didactique de cette question n’apparaît
pas d’emblée comme une évidence tant elle s’est confinée à des aspects
techniques prudents, sans doute pour ne pas faire ombre à la pédagogie,
toujours plus ouverte, transversale et fille des thèses croisées de la philosophie
et de la psychologie. Dans une région comme la Corse, la dimension contextuelle de la didactique des langues met à jour des enjeux qui vont bien audelà de la simple méthode ou des modèles d’enseignement. — Contributions :
S. Aeby Daghé, M. Almgren, N. Berdous, S. Clerc, C. Cortier, M. Cotnam,
P. Dalley, A. Di Meglio, V. Fillol, R. Gagnon, B. Garnier, M. Lacave, V. Lapique, I. Manterola, M. Okbi, P. Ottavi, M. Rispail, M. Surian, A.-L. Thiers.
Houda OUNIS
Coup de foudre : Étude linguistique d’une métaphore
Préface de M. Arrivé, ouvrage publié avec le concours de l’Université de Nanterre.
13,5 x 21,5 cm — mars 2007 — ISBN 978-2-915806-45-8 — 140 p. — Open Access
L’analyse de l’expression coup de foudre et des termes qui la composent
montre qu’elle possède trois acceptions : « frappe d’un feu céleste », « amour
subit et violent », « désir irrésistible de posséder quelque chose », autour d’un
signifié générique : « événement ponctuel et brutal provoquant une rupture
dans l’ordre des choses ». L’approche sémantico-syntaxique montre les
limites de la notion de métaphore telle que la conçoivent les cognitivistes
(Lakoff et Johnson 1985). Il n’y a pas lieu d’établir de hiérarchie entre les
12. Linguistique et sociolinguistique
99
sens ni de distinguer entre sens source et sens figuré. Finalement, c’est la
notion même de métaphore qui est ici remise en cause. — Houda Ounis est
rattachée à l’UMR 7114 - MoDyCo de l’Université Paris X - Nanterre.
Herman PARRET
Le Son et l’Oreille – Six essais sur les manuscrits saussuriens
de Harvard
13,5 x 21,5 cm — mars 2014 — ISBN 978-2-35935-098-2 — 158 pages — 18 €
En 1967, sur l’intervention de Roman Jakobson, la bibliothèque de l’Université Harvard achète au docteur Raymond de Saussure 638 feuillets
manuscrits de Ferdinand de Saussure – environ un millier de pages inédites.
En 1971, Roman Jakobson les montre à Herman Parret, mais ce n’est que
pendant l’été 1992 que ce dernier a l’occasion d’en faire le dépouillement
systématique et d’en transcrire tout ce qui concerne la théorie du langage.
Publiée en 1994 dans les Cahiers Ferdinand de Saussure, cette transcription
bouleverse l’image que l’on se faisait jusqu’alors des recherches saussuriennes. L’approfondissement de l’épistémologie du corpus saussurien sera
confirmée en 2002 avec la publication des Écrits de linguistique générale par
Simon Bouquet et Rudolf Engler. « Mon intérêt pour les manuscrits de
Harvard, écrit H. Parret, s’est focalisé d’emblée sur le statut linguistique du
son et sur la quasi-absence de conception élaborée de la voix, du corps, du
sujet parlant et de la temporalité. » Outre la centaine de fragments publiés en
1994, le présent volume réédite les études qui leur sont consacrées :
« Réflexions saussuriennes sur le Temps et le Moi » (1995), « Métaphysique
saussurienne de la voix et de l’oreille » (2003), « Le fondement impensable de
la théorie linguistique saussurienne » (2011), « Les grandeurs négatives : de
Kant à Saussure » (2011) et « L’intimité fuyante de Saussure » (2013). —
Herman Parret est professeur de philosophie du langage et d’esthétique à
l’Université de Louvain (Belgique). Ses publications concernent la
pragmatique linguistique et philosophique, la sémiotique générale et la
sémiotique visuelle, l’épistémologie de la linguistique et de la sémiotique.
Sylvie PATRON
La Mort du narrateur et autres essais
13,5 x 21,5 cm — août 2015 — ISBN 978-2-35935-134-7 — 216 pages — 20 €
La notion de narrateur (réponse à la question « Qui parle ? ») est très présente
dans l’enseignement de la littérature et dans la critique littéraire alors qu’elle
fait l’objet d’un débat théorique encore trop méconnu. Sa clarification
nécessite une approche historique et épistémologique de l’opposition entre les
théories communicationnelles du récit en général (pas de différence entre le
récit fictionnel, le récit non fictionnel et le discours communicationnel) et les
théories non communicationnelles ou poétiques du récit de fiction en
100
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
particulier (théories basées sur les particularités linguistiques et textuelles du
récit de fiction). Les huit articles rassemblés ici analysent les deux courants de
recherche à partir de problèmes tels que la réfutation des théories ou la
réinterprétation de théories anciennes dans des théories nouvelles, les relations
d’homonymie et de synonymie entre les notions d’« histoire » et de « discours », ou encore de « voix », chez différents théoriciens du récit, les difficultés que peuvent poser les traductions françaises de théoriciens de langue
anglaise. Deux études de cas illustrent les avantages et les limites de ces
théories. L’ensemble replace la question des récits sans narrateur dans le cadre
de la narratologie dite « postclassique ». — Sylvie Patron est maître de
conférences HDR en langue et littérature françaises à l’Université Paris
Diderot, membre du Centre d’études et de recherches interdisciplinaires de
l’UFR Lettres, arts, cinéma (Cérilac) et codirectrice du Paris Centre for
Narrative Matters. Spécialiste d’histoire et d’épistémologie de la théorie
narrative, elle a publié plusieurs ouvrages personnels et collectifs et traduit
Ann Banfield et S.-Y. Kuroda.
Bert PEETERS et Nathalie RAMIÈRE (éds)
Tu ou vous : l’embarras du choix
13,5 x 21,5 cm — mai 2009 — ISBN 978-2-915806-53-3 — 300 pages — 39 €
Que l’on s’étonne ou que l’on éprouve un certain malaise à voir tutoyer ou
vouvoyer quelqu’un que l’on traiterait soi-même différemment n’est pas
surprenant dans le monde francophone d’aujourd’hui. Au lieu d’un système
simple et clair de pronoms d’adresse, on rencontre de nos jours toute une
collection d’indications hétérogènes, souvent contradictoires, qu’il est difficile
– voire impossible – de respecter. Une douzaine de contributions font ici le
point sur la recherche et ses applications au Français langue étrangère. L’oral
de Paris et d’autres villes (Lausanne, Liège, Limoges, Montréal…) est
privilégié, mais l’écrit n’a pas été ignoré, pas plus que l’usage « générique »
des pronoms d’adresse. Les contributeurs – qui se tutoient mutuellement pour
la plupart d’entre eux – exercent en Europe, en Amérique du Nord et en
Australie. Les responsables scientifiques de l’ouvrage sont basés à Sydney.
Bert Peeters est chef du programme d’études françaises à l’Université
Macquarie, qui accueillait également, jusqu’il y a peu, Nathalie Ramière,
traductrice. — Contributions de C. Béal, G. Blattner, C. Claudel, A. Coveney,
O. Halmøy, E. Havu, J.-A. Hughson, C. Kinginger, S.-N. Kwon, B. Peeters,
M. Pires, G. Planchenault, N. Ramière, S. Roulon et J. Warren.
Thierry PONCHON et Isabelle LABORDE-MILAA (éds)
Sciences du langage et nouvelles technologies (ASL 2009)
Ouvrage publié avec le concours de la DGLFLF.
13,5 x 21,5 cm — octobre 2011 — ISBN 978-2-35935-041-8 — 130 pages — 12 €
12. Linguistique et sociolinguistique
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Actes du colloque de l’Association des Sciences du Langage, 5 décembre
2009 à la Sorbonne, avec le soutien de l’université Paris-Sorbonne (Paris IV)
et de son équipe d’accueil Sens - Texte - Informatique - Histoire. Les liens
entre la linguistique et les nouvelles technologies sont déjà anciens. N’ont-ils
pas présidé, du côté anglais, à la naissance de l’informatique au cours de la
deuxième guerre mondiale ? Les progrès accomplis depuis les débuts du
traitement automatique des langues, les outils linguistiques intégrés aux
logiciels « grand public », développés et exploités par les « industries de la
langue » et par les laboratoires de recherche, montrent la part prise par les
nouvelles technologies dans l’avancement des sciences du langage. Réalisés
dans les deux domaines grâce à leurs synergies, ces progrès méritent d’être
régulièrement portés à la connaissance de la communauté scientifique ; c’était
l’objectif du colloque dont ces actes rendent compte en donnant à voir un
échantillon des apports des nouvelles technologies à la recherche en sciences
du langage. — Contributions de Philippe Caron, Sonia Branca-Rosoff et
Serge Fleury, Emmanuel Cartier et Jean-François Sablayrolles, Thierry
Olive, Christian Hudelot, François-Xavier Bernard et Michael Baker, Ivan
Smilauer.
Alain RABATEL
Homo narrans, 1 : Les points de vue et la logique de la narration,
2 : Dialogisme et polyphonie dans le récit
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Lumière - Lyon II.
16 x 24 cm — janvier 2009 — ISBN 978-2-915806-81-6 — 690 pages (2 vols) — 54 €
Homo narrans, c’est le sujet humain anthropologiquement saisi comme
conteur d’histoires, l’Homme aux mille points de vue, aux mille voix. À
l’analyse immanentiste du récit qui prévaut généralement en narratologie, on
propose de substituer une approche énonciative et interactionnelle. Le Tome I
est centré sur la problématique des points de vue. Sources énonciatives,
marques linguistiques et effets textuels sont des enjeux interprétatifs de
premier ordre. Le Tome II montre comment l’approche énonciative permet de
définir le discours rapporté comme la représentation d’espaces mentaux. —
Alain Rabatel est professeur de sciences du langage à l’Université Lyon 1 et
chercheur au laboratoire ICAR (UMR 5191 du CNRS, Université Lyon 2,
ENS-LSH). Spécialiste des approches énonciatives et de l’analyse de
discours, il s’intéresse aux textes littéraires, médiatiques, religieux et
politiques aussi bien qu’aux interactions orales. Ses travaux en narratologie
constituent une contribution originale aux études sur le dialogisme et la
polyphonie.
102
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Alain RABATEL, Alice FERRARA-LÉTURGIE et Arnaud LÉTURGIE (éds)
La Sémantique et ses interfaces (ASL 2013)
Ouvrage publié avec le concours de la DGLFLF.
16 x 24 cm — décembre 2014 — ISBN 978-2-35935-129-3 — 340 pages — 27 €
Ce volume rassemble les contributions du colloque bisannuel de l’Association
des Sciences du Langage, qui s’est tenu le 30 novembre 2013 à Paris. La
sémantique et ses interfaces fait d’abord écho à des approches
épistémologiques qui reviennent sur un certain nombre de paradigmes
structurants du champ. L’ouvrage propose ensuite diverses approches de la
question du sens et de ses interfaces, en partant du lexique ou de la (morpho)syntaxe ou en parcourant l’ensemble des niveaux d’organisation du sens, des
mots au texte et au discours. Comme la sémantique n’est pas seulement le pré
carré des sémanticiens, la problématique de ses interfaces est également
abordée à partir de diverses théories ou approches, qu’il s’agisse du TAL, de
l’analyse du discours, des approches énonciatives, de la sémiotique, de la
pragmatique et de la logique. Ces regards croisés, de l’« intérieur » ou de
l’« extérieur » du champ, montrent combien la sémantique est, par ses
interfaces, un domaine stratégique pour les SDL, susceptible de retenir
l’attention bien au-delà des sémanticiens. — Contributions de J. François,
G. Achard-Bayle, F. Rastier, G. Gross, C. Schnedecker, D. Leeman, J.C. Anscombre, I. Novakova, M. Valette et E. Eensoo, D. Ducard, J.-M. Klinkenberg, F. Édeline, J. Moeschler, J.-P. Desclés.
Alain RABATEL, Michèle MONTE et M. das Graças SOARES RODRIGUES (éds)
Comment les médias parlent des émotions.
L’affaire Nafissatou Diallo contre Dominique Strauss-Kahn
Avec le concours de la Région Paca et des Universités de Lyon (Icar) et de Toulon (Babel).
16 x 24 cm — février 2015 — ISBN 978-2-35935-121-7 — 330 pages — 30 €
L’affaire Nafissatou Diallo contre Dominique Strauss-Kahn est un des rares
cas d’accusation de viol ayant eu un retentissement mondial en raison de la
personnalité du directeur du Fonds Monétaire International et de sa candidature annoncée aux élections présidentielles françaises de 2012. Sa couverture
médiatique a engagé des questions d’éthique journalistique du plus haut
intérêt, qu’il s’agisse du rapport entre vie privée et vie publique des hommes
et des femmes politiques, du respect de la présomption d’innocence ou du
traitement d’une affaire de viol. Les nombreuses émotions suscitées par
l’affaire ont évolué au fil des informations portées à la connaissance du
public. Or si les émotions ont longtemps été conçues comme un obstacle à
l’exercice de la raison, elles sont aujourd’hui envisagées comme des
modalités de l’argumentation. Ce sont ces modalités que l’ouvrage met en
lumière, distinguant entre émotions directes et indirectes, mises en spectacle
et allusives, dites, montrées, étayées, par des études qui prennent en compte le
lexique, les lieux communs, l’organisation des discours et les scénographies
énonciatives dans les articles et les dessins de presse, les séries TV ou sur le
12. Linguistique et sociolinguistique
103
web. Pitié, indignation, dégout, colère ou honte sont codifiés culturellement et
touchent le lecteur de la presse en fonction de ses valeurs, de ses expériences,
de ses communautés d’appartenance. Ces émotions sont mobilisées par les
médias – et par les témoins ou les experts auxquels les journalistes font appel
– en faveur de l’un ou l’autre protagoniste selon la situation politique et la
culture dans lesquelles l’affaire est évoquée, voire instrumentalisée.
Pierre-Yves RACCAH (éd.)
L’Inscription des biais socio-cognitifs dans la langue
Linguistique — Ouvrage publié avec le concours de l’université de Limoges.
13,5 x 21,5 cm — décembre 2014 — ISBN 978-2-35935-131-6 — 170 pages — 15 €
Comment est-il possible à tout un chacun, après quelques secondes d’écoute,
de comprendre non seulement ce dont parle autrui, mais aussi ce que sont ses
croyances, ses présupposés culturels, ses orientations idéologiques ? Telle est
la question abordée ici, sous différents angles, notamment contrastifs, par huit
contributions de « sémantique des points de vue », un courant de recherche né
il y a une vingtaine d’années des travaux d’Oswald Ducrot sur la théorie de
l’argumentation dans la langue. Cette école linguistique étudie les syntagmes
des langues naturelles – mots et groupes de mots, locutions, expressions –
pour décrire les points de vue et les contraintes sémantiques qui pèsent sur le
contenu des discours. — Diplômé en mathématique, docteur en linguistique
HDR, Pierre-Yves Raccah est chercheur au CNRS. Ses travaux portent sur les
contraintes que les langues imposent au sens des énoncés. Il est l’auteur de
plusieurs monographies et a précédemment dirigé de nombreux recueils.
François RASTIER (éd.)
« De l’essence double du langage » et le renouveau du saussurisme
2e éd. revue et corrigée du n° 12 de la revue Arena Romanistica (2013)
16 x 24 cm — janvier 2016 — ISBN 978-2-35935-160-6 — 230 pages — 25 €
Retrouvé voici vingt ans en 1996, publié en 2002, De l’essence double du
langage est le dossier manuscrit d’un ouvrage de linguistique générale. Il
formule un programme scientifique dont les notes d’étudiants compilées par
Bally et Sechehaye dans le Cours de linguistique générale ne donnent qu’un
reflet partiel et déformé. Le présent ouvrage privilégie la lecture de De
l’essence double du langage afin de contribuer à la relecture de l’ensemble du
corpus saussurien. Une première partie donne la parole aux auteurs des
éditions italienne et allemande ; la deuxième à l’auteur de l’édition japonaise
et aux auteurs de synthèses parues juste avant la publication des nouveaux
manuscrits. La troisième traite du rapport entre linguistique générale et linguistique descriptive chez Saussure. En quatrième partie, des études critiques
recensent deux ouvrages importants d’Arild Utaker et de Ludwig Jäger. —
104
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Contributions de Tullio De Mauro, Ludwig Jäger, Kazuhiro Matsuzawa,
Simon Bouquet, Arild Utaker, Marie-José Béguelin, Giuseppe D’Ottavi, Régis
Missire, Jürgen Trabant.
Chantal RITTAUD-HUTINET
L’Homophonie
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle.
13,5 x 21,5 cm — oct. 2007 — ISBN 978-2-915806-58-8 — 146 p. — Open Access
Définitions floues, incomplètes, incompatibles ou contradictoires, l’homophonie semble difficile à circonscrire. L’ouvrage propose une typologie cohérente d’ambiguïté, équivoque, quiproquo, malentendu, jeu de mots, calembour, rébus, charade, homographie, homonymie, paronomase, paronymie,
polysémie, synonymie…) sur de nombreux exemples qui vont de la chanson
au dessin d’humour, de la poésie aux mots croisés… Sont décrits les
phénomènes linguistiques mis en œuvre et leurs effets sémantiques et
pragmatiques. Le dernier chapitre présente un projet de dictionnaire à entrées
homophoniques destiné aux apprenants et enseignants de français langue
étrangère. — Chercheur à Paris 3, C. Rittaud-Hutinet est spécialiste des sousentendus de l’oralité. Auteur de nombreux articles, elle a publié La Phonopragmatique (Peter Lang, 1995) où elle développe son modèle.
Marion SANDRÉ (éd.)
Analyses du discours et contextes
Actes du Ve Colloque Jeunes Chercheurs Praxiling, 10 - 11 mai 2007, publiés avec le
concours du Pôle Universitaire Européen, la Région Languedoc-Roussillon et l’UMR
5267 Praxiling - Université Paul-Valéry Montpellier - CNRS.
13,5 x 21,5 cm — février 2009 — ISBN 978-2-915806-95-3 — 220 pages — 22 €
Croiser analyse du discours et contexte, dégager le poids du contexte sur la
matérialité discursive, tel a été l’objectif de ce colloque ouvert à la théorie des
actes de langage, à la sociolinguistique, à la sociolinguistique des interactions,
à l’ethnographie de la communication, à la pragmatique, à l’analyse conversationnelle, à la praxématique, aux théories de l’énonciation, à la linguistique
textuelle… — Contributions de S. Anquetil, L. Calabrese-Steimberg, V. Delorme, J. Denouël-Granjon, E. Dubreil, R.-M. Gerbe, S. Housiel, C. KerbratOrecchioni, M. Levesque, A. Mazur Palandre, E. Mouratidou, C. Petitjean,
K. Prod’homme, S. Riou, M. Sandré, J. Simon, C. Vermeulen, S. Weverbergh.
12. Linguistique et sociolinguistique
105
Ferdinand DE SAUSSURE
Anagrammes homériques
Présentés et édités par Pierre-Yves Testenoire, préface de Daniele Gambarara.
16 x 24 cm — octobre 2013 — ISBN 978-2-35935-047-0 — 450 pages — 60 €
Ferdinand de Saussure développe en 1906 l’hypothèse d’un principe de
composition des poésies anciennes : l’anagramme. Il y consacre, trois ans
durant, plus d’une centaine de cahiers manuscrits mais n’en publie pas une
ligne. Ces travaux, découverts dans les années soixante, ne sont connus depuis
que par des extraits. Qualifiés tantôt de géniaux, tantôt de délirants, ils restent,
faute de réelle édition, largement méconnus. Anagrammes homériques vient
combler cette lacune. Établie selon des principes philologiques, la présente
édition contient la totalité des textes connus relatifs aux anagrammes dans la
poésie homérique. Elle donne pour la première fois accès à un corpus cohérent
de travaux de poétique de Ferdinand de Saussure, permettant de comprendre
l’élaboration et les développements de l’hypothèse anagrammatique. L’analyse des vers de l’Iliade et de l’Odyssée tente de saisir le travail vocal à
l’œuvre dans la fusion poétique – nouveau versant de l’entreprise linguistique
et poéticienne de Saussure. — Pierre-Yves Testenoire est agrégé de lettres
classiques et docteur en langues et littératures anciennes. Ses recherches
portent sur l’histoire des idées linguistiques et des théories littéraires.
Akatane SUENAGA
Saussure, un système de paradoxes : Langue, parole, arbitraire et inconscient
Préface de M. Arrivé, ouvrage publié avec le concours de l’Université Seijo, Tokyo.
13,5 x 21,5 cm — juin 2005 — ISBN 978-2-915806-06-9 — 270 pages — 24 €
Posant que « la théorie saussurienne est une pragmatique », la thèse
d’Akatane Suenaga s’inscrit parmi les nombreux travaux (Normand, Badir,
Choi, Pétroff…) qu’ont inspirés les publications de sources saussuriennes.
Partant du problème posé par la notion de « langue individuelle », l’auteur
revient sur les différentes articulations du sujet parlant avec la communauté de
langue et avec le monde hors-la-langue proposées par Benveniste, Austin,
Bally, Ducrot et, in fine, Lacan, pour montrer comment le fonctionnement
effectif du langage repose sur une série d’illusions nécessaires, tant
épilinguistiques que sémantiques. — Akatane Suenaga est maître de
conférences en sciences du langage à l’Université Seijo (Tokyo). Il s’est initié
à la linguistique de Saussure à l’Université Chuo (Tokyo) sous la direction de
Keizaburo Maruyama, avant de soutenir sa thèse de doctorat sous la direction
de Michel Arrivé à l’Université Paris X - Nanterre.
106
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Andrée TABOURET-KELLER
Le Bilinguisme en procès. Cent ans d’errance (1840-1940)
13,5 x 21,5 cm — juillet 2011 — ISBN 978-2-915806-30-4 — 200 pages — 20 €
D’où vient le préjugé tenace selon lequel il serait nocif pour le « développement cérébral » des jeunes enfants de parler deux langues (ou plus) à la
maison ou à l’école, et comment ce préjugé s’est-il construit, puis accommodé
du progrès des sciences du langage jusqu’à la veille de la Seconde Guerre
mondiale ? Les premières enquêtes sociolinguistiques puis les grands congrès
internationaux de linguistique montrent le lien entre les politiques linguistiques des grands États européens et le développement de leurs ambitions
coloniales. La suprématie du monolinguisme sera reprise à son compte par les
tests d’intelligence et de quotient intellectuel développés au cours de l’entredeux-guerres, achevant de convaincre l’opinion publique, mais aussi beaucoup de linguistes, que le bi- et le multilinguisme sont des facteurs de déficience psychologique et culturelle. — A. Tabouret-Keller est membre des
comités de rédaction de La Linguistique et de Langage et société, présidente
du Centre d’information sur l’éducation bilingue et plurilingue qui publie
Éducation et sociétés plurilingues.
Pierre-Yves TESTENOIRE
Ferdinand de Saussure à la recherche des anagrammes
Linguistique — Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Rouen
16 x 24 cm — décembre 2013 — ISBN 978-2-35935-048-7 — 350 pages — 40 €
La recherche de Ferdinand de Saussure sur les anagrammes poétiques (19061909) a depuis sa découverte dans les années soixante alimenté des
entreprises théoriques fort diverses. De Jakobson à Lacan, de Starobinski à
Kristeva, de Derrida à Baudrillard, l’anagramme saussurien a connu une
postérité brillante, vivace et polymorphe. La productivité du concept révèle
aussi le flou dans lequel est tenu le travail saussurien. Cinquante années après
les premières publications fragmentaires, il reste entouré de mystère, les textes
qui le consignent demeurant dans l’ensemble inédits. Déterminer les enjeux
épistémologiques de cette recherche sur la base d’une publication (F. de
Saussure, Anagrammes homériques, Lambert-Lucas, 2013), telle est l’ambition du présent ouvrage. Historique et méthodique, l’enquête permet une
analyse précise des recherches de Ferdinand de Saussure sur le texte de
l’Iliade et de l’Odyssée. De nouveaux aspects de son questionnement
affleurent, alors que d’autres s’enrichissent, au carrefour de la philologie, de
la linguistique et de la poétique. — Pierre-Yves Testenoire est agrégé de
lettres classiques et docteur en langues et littératures anciennes.
12. Linguistique et sociolinguistique
107
Francis TOLLIS
Signe, mot et locution entre langue et discours, de Gustave
Guillaume à ses successeurs
Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Pau et des pays de l’Adour
16 x 24 cm — novembre 2008 — ISBN 978-2-915806-80-9 — 280 pages — 30 €
L’ouvrage regroupe dix études placées sous les rubriques (ı) du mot et de sa
genèse, (ıı) du morphème, du grammème et de la lexie, (ııı) des aspects
pratiques du langage. L’auteur revient sur ce que les écrits publiés de Gustave
Guillaume révèlent de ses idées, sans négliger ce que ses successeurs en ont
diversement repris et développé. Partant de la notion d’opérativité chère à la
psychomécanique, Francis Tollis replace les phénomènes linguistiques en
regard des deux pôles d’existence du langage : le discours, dans l’aval de son
exercice effectif, et la langue, dans un amont puissanciel postulé. — Professeur émérite à l’université de Pau, Francis Tollis est agrégé d’espagnol
initié à la linguistique de Gustave Guillaume par Maurice Molho, il a publié
divers ouvrages de linguistique hispanique, d’historiographie linguistique et
de linguistique générale, ainsi que quelque soixante-dix articles dans ces
mêmes champs de recherche.
Francis TOLLIS
La Neurosémantique épistémique de Maurice Toussaint
Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Pau et des pays de l’Adour
13,5 x 21,5 cm — décembre 2014 — ISBN 978-2-35935-069-2 — 190 pages — 15 €
Quoique issue de la psychomécanique de Gustave Guillaume, la neurosémantique épistémique de Maurice Toussaint a ouvert une voie nouvelle dans
l’approche du langage. Débarrassant la psychomécanique de tout idéalisme et
radicalisant son opérativité, elle ne fait pas seulement le pari du matérialisme,
du constructivisme et de la continuité. Avec tout ce qui en découle pour son
analyse, elle attribue au langage une assise corticocérébrale, postule son
isomorphisme avec le cognitif et celui du signifiant avec le signifié, propose
un modèle périodique et quantitatif d’engendrement de ses unités. Ayant
surtout enseigné dans des universités étrangères, Maurice Toussaint n’a eu
aucune facilité pour faire connaître ses idées, issues d’un demi-siècle de
recherches. La présente introduction tente donc d’y porter remède.
Bertrand VERINE et Catherine DÉTRIE (éds)
L’actualisation de l’intersubjectivité : de la langue au
discours (Hommage à Jeanne-Marie Barbéris)
Avec le concours de l’Université Paul-Valéry - Montpellier et de Praxiling - UMR 5267
13,5 x 21,5 cm — juin 2011 — ISBN 978-2-35935-014-2 — 190 pages — 20 €
108
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Cet ouvrage développe certaines des pistes les plus fécondes ouvertes par
Jeanne-Marie Barbéris dans le champ de l’intersubjectivité. Les huit auteurs
rendent ainsi un hommage scientifique collectif à cette exceptionnelle
pourvoyeuse d’idées, qui met en place une approche totalement novatrice de
l’actualisation des marques de la subjectivité dans le langage. Actualisation et
subjectivité révèlent la dimension processuelle de l’activité de langage :
l’actualisation de l’énoncé construit une représentation du réel, la subjectivité
ancre le dire dans la dynamique coénonciative, la thèse fondamentale de
Jeanne-Marie Barbéris et de cet ouvrage étant que le marquage de
l’intersubjectivité est lui-même soumis au processus d’actualisation. —
Contributions de C. Détrie, L. Fauré, R. Forest, D. Maingueneau, M. Monte,
M.-A. Morel, A. Rabatel, B. Verine.
Harald WEINRICH
Le Temps : le récit et le commentaire
Traduit de l’allemand par Michèle Lacoste, 1re éd. Paris, Le Seuil, 1973.
13,5 x 21,5 cm — novembre 2012 — ISBN 978-2-35935-058-6 — 334 pages — 30 €
Lorsque les éditions Kohlhammer, de Stuttgart, publient Tempus: besprochene und erzählte Welt en 1964, l’article d’Émile Benveniste sur « Les
relations de temps dans le verbe français » est paru cinq ans auparavant dans
le n° 54 (1959) du Bulletin de la Société de Linguistique de Paris. On mesure
la précocité de la réaction d’Harald Weinrich par rapport à un texte qui reste
aujourd’hui parmi les plus souvent cités dans les études françaises de
linguistique générale. Les temps du verbe, écrit Benveniste, « se distribuent en
deux systèmes distincts et complémentaires [qui] manifestent deux plans
d’énonciation différents », l’« histoire » et le « discours ». Il revient à Harald
Weinrich d’explorer, principalement dans la littérature française (Voltaire,
Flaubert, Maupassant, Proust, Camus, Sartre…), la bipartition du temps
linguistique selon l’« attitude » et la « perspective de locution » adoptées par
l’énonciateur. Délaissant la distribution benvenistienne des pronoms entre
personne et non-personne (« Structure des relations de personne dans le
verbe », BSLP, n° 43, 1946), l’auteur développe les conséquences pour la
grammaire textuelle de la « dichotomie structurale » entre groupe de temps
compatibles avec le passé simple et groupe de temps compatibles avec le
présent. Il montre comment le passé simple sert à conduire des récits
distanciés où le monde est raconté (erzählte Welt) dans la détente, là où le
présent (associé au passé composé et au futur simple) implique les
interlocuteurs par rapport au monde ainsi commenté (besprochene Welt),
indépendamment de la distinction entre langue écrite et langue parlée.
Dernière grande catégorie explorée par Le Temps, la « mise en relief », dans le
récit, de l’action conduite au passé simple sur un arrière-plan à l’imparfait,
analyse qui débouche sur une linguistique de la littérature, avec par exemple
des clefs pour comprendre la division des textes en paragraphes. On devait à
cet ouvrage de référence bientôt cinquantenaire, épuisé au Seuil, de le
rééditer. — Né en 1927, Harald Weinrich a poursuivi des études de philologie
romane, de philologie classique et de philosophie à Münster, Fribourg-en-
12. Linguistique et sociolinguistique
109
Brisgau, Toulouse et Madrid. Reçu docteur en 1953, il passe son habilitation
en 1959 après quelques années à Marburg et à Münster. Il enseigne la
philologie romane à Kiel, Cologne et Bielefeld puis l’allemand langue
étrangère à Munich. Il a été professeur invité à l’Université du Michigan, à
Princeton et à la Scuola normale superiore de Pise. « Fellow » au
Wissenschaftskolleg de Berlin, il est appelé à occuper la chaire européenne,
puis la chaire de langues et littératures romanes du Collège de France. Il est
membre de nombreuses académies, docteur honoris causa de plusieurs
universités ; il a obtenu plusieurs prix, dont le prix Sigmund Freud.
Harald WEINRICH
Linguistique du mensonge
Traduit de l’allemand par Hélène Lucas.
13,5 x 21,5 cm — septembre 2014 — ISBN 978-2-35935-122-4 — 70 pages — 15 €
Il y a exactement cinquante ans, en 1964, à Darmstadt, l’Académie allemande
de langue et de littérature mit au concours la question suivante : « La parole
peut-elle dissimuler la pensée ? » Harald Weinrich se vit attribuer le premier
prix pour sa réponse, parue en 1966 sous le titre Linguistik der Lüge [Linguistique du mensonge]. C’est la sixième édition allemande (Munich, Verlag
C.H. Beck, 2000) de cette étude, « brillante et originale » selon l’appréciation
du jury, agrémentée d’une postface écrite trente-cinq ans plus tard, que traduit
cette édition française. — Né en 1927, Harald Weinrich a enseigné aux
Universités de Kiel, Cologne, Bielefeld et Munich, comme titulaire de la
chaire Galilée de l’École Normale de Pise et de la chaire de Langues et
littératures romanes du Collège de France (1990-1991 et 1993-1999), comme
professeur invité aux universités du Michigan et de Princeton ainsi qu’au
Wissenschaftskolleg de Berlin. Docteur honoris causa des universités de
Bielefeld, Heidelberg, Augsbourg, Rome, Madrid et Cagliari, il est titulaire de
nombreuses distinctions et prix allemands et étrangers, membre de plusieurs
académies et du PEN-Club. Parmi ses publications : Le Génie de Don
Quichotte (1956) ; Le Temps. Le récit et le commentaire (1964) ; La
Littérature pour les lecteurs (1971) ; Les Chemins de la culture orale (1985) ;
Grammaire textuelle du français (1989) ; Grammaire textuelle de l’allemand
(1993) ; Léthé (1997) ; Le Temps compté (2009).
13. Linguistique
et Langues Africaines
« Depuis maintenant plus de vingt ans, le laboratoire LLACAN
(UMR 8135, CNRS/INALCO), fondé en 1994, constitue l’un des
principaux pôles mondiaux de la recherche sur les langues et les
littératures d’Afrique. Au cours des deux décennies écoulées,
plusieurs dizaines de chercheuses et de chercheurs ainsi que de
nombreux(ses) doctorant(e)s et postdoctorant(e)s, venu(e)s du
monde entier, ont participé à la vie de notre unité de recherche
où, dans le cadre de leur travail, ils et elles ont écrit des livres, des
articles ou encore monté des projets : ces multiples réalisations
ont contribué à dynamiser la recherche dans le domaine de la
linguistique africaine. Depuis cinq ans environ, l’idée a fait son
chemin, parmi un nombre croissant de membres du LLACAN, de
monter une revue permettant de mieux faire diffuser le savoirfaire de notre unité et de nos collègues, Africains ou non,
francophones ou anglophones, qui désireraient partager avec nous
le fruit de leurs terrains, recherches et travaux sur les langues et
la linguistique africaine. C’est ainsi que Linguistique & Langues
Africaines est né… » (P. Roulon-Doko, N. Quint, L.-M. Perrin)
CONTACT : llafrique@vjf.cnrs.fr
PAGE WEB : http://llacan.vjf.cnrs.fr/lla
ABONNEMENTS : lla-ll@free.fr
N° 1
Une nouvelle voix pour les langues et les cultures d’Afrique
16 x 24 cm — juin 2015 — ISBN 978-2-35935-146-0 — 126 pages — 20 €
Sous la direction de Paulette Roulon-Doko, Nicolas Quint et Loïc-Michel
Perrin — Contributions d’Alain-Christian Bassène, Gian Claudio Batic,
Maximilien Guérin, Jenneke van der Wal et Sylvie Voisin.
14. Médecine et langage
Animée par Gérard Danou, médecin praticien hospitalier rhumatologue, et inspirée par les Medical Humanities qui donnent
désormais lieu à des enseignements en faculté de médecine, la
collection Médecine et Langage publie des études médicales issues
de la littérature, de la linguistique et de la sémiotique.
Gérard DANOU
Langue, récit, littérature dans l’éducation médicale
Préface de François Dagognet.
13,5 x 21,5 cm — février 2007 — ISBN 978-2-915806-46-5 — 168 pages — 21 €
« Consacré à la formation personnelle du médecin, cet ouvrage parcourt des
thèmes que tout clinicien affronte quotidiennement : expression de la douleur,
représentations du corps, compréhension de la langue médicale, distance entre
le médecin et son malade. La place de la langue, du récit et de la littérature
dans le colloque singulier de la consultation est d’autant plus importante
qu’elle est habituellement négligée. La formation médicale exige en effet du
médecin le contrôle de ses émotions et la mise entre parenthèses de son
histoire personnelle. Cet oubli de soi est à la fois nécessaire pour agir froidement et iatrogène, perturbant l’écoute du patient. Des textes de Baudelaire,
Flaubert, Céline et Michaux rappellent au médecin comment sentir et
l’incitent à réfléchir à sa pratique. […] » — Gérard Danou est praticien
hospitalier habilité à diriger des recherches. Il a publié Le Corps souffrant
(1994), coédité Henri Michaux est-il seul ? (1999) et Littérature et médecine
ou Les Pouvoirs du récit (2001).
Gérard DANOU (éd.)
Peser les mots
Actes du colloque « Littératures et médecine » de Cergy-Pontoise, 2007, publiés avec le
concours de l’Université Cergy-Pontoise.
13,5 x 21,5 cm — février 2008 — ISBN 978-2-915806-69-4 — 230 pages — 27 €
« Les littératures et la médecine sont depuis toujours concernées par le
langage, la langue et la parole. Si la médecine était une science exacte, on
112
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
pourrait mieux comprendre la relative rupture entre les deux ordres du
discours : le langage scientifique et le langage poétique ; mais il n’en est rien.
La médecine – cette somme évolutive de sciences appliquées selon Canguilhem – est un art qui demande un certain savoir commun augmenté du style
propre au médecin qui l’exerce. Certes la médecine est dominée par un savoir
agir (alors que la littérature est un savoir dire) mais le médecin ne peut exclure
de sa réflexion l’histoire de ses patients, le roman que chacun porte en lui et
qui module sa manière d’être malade ou non […] » — B. Bednarski,
K. Bernfeld, G. Danou, S. Fainzang, C. François-Denève, A. Jdey, E. Lévine,
E. de Marez Oyens, M. Schneider et I. Smadja.
Gérard DANOU (éd.)
Résistances : Littératures, médecines, sciences humaines
Ouvrage publié avec le concours du Centre franco-norvégien en sciences sociales et
humaines et de l’Université Cergy-Pontoise.
13,5 x 21,5 cm — avril 2011 — ISBN 978-2-35935-033-3 — 220 pages — 20 €
Ce volume résume deux années (2008-09 et 2009-10) du séminaire « Résistances » de G. Danou associé à l’équipe de recherche « Arts littéraires, arts
cliniques » de Cergy-Pontoise. — Les travaux de Michel Foucault sur l’histoire de la médecine ont mis en évidence une médicalisation du monde qui, en
imposant un discours normatif dans le courant du XVIIIe siècle, a transformé le
tissu social en « un vaste hôpital » dont témoigne la fascination des médias
pour un certain discours technique et comptable de la santé de tous et de
chacun. Ce sont les mouvements de résistance des malades du sida, dans les
années 1980-1990, qui ont permis de reconfigurer les relations entre patients
et médecins dont bénéficient aujourd’hui les personnes atteintes de cancers et
d’autres affections chroniques. La richesse sémantique du mot « résistance »,
présent en physique, en médecine, en psychanalyse, en droit et en politique
nous a permis d’inviter les disciplines les plus diverses. Condition de notre
liberté, la résistance est une médecine nécessaire. — A. Bergeron, M. BotbolBaum, G. Commault, G. Danou, B. Galtier, É. Hamraoui, S. Lillis, D. MorelMorin, N. Piégay-Gros et P. Pognant.
James KENNAWAY
Mauvaises Vibrations ou La Musique comme source de maladie.
Histoire d’une idée
Traduit et préfacé par Nathalie Vincent-Arnaud, Université de Toulouse.
16 x 24 cm — à paraître — ISBN 978-2-35935-151-4
L’idée d’employer la musique comme un remède est aussi ancienne que la
lyre de David, mais penser qu’elle pourrait être une cause sérieuse de maladies physiques et mentales date de la fin du XVIIIe, lorsque les médecins ont
14. Médecine et langage
113
commencé à soutenir que la musique pourrait sur-stimuler un système nerveux vulnérable, conduisant à l’immoralité, à la maladie et à la mort. Depuis
lors, des épidémies supposées de nervosité musicale, causées par tout et
n’importe quoi depuis Wagner jusqu’au rock’n’roll, ont provoqué des vagues
successives de panique morale. Ce débat médical et critique a fourni la
rhétorique psychiatrique de la « musique dégénérée », base de la persécution
des musiciens par l’Allemagne nazie et la Russie soviétique. Dans les années
1950, l’inquiétude sanitaire provoquée par la musique a donné à penser que
les « lavages de cerveau » et les « messages subliminaux » musicaux peuvent
agir sur les nerfs, permettant de prendre le contrôle des esprits, de déclencher
des maladies mentales et de pousser au suicide. Plus récemment, le développement d’armes soniques et l’utilisation de la musique dans la torture de la
« guerre contre le terrorisme » ont remis d’actualité cette idée inquiétante que
la musique est mauvaise pour la santé. — Après une thèse de doctorat en
Histoire de la médecine à l’UCLA (2004), James Kennaway, qui est écossais,
a enseigné successivement à l’Université de Vienne, à Stanford, à Francfort et
à l’Université de Durham. Il enseigne à l’Université de Newcastle.
Valeria MILEWSKI et Fanny RINCK (éds)
Récits de soi face à la maladie grave
Avec le concours de « Passeur de mots, passeur d’histoires » et de l’AERO.
16 x 24 cm — juin 2014 — ISBN 978-2-35935-097-5 — 150 pages — 18 €
Récit de vie, de soi, histoire de vie, (auto)biographie, témoignage : comment
envisager le fait de se raconter et de faire se raconter face à la maladie, la
souffrance existentielle et la fin de vie ? Mise en place dans le service de
cancérologie du Centre Hospitalier de Chartres en partenariat avec l’association « Passeur de mots, passeur d’histoires », la démarche d’« autobiographie pour personnes gravement malades » est le point de départ de cet
ouvrage. L’enjeu est d’interroger l’expérience de l’écriture et de la narration
de soi chez des « malades », des « patients » ou à la suite d’un traumatisme en
vue d’une réinsertion sociale par exemple. Peut-on y voir une fonction
thérapeutique ? En quoi la relation d’aide trouve-t-elle ainsi du sens ? Où se
situent les pouvoirs du récit, entre souffrance et espérance, face à l’indicible et
à la finitude ? L’ouvrage mise sur l’importance de former des praticiens et
espère donner à un public plus large des clés de lecture sur le récit de soi face
au traumatisme, à la maladie, à la mort comme sur la relation d’accompagnement ; il s’adresse aux passeurs que nous sommes tous. — Contributions
de R. Aubry, M.-F. Bacqué, S. Bonneville, F. Duriez, A. Gefen, G. GsellHerold, A. Guignard, A. Lelion, V. Leroux-Hugon, V. Milewski, C. Niewiadomski, P.-G. Paris, A. Patin-Serpantié, C. Perrey, F. Pinilo, G. Pineau,
N. Proia-Lelouey, F. Rinck, D. Solub, V. Trouillet.
114
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Pascal SINGY et Patrice GUEX, avec Orest WEBER et Brikela SULSTAROVA
Communication et médecine : La prévention du sida auprès
des populations migrantes d’origine sub-saharienne
Ouvrage publié avec le concours du CHU Vaudois (Lausanne).
13,5 x 21,5 cm — septembre 2008 — ISBN 978-2-915806-83-0 — 150 pages — 15 €
« Nombre de migrants d’Afrique subsaharienne installés en Europe connaissent des difficultés pour accéder aux systèmes de soins et aux informations de prévention contre le sida. Ces difficultés sont d’ordre linguistique,
social et culturel. D’où notre enquête sur les stratégies de communication
mises en œuvre en Suisse romande pour répondre à cette demande. Sont
étudiés le statut des intervenants – personnels de santé locaux, médiateurs
communautaires, équipes mixtes –, les craintes de stigmatisation et de nonconfidentialité, le rapport des langues avec les tabous qui pèsent, notamment
chez les femmes, sur la mise en mots de la vie sexuelle. » — P. Singy, professeur de linguistique, et P. Guex, professeur de psychiatrie, enseignent les
Medical Humanities à l’université de Lausanne. O. Weber est chef de projet et
B. Sulstarova est chargée de recherche.
Jean-Michel WIROTIUS
Sémiologie des handicaps en médecine physique et de
réadaptation
Préface de Jacques Fontanille (Institut Universitaire de France).
Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Limoges.
16 x 24 cm — janvier 2011 — ISBN 978-2-915806-73-1 — 230 pages — 45 €
Les diverses spécialités médicales et la médecine en général proposent une
écriture explicite des systèmes de signes mis en œuvre dans leurs pratiques,
alors que les champs de la rééducation et du handicap n’ont pas encore de
sémiologie. L’ouvrage montre comment la rhétorique vient combler ce
manque et propose une première esquisse des systèmes de signes présents en
médecine physique et de réadaptation. — J.-M. Wirotius est chercheur au
CeReS de l’Université de Limoges et médecin au service de Médecine
physique et de réadaptation du Centre hospitalier de Brive.
15. Philosophie et langage
La collection Philosophie et langage regroupe les ouvrages de philosophie (notamment de philosophie du langage) précédemment
publiés « hors collection ».
Anne BESNAULT-LEVITA, Natalie DEPRAZ et Rolf WINTERMEYER (éds)
Construire le sujet
Actes du colloque de l’Université de Rouen (ERIAC, juin 2008).
16 x 24 cm — septembre 2014 — ISBN 978-2-35935-084-5 — 370 pages — 45 €
Construire le sujet : il faut lire dans ce titre la portée provocatrice d’une
question essentielle et paradoxale à la fois. Pour tous ceux qui prônent la mort
du sujet, on ne saurait évidemment le construire ; pour les partisans de ce
qu’on a pu appeler, ces dernières années, un « retour du sujet », ce qu’il y a à
construire ou à reconstruire nécessite moins de rompre avec l’histoire de la
notion que d’en prendre toute la mesure pour dépasser les binarités habituelles
(inné ou acquis ; individualité ou collectivité ; passivité ou activité ; subjectivité ou subjectivation…) et envisager les contours d’une nouvelle épistémologie. Les articles regroupés dans cet ouvrage mettent en résonance les
territoires des langues modernes et anciennes (allemand, anglais, espagnol,
français, grec, latin) et croisent les disciplines et les savoirs (histoire,
philosophie, linguistique, littérature, anthropologie, psychologie, psychanalyse, droit) dans un véritable cadre interdisciplinaire. — Contributions : M.
Arrivé, V. Balžalorsky Antić, A. Besnault-Levita, C. Colomb-Guillaume, A.
Croll, N. Depraz, G. Dessons, P. Di Mascio, C. Filippi-Deswelle, J. Gilbert,
C. Gontran, J.-B. Guignard, K. Hahn, S. Hancil, S. Hüsch, B. Jiménez-Alonzo,
C. Lévy, N. Manning, L. Mauger-Flucha, P. Michon, A. Morgenstern, S. Santi, C. Schmidt, M. Sforzin, A. Vial-Logeay, J.-M. Winkler, R. Wintermeyer.
Mélissa FOX-MURATON
Ontologie de la chair. Phantasmes philosophiques et médicaux
de la conceptualisation narrative
13,5 x 21,5 cm — juin 2013 — ISBN 978-2-35935-005-0 — 470 pages — 45 €
Une vie « sans parole et sans action » serait « morte au monde » (Arendt).
116
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Mais aucune vie humaine n’est exempte de parole et d’action, même dans les
cas les plus extrêmes d’aliénation, de déshumanisation ou de douleur, parce
que nous sommes des « êtredir » (Artaud) et que notre vie n’est autre chose
que cette narration par laquelle elle a un sens pour nous et pour autrui. Ce
travail constitue ainsi un effort pour offrir une ontologie existentielle de
l’homme comme « phantasme » et comme « conceptualisation narrative »,
dans laquelle la narration serait le mouvement (linguistique tout autant
qu’actif, parole tout autant que chair) qui constitue notre manière d’avoir un
monde et d’investir notre monde. Si Deleuze suggère que la pensée moderne
fut fondée sur le « je fêlé » kantien, on doit cependant comprendre que cette
aliénation n’est pas nécessairement altérité radicale, et que la
schizophrénisation de la modernité, qui transforme la mélancolie en
psychopathologie, ne renvoie point à l’inénarrable. En examinant les
différentes manières dont le psychisme fut pensé, systématisé et articulé par la
médecine, la psychiatrie et la philosophie, ainsi que les manières dont la
notion clinique de folie fut désarticulée et déconstruite par cette même
philosophie, par la psychanalyse et par les gens de lettres, nous souhaitons
montrer qu’il serait possible de reconstruire le monde « comme phantasme et
comme narration » : relation (et non union) entre le corps et l’esprit (ou l’âme,
ou le psychisme), renvoyant à l’intégrité humaine qui, même depuis les
tréfonds de la désidentification ou de la douleur, revendique toujours le droit
de dire son aliénation inaliénable. — Mélissa Fox-Muraton est enseignantchercheur à l’ESC de Clermont.
Frédéric FRANÇOIS
Rêves, récits de rêves et autres textes sur la lecture comme expérience indirecte
13,5 x 21,5 cm — décembre 2006 — ISBN 978-2-915806-27-4 — 382 pages — 30 €
On se demande ici ce qu’est un récit de rêve – ce récit de rêve par lequel nous
entrons dans le rêve de l’autre, rêve qui, à des degrés divers, ne peut pas être
le nôtre et qui (justement pour cela ?) nous attire, nous fascine, agit en nous,
devient en quelque façon constituant de nous-mêmes tout autant que nos
propres rêves ou nos propres pensées. Sont abordées des questions comme
celle des modes d’interprétation du rêve et de la diversité des régimes de
pensée, en particulier de la relation entre pensée narrative et pensée
conceptuelle, contenu et atmosphère, pensée de « on » et pensée de « je »,
facile à dire, difficile ou impossible à dire et surtout celle de la familiarité de
ce qui nous est étranger. Ce qui ouvre sur la question même de la littérature.
— Professeur honoraire de l’Université Paris 5, F. François a dirigé ou
rédigé de nombreux ouvrages, notamment sur le dialogue et le récit chez
l’enfant.
15. Philosophie et langage
117
Frédéric FRANÇOIS
Essais sur quelques figures de l’orientation. Hétérogénéité,
mouvements et styles
13,5 x 21,5 cm — novembre 2009 — ISBN 978-2-35935-016-6 — 216 pages — 20 €
Points de départ : la contingence de notre préorientation et de la communauté
éventuelle des styles d’orientation de chacun par rapport aux autres comme à
l’égard de lui-même ; l’espace d’incertitude de ce que peut signifier le langage
des parents pour les enfants ; la « raison » comme imaginaire, avec le risque
inhérent qui lie « raison » et « délire » ; la lecture du Descartes de
l’expérience de l’unité de l’âme et du corps ou de Negri et quelques-uns de
ceux qui sont revenus sur le marxisme comme savoir ; la confrontation de
quelques-uns des discours savants portés sur l’enfant ; quelques textes enfin
qui illustrent ce que « le littéraire » peut manifester par rapport aux « discours
savants ».
Frédéric FRANÇOIS
Communautés et divergences dans l’interprétation des récits
Séminaire du Cnam, 2012-2013.
13,5 x 21,5 cm — juin 2014 — ISBN 978-2-35935-090-6 — 210 pages — 18 €
Il s’agit ici de questions, plutôt que de réponses, encore moins de théorie
constituée. Questions d’abord sur la diversité de ce qui peut s’appeler
« récit », comme sur la diversité encore plus grande de nos modes de lecture,
implicites ou explicites dans nos commentaires, nos différents styles de retour
implicite dans la lecture ou explicite dans le commentaire qui caractérisent
nos modes de compréhension, nos façons, en particulier, de nous rapporter au
« point de vue » de l’autre. Avec aussi la question de la diversité des façons
dont raconter peut manifester la « psychologie concrète » comme histoire ou
comme « drame », selon les termes de Politzer. Comme de la façon dont les
récits des autres, les romans ou les films constituent en quelque façon des
formes d’expérience indirecte au travers desquelles se dessine pour nous le
sens de notre expérience propre. Sans qu’on puisse privilégier comme « plus
important » le commun ou le spécifique, la grande histoire ou la vie de
chacun, le présent vécu ou les différents styles selon lesquels nous nous
rapportons à l’absent. Comme on s’interroge sur la difficulté à « théoriser » en
particulier lorsqu’on cherche à cerner ce qu’on peut entendre par des « gros
mots » comme « expérience », « croyance », « ressentir » ou « valeurs ».
118
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Martine DE GAUDEMAR (éd.) (avec Anne LACHERET et Olivier RENAUT)
Les Plis de la voix
13,5 x 21,5 cm — mars 2013 — ISBN 978-2-35935-068-5 — 160 pages — 16 €
« “Comment peut-on supporter d’avoir une voix, une voix qui toujours nous
échappe, nous est confisquée ? Cette question commence à ressembler à celle
de l’opéra.” Dans cette déclaration un peu énigmatique, le philosophe
américain Stanley Cavell souligne une dimension mystérieuse de la voix,
inséparable de son versant enchanteur : ce par quoi la voix nous rattache à une
collectivité, une langue, une histoire, une culture, et par là nous échappe. Une
voix se constitue à travers dialogues et interactions, elle se donne, se perd,
s’étouffe, s’altère, s’élève, s’évanouit, se tait… Elle se fait oublier dans les
paroles prononcées, mais elle agit à travers elles, par son timbre, son intensité,
sa couleur, ses modulations. Elle demande une extrême attention pour
apparaître et être entendue comme telle, puisqu’elle est toujours associée à
d’autres dimensions (physiologique, langagière, culturelle, artistique, sociale),
et ne se rencontre qu’à travers certains usages. C’est pourquoi ce livre porte
sur différents aspects de la voix et associe plusieurs approches issues de
différentes disciplines : psychologie, psychanalyse, sciences du langage,
musicologie, anthropologie, philosophie. […] Car le concept de “voix” est
manifestement un concept stratifié ou feuilleté, relevant de divers registres.
Nous parlerons, dans un lexique leibnizien repris par Deleuze, de “plis de la
voix” pour évoquer ces registres souvent emboîtés… » — Contributions de
C. Baruch, M. Citron, M. de Gaudemar, M. Gratier, E. Grosholz, L. Hérault,
M. Imberty, A. Lacheret, S. Laugier, D. Le Gallois, J.-M. Maulpoix,
O. Renaut, J.-M. Vives.
Gottfried Wilhelm LEIBNIZ
Physique et métaphysique. Opuscules de jeunesse
Traduction de René Violette, édition préparée par P.B. et R.M.
13,5 x 21,5 cm — octobre 2012 — ISBN 978-2-35935-054-8 — 178 pages — 15 €
Précédant le séjour de Leibniz à Paris (1672-1676) qui modifia profondément
sa vision des mathématiques et de la physique, les œuvres de jeunesse sont le
prélude de sa métaphysique définitive. Il y est question de l’individu, de la
Trinité, de la matière, du mouvement, du rôle des langues dans l’écriture de la
philosophie. Tous ces textes sont traduits du latin, excepté la lettre au duc
Jean-Frédéric, traduite de l’allemand. Ces textes ont été initialement présentés
en 1985 par René Violette dans le cadre d’un séminaire d’histoire des sciences
animé par des mathématiciens et des philosophes de l’Université de Nantes.
Ils ont été préparés pour cette édition dans le plus grand respect de son travail.
— René Violette (1922-2012) a enseigné la philosophie ancienne et la
philosophie médiévale à l’Université de Nantes de 1972 à 1986.
15. Philosophie et langage
119
Marie-Anne PAVEAU
Langage et morale. Une éthique des vertus discursives
13,5 x 21,5 cm — mai 2013 — ISBN 978-2-35935-073-9 — 300 pages — 25 €
Pour le sens commun, il existe de bonnes et de mauvaises paroles, identifiées
selon une morale sociale relative aux époques et aux cultures : tout locuteur
européen maîtrisant les codes discursifs de son environnement sait qu’en
principe, la médisance est un « mauvais » énoncé, au contraire du
compliment. Pour les disciplines savantes, il n’existe rien de tel. La question
morale n’appartient pas au programme de la linguistique. Pourtant, depuis une
soixantaine d’années, le développement des travaux en éthique et en
épistémologie ont modifié la définition des catégories de pensée. Pour le
courant pragmatiste et pour l’épistémologie des vertus, de tradition
aristotélicienne, la vertu morale et la vertu intellectuelle sont enchevêtrées et
parfois confondues : le savoir a des aspects normatifs. À partir de là
l’hypothèse d’un aspect normatif du discours peut se formuler et la question
éthique se poser à la linguistique. Cet ouvrage est consacré à l’élaboration des
conditions de l’intégration de la dimension morale à l’analyse linguistique des
discours, en particulier à travers la notion de vertu discursive. À partir
d’exemples contemporains d’événements discursifs – débats et scandales
provoqués par les mots –, on montre qu’un énoncé témoigne d’une vertu
discursive quand il est ajusté aux critères de décence en cours et témoigne de
la réflexivité discursive de son producteur. — Marie-Anne Paveau est
professeure en sciences du langage à l’Université Paris 13.
Malika TEMMAR
Le Recours à la fiction dans le discours philosophique
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Paris-Est Créteil (Paris 12).
13,5 x 21,5 cm — juin 2013 — ISBN 978-2-35935-072-2 — 190 pages — 20 €
Quelle place la fiction peut-elle occuper dans un discours qui semble recourir
au registre de la véridiction, celui de la philosophie ? C’est à cette question
que s’attache cette recherche qui s’inscrit dans le cadre de l’analyse du
discours philosophique développée en France depuis la fin des années 1990.
La réponse ne saurait se limiter à la recension des valeurs illustratives et
argumentatives des énoncés non factuels ; elle exige une vision large de la
notion de fiction dans la tradition philosophique, à la fois linguistique,
pragmatique et sémantique, et passe par la description fine de cas emblématiques. Sont ici mis à l’épreuve les discours idéaliste de Descartes, sensualiste de Condillac, phénoménologique de Merleau-Ponty. L’étude des textes
permet d’envisager le recours à la fiction comme un mode de validation des
discours spéculatifs. — Malika Temmar est maître de conférences à l’Université d’Amiens, membre du Céditec (Paris 12).
120
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Jean-Marie ZEMB
Non et non ou non ? Entretiens entre un philosophe, un
grammairien et un logicien
Ouvrage publié avec le concours du Collège de France.
13,5 x 21,5 — juin 2007 — ISBN 978-2-915806-42-7 — 300 pages — 28 €
Non et non ou non ? n’est pas sans rapport avec la tradition académique,
continûment pratiquée jusqu’au XVIIIe siècle, du dialogue péripatétitien. […]
Pourquoi se refuser de passer et repasser librement, comme bon semble, les
frontières placées par l’université française entre des disciplines aussi voisines
que la logique, la grammaire et la philosophie ? Jean-Marie Zemb revient ici
sur les thèmes qui ont nourri sa pensée tout au long de sa vie. Comme dit l’un
de ses personnages, « il n’eut de cesse, comme le Hans em Schnokeloch, de
chercher à identifier les pesanteurs du langage, mais aussi l’obédience des
langues à leur nature profonde et transcendante, car chaque langue, y compris
bien sûr celle du philosophe, est relative à la pensée. » — J.-M. Zemb (19282007), professeur des universités, a été titulaire de la chaire de Grammaire et
pensée allemandes au Collège de France, membre de l’Académie des sciences
morales et politiques. Il est l’auteur de plus de deux cent cinquante
publications.
Jean-Marie ZEMB
Aristote
Traduction de Francois Muller avec la collaboration de Robert Muller d’Aristoteles in
Selbstzeugnissen und Bilddokumenten, Hamburg, Rowohlt Verlag, 1961.
13,5 x 21,5 cm — septembre 2008 — ISBN 978-2-915806-59-5 — 140 pages — 15 €
Quatre questions dont Aristote a recommandé l’usage : D’où ? Comment ?
Quoi ? En vue de quoi ? permettent à J.-M. Zemb de présenter synthétiquement l’ensemble de son œuvre dans une succession de problématiques
illustrées de nombreux extraits.
16. Poésie
Jean ALEXANDRE
Chants et déchants, Poèmes
13,5 x 21,5 cm — déc. 2005 — ISBN 978-2-915806-15-1 — 200 pages — 20 euros
« Il arrive qu’on chante. Il arrive aussi qu’on déchante. L’un ne va pas sans
l’autre. Chant et déchant, question et réponse, attestation et contestation,
prière et répons, chœur et soliste, temps et contretemps. Jambes qui marchent,
cœur qui bat : cadence toujours inégale. Et toujours ce couple fait naître un
troisième élément, le rythme. Tel va l’esprit. Et la parole aussi va par deux,
grosse ainsi qu’elle est de l’advenue d’un tiers. C’est pourquoi le verset
biblique a deux versants, quant à son rythme. Souvent les poèmes de ce
recueil sont souterrainement enracinés dans le terreau des Écritures bibliques.
Celles-ci y rencontrent d’autres chants, d’autres paroles, tels que le gospel
song des Afro-Américains ou la faconde des anciens habitants des faubourgs
de Paris. » — Pasteur, bibliste, traducteur, conteur et poète, Jean Alexandre
est diplômé de l’EPHE et des Facultés de théologie protestante de Paris et de
Genève. Il a collaboré aux traductions œcuménique et liturgique de la Bible.
Il est l’auteur de deux études de sémiotique biblique : Eden, huis clos, une
parabole du Dieu critique, 2002, et Jonas ou L’Oiseau du malheur, 2004.
Jean ALEXANDRE
Toutes ces mondanités, Cinquante-deux poèmes en un poème
13,5 x 21,5 cm — nov. 2008 — ISBN 978-2-915806-68-7 — 84 pages — 12 euros
« Souvent courts, écrits sur le souffle, ces textes tiennent du proverbe et de
l’aphorisme, du psaume et de l’élégie, parfois de la chanson. Ils se répartissent
en sept journées mais ne forment qu’un poème, dont le pivot est la figure d’un
inconnu. Le divin, peut-être, se cachant sous un grand désir vivant ? À moins
qu’il ne s’agisse d’une inconnue aimée, car de qui parle-t-on, et à qui ?
L’amour du divin est-il impossible à dire ? Y faut-il cette histoire à la fois
vraie et fausse qui pointerait vers un avenir, une histoire de demain, pour ne
pas mourir de froid ? Le sens de tout cela, nos jours le portent et chacun d’eux
l’ignore, dispersés par le vent, car je suis ignorant dans le monde, vaste
monde inconnu qui, pourtant, est aussi en moi. »
122
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Jean ALEXANDRE
Quatre annonces de paix, Une traduction des évangiles pour la
lecture à haute voix
13,5 x 21,5 cm — janvier 2011 — ISBN 978-2-35935-031-9 — 320 pages — 18 euros
« La tradition de Jésus de Nazareth a connu de nombreux avatars et beaucoup
d’avanies. D’heureux recommencements, aussi. Les renouveaux dans le
regard et dans l’écoute portés aux écritures bibliques ont toujours été suivis de
grands tournants. Peut-être sommes-nous aujourd’hui à un de ces tournants
qui changerait notre rapport à la parole. C’est dans cet esprit que j’ai tenté
cette traduction des évangiles destinée à la lecture à haute voix. »
Jean ALEXANDRE
Les Jours de semaine, poèmes, suivis de Les Pâques à Charonne
13,5 x 21,5 cm — juillet 2014 — ISBN 978-2-35935-070-8 — 74 pages — 12 euros
les poèmes d’une attente ce n’est pas encore dimanche
parfois pour en saisir le sens il faut d’abord y trouver le juste rythme
œuvre juste d’ailleurs en toute vie
alors il y a le vent souvent souffle qui passe et les arbres se meuvent
les gens se demandent
les jours passent eux aussi tendus vers ce jour qu’on attend
la personne qu’on attend
car un être mystérieux est là n’est pas là aperçu perçu deviné espéré interrogé
désiré
où aller
Pierre-Jakez HÉLIAS
D’un autre monde / A-berz eur béd all
13,5 x 21,5 cm — janvier 2012 — ISBN 978-2-915806-39-7 — 550 pages — 30 euros
Cette réédition de D’un autre monde, recueil initialement publié par les
Éditions Ouest-France en 1991 dans un tirage aujourd’hui épuisé, accompagne la publication de l’essai inédit de Jean Peytard, Écouter / lire PierreJakez Hélias, Parcours de « D’un autre monde », à l’occasion du colloque
international de Besançon des 7, 8 et 9 juin 2012, « Jean Peytard, syntagmes
et entailles ». Ce recueil de la poésie complète d’Hélias est bilingue, l’auteur
ayant composé la plupart des pièces en même temps dans les deux langues
comme le montrent les brouillons reproduits dans l’essai de Jean Peytard.
D’un autre monde / A-berz eur béd all réunit les recueils suivants : Maner kuz
– Manoir secret, 1964 ; Ar Men du – La Pierre noire, 1974 ; An Tremenbuhez – Le Passe-vie, 1979 ; Amsked, Pobl an noz – Clair-obscur, Le Peuple
de la nuit, 1991. « La somme poétique d’Hélias regroupe quatre ouvrages
15. Philosophie et langage
123
remarquables de celui qui n’est trop souvent considéré que comme l’auteur
exclusif du Cheval d’orgueil. [...] La poésie d’Hélias, souvent rimée et
structurée de manière traditionnelle, exprime avec puissance la désarroi d’un
être qui perd ses repères et les exorcise au moyen d’un verbe scandé et
d’images fortes » (Pascal Rannou). — Pierre-Jakez Hélias (1914-1995) est né
au pays bigouden dans une famille d’ouvriers agricoles bretonnants.
Professeur à l’École normale de Quimper de 1946 à 1975, il est aussi
journaliste, folkloriste, conteur, poète et romancier. Il relance en 1946 les
émissions de radio en langue bretonne, écrivant sketches et pièces de théâtre,
contribue à fonder le festival de Cornouailles (1948) puis participe à la
création de la télévision en langue bretonne (1971). Il a longtemps tenu une
chronique hebdomadaire bilingue breton - français dans Ouest-France, dont il
a fait la matière de nombreux livres.
17. Psychanalyse et langage
Michel ARRIVÉ
Langage et psychanalyse, linguistique et inconscient : Freud,
Saussure, Pichon, Lacan
Réédition de Paris, Puf, 1994.
13,5 x 21,5 cm — mars 2005 — ISBN 978-2-915806-05-2 — 270 pages — 25 €
C’est le problème des rapports entre le langage et l’inconscient qui est, par un
linguiste, posé dans ce livre. D’abord sous l’aspect de deux filières
historiques : celle qui s’établit entre Saussure et Freud par les soins, après
coup, de Lacan. Et celle qui serpente de Freud à Lacan par l’intermédiaire de
ce grand livre méconnu qu’est L’Essai de grammaire de la langue française
de Damourette et Pichon. Après quoi sont étudiés trois problèmes spécifiques,
entre tous révélateurs : le sens opposé des mots, les célèbres formules
négatives de Lacan sur le rapport sexuel et le métalangage – de l’un et l’autre
il est dit qu’« il n’y en a pas » –, enfin le problème du style dans ses rapports
avec l’inconscient. — Michel Arrivé est professeur honoraire de Paris X Nanterre. Il a publié et dirigé de nombreux ouvrages de linguistique. Il est en
outre l’auteur de romans et de nouvelles.
Michel ARRIVÉ, Valelia MUNI TOKE et Claudine NORMAND (éds)
De la grammaire à l’inconscient, dans les traces de Damourette
et Pichon
Actes du colloque de Cerisy-la-Salle, août 2010.
16 x 24 cm — octobre 2010 — ISBN 978-2-35935-022-7 — 312 pages — 35 €
« Le système grammatical d’une langue baigne en grande partie dans l’inconscient. » C’est là un des postulats sur lesquels se construit le monumental
Essai de grammaire de la langue française, de Jacques Damourette (18731943) et Édouard Pichon (1890-1940). Les deux auteurs sont pittoresques et
insolites. Jacques Damourette, de santé fragile, n’a jamais exercé son métier
d’architecte, mais s’est passionné pour la langue française. Il a communiqué
sa passion à son neveu Édouard Pichon qui, en dépit de la maladie qui le fera
mourir à quarante-neuf ans, mène une brillante carrière de médecin. Devenu
psychanalyste, il est, en 1939, président de la Société Psychanalytique de
Paris : il y reçoit un jeune et brillant psychiatre nommé Jacques Lacan.
L’œuvre de Damourette et Pichon continue, près d’un siècle après le début
(1911) de son élaboration, à intriguer, souvent à passionner linguistes et
17. Psychanalyse et langage
125
analystes. Ils se sont rencontrés à Cerisy pour approfondir les aspects de ce
travail entre tous original, qui affronte par le biais de la grammaire d’une
langue le problème toujours renouvelé des relations entre langage et
inconscient. — Contributions de M. Arrivé, C. Barbet, P. Bonny, B. Bouard,
M. Favriaud, S. Ferrando, D. Gaatone, R.-M. Gerbe, M. Grollier, E. Khachaturyan, S. Kim, C. Laplantine, J. Larue-Tondeur, Y. Le Bozec, J. Maspero,
C. Mathieu, S. Moret, A.-G. Moulinier, V. Muni Toke, A. Ohayon, M. Peñalver-Vicea, H. Portine, A. Rousseau, F. Sauvagnat, D. Savatovsky, C. Surcouf,
M. Tsirlin, A. Valli, J. Vázquez Molina, Ma. D. Vivero Garcia, S. Yang.
Anne BOURGAIN
Chemins de traverse : Passages de Freud à Derrida
13,5 x 21,5 cm — mai 2009 — ISBN 978-2-915806-97-7 — 100 pages — Open Access
« La pulsion de pouvoir est toujours à analyser. Penser le politique est depuis
Freud au cœur de la pratique analytique. Entendre quelque chose de l’inconscient demande un pas de côté […]. C’est là où nous entraînent ces chemins
de traverse, ces passages secrets entre philosophie, littérature et psychanalyse.
Au moment où paraît La Bête et le Souverain, premier volume du dernier
séminaire de Derrida, la démocratie, la psychanalyse, l’hospitalité, la langue
en promesse sont encore à venir. Ces questions urgentes à penser sont notre
dette. À partir des motifs les plus patiemment dépliés par un Derrida lecteur
de Freud – le secret, la trace, la vérité, l’animalité – cet ouvrage entend
éclairer quelques séquences de cette grande scène d’héritage. » — Anne
Bourgain, psychologue clinicienne et psychanalyste de formation, est maître
de conférences à Paris 13. Elle est membre de l’Unité Transversale de
Recherche Psychogenèse et Psychopathologie, Paris 13, et membre associé
du Centre de Recherches Psychanalyse et Médecine, Paris 7. Elle est l’auteur
de Mallarmé ou La Création au bord du gouffre, L’Harmattan, 1996, et de
divers articles.
Max KOHN
Traces de psychanalyse
13,5 x 21,5 cm — oct. 2008 — ISBN 978-2-915806-14-4 — 430 p. — Open Access
Traces de psychanalyse parle de ce qui reste d’une psychanalyse, de la trace,
qui n’est pas un signe. Une démarche invisible imprime des pas sur la neige,
traces d’un passage. Ce recueil d’articles est divisé en quatre parties :
Préanalytique, Récits, Evénements, Traces. Par préanalytique, il faut entendre
les textes de Freud qui vont de 1877 à 1897 et qu’il n’a pas incorporés à ses
œuvres complètes. Que se passe-t-il là ? La psychanalyse a lieu. La même
question fait ensuite place à des récits, à des événements, à des traces. Le
yiddish y fait lien entre Freud et Lacan. L’inconscient est structuré comme un
langage : cela passe par les langues, dont le yiddish, langue hybride et de
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Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
fusion, qui pose la question universelle du transfert à une langue. — M. Kohn
est psychanalyste membre d’Espace analytique, maître de conférences HDR à
l’Université Paris Diderot - Paris 7, UFR de Sciences Humaines Cliniques,
psychanalyste à la Maison de la mère et de l’enfant à Paris (Fondation Albert
Hartmann, Société Philanthropique), lauréat du Prix Max Cukierman 2006.
Max KOHN
Vitsn. Mots d’esprit yiddish et inconscient
13,5 x 21,5 cm — mars 2008 — ISBN 978-2-915806-51-9 — 180 pages — 24 €
« Un homme vient pour la première fois chez le docteur. — Je vois des petits
points (pintelekh) devant mes yeux, lui dit-il. — Tu as déjà vu un docteur ? —
Non, rien que des petits points. » Le patient voit des petits points, c’est-à-dire
l’essentiel, le pintele, le petit point juif, dos pintele yid. Il ne voit pas un
docteur, il n’est pas malade. Il voit le secret du yiddish, un certain ton qui doit
être juste, une mélodie, un phrasé, un tempo, un équilibre du lien social qui
doit supporter la déliaison des représentations, une certaine musique dans la
relation à l’autre. L’analyse du vits produit un retour du sujet de la parole sur
la langue qu’il parle, et la possibilité d’analyser le transfert à une langue.
Langage et inconscient n° 1
Linguistique et psychanalyse (1)
Revue publiée avec le concours de MoDyCo - Université Paris X - Nanterre.
16 x 24 cm — janvier 2006 — ISBN 978-2-915806-18-2 — 150 pages — Open Access
Sous la direction de M. Arrivé et I. Vilela ; contributions de M. Arrivé,
C. Masson, C. Mathieu, J.-Cl. Milner, T.C. Pinto, E. Roudinesco, R. Seguy,
I. Vilela ; comptes rendus.
Langage et inconscient n° 2
Linguistique et psychanalyse (2)
Revue publiée avec le concours de MoDyCo - Université Paris X - Nanterre.
16 x 24 cm — juin 2006 — ISBN 978-2-915806-19-9 — 150 pages — 25 €
Sous la direction de M. Arrivé et I. Vilela ; contributions de W. Beividas,
G. Bourlot et J.-M. Vives, I. Fenoglio, F. Gandon, C. de Guibert, M.A.
Coutinho Jorge, V. Muni Toke, V. Smutek ; comptes rendus.
17. Psychanalyse et langage
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Langage et inconscient n° 3
Vive voix, lettre morte ?
Avec le concours de MoDyCo - Université Paris X - Nanterre.
16 x 24 cm — janvier 2007 — ISBN 978-2-915806-20-5 — 150 pages — 25 €
Sous la direction de M. Arrivé et I. Vilela ; contributions de M. Arrivé et
I. Vilela, P. Anderson, M. Arrivé, B. Coste, D. Ducard, S. Jguirim, M. De
Palo, F. Sauvagnat, I. Vilela ; comptes rendus.
Langage et inconscient n° 4
Culture yiddish et inconscient
Revue publiée avec le concours de MoDyCo - Université Paris X - Nanterre.
16 x 24 cm — juin 2007 — ISBN 978-2-915806-21-2 — 150 pages — 25 €
Sous la direction de Max Kohn ; contributions de M. Kohn, R. Samacher,
A. Michels, J. Hadda et J. Broda ; varia : L. Aubry, M.-F. Blès et D. Boult,
I. Darrault-Harris, J. Larue-Tondeur, M. Nuti ; comptes rendus.
Josette LARUE-TONDEUR
Schizophrénie et poésie dans l’écriture de la mer
13,5 x 21,5 cm — novembre 2009 — ISBN : 978-2-915806-72-4 — 136 pages — 18 €
« L’articulation entre schizoïdie et poésie, c’est l’angoisse lorsque celle-ci
trouve une résolution dans l’écriture poétique. Comme le disait Freud, la seule
différence entre les fous et les écrivains, c’est la reconnaissance sociale. Mais
il n’est pas de bon ton de le dire parce que les artistes sont sacralisés et les
fous méprisés. […] Les schizoïdes […] qui passent à l’acte poétique sont les
moins abîmés, à la fois parce qu’ils en sont capables et parce que cette
capacité les tire d’affaire. Ils osent écrire (ou peindre, ou s’exprimer dans un
autre domaine artistique) malgré leurs sensations de rejet. L’hypersensibilité
et les émotions rentrées favorisent l’expression artistique. Tel est le lieu du
lien entre la maladie mentale et l’art que l’on explore dans cet essai. » —
Professeur de lettres, animatrice d’ateliers d’écriture et docteur de
l’Université Paris X - Nanterre, Josette Larue-Tondeur est passionnée de
linguistique, de psychanalyse et de littérature, avec une prédilection pour la
poésie.
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Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Josette LARUE-TONDEUR
Ambivalence et énantiosémie, des tendances et désirs de la
psyché au langage et à la poésie
Ouvrage publié avec le concours de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense (Paris
X).
13,5 x 21,5 cm — février 2011 — ISBN 978-2-35935-012-8 — 340 pages — 30 €
L’ambivalence psychique, coprésence de tendances ou de désirs opposés, se
reflète dans le langage par l’énantiosémie, coprésence de sens contraires.
Freud en avait eu l’intuition en prenant connaissance des travaux du linguiste
Carl Abel. L’acquisition du langage s’opère dans un moment d’ambivalence
entre fusion et séparation d’avec la mère et la langue en porte la marque. Le
désir est ambivalent et sa sublimation s’effectue sur le même mode.
L’énantiosémie du langage s’avance masquée, comme l’Inconscient, sousjacente dans le lexique, la syntaxe et la sémantique – en particulier sous forme
de négation –, dans la prosodie et la phonologie, dans les figures de style. Elle
est liée à la plasticité de la langue qui peut dire à la fois quelque chose et son
inverse. Présente au fond de la pensée et de l’imaginaire, elle est magnifiée
par la poésie dans l’harmonie des contraires.
Jean-Michel LOUKA
Pas sans Lacan. Dix questions de clinique psychanalytique
13,5 x 21,5 cm — juillet 2011 — ISBN 978-2-35935-034-0 — 110 pages — 10 €
Ces dix questions de clinique psychanalytique reprennent le séminaire donné
par l’auteur à la Salpêtrière entre 2003 et 2010. L’ouvrage aborde successivement la question de la définition de la psychanalyse ; de sa pratique et de
sa transmission ; de la formation des psychanalystes ; de leur statut, notamment face aux « psychothérapeutes professionnels » récemment institués par
la loi de 2004 et son décret d’application de 2010 ; de l’avenir et du bilan de
la discipline, avant d’aborder les thèmes fondamentaux des liens existant entre
Freud et Lacan, du transfert et du féminin. Revenant sur des aphorismes tels
que « L’inconscient est structuré comme un langage » ou « Il n’y a pas de
rapport sexuel » qu’il explique dans un langage simple non dépourvu
d’humour, l’auteur présente de façon claire et synthétique les apports de
Lacan à la psychanalyse. — Jean-Michel Louka pratique la psychanalyse à
Paris depuis 1976. Il est l’auteur de nombreux articles et a publié De la
notion au concept de transfert, de Freud à Lacan (L’Harmattan, 2008),
Féminin pluri-elle (Psychasoc Éditions, 2012).
17. Psychanalyse et langage
129
Jean-Michel LOUKA
Singuli. Petit vade-mecum de psychanalyse
13,5 x 21,5 cm — octobre 2012 — ISBN 978-2-35935-060-9 — 64 pages — 10 €
Au petit jeu des questions et des réponses « singulières », l’auteur dresse avec
un certain bonheur une sorte de portrait de la psychanalyse, vade-mecum
accessible à tout un chacun. Vingt-huit questions, vingt-huit réponses, dont un
court texte déclaratif de son amour pour la psychanalyse… afin que bien que
possiblement mortelle, elle ne meure ! La bibliographie donnée en fin d’ouvrage, bien trop souvent négligée ailleurs, est aussi la bienvenue.
Jean-Michel LOUKA
Époustouflant Lacan. Citations et commentaires
13,5 x 21,5 cm — à paraître — ISBN 978-2-35935-159-0 —
Il y a, comme ça, des propos époustouflants énoncés par Jacques Lacan. On
lui demandait souvent d’ouvrir des « Journées » ou des « Congrès » de l’École
freudienne de Paris. Il était encore plus systématique qu’on lui demande de
conclure lesdits « Congrès » ou « Journées ». À cette occasion, mais à
d’autres aussi, des dires assez stupéfiants furent parfois prononcés. Eurent-ils
les conséquences attendues ? Cités parfois, tus assez souvent parce que sans
doute un peu perturbants pour la paix des esprits orthodoxes, il me paraît intéressant, voire heuristique de les reprendre, lire et commenter, même brièvement, afin d’éclairer l’actuel de la psychanalyse.
Céline MASSON (éd.)
Shmattès : La mémoire par le rebut
Actes du colloque de l’Université Paris Diderot et de l’Université Bar-Ilan, 29-31 mars
2004, au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme de Paris ; 120 illustrations (28 pages
couleur), œuvres de Michel Nedjar avec la collaboration de Jérémy Nedjar, et œuvres
d’André Elbaz photographiées par Philippe Maillard. Ouvrage publié avec le concours
de l’Université Paris - Diderot, de l’Institut Elie-Wiesel, de la Fondation du Judaïsme
Français et de l’OSE.
13,5 x 21,5 cm — novembre 2007 — ISBN 978-2-915806-43-4 — 434 pages — 39 €
« “Quelle différence y a-t-il entre un tailleur et un psychanalyste ? — Une
génération.” Introduire ce livre collectif par un mot d’esprit nous permet de
donner le ton des trois niveaux d’étude que nous proposons autour d’un mot
de la culture juive, et spécifiquement de la culture juive ashkénaze, afin de
reconstituer le tissu d’une mémoire transmise au fil des générations. Ce mot
est shmattè (du polonais szmata, « tissu déchiré, chiffon, rebut »), terme
yiddish qui évoque le métier de tailleur mais aussi celui de la fripe et de la
confection. À partir de ce mot et du travail d’un artiste, Michel Nedjar, ancien
tailleur de père en fils, qui crée des poupées avec des shmattès, nous
130
Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
proposons de travailler […] la question des langues et de leur transmission, la
question identitaire au travers de l’émigration des Juifs d’Europe de l’Est, de
l’exclusion et de l’antisémitisme. Nous entendrons aussi d’anciens tailleurs
devenus écrivains parler du rapport entre les shmattès et leur écriture. En
somme, au travers de ce mot, shmattè comme un mot de passe au fil de soi,
nous interrogerons le tissu et le tissage de la mémoire. Toujours sur le fil de la
mémoire et de l’histoire d’une culture, un deuxième temps abordera
l’articulation du profane et du sacré à travers l’évocation du tissu dans la
Bible et la dimension symbolique qu’il revêt. » — Contributions de T. Alcoloumbre, P.-L. Assoun, J. Baumgarten, M. Bélis, D. Brun, H. Bulawko,
A. Coen, É. Corrin, C. Desprats-Péquignot, O. Douville, R. Draï, M.-F. Dubromel, A. Elbaz, J.-R. Freymann, É. Ghozlan, I. Goldberg, R. Gori, B. Gross,
G. Haddad, C. Hoffmann, F. Kaufman, M. Kohn, L. Laufer, P. Maillard,
C. Masson, D. Mendelson, M. Molnar, M. Nedjar, E. Orner, G. Rabinovitch,
H. Raczymow, F. Rausky, R. Samacher, A. Starck-Adler, A. Tricaud, N. Vasseur, M. Waintrater et M.G.Wolkowicz.
18. Rééditions / Réimpressions
La collection Rééditions / Réimpressions a été créée pour accueillir
des ouvrages récents que leurs premiers éditeurs ont retirés du catalogue et dont les auteurs ont récupéré les droits. La reprise peut
être une réédition, l’ouvrage étant recomposé, corrigé par le ou les
auteurs et présenté dans une nouvelle mise en pages. Ou bien elle
peut être une réimpression, l’ouvrage étant reproduit en facsimilé de l’édition originale. La plupart des rééditions des autres
collections vont être reprises dans celle-ci lors des tirages à venir.
Michel ARRIVÉ
Réformer l’orthographe ?
Réimpression fac-similé de l’édition PUF, 1993.
16 x 24 cm — décembre 2015 — ISBN 978-2-915806-88-5 — 240 pages — 24 €
Ce sont des remerciements émus que j’adresse à Madame Najat VallaudBelkacem, Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et
de la Recherche. Car c’est elle qui m’a donné l’idée de rééditer Réformer
l’orthographe ? précédemment paru aux PUF en 1993. C’est son article « Oui
aux dictées quotidiennes à l’École ! », publié dans Le Monde le 19 septembre
2015, qui m’a décidé. Il est au plus haut point intéressant, cet article, tant par
ce qu’il dit que par ce qu’il tait. Il prend position avec vigueur en faveur de la
dictée. La dictée, certes, contribue, comme le dit la Ministre, à l’apprentissage
de la lecture, de l’écriture et même du maniement du langage oral. Cependant, chacun le sait, la dictée est aussi, j’allais dire surtout, un des moyens
d’apprentissage de l’orthographe. Pas le seul, certes, mais peut-être le
principal, en tout cas le plus facile à mettre en œuvre. On s’étonne donc du
silence qui efface totalement, dans cet article sur la dictée, cette composante
de la langue qu’est l’orthographe, à commencer par son nom. Conséquence
nécessaire : les moyens de son apprentissage – par exemple « la description
du système linguistique », c’est-à-dire la grammaire – sont explicitement
rejetés. Ainsi passée sous silence, l’orthographe ne donne évidemment lieu à
aucune remarque sur ce qui la caractérise en langue française : la complexité,
d’ou la difficulté de son apprentissage et, par suite, la possibilité –, certains
parlent de la nécessité –, de sa réforme. Problème récurrent, depuis bien
longtemps. Mon ouvrage essaie, modestement, d’en préciser les termes.
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Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Jacqueline AUTHIER-REVUZ
Ces mots qui ne vont pas de soi. Boucles réflexives et noncoïncidences du dire
Réédition de Paris, Larousse, 1995, publiée avec le concours de l’Université Paris III Sorbonne Nouvelle.
16 x 24 cm — décembre 2012 — ISBN 978-2-35935-147-7 — 790 pages — 48 €
Cet ouvrage est consacré à la question de l’auto-représentation de l’énonciation, à travers l’étude de gloses réflexives du type si vous voyez ce que je veux
dire, comme vous dites, ce qu’on appelle…, comment dire ?, à proprement
parler, au sens propre, si j’ose dire, etc. Au lieu de s’accomplir « simplement » sur le mode des évidences inquestionnées, l’énonciation, se redoublant
d’un commentaire d’elle-même, se représente localement comme « n’allant
pas de soi » : le signe au moyen duquel on parle devient en même temps ce
dont on parle, cette structure sémiotique complexe correspondant à un mode
d’énonciation dédoublé, celui d’un dire non coïncident à lui-même. L’auteur
inventorie et décrit les formes si variées dont l’énonciateur accompagne son
dire puis en interroge la fonction, saisie – en appui à diverses approches
théoriques, notamment lacanienne, du sujet et du sens – comme négociation
obligée des énonciateurs dans la relation d’interlocution, du discours traversé
par d’autres discours, des mot aux choses, des mots à eux-mêmes. —
Jacqueline Authier-Revuz est professeur émérite à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle. Elle est l’auteur de nombreux articles sur l’énonciation.
Olga ANOKHINA et Sabine PÉTILLON (éds)
Critique génétique : concepts, méthodes, outils
Réimpression fac-similé de l’édition IMEC Éditeur, Abbaye d’Ardenne, 14280 SaintGermain la Blanche-Herbe, Institut Mémoires de l’Édition contemporaine, 2009.
16 x 24 cm — août 2015 — ISBN 978-2-35935-142-2 — 194 pages — 20 €
Discipline jeune, la critique génétique a profondément renouvelé l’horizon
épistémologique des textes littéraires. Elle s’efforce de forger les outils intellectuels, les méthodes et les techniques numériques nécessaires à l’analyse de
l’écriture et des manuscrits. Après avoir ouvert des perspectives inédites sur le
texte à l’état naissant, la critique génétique s’étend aujourd’hui à de nouveaux
domaines comme les arts plastiques, le théâtre, le cinéma. C’est de cette
aventure scientifique qu’il est question ici : une incursion dans les coulisses de
la création qui s’adresse bien sûr aux spécialistes, mais également à tous les
amateurs éclairés. — Contributions de D. Alamargot, O. Anokhina,
B. Beugnot, B. Brun, C. Bustarret, P.-M. de Biasi, I. Fenoglio, D. Ferrer, J.G. Ganascia, M.-O. Germain, A. Grésillon, L. Hay, A. Herschberg-Pierrot,
J.-L. Lebrave, S. Pétillon, C. Viollet.
18. Rééditions / Réimpressions
133
Paul GARDE
L’Accent
Édition corrigée et augmentée de Puf, 1968.
13,5 x 21,5 cm — nov. 2013 — ISBN 978-2-35935-089-0 — 170 pages — 25 euros
Savoir « où mettre l’accent » (on dit aussi « accent tonique ») est un difficile
problème pratique dans l’apprentissage de nombreuses langues, anglais, russe,
italien et bien d’autres. Décrire et expliquer ce phénomène est depuis longtemps une préoccupation des linguistes. Le présent livre propose une théorie
phonologique de l’accent, défini non par ses caractères phonétiques (intensité,
hauteur, etc.), mais par sa fonction, qui est contrastive. Elle consiste à créer
dans chaque mot (ou unité accentuelle), entre une syllabe (ou unité
accentuable) et toutes les autres, un contraste qui est la marque formelle du
mot. Les critères auxquels on reconnaît un trait accentuel sont définis, et les
divers procédés de création du contraste analysés. Dans certaines langues,
dont le français, l’accent est « fixe » par rapport à une des limites externes du
mot. Dans d’autres, il est dit « libre », mais cela ne signifie pas arbitraire,
imprévisible. Sa place est alors commandée par la structure morphologique
interne du mot. Celui-ci a un seul accent, mais les morphèmes qui le
composent ont des propriétés accentuelles, c’est-à-dire une aptitude (ou une
inaptitude) à influer sur la place de cet accent selon des règles de combinaison
propres à chaque langue. La connaissance de ces règles rend cette place
prévisible. Ces phénomènes sont illustrés par l’examen détaillé d’une
quinzaine de langues et la référence à de nombreuses autres. — Né en 1926,
Paul Garde est professeur honoraire de langues et littératures slaves de
l’Université de Provence. Il a également enseigné à Yale, Columbia et
Genève. Il est l’auteur d’une grammaire russe, d’études de linguistique slave
et générale, d’ouvrages sur l’ex-Yougoslavie et les Balkans, et traducteur de
poésie russe.
Sylvie PATRON
Le Narrateur, un problème de théorie narrative
Ouvrage publié avec le concours du CÉRILAC (Paris Denis-Diderot) et du Paris Centre
for Narrative Matters.
16 x 24 cm — octobre 2015 — ISBN 978-2-35935-133-0 — 312 pages — 30 €
Précédemment publié par Armand Colin en 2009 (sous le titre « introduction
à » au lieu de « un problème de »), l’ouvrage propose une synthèse originale
et critique de la question du narrateur chez les narratologues et les autres
théoriciens de la communication narrative de tradition française (Genette),
tchèque (Doležel), allemande (Stanzel, Fludernik), américaine (Chatman,
Ryan), chez les philosophes du langage (Searle, Gabriel) et les linguistes
français (Danon-Boileau, Rabatel, Rivara) qui se sont intéressés aux problèmes posés par le récit de fiction, ainsi que chez les représentants des théories
« non communicationnelles » du récit de fiction : Käte Hamburger en
Allemagne, S.-Y. Kuroda et Ann Banfield aux États-Unis, les chercheurs en
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Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
sciences cognitives de l’Université de Buffalo. L’auteure remet en cause la
domination du paradigme communicationnel dans la théorie et dans l’analyse
des récits de fiction. Elle constate que la permanence de certains présupposés
(le narrateur est une voix et que, puisque c’est une voix, il parle) et la sousdétermination de certaines notions (comme celles de déixis ou de subjectivité)
résultent d’une attention insuffisante portée aux faits de langue. Elle propose
les éléments d’une problématisation linguistique et pragmatique de la question
du narrateur, fondée sur l’idée que le récit de fiction a le pouvoir de signaler
par des marques particulières que le lecteur doit construire le narrateur, et
qu’en l’absence de ces marques, il lui est possible de percevoir d’autres formes et d’autres effets narratifs que certains auteurs se sont tout particulièrement efforcés d’obtenir.
19. Sémiotique
Driss ABLALI et Sémir BADIR (éds)
Analytiques du sensible. Pour Claude Zilberberg
13,5 x 21,5 cm — avril 2009 — ISBN 978-2-915806-36-6 — 280 pages — 30 €
La réflexion menée par Claude Zilberberg tout au long de son œuvre vise dans
le même temps la reformulation des fondements théoriques de la sémiotique
et le déploiement du style de pensée que ces fondements induisent. Dans le
même temps, car le sujet tensif n’est pas un juge perché au sommet d’une
critique des concepts : c’est un sujet affecté par les forces qui traversent son
discours, forces qu’il s’agit pour lui d’éprouver en en reconnaissant la nature
dans le moment où il en reçoit l’expérience. Parce qu’elle exalte la pensée
sémiotique, qu’elle la rend aventureuse à mesure qu’elle se fortifie et parce
qu’elle ouvre l’analyse au désir, c’est à cette expérimentation que les
collaborateurs du présent recueil rendent hommage. — Avec Driss Ablali,
Samir Badir, Denis Bertrand, Anne Beyaert, Jean-François Bordron, Ivan
Darrault-Harris, Maria Luisa Diniz, José Roberto do Carmo Jr, Roberto
Flores, Jacques Fontanille, Ivã Carlos Lopes, Renata Mancini, Patrick
Mpondo-Dicka, Louis Panier, Herman Parret, Luisa Ruiz Moreno, Luiz Tatit
et Gian Maria Tore.
Juan ALONSO ALDAMA
Le Discours de l’ETA : un terrorisme à l’épreuve de la
sémiotique
13,5 x 21,5 cm — mars 2005 — ISBN 978-2-915806-03-8 — 170 pages — 18 €
Décrivant pas à pas les procédés sémio-linguistiques (passionnels et cognitifs,
sémantiques et syntaxiques, rhétoriques et stylistiques) déployés par les communiqués de l’ETA, les réponses du gouvernement espagnol et les réactions
des tiers, cette monographie constitue une « démonstration d’école » sur les
moyens de manipuler l’opinion à travers les médias, dans un contexte où
alternent le « polémique » et le « contractuel » – attentats et négociations. —
J. Alonso Aldama enseigne la sémiotique à Paris 5. Ses principales publications concernent la sémiotique du discours social et de la stratégie.
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Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
Marc ARABYAN
La Mise en page des pages de publicité
Préface de Frédéric François.
13,5 x 21,5 cm — mai 2008 — ISBN 978-2-915806-13-7 — 100 pages — 12 €
Une vingtaine de pages de publicité sont examinées sous l’angle des rapports
que le discours de l’image entretient avec le discours du texte. Des corps
humains sont mis en scène, seuls ou en couples, entiers ou sous la forme de
visages, de mains, de ventres, de poitrines, de torses, pour raconter des
histoires de peur, de désir et de séduction. Les effets de sens sont analysés
dans les dimensions non verbales de l’éclairage et de la profondeur de champ,
ainsi que des axiologies gauche / droite, haut / bas et plongée / contreplongée. — Professeur honoraire de l’Université de Limoges, Marc Arabyan
consacre son temps libre à l’édition. Il est auteur d’articles et de livres sur la
lecture, l’écriture, l’image du texte et le rapport du texte et de l’image.
Marc ARABYAN
Des lettres de l’alphabet à l’image du texte. Recherches sur
l’énonciation écrite
13,5 x 21,5 cm — novembre 2012 — ISBN 978-2-35935-055-5 — 300 pages — 30 €
Recueil de travaux de sémiolinguistique consacrés à des objets relativement
nouveaux tels que l’« écriture imprimée » et l’« énonciation éditoriale », ce
livre traite de la grammaire des textes en rapport avec leur image et envisagés
selon leur genre. Une première partie, centrée sur l’écriture latine, présente les
notions de type et de token, de lettres anamorphosées et métamorphosées,
puis identifie et classe les principaux paramètres de la variation typographique
entre valeurs linguistiques et valeurs sémiotiques avant d’appliquer ces
concepts à l’analyse de messages publicitaires. La deuxième partie prolonge
ces analyses en étudiant les rapports entre écriture et lecture, remettant en
question la façon dont cette dernière est historicisée. La troisième partie
revient sur le concept d’« énonciation éditoriale » pour montrer quelles
découvertes il est possible de faire en lisant les classiques dans les éditions
d’époque avant de s’intéresser aux « mises en textes » des récits pris sous
l’angle de la linguistique de la littérature.
Ursula BÄHLER, Ruth GANTERT et Rita Catrina IMBODEN (éds)
Penser les métaphores
Actes du colloque de l’Association Suisse de Sémiotique, Neuchâtel, 8-9 avril 2005,
publiés avec le concours de l’Académie Suisse des Sciences Sociales et Humaines.
13,5 x 21,5 cm — novembre 2008 — ISBN 978-2-915806-84-7 — 120 pages — 12 €
Partageant l’idée que les métaphores, loin de se confiner dans une « rhétorique
18. Rééditions / Réimpressions
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tropologique restreinte », animent les discours dans leur globalité, sept
spécialistes venus de disciplines et d’horizons différents – littérature, sémiotique, linguistique, philosophie, histoire de l’art et architecture – réfléchissent
sur leurs modes de signification dans divers contextes historiques et culturels.
On voit ici que les métaphores obligent à réfléchir aux conditions élémentaires de la production de sens. Mieux que d’autres procédés rhétoriques, ou
plus généralement stylistiques, elles permettent de découvrir les potentialités
sémantiques qui émergent de la dialectique du connu et de l’inconnu, du déjàdit et de l’inédit. — Contributions de Doris Agotai, Denis Bertrand, Peter
Fröhlicher, Ulla Kleinberger, Michail Maiatsky, Marie-Theres Stauffer et
Christina Vogel.
Amir BIGLARI
Entretiens sémiotiques
Linguistique — Ouvrage publié avec le concours de l’Université du Luxembourg
16 x 24 cm — juin 2014 — ISBN 978-2-35935-084-5 — 610 pages — 54 €
Dans le cadre des entretiens ici réunis, 22 sémioticiens francophones de
renommée internationale racontent leur parcours et leur vécu de la recherche,
analysent les fonctions de la sémiotique et en exposent les principaux paradigmes. Ils commentent aussi les liens entre ce domaine et d’autres disciplines, expliquent de nombreuses sémiotiques particulières et abordent divers
enjeux et problématiques liés à leurs travaux. Par ordre alphabétique : Michel
Arrivé, Denis Bertrand, Anne Beyaert-Geslin, Jean-François Bordron, Pierre
Boudon, Per Aage Brandt, Jean-Claude Coquet, Michel Costantini, Joseph
Courtés, Ivan Darrault-Harris, Paolo Fabbri, Jacques Fontanille, Anne Hénault, Anne-Marie Houdebine-Gravaud, François Jost, Jean-Marie Klinkenberg, Eric Landowski, Louis Panier, Jean Petitot, François Rastier, Eero
Tarasti et Claude Zilberberg. Mettant en avant différentes questions historiques, sociologiques, méthodologiques, épistémologiques et conceptuelles,
ces entretiens retracent le passé de la sémiotique et son évolution dans le
temps, en décrivent le présent dans ses multiples états et en esquissent
l’avenir. Ils prennent ainsi le pouls de ce champ de recherche qui ne cesse de
susciter de nouvelles interrogations en ce début de siècle. — Amir Biglari est
docteur de l’Université de Limoges, fondateur de l’Association internationale
des jeunes chercheurs en sémiotique.
Nicolas COUÉGNAS
Du genre à l’œuvre. Une dynamique sémiotique de la textualité
Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Limoges et du projet CÉMÉS
« Cultures émergentes et médiations sémiotiques » (ANR-13-CULT-005)
13,5 x 21,5 cm — septembre 2014 — ISBN 978-2-35935-110-1 — 170 pages — 15 €
Le genre est la première grandeur à analyser si l’on veut constituer une
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Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
sémiotique textuelle spécifiquement littéraire. Quant à la particularisation du
genre en œuvre, c’est le seul mouvement qui permette à la sémiotique même
d’être davantage qu’une science du tout général ou du tout particulier. Les
éléments de sémiotique textuelle ici réunis se fondent sur le concept de degrés
de généricité. Du plus générique au plus singulier, on observe ces degrés sur
divers textes des XXe et XXIe siècles : des albums d’enfance, des jeux vidéo,
des bandes dessinées, le blog littéraire d’Éric Chevillard, la poésie
contemporaine interrogée pour son traitement du paysage, un texte poétique
de Michel Houellebecq, les réflexions de Julien Gracq sur la littérature, les
titres de la trilogie nordique Mohammed Dib ou les tropismes dévastateurs de
Nathalie Sarraute. Dans tous les cas traités, la généralisation sémiotique
s’offre toujours comme le chemin le plus sûr vers les œuvres particulières. —
Nicolas Couégnas est maître de conférences à l’Université de Limoges et
chercheur au CeReS (Centre de Recherches Sémiotiques). Ses travaux portent
sur la communication, les textes littéraires et les discours thérapeutiques. Ils
interrogent la dimension heuristique de la sémiotique et tentent le plus
possible d’associer théorisation et visée pragmatique.
Nicolas COUÉGNAS et Érik BERTIN (éds)
Solutions sémiotiques
Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Limoges.
13,5 x 21,5 cm — septembre 2005 — ISBN 978-2-915806-11-3 — 170 pages — 18 €
Il y a depuis quelques années dans les études qualitatives un retour prometteur
des pratiques sémiotiques héritières de la sémiotique de Greimas et de l’École
de Paris développées dans le champ de la communication, de la publicité et du
marketing. Le présent recueil vise à faire franchir une nouvelle étape à cette
« sémiotique concrète » de façon à dépasser le recyclage des outils de base,
carré des valeurs et autres, pour accueillir les développements récents de la
recherche, en étendre le champ en direction de la stratégie et de la dimension
sensible des objets, réfléchir sur ces objets et la manière dont on les aborde
pour ancrer un peu plus la sémiotique dans le champ des pratiques sociales et
de la culture. — Contributions d’É. Bertin, D. Bertrand, J.-J. Boutaud, N.
Couégnas, J. Fontanille, J.-P. Petitimbert, N. Pignier et A. Zinna.
Sonia GRUBITS, avec Ivan DARRAULT-HARRIS
Identité et représentation : Créations plastiques des Guarani
et des Kadiwéo du Brésil
Ouvrage publié avec le concours des Universités Dom Bosco (Brésil) et de Limoges.
16 x 24 cm — nov. 2009 — ISBN 978-2-915806-91-5 — 260 pages — Open Access
Les indiens du Brésil, installés dans des réserves sous la protection du gouvernement, sont partagés entre le respect des traditions et la séduction des
18. Rééditions / Réimpressions
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technologies modernes. Comme les Guarani refusent de parler de leurs
mythes et de leurs rites, l’auteur a recours au dessin pour étudier le processus
de construction de l’identité des enfants. Cette enquête est étendue aux
Kadiwéo – déjà observés par Lévi-Stauss en 1935 – pour donner lieu à une
étude comparative éclairante sur les réactions des uns et des autres face à la
modernité. — Sonia Grubits est professeur de psychologie à l’Université Dom
Bosco de Campo Grande (Brésil).
Audrey MOUTAT
Du sensible à l’intelligible. Pour une sémiotique de la
perception
Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Limoges.
16 x 24 cm — août 2015 — ISBN 978-2-35935-111-8 — 260 pages — 30 €
Partant de l’hypothèse selon laquelle il existerait une communauté
d’organisation entre perception et langage, cet ouvrage propose de
réinterroger les deux niveaux de pertinence – sémiologique et sémantique –
posés par la Sémantique structurale d’Algirdas Julien Greimas afin d’en
dégager les points d’articulation. À partir des théories de l’iconicité de JeanFrançois Bordron et de la sémantique interprétative de François Rastier,
l’auteure analyse le lexique de la dégustation œnologique et son actualisation
au sein de commentaires parus dans la presse afin de montrer comment se
construisent et s’interprètent les discours sensoriels sur les propriétés olfactogustatives du vin. Interrogeant le lien entre perception et langage, l’ouvrage
confronte des pensées philosophiques (Kant) et sémiotiques (Eco, Fontanille,
Bordron) pour déterminer la structure dynamique et tensive de l’iconicité du
monde sensible. La confrontation de ces structures iconiques aux molécules
sémiques dégagées des commentaires œnologiques souligne la communauté
d’organisation et les articulations entre schématisme et sémie. — Audrey
Moutat est maître de conférences à l’Université de Limoges. Chercheure au
Centre de Recherches Sémiotiques (CeReS), elle poursuit des travaux sur la
sémiotique de la perception et notamment sur l’énonciation et les
reconfigurations discursives de la sémiose perceptive dans les discours
sensibles (textes, photographie, peinture).
Herman PARRET
Sutures sémiotiques
13,5 x 21,5 cm — avril 2006 — ISBN 978-2-915806-23-6 — 150 pages — 16 €
Une suture, en botanique, est une ligne généralement peu saillante qui indique
le point où une rupture doit avoir lieu. En littérature, c’est le travail fait pour
dissimuler une suppression. Mais même si elle se présente comme si elle
n’existait pas, elle reste observable. Elle instaure une rhétorique du simulacre,
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Éditions Lambert-Lucas, catalogue janvier 2016
du non-lieu, de l’incertitude. Une épistémologie de la suture rend sans doute
compte des relations problématiques que la sémiotique entretient avec les
disciplines adjacentes. Quel est son rapport avec les sciences naturelles ou les
sciences humaines ? Il nous a semblé que le concept de suture, dans sa
complexité, pouvait caractériser le contact de la sémiotique avec les autres
disciplines, anthropologie, rhétorique, phénoménologie et esthétique. —
Herman Parret est professeur de philosophie du langage et d’esthétique à
l’Université de Louvain (Belgique). Ses publications concernent la
pragmatique linguistique et philosophique, la sémiotique générale et la
sémiotique visuelle, l’épistémologie de la linguistique et de la sémiotique.
Jean-Pierre SAUTOT (éd.)
Le Film de classe. Étude sémiotique et enjeux didactiques
Actes des journées d’études des 29 et 30 mars 2007 de l’IUFM de Lyon, publiés avec le
concours des Universités Lyon I, Lyon II et Grenoble III.
13,5 x 21,5 cm — octobre 2008 — ISBN 978-2-915806-54-0 — 200 pages — 20 €
En formation comme en recherche didactique, le film est fréquemment utilisé
en lieu et place de la classe. La vidéo permet d’archiver des séances et
d’enregistrer ce que l’observation directe ne permet pas toujours de capter des
interactions entre le professeur et les élèves ou des élèves entre eux, chacun
considéré individuellement. Mais que voit-on exactement quand on visionne
de tels enregistrements ? La classe, ou le film ? Le film de classe est-il digne
de confiance ? Si oui, à quelles conditions ? Les données qu’analyse cet
ouvrage montrent que la production du film de classe a un impact significatif
sur ses contenus didactiques. — Contributions de Mireille Baurens, Nathalie
Blanc, Catherine Bruguière, François Conne, Peter Griggs, Marie-Cécile
Guernier, Jean-Loup Héraud, Solveig Lepoire, Jean-Pierre Sautot.
Didier TSALA EFFA (éd.)
Une sémiotique du sujet. Hommage à Ivan Darrault-Harris
Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Limoges.
16 x 24 cm — décembre 2012 — ISBN 978-2-35935-050-0 — 150 pages — 18 €
Le 6 mai 2011, à la Faculté des lettres et sciences humaines de Limoges, était
organisé par Anne Beyaert-Geslin (directrice du CeReS – Centre de
Recherches Sémiotiques) et Didier Tsala Effa (co-directeur du Département
de sciences du langage) un colloque en hommage à Ivan Darrault-Harris, à
l’occasion de son éméritat. Cette journée qui a rassemblé trois générations de
sémioticiens de l’École de Paris, fondée dans les années 1960 par Algirdas
Julien Greimas, mais aussi de jeunes docteurs et doctorants. Si ce volume
d’Actes – c’est la loi du genre – est un ouvrage d’hommage et d’éloge, il se
veut surtout fidèle à un colloque représentatif des recherches actuelles, lieu de
18. Rééditions / Réimpressions
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confrontations et d’échanges, d’élaborations théoriques et méthodologiques
précieuses pour tous ceux et toutes celles qui étudient l’engendrement de la
signification dans les discours humains. — Contributions de Michel Arrivé,
Didier Ayres, Denis Bertrand, Myrtha Chokler, Jean-Claude Coquet, Michel
Costantini, Ivan Darrault-Harris, Jean-Claude Giroud, Anne Hénault,
Sebastián Mariano Giorgi, Nanta Novello Paglianti, Louis Panier, Herman
Parret, Jean Petitot, Teresa Pinto-Abbadie, Didier Tsala Effa.
Claude ZILBERBERG
Cheminements du poème : Baudelaire, Rimbaud, Valéry,
Jouve
Ouvrage publié avec le concours de l’Université de Limoges.
13,5 x 21,5 cm — mai 2010 — ISBN 978-2-915806-31-1 — 350 pages — 39 €
Chaque poème étant singulier, l’analyste doit respecter cette singularité. Il n’y
a pas de grammaire poétique imposant un parcours prévisible. Il n’y a qu’une
grammaire tensive formulant des contraintes inhérentes à notre « machine à
vivre » telle qu’elle se fait connaître au gré des événements et des émotions.
Les quatre analyses présentées ici sont longues. Elles recourent
systématiquement au dictionnaire. Ceci explique en partie cela. De notre point
de vue, les poètes se tiennent au plus près de la langue, mais pour quelle
raison ? Les langues, en vertu même des opérations de tri qu’elles appliquent,
invitent les sujets à effectuer des opérations de mélange inédites qui
bousculent les classifications linguistiques habituelles. — Claude Zilberberg
est docteur d’État, membre du comité directeur du groupe de recherche
Sémiotique au CNRS, auteur d’un grand nombre d’articles et d’ouvrages.
Ce catalogue compte 240 titres totalisant 2000 auteurs
ou contributeurs. Pour une recherche par mots ou par
auteurs, reportez-vous au site www.lambert-lucas.com.
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