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Au pays des contes et légendes

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Au pays des contes et
légendes
Lundi 25 Janvier 2016
Concerts à 9h00 et 10h30
Eléments pédagogiques
FABLES OF TUBA > Richard Galliano (Victoire de la musique 2014 dans la catégorie
Composition)
MA MERE L’OYE > Maurice Ravel
Tuba > Thomas Leleu (Victoire de la musique 2012 dans la catégorie Soliste instrumental)
Orchestre de Douai – Région Nord-Pas de Calais
Direction > Victorien Vanoosten
Présentation > Alain Raës
Au pays des contes et légendes – Concerts collégiens
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FABLES OF TUBA
Richard Galliano
dans l'Hexagone. En 1973, Galliano "monte" à
Paris où il séduit Claude Nougaro. Pendant
trois ans, il assure la fonction d'arrangeur, de
chef d'orchestre et même de compositeur dans
un groupe où il côtoie d'authentiques jazzmen.
Il participe, en outre, à de nombreuses séances
d'enregistrement de variété (Barbara, Serge
Reggiani, Charles Aznavour, Juliette Gréco,
etc...) et à des musiques de film. Dès le début
des années 1980, il multiplie les occasions de
fréquenter des jazzmen de toutes obédiences et
de pratiquer l'improvisation à leurs côtés : Chet
Baker (sur un répertoire brésilien), Steve Potts,
Jimmy Gourley, Toots Thielemans, le
violoncelliste Jean-Charles Capon (avec qui il
signe son premier disque), Ron Carter (avec
qui il enregistre en duo en 1990), etc.
1988 Richard Galliano créé le célèbre "Festival
des Nuits de Nacre" à Tulle qu'il dirigera
durant cinq années (de 1988 à 1992) en tant
que directeur artistique (voir DVD de Pierre
Barouh Accordéons).
En 1991, sur les conseils d'Astor Piazzolla qu'il
a rencontré en 1983 à la faveur d'une musique
de scène pour la Comédie-Française, Richard
Galliano fait retour sur ses racines, revenant au
répertoire traditionnel de valses musettes, de
java, de complaintes et de tangos qu'il avait
Né le 12 décembre 1950 à Cannes
Fils de Lucien Galliano, professeur
d'accordéon d'origine italienne, Richard a
débuté l'instrument à l'âge de quatre ans.
Parallèlement à son apprentissage, il suit une
formation au conservatoire de Nice, étudiant
l'harmonie, le contrepoint et le trombone. A
l'âge de 14 ans, il découvre le jazz au travers de
Clifford Brown dont il relève les chorus et
s'étonne que l'accordéon soit si peu présent
dans cette musique. Il s'intéresse alors aux
accordéonistes brésiliens (Dominguinhos,
Sivuca), découvre les spécialistes américains
qui se sont frottés au jazz (Tommy Gumina,
Ernie Felice, Art Van Damme) et les maîtres
italiens (Felice Fugazza, Volpi, Fancelli),
rejetant en bloc le jeu traditionnel qui domine
par un travail sur le trois temps, une autre
conception rythmique, un changement des
harmonies, qui l'acclimate au jazz. Réalisé avec
Aldo Romano, Pierre Michelot et Philip
Catherine, son disque-manifeste New Musette
(Label bleu) lui vaut de recevoir le prix
Django-Reinhardt de l'Académie du Jazz en
1993, récompense qui salue le "musicien
français de l'année".
S'ensuit une série d'albums dans lesquels
Richard Galliano révèle, sur un modèle
Victoria qu'il ne quitte plus, une aisance à
adapter l'accordéon aux libertés du jazz,
virtuose dans le phrasé, totalement
décomplexé, d'une grande richesse dans la
sonorité, habile à décloisonner les musiques à
l'aide d'un instrument qui ignore les frontières.
En 1996, il traverse l'Atlantique pour
enregistrer son New York Tango, avec George
Mraz, Al Foster et Biréli Lagrène, disque pour
lequel il obtient une Victoire de la musique. La
réputation de Richard Galliano prend alors une
envergure internationale et les collaborations
se multiplient. Il s'engage dans des duos, dont
certains à l'instrumentation insolite, avec des
personnalités aussi diverses qu'Enrico Rava,
Charlie Haden, Michel Portal (Blow Up, en
1997, est un vrai succès commercial avec plus
Au pays des contes et légendes – Concerts collégiens
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longtemps ignoré. Renouant avec l'esprit de
Gus Viseur et Tony Murena, il permet à
l'accordéon de se défaire de son image vieillotte
années au trio qu'il forme avec Daniel Humair
et Jean-François Jenny-Clarke (de 1993 jusqu'à
la disparition du contrebassiste en 1998), puis
renoue avec ce format en 2004 avec une
rythmique "new-yorkaise" composée de
Clarence Penn et Larry Grenadier. Des
rencontres plus ponctuelles ont également lieu
avec Jan Garbarek, Martial Solal, Hermeto
Pascoal, Anouar Brahem, Paolo Fresu et Jan
Lundgren, Gary Burton... En 1999, avec un
orchestre de chambre, il fait entendre ses
propres compositions aux côtés d'œuvres
écrites par Astor Piazzolla. Ce travail trouve un
prolongement en 2003 dans Piazzolla Forever,
hommage dans lequel Galliano rejoue les
pièces de son mentor.
D'une rare polyvalence, Richard Galliano
possède ainsi les moyens de s'exprimer avec
musicalité dans n'importe quel contexte, du
solo (tel le Paris Concert au Châtelet, paru en
2009) jusqu'au big band (avec le Brussels Jazz
Orchestra en 2008). Désormais reconnu
comme un soliste exceptionnel, il continue
d'explorer un large éventail de musiques, sans
se défaire de ce lyrisme qui irrigue son jeu
lorsqu'il enregistre les ballades de Love Day
avec Gonzalo Rubalcaba, Charlie Haden et
Mino Cinelu, ni se départir de cette "French
Touch" qui lui permet d'établir avec le
trompettiste Wynton Marsalis le trait d'union
qui relie Billie Holiday et Edith Piaf.
Soucieux de transmettre sa riche expérience, il
est l'auteur, avec son père Lucien, d'une
méthode d'accordéon saluée en 2009 par le
prix Sacem du Meilleur ouvrage pédagogique.
Pour honorer l'anniversaire des 20 ans de la
disparition d'Astor Piazzolla (1992-2012), l'ami
et mentor de Richard Galliano, Dreyfus Jazz
réédite un coffret contenant un CD et un Dvd
du mythique programme Piazzolla Forever Septet
(sorti en janvier 2012). Plusieurs concerts en
France et à l'étranger sont prévus tout au long
de l'année 2012.
de 100 000 exemplaires vendus), son confrère
Antonello Salis (en Italie) ou encore l'organiste
Eddy Louiss (2001). Il est fidèle pendant des
En 2010, Richard Galliano signe un contrat
d'exclusivité discographique avec Deutsche
Grammophon. Il enregistre dans la foulée un
album consacré entièrement à la musique de
Jean-Sébastien Bach (qui devient avec 60 000
exemplaires vendus la Meilleure Vente
Classique de l'Année).
En 2011 est sorti un album dédié aux musiques
de film du fameux compositeur italien Nino
Rota. Avec, notamment, John Surman au
saxophone soprano et Dave Douglas à la
trompette, Richard Galliano donne ici une
lecture résolument jazz des célèbres mélodies
de La Strada, The Godfather (qu'il joue au
trombone solo sur la première plage du
disque), La Dolce Vita, Amarcord, Otto e Mezzo
(Huit et demi)...
En avril 2013 est paru son dernier album
Vivaldi, consacré au compositeur des Quatre
Saisons dans lequel l'accordéoniste retrouve le
quintette à cordes qui l'a accompagné dans
l'aventure Bach.
Désormais, Richard Galliano est le seul
accordéoniste concertiste à avoir le privilège
d'enregistrer pour le prestigieux Label
Allemand Deutsche Grammophon (au même
titre que Pierre Boulez, Daniel Barenboim,
Herbert Von Karajan, etc.). Son rêve
d'adolescent est enfin réalisé à l'âge de... 60 ans.
2004, Chevalier dans l'ordre National du
Mérite
2009, Officier dans l'ordre des Arts et des
Lettres
2011 Commandeur de l'ordre des Arts et des
Lettres
Vincent Bessières
Au pays des contes et légendes – Concerts collégiens
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Fables of Tuba
RICHARD GALLIANO
Commande de la Ville de Marseille
Création le 8 mars 20136 à l’Opéra de Marseille avec Thomas Leleu (tuba) ; l’Orchestre de
l’Opéra de Marseille et Jonathan Webb (direction)
Commanditaire
Opéra de Marseille
Dédicace
Pour le talentueux tubiste, Thomas Leleu
Contenu
Miroir – L’étrange promeneur – La partition déchirée – La toupie
NOTICE
J'ai composé cette suite avec l'idée d'évoquer
une "histoire imaginaire" dans laquelle le
tuba tiendrait le rôle du "personnage
principal".
L'ensemble des cordes dresse, tout au long
de
l'œuvre,
un
décor
tantôt
"impressionniste" (Miroir, La Partition
déchirée), tantôt purement "rythmique"
(L'étrange Promeneur, La Toupie).
Dans le dernier mouvement, le tuba
dialogue, pour ne pas dire rivalise avec le
violon.
Cependant, bien que connaissant les
possibilités techniques de l'instrument,
surtout lorsqu'il est dans les mains d'un
grand virtuose comme Thomas Leleu, j'ai
préservé son rôle initial d'instrument grave
dans l'orchestre.
Dans Miroir et La Partition déchirée, le tuba
vient se fondre avec la contrebasse et les
violoncelles pour nourrir l'unisson des
parties graves, alors que dans L'étrange
Promeneur et La Toupie, il prend littéralement
la parole jusqu'à l'improvisation libre de la
"Cadenza".
Les auditeurs ainsi que les musiciens, tout en
écoutant ou en interprétant cette œuvre
pourront, je l'espère, imaginer une fiction
chimérique intime autour de cette rencontre
musicale un peu inhabituelle voire insolite.
Richard Galliano
Janvier 2013
Au pays des contes et légendes – Concerts collégiens
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MA MERE L’OYE
LA GENESE DE L’OEUVRE
Composée entre 1908 et 1910, l’œuvre Ma Mère
l’Oye, cinq pièces enfantines est à l’origine une suite
pour piano à quatre mains. Ravel s’est inspiré des
œuvres de Charles Perrault (Contes de ma Mère
l’Oye, 1697), Madame Leprince de Beaumont (la
Belle et la Bête, 1757) et Madame d’Aulnoy (Le
serpentin vert, 1697).
Le compositeur cite d’ailleurs les passages qu’il a
précisément illustrés sur la partition. Ravel dédia Ma
Mère l’Oye à deux enfants, Jean et Marie Godebski,
enfants de ses fidèles amis d’origine polonaise Cipa
et Ida. La création publique à quatre mains eut lieu
le 20 avril 1910 ; les interprètes en étaient Jeanne
Leleu et Geneviève Durony (respectivement 11 et
14 ans).
Ravel orchestra ensuite son œuvre en 1911 –c’est la
version jouée par l’Orchestre de Douai-, puis l’a
transformée en ballet quelques mois plus tard, en y
ajoutant un prélude, une danse du rouet et scène et
quatre interludes.
COMPOSITION DE L’ORCHESTRE
2 Flûtes et un piccolo
2 Hautbois et un cor anglais
2 Clarinettes
2 Bassons et un contrebasson
2 Cors en fa
2 Timbales, triangle, cymbale, grosse caisse, tam-tam, xylophone, jeu de timbres
Célesta
Harpe
Violons, altos, violoncelles, contrebasses
FORME
Les différentes versions de Ma Mère l’Oye possèdent chacune une forme précise en fonction des pièces
qui ont été ajoutées.
La suite pour quatre mains et celle pour orchestre sont composées des cinq pièces initiales :
- Pavane de la Belle au bois dormant (Lent – allegro – mouvement de valse modéré)
- Petit Poucet (Très modéré)
- Laideronette, Impératrice des Pagodes (Mouvement de marche – allegro – très modéré)
- Les Entretiens de la Belle et de la Bête (Mouvement de valse modéré)
- Le Jardin féerique (Lent et grave)
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PAVANE DE LA BELLE AU BOIS DORMANT
Cette pavane, danse ancienne, noble et lente,
nous présente la fée Bégnine berçant de contes
le sommeil de la princesse. Elle évolue sur une
mélodie transparente, illuminée par la flûte
puis par la clarinette, délicatement
accompagnée par les cordes pincées et rendue
mystérieuse par l’emploi du mode de la.
Sur un accompagnement délicat, la flûte
expose deux thèmes facilement repérables de
la princesse endormie.
Pistes pédagogiques :
- Chanter les thèmes et les retrouver dans la suite de
l’extrait
- les reconnaître également dans la version pour piano
- marcher sur l’extrait et caractériser le tempo
(comparer notamment avec le Petit Poucet)
- marquer le ralentit de la fin de l’extrait
- exprimer les sentiments évoqués par cette musique et
la fin (endormissement, rêve...)
LE PETIT POUCET
Ce fragment relate la célèbre histoire du Petit
Poucet. Les enfants du bûcheron errent dans le
soir tombant. On reconnaît les pas dans
l’accompagnement musical du début.
Leurs hésitations sont illustrées par des changements
de mesures constants (2/4, 3/4, 4/4, 5/4…) et
leurs angoisses sont décrites par un dessein
sinueux de tierces, se succédant aux différents
pupitres de cordes munis de sourdines.
La mélodie semble avoir de la peine à se déployer
malgré les efforts du hautbois, puis du cor anglais.
Les oiseaux font entendre leurs appels criards par
des glissandos et des trilles aux violons ainsi que
par la flûte imitant le chant du coucou. La marche
se poursuit, sourdement rythmée, avant de s’évanouir sur un dernier accord qui dissipe l’angoisse…
Pistes pédagogiques :
- Sur «les pas du Petit Poucet» (accompagnement
musical) : Marcher sur l’extrait (en comparant avec la
Pavane). Retrouver l’aspect descriptif des pas
- Chanter plusieurs fois les 3 premières notes du thème (sol
la sib sol) sur la la la ; lever la main lorsqu’on les entend
de nouveau.
- Repérer les effets des oiseaux
LAIDERONETTE, IMPERATRICE DES PAGODES
Elle se déshabilla et se mit dans le bain. Aussitôt pagodes
et pagodines se mirent à chanter et à jouer des instruments :
tels avaient des théorbes faits d'une coquille de noix ; tels
avaient des violes faites d'une coquille d'amande ; car il
fallait bien proportionner les instruments à leur taille.
Mme d’Aulnoy, Serpentin Vert.
L’œuvre est construite en trois parties. Dans la
première, le piccolo entre sur un motif léger,
auquel succède un dialogue initié par le hautbois
avec le cor anglais et la flûte.
La partie centrale se différencie par un ton plus
solennel. Ravel mêle cette fois les timbres de la
flûte, du cor, du célesta et de la harpe sur des
Cette pièce est de loin la plus étrange et
coups répétés de tam-tam qui vient appuyer
séduisante, aux sonorités surprenantes, et sans nul l’évocation de l’orient. Le jeu de timbres et les
doute l’un des chefs d’œuvre de Ravel
cymbales donnent une touche d’humour coloré
orchestrateur. C’est encore un mouvement de
alors que les cordes divisées ajoutent une note
marche mais plus vif que pour le Petit Poucet. Ravel exquise de raffinement.
utilise un grand panel de couleurs qui donnent un Après le retour du premier épisode, la pièce se
souffle de joie soutenu par l’utilisation du mode
termine sur un crescendo aboutissant à un accord
pentatonique.
coloré des cinq sons de l’échelle pentatonique.
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ENTRETIENS DE LA BELLE ET LA BETE
-"Quand je pense à votre bon cœur, vous ne me paraissez
pas si laid ."
- "Oh! Dame oui! J'ai le cœur bon, mais je suis un
monstre ."
- "Il y a bien des hommes qui sont plus monstres que
vous ."
- "Si j'avais de l´esprit, je vous ferais un grand compliment
pour vous remercier, mais je ne suis qu'une bête… La
Belle, voulez-vous être ma femme ?"
- "Non, la Bête !..."
- "Je meurs content puisque j'ai le plaisir de vous revoir
encore une fois
le ."
- "Non, ma chère Bête, vous ne mourrez pas : vous vivrez
pour devenir mon époux !"…
La Bête avait disparu et elle ne vit plus à ses pieds qu'un
prince plus beau que l'Amour qui la remerciait d'avoir fini
son enchantement. Mme Leprince de Beaumont
Sans doute le moment le plus poétique et le plus
descriptif de l’œuvre, Ravel y fait s’entretenir sur
un rythme de valse lente, un dialogue amoureux
au cours duquel la Belle, caractérisée par une
clarinette à la mélodie aimable, finit par céder aux
supplications de la Bête, murmurées par le
contrebasson, instrument au timbre rauque et au
motif volontairement gauche…
Présentés d’abord séparément, les motifs passent
ensuite d’un instrument à l’autre et s’enchaînent,
créant un dialogue qui s’emporte dans un
crescendo presque dramatique.
Après une mesure de silence, un glissando de la
harpe annonce la métamorphose de la bête en
prince, du thème maladroit du contrebasson en
tendre solo de violon repris ensuite par un
violoncelle, auquel répond lentement, au piccolo
et à la harpe, le motif de la belle.
LE JARDIN FEERIQUE
D’un baiser, le Prince Charmant a réveillé la
princesse, le couple est béni par la fée devant tous
les personnages…
Les cordes seules nous ouvrent les portes de ce
pays des merveilles et leurs frémissements nous
guident vers l’éblouissement final.
Le Jardin féérique n’est autre qu’un lent et
admirable crescendo interrompu par un palier
central. Ravel semble y avoir mis toute sa
nostalgie secrète d’un monde de féerie
enfantine…
La superbe apothéose, des cors, des bois puis du
tutti orchestral forme ce final et l’on quitte à
regret ce royaume aux multiples splendeurs,
témoins de la vision ravélienne fabuleuse du
monde de l’enfance !
Au pays des contes et légendes – Concerts collégiens
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PROPOSITIONS PEDAGOGIQUES
Avant le spectacle
Pour préparer sa classe à ce concert, on peut
parler de ce grand musicien que fut Maurice
Ravel.
Pour cela, on peut le situer dans le temps, dans
les mouvements artistiques musicaux, citer
quelques œuvres les plus significatives (le
fameux Boléro, une des œuvres la plus jouée au
monde, ou encore L’enfant et les sortilèges pour
Ravel) et faire écouter des extraits.
On ne peut aborder cette rencontre artistique
sans évoquer les Contes de ma Mère l’Oye de
Charles Perrault qui comportent : La Belle au
bois dormant, Le Petit Chaperon rouge, Barbe bleue,
Le Chat botté, Les Fées, Cendrillon, Riquet à la
houppe, le Petit Poucet auxquels ont été ajoutés
un peu plus tardivement : La Marquise de Saluces
(ou La Patience de Grisélidis), Les Souhaits,
Peau d’âne.
Présenter sommairement un orchestre
symphonique, les grandes familles
d’instruments (du plus proches du chef au plus
lointain) :
- les cordes (violons, alto, violoncelles,
contrebasses, la harpe)
- les vents (à anches, simples ou doubles :
hautbois, basson, clarinette… à embouchure :
trompette, trombone, tuba…)
- les percussions (timbales, xylophone…)
C’est aussi l’occasion pour mener un travail sur
la structure des contes : place du (des) héros,
de (des) “l’épreuve”(s) à réaliser”, le(s)
“méchant(s)”, l’(es) objet(s) “magique(s)”, la
résolution du récit.
Les pistes d’études sont innombrables, en
utilisant des contes “d’ici et d’ailleurs”,
“d’aujourd’hui et d’hier”.
Après le spectacle
Il est important de procéder à une restitution
du moment de concert auprès de l’ensemble de
la classe : exprimer son avis (à l’écrit ; à l’oral ;
en dessin…) et argumenter sont des
compétences que l’on peut initier, par une
pratique régulière de débats, de moments
d’expression.
Ainsi, on peut aborder des notions et du
vocabulaire musicaux spécifiques : hauteur
(grave/aigu) ; intensité, nuances
(fortissimo/piano) ; tempo (rapide/lent) ;
timbre («couleur», «texture» de la musique).
Saisir l’occasion de travailler autour du Boléro
de Ravel. Rythmiquement, faire frapper le
La musique proposée dans ce spectacle
rythme suivant (on peut utiliser les mains et les
pourrait se rapprocher de la manière
cuisses) qui est la “colonne vertébrale
impressionniste, développée par de nombreux rythmique” de l’œuvre :
peintres de cette période. Aussi, on peut mener 1 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
un travail sur le pouvoir d’évocation de ces
Cette séquence se répétant ad libitum, c’est à
pièces. A travers un débat, définir, lister ce qui dire tout au long du morceau… ; la difficulté
semble opérant comme “peinture sonore” de
réside dans la tenue de ce rythme soutenu,
tel ou tel passage d’un conte de Perrault (par
d’une carrure assez inhabituelle. En
exemple).
complément, on peut faire fredonner la
mélodie du Boléro.
Au pays des contes et légendes – Concerts collégiens
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Le plateau artistique
Thomas Leleu, tuba
À 26 ans, Thomas Leleu est considéré comme
la jeune star mondiale du tuba. Dans ses mains,
le tuba dévoile toute sa richesse, toute sa
finesse, toute sa complexité, une palette qui
paraît infinie. Thomas Leleu déploie une
musicalité et une agilité surprenantes,
dépoussiérant l'image traditionnelle du tuba.
Son éclectisme stylistique et son approche
décomplexée du concert font de lui
l'ambassadeur idéal de son instrument.
Né à Lille en 1987, il commence le tuba avec
son père puis travaille avec François Thuillier et
Philippe Legris avant d’être admis à 17 ans, 1er
nommé au CNSM de Paris dans la classe de
tuba de Gérard Buquet et dans la classe de
Musique de Chambre de Jens Mc Manama. Il
en sort trois ans plus tard récompensé du 1er
Prix de Tuba mention Très Bien ainsi que du
Diplôme de Formation Supérieure mention
Très Bien. En 2006, il travaille avec Hans
Nickel (Tuba solo à l’Orchestre de la WDR de
Köln) à la Hochschule für Musik de Detmold.
Lauréat des Concours Internationaux de
Markneukirchen (Allemagne), Jéju (Corée du
Sud) et Luxembourg, Thomas est nommé sur
concours à l’âge de 19 ans, Tuba Solo de
l’Orchestre Philharmonique de l’Opéra de
Marseille. En février 2012, il fait triompher le
tuba en remportant les Victoires de la Musique
Classique dans la catégorie "Révélation soliste
instrumental de l'année".
En soliste, il se produit avec de nombreux
orchestres dont l’Orchestre National d’Ile de
France, Jeju Symphonic Orchestra (Corée du
Sud), l’Orchestre Philharmonique de l’Opéra de
Marseille, l’Orchestre Symphonique de Lara
(Venezuela), Sante Fe Symphonic Orchestra
(Argentine), l’Orchestre de la Police
Nationale… Il se produit dans les festivals et
salles tels le Festival International de Cuivres de
Namur (Belgique), Eastman School University
et New England Conservatory (USA), Festival
International de Campinas (Brésil), Linz
International Brass Festival (Autriche), festival
Trombonanza (Argentine), Maison de Radio
France, Salle Gaveau, «Les concerts de
l’Improbable» et «La nuit de l’improvisation» au
Théâtre du Châtelet (avec Jean-François Zygel),
Archives Nationales)… En 2012, il fonde le
Thomas Leleu Sextet (tuba et quintette à cordes)
avec lequel il se produit régulièrement.
"Yamaha Performing Artist" de 2008 à 2011, il
est depuis 2011 "Melton Meinl/Weston Artist Buffet Group Artist" et a mis au point avec la
firme allemande le tuba 2250 TL "French
Touch" qu'il joue actuellement.
Soucieux d’élargir le répertoire pour cuivres, il
collabore avec plusieurs compositeurs comme
Richard Galliano, J.Ph. Vanbeselaere (création
de l’Invité de Marc) mais également avec Marc
Steckar (Insoliste), Arnaud Boukhitine (Menuet
Fantasque), Dominique Probst, Franck Steckar,
Jorge Tagliapietra (Argentine) Glasseado et
Roberto Pintos (Argentine) Concierto para dos
tubas dont il crée les œuvres. De plus, passionné
de musiques actuelles, il crée Convergences de J.Ph.
Vanbeselaere, pour tuba solo, trio de musiques
actuelles et orchestre symphonique.
Par ailleurs, il anime régulièrement des masters
classes : CNSM de Paris, New England
Conservatory de Boston, Montclair State
University de New York, Eastman School of
Music de Rochester, University of Iowa,
Arkansas University (USA), Conservatoire
Supérieur de Las Palmas (Espagne), Conservatoire de Barquisimeto (Venezuela), etc.
Son premier CD enregistré avec l’Orchestre
Symphonique de Lara est sorti en 2014.
Au pays des contes et légendes – Concerts collégiens
Page 9
Le plateau artistique
Victorien Vanoosten, direction
Musicien
dynamique
et
éclectique,
multipliant les rencontres et les expériences
de tous les horizons, Victorien Vanoosten
mène une double activité de chef d'orchestre
et de pianiste.
Il remporte en 2014 le concours de Chef
d’orchestre assistant de l’Opéra de Marseille.
Il est parallèlement invité à diriger d’autres
orchestres nationaux, comme l’Orchestre
National des Pays de la Loire, l’Opéra
National de Lorraine ou l’Orchestre de
Besançon, se produit à la Salle Pleyel, au
Théâtre du Châtelet avec son propre
orchestre Les Solistes et lors de la cérémonie
d’ouverture à la Philharmonie de Paris avec
le pianiste Langlang, ainsi que dans l’Europe
entière, notamment avec le Janacek
Philharmonic
(Ostrava,
République
Tchèque), le North Hungarian Symphony
Orchestra
(Miskolc,
Hongrie),
le
Ostrobothnian
Chamber Orchestra
(Kokkola, Finlande). En avril 2014, il dirige
l’Orchestre de Douai lors de la création de la
Main d’Enfer, conte musical de Frédéric
Boulard sur un texte de Richard Couaillet. Il
a récemment dirigé une adaptation du Ring
de Wagner à l’Amphithéâtre de l’Opéra de
Paris où il a aussi été l’assistant de Marius
Stieghorst et Patrick Marie Aubert. Il a
également collaboré avec Lawrence Foster,
Fabrizio Maria Carminati et Roberto Rizzi
Brignoli.
Titulaire de dix premiers prix de
conservatoire (dont Cor, Analyse et Histoire
de la Musique), il obtient au Conservatoire
National Supérieur de Musique de Paris,
avec les plus hautes distinctions, ses
diplômes de Piano (classe de Michel Béroff
et Denis Pascal), d’Accompagnement vocal,
d'Ecriture, de Direction d’orchestre (classe
d’Alain Altinoglu) ainsi que le Certificat
d’Aptitude. Il se perfectionne avec les chefs
d’orchestre David Zinman, Péter Eötvös,
Susanna Mälkki, Patrick Davin, Michel
Tabachnik et les chefs de chœur Nicole
Corty et Lionel Sow, ainsi que dans l’une des
plus prestigieuses classes du monde,
l’Académie Sibelius d’Helsinki, où il travaille
avec Jorma Panula, Mikko Franck et Leif
Segerstam.
En tant que pianiste, il a notamment travaillé
avec les pianistes Jean-Claude Pennetier,
Roger Muraro, Jacques Rouvier, Jean-Claude
Vanden Eynden, Florent Boffard, Ruben
Lifschitz, Claire Désert et Michael Levinas,
devient lauréat de la Fondation Banque
Populaire et de la Fondation Meyer, et a
également enregistré pour le Mécénat
Musical Société Générale un disque autour
de transcriptions d’orchestre personnelles
pour piano. Il partage régulièrement la scène
avec Jean-François Zygel, le quatuor
Habanera, la soprano Aurélia Legay, la
violoniste Sarah Nemtanu ou encore
Marielle Nordmann et Hélène Delavault.
Victorien Vanoosten dirigera deux opéras à
Marseille lors de la saison 2015/2016 ainsi
que plusieurs concerts en France.
10h30- La ma
Au pays des contes et légendes – Concerts collégiens
Page 10
Le plateau artistique
L’Orchestre de Douai – Région Nord-Pas de Calais
1971
2001
2007
2009
2012
2013
Fondation de l’Orchestre par Henri Vachey.
Trentième anniversaire sous la direction de Georges Prêtre.
Millième concert de l’Orchestre : Carmina Burana de Carl Orff.
Création d’Entre terres de Nicolas Bacri et Philippe Murgier.
Création du Concerto pour saxophone et orchestre de Laurent Petitgirard
Jean-Jacques Kantorow, nouveau chef d’orchestre principal.
60
175
1.450
30.000
Concerts par an.
Communes de la région qui ont accueilli l’Orchestre.
Concerts depuis sa création.
Auditeurs chaque année.
Fondé en 1971, à l’initiative d’Henri Vachey,
l’Orchestre de Douai - Région Nord-Pas-deCalais regroupe aujourd’hui près de 70
musiciens professionnels issus de la région.
Sous la direction de Jean-Jacques Kantorow
ou de chefs invités renommés comme
Georges Prêtre, Gianandrea Noseda,
Laurent Petitgirard, Nicolas Giusti, Olivier
Grangean… avec le concours de concertistes réputés, l’Orchestre ne cesse d’affirmer
sa vocation d’ambassadeur culturel. Ainsi
s’est-il produit, au fil de 1.450 concerts, dans
175 communes de sa région mais également
dans de nombreux pays européens : Italie,
Belgique, Allemagne, Autriche, RoyaumeUni, Espagne, Pologne… Chaque année, ce
sont donc près de 30.000 auditeurs qui
assistent à ses concerts. Parmi ces derniers
figurent de nombreux écoliers, collégiens et
étudiants (au total plus de 17.000 jeunes), en
direction desquels l’Orchestre mène, en
collaboration étroite avec l’Education
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Nationale, des actions éducatives. Prix
d’Honneur de la Ville de Vienne, Premier
Prix de la Ville de Stresa, l’Orchestre s’est
exprimé à de nombreuses reprises sur les
ondes de Radio France ainsi que sur les
principales chaînes de télévision nationales.
L’Orchestre de Douai - Région Nord-Pasde-Calais se produit régulièrement avec des
concertistes de renommée internationale : les
pianistes François-René Duchâble, Brigitte
Engerer, Marc Laforêt, Jean-Claude
Pennetier, Pierre-Alain Volondat, Bruno
Emmanuel Rossfelder
Amaury Coetaux
L’Orchestre de Douai - Région Nord-Pasde-Calais affirme sa volonté de s’adresser à
tous les publics au moyen d’une
programmation large et variée qui mêle des
œuvres phares du répertoire classique,
romantique et moderne à des œuvres plus
rares ou contemporaines.
Soucieux également de sensibiliser le jeune
public, il organise chaque année une
vingtaine de concerts pour les élèves de
l’école maternelle et élémentaire ainsi que
Rigutto, Muza Rubackyte, Jacques Rouvier,
les violonistes Régis Pasquier, Svetlin
Roussev, Akiko Yamada, Amaury Coëtaux,
les violoncellistes Gary Hoffman, Marc
Coppey, Dimitri Maslennikov, les sopranos
Elizabeth Vidal, Isabelle Cals, Ewa Podles, le
ténor Jean-Pierre Furlan, le baryton Michel
Piquemal, les flûtistes Sarah Louvion,
Maxence Larrieu, le clarinettiste Michel
Lethiec, la harpiste Isabelle Moretti, les
trompettistes Guy Touvron, Romain Leleu,
les organistes Thierry Escaich, Philippe
Lefebvre…
Thierry Escaich
Alexandre Kantorow
pour les collégiens et les lycéens avec des
programmes spécifiques de contes musicaux
ou des répétitions commentées.
Il s’attache également à diversifier son public
en organisant des concerts pour les plus
démunis, ou encore par une diffusion dans
des lieux de zone rurale ou des salles plus
inhabituelles. Ainsi, il réunit près de 30.000
auditeurs lors d’une soixantaine de concerts
annuels.
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