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Jeudi 24 décembre 2015
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Numéro 232
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Créé en 1950
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Vendu en kiosques et par abonnement
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Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
Au plus bas aux Etats-Unis
Le montant des
IPO dans le monde
a chuté de 26%
PAGE 12
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
SMI 8705.74
8720
8680
8640
8600
DOW JONES 17595.09
17640
17560
17480
17400
+2.23%
+1.02%
CINQ NOUVELLES AMENDES US CONNUES
La BCV s’en sort
avec 42 millions
PAGE 4
UNE SORTE DE RALLY DE NOËL HIER
Les actions suisses à +2%
PAGE 9
L’ANNÉE DE TOUTES LES DÉCEPTIONS
Hedge funds ranimés par la Fed
PAGE 11
LE PARTENARIAT D’EVOLVA ET DE CARGILL
Succession optimale d’étapes
PAGE 5
COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L’HOMME
Le transfert de données validé
Lourd impact du pétrole au-delà
des entreprises les plus exposées
Le cours du brut est devenu un indicateur conjoncturel à l’échelle monde. Avec effet sur les performances micros.
CHRISTIAN AFFOLTER
L’évolution du prix du baril de
brut a-t-elle empêché qu’un rally
de fin d’année se produise sur les
marchés actions? Plus que n’importe quelle décision de banque
centrale, déjà largement escomptée dans les indices? Un effet accentué aux Etats-Unis par les inquiétudes au sujet du marché des
emprunts spéculatifs déteignant
sur les actions, en raison de la part
importante qu’y représentent les
entreprises actives dans les matières premières.
Même les indices européens et
suisses se sont mis depuis le début
du mois à retracer assez fidèlement l’évolution du cours du pétrole, tout en résistant mieux que
le brut lui-même. Une baisse si
généralisée qu’elle touche forcément une bonne partie des titres
concernés, de manière difficile à
justifier autrement que par les
craintes au sujet de l’évolution
conjoncturelles (liées à une
consommation d’or noir ne correspondant guère à une croissance solide de l’économie mondiale).
Une fragilisation manifeste de ce
lien pourrait ainsi provoquer un
rééquilibrage parmi les titres qui
n’ont été sous l’impact du pétrole
que pour des raisons macroéconomiques. La question de la
baisse proportionnelle d’un titre
ou de la création d’un potentiel
de hausse pour 2016 se pose à
plus forte raison pour les groupes
suisses ayant une exposition significative au secteur pétrolier et
gazier. Transocean évidemment:
la corrélation est quasi parfaite ce
mois. Peu importe le fait que nous
nous trouvions depuis longtemps
très loin du seuil de rentabilité des
forages en haute mer.
L’interdépendance est aussi par-
ticulièrement prononcée cette année pour Burckhardt Compression. L’évolution des affaires au
premier semestre 2015/16 supérieure à celle de l’année précédente, comme l’exposition au secteur pétrolier et gazier qui est loin
d’être totale, remettent en question la relation étroite entre son
action et l’évolution du cours de
l’or noir.
Le déclin récent a cependant plutôt corrigé une surévaluation. Le
fait que l’action ABB ait elle aussi
été prise en otage par le pétrole
est plus difficile à justifier de ce
point de vue. PAGE 6
PAGE 4
CARNEGIE FONDER (SUÈDE) EN SUISSE
Offre de quatre fonds scandinaves
INDUSTRIE PARTICULIÈREMENT MALMENÉE
Le climat des affaires empire
PAGE 8
RAPPEL: BREAK DE FIN D’ANNÉE
Migration comptable Probable première
quasi-ininterrompue cotation de l’année
Prochaine édition le 4 janvier
SWISS GAAP. Quatre entreprises cotées (dont Bobst à
Lausanne-Mex) ont renoncé en 2015 à la norme IFRS.
SYMETIS. L’entreprise medtech de Lausanne Ecublens est
déjà mentionnée comme la candidate la plus attendue.
Maurer s’est installé
hier aux Finances
Les normes comptables Swiss
GAAP RPC se concentrent sur
la présentation des comptes de petites et moyennes entreprises, et
groupe de sociétés actives à
l’échelle nationale. Elles sont de
conception modulaire. Toujours
plus d’entreprises cotées sur
Swiss Exchange abandonnent les
normes IFRS dont la complexité
augmente au bénéfice des Swiss
GAAP RPC.
Quatre sociétés supplémentaires
l’ont fait cette année, dont Bobst
et Ascom. Les Swiss GAAP RPC
comportent un degré de régulation bien moindre et sont beaucoup moins fréquemment soumises à des changements. Les
L’entrée en cotation de Symetis
aurait dû être la quatrième IPO
de l’année en Suisse. L’ouverture
du capital était prévue fin septembre, mais la direction a préféré remettre l’ouvrage sur le métier.
Faute de conditions de marché satisfaisantes. L’entreprise est restée
depuis sur cette position: par
d’IPO jusqu’à nouvel avis. La direction ne remet pas ce principe
en question, et il n’y a toujours
aucune communication officielle
précisant le calendrier.
Le projet n’a pas été abandonné.
Le marché remue même l’idée
que l’opération devrait se dérouler en tout début d’année prochaine. La période serait propice
UELI MAURER. Comme Willi Ritschard avant lui.
Comment un «simple» employé de commerce (doublé d’un paysan) pourrait-il diriger les sacro-saintes
finances de la Confédération? Comme son collègue
de parti Guy Parmelin (trop simple caporal pour faire
un bon ministre de la Défense), Ueli Maurer est,
depuis l’annonce de la rocade à la tête des départements fédéraux, l’objet de railleries sur son incompétence et inexpérience en matière de finances
publiques. Même si d’aucuns ont également suggéré, comme pour faire bon poids, qu’une pianiste
(Simonetta Sommaruga) n’avait guère sa place à
Justice et Police. Mais n’est-elle pas socialiste, ce qui
la met à l’abri des insuffisances de l’UDC? Ueli
Maurer est pourtant non seulement en possession
d’un honorable CFC d’employé de commerce. Il a
aussi un diplôme fédéral de comptable. En plus de la
présidence à succès de l’UDC pendant des années, il
a occupé diverses fonctions à la tête de plusieurs
organisations professionnelles (pas seulement agricole). Et avant que l’UDC place de supposés incompétents aux Finances, ce furent des socialistes: le
très populaire Willi Ritschard en premier lieu, mort
en fonctions en 1983. Ce pro-nucléaire avait aussi
dirigé les Finances du canton de Soleure. En ayant
été préalablement monteur en chauffage central et
secrétaire syndical. Sa maîtrise des finances
publiques fut très vite reconnue bien au-delà de son
parti. PAGES 2 ET 8
grandes capitalisations qui font
partie du SMI appliquent toutes
des normes internationales, pour
des raisons de comparaison internationale, entre pairs globaux,
sous la pression des investisseurs
institutionnels.
A l’exception de Swatch Group,
qui fut parmi les premiers à renoncer (2012) aux normes IFRS
pour revenir aux Swiss GAAP
RPC. Les charges et les avantages
qui en découlent demeurent raisonnables et les Swiss GAAP
tiennent compte des besoins spécifiques des sociétés industrielles
suisses. Celles-ci nécessitent des
réconciliations en matière de
goodwill. PAGE 8
JACQUES ESSINGER. Susceptible
de relancer tout un segment.
pour le biotech en particulier, en
raison d’une attention nourrie
par certains événements internationaux De quoi relancer la visibilité de tout le medtech en
Suisse. PAGE 5
Grand rendez-vous des émigrés
ESPIRITO SANTO. Une délégation suisse a manifesté contre la capitalisation de Novo Banco dans un lieu symbolique.
TIAGO PIRES
«Queremos as nossas poupanças!» Les revendications teintées de désespoir et de colère
résonnent encore dans les rues de Porto. Une
foule de ressortissants portugais venus de
Suisse (de France, de Belgique, d’Allemagne
accessoirement) ont protesté sur le lieu le
plus emblématique de la ville: l’Avenue des
Aliados. Profitant des fêtes de fin d’année,
les émigrés se sont rassemblés massivement
devant Novo Banco, l’établissement bancaire
créé sur les cendres du groupe Banco Espirito
Santo (BES).
Chacun à sa manière veut récupérer les
avoirs déposés dans les multiples filiales du
groupe. Dont une importante en Suisse. Des
victimes de la Banque Privée Espirito Santo
(BPES) anciennement située à Lausanne-
Pully, ou simplement des lésés de la banque
d’affaires. Toutes dénoncent la recapitalisation de Novo Banco sur les dépôts monétaires des émigrés.
«Nous sommes convaincus que ce gouvernement va nous aider dans la restitution des
économies que nous avons déposées», a déclaré aux médias locaux Lusa Luís Marques
porte-parole improvisée du mouvement.
Cette femme émigrée depuis plus de 30 ans
ne cache guère son désespoir.
Le lieu semble assez parfait pour ce genre de
mobilisation. Sortez de l’Aéroport Sá Carneiro, dans la périphérie de Porto, prenez la
rame de métro E à destination du Stade du
Dragon. Descendez au quinzième arrêt et
vous vous retrouvez sur l’avenue où se côtoient le bâtiment Novo Banco, les guichets
de Banif (vendu récemment au groupe espa-
gnol Santander) et l’édifice municipal de la
ville de Porto. Au coin de l’avenue, les bureaux de la Banque du Portugal. Le lieu
concentre en fait l’essentiel des activités bancaires du pays.
Tout se passe également comme si la période
avait été soigneusement pensée. Comme le
perpétue la tradition, un grand nombre
d’émigrés retrouvent leur famille pour les
fêtes. De quoi obtenir une masse critique
s’agissant de rassemblement et de protestation. Largement relayé évidemment dans
tous les médias portugais.
L’ampleur du mouvement a clairement
étonné. Comme si les Portugais découvraient
l’ampleur des dommages collatéraux de la
brutale liquidation bancaire d’Espirito Santo
l’an dernier. Non seulement au Portugal,
mais ailleurs en Europe. SUITE PAGE 4
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