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Au-delà de l`individualisme. Relations et relationalitéspour repenser

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Au-delà de l’individualisme.
Relations et relationalitéspour repenser l’identité
Dans l’horizon global contemporain, on relève comme urgent le défi de la question
de l’identité, ce qui est le moment central de la réflexion anthropologique. En effet, dans le
contexte postmoderne l’individualisme s’impose encore comme point de repère principal
dans les branches névralgiques de l’économie, de l’organisation sociale, dans la
prolifération des droits subjectifs, dans les cadres de la politique et du droit. Par contre, les
critiques toujours plus répandues au paradigme théorique de l’individualisme, quand bien
même elles en dévoilent de manière efficace les faiblesses, relèvent d’un éventail de
perspectives tellement diversifiées qu’il est nécessaire de les comparer les unes les autres
de manière claire, afin de définir un espace de réponses constructives alternatives.
On saisit l’urgence d’une réflexion audace qui dépasse l’individualisme de l’identité,
ce qui d’ailleurs a été déjà depuis longtemps dénoncé par la théorie critique de l’École de
Francfort, par la théorie de l’agir communicationnel de Habermas et par d’autres lectures
néo-marxiennes, ainsi que par la phénoménologie. Le colloque a pour but une discussion
avec le secteur spéculatif qui de manière plus significative s’oppose à l’anthropologie
autoréférentielle et abstraite de l’individualisme ultimement a-relationnel ; notamment il vise
à comparer les deux grandes lignes prospectives du fondationnalisme et du
déconstructionnisme sur la base de la centralité au sujet de la (des) relation(s) en tant que
constitutif de l’identité humaine. Il est en ce sens-ci que le colloque propose un échange
avec l’horizon de la pensée qui de manière plus radicale a contesté l’abstraction de
l’individualisme, à savoir une certaine pensée du gender qui, dans sa déclination fortement
déconstructionniste, se manifeste comme un véritable renversement théorétique de la
hypostatisation du sujet autoréférentiel néolibéral.
Il est bien claire que nous ne voulons pas nous cacher le risque du débat avec une
pensée qui, dans le relationnisme constitutif de l’identité, arrive à la fois jusqu’à des
hypothèses d’absolue dénaturalisation, culminantes dans la dissolution de la corporéité, et
jusqu’à proposer des contaminations entre la nature humaine et les organismes bioniques,
en démontant toute valeur identitaire qu’elle soit de l’ordre génétique, linguistique ou
national.
Cependant nous croyons qu’il est justement grâce à un tel débat dialectique qu’il est
possible de reconnaître et de relever le défi nécessaire d’une époque de la pensée qui
risque de passer de l’hypostatisation abstraite – qui n’existe pas dans sa propre
autoréférentialité – jusqu’à sa complète dissolution, tout en reconnaissant une convergence
significative entre les deux lignes sur plusieurs thèmes, comme : l’accueil, l’hospitalité, la
relation constructive avec la diversité, etc.
Il est donc nécessaire et urgent d’opérer
propositions reconstructives dans un débat ouvert et clarificateur.
Le défi autour des modalités du dépassement de l’individualisme semble
particulièrement intéressant dans une perspective mondiale, là où les études postcoloniales
abordent la question délicate des reconnaissances identitaires capables de faire face au
problème de la multiplicité des cultures en accueillant les différents « systèmes » de
relations. Le défi est également joué à l’intérieur du champ de l’accueil /compréhension des
diversités culturelles, sachant les lire à travers le prisme d’une perspective anthropologique
en mesure de reconduire l’individu à sa dimension ontologique relationnelle.
Les versants de l’ordre juridico-normatif, biopolitique, multiculturel et multi-religieux
sont évidemment jugés centraux dans l’économie du débat qu’on propose ; pour cette raison
on leur accordera une attention privilégiée dans ce colloque.
En résumé, le colloque vise à aborder de manière dialogique les défis différents qui
dégagent de la critique à l’individualisme, en écoutant le propositions « relationnistes » qui
le démontent dans la manière plus radicale, et sans cacher les versants dissolutifs. On
envisage qu’à partir de ce débat on arrive à tracer deux voies de sortie bien fondées et
convaincantes.
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