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CHABBAT PARCHAT VAYE`HI

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Likouteï Si’hot
Perspectives ‘hassidiques sur la Sidra de la Semaine
d’après les causeries du Rabbi de Loubavitch
CHABBAT PARCHAT
VAYE’HI
14 Tévet 5776 - 26 décembre 2015
SEFER BERECHIT
Vaye’hi
Le serment
(Discours du Rabbi, Likouteï Si’hot, tome 25, page 270)
Les versets Vaye’hi 47, 29-31 disent : «Tu(1) me feras un bienfait de vérité(2). De grâce,
ne m’enterre pas en Egypte(3). Je reposerai avec mes pères(4). Tu me porteras de l’Egypte
et tu m’enterreras dans leur tombe. Il dit : je ferai conformément à a ta parole. Il lui dit :
ĨĂŝƐͲŵŽŝĞŶůĞƐĞƌŵĞŶƚĞƚŝůůƵŝĞŶĮƚůĞƐĞƌŵĞŶƚ(5)».
Les commentateurs(6)Ɛ͛ŝŶƚĞƌƌŽŐĞŶƚ͕ăĐĞƉƌŽƉŽƐ͘WŽƵƌƋƵŽŝzĂĂŬŽǀŶĞƐĞƐƵĸƚͲŝůĚĞůĂ
promesse de Yossef, «je ferai conformément à ta parole» ? Pourquoi demande-t-il, en
outre, un serment ? Est-ce à dire que, sans ce serment, Yossef n’aurait pas tenu parole ?
KŶƉĞƵƚĞdžƉůŝƋƵĞƌƐŝŵƉůĞŵĞŶƚƋƵĞĐĞƐĞƌŵĞŶƚĚĞǀĂŝƚĂǀŽŝƌƉŽƵƌĞīĞƚĚĞŶĞƉĂƐƚĞŶŝƌ
compte des obstacles et des barrières qui pourraient se dresser(7). Grâce au serment, la
ƌĞƋƵġƚĞĚĞzĂĂŬŽǀƐĞƌĂŝƚƐĂƟƐĨĂŝƚĞăƚŽƵƚƉƌŝdž͛͘ĞƐƚƉŽƵƌĐĞƩĞƌĂŝƐŽŶƋƵ͛ŝůĚĞŵĂŶĚĂĐĞ
serment, qui est beaucoup plus impérieux qu’une simple promesse.
DĂŝƐ͕ĐĞƩĞĞdžƉůŝĐĂƟŽŶŶ͛ĞƐƚƉĂƐĞŶĐŽƌĞƐƵĸƐĂŶƚĞ͕ĐĂƌzŽƐƐĞĨƐĂǀĂŝƚƋƵĞĚĞƐŽďƐƚĂĐůĞƐ
et des barrières pourraient se dresser sur son chemin(8)͘ WŽƵƌƚĂŶƚ͕ ŝů Įƚ ƵŶĞ ƉƌŽŵĞƐƐĞ͕
«je ferai conformément à ta parole»͕ŵĂůŐƌĠůĞƐĚŝĸĐƵůƚĠƐƋƵŝƉŽƵƌƌĂŝĞŶƚƐƵƌŐŝƌ͕ĐĞƋƵŝ
ĐŽŶĚƵŝƚăƌĞĨŽƌŵƵůĞƌůĂƋƵĞƐƟŽŶ͘WŽƵƌƋƵŽŝƵŶƐĞƌŵĞŶƚĠƚĂŝƚͲŝůŶĠĐĞƐƐĂŝƌĞ͍
(1) Yaakov s’adresse ici à Yossef.
(2) Le bienfait de vérité est celui que l’on prodigue à un mourant, car on sait que l’on ne peut rien en attendre
en retour.
(3) C’est bien à Yossef que cette requête peut être formulée puisqu’il est le vice-roi de l’Egypte. C’est lui qui
a le pouvoir d’accéder à cette requête.
(4) En Erets Israël, à ‘Hévron, dans la grotte de Ma’hpéla.
(5) Bien entendu, Yaakov avait une confiance absolue en Yossef et il ne le suspectait pas de ne pas tenir parole.
En fait, ce serment avait pour but d’empêcher le Pharaon de s’opposer à cette dernière volonté de Yaakov.
Le Pharaon connaissait les soixante-dix langues des nations et Yossef, ces soixante-dix langues et la Langue
sacrée. Le Pharaon fit donc faire à Yossef le serment de ne révéler à personne qu’il connaissait une langue de
plus que lui. Ainsi, si le Pharaon s’opposait au transfert de Yaakov à ‘Hévron, Yossef pourrait lui répondre :
«J’ai fait le serment à mon père de l’enterrer dans cet endroit. Si tu me demandes de passer outre à ce serment, je pourrai alors passer outre également à celui que je t’ai fait». C’est l’explication simple donnée par le
Midrash. Cet extrait en développe une autre, basée sur la ‘Hassidout.
(6) On verra, notamment, à ce sujet, le Ramban, le Sforno, le Kéli Yakar et le Or Ha ‘Haïm sur le verset 31.
(7) Il est clair que celui qui a fait un serment se sent plus clairement engagé et il multipliera donc les efforts
pour tenir parole.
(8) Notamment de la part du Pharaon, qui aurait pu vouloir conserver en Egypte le corps de celui qui avait
apporté la bénédiction à son pays.
1
On peut expliquer, selon la dimension profonde de la Torah, que l’exigence d’un serment, de la part de Yaakov, n’avait pas pour objet de surmonter les obstacles et les barƌŝğƌĞƐ͕ŵĂŝƐĚĞǀĂŝƚƉĞƌŵĞƩƌĞ͕ĂǀĂŶƚƚŽƵƚ͕ƋƵĞzŽƐƐĞĨŶĞƟĞŶŶĞƉĂƐĐŽŵƉƚĞĚĞƐŽŶƉƌŽƉƌĞ
avis(9).
KŶƉĞƵƚŽďƐĞƌǀĞƌ͕ĞŶĞīĞƚ͕ƋƵĞzŽƐƐĞĨůƵŝͲŵġŵĞ͕ĂǀĂŶƚĚĞƋƵŝƩĞƌĐĞŵŽŶĚĞ͕ŶĞĚĞŵĂŶda pas à ses frères de le conduire immédiatement en Erets Israël. Il émit le vœu que son
ĐĞƌĐƵĞŝůƐŽŝƚĐŽŶƐĞƌǀĠĞŶŐLJƉƚĞ͕ĂĮŶƋƵĞ͕ůŽƌƐƋƵ͛ŝůƐĞŶƐĞƌĂŝĞŶƚůŝďĠƌĠƐ͕«ǀŽƵƐĨĞƌĞnjƐŽƌƟƌ
mes ossements d’ici avec vous»(10).
ƚ͕ů͛ŽŶƉĞƵƚũƵƐƟĮĞƌƵŶĞƚĞůůĞƌĞƋƵġƚĞ͕ĚĞůĂƉĂƌƚĚĞzŽƐƐĞĨ(11)͘ĞůƵŝͲĐŝǀŽƵůĂŝƚƌĞƐƚĞƌĞŶ
ŐLJƉƚĞ͕ĂǀĞĐůĞƐĞŶĨĂŶƚƐĚ͛/ƐƌĂģů͕ĂĮŶƋƵĞƐŽŶŵĠƌŝƚĞůĞƐƉƌŽƚğŐĞĞƚůĞƐĂĐĐŽŵƉĂŐŶĞ͕ĚĂŶƐ
ůĞƐƐŽƵīƌĂŶĐĞƐĚĞů͛ĞdžŝůƋƵ͛ŝůƐƐ͛ĂƉƉƌġƚĂŝĞŶƚăĞŶĚƵƌĞƌ(12).
Pour la même raison, Yossef aurait pu penser que le cercueil de Yaakov devait rester en
ŐLJƉƚĞ͕ĂĮŶƋƵĞƐŽŶŵĠƌŝƚĞƉƌĠƐĞƌǀĞƐĞƐĚĞƐĐĞŶĚĂŶƚƐ͕ĞŶĞdžŝů;ϭϯͿĞƚƋƵĞůĂŐƌĂŶĚĞŝŵƉŽƌƚĂŶĐĞĚĞĐĞƩĞƉƌŽƚĞĐƟŽŶƌĞƉŽƵƐƐĞů͛ĂĐĐŽŵƉůŝƐƐĞŵĞŶƚĚĞůĂƉƌŽŵĞƐƐĞ͕ƉŽƵƌůĞďŝĞŶĚĞ
tous les enfants d’Israël.
Pour écarter une telle éventualité, Yaakov demanda à Yossef de lui faire un serment,
ĂĮŶ ƋƵĞ ƐŽŶ ĞŶŐĂŐĞŵĞŶƚƐŽŝƚ ĂďƐŽůƵ͕ ĚĞ ƐŽƌƚĞƋƵ͛ĂƵĐƵŶ ŽďƐƚĂĐůĞ͕ĂƵĐƵŶĞ ĚŝĸĐƵůƚĠ ŶĞ
puisse le supprimer et que la volonté de Yaakov soit pleinement accomplie(14).
dŽƵƚĞĨŽŝƐ͕ƵŶĞƋƵĞƐƟŽŶƐĞƉŽƐĞĞŶĐŽƌĞ͗ƉŽƵƌƋƵŽŝŶŽƚƌĞƉğƌĞzĂĂŬŽǀŶĞƐŽƵŚĂŝƚĂŝƚͲŝů
ƉĂƐƋƵĞƐŽŶĐŽƌƉƐƌĞƐƚĞĞŶŐLJƉƚĞ͕ĂĮŶƋƵĞƐŽŶŵĠƌŝƚĞƉƌŽƚğŐĞƐĞƐĞŶĨĂŶƚƐ(15) ? On peut
ů͛ĞdžƉůŝƋƵĞƌĚ͛ĂƉƌğƐů͛ĂĸƌŵĂƟŽŶĚĞŶŽƐ^ĂŐĞƐ;ϭϲͿ͕ĚŽŶƚůĂŵĠŵŽŝƌĞĞƐƚƵŶĞďĠŶĠĚŝĐƟŽŶ͕
selon laquelle : «un prisonnier ne se libère pas lui-même de prison»(17).
(9) Il s’agissait de mettre en éveil en lui un sentiment de soumission.
(10) Selon la formulation du verset, à la fin de la Parchat Vaye’hi.
(11) Le sens simple de ce verset est défini par le commentaire de Rachi sur le verset Bechala’h 13, 19.
(12) On sait, en effet, que l’esclavage commença avec la mort des fils de Yaakov.
(13) On consultera, à ce propos, le Zohar, tome 1, Parchat Vaye’hi, à la page 222a et l’on verra aussi le
contexte de ce passage.
(14) Même si Yossef lui-même avait une autre idée.
(15) Le sens simple de ce verset figure dans le commentaire de Rachi sur le verset 29 et dans les propos de
ceux qui l’expliquent. De fait, pourquoi Yaakov n’aurait-il pas eu le même désir que Yaakov, son père ?
(16) Selon le Na’halat Yaakov, à cette référence.
(17) Une intervention extérieure est systématiquement nécessaire, pour cela.
2
WŽƵƌƋƵĞůĞƐĞŶĨĂŶƚƐĚ͛/ƐƌĂģůƉƵŝƐƐĞŶƚƐ͛ĠůĞǀĞƌĂƵͲĚĞƐƐƵƐĚĞƐůŝŵŝƚĞƐĚĞů͛ĞdžŝůĞƚ͕ĂƵĮŶĂů͕
pour qu’ils soient libérés du pays de l’Egypte, ils devaient en recevoir la force de quelqu’un
qui se trouvait lui-même à l’extérieur de l’Egypte et qui n’en subissait pas les limites.
͛ĞƐƚƉŽƵƌĐĞƩĞƌĂŝƐŽŶƋƵĞŶŽƚƌĞƉğƌĞzĂĂŬŽǀĚĞŵĂŶĚĂăƐĞƐĮůƐĚĞů͛ĞŶƚĞƌƌĞƌĞŶƌĞƚƐ
/ƐƌĂģů͕ăů͛ĞdžƚĠƌŝĞƵƌĚĞů͛ŐLJƉƚĞ͕ĂĮŶƋƵĞƚŽƵƐůĞƐĞŶĨĂŶƚƐĚ͛/ƐƌĂģůƉƵŝƐƐĞŶƚƌĞĐĞǀŽŝƌůĂĨŽƌĐĞ
ĚĞƐƵƌŵŽŶƚĞƌů͛ĞdžŝůĞƚĚĞůĞƋƵŝƩĞƌ(18).
* * *
(18) En d’autres termes, Yaakov apportait la protection à distance et Yossef, la protection de proximité, l’une
et l’autre étant nécessaires.
Se souvenir et agir
(Discours du Rabbi, Likouteï Si’hot, tome 15, page 432)
>ĞǀĞƌƐĞƚsĂLJĞ͛Śŝϰϴ͕ϭŵĞŶƟŽŶŶĞůĞƐŶŽŵƐĚĞ͗«Menaché et Ephraïm»(1)͘ĞƩĞWĂƌĂĐŚĂƉƌĠƐĞŶƚĞ͕ĞŶĞīĞƚ͕ƵŶĚŝĂůŽŐƵĞƉĂƌƟĐƵůŝĞƌĞŶƚƌĞŶŽƚƌĞƉğƌĞzĂĂŬŽǀĞƚzŽƐƐĞĨůĞdƐĂĚĚŝŬ͕ůŽƌƐƋƵĞĐĞĚĞƌŶŝĞƌƉƌĠƐĞŶƚĂƐĞƐĮůƐăƐŽŶƉğƌĞ͕ĂĮŶƋƵ͛ŝůůĞƐďĠŶŝƐƐĞ͘
D’une manière naturelle, Yossef plaça Menaché, l’aîné, face à la droite de Yaakov et
Ephraïm, le plus jeune, à sa gauche(2). Mais Yaakov croisa les bras, posant la main droite
ƐƵƌůĂƚġƚĞĚ͛ƉŚƌĂŢŵĞƚůĂŵĂŝŶŐĂƵĐŚĞƐƵƌĐĞůůĞĚĞDĞŶĂĐŚĠ͛͘ĞƐƚĂŝŶƐŝƋƵ͛ŝůůĞƐďĠŶŝƚ;ϯͿ͘
zŽƐƐĞĨŶ͛ĞŶĨƵƚƉĂƐƐĂƟƐĨĂŝƚĞƚŝůĚŝƚăzĂĂŬŽǀ : «ĞŶ͛ĞƐƚƉĂƐĂŝŶƐŝ͕ŵŽŶƉğƌĞ͕ĐĂƌĐĞůƵŝͲůă
est l’aîné. Place ta main droite sur sa tête»(4). Mais, Yaakov refusa de procéder de la sorte
et il expliqua : «:ĞƐĂŝƐ͕ŵŽŶĮůƐ͕ũĞƐĂŝƐ͘/ůƐĞƌĂĠŐĂůĞŵĞŶƚƵŶƉĞƵƉůĞĞƚŝůŐƌĂŶĚŝƌĂ͘ĞƉĞŶdant, son jeune frère sera plus grand que lui»(5).
On sait qu’un Tsaddik ne commet pas d’erreur(6) et c’est notamment le cas des Patriarches
ĞƚĚĞůĞƵƌƐĮůƐ͕ĞŶƉĂƌƟĐƵůŝĞƌĐŽŶĐĞƌŶĂŶƚĐĞƋƵŝĞƐƚƌĞůĂƚĠƉĂƌůĂdŽƌĂŚĞƚƋƵŝĂĚŽŶĐƉŽƵƌ
(1) Les deux fils de Yossef qu’il conduisit au chevet de son père Yaakov, afin qu’il leur accorde sa bénédiction
avant de quitter ce monde.
(2) Le côté droit, celui de la bonté, est le plus important. En l’occurrence, Yossef se dit que la bénédiction la
plus large devait aller à l’aîné.
(3) Privilégiant ainsi le puiné.
(4) Selon les termes du verset Vaye’hi 48, 18.
(5) Vaye’hi 48, 19.
(6) En effet, il n’a pas la perception du mal, qui est à l’origine de l’erreur.
3
objet de délivrer un enseignement, ĚĞƚƌĂĐĞƌůĂǀŽŝĞƉŽƵƌƚŽƵƚĞƐůĞƐŐĠŶĠƌĂƟŽŶƐ͘ĞůĂǀĞƵƚ
dire que Yossef ne se trompa pas quand il demanda à Yaakov de placer sa main droite sur
la tête de Menaché(7).
ĞůĂ ǀĞƵƚ ĚŝƌĞ ƋƵĞ zĂĂŬŽǀ Ğƚ zŽƐƐĞĨ ĂǀĂŝĞŶƚ ƌĂŝƐŽŶ͕ ů͛ƵŶ Ğƚ ů͛ĂƵƚƌĞ Ğƚ ƋƵĞ ůĞƵƌ ĚŝǀĞƌŐĞŶĐĞĚ͛ŽƉŝŶŝŽŶĐŽƌƌĞƐƉŽŶĚ͕ƉůƵƐƉƌĠĐŝƐĠŵĞŶƚ͕ăĚĞƵdžĐŽŶĐĞƉƟŽŶƐĚŝīĠƌĞŶƚĞƐĚƵƐĞƌǀŝĐĞ
ĚĞ͘ŝĞƵ͘zŽƐƐĞĨůĞdƐĂĚĚŝŬ͕ƐĞůŽŶƐĂƉĞƌĐĞƉƟŽŶĚƵŵŽŶĚĞĞƚƐĂŵĂŶŝğƌĞĚĞƐĞƌǀŝƌ͘ŝĞƵ͕
ƉƌŝǀŝůĠŐŝĂŝƚDĞŶĂĐŚĠ͘ĞůƵŝͲĐŝĠƚĂŝƚ͕ĞŶů͛ŽĐĐƵƌƌĞŶĐĞ͕ů͛ĂŠŶĠ͘ŶƌĞǀĂŶĐŚĞ͕ĚƵƉŽŝŶƚĚĞǀƵĞ
de notre père Yaakov, c’est Ephraïm, le plus jeune, qui était le plus haut.
KŶƉĞƵƚĚĠĐŽƵǀƌŝƌů͛ĞdžƉůŝĐĂƟŽŶĚĞƚŽƵƚĐĞůĂĚĂŶƐůĞƐŶŽŵƐĚĞDĞŶĂĐŚĠĞƚĚ͛ƉŚƌĂŢŵ͘
>͛ƵŶĞƚů͛ĂƵƚƌĞĞdžƉƌŝŵĞŶƚůĞƐĞŶƟŵĞŶƚƋƵĞƐƵŐŐĠƌĂůĂĚĞƐĐĞŶƚĞĞŶŐLJƉƚĞ͕ĚĂŶƐůĞĐƈƵƌĚĞ
Yossef. Menaché reçu ce nom : «ĐĂƌ͕͘ŝĞƵŵ͛ĂĨĂŝƚŽƵďůŝĞƌŵŽŶĞīŽƌƚĞƚƚŽƵƚĞůĂŵĂŝƐŽŶ
de mon père»(8)͘ĞŶŽŵĞdžƉƌŝŵĞůĂĚŽƵůĞƵƌĚĞzŽƐƐĞĨƉĂƌĐĞƋƵ͛ŝůĂǀĂŝƚĠƚĠĠĐĂƌƚĠĚƵůŝĞƵ
naturel de sa vie, la maison de son père.
ů͛ŝŶǀĞƌƐĞ͕ ƉŚƌĂŢŵ ĨĂŝƚ ĂůůƵƐŝŽŶ ĂƵ ƐĞŶƟŵĞŶƚ ŽƉƉŽƐĠ ͗ «ĐĂƌ͕ ͘ŝĞƵ ŵ͛Ă ĨĂŝƚ ĨƌƵĐƟĮĞƌ
dans le pays de ma pauvreté»(9). Yossef rend grâce à l’Eternel, en ces termes, pour tout ce
qu’il put obtenir grâce à l’exil(10).
KŶŽďƐĞƌǀĞŝĐŝůĞƐĚĞƵdžƐĞŶƟŵĞŶƚƐƋƵŝĂŶŝŵĂŝĞŶƚůĞĐƈƵƌĚĞzŽƐƐĞĨ͘>ĞƉůƵƐĨŽƌƚ͕ůĞƐĞŶƟŵĞŶƚĚŽŵŝŶĂŶƚ͕ĠƚĂŝƚůĂŶŽƐƚĂůŐŝĞƉĞƌŵĂŶĞŶƚĞĚĞůĂŵĂŝƐŽŶĚĞƐŽŶƉğƌĞ͘ƵƐƐŝ͕ů͛ĂƐƉĞĐƚ
ƐƉŝƌŝƚƵĞů ĚĞƐŽŶ ƐĞƌǀŝĐĞĚĞ ͘ŝĞƵ ƐĞĐŽŶĐĞŶƚƌĂŝƚͲŝů ƐƵƌ ů͛ĂƩĂĐŚĞŵĞŶƚă ůĂ ŵĂŝƐŽŶ ĚĞƐŽŶ
père, y compris quand il se trouvait en Egypte. De ce point de vue, il accordait la place
ĞƐƐĞŶƟĞůůĞăDĞŶĂĐŚĠ(11).
Yaakov, à l’inverse, privilégiait la seconde approche, celle qui est exprimée par le nom
Ě͛ƉŚƌĂŢŵ͕ ůĂ ƚƌĂŶƐĨŽƌŵĂƟŽŶ ĚĞ ů͛Ğdžŝů Ğƚ ĚĞ ů͛ŽďƐĐƵƌŝƚĠ ĞŶ ůƵŵŝğƌĞ͘ /ů ĐŽŶƐŝĚĠƌĂŝƚ ĚŽŶĐ
qu’Ephraïm était plus haut que Menaché(12).
(7) Même si, concrètement, ce n’est pas ce qui fut fait.
(8) Mikets 41, 51. La racine grammaticale du nom de Menaché signifie : «oubli».
(9) Mikets 41, 52. La racine grammaticale du nom Ephraïm signifie : «fruit».
(10) Yossef constate, en l’occurrence, qu’il n’aurait pas pu obtenir tout cela, s’il était resté dans la maison de
son père.
(11) Auquel il avait donné un nom basé sur cette idée.
(12) En privilégiant le résultat final.
4
ĞƐĚĞƵdžĂƉƉƌŽĐŚĞƐƐŽŶƚŶĠĐĞƐƐĂŝƌĞƐ͕ů͛ƵŶĞĞƚů͛ĂƵƚƌĞ͕ƉĞŶĚĂŶƚůĞƚĞŵƉƐĚĞů͛Ğdžŝů(13). Tout
Ě͛ĂďŽƌĚ͕ĐĞƩĞƉĠƌŝŽĚĞĚŽŝƚŝŶƐƉŝƌĞƌăƵŶ:ƵŝĨůĂĚŽƵůĞƵƌ͕ĚƵĨĂŝƚĚĞů͛ĠůŽŝŐŶĞŵĞŶƚĚĞŶŽƚƌĞ
Père Qui se trouve dans les cieux. Il faut demander à D.ieu, exiger de Lui, sans cesse, le
retour dans la «maison de mon père», la délivrance véritable et complète.
Mas, simultanément, on doit savoir également que la raison d’être de l’exil est : «D.ieu
ŵ͛ĂĨĂŝƚĨƌƵĐƟĮĞƌĚĂŶƐůĞƉĂLJƐĚĞŵĂƉĂƵǀƌĞƚĠ». Il est donc nécessaire d’illuminer l’obsĐƵƌŝƚĠĚĞĐĞƩĞƉĠƌŝŽĚĞƉĂƌůĂdŽƌĂŚĞƚůĞƐDŝƚƐǀŽƚ͕ĚĞƚƌĂŶƐĨŽƌŵĞƌůĂƉĠŶŽŵďƌĞĚĞů͛Ğdžŝů
en une grande lumière, grâce à : «la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une
lumière»(14), jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle : «la nuit éclairera
comme le jour»(15).
Quand un Juif se trouve dans un environnement qui n’est pas favorable(16), il ne doit pas
ĞŶĐŽŶĐĞǀŽŝƌĚĞůĂƉĞŝŶĞĞƚĂƩĞŶĚƌĞĂǀĞĐŝŵƉĂƟĞŶĐĞůĞŵŽŵĞŶƚĚ͛ĞŶĠĐŚĂƉƉĞƌ͘ŝĞŶĂƵ
ĐŽŶƚƌĂŝƌĞ͕ŝůĚŽŝƚƐĞƐĞƌǀŝƌĚĞƐĂƉƌĠƐĞŶĐĞĚĂŶƐĐĞƚĞŶĚƌŽŝƚƉŽƵƌLJĚŝīƵƐĞƌůĂůƵŵŝğƌĞĚĞůĂ
dŽƌĂŚ͕ũƵƐƋƵ͛ăůĞƚƌĂŶƐĨŽƌŵĞƌĞŶƵŶĞŶĚƌŽŝƚĚĞdŽƌĂŚ͛͘ĞƐƚůĂĮŶĂůŝƚĠǀĠƌŝƚĂďůĞĚĞů͛Ğdžŝů(17).
* * *
(13) Et, les deux sentiments ne sont pas contradictoires. Bien plus, ils se complètent et forment un tout.
(14) Michlé 6, 23
(15) Tehilim 139, 12. Lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, très bientôt et de
nos jours.
(16) Et, y a-t-il un environnement plus défavorable que celui de l’exil ?
(17) Qui sera clairement établie, après la venue du Machia’h, lorsque : «J’ôterai l’esprit d’impureté de la terre».
5
‫מזל טוב‬
Cette si’ha est offerte par
M. et Mme Mendi Journo '‫שי‬
à l’occasion de
la naissance de leur fils
Chmouel '‫שיחי‬
Chabat Parchat Mikets,
1er jour de Roch ‘hodech
Tevet 5776
ainsi que pour le mérite
de son frère et de ses sœurs
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