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Lundi 4 janvier 2016
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Numéro 1
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Créé en 1950
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Vendu en kiosques et par abonnement
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Rédacteur en chef: François Schaller
Exécutions en Arabie
Le climat se durcit
à l’extrême entre
Ryad et Téhéran
PAGE 19
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
SMI 8818.09
8920
8880
8840
8800
-0.73% (mercredi)
DOW JONES 17425.03
17640
17560
17480
17400
-1.02% (jeudi)
FINANCEMENT DE L’ETAT ISLAMIQUE
La Suisse face au
pétrole de Daech
PAGE 7
MERCATO DES DIRIGEANTS HORLOGERS
La stabilité intrigante de Swatch
PAGE 4
LE GROUPE SIKA APRÈS UN AN DE CRISE
Les raisons de garder le titre
PAGE 10
MEDTECH SUISSE EN VUE AUX ETATS-UNIS
Intérêt sur Straumann également
PAGE 4
PROMOTION DES VINS SUISSES EN SUISSE
Les actes d’une stratégie digitale
Progressions les plus prévisibles
sur le marché suisse des actions
La probabilité est élevée que des entreprises de qualité mal notée l’an dernier reviennent à un horizon raisonnable.
PHILIPPE REY
L’année 2015 s’est finalement
avérée médiocre pour le marché
suisse des actions, ce qui peut toutefois sembler normal après trois
exercices exceptionnels dans un
cycle haussier depuis mars 2009.
L’évolution a été contrastée selon
les secteurs et les segments. Certains titres ont réalisé une hausse
spectaculaire, comme Galenica,
Kardex, Ypsomed ou Gategroup,
La plupart se sont inscrits dans la
moyenne du marché, lequel est
aujourd’hui ni avantageux, ni euphorique.
D’autres ont sensiblement baissé
pour de bonnes ou mauvaises raisons (dans une perspective de
long terme en particulier). Ce qui
est tombé un jour se redressera
l’autre jour. Il s’agit donc de faire
la part des choses.
Certains titres baissent parce que
leur évolution dans la durée est
fondamentalement déclinante.
Tabler sur ce genre de valeur finit
toujours par devenir un jeu de
perdant. Ce type d’investissements ne se justifie que si le cours
a trop chuté par rapport à une valeur intrinsèque stagnante, mais
sensiblement plus élevée.
Autant miser sur les entreprises
dont le titre a bien trop baissé par
rapport à leur valeur «réelle», et
qui ont la capacité de l’augmenter
par la suite.
La probabilité est élevée que des
entreprises de qualité comme
Swatch Group, Pargesa, ABB ou
LafargeHolcim reviennent à un
horizon raisonnable. LafargeHolcim dans une moindre mesure sans doute, du fait des caractéristiques économiques de
l’industrie dans laquelle le
groupe évolue.
Ces références sont susceptibles
de créer la surprise en 2016 déjà.
En incluant en plus un potentiel
de rendement total intéressant à
plus long terme (croissance du
capital et dividendes) si l’on tient
compte de leur valorisation actuelle.
D’une certaine manière, de tels
investissements reviennent à parier contre le système de pari mutuel, à chercher un cheval avec
une chance sur deux de gagner
et qui rapporte trois pour un. En
d’autres termes, à allouer du capital à quelque chose de déprécié
injustement par le marché mais
avec un profil risque/rendement
favorable. SUITE PAGE 12
PAGE 22
NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA CONFÉDÉRATION
Déjà très orienté vers l’économie
SPÉCULATION SUR DENRÉES ALIMENTAIRES
Signal très négatif de la Suisse
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PRODUITS STRUCTURÉS
Le rendez-vous du lundi
PAGE 13
Siemens tout en
contrastes en Suisse
ALEXANDRE MARTIN. L’objectif est de maintenir les
emplois dans la partie occidentale et francophone.
Le groupe industriel Siemens a commencé son exercice comptable 2016 en Suisse (l’année commerciale
se termine fin septembre) avec des entrées de commandes encourageantes. En phase de transition, l’entité s’appuie continuellement sur les divisions en
croissance dans le but de maintenir une progression.
Même si le début d’année est prometteur, Alexandre
Martin, nouveau directeur de l’activité romande de
Siemens, se montre toutefois prudent dans l’analyse
conjoncturelle. En poste depuis une année précise, le
responsable souligne qu’il est ainsi prématuré d’évoquer un signe de reprise. En Suisse, en raison de la
spécificité du pays, l’objectif de croissance se situe
entre 2% et 3%. Actuellement, il est impossible d’obtenir une croissance à deux chiffres et même difficile
d’atteindre 5%.
Pour ce faire, le nouveau directeur s’appuie sur les
compétences du personnel dans la région francophone. Son souhait concerne essentiellement le maintien des emplois. Il s’agit en premier lieu de préserver
le savoir-faire. Pour l’heure, le groupe se développe
régionalement et comptait 4% de collaborateurs en
plus les 12 derniers mois. Avec la difficulté persistante
de trouver du personnel qualifié.
La situation en Suisse romande est à l’opposé de celle
de la division Building Technologies à Zoug, où des
licenciements ont eu lieu. PAGE 6
La remise en cause
d’un tabou national
Efficace dans la phase
de régularisation
PRÉVOYANCE. Le modèle PwC vise une flexibilité des rentes
en cours déjà appliquée pour les nouvelles prestations.
LOMBARD ODIER. La banque a réglé son dossier américain.
Pénalité peu élevée par rapport aux avoirs sous gestion.
Le niveau trop élevé de certaines
rentes fait partie des constats régulièrement formulés parmi les professionnels de la prévoyance. Sans
oser “attaquer” directement. Les
dispositions légales sont protectrices. Elles sont si solides que toute
tentative de remise en cause paraît
condamnée à l’échec. Aucun changement non plus fragilisant ce
genre d’acquis n’est prévu dans le
cadre du projet Prévoyance vieillesse 2020. C’est dire s’il n’y a aucun débat en vue.
La caisse de prévoyance du groupe
d’audit et de conseil PricewaterhouseCoopers a osé franchir le pas.
Rappelant la démarche de l’assureur Winterthour en 2003,
Le groupe bancaire Lombard
Odier à Genève versera 99,9 millions de francs d’amende aux autorités américaines. L’équivalent
de 83% du bénéfice 2014 (120
millions de francs). Comme si
elle avait travaillé du 1er janvier
au 30 octobre uniquement dans
ce but.
La pénalité est toutefois deux fois
moins élevée que celle de BSI,
alors que cette dernière gérait
beaucoup moins d’actifs américains (2,78 milliards de dollars,
contre 4,45 milliards pour Lombard Odier). Elle est similaire à
celle de Crédit Agricole Suisse,
alors que la filiale du groupe français gérait 2,5 fois moins d’actifs
lorsqu’il s’était mis à appliquer un
taux de conversion plus bas aux
avoirs du surobligatoire que celui,
imposé, de l’obligatoire. Le modèle
Winterthour était né. Ce qui pourrait devenir le modèle PwC, visant
une réduction des rentes en cours
dans le surobligatoire, repose cependant sur une argumentation juridique nettement plus acrobatique. Son autorisation par le
Tribunal fédéral équivaudrait à admettre que les caisses actuellement
en bonne situation financière disposent d’une marge de manœuvre
supérieure à celle des caisses en
sous-couverture pour éviter de
tomber elles-mêmes en situation
de découvert. PAGE 3
PATRICK ODIER. L’amende avait
été provisionnée.
américains (1,8 milliard de dollars). Parmi les grandes banques
dans la catégorie 2, Lombard
Odier a donc apparemment réalisé un travail efficace de régularisation de ses US persons. PAGE 3
ÉDITORIAL NICOLETTE DE JONCAIRE
Le premier lot de brut US ira à Cressier
La levée de l’interdiction d’exportation
du brut américain coïncide avec un cours
du pétrole au plus bas et des marchés internationaux sursaturés. Quel impact
aura-t-elle?
La décision répond à une logique historique. Votée en 1975 pour protéger la
consommation américaine du premier
embargo de l’OPEP, l’interdiction correspondait à une crainte alors nouvelle aux
Etats-Unis: celle de manquer de pétrole.
L’excédent actuel est de nature à lever
cette anxiété même si les réserves pétrolières ne sont pas infinies. Défendue par
les Républicains et les lobbys pétroliers,
contre l’avis des Démocrates, la fin de
l’embargo sur les exportations pétrolières
correspond surtout à une volonté des producteurs de trouver de nouveaux débouchés à une offre interne pléthorique qui
a généré des niveaux de stocks encore
jamais atteints. Les inventaires atteignent
62,9 millions de barils, et la capacité de
stockage se fait rare.
Dans quelle mesure cette levée est-elle
associée à l’Accord sur la libéralisation
des services (Tisa) entre les Etats-Unis et
l’Union européenne, dont on sait aujourd’hui (grâce aux fuites de Wikileaks)
qu’il est susceptible de limiter le pouvoir
des gouvernements européens de favoriser les énergies renouvelables? Encore
difficile de s’en faire une idée.
On sait seulement que les raffineries européennes sont mieux équipées pour traiter le brut léger issu des schistes que leurs
équivalentes américaines. L’Agefi est
d’ailleurs en mesure d’affirmer que le tout
premier lot de brut quittant le sol américain début janvier pour l’Europe sera des-
tiné à la raffinerie de Neuchâtel-Cressier,
propriété de Varo Energy (un partenariat
du groupe Vitol). Dès cette semaine, Enterprise Partners chargera 600.000 barils
de pétrole brut léger non sulfureux pompés au Texas à destination de la Suisse.
Cette mesure confirme le renversement
des flux pétroliers.Après avoir perdu aux
Etats-Unis son principal marché de l’es-
sence, et subi une concurrence sévère sur
les produits pétrochimiques, l’Europe importera du brut américain. Elle annonce
aussi de nouvelles mutations. Affaiblis
par la politique de l’OPEP, menée par
l’Arabie saoudite, les producteurs américains manifestent leur intention de reprendre des parts sur un marché dont le
contrôle menaçait de leur échapper.n
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