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2 - Albayane

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Mercredi 6 janvier 2016
2
ACTUALITÉ
Seddiki : L’emploi exige l’adhésion
A vrai dire
de tous les acteurs socio-économiques
Mohamed Ould Boah
L
e ministre de l’Emploi et des
affaires sociales, Abdeslam
Seddiki, était hier l’invité de
la rencontre hebdomadaire
qu’organise le groupe du
Parti de la justice et du développement
à la Chambre des représentants. Au
menu de cette rencontre organisée au
Parlement, et à laquelle était également
convié Anas Doukkali, DG de l’ANAPEC, et membre du BP du PPS, figurait la présentation de la Stratégie nationale de l’emploi.
Abdeslam Seddiki, ministre de l’Emploi
et des affaires sociales, membre du
Bureau politique du PPS, a déclaré
devant le groupe parlementaire du PJD
que la question de l’emploi, surtout en
ce qui concerne la catégorie des jeunes,
est une priorité nationale par excellence. Cette problématique concerne
tous les acteurs socio-économiques du
pays qui doivent lui trouver une solution rapide à travers une approche réaliste, sous-tendue par le courage, la
créativité et l’imagination en matière de
propositions. Cette approche doit également prendre en considération les
spécificités de chaque région.
La question de l’emploi des jeunes a été
érigée, selon Seddiki, en priorité par
l’actuel gouvernement qui accorde une
importance particulière à l’approche
participative et à la bonne gouvernance
en matière de formation, de gestion des
politiques de l’emploi et de renforcement des outils du dialogue social.
Le ministre de l’Emploi a précisé devant
legroupeparlementairequelaStratégie
nationale de l’emploi, qui trace les
grandes lignes de la résolution de la
problématique de l’emploi au Maroc,
exige l’adhésion active et effective de
tous les acteurs socio-économiques du
pays. Il a précisé en ce sens que la problématique de l’emploi n’est pas l’affaire du seul gouvernement, mais
constitue une question sociétale où
doivent s’impliquer les entrepreneurs,
les autorités locales et les élus. Dans ce
cadre, le ministre a insisté sur la nécessité de prendre en considération la
portée régionale de cette probléma-
tique, car les politiques de l’emploi
menées localement ont donné leurs
fruits et doivent être élargies au cadre
national pour créer une dynamique à ce
niveau.
Seddiki a également abordé le déséquilibre qui existe entre l’offre (réduite) et
la demande (large) d’emploi d’une part,
et entre l’évolution démographique
rapide et les opportunités d’emploi
d’autre part. Il s’agissait d’expliquer aux
députés que la solution de la problématique de l’emploi passe surtout, voire
essentiellement, par la nécessaire
réforme du système éducatif et de formation.
Revenant à la Stratégie nationale de
l’emploi, Seddiki a précisé qu’elle s’articule autour de quatre axes principaux :
la dynamisation et création d’opportunités d’emploi, la valorisation du capital
humain, le renforcement des politiques
visant à encourager l’emploi et, enfin,
l’améliorationdelabonnegouvernance
du marché de l’emploi. La nouvelle
stratégie de l’emploi rompt avec les
politiques traditionnelles mises en
œuvre jusqu’ici, et vise surtout à placer
la question de l’emploi au cœur de
toutes les politiques publiques, et ce, à
travers une approche globale prenant
en considération les paramètres économiques, financiers monétaires et institutionnels, mais aussi les spécificités
catégorielles des populations cibles
(femmes, jeunes…).
Pour sa part, Anas Doukkali, Directeur
général de l’Agence nationale de la promotion de l’emploi et des compétences
(ANAPEC), membre du BP du PPS, a
affirmé devant le groupe parlementaire
du PJD que le Plan de développement
de l’Agence (2016-2020) est basé sur les
hautes orientations royales, la
Constitution de 2011, le programme
gouvernemental et la Stratégie nationale de l’emploi à l’horizon 2025. Ce
plan constitue la feuille de route de
l’ANAPEC pour les cinq prochaines
années. La vision de l’ANAPEC, a précisé Doukkali, s’inscrit dans les axes de
développement et projets structurels,
en plus des objectifs qualitatifs et quantitatifs de l’Agence à l’horizon 2020.
Parmi ces objectifs, il a cité en particulier l’intégration de 445.000 personnes
El-Jadida : Arrestation d'une personne soupçonnée d'escroquerie et usurpation d'identité
Les éléments de la police judiciaire d'El
Jadida ont procédé, lundi, à l'arrestation
d'unepersonnesoupçonnéed'escroquerie,
d'usurpation d'identité, faux et usage de
faux. Le prévenu, âgé de 35 ans et ayant des
antécédents judiciaires pour usage de faux,
a tenté d'intervenir dans le cours d'une
enquête au profit d'une personne placée en
garde à vue dans le cadre d'une affaire criminelle, en usurpant la qualité d'un haut
responsable au service central d'un secteur
gouvernemental et en prétendant des liens
familiaux avec une personnalité militaire à
la retraite, indique un communiqué de la
Direction générale de la sûreté nationale
(DGSN). Les fouilles du véhicule et au
domicile du prévenu ont permis la saisie
d'un permis de conduire falsifié portant
une fausse identité, un chèque détenu
comme garantie,descopiesdeconvocation
pour des concours de recrutement, des quitus de PV d'infractions au code de la route,
des reconnaissances de dettes au nom de
parties tierces, des extraits d'actes de naissances, et des requêtes d'exonération de
taxes, précise-t-on de même source. Le prévenu a été placé en garde à vue pour les
besoins de l'enquête qui se poursuit sous la
supervisionduparquetgénéralcompétent.
MAP
Réunion jeudi du conseil de gouvernement
(Suite de la P.1)
Le quatrième projet de loi est relatif à l'assurance maladie obligatoire (AMO) pour les
travailleurs indépendants et les non-salariés
exerçant une profession libérale alors que le
cinquième texte porte création d'un régime
de retraite destiné à ces mêmes catégories.
Le sixième projet de loi, quant à lui, modifie
et complète la loi fixant la limite d'âge de
départ à la retraite des fonctionnaires et
agents de l'Etat, des municipalités et des
établissementspublics,affiliésaurégimedes
pensions civiles. Le Conseil achèvera ses
travaux par l'examen de propositions de
nominations à de hautes fonctions, conformément à l'article 92 de la Constitution. Le
déficit des caisses de retraite, résultant de
l'écart entre les cotisations et les pensions,
est estimé à 3 milliards de dirhams (MMDH)
en 2015 et devrait atteindre 8,6 MMDH en
2016, a affirmé, mardi Mohammed
Boussaid.Le ministre qui était l'invité du
forum de la MAP autour du thème "Loi de
Finances : Quelles perspectives pour l'économie marocaine en 2016?" a prévu un
épuisement des réserves des caisses de
retraite à l'horizon 2020, d'où l'urgence
d'une réforme de ce régime. La réforme
globale des régimes de retraite s'articule
autourdedeuxétapescomplémentairesetle
gouvernement propose dans le cadre de la
première étape de relever l'âge de départ à la
retraite à 61 ans à partir du 1er janvier
2017, puis à 62 ans à partir du 1er janvier
2018 et à 63 ans à partir du 1er janvier
2019. Le ministre à préciser que cette
réforme concerne uniquement plus de
800.000 employés de la Caisse marocaine
de retraite (CMR).
dans la vie active, l’amélioration de
l’employabilité au profit de 554.000
jeunes et chercheurs d’emploi et l’accompagnementde20.000projetsd’auto emploi.
la problématique
de l’emploi passe
surtout, voire
essentiellement,
par la nécessaire
réforme du système éducatif et
de formation.
Une utopie qui
a de l’avenir
(Suite de la P.1)
C’est un goût amer qui reste dans l’âme quand on
envoie des figures tomber à coup de scandales de nature
diverse. Les urnes ne sont plus ni un moyen de contrôle
citoyen ni un vecteur de renouvellement des élites. On
peut y ajouter aussi l’éclatement de la fameuse notion de
laséparationdespouvoirs.Ladémocratiereprésentative
est née avec le principe de l’existence de trois pouvoirs
majeurs, législatif, exécutif et judiciaire.Tout le progrès
démocratique est le fruit d’un savant dosage entre leurs
prérogatives. Aujourd’hui cela ne veut plus rien dire.
D’autres pouvoirs sont entrés en jeu et exercent une
véritable souveraineté: le pouvoir économique, le pouvoir technologique et surtout le pouvoir financier. C’est
la Bourse qui mène le monde aujourd’hui. Il y a en outre
l’irruption du pouvoir médiatique avec l’ampleur prise
par les réseaux sociaux numériques dans la constitution
des nouvelles opinons publiques.La notion de citoyen
change, il y a un nouveau sujet «politique» : chacun est
devenu son propre éditorialiste ! Attention, il ne s’agit
pas d’être fataliste! Il y a encore de la place pour l’imagination; pour la gauche, c’est bien au contraire le début
d’une nouvelle histoire, pour forger un nouveau projet
politique de civilisation, débarrassé des archaïsmes d’un
progressisme déterministe et mécanique. L’occasion de
ce débat sur l’union de la gauche et du devenir de la
gauche au Maroc doit aller au-delà des questions de
programmes pour redonner à notre jeunesse, à notre
pays un idéal politique qui donne sens à la vie et qui
réhabilite le sens de l’engagement. Pour la gauche, il
s’agit de promouvoir de nouvelles idées, forger un nouveau langage pour parler à son public qui a retrouvé
refuge dans internet : un public jeune, divers, différent,
frondeur certes mais riche de potentialités et prêt à s’enthousiasmer !!!
Par Mohammed Bakrim
Saoudi El Amalki
La pêche en queue de poisson
O
n ne peut contester la primauté de la pêche
dans l’économie nationale. Ce volet névralgique, toutes composantes confondues,
constitue, en effet, une source considérable
de revenus à l’Etat, mais également un réel
espace de vie pour de nombreuses familles marocaines.
Pour optimiser ce potentiel d’envergure, on procéda,
depuis 2005 à Agadir, au lancement Halieutis dont les
fondements reposent sur la durabilité, la performance
et la traçabilité des ressources halieutiques du royaume.
Un projet national qui vise aussi de moderniser le secteur, le qualifier, le préserver et le doter des moyens de
compétitivité vis-à-vis des marchés extérieurs.
Cependant, au fil des années, on se rend compte que,
en dépit ses aspects ambitieux et volontaristes, cette
stratégie nationale ne parvient pas à fluidifier ces assises
et fructifier ces apports aussi bien au niveau de l’Etat
que celui des populations. Nombre de déficits sont
criants, en termes de gouvernance et fonctionnement,
en particulier l’abus du monopole, la flambée du marché interne, l’incohérence des constituantes du
domaine, notamment la pêche côtière… « Et si on
parlait des licences délivrées à tort et à travers dans le
secteur de la pêche ! », vocifèrent quelques professionnels du secteur. « Beaucoup de chemin reste à parcourir
dans la voie de la libération des richesses nationales de
l’oligarchie régnante », enchainent d’autres fort indigné.
Dan le même ordre d’idées, on relèvera, non sans indignation non plus, les services de contrôle relevant de la
direction des pêches maritimes et de l’aquaculture surprennent, chaque fois, certains chalutiers spécialisés
dans les sardiniers et les anchois en possession des
tonnesdecesespècespoissonnières,considéréescomme
illégales et illicites. Cette interdiction formelle est dictée
par le fait que ces captures ne sont pas autorisées, au vu
de leur jeune dimension, ce qui porte préjudice aux
ressourceshalieutiquesdansnoslargesetàl’écosystème
de l’univers biologique maritime. Les opérateurs de la
pêche côtière ont, donc maintes fois, dénoncé cette
attitude, tout en estimant que ces violations arbitraires
sont dues à un certain laxisme de la part des services de
contrôle, surtout que les bateaux en infraction, sont
verbalisés pour leur flagrant tort. Ces conduites entachéesdedépassementincitent,enfaitlesprofessionnels
de réitérer leur requête aux responsables du secteur de
la pêche afin qu’ils se penchent sérieusement sur le dossier épineux et les multiples missives qu’ils n’ont jamais
cessé de transmettre à leurs interlocuteurs centraux.
Dans ce sens, il va falloir pareillement libérer les rouages
de l’activité portuaire de toutes les pratiques frauduleuses, depuis l’entrée de la ressource dans la criée,
jusqu’à sa sortie par les portes du port, en passant par le
pont-bascule, le chargement, la taxation…Toutes ces
étapes ne se déroulent point, pour la plupart, dans les
règles de l’art, puisqu’elles sont soumises à des « lapidations » diverses à plusieurs niveaux et par maints intervenants. De ce fait, les caisses de l’Etat
s’en trouvent totalement affectées, par ces agissements
inciviques. La réussite du plan Halieutis devra passer
inéluctablement par un « grand ménage » dans le corps
du secteur maritime, toutes spécialités confondues.
Nouvelles applications pour
un tribunal numérique
(Suite de la P.1)
A ce propos, le directeur de la modernisation et des études au
ministère de la Justice et des Libertés, Mohamed Benalilou a
affirmé que l'application relative à la gestion du registre
national de la détention provisoire permettra de relier tous
les tribunaux du Royaume via le réseau informatique,
d'abandonner les supports papiers, et aussi d'élaborer une
carte relative à la détention provisoire. Cette application a
également pour objectifs de maitriser les procédures de la
détention provisoire au parquet général, au sein de l'instance
en charge de l'enquête et dans le tribunal, de s'arrêter sur
l'état des dossiers soumis aux établissements pénitentiaires,
outred'assureruneclassificationdesdétenusselonlescrimes
commis, ainsi que la gestion des procédures de transfert des
prisonniers. Concernant l'application relative au suivi des
exécutions des sentences rendues contre les sociétés d'assurances, M. Benalilou a expliqué qu'il s'agit d'un outil visant
à informer lesdites sociétés de l'exécution des jugements à
travers l'envoi de la liste des dossiers, la définition des procédures d'exécution au sein du tribunal, la maitrise de la liquidation des dossiers après leur réception par les compagnies
d'assurancesetlaprésentationdelalistedesdossiersexécutés
à l'ordre des avocats. Le directeur de la législation au ministère, Bensalem Oudija a, pour sa part, indiqué que la bibliothèque de la justice porte quant à elle sur la mise en place
d'une bibliothèque juridique qui comporte plusieurs documents et textes juridiques ainsi que les conventions internationales. Il a ajouté que ce système offre une technique
avancée en matière de recherche qui permet l'actualisation
systématiquedesdonnéesetlamiseàdispositionducontenu
du site électronique du ministère de la justice et des libertés
au profit des tribunaux et des syndicats des avocats.
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