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Brochure - Ecole Maigret

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FONDATEUR : M. MAIGRET
DIRECTEUR : Alain ROCARD
__________________________________________
ASSOCIATION AMIS DE L’ECOLE
ÉTABLISSEMENT D’ENSEIGNEMENT PRIVÉ HORS CONTRAT
24 RUE DE L’INGENIEUR ROBERT KELLER 75015 PARIS
TEL : 01 45 77 85 32
01 45 77 85 12
TELECOPIE : 01 45 77 93 99
e-mail : ecole-maigret@wanadoo.fr
site internet : www.ecole-maigret.fr
SOMMAIRE
SITUATION DE L'ÉCOLE
5
GÉNÉRALITÉS
CLASSES ET SECTIONS
7
ORIENTATION
8
CONDITIONS D'ENTRÉE
10
CARACTÈRES PROPRES
11
LES MÉTHODES DE GESTION SCOLAIRE
LE BULLETIN DE SEMAINE
12
LES PLANNINGS
16
LES RÉPARATIONS
18
L'ADMINISTRATION
19
LES SERVICES
20
LES CONSEILS DE CLASSE
22
LE CONTRÔLE DU TRAVAIL
25
DYNAMIQUE
27
L'ESPRIT DE L'ENSEIGNEMENT
LE STATUT DES PROFESSEURS
31
LES ÉLÈVES
32
LE POUVOIR ENSEIGNANT
33
2
ACCES A L’ECOLE
Métro
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Charles Michels
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70 – Charles Michels (Hôtel de Ville - Radio France)
42 – Charles Michels (Gare du Nord - Hôpital G. Pompidou)
62 – Convention Saint Charles (Porte de St Cloud - Porte de France)
72 – Pont de Grenelle (Hôtel de Ville – Parc de St Cloud)
88 – Charles Michels (Hôpital G. Pompidou - Montsouris)
RER
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Javel : ligne C – C2 – C5 – C7
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Kennedy - Radio France : ligne C – C1 – C3
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CLASSES ET SECTIONS
LESQUELLES FAISONS NOUS ?
Notre école commence avec la classe de Troisième et va jusqu'aux Terminales.
Nous avons une classe de Troisième, deux classes de Seconde, trois classes de
Première, et selon les années trois ou quatre classes de Terminale.
Les langues enseignées sont l'anglais, l'allemand, l'espagnol et l'italien. Certains
élèves pratiquant une autre langue, peuvent toutefois l'étudier à "l'Ecole" avec des
aménagements d'horaire particuliers et l'aide du CNED ou de professeurs
extérieurs.
En Première en Terminale, il y a les sections LITTÉRAIRE (Lettres avec deux ou
trois langues), SCIENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES (avec deux langues),
SCIENCES (Mathématiques, Physique Chimie, Sciences de la Vie et de la Terre
(avec deux langues obligatoires).
La classe de Seconde, particulièrement importante, et d'une manière générale
l'orientation sont conçues chez nous d'une façon originale, qui sera exposée plus
loin.
Nous accueillons chaque année environ 180 à 200 élèves pour une vingtaine de
professeurs, presque tous à plein temps.
Nous présentons toujours tous nos élèves de Troisième au Diplôme National du
Brevet, et tous nos élèves des classes Terminales au Baccalauréat.
HORAIRES ET TRAVAIL
Nous suivons strictement les programmes officiels, sauf en ce qui concerne les
matières annexes, comme le Dessin ou la Musique. Nous pouvons ainsi accroître
l'horaire des matières principales sans trop charger l'emploi du temps des élèves.
Le sport se pratique en Terminale.
Cet horaire varie de 25 à 35 heures de cours par semaine, selon les classes, sans
compter les devoirs sur table. L'horaire habituel comporte 4 heures le matin (8h30
-12h30) et 2 ou 3 heures l'après-midi à partir de 14 heures. En fait nous sommes
parfois obligés, surtout en Terminale, de prolonger le travail jusqu'à 18 heures.
L'emploi du temps ne comporte en général pas de "trous" pour les élèves, et laisse
libres les après-midi du mercredi et du samedi, et même le samedi matin pour
certaines classes. Toutefois ces demi-journées peuvent être utilisées pour des
cours de soutien, des "planches" (Interrogations orales type bac.), des devoirs sur
table supplémentaires, ou des consignes. Le travail personnel se fait à la maison et
demande de 12 à 15 heures par semaine selon les classes et la rapidité des élèves.
4
L'ORIENTATION
L'orientation en fin de Troisième, c'est trop tôt. Dans les lycées, elle se fait en fin
de Seconde, mais ces classes de "détermination" ne nous semblent pas bien
conçues. Le nombre de matières est important, les programmes sont lourds, les
types d'épreuves changent (exercices d’invention, commentaire composé et
dissertation en Français, passage des exercices à de véritables problèmes en
Mathématiques et Physique/Chimie, analyse de documents en Economie, Sciences
de la Vie et de la Terre...) Des difficultés nouvelles apparaissent pour certains
élèves.
Nous proposons une orientation progressive et révisable qui permet aux élèves de
prendre en compte leurs goûts mais aussi leurs possibilités par des essais successifs
; ainsi peuvent-ils faire leurs preuves et éviter au maximum les situations d'échec.
Aussi procédons-nous de la façon suivante :
LE CALENDRIER EN SECONDE
Au premier trimestre, les sections ne sont pas encore constituées, et
l'enseignement est identique pour tous les élèves. Au début du deuxième
trimestre, au vu des résultats (travail de semaine, examen blanc), et après
discussion entre élèves, parents et professeurs (réunion de parents avant les
congés de Noël), certains choisissent l'orientation scientifique destinée à préparer
la Première S, les autres une orientation littéraire ou économique afin de se
préparer à une Première L ou ES. Pour les premiers, l'horaire des matières
scientifiques est renforcé et celui des lettres réduit, sans descendre sous l'horaire
officiel; pour les seconds, c'est l'inverse. Nous proposons, imposons presque, les
options Economie et 2° langue qui sont les plus demandées qui permettent de
laisser ouvertes le maximum de portes.
Les élèves doivent avoir et développer les qualités requises pour réussir dans ces
sections. Certains hésitent, ils ne sont pas sûrs du succès en section scientifique ;
ils peuvent faire un essai, même contre l'avis des professeurs, mais ils devront faire
leurs preuves, travailler plus en Mathématiques et en Physique, donner un "coup de
collier". D'autres vont choisir ES (économie) : ils sont bons en Français et en
Anglais, mais ils sont mauvais en Histoire et en Deuxième Langue ; pour réussir et
passer en Première, ils devront aussi donner un "coup de collier" dans les matières
importantes de la section. Des groupes de soutien peuvent être proposés pour
aider les élèves de bonne volonté. Il ne s'agit pas de refaire le cours mais de
s'entraîner aux exercices ; ces heures de soutien doivent s'accompagner
d'exercices supplémentaires. Le but est de provoquer un démarrage, sur une
période d'un mois, pas de faire de l'assistance permanente, laquelle est en général
inefficace.
5
SECTIONS À L'ESSAI
L'examen blanc qui a lieu la semaine qui précède les vacances de Février permet de
faire un premier bilan. Des sujets différents selon les sections ont été proposés
dans certaines matières, le conseil de classe réexamine l'affectation de chaque
élève, à la lumière de ses résultats, du travail de semaine, et des rapports des
répétiteurs éventuels. X°°° est au niveau, il peut faire ES et, s'il continue comme
cela, il passera en Première ; Y°°° peut faire S ; Z°°° ne peut pas. Quelques-uns
n'ont pas travaillé sérieusement ; sans réaction, ils risquent l'échec, mais rien n'est
encore perdu.
VÉRIFICATIONS
Bien entendu tout cela est provisoire : il y aura encore un examen blanc avant les
vacances de Printemps, à l'occasion duquel les élèves en situation indécise
pourront encore faire leurs preuves et ce n'est qu'au début du mois de Juin que les
jeux seront faits de façon presque définitive sous forme de : "admis en Première S"
ou "admis en Première ES" ou "L". Ces différentes vérifications nous permettent à
peu près de garantir qu'un élève est apte à passer un baccalauréat scientifique ; et
qu'un autre, parce qu'il n'a pas progressé malgré un travail important, ou par
manque d'efforts ne doit pas continuer à nourrir de vains espoirs. Il en est de
même pour les baccalauréats L et ES.
DE LA SOUPLESSE DANS L'ORIENTATION EN PREMIÈRE
Il peut arriver qu'un élève de Première S se trouve perdu dans les programmes
scientifiques chargés et difficiles, un passage en section ES ou L peut parfois être la
solution qui évitera l'échec, même en cours d'année, mais pas trop tard.
Les structures de l'Ecole sont souples et des changements peuvent se produire,
d'une année sur l'autre, en fonction des classes, des élèves et des changements de
programmes.
6
CONDITIONS D'ENTRÉE
Elles sont différentes selon qu'il s'agit des classes de Troisième et de Seconde, ou
des classes de Première et de Terminale. Dans le premier cas, les choses se font
dans l'ordre suivant : visite des parents, entretien et test avec l'élève, inscription,
période probatoire éventuelle en Septembre, démarrage des programmes fin
Septembre.
Dans les grandes classes par contre, il y a un examen d'entrée portant sur les
quatre ou cinq matières importantes de la section envisagée, qui permet aux
professeurs d'évaluer le niveau des élèves, et surtout de voir si les lacunes sont
rattrapables avec notre système particulier d'enseignement, ou si un redoublement
doit être conseillé. Deux sessions d'examen sont prévues : début et fin Juin. Une
visite des familles peut avoir lieu avant cet examen pour exposer un cas particulier
ou pour complément d'information, mais le plus souvent elle n'a lieu qu'après, afin
d'en étudier les résultats. Parfois un programme de rattrapage est mis au point, à
faire pendant les vacances d'été ; un contrôle est alors prévu au début du mois de
Septembre. Ce rattrapage ne doit porter que sur une ou deux matières et des
points de programme précis et limités, par exemple, un recyclage en économie
pour un élève qui passerait de 1°S en TES.
TROISIÈME ET SECONDE
Pour ces classes, le mois de Septembre joue un rôle très important. La plupart du
temps les familles qui ont lu ce fascicule et s'adressent à nous, le font à bon escient,
et il y a une chance raisonnable de succès. Pour certains élèves, ce mois a un
caractère probatoire. C'est le cas lorsque l'inscription dans la classe prévue a été
faite "à l'essai" : un redoublement est parfois nécessaire même si, souvent, il peut
être évité. Dans le cas d'un essai manqué en Seconde, le redoublement peut se
faire chez nous en Troisième. Le problème se pose plus rarement pour l'entrée en
Troisième.
LE MOIS DE SEPTEMBRE
L'horaire en septembre est normal, mais consacré pendant trois semaines, dans les
matières majeures, à des révisions. Les élèves font connaissance avec nos
procédés, plannings, interrogations écrites ponctuelles, alternance, et très
rapidement les "réparations". Ils découvrent aussi l'ambiance de la maison, sérieux
dans le travail, facilité dans les relations humaines. Ils ont déjà rencontré, après
quelques jours de classe, le professeur qui sera leur "tuteur", et un lien s'est créé.
En général, cela leur plaît.
7
NOUS RATTRAPONS
Bien entendu, certains autres élèves présentent encore des faiblesses après
Septembre. Mais nous les avons fait travailler, et nous pensons qu'ils peuvent se
tirer d'affaire dans la classe où ils se trouvent ; souvent, nos classes démarrent avec
un niveau inférieur à la moyenne, mais atteignent en fin d'année des résultats
satisfaisants. Cette atmosphère de progrès et de succès contribue d'ailleurs
beaucoup à notre action.
LES CARACTÈRES PROPRES
VOCATION DOUBLE
Le succès de notre école tient au fait que L’Ecole répond à une double nécessité.
D'une part, chez beaucoup il y a des lacunes à combler et ce n'est pas d'hier que
les notes sont mauvaises. Pour cela il faut forcer les élèves à travailler, il ne s'agit
alors que de "recettes" et de "contrôles". Mais d'un autre côté, si des élèves
intelligents n'ont pas mordu aux études, alors qu'en toute rigueur, l'étude est
l'aliment naturel de l'intelligence, c'est qu'il y a une évolution à provoquer, une
réconciliation à opérer. En ce cas il faudrait aller plutôt vers des "méthodes
actives", celles qui font d'une école, avant tout, un lieu où le séjour est agréable, où
la personnalité s'épanouit plus ou moins librement.
Notre solution n'est pas un compromis, elle rétablit l'harmonie entre le rendement
et la liberté.
RENDEMENT ET AMBIANCE
Cette rencontre entre l'efficacité et l'ambiance est à vrai dire l'essentiel même de
notre établissement qui place son double privilège dans :
1° ses méthodes de gestion scolaire très étudiées.
2° la structure communautaire de son corps enseignant.
Il y a une équipe et par conséquent un esprit : de là vient toute l'ambiance de la
maison. Mais en même temps, cette équipe tient grâce au rendement collectif de
l'établissement. L'encadrement scolaire et administratif est donc très différent de
celui des autres établissements scolaires.
8
LES MÉTHODES DE GESTION SCOLAIRE
UN BULLETIN COMPLET
Les renseignements de notre bulletin sont aussi précis que possible. Le spécimen
ci-joint, montre qu'en face de chaque note, l'intitulé indique la nature exacte du
travail, son titre, sa date, et souvent, la moyenne de la classe. De cette façon, les
parents n'ont pas à se transformer en juges d'instruction pour savoir à quoi
correspond au juste telle ou telle note : "ce 7 en Mathématiques ? C'est une leçon
que tu n'as pas étudiée ? Je t'avais dit que ..." "Mais non, papa, c'est pas une leçon,
c'est quand le prof envoie les élèves au tableau ..." et on n'en finit jamais.
De plus, grâce aux plannings, les recoupements sont faciles et permettent aux
parents qui le désirent d'avoir avec leur enfant une conversation bilan sur le
contenu même des études, et les progrès éventuels. Les notes doivent permettre
un rapprochement plutôt que d'éternelles tensions familiales.
L'HISTOIRE DE L'ANNÉE
Au bas du bulletin, figure la moyenne de l'élève (ainsi que la moyenne de la classe),
et l’on peut la voir évoluer de semaine en semaine.
L'école en tient un graphique, l'élève souvent fait de même à la maison, et de point
en point, c'est l'histoire de l'année qui se constitue et s'observe. On peut ainsi
dégager l'allure générale de l'évolution en traçant sur le graphique la ligne des
"maxima" et celle des "minima". On négligera, évidemment, une note très en
dehors de la tendance, et l’on admettra que les trois premières moyennes de
l'année, souvent pas mauvaises en raison des révisions, ne définissent pas un niveau,
mais la marche vers un niveau.
QUELQUES NORMES
Voici quelques normes d'interprétation, que nous avons adoptées peu à peu : si la
"bande" entre les deux lignes évoquées ci-dessus a une épaisseur d'un point
environ, c'est que l'élève a pris un certain rythme de travail, bon ou insuffisant. Si
les oscillations d'une semaine à l'autre atteignent deux ou trois points, c'est que ce
rythme n'existe pas : élève à aider... ou à contraindre. Elles croissent en amplitude,
quelque chose se désorganise, il faut intervenir. La moyenne ne dit pas tout. Mais
elle en dit beaucoup et c'est pourquoi il est juste d'y attacher à la maison, de
l'importance, et à l'école, une politique d'action.
9
LE BULLETIN DE SEMAINE
Etabli le Lundi ou le Jeudi selon les classes, jours des conseils de classe, il est mis à la poste le soir même. Il y a
donc chaque semaine un contact entre l’Ecole et les parents. Les élèves sont également informés de leur côté : le
directeur ou un professeur vient le lendemain du bulletin, dans chaque classe, faire un compte-rendu : moyenne
de chaque élève, moyenne de la classe, commentaires exprimés au conseil de classe de la veille sur telle note ou
telle matière. Ainsi le point est fait régulièrement.
On indique toujours :
- la date
- la nature du travail
- le titre
Nos abréviations usuelles :
- I.E. : interrogation écrite
- D.M. : devoir maison
- D.T. : devoir sur table
- Prép. : préparation
- Rép. : réparation (cf explication
dans le texte)
De semaine en
semaine, ce chiffre
permet de suivre
l’histoire scolaire
annuelle d’un élève.
Le bulletin est visé en conseil de classe par un des
professeurs qui l’annote selon les observations de ses
collègues.
10
LECTURE DES GRAPHIQUES
Voici quelques graphiques portant sur l’année.
Graphique 1er + 2ème trimestre 2009-2010!
17!
16!
15!
14!
13!
12!
12!
11,2!
11!
10,1!
10!
9,6!
9,2!
9!
8,4!
8!
7!
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10!
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10,8!
8,3!
11!
10,5!
10,7!
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!
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9!
7,9!
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!
9,8!
11!
10,5!
!
8,1!
Victor a fait des efforts,
puis s’est découragé à la
fin du 1er trimestre.
Une moyenne imposée à
10/20 atteinte 3 fois sur
4, permet de passer à un
niveau supérieur.
Les
progrès
sont
confirmés par le 2ème et
3ème examen.
7!
6!
5!
S2!
S4!
S6!
S9!
S11!
CLASSE 3e!
S13!
S15!
Ex Bl 2!
S17!
S19!
S23!
Victor BLANC!
Graphique 1er + 2ème trimestre 2009-2010!
16!
15!
14!
13!
12!
11!
10,4!
10,2!
10!
9,6!
9!
Léa avait de grosses
lacunes, elle a été aidée
à travailler et bien que
n’ayant pas atteint la
moyenne
elle
a
progressé et commencé
une évolution positive, et
surtout, elle a repris
confiance en elle, ce que
l’année suivante devrait
confirmer.
9!
9!
8!
7!
9,1!
8,6!
8!
6,7!
6,8!
S2!
S4!
! 9,1!
7,7!
8,6!
7,8!
8,2!
8!
!
8,7!
7,9!
8!
S13!
S15!
9!
9,1!
9!
8,5!
8,3!
8,9!
9,6!
9!
7,2!
6!
5!
4!
S6!
S9!
S11!
CLASSE 1ère ES2!
11
Ex Bl 2!
Léa DERY!
S17!
S19!
S23!
Graphique 1er + 2ème trimestre 2009-2010!
16!
15!
14!
13!
12!
12!
11!
10!
11!
10,2!
10,1!
9,9!
10,3!
10,1!
9,9!
8,5!
8,1! 8,2!
8!
8,2!
7,8!
!
9,8!
9,2! !
9!
11,3!
10,9!
11,1!
11!
10,2!
12,2!
12!
11,7!
11,5!
!
9!
8,7!
8,2!
7!
7!
6!
5!
Simon était déjà instable et
en danger au 1er trimestre. IL
a fait des efforts au 2ème
trimestre, mais échec au 2ème
examen. En réalité, Simon
avait tenté la section S et ses
efforts n’ont pas payé. Après
le changement de section en
février, les progrès sont
spectaculaires en section ES.
4!
S2!
S4!
S6!
S9!
S11!
S13!
CLASSE 2nde!
L’exemple d’un échec :
Xavier s’est approché de la
moyenne de la classe au 1er
trimestre mais n’a pas
suffisamment travaillé,
évolué. L’écart s’est creusé,
on ne peut pas le faire passer
dans la classe supérieure. Il
faudra que Xavier redouble et
peut-être change
d’orientation.
S15!
Ex Bl 2!
S17!
S19!
S23!
Simon MALLARD!
Graphique 1er + 2ème trimestre 2009-2010!
16!
15!
14!
13!
12!
11!
10!
9!
8!
8!
7,7!
7!
6!
!
9!
8,3!
8!
6,9!
8!
7,2!
8,3!
7!
6,4!
6!
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8,1!
8!
8,5!
7,8!
8!
8,4!
8!
8,3!
8,7!
9!
8,5!
8,3!
7!
6,8!
6,4!
6!
5!
4!
S2!
S4!
S6!
S9!
S11!
CLASSE 1ère!
12
S13!
S15!
Ex Bl 2!
Xavier PINTON!
S17!
S19!
S23!
LES PLANNINGS
FINIR LE PROGRAMME
Trop souvent les programmes ne sont pas terminés. Plusieurs dommages en
résultent, - le plus visible concernant les classes d'examens - ; mais le plus grave est
peut-être de donner aux élèves le sentiment que l'enseignement leur est dispensé
un peu au jour le jour sans plan bien défini, et sans grand souci de responsabilité.
PAS DE CAHIER DE TEXTE
Nous avons voulu éviter ces inconvénients, et dans notre école, chaque professeur
établit avec soin au début de chaque trimestre ou demi trimestre la
programmation complète de ses heures de classe, pour les devoirs comme pour
les leçons, en tenant compte des vacances, des jours fériés, des révisions
d'examens blancs, et d'une façon générale de tous les éléments prévisibles. Une fois
établis, ces "plannings" sont imprimés et distribués aux élèves. Sur son planning
d'anglais, par exemple, l'élève trouve donc l'indication de toutes les tâches à faire :
devoirs, préparations et leçons pour toute la période. Ainsi se trouve remplacé le
fameux "cahier de texte", avec ses sujets mal notés, les cahiers prêtés aux élèves
absents, le désordre et les oublis. Avec les plannings, même les absents savent ce
qu'il s'est passé en classe, ce qui parfois leur permet d'éviter de prendre trop de
retard.
De plus, en Troisième et en Seconde, des doubles sont envoyés aux parents.
"LE PLAN DE CHARGE"
Au delà de ces avantages immédiats, il y en a d'autres. Les élèves savent que le
programme sera terminé, et se trouvent plus en sécurité. Ils ont sous les yeux la
totalité de leurs obligations scolaires, et peuvent donc les organiser à bon escient.
La rotation des devoirs et des leçons étant hebdomadaire, le temps de travail se
trouve mieux rythmé.
Quant au professeur, si ce système l’astreint, il s’aperçoit avec la pratique qu’il est
plus avantageux de passer, au début du trimestre ou du demi trimestre, une heure
ou deux, à faire un planning précis que chercher hâtivement à la fin de chaque
cours les sujets de devoirs et de leçons. Devant sa classe, l’enseignant apparaît
comme l’organisateur qui par exemple en Troisième, a prévu un mois ou deux à
l’avance que tel chapitre d’algèbre demandera
six heures de cours et
s’accompagnera de deux interrogations écrites et deux préparations. Placés devant
le même « plan de charge » enseignant et élèves sont ainsi liés par la même tache
qu’il faut mener à bien.
13
UN PLANNING
Une feuille de ce type est établie pour chaque trimestre ou demi-trimestre, pour chaque
classe et chaque matière. Chaque planning est remis aux élèves, un double est envoyé aux
parents pour les classes de 3ème et 2nde .
Voici un planning de Sciences Physiques de la classe de 3ème correspondant au 2ème
trimestre 2012-2013.
CLASSE : TROISIEME
PERIODE : JAN/FEV/MARS
Année : 2012-2013
PLANNING DE PHYSIQUE-CHIMIE
Chaque case correspond
à une heure de cours et
indique la nature du
travail.
DATE
COURS
TRAVAIL
LUNDI 28/01
Chapitre 7
La production d’électricité p 120-121
Chapitre 7
La production d’électricité
Correction prep du 31/01
IE : Exos Chapitre 5
Prep : n° 9-12 p 105
JEUDI 31/01
Chapitre 7
La production d’électricité
LUNDI 4/02
Chapitre 7
La production d’électricité
Correction prep du 7/02
JEUDI 7/02
LUNDI 11/02
JEUDI 14/02
LUNDI 18/02
JEUDI 21/02
Chapitre 8
Tension continue et tension alternative p 136-137
Chapitre 8
Tension continue et tension alternative
Correction prep du 14/02
Prep : n° 15-16 p 106
IE : Chapitre 6 cours + voc cahier
Prep : n° 18-20 p 106
Chapitre 8
Tension continue et tension alternative
Chapitre 8
Tension continue et tension alternative
Correction prep du 21/02
Prep : n° 22 p 107
EXAMEN BLANC N° 2
I.E. : interrogation écrite,
environ 10 minutes, c’est
une leçon.
VACANCES D’ HIVER
LUNDI 18/03
Correction Ex Bl n° 2
JEUDI 21/03
Chapitre 8
Tension continue et tension alternative
Correction prep du 21/03
LUNDI 25/03
JEUDI 28/03
LUNDI 1/04
JEUDI 4/04
LUNDI 8/04
JEUDI 11/04
LUNDI 15/04
IE : Exos Chapitre 6
Prep : n° 9-11 p 123
Chapitre 9
Visualisation des tensions alternatives p 152-153
Chapitre 9
Visualisation des tensions alternatives
Correction prep du 28/03
Prep : n° 12-13 p 123
Chapitre 9
Visualisation des tensions alternatives
Chapitre 9
Visualisation des tensions alternatives
Correction prep du 4/04
IE : Chapitre 7 cours + voc cahier
Prep : n° 15-18 p 123
Chapitre 9
Visualisation des tensions alternatives
Chapitre 9
Visualisation des tensions alternatives
Correction prep du 11/04
IE : Exos Chapitre 7
Prep : n° 9-12 p 139
Chapitre 10
La puissance électrique p 168-169
N.B : Tout cours peut faire l’ objet d’une vérification non prévue dans le planning.
BON COURAGE !!
BONNES VACANCES !!
14
LES RÉPARATIONS
CONTRE LES MAUVAISES NOTES
Sous le nom de "réparations", nous désignons l'obligation faite aux élèves de venir à
l'école en avance (à sept heures et demie ou à huit heures et demie) un jour de
classe pour réciter, sous forme d'une nouvelle interrogation écrite, une leçon non
sue antérieurement. En cas d'échec, il devra revenir une deuxième fois, toujours le
matin, pour un "deuxième tour". Mais en cas de nouvel échec, il n'aura plus le droit
qu'à un seul tour, sous peine de renvoi. C'est pourquoi, avant le "troisième tour",
l'école prend des précautions, elle impose éventuellement des répétitions
particulières sur la leçon litigieuse, jusqu'à ce que l'élève ait donné "le feu vert",
qu'un tour blanc ait été passé avec succès, et que les parents aient donné leur
accord par écrit. Le délai entre un deuxième et un troisième tour doit être limité à
un mois maximum (hors congé scolaire).
UN BON RENDEMENT
Le système ne joue pas pour toutes les leçons, mais il est très employé. On
compte en effet, pour environ 200 élèves, autour de 1000 à 1200 réparations par
trimestre, ce qui veut dire que, certains matins, cinq ou six seulement, d’autres
matins une soixantaine d'élèves peut être convoqués.
Cela signifie : trois salles de réparation, trois surveillants, un professeur de service.
Pour 1000 à 1200 "premiers tours", il n'y a qu'une centaine de "deuxièmes tours"
et de 10 à 20 "troisièmes tours". Ces convocations matinales sont efficaces et
représentent une des pièces maîtresses de notre système d'enseignement. Il faut
toutefois se méfier du cercle vicieux : trop de réparations, pas assez de sommeil,
fatigue, nouvelles leçons non sues.
LE RACHAT
Cette efficacité tient à plusieurs raisons, parmi lesquelles la rudesse de la sanction
est peut-être la moins importante. Ce qui compte davantage, c'est que la
réparation est réellement le "rachat" qui efface l'échec, et recrée, le lien entre
l'élève et le système. Et l’on verra facilement un élève à qui ses parents reprochent
d'avoir eu, par exemple, un 5 en leçon d'Espagnol, répondre "oui, mais j'ai eu 15 à
la réparation", entendant par là qu'on n'a plus de reproches à lui faire. Ils vont
même parfois se vanter des bonnes notes qu'ils ont eues en réparation, prenant en
somme à leur compte les victoires auxquelles ils ont été contraints. Les bonnes
notes en réparation rassurent les élèves, mais aussi les professeurs. Les notes
obtenues à ces réparations sont reportées sur les bulletins et prises en compte
dans les moyennes de semaine.
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ON S'OCCUPE D'EUX
Au delà de la contrainte, l'élément important est qu'on ne laisse pas tomber les
mauvaises notes ni les mauvais élèves. Du temps leur est donné, beaucoup de
temps ; du temps de professeur pour refaire un sujet, corriger des copies
supplémentaires ; du temps de secrétariat pour ventiler les sujets, les reproduire,
envoyer les convocations par courrier, les rappeler à chaque fois, la veille,
oralement et avec un billet, en classe ; du temps de surveillant.
L'ADMINISTRATION
DEUX RESPONSABLES
Pour une vingtaine de professeurs, l'administration compte deux personnes en
permanence, et un "éventuel", plus des aides les jours de bulletins, ou au moment
de la préparation des examens blancs, alors que ces tâches, dans une école
classique de même taille, ne demanderaient guère qu'un emploi.
Les bulletins, différents pour chaque classe et différents chaque semaine, la gestion
des réparations, la préparation et le tirage des plannings, sujets d'interrogations
écrites et des devoirs pour les professeurs nous imposent cette administration
même avec nos équipements modernes.
LE PRIX DU TEMPS
Il se tire à l'école environ 400 000 à 500 000 photocopies par an : sujets, feuilles
d'exercices, textes, documents divers pour les élèves. Cela coûte cher, mais est
très utile. On dicte peu en classe. Pourquoi ? Pour deux raisons, une qui sert
l'élève, une qui sert le professeur. Un élève qui note, note parfois mal, et surtout
perd à noter du temps fait pour écouter et comprendre. Un professeur qui dicte
trop ou écrit trop au tableau, perd du temps d'explication. Du temps qui coûte
moins cher en secrétariat et en machines à reproduire.
ET LES PROFESSEURS
L'administration est à la disposition des professeurs, mais pour que le système soit
efficace les professeurs doivent penser leur métier en termes d'administration.
Sinon le fossé se creuse, le professeur se trouve réduit à un artisanat solitaire et
perd de son efficacité. Pour cette raison, nous considérons comme un des
éléments importants de notre école la communication et les échanges constants,
entre les professeurs, l’administration et les élèves.
C'est au nom de cette extension du métier de professeur que nous avons mis sur
pied les "services".
16
LES SERVICES
Certains professeurs sont chargés, en plus de leurs heures de cours, d'un service.
En voici quelques exemples.
LE RESPONSABLE
Chaque jour, il y a un responsable général de l'école, qui supervise les réparations,
les rentrées et les mouvements, qui tente de résoudre un problème de retard ou
d'absence d'un professeur, et qui surtout traite certaines petites "histoires".
Des histoires il y en a chaque jour : un retard d'une heure ("mon réveil n'a pas
sonné"), l'exclusion d'un cours, une absence en réparation, un devoir oublié ou
copié... Chaque fois deux principes doivent être appliqués :
- IL FAUT DONNER DU TEMPS
Nous n’expédions" pas les histoires, nous nous renseignons, nous écoutons, l'heure
de retard, derrière le réveil, nous apprend que l'élève est seul à la maison pour une
semaine et se débrouille. Une exclusion : que le voisin de derrière donnait des
coups de pieds dans la chaise, et donc que c'est injuste, ... Un devoir copié : "on l'a
fait ensemble, on nous conseille toujours de travailler en groupe". Chaque fois, il
faut trouver la solution juste, qui sera acceptée et, si possible, utile.
- PAS D'AUTOMATISMES
Les punitions sont nécessaires, mais pas toujours, et surtout il faut éviter les
"tarifs", les sanctions disproportionnées ou idiotes. Des exercices supplémentaires
mais accessibles, des contrats à court terme, des excuses, des devoirs à plusieurs
signatures, le contrôle préalable du matériel, ou bien le ramassage des devoirs de la
journée dès l'arrivée à l'école le matin pour éviter les recopiages entre deux cours.
Il vaut mieux que ce soient les professeurs et non des surveillants qui assument ces
responsabilités.
LES HISTOIRES SONT UTILES
Les "histoires" révèlent en effet beaucoup de choses sur les élèves, leur
personnalité, leurs problèmes et leurs travers. La connaissance de tous ces
éléments, laissée entre les mains d'un surveillant général est perdue pour
l'enseignement. De plus, il faut toujours essayer de transformer du "négatif" en
"positif".
17
PAS DE GENDARMES
Si au contraire, à partir d'une faute, les élèves trouvent une conversation, un
contact, un sourire, si la faute de conduite est minorée par une bonne réponse en
classe, si l'école et l'humain apparaissent là où on s'attendait à rencontrer l'adjudant
et les "tarifs", les blocages peuvent être évités et la voie est ouverte à une
évolution.
Ainsi nous pensons qu'il ne doit pas exister, dans un établissement d'enseignement,
une instance ou un homme spécialisé dans la discipline : ces questions doivent être
vues comme parties intégrantes de l'action enseignante.
LES ENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES
Il s'agit des petits cours, des groupes de soutien, des leçons particulières. La
décision en est prise en conseil de classe, parce qu'il faut qu'une condition
préalable soit respectée par tout élève pour lequel il est question d'un appoint
pédagogique : celui-ci doit d'abord, par un effort dans son travail de semaine,
montrer qu'il veut réellement se tirer d'affaire, par exemple avoir des notes
correctes en leçons. Devant la mauvaise volonté, les leçons particulières
permanentes ne servent à rien. Nous procédons en général sous forme de
"campagnes" de quatre ou cinq semaines, par groupes de cinq ou six élèves, sur un
programme déterminé précisé par le professeur au répétiteur.
Nous avons toute une équipe de répétiteurs. Ils doivent donner des exercices
supplémentaires et contrôler les efforts des élèves. Tout manquement doit appeler
une observation, et à la deuxième observation, on arrête l'entreprise. Le répétiteur
fait un rapport au professeur, le professeur interroge les élèves et contrôle la
bonne marche de l'opération.
BRICOLAGE
C'est une activité qui a du succès. Ceci est un peu inattendu, mais certaines tâches
d'entretien de l'école, celles qui ne demandent pas trop de technique sont assurées
par des élèves, moyennant finance : un groupe s'occupera par exemple du
nettoyage des tables et des murs en fin d'année, un autre de la peinture d'une salle
de classe. Ils apprendront ainsi le goût du travail manuel bien fait (pas si facile).
Leur travail sera respecté par leurs camarades.
CONTACT
Sous une forme plus diffuse, il faut citer ici les entretiens. Le soir après les cours, à
l'occasion d'un déjeuner, un professeur rencontre un élève ou plusieurs, sur un
problème déterminé, ou pour le simple plaisir du contact. Ou bien les élèves ou un
des professeurs organisent un dîner de classe, une sortie au théâtre qui peut se
prolonger en conversation autour d'un pot dans un café. C'est un autre aspect de
cet élargissement nécessaire du métier de professeur. Tous les ans nous sommes
surpris de ce que nous apprenons lors de ces contacts.
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LES CONSEILS DE CLASSE
Ils constituent une pièce maîtresse de notre école par leur fréquence et les
décisions qui s'y prennent. Ils se tiennent le Lundi et le Jeudi en fin de journée, de
façon que chaque classe soit vue toutes les deux semaines. Ils sont solidaires du
bulletin de semaine.
UNE JOURNÉE BIEN REMPLIE
Pour 9 heures sans faute, les professeurs ont déposé ou envoyé par mail leurs
feuilles de notes qui, collées l'une sous l'autre pour une même classe, constitueront
la maquette du bulletin.
Une secrétaire saisi sur son ordinateur la matrice, avec les dates et intitulés des
différents travaux de la semaine écoulée, calcule la moyenne de chaque élève et la
moyenne de la classe, on sort les bulletins des élèves qui seront annotés lors des
conseils de classe une semaine sur deux et par le directeur ou un professeur les
semaines sans conseil. (Ceux ci sont différents d'une semaine à l'autre). Ensuite on
reporte ces notes sur la fiche de chaque élève, ainsi que les retards et absences
qu'il a pu avoir.
On classe aussi les papiers relatifs aux "histoires" de la semaine et aux comptes
rendus des entretiens et coups de téléphone. Tous ces documents seront utilisés
pendant le conseil. On prépare aussi les circulaires et coupons qui peuvent être
joints aux bulletins, sur un changement d'emploi du temps, la marche d'une classe,
l'ouverture d'un club, la date d'un examen ou d'une réunion de parents, etc...
QU'Y FAIT-ON ?
Le conseil de classe est une réunion de travail entre professeurs en présence du
directeur et de la responsable des relations entre l'école et les familles. Des
délégués des élèves sont parfois conviés pour traiter d'un problème précis,
calendrier de travail ou avis du baccalauréat, mais cela est rare.
Il faut d'abord enregistrer les faits. C'est l'examen des notes et des appréciations
"bien" "mal" "mieux" "en baisse" etc... que l'on reporte strictement sur le bulletin,
sur la fiche individuelle, et sur le cahier de réunion. Cette tâche a une double
importance : d'une part elle attire l'attention de l'élève et de ses parents sur telle
ou telle note et sur le fait que l'on a pris acte de son travail ; d'autre part chaque
professeur est informé des opinions de ses collègues, et peut tempérer la sienne
sur les qualités et les défauts que les élèves n'ont pas montrés dans sa matière.
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!
!
!
!
!
LE JOUR DU BULLETIN
Les professeurs remettent leurs notes
par matière pour 9 heures.
!
SECRÉTARIAT
Tri des papiers et histoires de la
semaine. Les absences, retards et
autres routines sont recopiés
directement sur les fiches. Les
problèmes,
les
compte-rendus
d’entretien, les doubles des lettres de
la semaine sont transmis à la
direction.
Les feuilles de notes sont groupées
afin d’obtenir un relevé général par
classe.
Conception des bulletins par
traitement de texte. Calcul des
moyennes individuelles et par classe.
Impression des bulletins individuels.
FICHES DES
ÉLÈVES
BULLETINS
CONSEILS DE CLASSES
Ils ont à leur disposition, dûment remplis, les fiche et les
bulletins de chaque élève. Ils se tiennent de 16 à 18 heures
le lundi et le jeudi. Les histoires sont examinées, les
situations critiques étudiées, des décisions sont prises pour
les élèves particuliers ou pour la classe entière, des aides
ou des contraintes sont mises en place.
Le lendemain matin, dans les
classes, compte-rendu des
conseils avec lecture des notes
et des appréciations.
Le soir même les bulletins sont
mis sous pli et envoyés aux
familles.
20
S'INFORMER
Le conseil va plus loin. Les situations concrètes sont décrites : les histoires sont
évoquées, les discussions extrascolaires, les résultats d'un test, un devoir
révélateur, une situation familiale délicate... Bien sûr, certaines informations sont
confidentielles ; dans ce cas, la coutume est que celui d'entre nous qui reçoit
l'information à manier avec précaution, la place dans une enveloppe portant la
mention "confidentiel" ; chaque professeur décide alors s'il accepte ou non de
porter "le poids du secret" ; mais on n'en parle pas.
AGIR
L'information ne suffit pas ; il faut agir, partout où il y a insuffisance, manque,
besoin, appel, paresse, détresse…
Notre gamme est assez étendue : il y a les consignes, c'est facile, et en général nous
évitons de commencer par cela ; et les devoirs supplémentaires, pas trop difficiles,
assez mécaniques : ils sont corrigés, les notes prises en compte dans la moyenne
de semaine, ainsi une bêtise entraîne un plus. La punition rapproche.
Nous utilisons aussi les "moyennes imposées" sur l'ensemble des notes du bulletin
ou sur les seules leçons, pour une période de quatre semaines. Ces moyennes sont
fixées en fonction des possibilités de chacun ; il s'agit d'un contrat, non d'une
volonté de coincer l'élève, il ne faut pas viser trop haut, mais en cas d'échec c'est la
consigne.
Nous instituons encore quand il le faut des heures de cours en plus ou parfois des
cours au "finish" pour tout ou partie d'une classe sur un point difficile : le
professeur explique, une demi-heure plus tard, interrogation écrite, correction
immédiate, ceux qui ont compris partent, nouvelle explication, nouvelle I.E., etc...
Ces finish peuvent durer plusieurs heures le Mercredi après-midi ou le Samedi,
mais tout le monde part en ayant compris, content. La victoire scolaire a
rapproché.
TOUJOURS IMAGINER
A l'occasion des entretiens avec les élèves, les parents, les conseillers d'orientation,
les orthophonistes, des mesures nouvelles apparaissent nécessaires, individuelles
ou collectives : rattrapage après une absence un peu longue, séances
d'entraînement aux exercices avant un examen blanc, tour de "planches"...
Voilà comment nous essayons de nous adapter, en conseil de classe, aux difficultés
des élèves. Nous réussissons souvent, mais pas toujours. Alors il faut chercher
autre chose, mais rien, jamais, n'est perdu tant qu'on n'a pas tout essayé.
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GESTION GÉNÉRALE
Enfin, il faut aussi signaler que, soit dans les conseils de classe, soit dans les
réunions plénières, sont examinées les questions relatives à la marche générale de
l'établissement : déroulement du trimestre, variations du rythme des réparations,
etc... On vote parfois, mais, dans notre profession les problèmes de gestion
générale sont étroitement liés, comme causes et comme effets, au travail
individuel. Les décisions générales sont plus faciles à appliquer lorsque qu'elles ont
été approuvées par la communauté.
LE SUIVI PÉDAGOGIQUE
Naturellement, cette politique d'action trouve son point d'appui dans le suivi
"pédagogique". Un conseil de classe chaque quinzaine pour chaque classe, les fiches
bien à jour, consultées par les professeurs, les comptes-rendus d'entretiens avec
élèves et parents, parfois photocopiés à l'intention des professeurs intéressés, les
contacts constants entre enseignants, administration, surveillants, répétiteurs :
toute cette circulation de l'information et de la relation est un des aspects qui
frappent le plus un nouveau professeur qui entre à l'Ecole.
Mais ce n'est pas seulement dans la participation à l'administration que le
professeur peut donner un sens plus riche au mot "agir". Et si la première qualité
est d'être un bon administrateur, la seconde est d'être un professeur efficace.
Nous entrons donc maintenant dans les salles de classe elles-mêmes.
LE CONTRÔLE DU TRAVAIL
INTERROGATIONS ÉCRITES
Les élèves récitent le plus souvent leurs leçons sous forme d'interrogations écrites
dont les questions ont la plupart du temps été photocopiées avec des espaces pour
les réponses. Ainsi le hasard est éliminé, puisque tous les élèves sont interrogés, et
sur toute l'étendue de la leçon (il y a en général 4 ou 5 petites questions). Les
questions sont bien choisies car elles ont été pensées à l'avance, pas trop difficiles,
il s'agit de vérifier un travail et non d'une épreuve d'examen. Enfin la mise en page
étant la même chez tous, la correction est plus rapide. On a évité les questions
improvisées et les réponses trop diffuses, pour permettre une lecture cursive.
22
L'ALTERNANCE
Le cours doit être le moins magistral possible, la parole peut avoir un effet de
légère hypnose. Il faut passer souvent de l'exposé à l'exercice, puis de l'exercice à
l'exposé.
Quand une classe est difficile à mener, ou qu'un chapitre est difficile à maîtriser,
nous donnons à cette "alternance" un rythme plus scandé : le professeur explique
quelque chose durant un quart d'heure, et aussitôt, il donne à faire une application
en cinq minutes appelée contrôle d’attention, il ramasse, jette un coup d'œil, pour
voir si c'est compris ; si c'est compris, il continue, sinon il recommence
l'explication. Cela fait des copies en plus, mais la parole n'est pas gaspillée.
QUI CORRIGE-T-ON ?
Attention, il ne s'agit pas d'excuser les élèves, et nous ne sommes pas chiches de
réparations, de contraintes et de consignes ; mais si pour une leçon ou pour une
interrogation écrite d'alternance un professeur trouve 3,8 de moyenne, la ligne
d'action la plus efficace est de reprendre l'explication et de refaire un contrôle.
Et si l'on nous dit que nos interrogations à cinq questions, nos alternances, et
autres feuilles d'exercices visent trop bas, nous avons de quoi répondre, par
exemple qu'il vaut mieux viser bas et toucher la cible, plutôt qu'écouter ou lire les
indécences que sortent au bac les élèves de professeurs qui ont visé trop haut et
n'ont pas été compris.
LES PLANCHES
En fin de classes de Première, il y a les Epreuves Anticipées de Français et de
Sciences pour les 1ère L et ES. Pour que les élèves soient le mieux préparés
possible, nous organisons le travail des deux semaines précédant cette épreuve
d'une façon particulière. L'horaire habituel est supprimé, et remplacé par une
alternance de cours, devoirs sur table, et interrogations orales de Français. Nous
sommes obligés durant cette période de faire appel à des interrogateurs extérieurs
à l'établissement, mais ceci permet aux élèves, non seulement de réviser leurs
textes, mais aussi d'apprendre à dominer leurs inquiétudes, fréquentes dans ce
genre d'épreuve et de s'habituer à des examinateurs différents.
En Terminale, durant trois semaines avant le BAC, nous procédons de la façon
suivante : les élèves organisent leurs révisions individuellement dans la journée, et
ils viennent tous les jours, en fin d'après-midi passer deux "planches" dans des
matières et sur des parties de programme qu'ils ont choisies eux-mêmes.
Ce système est efficace, même si son organisation est lourde. En effet, ils sont
particulièrement motivés en cette période de l'année, mais aussi, ils peuvent tous
les soirs vérifier ce que leur travail de la journée leur a apporté de connaissances
et de compréhension. Un bulletin comprenant deux notes et les remarques
éventuelles des professeurs et du directeur est envoyé chaque matin aux parents.
Ces interrogations orales sont l'occasion de mises au point importantes ; il arrive
même que les derniers jours, certains élèves demandent des planches explicatives
non notées sur une question mal comprise.
23
L'efficacité, c'est la méthode expérimentale quotidienne du professeur : pour qu'il y
ait enseignement, il faut que le message passe ; pour vérifier que le message est
passé, nous n'avons pas d'autres moyens que les contrôles sous forme d'exercice
ou d'interrogation. Nous voulons être des instituteurs du secondaire.
DYNAMIQUE
PRESSION
Dans l'enseignement primaire, l'acte de comprendre est impliqué par l'acte
d'apprendre qui joue le premier rôle. Dans le secondaire par contre l'acte de
comprendre prime : sans lui la mémoire est vaine, l'effort et le travail inefficaces.
Les matières et les programmes l'imposent. Il est donc normal que les adolescents
aient des difficultés, et la pression scolaire a sa place pour aider à les dépasser.
Voici quelques principes :
1- Le professeur a fait son cours normalement, et certains élèves n'ont pas
compris : il faut contraindre d'abord, n'aider qu'après. Car c'est souvent l'effort
qu'ils ont à découvrir, simplement. 90 à 95 % des élèves convoqués en premier
tour de réparation obtiennent plus de 10 sur 20. On s'est contenté d'appliquer un
système qui leur dit : "on ne vous lâchera pas tant que vous n'aurez pas la
moyenne".
2- L'erreur, la faute, est une part normale du processus d'acquisition.
3- Si ces élèves sont intelligents, nous avons un "allié" dans la place. Donc,
faisons le siège : tôt ou tard, notre allié nous ouvrira la porte.
4- Si l'attitude d'un adolescent est celle de l'échec, il ne faut surtout pas croire
au définitif. Combien se révèlent, si on sait les prendre, ou même, sans qu'on sache
pourquoi, par la simple action de l'âge, du hasard, de la vie, ou du travail, après une
scolarité difficile.
5- L'amitié n'a pas besoin d'être au début puisqu'elle est au terme de la
fonction. Le travail est le lieu de rencontre. Certes cette rencontre est chargée de
valeurs humaines, d'estime, d'amitié, d'affection parfois. Mais laissons-les venir
d'elles mêmes, surtout ne les offrons pas, travaillons.
UN AUTRE SPORT
Evidemment, une comparaison vient à l'esprit : celle du sport. Le sport lui aussi
cherche à développer et à affiner des aptitudes naturelles, et ne peut forcer la
nature que par des essais et des erreurs, des efforts et des chutes. Cette analogie
entre l'école et le stade répond à une identité profonde, qui est cette soif de
victoire qu'il y a dans tout adolescent. Qu'on lui donne, si peu que ce soit,
24
l'occasion de gagner, et il fonce. Que le professeur sache s'arranger, il trouvera à
tout moment, dans toute matière, l'occasion de transformer les difficultés en défis,
les écueils en parcours d'obstacles, rendant ainsi aux études leur noblesse véritable
qui n'est pas de gagner de l'argent avec des diplômes, mais de gagner des diplômes
avec des efforts. Qu'il faille les pousser à l'eau pour qu'ils osent plonger, qu'importe
: on les aide à nager et ce qu'on leur fait faire aujourd'hui, ils le feront seuls demain
; il suffit de voir leur visage, le matin à 7h45, en réparation, quand on leur donne le
sujet et qu'ils savent. Ils sont rassurés.
LE RENDEMENT
Ainsi, les bulletins de notes, plannings de travail, alternances et autres systèmes de
contrôle sont dictés par une volonté constante d'efficacité, qui associe étroitement
les élèves et les professeurs : pour les uns comme pour les autres, on fait quelque
chose, on agit, on vise au rendement et le rendement se mesure par des nombres.
Les notes de devoirs, les moyennes de classes, les taux de succès aux examens
accompagnent, scandent, dominent la vie de l'école. Le graphique des moyennes de
semaine, la succession des examens blancs, l'évolution des notes de planches pour
les classes de Première et de Terminale, voilà le calendrier commun à tous ; et
cette identité des objectifs établit déjà entre les élèves et les professeurs la
puissante communauté du travail : l'école apparaît comme une entreprise
d'enseignement bien intégrée.
25
26
Parking des
2 roues
Entrée
de
l’Ecole
1er étage :
classes,
bureaux,
salle des
professeurs
Les plus anciennes classes sont nommées
par leur couleur intérieure, les autres par
le nom de leur ancien propriétaire :
Hauser, Air France, Koskas, Progallus et
Grand-père, l’ancien homme à tout faire
de l’Ecole.
!
!
!
!
!
LES LOCAUX
Deux ensembles de
classes se situent de
l’autre côté de la rue.
Classes
L'ESPRIT DE L'ENSEIGNEMENT
LE STATUT DES PROFESSEURS
NOS BOUTIQUES
La naissance et la structure de l'école contribuent en partie à expliquer cet esprit.
En 1948, ils étaient quatre, ils voulaient faire une école qui fût tout autant un lieu
de travail agréable pour eux qu'efficace pour les élèves, et ils ont réussi. Certes le
cadre se réduit à des boutiques à la façade sommaire. Ils ont commencé avec une,
nous disposons maintenant d'une quinzaine de salles de classe et de bureaux
suffisants. Et surtout nous avons réussi à maintenir entre les professeurs et les
membres de l'administration le même type de relations que celles des créateurs.
"L'ECOLE" est une communauté professionnelle.
LA COMMUNAUTÉ PROFESSIONNELLE
Le terme n'est pas un vain mot. Grâce au taux relativement élevé des écolages et à
beaucoup de travail, les salaires sont en moyenne supérieurs à ceux des
enseignants des autres établissements privés. D'accord pour respecter les règles
décrites plus haut, les professeurs de notre école ont beaucoup de liberté pour
prendre des initiatives ; ils disposent d'un certain crédit pour le fonctionnement de
leur cours. Ils ont à leur disposition un secrétariat de trois ou quatre personnes qui
tapent et photocopient les sujets. Ils peuvent ajouter des heures de cours,
organiser des groupes de soutien ou des "planches". Ils peuvent aussi déjeuner avec
des élèves ou aller parfois au théâtre ou au cinéma avec une classe.
LE STATUT DE L'ÉCOLE
L'équipe actuelle a décidé de confier la gestion complète de l'établissement à
l'ASSOCIATION « AMIS DE L'ECOLE », qui, créée en 1957, assurait déjà
l'essentiel de cette gestion. En conséquence les parents de nos élèves doivent
adhérer à cette association.
27
CINQUANTE POUR CENT
Nous donnons ici ces indications pour plusieurs raisons. Tout d'abord, outre le
plaisir d'avoir mis sur pied un système qui fonctionne assez bien, nous aimons
rappeler ceci : le métier de professeur est tout à fait particulier, mais si l'on n'y
prend pas garde, il devient vite un métier comme les autres. On a beau avoir la
plus vive conscience de sa responsabilité d'enseignant, un tassement, voire un repli,
menace tout professeur qui n'a pas trouvé dans l'exercice de son métier des
satisfactions d'ordre matériel ; on ne doit pas hésiter à dire que notre école
fonctionne moitié pour les élèves, moitié pour les professeurs.
UNE ÉQUIPE
Et quand les choses sont ainsi mises en place, les élèves y gagnent. La stabilité du
corps enseignant assure la continuité des méthodes et l'unité de l'action scolaire,
telles que les implique le mot d' "équipe", souvent employé. Elle donne aussi aux
rapports de collègue à collègue une allure de camaraderie, qui est directement
ressentie par les élèves.
LES ÉLÈVES
CITOYENS
Le mot "citoyens" désignerait assez bien le statut de nos élèves. Citoyens de la cité
particulière qu'est L'ÉCOLE", mais aussi en ce sens qu'être élève confère des droits
et des devoirs. Les interdits sont réduits au minimum nécessaire, et s'appliquent en
général sans histoire, grâce à l'atmosphère de sympathie. Les élèves sentent et
savent que chez nous ils ont plus qu'ailleurs le droit d'être ce qu'ils veulent ; par
exemple nous faisons rarement acte d'autorité contre les extravagances dont la
mode et l'actualité donnent l'occasion aux adolescents, nous attendons que cela
passe et cela passe ou se réduit. Et s'il en reste quelques uns dans l'école, nous
laissons faire si cela ne gêne pas le travail, et surtout ... le risque est trop grand de
tomber dans le piège de la provocation.
Après la puberté spécialement, l'échec scolaire cherche souvent à se déplacer du
scolaire au social, et l'enseignant doit rester sur son terrain. Beaucoup de jeunes se
ferment dès qu'ils sentent qu'on veut forcer leur for intérieur. Et puis, c'est
tellement agréable de voir un excentrique, meilleur élève de la classe, ou que
l'arrière salle d'un café voisin sert de salle d'étude à un groupe d'élèves. N'est-cepas la vitalité même de l'école qui se montre là ?
28
LEUR TOUR D'ESPRIT
Nous sommes aidés par le tour d'esprit des élèves eux-mêmes. Leur âge leur
donne, comme de tout temps, le goût de l'esprit critique, la gouaille qui est pudeur,
l'art de sonder toujours le partenaire, camarade ou professeur. Ils sont gentils
certes, une fois admis que celui-ci connaît son affaire. Mais s'il y a chez lui la
moindre faille, ils poussent tant qu'ils peuvent gagner.
D'autre part, ils viennent de tous les coins de Paris et de banlieue parfois de
province, ils ont derrière eux des écoles, des expériences très variées, ils sont issus
presque tous d'un milieu où l'on parle volontiers de tout. Tout cela se retrouve à
l'école, dans la liberté des conversations, dans l'attitude devant les études qui vont
de soi.
Le bac est indispensable, comme un droit, mais maintenant il faut aller plus loin,
faire d'autres études, courtes ou longues, et surtout trouver sa voie, éviter les
échecs répétés, apprendre à apprendre, à accepter les changements. Les jeunes des
générations actuelles auront à pratiquer plusieurs métiers, dans des régions ou des
pays différents.
LE POUVOIR ENSEIGNANT
L'ENSEIGNEMENT EN QUESTION
Nous ne sommes plus à la Renaissance, où le savoir attirait comme une magie, ni
dans l'URSS d'avant 39, où le maître d'école façonnait le socialisme, ni même dans
la France d'avant 1914, où le Certificat d'Etudes était le vrai baptême du futur
citoyen. L'enseignement n'est plus le levain qui fermente une société, il a perdu
toute vocation "œcuménique" qu'il avait tenté d'avoir. Maintenant on lui dit qu'il est
au service de l'économie, et il laisse dire. On lui dit qu'il n'est à son aise que dans la
bourgeoisie, et c'est encore vrai. L'enseignement n'éveille plus rien dans la société :
il consacre et perpétue. Mais il doit maintenant permettre un équilibre entre la
préparation à la vie professionnelle et la formation de "têtes bien faites" capables
de s'adapter aux changements de métiers que l'avenir imposera à beaucoup.
29
L'INTELLIGENCE ET L'ÉCOLE
Disons que tel est l'enseignement, telle est la frontière entre le bon et le mauvais
élève. Combien de bonnets d'âne, dans les collèges du Moyen Age, pour ceux qui,
pendant le cours de Latin, dessinaient avec émerveillement un hexagone régulier
en portant le rayon sur un cercle, et cherchaient pourquoi c'était comme cela,
sourds à tous les ablatifs ? A cette époque le Latin était l'intelligence, la géométrie
temps perdu ! Et aujourd'hui, pourquoi fermer à certains des métiers qui ne
nécessitent pas un haut niveau en Mathématiques, par une sélection excessive
centrée justement sur ces Mathématiques ?
LES INÉVITABLES HANDICAPS
Et voilà l'essentiel : Qui osera dire que dans la société idéale il n'y aura plus de
handicaps congénitaux, de prématurés fragiles pour longtemps, de grands frères
encombrants, de puînés frustrants, de fils trop uniques, ou bien de familles
désunies, recomposées ou trop nombreuses, ou simplement de déménagements
malvenus, de maîtres avec une grosse voix, ou même la pluie avec un petit vent
froid le jour d'entrée au cours préparatoire ? Voila les croche-pieds que le hasard
fait à l'intelligence pour la bloquer, voila les adversaires avec lesquels
l'enseignement doit se battre. Il y a peut-être l'hérédité et la barrière
infranchissable qui ferme un esprit en lui-même. Mais laissons l'une comme alibi, et
l'autre comme horizon. Pour le moment, regardons et chérissons deux trouvailles
pas tellement vieilles.
COMBIEN DE "DYS..." ?
D'abord il y a la dyslexie, ou la dysorthographie, la dysgraphie, etc... Voici des
enfants qui font 20, 30, 50 fautes dans une dictée, qui écrivent le même mot de
deux façons différentes à deux lignes consécutives, et qui ne le voient pas quand on
leur met le nez dessus. Jusqu'à ces derniers temps l'école n'avait pour eux que du
mépris. Aujourd'hui elle se penche sur eux, essaie des rééducations, se tourne d'un
côté vers les prémisses mystérieuses de l'orthographe, dans cette sorte d'espace
intérieur où règne la latéralité, et de l'autre les voit s'éveiller en Seconde à la
discussion algébrique et même à la dissertation pour les retrouver médecins,
ingénieurs, comédiens, chefs d’entreprise ou architectes. Quelle modestie s'impose
alors! Et combien nous reste-t-il à découvrir de dys-ceci, de dys-cela", sur le
chemin de l'égalité des esprits ?
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L'HUMANITÉ BLOQUÉE
Voyez aussi ce fameux "blocage", comme il mérite d'être médité : les instruments
mêmes de la compréhension sont là, tout l'appareil est en état de marche et
cependant cela ne fonctionne pas, l'étincelle ne jaillit pas, le regard de l'esprit reste
mort. Mais soudain, par un hasard que peut-être un jour on pourra maîtriser, le
blocage se dénoue, le regard s'anime, le formidable appareil se met en marche et
c'est en quelques semaines, chez le "crétin d'hier", l'éclatant feu de joie de
l'intelligence, semblable à celui que l'apprentissage de la lecture offre chaque année
aux instituteurs.
Quelle émotion chez ces élèves, chez nous, chez les parents. Mais pour un ou deux
blocages que nous repérons, il en est des dizaines qu'il nous reste à découvrir et à
résoudre. Les professeurs s'effarent lorsque des tests révèlent chez tel de leurs
"nullards" un bon niveau d'intelligence abstraite, et l'école soudain y lit son devoir :
faire fructifier le capital enfoui. Elargis à la société, ces mêmes tests vont réhabiliter
10 000 êtres humains. Alors d'autres tests ? D'autres écoles ? Les tests et les
écoles de demain sauront bien mettre au jour et développer les esprits qui nous
échappent aujourd'hui.
S'il est vrai, comme on l'a dit, que "la société moderne est faite par nous et pour
les quatre premiers de la classe", eh bien, ne laissons pas nos lycées répéter cette
aristocratie scolaire, cette "méritocratie sociale" au moment même où elle est de
plus en plus contestée. Trop de choses aujourd'hui dépendent de l'enseignement.
C'est pourquoi nous avons voulu nous appeler : "L'ÉCOLE"
Mise à jour en janvier 2016
Marcel Maigret
Alain Rocard
Directeur de 1948 à 1988
Directeur depuis 1988
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