close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

cette page - Agefi.com

IntégréTéléchargement
Mercredi 6 janvier 2016
|
Numéro 3
|
Créé en 1950
|
Vendu en kiosques et par abonnement
|
Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
|
agefi@agefi.com
|
Rédacteur en chef: François Schaller
Places asiatiques stabilisées
Marchés actions en
Europe: le rebond
sans conviction
PAGES 10-11
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
SMI 8701.46
8720
8680
8640
8600
DOW JONES 17158.66
17180
17120
17060
17000
+0.52%
+0.06%
LES ÉCOLES POLYTECHNIQUES FÉDÉRALES
Record dans les
entreprises créées
PAGE 8
SICPA ANNONCE UNE SOLIDE ACQUISITION
Dans la traçabilité du pétrole
PAGE 7
CÉDRIC TILLE SUR LA POLITIQUE MONÉTAIRE
Résilience remarquable du dollar
PAGE 12
BELLE AUDIENCE AU SALON CES (LAS VEGAS)
Importante représentation suisse
PAGE 6
FINMA ET IDENTIFICATION ONLINE DES CLIENTS
Andre Duka (Dukascopy) réagit
Les effets monétaires ont cassé
le commerce de détail en Suisse
Les achats transfrontaliers ont pris des proportions inconnues jusqu’ici. Ils sont d’ailleurs certainement sous-estimés.
MARJORIE THÉRY
Il y a les chiffres, les sondages, les
études. Et il y a la réalité du terrain. Un marché intérieur toujours plus mouvant, presque une
année après l’abandon du taux
plancher du franc contre euro.
Dans le commerce de détail en
Suisse, seuls un tiers des commerçants ont atteint leurs objectifs financiers l’an dernier, avec une
baisse de 2% des ventes en
moyenne. Globalement, ce segment représente une centaine de
milliards de francs.
Premier constat de l’enquête an-
nuelle de Credit Suisse présentée
hier à Genève: les achats transfrontaliers se sont envolés. Ils ont
augmenté de 8% pour atteindre
11 milliards de francs.
La progression est plus marquée
du côté allemand (+11%). Le tourisme d’achat avait déjà augmenté
sensiblement en 2010 et 2011,
pour se stabiliser à un niveau déjà
considéré comme élevé.
Dans les régions les plus exposées
au phénomène, comme Genève,
les baisses de chiffre d’affaires seraient même de l’ordre de 5% à
10%. Après la fin du taux plancher, la chute du moral des
consommateurs, due principalement aux incertitudes sur l’emploi, n’a rien arrangé.
Second constat: cette hausse des
achats transfrontaliers pourrait
être largement sous-évaluée. Il
n’existe aucune donnée statistique officielle en effet sur le phénomène.
Credit Suisse utilise comme proxi
les recettes de TVA des douanes.
Problème: le seuil de déclaration
de plusieurs centaines de franc
implique que les achats alimentaires hebdomadaires, pour ne
prendre qu’eux, sont rarement
sujets à déclaration. Les Suisses
se déplacent aussi davantage,
achetant sur leur lieu de vacances,
et pas seulement aux frontières.
L’habillement, qui est en
moyenne près de 40% plus cher
en Suisse, en souffre particulièrement. Enfin, certaines données
sont difficilement comptabilisées.
La Poste a par exemple connu
une augmentation de 10% du
nombre de colis importés, ce qui
semble rendre compte d’un «effet
Zalando». L’entreprise, qui n’est
pas comptabilisée dans le commerce en ligne suisse, aurait
connu une très sensible progression l’an dernier. PAGE 8
PAGE 6
LES PETITES ET MOYENNES CAPITALISATIONS
Mauvais débat sur la performance
ACTELION DANS L’APRÈS-BLOCKBUSTER
Acquisition impérative et urgente
PAGE 3
FRAUDE ET GRANDE NAÏVETÉ À WALL STREET
Pourquoi il faut voir The Big Short
PAGE 22
Le syndicalisme
fait son bilan annuel
DANIEL LAMPART. L’Union syndicale (USS) a aussi
fait hier l’apologie de son initiative AVSplus prévoyant
une hausse des rentes de... 10%.
C’est un tableau plutôt sombre qu’a esquissé hier
l’Union syndicale Suisse (USS) lors de la présentation
de son bilan et de ses objectifs annuels à Berne. Le
pessimisme se fonde en particulier sur une étude présentée par l’économiste de la direction Daniel
Lampart. Mêlant les chiffres de l’emploi du Seco et du
BIT, l’USS affirme que le chômage a atteint en Suisse
un niveau record «tristement historique». Les projections sont d’ailleurs en hausse. L’USS relève le
contraste avec l’orientation observée en Europe qui,
hormis la France et la Finlande, peut faire valoir une
embellie sur ce front en 2015 (malgré un taux de chômage à plus de 9% dans l’UE-28 et à plus de 10% en
zone euro).
Deux raisons principales sont évoquées pour expliquer cette nette dégradation: d’une part la détérioration des prestations de la prévoyance vieillesse et de
l’AI, qui aurait rendue près de 100.000 personnes de
plus dépendantes d’un emploi; d’autre part la valeur
extérieur du franc, évoluant depuis trop longtemps à
haut niveau face aux principales devises internationales en raison de la politique «coupable» de la BNS.
L’occasion pour l’USS de prôner un lot de réponses
publiques, de nouvelles mesures de contraintes à
l’encontre des employeurs et le rétablissement d’un
taux plancher. PAGE 9
Le sursis probable
Le secteur des caisses
d’un symbole national maladie argumente
KUONI. Discussions confirmées. Analystes perplexes. SGS
à Genève pourrait reprendre l’activité visas. Et la fondation?
YVES SEYDOUX. Le groupe Mutuel à Martigny répond
aux insinuations de corruption des parlementaires.
Depuis la vente en juin de l’activité historique des agences de
voyages au géant allemand Rewe,
la perspective d’un démantèlement du groupe Kuoni s’est précisée. Avec la nomination début
novembre du nouveau président
exécutif (CEO) Zubin Karkaria,
artisan du développement des activités phares: les services de visas
de la division VFS Global. Susceptible d’ailleurs d’intéresser le
groupe... SGS à Genève.
Recentré aujourd’hui sur les services aux voyagistes, Kuoni a
confirmé hier des discussions préliminaires, à un stade initial, sans
certitude tant qu’une offre d’acquisition ferme lui soit soumise.
Nouvelle controverse sur les
caisses maladies, suite au vote du
Conseil national d’avant les fêtes
de fin d’année pour la suppression du moratoire sur les médecins (les praticiens européens devraient de nouveau pouvoir
s’établir plus ou moins librement
en Suisse).
Les pourfendeurs des entreprises
d’assurance maladie de base, qui
sont obligatoirement des sociétés
sans but lucratif, leur reprochent
de manipuler le Parlement dans
leur intérêt, par le biais de salaires
ou de mandats versés à plus de dix
conseillers nationaux ou aux
Etats. Contacté hier, Yves Seydoux, porte-parole depuis quinze
Le conseil d’administration considère d’ailleurs parallèlement
d’autres possibilités stratégiques.
Si certains analystes voient la
seule possibilité de revaloriser le
groupe dans cette perspective de
démantèlement (coentreprise
des bases de données de nuitées
d’hôtels GTD avec celles du
groupe TUI, cessions de GTS,
déficitaire, et de VFS), d’autres
n’y croient pas vraiment.
Compte tenu des risques liés au
poids du principal actionnaire,
la Fondation Kuoni-Hugentobler (6,25% du capital mais un
quart des droits de vote) dont la
mission serait rendue caduque
par un démembrement. PAGE 3
«Le lobby des caisses maladie
à Berne n’a même pas été
unanime lors du vote.»
ans du groupe Mutuel à Martigny, l’une des cinq plus grandes
caisses maladie de Suisse, argumente et répond aux accusations
et insinuations. PAGE 9
L’islamoterrorisme surmontable
Nos sociétés ouvertes ne pourront se maintenir que si elles apprennent à empêcher la peur de corrompre la raison.
GEORGE SOROS*
Les sociétés ouvertes sont toujours exposées. Aujourd’hui c’est
tout particulièrement vrai pour
les USA et l’Europe, en raison du
terrorisme à Paris et ailleurs, ainsi
que de la manière dont l’Amérique et l’Europe (en particulier
la France) réagissent.
Les terroristes jihadistes, tout
comme l’Etat islamique (EI) et
Al Qaïda, connaissent le talon
d’Achille de nos sociétés occidentales: la peur de la mort. En
jouant de cette peur par des massacres atroces et des vidéos macabres, les communicants de l’Etat
islamique l’amplifient, poussant
des gens apparemment raisonnables dans des sociétés jusqu’à présent ouvertes à quasiment perdre
la tête.
Les spécialistes du cerveau ont
découvert que les émotions sont
un composant essentiel du raisonnement. Cela explique pourquoi le terrorisme jihadiste
constitue une menace si efficace
à l’encontre de nos sociétés: la
peur de la mort nous conduit, et
conduit nos dirigeants, à des pensées – et par conséquent à des
actes – irrationnels.
La science ne fait que confirmer
ce que l’expérience nous enseigne
de longue date: quand nous craignons pour notre vie, les émo-
tions prennent le dessus et il nous
est difficile de juger rationnellement. La peur active des parties
plus primitives du cerveau que
celles qui permettent de formuler
et défendre les valeurs abstraites
d’une société ouverte.
Aussi notre réaction à la peur
constitue-elle une menace pour
nos sociétés ouvertes. Une génération qui a hérité d’une société
ouverte ne comprendra pas ce
qui est nécessaire pour la préserver si elle ne se trouve pas devant
le mur et si elle n’apprend pas à
empêcher la peur de corrompre
la raison. Le terrorisme jihadiste
n’est que la dernière illustration
de cet état de fait. La génération
précédente a vécu avec la peur
d’une guerre nucléaire, et la
mienne avec la peur du communisme et du fascisme.
L’objectif ultime des terroristes
jihadistes est de convaincre la jeunesse musulmane qu’il n’y a pas
d’alternative au terrorisme. Et le
terrorisme est le moyen d’y parvenir, car la peur de la mort attise
les sentiments anti-musulmans
en Europe et en Amérique et incite la population non musulmane à considérer tous les musulmans comme des terroristes
potentiels. C’est exactement ce
qui se passe. SUITE PAGE 2
* Soros Fund Management
9HRLEMB*jeiaae+[N\A\A\K\B
PAGE 4
Auteur
Документ
Catégorie
Без категории
Affichages
4
Taille du fichier
198 Кб
Étiquettes
1/--Pages
signaler