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Jeudi 7 janvier 2016
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Numéro 4
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Créé en 1950
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Vendu en kiosques et par abonnement
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Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
Entre Chine, pétrole et Corée
Les marchés
ne parviennent
pas à se ressaisir
PAGE 22
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
SMI 8613.42
8700
8650
8600
8550
DOW JONES 16906.51
17150
17050
16950
16850
-1.01%
-1.47%
UNION BANCAIRE PRIVÉE À GENÈVE (UBP)
Facture fiscale US
de 180 millions
PAGE 22
REVERSE TAKE OVER DE CYTOS (BIOTECH)
L’ultime rattrapage est réussi
PAGE 5
INNOVATION CONSTANTE À L’EPFL
Modèle de création de start-up
PAGE 6
L’IMMOBILIER BANCAIRE À GENÈVE
Explosion de locaux disponibles
PAGE 4
ASSEMBLÉES GÉNÉRALES 2016 EN SUISSE
Responsabilité sociale imposée
La dévalorisation des denrées
se poursuit à l’échelle du monde
La financiarisation croissante du secteur n’a pas modifié la tendance. A retenir dans le cadre du vote populaire de février.
NICOLETTE DE JONCAIRE
2015, nouvelle année de baisse
des prix des produits agricoles.
Sur un an, selon les chiffres obtenus à la Banque Mondiale, les prix
du blé, du maïs, du riz, du sucre,
du soja et de l’orge ont décroché.
Baisse aussi sur l’huile d’arachide,
le bétail et le café. Le coton et les
oranges sont restés stables. Seul le
cacao a enregistré une hausse.
L’indice des prix des produits alimentaires calculé par l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation à Rome
(FAO) reflète ces baisses de ma-
nière plus complète. Calculé sur
un panier de denrées de base,
composé de 73 produits dans 5 catégories, cet indice est destiné à
mesurer l’impact des variations
de cours sur la situation alimentaire mondiale. Il est reparti à la
baisse en novembre après un sursaut en octobre et, pour la dernière
valeur calculée au 3 décembre, il
s’établit à 156,7 points. La FAO
constate que «par rapport à novembre 2014, l’indice a perdu
18%».
Ce dernier cycle baissier du prix
des produits agricoles s’est amorcé
en mars 2011. Depuis fin 2010,
blé et sucre ont perdu près de 50%,
riz, maïs, orge et soja autour de
35%. C’est le prix du coton qui enregistré la baisse la plus sensible
avec une réduction du cours
moyen de près de 60%. Pour mémoire, la phase précédente fut une
hausse continue entre décembre
2003 et août 2008. Pendant cette
période, le prix de toutes les matières agricoles avait plus ou
moins doublé.
Cependant, dans une perspective
plus historique, sur 20 ans, force
est de constater que les prix du blé
et du coton ont chuté. Quant au
riz et à l’orge, ils ont retrouvé leur
niveau de fin 1995. Sur ces
mêmes vingt ans, l’indice des prix
des produits alimentaires de la
FAO affiche une croissance en
termes réels de 5%, soit une
hausse inférieure à 0,3% par an,
et celui des prix des céréales une
baisse de 2%.
Difficile dans ces conditions de se
convaincre des effets inflationnistes d’une financiarisation qui,
elle, n’a cessé d’augmenter.
Comme l’affirme l’initiative populaire voulant interdire la spéculation sur les denrées en Suisse,
qui sera tranchée le 28 février prochain. PAGE 13
PAGE 9
REPRENEURS POTENTIELS DU GROUPE BSI
Pas de préférence nationale
PAGE 3
IMMATRICULATIONS DE VÉHICULES EN SUISSE
Bonne nouvelle conjoncturelle
PAGE 8
OFFRES PUBLIQUES INAMICALES (OPA)
Minder les a plutôt favorisées
PAGE 9
Pourquoi GoPro
a repris Skybotix
ACQUISITION DE PARTNER RE DANS LA RÉASSURANCE
L’émergence d’un
cluster à Zurich
JOHN ELKANN. Le holding Exor de la famille Agnelli diversifiera ses
investissements avec l’acquisition de PartnerRe au premier trimestre.
Qui opère une partie considérable de ses activités depuis sa plateforme
de Zurich. La ville est d’ailleurs devenue un véritable cluster global
d’assurance et de réassurance depuis trois ans. PAGE 3
La suspicion est passée
Le timing prévisible de Suisse en France
des taux négatifs
ÉDITORIAL CHRISTIAN AFFOLTER
L’acquisition a été réalisée dans la discrétion, à l’abri
des regards et sans aucune annonce officielle. Il s’agit
pourtant d’une diversification importante.
L’entreprise américaine GoPro, commercialisant des
caméras miniatures, a intégré Skybotix dans sa structure. Ce spin-off de l’École polytechnique fédérale de
Zurich (ETHZ) est actif dans les capteurs et logiciels
de navigation autonome. Difficile de connaître à ce
stade davantage de détails sur la transaction. Selon
les données officielles du Registre du commerce du
canton de Zurich, relayées par Startupticker, Skybotix
a récemment été rebaptisée GoPro Switzerland. Les
dernières modifications dans le registre du commerce
sont datées du mois de septembre. Le dernier directeur général en date Simon Dössegger est aujourd’hui
mentionné en qualité de directeur de cette nouvelle
filiale. Cette diversification inattendue revêt une
importance cruciale dans l’évolution commerciale de
la société américaine. Longtemps la cible de critiques
acerbes, GoPro et son créateur Nick Woodman ont
démontré leur capacité d’adaptation et de perception
des domaines à haut potentiel. Comme celui du
drone autonome avec des prises de vue en 3D.
L’entreprise a avancé de manière prudente mais calculée en intégrant Kolor, développeur français de logiciels. Une première étape conclut avec l’acquisition
de Skybotix. PAGE 6
Les difficultés de parquer des liquidités
dans un environnement de taux négatifs
touchent d’autant plus de domaines que
la tendance de la Banque nationale et
des autorités fédérales est clairement de
réduire les exceptions accordées (lire
page 8).
Les abaissements plutôt inattendus des
taux d’intérêts crédités par près de la moitié des cantons en cas de paiement
avancé des impôts, révélés hier par la
presse alémanique, ne sont que le dernier
exemple concret du fait que le périmètre
va bien au-delà des seules banques, assurances et caisses de pension.Avec leur
lot de distorsions, comme le léger renchérissement des prêts hypothécaires malgré
la nouvelle baisse de taux.
Les cantons ont toutefois eu besoin d’une
année pour réagir à la nouvelle situation,
tout en maintenant, voire augmentant
l’écart par rapport aux intérêts moratoires. Révélant ainsi que la période
d’adaptation parsemée de décisions
douloureuses est loin d’être terminée.
Au vu de la complexité et de la variété
des mesures pour limiter l’impact des
taux négatifs et des coûts ainsi générés,
ainsi que du temps nécessaire pour les
concevoir et les mettre en place, on peut
se demander si un retour rapide des taux
dans la zone positive serait vraiment dans
l’intérêt de l’économie et des investisseurs.
Espérer pouvoir supporter cette période
sans aucune mesure d’adaptation, en
comptant sur son caractère temporaire
conformément aux déclarations de la
BNS, apparaît aujourd’hui de toute manière aussi vain qu’illusoire.
Surtout dans un environnement européen dans lequel prévaut toujours l’assouplissement quantitatif, maintenant
une pression à la hausse sur le franc. Les
différents intervenants concernés s’en
sont progressivement rendu compte.
Ce qui confirme aussi que l’introduction
de taux négatifs a provoqué un bouleversement similaire à celui de l’abandon
du taux plancher (quoiqu’à échéance
plus longue). Les marchés suggèrent actuellement qu’un relèvement de taux par
la BNS n’interviendra pas avant fin 2019,
bien après la Fed, la Banque d’Angleterre,
la Banque centrale européenne, et juste
avant le Japon.
Soit un cycle de taux négatifs d’une durée
d’environ cinq ans, assez proportionnelle
au temps nécessaire pour s’en accommoder.n
IAN HAMEL
Le procès Wildenstein, ouvert le
4 janvier, devait durer jusqu’au
28 janvier devant le tribunal correctionnel de Paris. Il s’est interrompu le 6 au matin. La raison?
Une procédure pénale cumulée
avec un contentieux fiscal poserait des problèmes de droit au président du tribunal.
Le marchand d’art Guy Wildenstein inculpé de fraude fiscale et
de blanchiment, est dans le même
temps sous le coup d’un redressement record de 550 millions
d’euros. Le temps d’adresser le
dossier à la Cour de cassation et
au Conseil constitutionnel, beaucoup d’eau risque de couler sous
les ponts.
Ce dossier embarrasse terriblement la France. Tant qu’il était
possible de renvoyer la faute sur
la Suisse et ses ports francs, pas
question de se gêner. Mais il apparaît aujourd’hui clairement que
ce sont bien les autorités françaises, du temps de Nicolas Sar-
kozy en particulier, qui ont favorisé cette fraude fiscale à grande
échelle.
C’est ce que démontre aussi l’ouvrage Les milliards cachés des Wildenstein, paru hier aux Editions
de l’Archipel, signé par l’avocate
Claude Dumont Beghi.
Pour comprendre l’étendue du
scandale, deux arrêts de 2005 et
2008 d’une cour d’appel très favorable aux Wildenstein: «L’évasion fiscale dans des sociétés
étrangères et des trusts [est]
conforme à la tradition familiale
de transmission de biens aux héritiers directs». En clair, il n’y a pas
eu fraude, cette évasion fiscale
n’est pas imputable à Guy et Alec
Wildenstein (Alec est décédé depuis), les deux fils du célèbre marchand d’art Daniel Wildenstein,
disparu à Paris en 2001.
Ils n’ont pourtant déclaré que 42
millions d’euros, alors que l’héritage s’élève à plusieurs milliards,
dissimulés dans des trusts domiciliés dans la Caraïbe et les îles anglo-normandes. SUITE PAGE 9
9HRLEMB*jeiaae+[E\A\K\K\B
NICK WOODMAN. La grande référence américaine en
micro-caméras a compris tout l’intérêt du spin off de l’EPFZ.
AFFAIRE WILDENSTEIN. La destination fiscale suisse
a pratiquement été «blanchie» par la justice française.
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