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16/01/2016 Le dossier de presse Afficher le document

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Dossier de presse - décembre 2015
Paul Pouvreau
variations saisonnières
17.01 – 28.02.2016
Vernissage : samedi 16 janvier à 18h
Visite de presse : vendredi 15 janvier à 10h
Centre d’art
La Galerie municipale
Jean-Collet bénéficie
du soutien de la DRAC
Ile-de-France - Ministère
de la Culture et de la
Communication
Il est membre du réseau
tram - art contemporain
en Ile-de-France
Direction
Catherine Viollet,
conseillère aux arts
plastiques et commissaire
de l’exposition
Communication
et administration
Céline Vacher
Relations avec
la presse
Lorraine Hussenot
01 48 78 92 20
lohussenot@hotmail.com
Visuels disponibles sur
demande
du mardi au dimanche de 13h30 à 18h
et le mercredi de 10h à 12h et de 13h30 à 18h
Entrée libre
59, avenue Guy-Môquet
94400 Vitry-sur-Seine
01 43 91 15 33
galerie.vitry94.fr
galerie.municipale@mairie-vitry94.fr
Accès transports en commun
RER C
Gare de Vitry-sur-Seine, puis bus 180 (arrêt Église de Vitry)
Métro 7 Villejuif-L. Aragon, puis bus 180 (arrêt Église de Vitry)
Mairie d’Ivry, puis bus 132 (arrêt Église de Vitry)
Porte de Choisy, puis bus 183 (arrêt Hôtel de Ville)
Métro 8
Liberté, puis bus 180 (arrêt Église de Vitry)
Sommaire
Page 3
Communiqué de presse
Page 4
À propos de Paul Pouvreau
Biographie / bibliographie
Texte critique - contribution de Michel Poivert au catalogue de l’exposition
Page 8
Rendez-vous autour de l’exposition
Page 9
Visuels
Page 11
Fonds graphique et photographique de la ville de Vitry-sur-Seine
Acquisition d’œuvres de Paul Pouvreau
Page 12
Exposition à venir : bOurlesque, exposition collective
Page 13
Présentation de la Galerie municipale Jean-Collet
Ses missions
Ses collections
L’art dans la ville - Vitry-sur-Seine, un musée à ciel ouvert
Page 16
2
Informations pratiques
Communiqué de presse
Du 17 janvier au 28 février 2016, la Galerie municipale Jean-Collet à Vitry-sur-Seine présente une exposition personnelle inédite de Paul Pouvreau, intitulée Variations saisonnières. Des œuvres récentes et plus
anciennes de l’artiste : dessins, photographies et installations, révèlent un travail oscillant entre description et fiction, et témoignent de son intérêt porté à l’objet et à son contenant. Depuis quelques années, Paul
Pouvreau s’attache en effet tout particulièrement à l’étude des formes variées des emballages et à leurs
effigies, comme autant de signes visuels dialoguant avec notre espace quotidien. Ce « recyclage
visuel » s’agence alors principalement dans ses espaces photographiques, au sein desquels, insidieusement, « les signes deviennent des choses tandis que les choses deviennent signes ».
Paul Pouvreau ne travaille pas sur quelque chose mais avec les choses et parmi elles. Ces choses sont donc
principalement des objets et, depuis quelque temps, leurs emballages. Son geste artistique consiste, d’une
certaine façon, à recycler, au moyen de différents médiums (dessin, photographie, installation, vidéo), l’omniprésence de ces formes et signes, dès lors qu’ils n’ont plus d’usage ou sont laissés à l’abandon. C’est à partir
de cette proximité insignifiante des matières et objets dénués d’affect que son travail s’élabore. Comme il
n’y a pas d’imaginaire préétabli, c’est dans l’espace de la bricole et du bricolage souvent précaire que se
construisent des situations à la fois drôles et absurdes, graves et signifiantes.
Les photographies ou représentations résultant de ces situations naviguent entre le vraisemblable et l’invraisemblable. Un peu comme les deux faces d’une image. Son univers créatif pourrait ainsi être identifié à une
scène de théâtre sur laquelle se jouerait simultanément, sous la forme d’une tragédie un peu risible, un principe d’accord et de désaccord entre la réalité de l’image et les fictions qu’elle « envisage » du réel.
Paul Pouvreau est né en 1956 à Aulnay-sous-Bois. Il vit et travaille à Paris et Argenton-sur-Creuse.
En 1981, il est diplômé de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Bourges (DNSEP-Art), et d’un DEUG d’histoire de l’art (Sorbonne Paris 1). Il commence à enseigner la photographie aux Beaux-Arts du Mans en 1986,
jusqu’en 2010, et depuis à l’École Nationale Supérieure de photographie d’Arles. Son travail a fait l’objet de
nombreuses expositions en France et à l’étranger, et fait partie de nombre de collections publiques et privées.
• Déjeuner sur l’art le jeudi 28 janvier à partir de 12h15
• Rencontre avec l’artiste le dimanche 7 février à 16h
Depuis 1982, la Galerie municipale Jean-Collet située sur deux niveaux dans des anciens bains-douches,
est un lieu d’exposition d’art contemporain. Soutenir, promouvoir, diffuser les arts plastiques et les arts
visuels, sensibiliser les publics à la création contemporaine : ce sont ces missions que se donne la galerie
(prix annuel de peinture, expositions, visites commentées, conférences, médiation...). Parallèlement, la Galerie
municipale Jean-Collet a en charge la gestion et la conservation de la collection « Novembre à Vitry », ainsi
que sa diffusion.
3
À propos de Paul Pouvreau
Biographie et bibliographie
Né le 11 janvier 1956 à Aulnay-sous-Bois
Vit et travaille à Paris et Argenton-sur-Creuse
Expositions personnelles (sélection)
•
2014
À fond perdu, Galerie de l’Artothèque de Vitré, France
Archi commun, Galerie Scrawitch, Paris
Produits dérivés, Centre d’Art Image/Imatge, Orthez
•
2013 Matières premières, Centre Régional d’Art Contemporain Languedoc-Rousillon, Sète
•
2012
Archi comble, Commande Publique CNAP, série d’affiches présentées dans le cadre des Rencontres d’Arles
•
2011
Perspectives cavalières, La Filature, Mulhouse
•
Double jeu, Lycée Malherbe, FRAC Basse-Normandie, Caen
•
2010
Fin de Série, Les ateliers de l’image, La Traverse, Marseille
•
2008
Documents à l’appui, Villa du Parc, Annemasse
Partie en cours, Centre de la Photographie, Lectoure
•
2007
À voix basse, École des Beaux-Arts de Tours, France
•
2005
École des Beaux-Arts de Marseille, France
•
2004
FRAC Alsace, Sélestat
•
2003
Espace des arts, Colomiers
Galerie Les filles du calvaire, Bruxelles, Belgique
•
2001
Vice et versa, La Ferme du Buisson, Marne-la-Vallée
Expositions collectives (sélection)
•
2015 L’art en Lieux, Royère-de-Vassivière, Vassivière
L’art est la chose, Château-Gontier
Cabinet de dessins, The Drawer, Paris
•
2014 Flying black cow utopia club, Galerie du Dourven, Trédrez Loquemeau
Absurde vous avez dit absurde, Galerie Les filles du calvaire, Paris
La Cabane - Burn - 2 projections vidéo, Galerie Scrawitch
Drawing Now, Salon du dessin contemporain, Paris
Art Paris Art Fair, Galerie Scrawitch, Paris
Monument, Musée des Beaux-Arts de Calais
Monument, Sainsbury Art Center, Norwiich, Grande-Bretagne
Les Choses, FRAC Franche-Comté, Besançon
•
2013 Des images comme des oiseaux, La Friche La Belle de Mai , Marseille
30 ans du FRAC, FRAC Corse, Bastia
Pièces d’été, Malbuisson
•
2012 L’art à l’ère de sa fin, Cerbère-Portbout
•
2011
Open Frame - Ainsi de suite, Centre Régional d’Art Contemporain, Sète, France
Le Beau est toujours bizarre - Commissariat Philippe Piguet, FRAC Haute-Normandie
•
2010
Salon de l’Auto, Espace à Vendre / South Art; Nice
Moi,Toi,Ici,Là, photographies - vidéo, Immix Galerie, Espace Jemmapes Paris
Speed Dating, la terre d’à côté, Galerie Les filles du calvaire, Bruxelles
•
2009
Phase zéro, Galerie Serge Aboukrat, Paris
Observer la ville, Galerie Villa des Tourelles, Nanterre
•
2008
Mois de l’image, Musée des Beaux-Arts, Ho Chi Minh Ville, Vietnam
•
2007
Paysages divers, Villa du Parc, Centre d’art contemporain, Annemasse
4
•
2007
L’île de Morel, Centre Photographique d’île-de-France, Pontault-Combault
•
2006
Les peintres de la vie moderne, Donation - Collection photographique de la Caisse des Dépôts, Centre Georges Pompidou, Paris
2006
Archéologie, le jour d’après, FRAC Franche-Comté, Besançon
•
2004
Instants fragiles, Centre d’art du Parc Saint Léger, Pougues-les-Eaux
•
2003
Roebling Hall Gallery, Broklyn, USA
•
2002
Rendez-vous - Commissariat Claire Le Restif, dans le cadre de l’échange Paris-Brooklyn, Smack Mellon, Brooklyn, USA
Dans le cadre du parcours européen d’expositions Cosa mentale, paysage(s), Le paysage est une méthode - Commissariat E. Hermange, Domaine de Chamarande
•
2001
Le Paysage comme Babel - Commissariat Nathalie Leleu, Galerie Les filles du calvaire, Bruxelles, Belgique
•
2000
La trahison du modèle, Galerie Nei Liicht, Dudelange, Luxembourg
L’incroyable Pique-Nique, sous l’égide de la Mission 2000, Paris
Entre voisins II, Galerie la BF 15, Lyon
En dehors des cartes, Centre Régional d’Art Contemporain, Sète
Bibliographie
•
2014
La Photographie en Acte, Éd. Filigranes
Catalogue Paysage Cosa Mentale, Éd. Loco
Catalogue Le Regardeur, Collection Neuflize vie, Éd. Xavier Baral
•
2013
Catalogue Des images comme des oiseaux, Collection du CNAP, Éd. Loco
•
2012
Revue, Infra-mince, No.7
Catalogue des Rencontres Internationales de photographie, Arles, Éd. Actes Sud
•
2008 Mois de l’image, Philippe Piguet, Éd. Consulat de France Ho Chi Minh Ville
•
2005
Monographie, Éd. Filigranes
•
2004 Photographie plasticienne, l’extrême contemporain, Dominique Baqué, Éd. du Regard
•
2001
Le Paysage comme Babel, texte de Nathalie Leleu, Éd. Galerie Les filles du calvaire, Paris
•
2000
Les années 90, Anne Boni, Éd. du Regard
L’incroyable Pique-Nique, sous la direction de Michel Mallard, Éd. Binôme
Entre voisins, Thierry Heynen in catalogue Galerie Duchamp
La trahison du modèle, Éd. Café Crème
•
1998
La photographie plasticienne, Dominique Baqué, Éd. du Regard
Poussières (Dust Memories) in Catalogue co-édition FRAC Bourgogne - FRAC Bretagne
L’image entre sublime et dérisoire, Stéphane Carrayrou ; Catalogue Entre Fictions, Éd. Actes Sud
Paul Pouvreau, Frédéric Valabrègue, Catalogue, co-édition Galerie de l’Ancien Collège de Châtellerault, CAC de Montbéliard, ENAD de Limoges
Collections publiques
Artothèque de Caen
Artothèque de Vitré
Artothèque de Limoges
Artothèque de Lyon
Artothèque de Nantes, Le Ring
Fonds Régional d’Art Contemporain Corse
Fonds Régional d’Art Contemporain Franche-Comté
Fonds Régional d’Art Contemporain Basse-Normandie
Fonds Régional d’Art Contemporain Limousin
Fonds Régional d’Art Contemporain Alsace
Fonds National d’Art Contemporain, Paris
Musée de Valence
Caisse des dépôts et consignations, Paris (Collection Beaubourg)
Musée Géo Charles, Echirolles
Collection NSM Vie, Paris
5
Texte critique
Paul Pouvreau,
Au crépuscule de la marchandise
Les photographies des petits riens, sur lesquels parfois notre regard se pose, fixent comme le ferait un poème
les signes discrets d’un monde habité. L’art de décrire les rencontres silencieuses est l’expression d’une
disponibilité de l’esprit, et la méthode de déchiffrage de signes inédits. Pour filer la métaphore de l’écriture
poétique, on pourrait dire que Paul Pouvreau versifie à partir du prosaïque.
L’une de ses opérations favorites consiste à traduire les images imprimées, les sigles et les marques, en
une langue nouvelle. La particularité de sa méthode est de conserver le support de ces graphismes en tous
genres – les sachets en plastique, les cartonnages et emballages divers – qui, par leur volumétrie, configurent
un espace de représentation. L’œuvre présente ainsi, presque toujours, un contenant vide mais plein de sa
surface ornée, immergé dans la représentation. Le creux bavard est mis au défi de bâtir un nouveau monde.
Paul Pouvreau ne « prélève » pas, ne « cite » pas, ne « détourne » pas selon les grandes recettes des avantgardes. À bien observer ses photographies, on constate qu’elles s’organisent toujours autour de pans qui se
relèvent, de motifs qui se retournent, de lignes qui se croisent pour rétablir un axe; ce que l’on peut y discerner
semblent se déplier. Il s’agit en effet, pour nombre d’images, d’opérer un dépli. Le dépliage est l’art (au sens
d’un savoir-faire) de remettre tout sur le même plan, une méthode d’égalisation - peut-être même égalitaire.
Cette méthode dynamique se retrouve projetée dans l’espace avec les images montrant les assemblages volumétriques d’emballages. Véritables architectones, ces constructions au caractère a priori dérisoire - tant ses
modules se donnent pour ce qu’ils sont (de triviaux contenants) -, évoquent pourtant les maquettes de cités
idéales. C’est que la notion de standard y est déjouée : alors même que chaque boîte est celle d’un produit
de consommation, leur assemblage constitue la structure générale. Habituellement régie par la loi du stock,
voilà les boîtes assignées à d’improbables édicules. Rien qui ne ressemble désormais à un rayonnage de
supermarché ou au chaos d’une déchèterie. Dans le cycle de la marchandise, une disruption s’est produite.
La magie opère en raison de l’échelle et de la représentation. Une sorte d’idéalisation à partir des éléments du
quelconque crée les conditions visuelles d’une fantasmagorie du banal : les ombres et la perte d’échelle que
propose la prise de vue font passer l’assemblage du côté de l’image mentale. Le phénomène doit beaucoup
aux jeux des proportions, cette monumentalisation de l’illégitime (l’opération moderne qui dérègle l’ordre
de l’art), mais aussi au traitement monochrome - le plus souvent en noir et blanc ou bien en une atténuation
singulière des partis-pris criards des couleurs utilisées pour les emballages. Désormais filtrés, livrés au clairobscur, les ornements pop deviennent des fétiches oubliés.
Paul Pouvreau est un artiste de la désuétude et du crépuscule mais sur un mode inédit. Peu d’images de
produits de consommation ont jusqu’alors produit ce sentiment de passé, tout en restant des emblèmes du
présent - si ce n’est, peut-être, la série séminale des produits d’Ed Ruscha (Product Still lifes, 1961); avec Paul
Pouvreau les produits sont plongés dans un nocturne plus mélancolique et forment ces cités futuristes mais
figées dans leur rêve compromis d’établir un monde nouveau. Jamais, mieux qu’ici, le matériau carton-pâte
n’a produit son allégorie : l’éternité livrée aux intempéries. On pense alors à l’œuvre vidéo de l’artiste intitulée
La Cabane (2004) qui montre la ruine progressive d’une construction de carton sous les assauts du climat.
Mais l’au-delà du vétuste, c’est la métamorphose.
La fascination de l’artiste pour le cartonnage ou l’enveloppe l’amène à tenter l’expérience d’en faire le subjectile même de ses œuvres, et imprimer les photographies sur un support carton. L’encrage de l’image créée
vient ainsi se substituer à celui des logos et des marques. Le processus d’inversion semble engagé. D’un
côté, les travaux explorent le vertige d’une mise en abyme, où les motifs vernaculaires de la consommation
se travestissent en propositions plastiques, et où l’on ne distingue plus la nature des choses. D’un autre côté,
c’est la liberté d’une expansion des gestes artistiques où les murs accueillent non seulement de gigantesques
images d’installations, mais encore des accrochages en superpositions de photographies, donnant à l’œuvre
l’apparence d’un Merzbau. Paul Pouvreau travaille cette question de l’ordre des choses et des signes, ses
œuvres parlent un dialecte encore inconnu.
6
Reconstruire un monde, à partir des « riens » (l’emballage, cette plèbe des objets), forme ainsi l’utopie d’une
œuvre marquée par ce que l’on pourrait qualifier de grande opération esthétique et démocratique. Tel le
chiffonnier de Walter Benjamin, l’artiste glane tout ce que le vernaculaire offre de trésors, ces boîtes et ces
motifs que sont les logos et leurs « peintures idiotes » pour reprendre la fameuse expression que Rimbaud
employait pour qualifier les enseignes. De ce que le monde oublie ou recycle dans la machine consumériste,
Paul Pouvreau compose une langue bégayante pour parler d’un monde nouveau, fait de cités imaginaires, de
projections défiants la géométrie euclidienne. C’est le dessin qui accomplit ce projet : le recours aux tracés
en couleur, sur les supports de carton toujours, et qui viennent rejouer les objets.
Que le dessin produise une nouvelle fréquence dans l’œuvre est une évidence, mais il s’agit chez Paul Pouvreau, et en dépit de ce que le travail peut sembler avoir de « critique », il s’agit d’une forme ou d’un dispositif
consonnant. Car le trait et le crayonnage unifient la surface, mais surtout produisent une égalité de traitement
entre les objets représentés et le fond (la leçon de Cézanne ?) ; avec toujours ce qui est la grande originalité
de ce travail : le volume interne de l’image. C’est-à-dire, concrètement, la boîte (polyèdre élémentaire) toujours présente avec sa surface ornée désormais par le dessin « à la main », et dont tout l’espace qui l’entoure
semble être le dépli d’elle-même. Avec Paul Pouvreau, la sacro-sainte perspective est comprise comme un
système vernaculaire : la configuration d’un espace pour Tous. Pour les moindres riens.
En dépliant la représentation la plus prosaïque, en rencontrant les surfaces planémétriques et volumétriques,
Paul Pouvreau pose à sa manière l’une des grandes énigmes de l’époque : comment lier notre destin à la
manufacture ? Si le produit fait par la main de l’ouvrier qualifie une forme d’artisanat, le terme induit aussi bien
le caractère répétitif du geste que la standardisation de l’objet. La manufacture, projetée dans l’univers de Paul
Pouvreau, conjoint ainsi les deux imaginaires du « faire ». Le dessin exemplifie cette facture manuelle, comme
le retour d’une expérience intuitive et patiente dans un univers d’appropriation des produits de consommation. « Reprise en main », dira-t-on, où les illustrations des emballages deviennent représentations au style
crayonné, revendiquant une certaine naïveté (au sens d’un art “naïf”), ou bien, parfois, un certain classicisme
comme dans les paysages mais où, de façon obsédante, le polyèdre vient reconstruire un volume dans
l’espace.
Que retient Paul Pouvreau de la marchandise - cette entité définie par sa valeur d’échange dont Marx soulignait
le caractère mystérieux ? De la valeur, l’œuvre tout entière interroge le socle (palette de bois), le contenant
(carton) et l’enveloppe (papier journal). Sinon, tout a disparu : comment bâtir un monde avec ces riens ? C’est la
dimension becketienne de l’œuvre de l’artiste, une métaphysique rugueuse et sourde. À partir de laquelle un
souffle toutefois surgit, et devient capable de reprojeter l’entière misère des substances en un nouveau rêve
de grandeur, comme cette cité faite de paquets et d’emballages, juchée sur une colonne sans fins de palettes,
éclairée de façon à ce qu’elle projette partout l’ombre d’un phare.
L’enchantement du trivial fut le projet pop, après quoi les artistes conceptuels firent des objets de consommation des fétiches livrés à nos manies (série, collection, classification…). Paul Pouvreau se détache de ces
héritages, il aime construire dans le crépuscule de la marchandise, de nouveaux repères.
Michel Poivert
Texte issu du catalogue de l’exposition Variations saisonnières présentée à la Galerie municipale Jean-Collet
Le catalogue est édité par la ville de Vitry-sur-Seine - Galerie municipale Jean-Collet à l’occasion de l’exposition Variations
saisonnières. Il sera disponible début janvier sur simple demande.
7
Rendez-vous autour de l’exposition
Déjeuner sur l’art : jeudi 28 janvier à partir de 12h15
Découverte de l’exposition avec le médiateur de la galerie.
La visite commentée est suivie d’un déjeuner convivial ; chacun apporte
son panier-repas. Boissons et café offerts.
Entrée libre
Rencontre avec l’artiste : dimanche 07 février à 16h
Rencontre conviviale permettant d’appréhender l’univers créatif de l’artiste.
Entrée libre
8
Visuels
Paul Pouvreau
Variations saisonnières, 2015
Crédit photo de l’artiste
Paul Pouvreau
Alpha, 2008 (d)
40 x 50 cm
Crédit photo de l’artiste
Paul Pouvreau
Le cadeau (Mirande), 2008
80 x 120 cm
Crédit photo de l’artiste
Paul Pouvreau
Faits divers, 2013-2014
Crédit photo de l’artiste
Paul Pouvreau
Alpha, 2008 (R)
40 x 50 cm
Crédit photo de l’artiste
Paul Pouvreau
Faits divers, 2013-2014
Crédit photo de l’artiste
Paul Pouvreau
Alpha, 2008 (T)
40 x 50 cm
Crédit photo de l’artiste
Paul Pouvreau
Why, 2008-2009
70 x 90 cm
Crédit photo de l’artiste
9
Paul Pouvreau
Archi comble, 2011-2012
Crédit photo de l’artiste
Paul Pouvreau
Archi comble, 2011-2012
Crédit photo de l’artiste
Paul Pouvreau
Sans titre, 2011
95 x 120 cm
Crédit photo de l’artiste
Paul Pouvreau
Sans titre, 2009
48 x 58 cm
Crédit photo de l’artiste
Paul Pouvreau
Vanité, 2014
62 x 84 cm
Crédit photo de l’artiste
Paul Pouvreau
Etendard, 2007
92 x 115 cm
Crédit photo de l’artiste
Paul Pouvreau
Sans titre, 2012
80 x 120 cm
Crédit photo de l’artiste
Paul Pouvreau
Land box, 2013
Dessin au stylo bille sur papier journal
49 x 65 cm
Crédit photo de l’artiste
10
Fonds d’œuvres graphiques et photographiques
Cette collection existe depuis le début des années 1970. Créée à l’origine par des donations de membres
du jury de « Novembre à Vitry » (Hervé Télémaque, Bernard Rancillac, Ernest Pignon-Ernest, Sabine et Hugh
Weiss...), elle s’enrichit régulièrement par acquisitions et donations (Corinne Mercadier, Damien Cabanes,
Frédérique Lucien, Emmanuel Régent, Frédéric Lecomte...).
Déposé par convention au MAC VAL, le Fonds est aujourd’hui constitué d’environ 400 œuvres graphiques et
photographiques conservées dans les réserves du musée. Un choix d’œuvres issues de cette collection est
régulièrement présenté dans le cadre des parcours thématiques du musée d’art contemporain du Val-deMarne.
Deux œuvres de Paul Pouvreau, Land box, 2013 et Sans titre, 2012 ont récemment rejoint la collection.
Land box, 2013
Dessin au stylo bille sur papier journal, 49 x 65 cm
Sans titre, 2012
Photographie N/B, 80 x 120 cm
Sur une double page d’un quotidien se dessine un double
paysage : une vue romantique de montagne enchâssée
dans une forme parallépipédique, qui elle-même semble
flotter sur une masse aquatique.
Cette volumétrie n’est pas sans évoquer les multiples
contenants, cartons alimentaires ou autres, fréquemment
utilisés par Paul Pouvreau dans son travail photographique ;
ils en sont même sa signature. La pauvreté du support, le
papier journal, fait écho à la simplicité de ces matériaux
d’emballage, destinés au rebut.
Parallèlement à la photographie Paul Pouvreau a toujours
entretenu une pratique de dessin, « histoire d’anticiper, de
prendre le temps de la réflexion ». Mais jusqu’à présent, il
les a peu montrés. « Je prélève en permanence des documents photographiques dans des supports les plus divers
pour constituer une sorte de bibliothèque d’images liées à
l’actualité. Même quand elles sont extraites d’un catalogue,
ces dernières témoignent d’un usage de la photographie
et sont représentatives de la façon dont on les utilise. »
L’artiste qui s’intéresse depuis toujours à leur statut et au
rapport que nous entretenons avec elles, a eu l’idée d’en
choisir certaines, emblématiques selon lui de cette relation, et de les reproduire au stylo quatre couleurs sur des
pages du quotidien Le Monde.
Retirant la coque du stylo, il s’empare des quatre mines
pour qu’elles agissent en simultané. L’image choisie
sera reproduite fidèlement. Des marques répétées du
stylo émerge peu à peu le dessin. « Pendant un certain
temps, le sujet que je réalise n’est pas visible. Les couleurs montent progressivement comme celles d’un tirage
photographique plongé dans un révélateur. Le quatre couleurs possède les mêmes couleurs primaires que celles
utilisées en photographie : le rouge, le vert et le bleu. Ce
rapport entre les deux pratiques m’intéresse. »
Dans un paysage désolé recouvert de poussière se trouve
une architecture improbable, cité industrielle oubliée, fermée depuis longtemps… à y regarder de plus près, la précarité des éléments constitutifs de cette photo en noir et
blanc - des contenants alimentaires - comme posés là,
sans ancrage, font écho à l’obsolescence programmée
de nos produits de consommation ; la fabrique elle-même
semble destinée à disparaître. Une forte nostalgie se dégage de cette image, tout comme une belle poésie lunaire,
accentuée par la puissance des contrastes lumineux.
Depuis le début des années 1980, Paul Pouvreau explore
des matériaux banals du quotidien tels que des ustensiles ménagers, emballages, journaux, cartons, sacs en
plastique pour concevoir des œuvres « à la manière d’un
ready-made aidé ». La photographie, médium principal de
son travail, tente selon lui « de porter une attention à ces
petits riens dans lesquels se loge souvent presque tout ».
Il s’intéresse aux formes variées des emballages et à leurs
logos, comme autant de signes visuels dialoguant avec
notre espace quotidien.
« Depuis quelques années, plusieurs composantes de
mon travail entretiennent des relations assez étroites avec
le volume et l’architecture. Cet intérêt s’exprime à la fois
par la réalisation de photographies conçues comme une
scène construite ou architecturée, dans lesquelles se
confrontent les données du réel avec des objets rapportés, généralement des emballages. Cette mise en place de
signes divers s’active ainsi dans les photographies de relations plurielles créant des zones d’interférences et ambivalentes entre le naturel et le fabriqué, le réel et la fiction,
le sujet et l’objet. »
11
Exposition à venir
Exposition collective
bOurlesque
20.03 – 30.04.2016
Commissariat : Jacques Py et Catherine Viollet
Vernissage : samedi 19 mars à 18h
Avec des œuvres de Rémi Boinot, Raphaël Chipault et Gilles Gerbaud,
Erik Dietman, Anthony Duchêne, Richard Fauguet, Patrice Ferrasse,
Jérémy Laffon, Loriot-Melia, Saverio Lucariello, Philippe Mayaux, Francois Mezzapelle, Francis Montillaud, Simon Nicaise, Bernard Quesniaux, Alexandra Sá, Peter Saul, Patrick Van Caeckenbergh…
Sous l’égide du portrait photographique d’Henri de Toulouse-Lautrec se
place la sélection d’artistes de l’exposition collective bOurlesque.
À l’origine, le burlesque était un style d’écriture, un jeu verbal et corporel.
Il est depuis devenu un qualificatif dont il convient de tenter de cerner
le périmètre tant il s’applique de manière souvent subjective à des situations, des personnages, des réalisations dans des domaines expressifs
désormais très différents, allant du cirque au cinéma, de la littérature aux
arts plastiques, de la performance à la vidéographie... sans oublier la musique ou les séries télévisées.
Pour bOurlesque, les artistes l’affichent sciemment, s’en amusent avec
cette lucidité et ce recul sur soi nécessaires pour assumer la part d’autodérision entraînant en leur sillage la sympathie des spectateurs comme
autant de processus caustiques et jubilatoires qui prennent la forme
d’exutoire communicatif.
• Déjeuner sur l’art le jeudi 31 mars à partir de 12h15
• Rencontre avec les artistes le dimanche 10 avril à 16h
Cette exposition fait écho à l’année consacrée au burlesque à l’occasion
des dix ans des Écoles municipales artistiques (EMA) sur une proposition
de Vincent Mésaros.
12
La Galerie municipale Jean-Collet
Ses missions
Située au cœur de Vitry-sur-Seine, la Galerie municipale Jean-Collet a
ouvert ses portes en 1982. Cet espace de 500 m2 dédié à l’art contemporain est géré par la ville. Il a pris place sur deux niveaux dans des
anciens bains-douches municipaux. La galerie bénéficie du soutien de
la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France (Ministère de la Culture et de la Communication). Elle est membre du réseau
tram (réseau d’art contemporain Paris/Ile-de-France). Son action s’inscrit dans une volonté politique de promotion et de diffusion de l’art
contemporain depuis la fin des années soixante. Depuis sa création, la
direction artistique du lieu est assurée par un artiste. Catherine Viollet
occupe aujourd’hui cette fonction.
La galerie présente entre cinq et six expositions chaque année, avec
une programmation ouverte aussi bien à la jeune génération qu’aux
artistes déjà confirmés, couvrant tous les champs artistiques contemporains. Chaque exposition, monographique ou collective, est accompagnée d’actions de sensibilisation des publics à la création contemporaine, de pratiques artistiques et d’un travail d’édition réalisés en
étroite collaboration avec les artistes invités.
« Novembre à Vitry », prix de peinture de la ville de Vitry-sur-Seine, est
un temps fort de la programmation de la galerie.
• Vue de l’exposition Novembre à Vitry 2013, hommage rendu à Ladislas Kijno et François Arnal, tous
deux anciens membres du jury du prix à des moments différents ; avec les œuvres de François Arnal,
La robe de chambre, 1965, huile sur toile, Collection MAC/VAL, n° d’inv. 2003-957-1 ; Les persiennes,
1968, huile sur toile, Collection MAC/VAL, n° d’inv. 2003-957-3 ; La paire de ciseaux, 1967, huile sur
toile, Collection MAC/VAL, n° d’inv. 2003-957-2 • Vue de l’exposition Lauréats 2014 Novembre à Vitry
avec les oeuves d’Emilie Satre et Jean-François Leroy © Galerie municipale Jean-Collet •
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Le prix de peinture « Novembre à Vitry »
Chaque année, depuis 1969, le prix international de peinture « Novembre à Vitry » réunit à l’automne, au sein
d’une exposition, une cinquantaine de travaux d’artistes de moins de 40 ans, choisis parmi plus de trois cents
œuvres candidates. Le concours est ouvert aux artistes français et étrangers de toutes tendances. Chaque
nouvelle édition donne aux visiteurs l’occasion de découvrir l’ampleur et la richesse des possibilités développées par les artistes dédiés à ce médium. Ces jeunes plasticiens explorent la diversité des problématiques
traitées par la peinture contemporaine qui, loin de se cantonner à une dimension traditionnelle, réussit à s’approprier toutes les formes de création nées des avant-gardes. L’exposition « Novembre à Vitry » se fait ainsi
l’écho de la reconnaissance du médium, de sa vigueur et de son rôle moteur dans la création d’aujourd’hui.
Sélectionnés par un jury composé d’artistes, les lauréats se voient consacrer une exposition personnelle à la
galerie au mois de mai suivant. 5 500 euros sont également attribués à chacun d’eux.
Les lauréates du prix « Novembre à Vitry » 2015 sont Lena Hilton et Julia Scalbert.
Lena Hilton
Sans titre, 2015
Acrylique sur toile, 123.5 x 91.7 cm
Julia Scalbert
Sans titre, 2014
Acrylique sur toile, 100 x 80 cm
Ses collections
Novembre à Vitry
Composée des œuvres lauréates du prix de peinture éponyme et de donations, la collection municipale « Novembre
à Vitry » témoigne des différents courants artistiques des années 1970 à nos jours. Elle restitue une image de
l’art vivant, essentiellement pictural, dans toute la diversité des styles et des générations. La collection s’expose de manière régulière dans les différents équipements municipaux de la ville de Vitry-sur-Seine, comme
les espaces d’accueil de l’Hôtel de Ville et ceux du Centre municipal de Santé Marcel-Rouquès ou encore
les espaces communautaires de la Mapad. Les œuvres de la collection sont aussi visibles - avec une notice
succincte - sur le site internet de la galerie : galerie-vitry94.fr
L’art est dans l’école
Dans le cadre de sa mission de sensibilisation à l’art contemporain, la galerie met cette saison à disposition
des établissements scolaires de la ville une sélection d’œuvres issues de la collection « Novembre à Vitry »
pendant un mois sous la forme d’une artothèque. Au-delà de toute approche décorative, cette action tend à
initier le regard des élèves à l’art d’aujourd’hui et à être le point de départ de découvertes de pratiques et de
démarches artistiques. Ce prêt d’œuvre implique un projet d’établissement construit en lien avec la Galerie
municipale et des conditions d’exposition et de conservation adéquates.
Le Fonds municipal d’œuvres graphiques et photographiques déposé au MAC VAL (p. 11)
Déposé par convention au MAC VAL, le Fonds est aujourd’hui constitué d’environ 400 œuvres graphiques et
photographiques et est conservé dans les réserves du musée. Un choix d’œuvres issues de cette collection
est régulièrement présenté dans le cadre des parcours thématiques. En 2015-2016, le parcours L’effet Vertigo
présente les œuvres d’Emmanuel Régent, Marie-Jeanne Hoffner, Heidi Wood et Frédéric Lecomte issues de
ce Fonds.
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L’art dans la ville - Vitry-sur-Seine, un musée
à ciel ouvert
Ville pilote pour la mise en œuvre du 1% artistique, Vitry-sur-Seine fait
référence dans le domaine de l’art dans l’espace public ; ce processus
de la commande d’œuvres est maintenant étendu aux bailleurs sociaux
et aux partenaires privés lors de réalisations immobilières d’importance
ou de grandes transformations urbaines.
Véritable musée à ciel ouvert à l’échelle de la ville et en écho à l’évolution des pratiques artistiques, 135 œuvres sont à ce jour implantées, dont
celles d’artistes majeurs tels Jean Dubuffet, Piotr KowalskIi ou Jaume
Plensa.
La Galerie Jean-Collet - active hors-les-murs et responsable de la médiation autour de ces œuvres dans l’espace public, ainsi que de leur valorisation - propose des parcours pédestres dans la ville pour apprendre
et comprendre les enjeux d’une politique municipale culturelle originale.
Des cartels, dits « Fil d’Ariane », sont installés progressivement depuis
2012 à proximité des œuvres.
L’ouvrage L’art est dans la ville, paru en 2012 chez Fage éditions avec un
texte de Ann Hindry, présente l’ensemble des œuvres exposées dans
l’espace public à Vitry-sur-Seine.
• Collectif 6bis, Le Crayon, 2012, Métal peint résine, Square Henri-Barbusse • Christian Bonnefoi, Sans titre, 2006, céramique sur pierre de lave, Crèche multi-accueil, 53 rue JulesLagaisse, • Jean Dubuffet, Chaufferie avec cheminée, 1970-1996, résine polyester, Carrefour de la Libération - Conseil général du Val-de-Marne • Emilie Lemardeley
Babel Shelter, 2013, Acier Corten, bois, lumière, Résidence Le Clos des Arts - Poste ERDF • Gabrielle Wambaugh, MMM dans les nuages, 2015, Grès, inox, Résidence Urban Square
• Heidi Wood, Pictogrammes, 2009, panneaux en métal émaillé, deux triptyques, angle avenue Anatole France et rue Constantin © Laurence Barbier •
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Informations pratiques
Paul Pouvreau
Variations saisonnières
Exposition du 17 janvier au 28 février 2016
Du mardi au dimanche de 13h30 à 18h
Et le mercredi de 10h à 12h et de 13h30 à 18h
Entrée libre
Vernissage le samedi 16 janvier à 18h
Visite de presse le vendredi 15 janvier à 10h
Galerie municipale Jean-Collet
59, avenue Guy-Môquet
94400 Vitry-sur-Seine
Tél. : 01 43 91 15 33
galerie.vitry94.fr
galerie.municipale@mairie-vitry94.fr
Accès transports en commun
RER C Gare de Vitry-sur-Seine, puis bus 180 (arrêt Église de Vitry)
Métro 7 Villejuif-L. Aragon, puis bus 180 (arrêt Église de Vitry)
Mairie d’Ivry, puis bus 132 (arrêt Église de Vitry)
Porte de Choisy, puis bus 183 (arrêt Hôtel de Ville)
Métro 8 Liberté, puis bus 180 (arrêt Église de Vitry)
Direction
Catherine Viollet, conseillère aux arts plastiques de la ville de Vitry-sur-Seine
Commissaire de l’exposition
Communication et administration
Céline Vacher
Relations avec la presse
Lorraine Hussenot
Tél. : 01 48 78 92 20
lohussenot@hotmail.com
Visuels disponibles sur demande
Centre d’art
La Galerie municipale Jean-Collet bénéficie du soutien de la DRAC Ilede-France - Ministère de la Culture et de la Communication. Il est membre
du réseau tram - art contemporain en Ile-de-France.
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