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Circulaire - Institution Jeanne D`Arc

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Colombes, le 15 janvier 2016
A l’attention des professeurs de collège et Lycée et particulièrement des Professeurs Principaux, des écodélégués et des parents d’élèves
ACTION CONTRE LA POLLUTION DE L’AIR DANS LES SALLES DE CLASSES
Résumé :
- Protocole de ventilation des salles : Ouvrir les fenêtres. En hiver, il faut aérer sans perdre trop de
chaleur: éteignez les radiateurs ou les convecteurs, puis aérez la classe durant les 5 premières minutes de
cours chaque matin à 10h40 après la récré et l’après-midi à 15h40.
- Installer une plante par classe : chaque classe, par le biais de son éco-délégué et après accord du
professeur principal, se cotise pour acheter une plante de petite taille. La plante sera placée sur le bureau
du professeur et arrosée une fois par semaine par l’éco-délégué.
- éteindre la borne Wifi à la fin de chaque cours, ou au début du cours si elle n’est pas utilisée.
Constat :
D’après l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) nous passons environ 80% de
notre temps dans des lieux fermés. La qualité de l’air que l’on y respire influe sur notre santé et notre
confort. Elle peut y être moins bonne qu’à l’extérieur: lorsque l’air intérieur est pollué, il l’est généralement
de façon diffuse et continue. Nous pouvons également être exposés à des produits nocifs. Les risques sont
encore plus sensibles pour des personnes fragiles (enfants, personnes âgées, malades, etc.).
Une campagne de mesures menée par l’OQAI (Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur) dans 567
logements entre 2003 et 2005 a mis en évidence les faits suivants: • l’air intérieur est pollué de façon
spécifique, et plus fortement que l’air extérieur, • les moisissures sont présentes dans près de 37% des
logements, • 10% de logements sont «multipollués », • 100% des logements sont pollués au formaldéhyde.
(Source : Qualité de l’air intérieur, qualité de vie. 10 ans de recherche pour mieux respirer. CSTB Éditions).
Limiter la pollution de l’air intérieur est une nécessité. Renouveler l’air est essentiel pour évacuer les
odeurs et les polluants, éliminer l’excès d’humidité et assurer le bon fonctionnement des appareils à
combustion.
Identification des polluants de l’air intérieur des logements:
Dans les logements les polluants les plus classiques sont : le monoxyde de carbone (CO), les Composés
Organiques Volatils (COV) comme le formaldéhyde, les solvants organiques, les éthers de glycol, les
hydrocarbures dont benzène qui proviennent des bois traités, des colles, les peintures, les produits
d’entretien, les parfums, les feutres… La fumée de tabac, les oxydes d’azote (NOx), le dioxyde de soufre
(SO2), les pesticides (insecticides et fongicides) mais aussi les polluants biologiques (microorganismes et
allergènes) peuvent s’imprégner dans nos vêtements ou les rideaux. De même la poussière contient des
particules très variées: fumées, noir de carbone (suie), pollens, spores, allergènes. Certaines, de petite
taille, restent en suspension dans l’air et peuvent être inhalées. Les particules fibreuses (comme la
cellulose, l’amiante les laines de verre et de roche peuvent être également présentes dans l’air. Il existe
enfin une pollution électromagnétique. Parmi les différentes sources, le téléphone portable est la plus
puissante et la plus proche du cerveau. Toutes les autres émissions « wireless » domestiques : Wi-Fi,
Bluetooth, baby-phone, etc. sont nettement inférieures aux niveaux générés par les mobiles.
Et dans les salles de classe ?
L’OQAI a entamé une campagne nationale de mesure et de collecte d’informations dans les écoles, à la
demande des pouvoirs publics et des Agences de l’environnement et de la sécurité sanitaire. 300 écoles
font l’objet de nombreuses mesures : composés organiques volatils et semi-volatils dans l’air et les
poussières au sol, particules, particules, moisissures, métaux, allergènes, etc. Résultats de l’étude : fin 2016.
Institution Jeanne d’Arc - 9 boulevard de Valmy - 92700 Colombes
 01 55 66 91 00 - fax 01 41 19 90 22 - http://www.jeanne-darc-colombes.com
circulaire action pollution air des classses 2016.doc - 13/01/2016 08:59
Les solutions générales :
1) Acheter ses fournitures en connaissance de cause : Apprendre à sélectionner dès l’achat les
produits qui contiennent le moins de polluants possible. L’étiquette «Émissions dans l’air
intérieur » classe les produits selon une échelle allant de A+ (émissions très faibles) à C (émissions
fortes). Acheter de préférence des produits portant un écolabel public*: Écolabel Européen,
Écolabel Nordique, Ange Bleu.
2) Créer ou maintenir des circulations d’air suffisantes qui renouvelleront l’air intérieur : Ouvrir les
fenêtres. En hiver, il faut aérer sans perdre trop de chaleur: éteindre les radiateurs ou les
convecteurs, puis aérer la classe durant les 5 premières minutes de cours chaque matin à 10h40
après la récré et l’après-midi à 15h40.
3) Eteindre la borne Wifi installée dans chaque classe en coupant l’interrupteur près du tableau, à la
fin de chaque cours. Ne l’allumer qu’en cas de besoin. Les élèves doivent éteindre leur téléphone
portable pour limiter au maximum les pollutions électromagnétiques.
4) Installer une plante par classe : chaque classe, par le biais de son éco-délégué et après accord du
professeur principal, se cotise pour acheter une plante de petite taille. La plante sera placée sur le
bureau du professeur et arrosée une fois par semaine par l’éco-délégué.
La présence de plantes dans un environnement clos pourrait avoir des effets bénéfiques intéressants
(diminution du stress, amélioration du bien-être, meilleure productivité au travail…) et aussi diminuer la
concentration en Composés Organiques Volatils (bien qu’avec un rendement très faible). (Source ADEME).
De plus les plantes en pratiquant la photosynthèse captent le CO2 de l’air et rejettent du dioxygène ce qui
participe au recyclage de l’air que l’on respire, elles sont surtout un symbole de biodiversité, de
développement et peuvent être aussi une source d’inspiration.
Cette mesure facultative sera expérimentée cette année dans les classes volontaires avec l’accord du
professeur principal et de l’éco-délégué. Un bilan sera effectué à la fin de l’année scolaire sur le choix de
l’espèce végétale, ses avantages et ses inconvénients dans une classe.
Solutions spécifiques à long terme :
Identifier les sources possibles de polluants de l’air intérieur (feutres, fournitures…) pour chaque classe et
particulièrement pour les salles de dessin, technologie, chimie et informatique.
Etablir un diagnostic de la pollution de l’air dans l’établissement à l’aide de capteurs adaptés
Entamer une réflexion sur les fournitures utilisées ou exigées ainsi que sur le matériel d’entretien utilisé
dans l’établissement.
Précautions dans le choix des plantes :
Bien que le risque sanitaire soit faible : certaines plantes peuvent être à l’origine de symptômes allergiques
(asthme, eczéma, dermatites…). Certaines plantes sont toxiques en cas d’ingestion (Dieffenbachia,
Datura…), mais les accidents sont très rares, d’autres peuvent provoquer des blessures (cactées), la terre
des pots est souvent riche en moisissures dont les spores sont allergisantes, on utilise souvent des produits
pouvant être source de pollution pour entretenir les plantes d’intérieur (produits phytosanitaires,
engrais…),.
Donc il faudra être vigilant sur l’origine et l’espèce végétale qui aura été choisie par chaque classe. En
fonction des résultats constatés cette année (espèce, résistance, lieu, taille de la plante, disposition dans la
salle, manifestations allergiques, source de bien être…) nous ferons un bilan de l’action en question.
Sylvie Chassang
Chef d’établissement
Najib Benarafa
Coordinateur Développement Durable
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