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16/01/1890, Arrivo di Ch. de Foucauld alla trappa di N.D. des Neiges

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Il 16 gennaio 1890 Charles de Foucauld entra
alla trappa di Notre Dame des Neiges, in
Ardèche, con il nome di fratel Marie-Albéric.
Nelle lettere che egli scrive a sua cugina
Marie de Bondy dice che il 15 gennaio fu il
giorno del più grande sacrificio, nella
tristezza e nel dolore della separazione. Il 15
gennaio 1900, dieci anni dopo questa
separazione, scrive a Marie de Bondy: “un
sacrificio che mi è costato tutte le mie
lacrime, sembra, poiché da questo momento,
dopo questo giorno, non piango più e mi
sembra che non ho più lacrime!...”
Da una lettera a Henry Duveyrier, amico di Charles de Foucauld
Monastero di Notre Dame des Neiges, 24 aprile 1890
Sono da più di tre mesi in un monastero di Trappisti (l’ordine di San Bernardo); la preghiera, il lavoro
dei campi, l’astinenza, la povertà, l’obbedienza, l’abiezione, la solitudine, il silenzio sono il centro
della nostra vita: l’amore, l’amore di Dio, l’amore di N.S. Gesù Cristo ne sono l’anima, ne sono il
fondamento… e nello stesso tempo l’amore di tutti gli uomini, conseguenza inseparabile dell’amore
di N.S. Gesù Cristo. - Perché sono entrato alla Trappa? Ecco ciò che la vostra cara amicizia mi chiede.
Per amore, per puro amore. Nostro Signore Gesù Cristo è vissuto povero, lavorando, digiunando,
oscuro e disprezzato, come l’ultimo operaio, ha trascorso giorni e notti solitarie nel deserto; amo
Nostro Signore Gesù Cristo, seppure con un cuore che vorrebbe amare di più e meglio, ma infine Lo
amo, e non posso sopportare di condurre una vita diversa dalla Sua, una vita dolce e onorata quando
la Sua è stata la più dura e la più disprezzata che mai… non voglio attraversare la vita in prima classe
mentre Colui che amo l’ha attraversata nell’ultima… - Ecco a quale vita, ringrazio Dio con tutto il mio
cuore, di avermi chiamato, io che quattro anni fa non credevo in Dio!... il più grande sacrificio per
me, così grande che tutti gli altri non esistono di fronte a lui e diventano nulla, è la separazione per
sempre da una famiglia adorata e da tanti pochi amici ma ai quali il mio cuore è attaccato con tutte le
forze: questi amici così cari sono quattro o cinque, e siete uno dei primi fra essi: potete comprendere
quanto mi costi pensare che non vi vedrò più… tutti gli uomini sono figli di Dio che li ama
infinitamente: è dunque impossibile amare, voler amare Dio senza amare, voler amare gli uomini: più
amiamo Dio più amiamo gli uomini… L’amore di Dio, l’amore degli uomini, è tutta la mia vita, sarà
tutta la mia vita io lo spero.
Le 16 janvier 1890 Charles de Foucauld entre à la trappe de Notre Dame des Neiges, en Ardèche, et il
prend le nom de frère Marie-Albéric. Dans les lettres qu’il écrit à sa cousine Marie de Bondy, il dit
que le 15 janvier fut le jour du plus grand sacrifice, dans la tristesse et la douleur de la séparation. Le
15 janvier 1900, dix ans après cet séparation, il écrit à Marie de Bondy : « un sacrifice qui m'a coûté
toutes mes larmes, semble-t-il, car depuis ce temps, depuis ce jour, je ne pleure plus, il me semble que
je n'ai plus de larmes!… »
D’une lettre à Henry Duveyrier, ami de Charles de Foucauld
Monastère de Notre-Dame des Neiges, 24 avril 1890
Je suis depuis plus de trois mois dans un monastère de Trappistes (l'ordre de St Bernard) ; la prière, le
travail des champs, l'abstinence, la pauvreté, l'obéissance, l'abjection, la solitude, le silence sont le
corps de notre vie : l'amour, l'amour de Dieu, l'amour de N. S. Jésus-Christ en est l'âme, en est le
fond... et en même temps l'amour de tous les hommes qui est la conséquence inséparable de
l'amour de N. S. Jésus-Christ. — Pourquoi suis-je entré à la Trappe? Voilà ce que votre chère amitié
me demande. — Par amour, par pur amour. Notre-Seigneur Jésus-Christ a vécu pauvre, travaillant,
jeûnant, obscur et dédaigné, comme le dernier ouvrier, il a passé des jours et des nuits solitaires au
désert ; j'aime Notre-Seigneur Jésus-Christ, bien que d'un cœur qui voudrait aimer plus et mieux,
mais enfin je L'aime, et je ne puis supporter de mener une vie autre que la Sienne, une vie douce et
honorée quand la Sienne a été la plus dure et la plus dédaignée qui fut, jamais... je ne veux pas
traverser la vie en 1ère classe pendant que Celui que j'aime l'a traversée dans la dernière... — Voilà
quelle vie je remercie Dieu de tout mon être de m'avoir faite, moi qui il y a quatre ans ne croyais pas
en Dieu !... le plus grand sacrifice pour moi, si grand que tous les autres n'existent pas auprès de lui
et deviennent un néant, c'est la séparation pour jamais d'une famille adorée et d'amis très peu
nombreux mais auxquels mon cœur est attaché de toutes ses forces : ces amis si chers sont au
nombre de quatre ou cinq, vous êtes un des premiers d'entre eux : c'est vous dire combien il me
coûte de penser que je ne vous verrai plus.. tous les hommes sont les enfants de Dieu qui les aime
infiniment : il est donc impossible d'aimer, de vouloir aimer Dieu sans aimer, vouloir aimer les
hommes : plus on aime Dieu plus on aime les hommes … L'amour de Dieu, l'amour des hommes, c'est
toute ma vie, ce sera toute ma vie je l'espère.
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