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01 une 1068.jpg - Le Journal de Saint

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Sinistrés : le bec dans l’eau
Deux mois après l’assaut du Raid, les habitants
du 48, rue de la République demandent toujours à être traités
comme des victimes du terrorisme. p. 5
N°1068 1,00 €
Du 20 au 26 janvier 2016
Coignet
avant-après
Départements vs État
D
u pognon ! La municipalité de SaintDenis n’est pas seule à se tourner vers
l’État pour réclamer les subsides
nécessaires au bon fonctionnement de la ville.
La baisse des dotations aux collectivités territoriales devient un sujet national majeur. Une
délégation des conseillers départementaux de
gauche (PS, Front de gauche et EELV) est allée
à Matignon pour causer gros sous et RSA. En
Seine-Saint-Denis, le nombre d’allocataires
enfle au point de franchir la barre des 100 000
sans que le financement de ce revenu de solida-
rité active soit revu à la hausse par le gouvernement. Résultat, l’État ne rembourse plus les
départements à la hauteur de ce qu’ils déboursent. Comme ce déséquilibre touche les
territoires indépendamment de leur couleur
politique, la droite qui avait, en 2004, soutenu le
transfert de compétence piloté par Jean-Pierre
Raffarin est désormais vent debout. À seize
mois de la présidentielle, elle brandit la menace
d’une«guerre totale avec l’État», selon
l’expression de Dominique Bussereau,
le président des départements de France.
Triolet
innove p. 7
Rugby : défaite
de justesse
à Montluçon p. 8
Une classe de 6e du collège expérimente une méthode qui exclut les
notes, remplacées par des points
de couleurs, et met en avant des
niveaux de compétences.
maxime longuet
Au coin de la Une
Yann mambert
L’immeuble qui abritait un ancien squat
au 59-61 rue Charles-Michels
a réussi sa métamorphose. p. 3
Documentaire
événement sur
l’Irak à l’Écran p. 11
ACTUALITÉS
ACTUALITÉS
La semaine du 20 janvier 2016
Mention pour la Légion
L’association (Notre Union Associative Grandir
Ensemble) fête son 1er anniversaire samedi
23 janvier à 20 h et convie les Dionysiens au 43
rue de Chantilly autour d’un buffet. V.L.C.
Dans son édition du vendredi 17 décembre, le
Figaro a dressé le palmarès des mentions
« très bien » au baccalauréat. C’est la Maison
d’éducation de la Légion d’Honneur, à Saint-
Denis, qui prend la première place de ce classement national, avec 68,6 % de mentions TB
au bac général, devant les lycées parisiens
Stanislas, Henri-IV ou Louis-le-Grand. S.B.
À noter
cette semaine
Logement La prochaine réunion
d’information et de débat sur le logement
organisée par Philippe Caro, conseiller
municipal délégué, concernera plus
spécifiquement les habitants du quartier de
Projet. Le Grand centre ville
à l’étude
Paix en plaque
Yann mambert
Une vingtaine de Dionysiens du Grand centre ville se sont
retrouvés le 13 janvier en mairie, à l’invitation de cinq étudiants
en architecture de Paris La Villette, pour lancer le projet participatif
« Sur le fil » qui se définit comme atelier de re-création urbaine.
Depuis septembre sur le terrain, les étudiants ont élaboré cinq pistes
de travail, à partir de leurs observations et de leurs rencontres avec
des habitants. Le manque d’espaces verts, les poubelles qui traînent,
l’accès au parc de la Légion d’honneur, les vendeurs de brochettes,
la diffusion des infos du conseil citoyen furent questions sur lesquelles
les participants étaient invités à ajouter leurs propositions à celles des
étudiants. L’assemblée, ensuite partagée en deux groupes, a
approfondi deux sujets : dépôts d’ordures sauvages et espace public
(espaces verts, version élargie). Les propositions de chacun des
groupes ont été soumises à tous en fin de soirée. Parmi ces dernières,
la sensibilisation sur les dépôts d’ordures, avec une expo photo,
semble réalisable rapidement. D’autres idées ont émergé mais qui
demandent, pour leur réalisation, plus de temps. Le groupe, constitué
et amené à se revoir, ne manquera pas d’interpeller, à ce propos,
les nouveaux conseillers de quartier. V.L.C.
Paris 8. Une journée sur
le handicap
Le service d’accueil des étudiants handicapés (SAH) accompagne, à Paris 8, cette année plus de 300 étudiants (1,35 % des effectifs) à tous les niveaux d’étude, de la première année de licence
jusqu’au doctorat.
C’est en 2003 que l’université Paris 8 a créé le SAH, plusieurs années avant la généralisation de ce genre de service dans les établissements d’enseignement supérieur. Et c’est depuis la loi du 23 juillet
2013 que les universités doivent adopter un schéma directeur pluriannuel pour permettre l’accueil et la réussite des étudiants handicapés. Jeudi 21 janvier, l’université organise donc une journée de
réflexion et de sensibilisation. La présidente Danielle Tartakowsky
et le professeur chargé de mission Dominique Archimbault ouvriront cette journée dès 9 h 30 dans l’amphi D001. Des tables rondes
suivront, consacrées à l’accompagnement pédagogique, l’accès au
doctorat et l’accessibilité numérique pour les étudiants handicapés.
Dans le hall d’exposition, on pourra voir « Imm(8)rsion », le film réalisé par Akibe Kone, étudiant à Paris 8. S. B.
Internautes et lecteurs du Journal
de Saint-Denis, réagissez aux articles
sur www.lejsd.com
JSD 59 rue de la République, 93200 Saint-Denis ; Fax : 01 55 87 26 88 ;
Mail : info@lejsd.com Directeur de la publication Gilles Henique,
gilles.henique@lejsd.com Directeur, directeur de la rédaction
Dominique Sanchez : 01 77 35 73 12 ; lejsd.ds@wanadoo.fr Rédactrice
en chef adjointe, secrétaire de rédaction Patricia Da Silva Castro :
01 77 35 73 11, lejsd.pdsc@wanadoo.fr Maquettiste Véronique
Le Coustumer : 01 77 35 73 07, lejsd.vlc@wanadoo.fr Rédacteurs Benoît Lagarrigue :
01 77 35 73 08, lejsd.bl@wanadoo.fr ; Marylène Lenfant : 01 77 35 73 06,
lejsd.ml@wanadoo.fr ; Sébastien Banse : 01 77 35 73 09, sebastien.banse@lejsd.com ;
Linda Maziz : maziz.linda@gmail.com Photographe Yann Mambert : 01 77 35 73 10,
lejsd.ym@wanadoo.fr Pré-presse, édition, impression PSD Diffusion Établissement Petit,
0 1 7 5 3 4 6 9 8 3 , p e t i t . d i s t r i b @ g m a i l . c o m Publicité Martine De Sax, 01 42 43 12 12
Tirage 51 000 ex. (sur papier recyclé). N° de commission paritaire en cours. Abonnement annuel
70 € (chèque à l’ordre de Communiquer à Saint-Denis).
véronique Le coustumer
Psy de cité
Franc-Moisin. Il travaille
à la PMI auprès d’une
population qu’il a vu
se paupériser au fil
de ses vingt-cinq années
d’exercice. Des personnes
socialement fragilisées
qu’il n’a de cesse
d’accompagner.
PORTRAIT
Par Marylène Lenfant
Photo Yann Mambert
Des petites lunettes rondes. Une
oreille attentive, affûtée par la bienveillance. Et un savoir pétri d’humilité. Si le
personnage ne saurait être résumé en
ces quelques mots, ses familiers y reconnaîtront sans doute Taoufik Adohane. Après vingt-cinq ans d’exercice à
la PMI (Protection maternelle et infantile) de Franc-Moisin, le psychologue
clinicien pourrait accuser un coup de
fatigue sous le poids de la souffrance
humaine. Mais non. Sa « première pensée » quand on l’invite à se raconter est
pour Francine Arondel et Dominique
Janody, les professionnelles de PMI qui
l’avaient recruté. « Accueilli », préciset-il, encore débordant de reconnaiss a n ce. C’ é ta i t e n 1991. Le j e un e
homme, originaire du Maroc, exerçait
depuis déjà cinq ans, à l’hôpital Avicenne de Bobigny, une toute nouvelle
spécialité, ethno-thérapeute, au côté
de Serge Lebovici et de Tobie Nathan,
grands noms de l’ethnopsychiatrie.
Autre atout, sa maîtrise de l’arabe et
du berbère. Outre celle de l’anglais,
« parce qu’une partie de ma famille a
émigré en Angleterre ». Et de l’espagnol, « parce que la mère de ma fille est
espagnole ». De plus, Taoufik connaît
déjà Franc-Moisin. Dans les années
80, alors qu’il était encore un étudiant
bûchant une thèse de doctorat, dont il
allait tirer un livre (1), il venait y gagner
quelques sous comme écrivain public.
Il s’en souvient comme d’une expérience « charnière ». « J’ai écouté les
gens. C’était des correspondances, souvent sur des conflits de famille, autour
d’héritages. »
Depuis, dans cette cité, il a vu passer
bien des professionnels. D’autres,
comme lui, sont toujours là. Et ont de ce
fait « une vision que les autres n’ont pas ».
Lui en a notamment tiré cette analyse
d’une évolution plutôt préoccupante
depuis les années 80, «décennie du questionnement ». En 1988, avec la création
du RMI, note-t-il par exemple, les travailleurs sociaux ont été confrontés à «des si-
« Va-t-on
psychiatriser
des troubles liés
à des problèmes
sociaux ? »
tuations de souffrance et de manque de
soins », jusqu’alors restées dans l’ombre,
et auxquelles ils n’étaient pas préparés.
« Les années 90 marquent un grand pas
dans le champ social, continue-t-il. Tout
le monde pouvait y contribuer, on y produisait une pensée. Mais depuis les années 2000, on est dans le contrôle social.
On est dans la logique du cloisonnement,
du ciblage de population qu’on fait entrer
dans des dispositifs.»
Rapporté aux enfants en difficulté,
c’est le système de la « patate chaude »,
de signalement en signalement. Il en
relate le cas typique des « enfants béquilles » pour des femmes venues de
loin, et auxquelles la grossesse avait
conféré un début de reconnaissance
sociale. Dont un hébergement. Enserré
dans « une relation fusionnelle, suffocante, c’est l’enfant qui a la bougeotte.
L’école appelle la mère, travailleuse précaire à qui l’on dit d’aller voir un psychologue. Ses difficultés lui sont renvoyées
comme étant de sa faute. » Il y a aussi les
« sans », privés d’emploi, de logement,
qu’il consulte à la Maison de l’emploi.
Autant de populations «confrontées à la
souffrance, mais qui ne sont pas malades. Va-t-on psychiatriser des troubles
liés à des problèmes sociaux ? », s’emporte-t-il. Qu’un psychologue ait sa
place auprès d’eux, c’est pour lui une
évidence. Mais à la condition de « déconstruire son savoir » et de le réinscrire
« dans le champ de la solidarité ». (1) « Le livre de l’âme » en 1998. Dernier titre,
« Itinéraires déracinés, journal de bord
d’un psy de cité » en 2011 chez L’Harmattan.
Ni champagne, ni petits fours. Des discours et des ateliers
thématiques à la place. Cette année, la traditionnelle cérémonie
de nouvel an de la municipalité a été annulée et remplacée par
un rassemblement revendicatif contre le « désengagement de l’État ».
Mardi 12 janvier, environ trois cents personnes ont participé
à l’initiative « Saint-Denis présente ses vœux à la République » dans
la salle de la Légion d’honneur. Didier Paillard a cité Victor Hugo
pour souhaiter qu’en 2016 « l’amour chasse la haine » et plaidé pour
« l’égalité, le socle même de notre République ». Le maire a fait le
parallèle entre les manquements de l’État (200 policiers nationaux,
profs absents, trams et bus bondés, poste et gare surchargées, agents
de Pôle Emploi débordés qui « suivent chacun 415 chômeurs contre
175 dans les agences parisiennes ») et l’action de la Ville (construction
des groupes scolaires, PMI et centres de santé, renforcement de la
police municipale, aide aux associations…). Six ateliers thématiques
ont été ensuite organisés pour, comme l’a expliqué l’adjoint au maire
Laurent Russier, que cette réunion soit «le premier acte d’une
mobilisation plus large». Dans la salle où fleurissaient sur
une grande fresque les messages apposés par les participants, aucun
élu PS n’était présent. Dans un communiqué, ils faisaient savoir
que « ce meeting a pour objectif de se défausser de ses responsabilités
et laisse à penser que le maire veut dès à présent justifier une hausse
des impôts locaux en 2016 ». D.Sz
Appel à don
Les associations Bay
Lanmen, CM 98- antenne
de Saint-Denis, le Racing
club et le CAFAM appellent
à soutenir
financièrement « deux
compatriotes antillais »
qui habitaient au 48, rue de
la République, dans l’immeuble où le RAID a donné
l’assaut pour
déloger des terroristes. Les
chèques sont à libeller à
l’ordre du CAFAM (avec la
mention « soutien aux Antillais de Saint-Denis » au
dos) et à envoyer à
CAFAM, 3 villa DuryVasselon, 75020 Paris.
Les sommes recueillies seront remises aux
familles lors d’une
rencontre, le 6 février.
Côté commerce
Casino Shop
«Nous avons voulu un magasin
de proximité avant tout.Nous
accordons une grande importance au contact humain.»
Christophe Henry, le gérant
du tout nouveau Casino Shop de
la Plaine (5, avenue du Stade-deFrance, près de la gare du RER B)
et son épouse Sémia ont imaginé
une supérette fidèle à leurs
convictions. Ainsi ce coin repas,
judicieusement placé à côté du
point presse, où l’on peut boire
thé ou café, se connecter au Wi-Fi
et même faire chauffer son repas
dans un micro-ondes en libreservice ! Côté magasin, quelque
7 000 références sont impeccablement organisées sur 290m2.
Rien ne manque : de quoi
déjeuner, évidemment, pour
les nombreux salariés voisins,
épicerie, hygiène, pain et viennoiserie cuits sur place, belle
cave de vins et bières et produits
bios, dont des fruits et légumes,
la spécialité de Madame.
Laquelle explique s’être baladée
avec son mari dans le quartier
avant d’y ouvrir boutique et
avoir dénombré pas mal
d’immeubles d’habitation.
«C’est pourquoi nous ouvrons le
dimanche.Et proposons un large
choix de produits“discount”d’un
bon rapport qualité/prix pour
les familles.»Le sens du service
n’est décidément pas un vain
mot pour le couple. «On peut
nous déposer son linge et le
récupérer lavé et repassé par le
pressing de la rue du Landy.Nous
ne prenons aucune commission», précise Mme Henry. Le
magasin salarie cinq personnes,
dont deux jeunes femmes
recrutées par le Pôle Emploi
local. «On s’est battu pour sa
venue,se félicite Laurent Guisez,
du service commerce de laVille.
Il aurait dû y avoir une pizzéria
à la place…» P.D.S.C.
Ouvert du lundi au samedi (7 h 3020 h) et le dimanche (8 h 30-13 h).
Commandes et livraisons,
conditions sur casinoshop.fr
Banquet La section locale du PCF
organise son banquet de début d’année
dimanche 24 janvier, 12 h à l’Usine
(379, avenue Wilson). Pour s’inscrire
(s’il reste des places) : 06 82 06 09 20.
Les couleurs
retrouvées de
l’immeuble Coignet
Dans une déclaration
commune au département
de la Seine-Saint-Denis, six
syndicats (CGT, CFDT, FO,
FSU, CFTC et Solidaires)
« expriment leur profonde
indignation et leur colère
suite à la condamnation de
8 ex-salariés Goodyear à 24
mois de prison dont 9 mois
ferme ». Les organisations
syndicales estiment que
« dans un contexte d’état
d’urgence, où cette loi d’exception est parfois détournée pour tenter de faire
taire le mouvement social,
cette attaque contre des militants syndicaux, est un
nouveau très mauvais
signe ».
Patricia Da Silva caStro
TAOUFIK ADOHANE
Haguette et sa fresque
Pour réaffirmer
le besoin de paix,
le comité du
Mouvement de la
paix de Saint-Denis
invite à l’inauguration d’une plaque
devant
l’arbre de la Paix place de l’hôtel
Dieu- en présence
du maire, samedi 23
janvier à 11h.
Collectif copropriétés La
prochaine réunion du Collectif de conseils
syndicaux de copropriétés aura lieu mardi
2 février à 18 h 30 et portera sur le syndic
SDC. mail : collectif.cssb@laposte.net
Good Year
Nouvel an. Les vœux de
la mairie à la République
Contact facebook : SurLeFilSaintDenis, mail bonjour.surlefil@gmail.com
Compact Création (un collectif street artistes) pose devant
sa fresque, réalisée avec les riverains à la demande du collectif
Haguette (également sur la photo). Le 16 janvier, les présents
étaient aussi conviés à profiter de vin et de chocolat chauds,
pour marquer cette nouvelle étape du mieux vivre ensemble
dans ce secteur du centre-ville. V.L.C.
la Mutuelle et aura lieu mardi 26 janvier
de 18 h à 20 h, à la Maison de quartier
Romain-Rolland (2 rue Henri-Barbusse).
Julien Colas, maire-adjoint en charge du
quartier, y participera.
3
Huîtres
L’ostréiculteur du golfe
du Morbihan qui
participeà la foire des
Savoir faire occupe un
stand les vendredis,
samedis et dimanches
à la brasserie Le Basilic
(rue de la Boulangerie
en centre-ville) et
propose dégustation
et vente à emporter.
Écoles
Corbillon
À la demande des parents
d’élèves des écoles
Corbillon et Jules-Guesde,
qui ont interpellé par
courrier, le 24 novembre, la
municipalité sur la situation toujours préoccupante de la rue du
Corbillon, une réunion a
été organisée le mercredi
20 janvier, à 18 h 30, à la
sous-préfecture de SaintDenis, en présence des
représentants de la souspréfecture, du commissariat de police et de la Ville.
Yann mambert
Chroniques
dionysienes
NUAGE
Dans un immeuble qui fût longtemps squatté, désormais 58 appartements aux aménagements soignés.
Métamorphose.
L’immeuble qui a
abrité le plus gros
squat de la ville a
désormais fière allure
rue Charles-Michels.
teur, en 1856. Ce patron bâtisseur l’avait édifié avec un matériau tout nouveau de son invention, le béton aggloméré. Inscrit
à l’inventaire des Monuments
historiques, en 1998, l’immeuble a été rénové sous le contrôle
des Bâtiments de France et de la
Direction régionale des affaires
culturelles. La ville ne pouvait
espérer meilleur dénouement,
comme l’a rappelé ce samedi le
maire-adjoint Stéphane Peu.
Le 59-61, rue Charles-Michels. C’était pendant près de
vingt ans l’adresse du plus gros
squat qu’ait jamais connu la
ville. Derrière les hautes façades, sombres, lugubres, rongées par l’insalubrité, s’abritaient là des centaines de personnes. Autant dire qu’une telle
métamorphose était difficile à
imaginer. Mais après un chantier de deux ans, la société Histoire et Patrimoine a bel et bien
livré l’immeuble qu’elle avait représenté dans sa brochure commerciale. Composé de trois
corps de bâtiments, l’édifice de
cinq étages a retrouvé son teint
de jeunesse couleur sable et ses
fenêtres moulurées. Les 72 petits logements pour ouvriers ont
été remodelés en 58 appartements, aux aménagements soignés. Ouvert à ses habitants en
décembre, l’immeuble a été
inauguré le samedi 16 janvier en
présence des descendants de
François Coignet, son construc-
Du T1 de 24 m2
au T3 de 60 m2
C’est à partir de 1994 qu’elle
rachète lot par lot l’immeuble
insalubre, et en reloge les occupants. En 2001, alors qu’il est
vidé depuis deux semaines et
que le Pact Arim s’apprête à le réhabiliter, « il y avait là 298 personnes. C’était complètement
squatté », rappelle M. Peu. En
avril 2008, un incendie y dévaste
une cage d’escalier et fait deux
victimes, un homme de 25 ans et
un bébé qui décédera à l’hôpital.
150 personnes, sans papiers
comme la plupart, doivent être
évacuées et hébergées. Parmi
elles, une vingtaine de familles
sont accueillies quatre mois
après dans la résidence sociale
Yann mambert
2
N°1068 DU 20 AU 26 JANVIER 2016
N°1068 DU 20 AU 26 JANVIER 2016
Construit pour les ouvriers, « c’était le seul
bâtiment de logements
au sein de l’usine Coignet, au milieu de centaines de cheminées »,
rappelle Alexandre
Mauret, président de
Histoire et Patrimoine.
voisine, tout juste livrée. Son
bailleur et constructeur Adoma
est sollicité par la ville pour réhabiliter le vieil immeuble Coignet
aux fenêtres noires et béantes. Il
est question là encore d’une résidence sociale. Le projet capote.
La ville se tourne vers Histoire et
Patrimoine, un promoteur qui a
déjà mené à bien une réhabilitation a priori improbable, celle du
coron Meissonnier. « Après notre
première visite ici, il y a eu entre
nous un grand silence », raconte
Alexandre Mauret, son président, au souvenir des conditions
de vie des familles. En août 2012,
l’immeuble est enfin vidé de tout
occupant. Et dûment gardienné.
Missionnés par Histoire et Patrimoine, les architectes de l’Atelier Monchecourt & Co ont dû
réaliser un diagnostic minutieux
et effectuer maintes recherches
pour reconstituer le mortier
d’origine et réparer par des
greffes les parties abîmées. Du
T1 de 24m2 au T3 de 60m2, les appartements ont été vendus de
3 700 à 4 150 euros le mètre carré.
L’offre commerciale était assortie de trois dispositifs fiscaux à
l’attention des investisseurs
pour y répartir les locations entre loyers conventionnés (de 7 à
13 euros le m2) et loyers libres.
C’est à présent le service gestion
d’Histoire et Patrimoine qui
veille au fond au fonctionnement de la copropriété, partagée
entre une cinquantaine de personnes. Acquis en 2014 par Altarea Cogedim, Histoire et Patrimoine s’apprête à livrer un autre
immeuble rénové de 19 logements au 9 boulevard FélixFaure.
Marylène Lenfant
N°1068 DU 20 AU 26 JANVIER 2016
2 MOIS APRÈS L’ASSAUT DU RAID
La semaine du 20 janvier 2016
Pour se détendre, prendre soin de soi,
un cours de sophrologie est proposé depuis
le 19 janvier et chaque mardi, à 19h,
à la Maison de quartier, 5 rue Saint-Just.
Pour en savoir plus, 01 83 72 20 50.
Joxe pour « un projet
euthanasié »
Débat. L’ancien
ministre PS et les autres intervenants n’ont
pas mâché leurs mots,
sur l’état d’urgence
et la déchéance
de nationalité.
L’inscription de l’état d’urgence et de la déchéance de nationalité dans la constitution fracture
la gauche en profondeur. C’est peu
de le dire. La soirée organisée vendredi 15 janvier à la bourse du travail, concomitamment par Pas
sans nous !, collectif citoyen des
quartiers populaires et la revue
Mouvements, en est une nouvelle
illustration.
« En janvier 2015, nous étions
dans la rue pour les libertés et aujourd’hui nos libertés sont en danger », résume Mohamed Mech-
mache. «On n’est pas des Français à
part entière, mais des Français à
part ! », proteste ce binational. Isabelle Attard, l’une des -seulementsix députés à avoir voté contre
l’état d’urgence à l’Assemblée s’indigne de «la montée sécuritaire depuis 2012». La parlementaire EELV
refuse « l’octroi des pleins pouvoirs
sans l’aval d’un juge » et estime
« terrifiant le discours de guerre de
François Hollande au congrès de
Versailles où, pas une seule fois, le
mot cohésion sociale n’a été prononcé ». Sous les caméras du
Bondy Blog, Pierre Joxe en invité
surprise a le verbe féroce pour le
Parti socialiste. « L’évolution de ce
parti ne me plaisait qu’à moitié »,
avoue l’ancien ministre de François Mitterrand, « c’est pour cela
que j’ai arrêté la vie politique il y a
une vingtaine d’années ». Mais là, il
reprend du service et ne mâche pas
ses mots : « je souhaite l’euthanasie
de ce projet qui, de fait, vise les
franco-maghrébins », lance-t-il
avant de rappeler des souvenirs
personnels qui prennent un sens
commun : « quand j’étais enfant,
j’étais en Algérie. J’ai vu ce qu’était le
régime colonial avec les Français de
souche européenne ou de souche
nord-africaine.Ce qui se passe nous
rattache à la période coloniale ».
Quand Michel Tubiana, président
d’honneur de la Ligue des droits
de l’Homme, enfonce le clou pour
dire que « notre état de droit commence à devenir une apparence
d’état de droit », une intervenante
dans la salle se demande dans la
foulée si le débat sur la déchéance
de nationalité n’est pas « un rideau de fumée » pour éviter celui
sur l’inscription de l’Etat d’urgence dans la constitution et occulter « la criminalisation du
mouvement social ». Dominique Sanchez
Découvrez Saint-Denis au moyen-âge et les maîtres verriers de la Basilique
dans le roman historique de Jean-Jacques Hubinois
S
a vie durant, Quentin de Chartres n’aura qu’une
obsession : retrouver le secret, disparu avec son
créateur, du bleu de la Vierge en majesté. Ce
bleu révélé enfant, et créé au siècle précédent par
un mystérieux verrier en sa cathédrale de Chartres.
En ce XIIIe siècle, dans les villes et les bourgs
d’importance, des nouveaux lieux de culte s’élancent
toujours plus haut dans le ciel, sollicitant les
meilleurs artisans du royaume.
Les verriers les plus talentueux rivalisent d’audace
pour laisser à la postérité des vitraux aux couleurs
incomparables que le soleil, de ses rayons obliques,
vient traverser sans les briser... comme le Verbe
de Dieu, lumière du Père, pénètre, selon Bernard
de Clairvaux, dans le corps de la Vierge pour sortir
intact de son sein.
Mais Quentin n’a cure de ces images. Sa quête est
autre... Les souhaits de Dieu sont impénétrables et
c’est en la basilique de Saint Denis que se jouera le
destin du maître-verrier.
Cet ouvrage est en vente à l’Office du tourisme, à la librairie Folies d’Encre, chez PSD, mais aussi par
correspondance auprès de la société PSD en remplissant et retournant le formulaire ci-dessous :
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Le Forum de la vie associative se tiendra
samedi 6 février, à partir de 13h, à la bourse
du travail. Cette 4e édition porte sur
les enjeux des mutations sociétales,
mutations associatives et se déclinera
en 4 ateliers thématiques. L’inscription au
Forum, aux ateliers ainsi qu’au diner
convivial est obligatoire.
Elle est à retourner avant le 25 janvier
à la Maison de la Vie Associative (19 rue
de la Boulangerie). Tel : 01 83 72 20 40.
Sans-papiers
Des victimes
oubliées
Citroën
Aulnay
Jeudi 21 janvier,
à 19 h, à la Belle
Étoile (14, rue
Saint-Just, métro
Front Populaire)
on pourra voir des
extraits du film
Comme des Lions
consacré au
combat des
ouvriers des usines
Citroën d’Aulnay.
La projection sera
suivie d’un débat
avec la réalisatrice,
Françoise Davisse,
et avec Philippe
Julien, délégué
CGT Citroën.
Concert pour
Rayane
Huit musiciens et leur
formation seront réunis
sur scène par l’association Le Cœur sur la main
pour venir en aide à
Rayane. Atteint
d’amyotrophie spinale,
une maladie génétique,
ce petit Algérien de 13 ans
doit être soigné en
France, faute d’un cadre
médical adapté dans son
pays. Après deux interventions chirurgicales à
la colonne vertébrale, et
58 jours d’hospitalisation
qu’elle a financés depuis
novembre (grâce à une
collecte de 60 000 euros),
l’association a besoin de
fonds supplémentaires
pour la poursuite des
soins dont une rééducation spécialisée. Au programme, DJ Amine, Rafik
Sghir, Toufik Oumnassi,
Belaid Branis, Arezki Amziane, Zahir Abdjaoui,
Hamid Itoudj et DJ Amil.
Le samedi 23 janvier, de
18 h à 22 h, à la bourse du
travail. Entrée : 15 euros
(adultes) et 5 euros (enfants). Tél. :
06 49 75 35 17/06 28.
Accessibilité
et arnaque
C’est un fleuriste qui a
alerté la chargée de
mission handicap de la
Ville. Ce commerçant a
été démarché par une
entreprise, nommée
Ad’Ap, et sans adresse
postale. Celle-ci invoque
à l’appui de son démarchage une circulaire du 6
janvier 2016 sur l’accessibilité des ERP, établissements recevant du
public, ainsi qu’un soidisant agrément de la
préfecture pour les
accompagner dans leurs
diagnostic et travaux,
sous peine de sanctions
financières et pénales.
La ficelle est d’autant
plus grosse que la circulaire en question n’existe
pas. S’il y a bien des
entreprises sérieuses
dans le domaine, souligne-t-on en mairie,
« celle-ci n’en est pas ».
Double peine. En situation irrégulière, parfois
grièvement blessés par les forces de l’ordre,
leurs vies sont aujourd’hui au point mort.
vue de 72 heures qui a conclu à
leur « totale innocence ». En
guise d’excuses, quatre de ces
victimes, dont Nordine T., qui a
lui aussi eu le bras blessé par les
tirs du Raid, ont passé cinq
jours au centre de rétention de
Vincennes en vue d’être reconduits vers le Maroc et l’Égypte.
Mohamed S., un autre Égyptien de 27 ans, gravement
blessé par les tirs du Raid et
hospitalisé durant plusieurs
semaines, écopait quant à lui
du même traitement qu’Ahmed Smaïl, sans que la presse
n’ait eu connaissance de son
cas. Pour ces oubliés des médias, la préfecture des Hautsde-Seine a refusé de lever les
OQTF prononcées à leur endroit. « On remet la médaille
d’honneur à un chien, mais
nous, on est traité comme des
moins que rien. » Né à Agadir en
1984, Nordine est arr ivé en
France en 2003, chercher une
vie meilleure, avec l’espoir de
u moins, l’Obligation de quitter le territoire
re m i s e à A h m e d Sm a ï l G .
sur son lit d’hôpital a été levée. Il faut dire que
la situation de cet Égyptien de
63 ans blessé par balle durant
l’assaut du 18 novembre avait
fait les gros titres des journaux
et suscité l’indignation. D’ailleurs pour son avocat, c’est la
médiatisation de son histoire
qui a contraint la préfecture
des Hauts-de-Seine à prononcer l’annulation de cette OQTF.
Difficile de lui donner tort.
Comme lui, cinq autres résidents de l’immeuble, âgés de
23 à 31 ans, également sans-papiers, ont été suspectés d’être
les complices de Daech. Ceuxci aussi ont été arrêtés et emmenés dans les locaux des services antiterroristes de la police judiciaire à Levallois-Perret où ils ont subi une garde à
« On est bien, on est au chaud ! » Jeanine Sauser habite l’une
des sept maisons en bois construites rue Guynemer pour des
gens du voyage qui ont décidé de se sédentariser. Elle est là depuis
1990. « Ton année de naissance », glisse-t-elle à sa fille calée dans
le canapé. Ces familles sont là depuis une quarantaine d’années.
Comme Berthe Landouer. « J’étais la toute première, la caravane
était installée là sur le trottoir et mon fils était petit »
se souvient-elle en désignant Michel Reinhardt, un grand gaillard
de 44 ans qui remercie de « pouvoir habiter dans des logements
convenables ». « On était dans la boue, rien ne bougeait pour nous,
et maintenant voilà le résultat », dit-il en en montrant son chez
soi, un quatre pièces pour lequel il débourse chaque mois six
cents euros de loyer. Les sept maisons, réalisées par Habitats
solidaires ont effectivement du cachet. Elles ont été construites
essentiellement avec du bois de récupération. Le programme
concrétise un « parcours laborieux », selon l’expression
employée par Florence Haye lors de l’inauguration samedi
16 janvier. Les premiers rapports au bureau municipal datent effectivement de novembre 2004 et il a fallu l’acharnement de la
Ville, de Plaine Commune, des associations pour faire sortir de
terre cette opération d’habitat adapté « quasiment unique en
France », précise la première adjointe au maire. Qui espère que
d’autres villes emboîteront le pas. D.Sz
Une épine de moins dans le pied de la Ville. Tel est le sentiment
exprimé le 8 janvier lors de l’inauguration de l’immeuble du
4, rue Désiré-Lelay, sorti métamorphosé d’une réhabilitation qui a
nécessité un an et demi de travaux. Un temps particulièrement long
au regard de la taille de cette parcelle, qui totalise 230 m2 de surface
en R +3. «On n’est plus du tout sur le même objet», observe Martin
Bontoux, gérant de la société Imodev, qui a complètement repensé
la configuration de cette bâtisse du début XXe. « À l’origine, il y avait ici
12 appartements sur 3 niveaux avec seulement 2 m de hauteur sous
plafond.» Tous totalement insalubres. « Il nous a fallu reprendre les
fondations, casser les planchers et rehausser le bâtiment de 3 mètres»,
précise son associé Ghislain Pironneau. L’immeuble se compose
désormais d’un restaurant et de six logements de 22 à 33m2.
« À l’époque, il ne se passait pas un mois sans que des pétitions ou des
courriers du voisinage atterrissent sur le bureau du maire », rappelle
Stéphane Peu, maire adjoint à l’urbanisme, en évoquant cet ancien
squat, lieu de toxicomanie et de prostitution, à la source d’importantes nuisances. Une affaire d’autant plus complexe que la propriétaire, âgée, était totalement dépassée par la situation. « On l’a donc aidée dans les procédures d’expulsion et à vendre son bien », souligne
l’élu. Vu l’état du bâti, trouver un acheteur n’avait rien d’évident.
C’était sans compter sur Imodev qui, fort d’un partenariat ancien
avec la Ville, a accepté de prendre ce risque. L.M.
Brisés. Ils avaient un toit, un travail et
ne demandaient rien à personne, mais
les plus précaires des habitants du 48, rue de
la République ont tout perdu.
A
Guynemer. Un bel habitat
pour les gens du voyage
4, rue Désiré-Lelay. Du
taudis à la métamorphose
5
«Pas un rendez-vous
n’a été pris, pas un
seul dossier n’a été
examiné, on va nous
oublier », dénonce
Traoré Taga Lassina,
artiste burkinabé,
porte-parole des sanspapiers.
Premier rendez-vous
La préfète donne
de l’espoir
« Pour la première fois en
deux mois, on a senti de la part
de l’État du respect et de la considération », s’étonne presque
N’Goran Ahoua, porte-parole
de l’association montée par les
sinistrés du 48, rue de la République, au sortir d’un rendezvous obtenu ce mardi 19 janvier
avec Fadela Benrabia, nouvelle
préfète à l’égalité des chances
de Seine-Saint-Denis. C’est vrai
qu’il y a de quoi être surpris par
ce changement d’attitude et de
ton. Depuis l’assaut, Didier Leschi, son prédécesseur, ne leur
avait témoigné que du mépris.
« D’ailleurs, lui n’avait jamais
accepté de nous recevoir. » La
veille au soir, deux mois jour
pour jour après l’assaut lancé
par le Raid qui a privé 91 personnes de leur logement, N’Goran était avec ses anciens voisins, des soutiens et des élus de
la ville, au rassemblement organisé devant leur ancien immeuble, le poing levé pour dénoncer
l’abandon des pouvoirs publics
et l’inaction de l’État.
« Ces personnes sont des victimes collatérales du terrorisme,
mais au niveau de l’État, on gère
la situation comme si elles
avaient subi un simple dégât des
eaux», s’indigne le maire-adjoint
« mettre bien la famille restée au
pays ». Il travaille au noir sur les
chantiers, file un coup de main
sur les marchés et s’installe il y
a un an et huit mois dans un
deux-pièces situé au quatrième étage, loué 400 euros
par mois. « On avait une vie
normale, mais depuis le 18 novembre, elle a basculé. » Dans
cet appartement, il a vécu l’enfer. Il a perdu toutes ses affaires, mais il a aussi été atteint
dans sa dignité. « On se sent humilié. »
Un tiers des ménages
sans-papiers
Ce mépris, tous les sans-papiers du 48, r ue de la République peuvent en témoigner.
Sur les 43 ménages sinistrés, un
tiers sont en situation irrégulière. Alors que la préfecture de
la Seine-Saint-Denis s’était engagée à un examen bienveillant
de leur situation en vue d’une
régularisation - indispensable
pour intégrer les dispositifs de
relogement - deux mois plus
tard, rien n’a bougé. « Pas d’un
millimètre, s’indigne Traoré
Taga Lassina, artiste burkinabé,
porte-parole des sans-papiers.
Pas un rendez-vous n’a été pris,
pas un seul dossier n’a été examiné, on va nous oublier. » Et il
n’y a pas que la procédure, il y a
aussi leurs vies qui sont au point
mort. « Pour l’instant on est hébergés dans des hôtels, mais
pour combien de temps ? » Et
que dire de Mohamed S. ? Cette
nuit-là, il a été réveillé en sursaut par des bruits de tirs et
d’explosion. Il a ouvert sa porte
et pris une balle dans l’épaule. Il
n’a été évacué que six heures
plus tard. Opéré déjà deux fois,
ce jeune homme de 27 ans qui
Stéphane Peu, mobilisé depuis le
18 novembre au côté de ces familles et présent ce soir-là pour
exprimer sa solidarité et son
exaspération. « Si elles étaient
d’une autre origine sociale, il y a
fort à parier que leurs problèmes
seraient déjà réglés ».
« Ma fille a peur
que ça recommence »
« On a cru mourir avec nos enfants, on a tout perdu, mais on dirait que tout le monde s’en fout de
ce qui nous est arrivé », témoignait Chafia Atek, 28 ans et maman de trois enfants, qui vivait
avec eux depuis 7 ans dans un
trois-pièces du bâtiment C, celui-là même où étaient retranchés Abdelhamid Abbaoud,
Chakib Akrouh et Hasna Aït Boulahcen. La petite famille était aux
premières loges de l’opération
lancée en pleine nuit durant laquelle 5 000 munitions ont été ti-
linda maziz
Associations
dominique sanchez
À noter
cette semaine
La Plaine
linda maziz
ACTUALITÉS
yann mambert
4
N°1068 DU 20 AU 26 JANVIER 2016
Ahmed Smaïl G. et Mohamed S. tous deux blessés par le RAID lors de l’assaut.
vivait dans l’immeuble depuis
un an et demi n’a que peu d’espoir de récupérer l’usage de son
bras. Sa vie a été brisée, mais
hormis quelques voisins, personne ne s’est soucié de lui.
Sorti mi-décembre de l’hôpital,
il est depuis à la rue, hébergé à
droite à gauche, chez des amis.
Abandonné parmi les oubliés, il
a demandé lui aussi à figurer sur
les listes des victimes.
« Pas un centime pour
des cigarettes»
Il y en a un, au moins, qu’on
espérait sorti d’affaire. Mais Ahmed Smaïl aussi pleure et se
sent abandonné. Et lui aussi
rées et reste profondément traumatisée par cette scène de
guerre. « Ma plus jeune fille ne
veut plus dormir qu’avec son
manteau et ses chaussures. Elle a
peur que ça recommence et qu’on
doive à nouveau s’enfuir sous les
balles, pieds nus et en pyjama. »
Pour cette maman, seul un relogement pourrait leur permettre
de tourner la page et de pouvoir
se reconstruire psychologiquement, mais la famille n’a pour
l’heure reçu aucune proposition
et ne figure pas parmi les 14 ménages sur 43 relogés par Plaine
Commune Habitat, le bailleur
social de la ville. C’est donc pour
attirer l’attention de l’État et des
médias que ce soir-là, elle a défilé
dans la ville munie d’une louche
et d’une marmite. « On doit se
faire entendre, sinon on va nous
oublier.»Elle aussi s’est rendue le
lendemain à la préfecture porter
les revendications des sinistrées,
réclamer un relogement dans les
craint de rester handicapé et de
finir SDF, comme le sont ses
compagnons d’infortune du
centre d’hébergement associatif de Gagny, où le sexagénaire a
été envoyé à sa sortie d’hôpital.
« J’avais un toit, je travaillais
dur, je ne demandais rien à pers o n n e . Au j o u rd’ h u i , j e n’ a i
même pas un centime pour
m’acheter des cigarettes. » Estimé dans le quartier, ses voisins
l’ont toujours décrit comme un
homme joyeux, toujours prêt à
filer un coup de main et qui aimait la vie. Quand on lui a rendu
visite la semaine dernière, il se
demandait s’il n’aurait pas
mieux fait d’y rester.
Linda Maziz
meilleurs délais, la reconnaissance de leur statut de victimes et
la régularisation de leurs voisins
sans-papiers.
Et elle aussi ne pensait pas
quitter le bureau de la préfète
avec le sourire. « On reprend espoir. C’est vraiment une femme
très gentille. Elle a pris le temps de
nous écouter et on l’a vraiment
senti très engagée sur le dossier.
Elle va nous recevoir régulièrement pour nous tenir informés.
On a même espoir de récupérer
nos affaires et nos papiers
puisqu’elle va demander la levée
des scellés sur le bâtiment C », se
réjouit Chafia. «Là elle vient de reprendre le dossier, donc elle n’a pas
encore tous les éléments pour aller
dans le concret, observe N’Goran.
Mais elle nous a dit aussi qu’elle
trouvait aberrant que la situation
perdure et se soit enlisée dans le
temps. A priori, les choses vont
s’accélérer. » En un rendez-vous,
l’espoir est revenu. L.M.
Commerçants :
toujours pas
indemnisés
Ils ont rouvert dix mètres
plus loin, toujours dans la
rue du Corbillon, mais les
affaires ont bien du mal à
reprendre pour Vesna
Stankovic et Ali Rahmat
qui tenaient depuis dix ans
l’enseigne de couture Sana
Mariage. Ils ont retrouvé il
y a un mois ce local, un bail
précaire, où il leur faut repartir de zéro. « Pas le
choix, on est obligé de travailler. » Mais les deux associés ne s’en cachent pas,
« c’est du bricolage ». « On
n’a pas pu récupérer notre
matériel. Nos sept machines à coudre, tous les
papiers, le carnet clients,
les commandes en cours...
Tout est resté.» Avec l’enseigne vestimentaire, ce
sont les seuls à avoir pu redémarrer une activité.
« Les trois autres sont toujours à la recherche d’un
local, mais c’est compliqué
pour eux de trouver un emplacement équivalent »,
souligne Corinne Lehmann, du service développement commercial de la
ville. Pour ces commerçants, il y a urgence à relancer les affaires, car aucune indemnisation n’a
encore été versée. « La
prise en charge des dommages relèvera soit des polices d’assurance qui couvrent le risque d’attentat
soit de la mise en place
d’un dispositif spécifique à
la charge de l’État, explique son collègue Nicolas Monteil. C’est à l’administration de la chancellerie de trancher.»
N°1068 DU 20 AU 26 JANVIER 2016
ACTUALITÉS
La semaine du 20 janvier 2016
résidence Dionysia (2, rue Eugène-Fournière), Et
puis Paulette… d’après le roman de Barbara
Constantine. Entrée libre.
Atelier Raphaëlle Boitel, acrobate, qui crée
57èmes Hurlants à l’académie Fratellini propose
un atelier aux seniors durant la semaine du 15 fé-
Foyers
de migrants
La Coordination des
foyers de Plaine Commune qui s’est réunie le
16 janvier estime inadmissible que « les résidents
soient en attente du décret
d’application de leurs
droits depuis 16 ans » et
que « les délégués ne soient
pas associés aux discussions concernant la mise
en forme du décret sur le
logement en foyer ». Le comité des résidents de
Plaine Commune demande à Patrick Braouezec de les recevoir rapidement.
Le mercredi 13 janvier, près de cinquante personnes ont participé à une nouvelle réunion à la cité Gabriel-Péri autour du maire et
de trois de ses adjoints. Après le démantèlement d’un réseau de trafiquants et la fusillade qui s’en était suivie, en pleine journée, le
2 novembre, pour contrôler ce territoire de deal, le motif de ce rendez-vous était toujours le même. Exiger « des moyens pour notre sécurité ». Les habitants ont été ainsi sollicités pour intensifier la campagne de pétitions lancée au début décembre, afin d’appuyer, auprès du préfet, la demande d’un renfort des effectifs de police. Le
maire prévoit d’être reçu par Philippe Galli courant février. Côté
prévention, et contre le décrochage scolaire, les élus ont annoncé
une rencontre avec le principal du collège Barbusse. Et ils vont solliciter auprès du conseil départemental la mise en place dans le quartier d’une équipe d’éducateurs de la prévention spécialisée. M. L.
Ils seraient 10 % des usagers de la SNCF en Ile-de-France. Mais
beaucoup plus à Saint-Denis, en particulier à la gare du centre-ville.
Pour décourager ces fraudeurs et améliorer les circulations des voyageurs entre les accès de gare et les quais,un nouveau passage élargi va
être ouvert à l’extérieur, côté sud du bâtiment, où une rampe a été
aménagée en conséquence pour les poussettes et autres engins à roulettes. L’ancien passage élargi, situé dans le hall sera supprimé. Ouvert
en permanence, il était surtout emprunté par les resquilleurs. La
mesure sera effective le lundi 25 janvier. La SNCF prévoit aussi mais
sans en préciser les dates une opération de contrôle comme elle en
avait organisé en septembre, sur trois jours avec 150 agents mobilisés. Le chiffre d’affaires de la gare, d’après le responsable de la lutte
anti-fraude de Paris Nord, avait été multiplié par cinq ! M.L
L’info de la semaine jeudi 28 janvier
à 14 h 30 à la Maison de seniors, « J’ai été victime
d’une agression : comment réparer ? », avec
Blandine Grégoire de SOS Victime 93. Inscriptions au 01 49 33 68 34.
à 10 h à la Maison des seniors (6, rue des
Boucheries). Rencontre avec Un Sourire d’Ange,
association qui collecte le plastique au profit de
handicapés et Caroline Bonnot, chargée de la
Une évaluation
sans fausses notes
FrancMoisin/
Bel-Air/Stade
de France
Après-midi
solidaire
C’est dans un mois, mais
ça se prépare maintenant :
jeudi 18 février, de 13 h 30
à 17 h 30 sera organisé un
après-midi de dons et
d’échanges dans la salle de
la Légion d’honneur. Initiée par la municipalité, la
Maison des parents et la
résidence Basilique organisent cette initiative solidaire et gratuite. Du
20 janvier au 16 février, il
est possible de déposer les
dons (propres et en bon
état) de toutes sortes (habillement, livres, jeux,
jouets, puériculture...) à la
Maison des parents au 29,
rue Gabriel-Péri ou à la résidence Basilique 2/3 rue
du Pont-Godet.
Goûter solidaire
Gare de Saint-Denis.
Décourager les fraudeurs
Paroles et tartines mercredi 27 janvier
Pour les personnes désirant reprendre une activité physique, un cours de
« gym adaptée » est dispensé par l’association
Siel Bleue, partenaire de la
Place Santé. Il a lieu le
lundi de 9 h à 10 h à la maison de quartier, au 16,
cours du Rû de Montfort.
Tarif pour le semestre, de
janvier à juin : 20 euros.
Tél. : 01 49 33 70 30
Cité Péri. Une pétition pour
la sécurité
Saisie
d’armes
linda maziz
Trente-cinq paires de baskets neuves ont été distribuées vendredi
15 janvier aux sans-abri dionysiens à l’occasion d’un goûter festif
organisé par les bénévoles du Secours Populaire à la Maison de la
Solidarité. Un joli moment de partage et d’échange, qui a ému aux
larmes Danny, un SDF de 57 ans : « Ça me touche beaucoup, je ne
suis pas habitué à recevoir des cadeaux. » L.M.
mission handicap à la Ville. Inscriptions au
01 49 33 68 34.
Des armes et de la résine
de cannabis ont été saisis
mardi 19 janvier à FrancMoisin par des policiers
qui enquêtaient sur des
escroqueries à la carte
bleue. Notre confrère Le
Parisien précise que ces
armes ressemblaient à un
fusil Kalachnikov et à un
357 Magnum.
Enquête
L’Insee réalise, du
1er février au 30
avril, une enquête
sur le thème du cadre de vie et de la
sécurité. À SaintDenis, quelques
ménages seront
sollicités par un enquêteur qui sera
muni d’une carte
officielle.
Yann mambert
Des parents d’élèves et des professeurs se sont retrouvés,
mercredi 13 janvier, autour d’un pique-nique dans le jardin
de l’Ancien Hôtel-Dieu, en face de la salle de la Légion d’honneur.
La mobilisation se ravive à mesure que les moyens de remplacement se font rares, et elle pourrait profiter du mardi 26 janvier,
journée de grève des enseignants, pour se faire entendre. S.B.
sébastien banse
Pique-nique
des Bonnets d’âne
vrier. Rencontre lundi 25 janvier à 14 h, à la Maison des seniors. Inscriptions au 01 49 33 68 34.
Toutes les semaines, un échange dans la classe avec des élèves dans les rôles de médiateurs et de président.
Collège Elsa-Triolet.
Une classe de 6e
expérimente une
méthode qui exclut
les notes et met en
avant la coopération
entre élèves.
plaisir dans l’apprentissage »,
explique Julien. Les enseignants
ont développé des outils pédagogiques pour favoriser le travail collaboratif. Le conseil
d’élèves, d’abord. « On se voit
toutes les semaines avec les gamins sous une forme démocratique : il y a un président, des médiateurs – des rôles tenus par les
élèves. On débat de la semaine
écoulée ou d’un sujet qui les
préoccupe. Au début, on cadre
beaucoup, mais le but c’est qu’ils
gagnent en autonomie.»
L’expérience a commencé
l’an dernier avec une classe sans
notes. Cette année, des enseignants du collège Elsa-Triolet
ont décidé d’aller plus loin. Plus
de notes donc, mais des points
de couleur pour quatre niveaux
de compétences : novice, apprenti, confirmé, expert. On
éva lu e à ch a qu e f oi s des
connaissances, et aussi des
compétences sociales et méthodologiques : avoir ses affaires, prendre la parole, travailler en groupe, etc. « Au final, on
ne fait pas moins d’évaluation,
au contraire, mais c’est plus fin »,
témoigne Julien Degalle, prof
d’EPS et professeur principal de
cette classe de 6 e particulière.
« Ça permet de sortir de cette
c o n c e ptio n a bs u rde de la
moyenne de fin de trimestre.»
Le projet va au-delà de l’évaluation. « L’idée, c’était de prendre en main les 6es, qui arrivent
au collège, pour leur redonner du
Responsabilisation
et sens du collectif
Da ns le m êm e espr i t , les
élèves occupent à tour de rôle
des « métiers » dans la classe :
distribuer les documents, faire
l’appel, effacer le tableau, etc.
Un « cahier météo » les suit de
cours en cours pour noter le
« climat » de la classe. « Ça les
responsabilise, ça les oblige à se
comporter en collectif », continue Simon Duteil, professeur
d’histoire-géo. « On les incite
aussi à s’entraider. Quand un
élève n’a pas compris, un autre
lui explique. Les deux en tirent
bénéfice. » « Je les fais toujours
s’auto-évaluer avant de les corriger », ajoute Margaux Alonso,
Yann mambert
Le rendez-vous
des retraités
Écoutez lire vendredi 22 janvier à 15 h, à la
7
« On ne fait pas moins
d’évaluation, mais c’est
plus fin. Ça permet de
sortir de cette conception absurde de la
moyenne de fin de trimestre », témoigne Julien Degalle, prof d’EPS
et professeur principal.
qui enseigne le français. « Ainsi,
ce n’est pas seulement moi qui
dis si les choses sont acquises ou
pas, ils doivent aussi se poser la
question. » Même le traditionnel conseil de classe a changé :
à sa place, les parents et les
élèves sont conviés à des entretiens où l’on dresse ensemble
un bilan.
L’organisation de l’espace
évolue également. « Dans ma
salle, raconte Simon, à des endroits il y a une table individuelle ; à d’autres endroits, des
blocs de cinq ou six tables pour le
travail en groupe ; une bibliothèque au fond, où un élève peut
feuilleter un livre ou une BD.»Cet
espace modulable, c’est le privilège de l’ancienneté. Après quatre ans à Triolet, Simon dispose
toujours de la même salle. « Moi,
je change cinq fois par semaine, je
ne peux pas faire ça », regrette
Margot, dont c’est la première
année. L’établissement a accueilli beaucoup de jeunes enseignants à la rentrée. La combinaison de professeurs expérimentés et de renforts enthousiastes a permis de lancer ce projet, que la direction a encouragé.
L’idée, dorénavant, serait de
généraliser ces pratiques à tout
le niveau 6e du collège. « Ça nécessite des moyens que l’on n’a
pas, regrettent les enseignants,
en termes d’heures de concertation, de temps de formation, de
seuils par classe… Pour l’instant, ça fonctionne sur du volontariat. Mais les idées se diffusent, on discute entre collègues. Et ce qu’on va générer
cette année aura des conséquences bénéfiques pour les années suivantes. » Sébastien Banse
N°1068 DU 20 AU 26 JANVIER 2016
N°1068 DU 20 AU 26 JANVIER 2016
Athlétisme
Saint-Denis Emotion
Mercredi 20 janvier, les mercredis
d’Aulnay, compétition en salle pour
benjamins et minimes à Aulnay (93).
Samedi 23 janvier, championnats régionaux FFA en salle espoirs et seniors à Eaubonne (95) - 1re journée et
championnats régionaux FFA
d’épreuves combinées en salle à Eaubonne - 1re journée. Dimanche 24 janvier, championnats régionaux FFA en
salle espoirs et seniors à Eaubonne
(95) - 2e journée et championnats régionaux FFA d’épreuves combinées
en salle à Eaubonne - 2e journée.
Football
Saint-Denis US
Senior DSR
Dimanche 24 janvier, à 15 h, Sdus/AS
Ararat-Issy.
Cosmos FC
1re division 93
Dimanche 24 janvier, à 15 h à Delaune, Pantin CMS/Cosmos FC.
Football américain
Les Monarques
Division 3
Dimanche 24 janvier, à 14 h à Delaune, Les Monarques du Sdus/Templiers B d’Elancourt.
Handball
La Dionysienne
Pré-nationale
Samedi 23 janvier, à 20 h 30 à Baquet,
La Dionysienne/Montfermeil Handball.
Randonnée pédestre
MaxiMe longuet
Les Verts Sentiers
Dimanche 17 janvier, le Sdus rugby s’est incliné face à Montluçon en toute fin de partie.
Rugby
Montluçon de justesse,
comme à l’aller
Les gradins du stadium de la
Loue de Montluçon sont vides.
Le match de fédérale 2 oppos a n t l e Mo n t l u ç o n Ru g by à
Saint-Denis n’a pu se tenir dans
l’enceinte habituellement réservée à ce genre d’événement,
à cause d’une météo capr icieuse. Pas de terrain d’honneur donc, mais une pelouse
synthétique de remplacement.
Malgré cela, des centaines de
supporters Montluçonnais ont
fait le déplacement. Autour, les
vallons cernent le complexe
sportif auvergnat. L’équipe dionysienne a quitté la région paris i e n n e à 6 h e u re s l e m a t i n
même. Il leur a fallu près de quatre heures de route pour arriver
sur les lieux. Le match aller face
à Montluçon en début de saison
avait laissé un goût amer sur les
palais dionysiens : Le Sdus
s’était incliné sur ses terres de
deux petits points (11-13). Cette
fois-ci le décor est tout autre
mais le dénouement semblable. Dimanche, Saint-Denis
s’est incliné sur le score de 36 à
32, cédant dans les derniers instants du match.
Les coéquipiers de Demba
Kane, le capitaine, ont pourtant
bien débuté la partie, inscrivant
très vite une pénalité et un essai,
sans parvenir à le transformer.
La réponse montluçonnaise ne
se fait pas attendre. Les locaux
enchaînent deux essais sur des
mauls pénétrants et du côté du
staff dionysien on rugit. « Il faut
impacter ! » s’égosille Xavier
Darjo manager du Sdus, qui
prête main forte à Rémi Campet
et Patrice Facieres, les coaches
de l’équipe première. La suite
du match est en dents de scie.
Les Dionysiens marquent un
essai, transformé par le redoutable Genaro Carrio puis bénéficient d’une pénalité et grattent au passage trois points : 18
à 14 pour les visiteurs. Montluçon réagit dans le dernier quart
ÉCLAIRAGE
Arras au prochain match
Saint-Denis poursuit ses déplacements avec la rencontre à Arras
dimanche prochain. Les Dionysiens n’ont pas droit à l’erreur face
aux ch’tis. Gennevilliers, le concurrent direct du Sdus, s’est imposé
face aux Arrageois « On ne peut pas faire de contre-performance làbas, explique Rémi Campet. Même si Arras est “inférieur” à nous il
faudra être plus précis que nous l’avons été à Montluçon. » L’enjeu est
de taille puisqu’un premier peloton commence à se détacher. Seuls
les quatre premiers de la poule pourront se qualifier pour les phases
finales du championnat. «Maintenant nous ne parlons plus de maintien mais plutôt de qualification, c’est notre objectif », reconnaît volontiers le coach dionysien. M.Lo
d’heure, plante un essai mais
manque la transformation. Le
MR mène d’un cheveu, 19 à 18.
Juste avant la pause le Sdus
passe devant grâce à une nouvelle pénalité (21 à 19).
Avant le coup de sifflet
final, carton, rouge
Dès le coup d’envoi de la seconde période, Hugo Chevalier
s’extirpe et file côté gauche, un
bon coup d’épaule sur un auvergnat et le voilà qui aplatit la
balle inscrivant ainsi le troisième essai des Dionysiens.
Quelques instants plus tard, le
MR profite d’une mauvaise réception dans le camp du Sdus
pour inscrire un essai et recoller au score. Les locaux récidivent 10 minutes plus tard mais
manquent la transformation et
devancent Saint-Denis d’une
courte tête (29-26). Quinze minutes avant la fin, une pénalité
transformée par n°10 argentin,
Génaro Carrio (encore) renvoie les équipes dos à dos. La
recrue argentine, réalise un
drop et met à genou Montluçon. À l’approche du coup de
sifflet final, Saint-Denis mène
Samedi 23 janvier, Les bords de
Marne, 7,5 km. De Saint-Maur Créteil
à La Varenne-Chennevières, les bords
de Marne, l’Île Sainte-Catherine, le
port autonome de Bonneuil.
Rendez-vous 8 h 20 devant la Gare de
St-Denis. Retour prévu vers 13 h.
Dimanche 24 janvier, vallée de
l’Yvette, forêt du Rocher-de-Saulx, de
Longjumeau à Gif-sur-Yvette, 21 km.
Rendez-vous 7 h 45 métro Porte de
Paris. Noëlle Jouini : 06 84 53 00 87.
Rugby
Saint-Denis US
Fédérale 2
Dimanche 24 janvier, à 15 h,
Arras/Sdus.
Tennis de table
Saint-Denis US
Pro B Dames
Dimanche 24 janvier, à 15 h 30 à la
salle La Raquette, Sdus/Etival.
32 à 29. Mais le carton rouge sur
Mamadou Diakité pour un
mauvais geste donne au match
une nouvelle tournure. En supériorité numérique, l’ascendant psychologique en prime,
Montluçon profite de la situation pour inscrire un dernier
essai. Score final 36 à 32 pour le
MR, peu habitué à un adversaire aussi réaliste. Face à ce résultat, il y a des regrets mais
aussi de l’espoir pour Rémi
Campet qui mesure l’évolution
depuis le début du championnat. « Toutes les recrues ont intégré notre vision de jeu, collectivement on parle tous le même
rugby et les garçons ont pris
confiance en eux. On a été très
bon dans la conquête et la réalisation mais à ce stade tu paies
les petites erreurs cash », souligne-t-il un brin déçu.
Quelques fautes individuelles
o n t e u ra i s o n d u S d u s m a i s
« malgré ce résultat rageant les
joueurs se sont régalés sur le terrain », conclut le coach. Maxime Longuet
Plus d’images
du match sur
www.lejsd.com
En bref
Précision
Ahmed Homm, ancien président du
Sdus football, tient à préciser concernant l’article sur le staff du Sdus (JSD
n° 1067) : « Je ne m’entendais plus
avec certaines instances et non pas
“responsables”, ce qui est vraiment
différent. »
Résultats
Athlétisme
Saint-Denis Emotion
Championnats régionaux F FA
en salle cadets et juniors - 1re
journée - à Eaubonne (95)
Le16 janvier, W. Tie (CAF) 1re du 200 m
en 25”69 (finale A). C. Lema (CAF) 1re
du 200 m en 26”53 (finale D). J. Joisin
(CAF) 4e du 400 m en 69”01.
Perche élite tours à Orléans
(45)
Le 16 janvier, C. Lim (SEF) 8e du
concours de saut à la perche avec
3 m 57. S. Berhaiem (SEM) 4e du
concours de saut à la perche avec
4 m 97.
Championnats régionaux
d’Auvergne en salle FFA à Aubiere (63)
Le 16 janvier, L.-G. Occin (SEM) 4e du
concours de triple saut avec 14 m 28.
Championnats régionaux FFA
en salle cadets et juniors - 2e
journée - à Paris-Insep (75)
Le 17 janvier, L. Sanches (JUM) 3e du
60 m en 7”42. J. Bagea (CAM) 2e en finale du 60 m haies en 8”34 (8”30 en
série) et 6e du 60 m en 7”57. W. Tie
(CAF) 2e de la finale du 60 m en 7”72.
C. Lema (CAF) 5e en finale du 60 m en
8”15.
Football
Saint-Denis US
Senior DSR
Red Star FC 2/Sdus : 0-1.
Cosmos FC
1re division 93
Cosmos FC/AS de La Courneuve : 3-0.
Football féminin
Football
Le Cosmos
bat La Courneuve
1re division 93
Le Cosmos avait rendez-vous
avec l’AS de La Courneuve dimanche dernier. Reçus à SaintDenis les Courneuviens, n’ont
pas eu d’autres choix que de s’incliner trois buts à zéro. Les
hommes de Mamadou Soumaré
Handball
La Dionysienne remonte
Pré-nationale
et Michel Demaïo n’ont pas laissé
respirer leurs adversaires. Les
Dionysiens sont désormais sur la
troisième marche du podium, à
une place de la montée en Excellence. Dimanche prochain, le
Cosmos pourrait finir deuxième
selon son résultat à Pantin,
l’avant-dernier de la poule. M.Lo.
Boxe
anglaise
Jaafar
Hanzaz
battu à
Niort
RC Saint-Denis
D2
Metz FC/RC Saint-Denis : 3-0.
Handball
La Dionysienne
Pré-nationale
La Dionsyienne/CM Aubervilliers : 3326.
Sucy-en-Brie/la Dionysienne : 26-26.
Judo
Saint-Denis US
Tournoi de Montreuil benjamins et minimes féminines
Benjamins, Mazari K. 1re, Okil I. 1re,
Hamidi Y. 2e, Kante S. 2e,Chiarore G.A. 3e, Marie L. 3e, Michaud W. 5e, Kokisa-Musela G. 5e et Dumoulin-SaintOmer L. 7e.
Minimes Nodi K. 2e, Dosso Makoko
H. 3e, Dumoulin-Saint-Omer L. 3e,
Keïta F. 3e, Ballo I. 5e, Benbelkacem L.
5e et Lakhiari M. 5e.
Rugby
Saint-Denis US
Fédérale 2
Sdus/ Montluçon Rugby : 32-36
Sdus B/ Montluçon Rugby B : 41-7.
Tennis
Saint-Denis US
Sdus/Stains 2 : 1-2.
Football
Le Sdus premier !
Senior DSR
Les hommes de Lacina Kara-
moko ont rempli le contrat dimanche dernier en allant affronter l’équipe 2 du Red Star FC au
stade Bauer. Les Dionysiens se
sont imposés 1 à 0. Un score qui
reflète le match selon Lacina Karamoko. « On a eu du mal à rentrer dedans, avoue-t-il.Il n’y a que
très peu d’occasions franches. On
a marqué grâce à Amjhadi notre
meilleur buteur ». Le Sdus
conserve sa 1re place au classement mais Lacina préfère ne pas
s’avancer quant à l’issue du
championnat. Il faudra gérer
« match par match », et dimanche le Sdus bataillera contre
l’Ararat-Issy, équipe également
promue. M.Lo.
La Dionysienne surfait sur
une bonne va gue depuis
quelque temps en pré-nationale et la voilà récompensée.
Neuvièmes avant la reprise, les
handballeurs dionysiens sont
parvenus à se faufiler à la troisième place. Mercredi 13 janvier, la Dionysienne avait vaincu
largement Aubervilliers 33 à 26
et s’était rassurée. « Farid Bizriche, le gardien de but, a fait un
gra nd ma tch. Il y a eu a ussi
beaucoup d’engagement et du
sérieux de l’équipe », raconte
Krimo l’entraîneur. Confiants,
les hommes de Krimo s’engageaient samedi 16 janvier face à
Sucy-en-Brie, la lanterne rouge.
Mais la Dionysienne n’est pas
parvenue à mener au score et a
fini sur un nul, 26 partout. Samedi, Saint-Denis jouera Montfermeil, un adversaire sérieux
qui ne cache pas son envie de
monter en Nationale 3. M.Lo.
Football
féminin
RC SaintDenis
perd face à
Metz FC
Jaafar Hanzaz est revenu
de Niort avec un sentiment amer où il combattait en demi-finale régionale. Après de longues
minutes d’attentes, deux
juges se prononcent pour
la victoire de Kilian,
jeune pugiliste champion
régional originaire d’Angers, sur Jafaar. Même si
Mohamed Hanzaz en
veut aux juges pour leur
partialité, il relativise
« Jafaar n’a pas tout
donné, il s’était réservé
pour la suite. Il a quand
même une chance d’être
repêché pour disputer
les demi-finales nationales ». M.Lo.
D2
d.r.
Calendrier
Sdus. Le club de
l’Allier ne porte décidément pas chance
aux Dionysiens.
Réduits à quatorze
dans les dernières
minutes, ils ont perdu
de quatre points.
SPORTS
Tous les résultats sur www.lejsd.com
9
alexandre rabia / archives
SPORTS
d.r.
8
Les filles du RC Saint-Denis
n’ont pas rompu avec la série
noire qu’elles vivent actuellement. Face au FC Metz, premier
au classement, les joueuses
d’Éric Akoun n’avaient qu’une
chance très mince de s’imposer.
Si le score est sévère, 3 buts à 0, il
ne refl ète pa s l es ca pa cités
réelles du club amateur diony-
sien dans ce championnat. Actuellement huitième au classement, le RC Saint-Denis jouera
le 7 février prochain face à Hénin-Beaumont, victorieux des
Dionysiennes en match aller
par 5 buts à 1. M.Lo.
SERVICES
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NUMÉROS UTILES : MAIRIE place Victor-Hugo, 01 49 33 66 66, www.ville-saint-denis.fr ; PLAINE COMMUNE 21, avenue Jules-Rimet, 01 55 93 55 55, www.plainecommune.fr ; HÔPITAL 01 42 35 61 40 ; SAMU 15 ; COMMISSARIAT 17 ou
0 1 4 9 7 1 8 0 0 0 ; P O L IC E MU N I CI PA LE 0 1 4 9 3 3 6 3 0 6 , 2 8 b d J u l e s -G u e s d e (l u n d i a u v e n d re d i 9 h / 1 2 h e t 1 3 h / 1 7 h ) ; PO M PI E R S 1 8 o u 0 1 4 8 1 3 8 5 2 8 ; CE N T R E A N T I PO I SO N 0 1 4 0 0 5 4 8 4 8 ; SI DA I N FO SE R VI CE (2 4 h / 2 4 h ) :
08 00 84 08 00; DROGUES ALCOOL TABAC INFO SERVICE (24 h/24 h) 0 800 23 13 13 ; ALCOOLIQUES ANONYMES (24 h/24 h) 09 69 39 40 20 ; MAISON DE LA JUSTICE ET DU DROIT 01 55 84 05 30 ; ALLO AGGLO ! (propreté, voirie, éclairage public, circulation, espaces verts,
assainissement) 0 800 074 904 (appel gratuit) ; OFFICE DE TOURISME 1, rue de la République, 01 55 87 08 70 ; TAXIS Église neuve : 01 48 20 00 00 Porte de Paris 01 48 20 02 82 ; DÉPANNAGE SOIR ET WEEK-END EDF 0 810 333 192 GDF 0 810 433 192 EAU ; LA POSTE
3631 ; MÉDECINS DE GARDE SUR Tél. : 15 ; PHARMACIES DE GARDE dimanche 24 janvier : pharmacie de la République Gommez Vaez, 83 rue de la République, SAINT-DENIS, 01 48 20 02 69 ; pharmacie Iraqui, 98/110 route de Saint Leu, VILLETANEUSE, 01 48 22 66 83.
Renseignements sur les gardes des médecins et pharmaciens : appelez le commissariat au 01 49 71 80 00.
Femme cherche quelques heures de
ménage, de repassage et aide à la personne âgée. 07 53 05 76 49.
Menus écoles et Demandes
centres de loisirs d’emploi
MERCREDI 20 JANVIER
salade de betteraves, poulet sauce
curry, semoule, yaourt aromatisé, fruit.
JEUDI 21 JANVIER
céleris rémoulade, filet de cabillaud
sauce hollandaise, courgettes, brie,
fruit.
VENDREDI 22 JANVIER
salade d’endives aux dés d’emmental,
steak haché sauce poivre, brocolis,
petit suisse sucré, tarte au chocolat.
LUNDI 25 JANVIER
maïs vinaigrette, filet de merlu sauce
beurre blanc, jeunes carottes,
fromage blanc aux fruits, fruit (issu
de l’agriculture raisonnée).
MARDI 26 JANVIER
salade de concombre aux dés de feta,
cordon bleu, épinards béchamel,
coulommiers, crème dessert.
MERCREDI 27 JANVIER
potage, tranche de gigot d’agneau froid,
poêlée maraîchère, Carré de l’Est, fruit.
JEUDI 28 JANVIER
mâche, quenelles de volaille sauce
tomate, riz créole, yaourt nature (BIO),
tarte aux pommes.
La viande de bœuf proposée dans les plats
est d’origine française, animaux nés, élevés
et abattus en France. La direction de la
restauration se réserve le droit de modifier
le menu à tout moment en raison des
fluctuations des marchés et des effectifs.
Éducatrice spécialisée et médiatrice
culturelle expérimentée cherche travail
dans le milieu associatif (centre social,
café solidaire), titulaire du permis
de conduire. 06 76 00 93 86.
Jeune fille cherche heures de ménage
et de repassage, enfants à récupérer
à la sortie de l’école, aide à la personne
âgée (secteur hôpital Delafontaine).
07 58 38 17 02.
Nounou sérieuse, douce cherche enfants à garder chez elle à plein-temps,
toute la semaine ; peux aussi les chercher à l’école, et les garder les weekends et en soirée… 06 52 83 42 59.
Femme, 53 ans ayant plusieurs années
d’expérience en tant qu’aide
à domicile, propose promenade,
courses, aide aux démarches
administratives, possibilité de garde
d’enfants, le matin et le soir.
06 61 03 45 96.
Maman disponible pour garder
un enfant la journée, le soir et les weekends. 07 83 14 70 52.
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Vds congélateur/réfrigérateur, en bon état,
70 €. 01 83 74 36 85 ou 06 99 66 08 21.
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pointure 38/39 ; table à repasser,
étendoir pour le linge ; meuble de TV
blanc rectangulaire, me contacter à partir
de 18 h 30 et pour prendre rendez-vous
et venir sur place. 06 89 15 49 17.
Vds fauteuil en cuir trois places, couleur
marron clair, pieds originaux, 200 € ;
corbeille en osier sur pied, couleur
naturelle, peut contenir des baguettes ou
du linge, 30 € ; fauteuil sans accoudoir,
coloris jaune, jamais utilisé, 10 €.
Le tout à venir chercher sur place après
avoir pris rendez-vous. 06 61 86 46 01.
Vds poussette jumeau, gris et noir, l’un
derrière l’autre, 90 € ; lit bébé à barreaux
en bois, 50 € ; lit bébé à barreaux blanc,
avec des roulettes, 70 € ; chaise haute en
bois, 10 € ; transat bébé, 5 € ; vêtements
bébé et adulte, de 1 à 50 €. 01 48 29 08 56.
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et garantie, réfrigérateur/congélateur
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garantie jusqu’au 15/02/2016, plusieurs
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à PSD, 121, rue Gabriel-Péri à SaintDenis. Tél. : 01 42 43 12 12.
Les annonces sont publiées sous
l’entière responsabilité de leurs auteurs. Le JSD rappelle à ses lecteurs
l’obligation qui leur est faite de respecter la légalité en matière d’emploi, notamment celle d’employer
ou de travailler en étant déclaré.
N°1068 DU 20 AU 26 JANVIER 2016
Cultures
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Jachère
Jachère, création de JeanYves Ruf parle de l’attente,
du temps qui passe,
d’êtres en suspension,
chacun dans sa bulle qu’il
défend avec rage. La pièce
montre avec force une humanité sombre et absurde, enfermée dans une
interminable attente.
Jusqu’au 23 janvier,
salle Roger-Blin, du lundi
au samedi à 20 h, dimanche à 15 h 30, relâche
le mardi. Durée : 1 h 45.
Tarifs : de 6 à 23 €.
Impasse des
anges
La pièce écrite et mise en
scène par Alain Gautré
parle aussi d’une humanité, mais vue sous l’angle
exclusif des relations
sexuelles. Ce spectacle
drôle, grinçant, à ne pas
mettre entre toutes les
oreilles, est une critique
féroce de ce qui a souillé
l’amour libérateur, devenu
valeur marchande et enjeu
de pouvoir.
Jusqu’au 23 janvier,
salle Mehmet-Ulusoy, du
lundi au samedi à 20 h 30,
dimanche à 16 h, relâche
le mardi. Durée : 1 h 40.
Tarifs : de 6 à 23 €. Spectacle déconseillé aux
moins de 16 ans.
Concert
Dans le cadre de la résidence de l’auteur comorien Sœuf Elbadawi à la librairie Folies d’encre,
celle-ci organise une soirée de concert et de rencontre avec Sœuf Elbadawi (chant), Fouad Ah-
mada Tadjiri (guitare),
Achimo (basse), Ousmane Danedjo (percussions), suivi d’une rencontre.
Lundi 25 janvier à partir
de 19 h. Tarif : 5 €.
Le 6B
6/10, quai de Seine
Exposition
L’association Sister Art
présente dans la galerie
du 6B une exposition collective d’artistes plasticiens sur le thème de l’ordre et du chaos.
Jusqu’au 28 janvier, du
mercredi au samedi de
15 h à 19 h. Entrée libre.
Rencontre
Le 6B accueille le mouvement Veille artistique et citoyenne, lancé à la suite
des attentats du 13 novembre avec pour objectif
d’impulser des initiatives
politiques et artistiques
dans la société civile.
Dimanche 24 janvier de
14 h à 18 h. Entrée libre.
Basilique
Saint-Denis
1, rue de la Légion
d’honneur
Tél. : 01 49 21 14 87
Les Grandes
robes royales de
Lamyne M.
L’artiste styliste Lamyne M.
expose ses grandes avec
les gisants de la nécropole.
Une œuvre magnifique, qui
fait écho au monument et à
la ville de Saint-Denis, où il
vit et travaille.
Jusqu’au 10 juin, de
10 h à 17 h 15, dimanche
de 12 h à 17 h 15. Tarifs :
8,50 et 6,50 € (gratuit
pour les moins de 18 ans
et les 1ers dimanches du
mois).
Café du marché
Musée d’art et
d’histoire
Yan Darçon expose sur les
murs du café proche de la
place du Caquet ;
Jusqu’au 30 janvier.
1, passage de l’Aqueduc
Exposition
22 bis, rue Gabriel-Péri
Tél. : 01 42 43 05 10
Office
de tourisme
Exposition
de bois gravés
Toujours en lien avec
les commémorations
de la Grande Guerre,
le musée propose une exposition de 16 images sur
bois gravés
réalisées par André
Deslignères lorsqu’il était
au front.
Jusqu’au 30 juin.
1, rue de la République
Tél. : 01 55 870 870
Exposition
L’office de tourisme présente une exposition de
photographies sur le
thème du street art
intitulée Graff it is 93 ? –
L’art résiste à Saint-Denis.
Les photos réalisées sur le
territoire de Plaine commune sont signées Willy
Vainqueur et l’association
Graff’Art.
Jusqu’au 1er mars.
Entrée libre.
Éluard/Picasso
Le musée présente
des œuvres illustrant
la relation entre les deux
artistes et leurs liens avec
les cercles
artistiques et littéraires
d’avant-garde.
Jusqu’au 30 juin.
Les lundis, mercredis,
vendredis de 10 h à
17 h 30, le jeudi jusqu’à
20 h, les samedis
et dimanches de 14 h
à 18 h 30. Tarif : 5 et 3 €.
Le Basilic
2, rue de la Boulangerie
Concert
L’association Dionysos
présente Thanina &The
Unicorns, formation de
jeunes musiciens et une
chanteuse dionysienne.
Ils adaptent des
morceaux folk rock aux influences celtiques
Vendredi 22 janvier à
20 h. Entrée gratuite.
Concert suivi d’une jam
session.
Médiathèque
du centre-ville
4, place de la Légion
d’honneur
Tél. : 01 49 33 92 40
Projection débat
Découverte
Ligne 13
Avec une séance de 10 minutes = 1 œuvre, l’équipe
de la médiathèque propose un atelier découverte
d’un document ancien
issu des collections patrimoniales de la médiathèque.
Samedi 7 janvier à 16 h.
L’association Métis propose la projection du film de Samia
Chala, Mouss et Hakim, Origines contrôlées, qui raconte
l’aventure de ces deux frères Amokrane, chanteurs du groupe
Zebda, qui reprennent de vieux airs algériens des années quarante à soixante-dix en faisant guincher la France des villes
et des campagnes, « de la Vendée à l’Alsace ». En évoquant la
figure de leur père, Si Mohand Salah, Mouss et Hakim s’interrogent sur la transmission et le passage de témoin entre les
générations. Ce film se veut une histoire de l’immigration
considérée non comme un discours ou un « problème » mais
simplement une histoire humaine et une fête. B.L.
Vendredi 22 janvier à 19 h 30. 12, place de la Résistance.
Tél. : 01 83 72 20 90. Entrée libre.
Médiathèque
Gulliver
7, rue du Plouich
Tél. : 01 71 86 34 60
Projection
D.R.
TGP
59, bd Jules-Guesde
Tél. : 01 48 13 70 00
La médiathèque propose
la projection du film Le
Sel de la terre, de Wim
Wenders et Juliano Ribeiro Salgado.
Mardi 26 janvier à 19 h.
Entrée libre.
Chez Wam
16, rue Dezobry
Concert
Mathieu Barbances propose ses Chansons &
contrebasse.
Samedi 23 janvier à
20 h. Entrée libre.
Théâtre
de la Belle étoile
14, rue Saint-Just
Tél. : 01 49 98 39 20
Projection
La compagnie Jolie
Môme propose la projection de Girafada, film de
Rani Massalha qui monter
une enfant palestinien qui
décide de sauver la dernière girafe du dernier zoo
de Palestine.
Samedi 23 janvier à
16 h. Entrée libre.
L’Attiéké
31, bd Marcel-Sembat
Concert
Le centre social auto organisé L’Attiéké organise
une soirée chantante avec
les chorales 6 bémols et
14 demis de Montreuil, le
Collectif enchanté de
Saint-Denis et la chorale
Sans nom.
Samedi 23 janvier à
partir de 20 h.
Afrique
cadence Nimba
Stage
L’association Afrique cadence Nimba propose un
stage de danse et mu-
sique africaines pour
adultes et enfants les 30 et
31 janvier au gymnase de
l’école Daniel Sorano (3/5,
boulevard Félix Faure).
Renseignements et inscriptions au
06 75 50 28 24.
Mots et regards
Atelier manga
L’association Mots et regards propose un nouvel
atelier manga pour les
ados animé par un dessinateur le samedi de 11 h à
13 h salle Choisel (16, rue
de Strasbourg).
Renseignements et inscriptions au
09 72 43 50 38 ou à motsetregards@gmail.com
Flamenco art
et mémoire
Ateliers danse
L’association Flamenco
art et mémoire propose
un nouvel atelier de
danses sévillanes un samedi par mois à partir du
23 janvier à la maison de la
jeunesse (12, place de la
Résistance).
Renseignements et inscriptions à
flamenco.art.memoire@gmail.com
CDT 93
Visites
La prochaine édition de
Paris face cachée se déroulera les 5, 6 et 7 février
en Île de France avec pas
moins de six propositions
à Saint-Denis.
Inscriptions sur
http://www.tourisme93.c
om/visitez-autrement-lacapitale-avec-paris-facecachee.html
Cinéma
8 rue du Mondial-1998. Tarif plein
10,40€ (adulte); Tarifs réduits*: 4€
(–14 ans); 8,60 € (étudiants, lycéens,
collégiens); 8,80€ (+de 60 ans); +2€
pour les séances en 3D et +1€ pour
l’achat des lunettes 3D. Tarif Imagine R
du lundi au jeudi: 6,50€, Imagine R du
vendredi au dimanche: 7,50€. Matin
avant 12h: 7,40€. Carte 39,50€(5
places valable tous les jours partout en
France pendant 3 mois; maximum 3
places par séance). Info: 0892 696696
code #193/ 0,34€/mn.
* Sur présentation d’un justificatif.
Legend
VF, 2 h 11, Int. – 12 ans
TLJ : 13 h 40, 16 h 20,
19 h 15, 21 h 55 + dim :
11 h.
Le convoi
VF, 1 h 38, Int. – 12 ans
TLJ : 13 h 35, 15 h 40,
17 h 50, 20 h, 22 h 10
+ dim : 10 h 50.
Airlift
VF, 2 h 13
TLJ : 13 h 25, 14 h 45
(sauf mer, sam), 16 h 10,
17 h 30, 19 h, 20 h 15,
21 h 40 + dim : 10 h 30.
Night Fare
VF, 1 h 22, Int. – 12 ans
mer, sam, dim : 19 h 30,
22 h ; jeu, ven, lun, mar :
13 h 25, 15 h 15, 17 h 15,
19 h 30, 22 h.
Un trésor appelé
amour
VOST, 2 h 46
mer, jeu : 13 h 35, 16 h 50,
20 h 35.
Les 8 salopards
VF, 2 h 47, Int. – 12 ans
TLJ : 13 h 45, 17 h,
20 h 50 (sauf dim) + dim :
10 h 25, 20 h 30.
Snoppy
et les peanuts –
le film
VOST, 2 h 10
ven, sam, dim, lun, mar :
13 h 25, 16 h, 18 h 50,
21 h 45 + dim : 10 h 35.
VF, 1 h 28
mer, sam : 13 h 25,
15 h 20, 17 h 15 ; dim :
11 h 15,15 h 20, 17 h 15 .
Creed –
l’héritage de
Rocky Balboa
Star wars :
le réveil
de la force
VF, 2 h 16
TLJ : 13 h 45, 21 h 25 ;
en relief
TLJ : 16 h 30, 19 h 15
+ dim : 10 h 45.
sam : 14 h 15 (f) ; dim :
14 h 30 (f), 15 h 30 (f).
Les Chevaliers
blancs
de Joachim Lafosse,
France/Belgique, 2015,
1 h 52
mer : 16 h 15, 18 h 30,
20 h 45 ; ven : 12 h,
14 h 15, 16 h 30, 18 h 30,
20 h 45 ; sam : 15 h 15
21 h ; dim : 16 h 45, 19 h ;
lun : 14 h, 16 h 15,
18 h 30, 20 h 45 ; mar :
18 h.
Babysitting 2
VF, 1 h 32
mer, jeu, ven, sam, lun,
mar : 13 h 40, 15 h 45,
17 h 45, 19 h 50, 22 h 15 ;
dim : 10 h 25, 12 h 20,
14 h 15, 18 h 15, 20 h 15,
22 h 15.
Le voyage d’Arlo
VF, 1 h 34
mer, sam : 13 h 30,
15 h 30; dim : 10 h 40,
12 h 40, 13 h 15, 16 h 15.
L’Écran
Place du Caquet. Répondeurprogramme: 0149336677. Site:
www.lecranstdenis.org Tarifs: 7€,
6€(réduit), 4, 50€(abonnés),
4€ (–14 ans), 3,50€ (films «f»).
Neige et les arbres magiques
d’Antoine Lanciaux, Sophie Roze et Benoît
Chieux, France, 2015,
51 mn, animation, à partir
de 4 ans
mer : 14 h (f), 15 h (f) ;
Les Chevaliers blancs
Le film de la semaine
Les Premiers,
les derniers
Jacques Arnault, président de l’ONG Move for kids, a convaincu des
familles françaises en mal d’adoption de financer une opération d’exfiltration d’orphelins d’un pays d’Afrique dévasté par la guerre. Entouré d’une équipe de bénévoles, il a un mois pour trouver 300 enfants en bas âge et les ramener en France. Mais pour réussir, il doit
persuader ses interlocuteurs africains et les chefs de village qu’il va
installer un orphelinat et assurer un avenir sur place à ces jeunes victimes de guerre, dissimulant le but ultime de son expédition… Le
nouvel opus de Joachim Lafosse (À perdre la raison) s’inspire directement de l’affaire de l’Arche de Zoé qui défraya la chronique en 2007.
Mais il revendique sa subjectivité d’auteur faisant oeuvre de fiction
contre une fidélité au réel. Il en résulte un film singulier et sans
concession, glaçant et paradoxal qui explore implacablement les ambiguïtés morales et idéologiques de cette entreprise. C.H.
de Bouli Lanners,
France/Belgique, 2015,
1 h 38, avant-première
mar : 20 h 30 (+ rencontre).
Taxi Téhéran
jeu : 14 h 15 ; ven : 18 h ;
dim : 16 h 30 ; lun :
20 h 30.
Birdman
d’Alejandro Gonzalez
Iñarritu, Etats-Unis,
1 h 59, VOST
mer : 18 h ; ven : 20 h 30 ;
dim : 14 h 15 ; mar : 16 h.
Phoenix
de Christian Petzold,
Allemagne, 2015, 1 h 38,
VOST
mer : 20 h 30 ; ven :
14 h 30 ; sam : 19 h 15 ;
lun : 16 h 30.
Fatima
de Philippe Faucon,
France, 2015, 1 h 19,
2015, 1 h 59
mer : 16 h ; jeu : 20 h 30 ;
sam : 14 h ; lun : 18 h 45.
Mustang
de Deniz Gamze Erguven,
Truquie/France/
Allemagne, 2015, 1 h 37,
VOST
jeu : 16 h 30 ; dim :
20 h 45 ; lun : 14 h 15 ;
mar : 18 h 30.
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Académie Fratellini.
Les apprentis
circassiens et des
élèves comédiens
de l’ESCA réunissent
leurs talents pour
proposer « À Table ! »
trois fois en janvier.
Depuis plusieurs saisons,
l’académie Fratellini propose un
vendredi par mois à 18 h dans son
petit chapiteau un apéro cirque
qui rencontre un très large succès. Le premier de l’année, celui
de janvier, sera quant à lui un
apéro cirque exceptionnel à plus
d’un titre. D’une part il aura lieu
non pas une unique fois mais
trois, du 21 au 24, d’autre part il
rassemble, et c’est une première,
dans un même spectacle les apprentis circassiens de l’académie
Fratellini et les élèves comédiens
de l’école supérieure de comédiens en alternance (ESCA) d’Asnières, ces deux structures débouchant chacune sur un diplôme national supérieur professionnel validé par le ministère
de la Culture.
Jonglage
avec des légumes
C’est le comédien et metteur
en scène Hervé Van der Meulen,
également directeur de l’ESCA,
qui, à la demande de l’académie
Fratellini, conduit ces représentations intitulées À Table ! « Il y
aura sur le plateau, à la fois scène
et piste, huit acteurs et sept circassiens, qui chacun apporte beaucoup à la création du spectacle »,
précise-t-il. À table ! entend bien
sûr mélanger le théâtre et le
cirque lors des deux parties qui le
Trois Souvenirs
de ma jeunesse
Écran
« La salle est bondée », s’excuse l’ouvreur de l’Écran.
On est vendredi 15, et c’est la ruée sur la séance du
soir. « Il y a des gens assis par terre, je ne peux plus
faire entrer personne ». La mort dans l’âme, les déçus
se résignent. Des fans de Star Wars ? Non, c’est Merci
Patron !, le documentaire de François Ruffin qui déplace
les foules. Dans son film, le journaliste, rédacteur en
chef de Fakir, part à la poursuite de Bernard Arnault,
PDG de LVMH pour lui parler des ouvriers que
la délocalisation en Pologne d’une usine du groupe a
laissé sur le carreau. (Il y a quelque chose du Roger et
moi de Michael Moore dans ces prémisses).
Évidemment, le CNC n’a accordé aucune aide au projet,
et il a fallu recourir au financement participatif.
Les amis ont répondu présent, et le film sortira
le 24 février. En attendant, Ruffin a entrepris un tour
de France pour le présenter en avant-première.
Vendredi 15, il était donc à l’Écran, l’affluence
a dépassé les capacités de la salle, et le JSD n’a pas pu
rentrer. Tant pis pour nous, et tant mieux pour le film,
qu’on verra le 24 février. S.B.
d’Arnaud Desplechin,
France, 2015, 2 h
Élèves circassiens et comédiens répètent ensemble À Table !
travailler sur le collectif, ajoutet-il. Et c’est finalement facile de
faire travailler ces jeunes apprentis, que ce soit en cirque ou en
théâtre, car ils manifestent tous
beaucoup d’intérêt pour cette ex-
périence.»Une rencontre qui entend décloisonner les pratiques
artistiques pour construire une
forme de spectacle originale et
inhabituelle.
Benoît Lagarrigue
Apéro cirque jeudi 21janvier et
vendredi22 à 18 h, dimanche24 à 16 h
à l’académie Fratellini (1/9, rue des
Cheminots). Tarif unique : 2€. Crêpes
et galettes de l’amicale des Bretons
de Saint-Denis sur place. Réservation
obligatoire au 01 72 59 40 30.
L’Écran. Le documentariste Abbas Fahdel
a tourné dans
sa famille à Bagdad
de février 2002
à avril 2003, avant
et après l’invasion
américaine.
de Joachim Trier,
Norvège/France/
Danemark, 2015, 1 h 49,
VOST
ven : 12 h 15 ; sam :
17 h 15 ; dim : 18 h 45 ;
mar : 14 h.
Homeland : Irak
année zéro
de Abbas Fahdel, Irak,
2015, 5 h 34, VOST, documentaire
sam : 16 h, 20 h (+ rencontre).
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constituent. «La première se situe
en cuisine », explique Hervé Van
der Meulen. « Nous suivrons la
préparation d’un repas avec
constitution d’un menu, coups de
chauffe, bref, tout ce qui participe
à la réalisation d’un dîner. » Les
personnages, cuisiniers et serveurs, mêleront sketches, saynètes, textes, chansons et numéros de cirque. « Par exemple, il y
aura un texte de Rabelais, qui a
formidablement écrit sur la
nourriture, un numéro de jonglage avec des légumes… », poursuit le metteur en scène.
La deuxième partie, elle, se
déroulera dans la salle de restauration, avec les serveurs et les
clients, et toujours selon le
même principe : « On y parlera
des ingrédients, des plats, de la
boisson, du vin, avec notamment
un poème de B audelaire »,
confie-t-il. « Ce que j’aime, c’est
Panorama des cinémas
du Maghreb et du Moyen-Orient
Irak année zéro
« Merci Patron ! »
fait salle comble
de Jafar Panahi, Iran,
2015, 1 h 26, VOST
mer : 14 h 15 ; jeu :
18 h 30 ; ven : 16 h 15 ;
mar : 20 h 45.
D.R.
Gaumont
Cirque et théâtre
Un apéro cirque
dînatoire
Yann mambeRt
Agenda
CULTURES
11
La rencontre organisée par
l’Écran et le Panorama des cinémas du Maghreb et du MoyenOrient (PCMMO), samedi
23 janvier, s’annonce comme
un moment particulièrement
fort. Y sera projeté le film fleuve
d’Abbas Fahdel, Homeland :
Irak année zéro, suivi d’une rencontre avec le réalisateur. Ce
long documentaire est structuré en deux parties : Avant la
chute (2 h 40) et Après la bataille
(2 h 54). Une longueur qui ne
doit pas rebuter le candidat
spectateur tant ce documentaire est passionnant, instructif
et chargé d’émotion. Abbas
Fahdel a tourné à Bagdad, au
s e i n d e s a f a m i l l e, d e f é vrier 2002 à avril 2003, c’est-àdire avant l’invasion américaine, puis après celle-ci. Avant
la chute, celle de Saddam Hussein, montre le quotidien d’un
pays se débattant entre tracas
quotidiens (coupures d’électric i t é , p é n u r i e s, ra t i o n n e -
D.R.
La semaine du 20 au 26 janvier 2016
D.R.
10
N°1068 DU 20 AU 26 JANVIER 2016
Homeland : Irak année zéro est structuré en deux parties : Avant la chute et Après la bataille.
ment…), espoirs malgré tout
(des étudiantes rêvent d’ouvrir
une clinique, un comédien un
théâtre…) et inquiétude qui
monte face à la guerre inéluctable. Et, pendant que Saddam
parade à la télévision, les rires
des enfants éclairent cette partition d’une catastrophe annoncée. Notamment Haidar (12
ans), jeune garçon vif et souriant dont la personnalité irradie, neveu d’Abbas Fahdel et vér itable fil rouge de son film
jusqu’à sa fin tragique.
Après la bataille est le temps
d’un pays occupé, du chaos, de la
débrouille, de quartiers en
ruines, dévastés, où règnent le
chacun pour soi et la loi du plus
fort. Les langues se délient mais le
danger est permanent, jusqu’au
drame. La richesse de ce film tient
autant au regard du cinéaste sur
la réalité d’un pays en guerre à
travers la vie de ses citoyens, qu’à
sa capacité à faire partager son
émotion devant les difficultés
rencontrées par les siens et leur
formidable résistance. Comme si
la vie, malgré le pire, la mort, devait toujours triompher. Ses
images, exhumées malgré la
douleur plus de dix ans après le
tournage, en sont la preuve. « Ce
film est la chose la plus importante que j’ai pu faire et que je ferai
jamais », dit-il. B.L.
Projection samedi 23 janvier. 16 h :
partie 1, Avant la chute. 19 h : pause
avec possibilité de restauration.
20 h : partie 2, Après la bataille. À
l’Écran (14, passage de l’Aqueduc).
https://www.lecranstdenis.org/
http://www.pcmmo.org/
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