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AGO du FCE Déclaration de Mr Ali HADDAD

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Forum des Chefs d’Entreprise
Assemblée Générale Ordinaire du 20 Janvier 2016
Conférence de presse
C’est la première Assemblée Générale Ordinaire que nous
organisons depuis mon élection il y a une année et ce,
conformément aux statuts de notre association.
Cette assemblée Générale a été convoquée dans le but
d’évaluer les actions menées durant l’année 2015 et de
discuter notre plan d’actions pour 2016.
L’Assemblée Générale devait également tenir compte des
évolutions de notre association en matière d’organisation,
notamment : représentations au niveau des wilayas ;
création de JIL’FCE ; installation de membres honoraires
dans certains pays importants pour notre partenariat.
Toutes ces évolutions comportent des aspects qui
devaient être pris en compte dans nos statuts et le
règlement intérieur. L’Assemblée Générale d’aujourd’hui a
validé, dans ce sens, et en toute souveraineté une série
d’amendements.
A l’examen du bilan présenté, l’Assemblée Générale a
constaté l’importance du travail accompli grâce à
l’implication de nos membres.
Aujourd’hui, j’ai l’immense honneur de présider une
organisation qui regroupe environ 900 chefs d’entreprise
avec plus de 1500 entreprises (contre 300 en décembre
2014).
Le FCE est devenu, grâce à la qualité de ses
interventions, une organisation reconnue à l’échelle
nationale et internationale et un allié incontournable pour
tous ceux qui partagent avec nous, notre combat pour
une Algérie prospère.
1
A travers nos actions et contrairement à ce que certains
avancent, notre seule préoccupation est l’Algérie.
A ceux qui défendent l’immobilisme, je dis ceci : Nous
travaillons dur, nous créons des entreprises, nous créons
des emplois et payons beaucoup d’impôts : Nous ne
sommes pas des «Prédateurs».
Depuis un certain temps, je fais l’objet d’une campagne
de diabolisation, savamment orchestrée et insidieusement
entretenue d’une manière régulière.
Tantôt cette
campagne a pour cible le Président du FCE, et tantôt elle
vise le Groupe ETRHB, que j’ai créé avec mes frères il y a
de cela 27 ans.
Le procédé est le même ; faire feu de tout bois d’une
manière récurrente, et créer la confusion chez nos
concitoyens, en désignant un bouc émissaire responsable
de tous les maux dont souffre notre pays.
Mais voyons de près qu’est ce qui nous est réellement
reproché :
D’abord en ma qualité de président du Forum :
Notre proximité avec les pouvoirs publics : Nous
avons, à maintes reprises et sans aucun complexe,
affirmé que notre rôle n’est nullement de nous opposer au
gouvernement, comme il n’est nullement question pour
nous de nous aligner sur tout ce qui vient du
Gouvernement.
Le FCE est un partenaire qui œuvre pour le dialogue et la
concertation et formule des propositions concrètes, visant
à contribuer à l’émergence d’une économie de marché
prospère et solidaire.
Notre rôle naturel, comme c’est le cas de toutes les
organisations patronales partout à travers le monde, est
de défendre les intérêts de l’entreprise créatrice de
richesses et d’emplois et la placer au centre de toutes les
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politiques publiques de développement.
La crise induite par la baisse de nos revenus pétroliers
nous met tous devant une responsabilité historique : celle
de relever le défi du renouveau économique de notre
pays, en engageant de vraies réformes.
On nous reproche aussi de mener une diplomatie
parallèle : Tous les pays, à plus forte raison quand il
s’agit d’un qui doit absolument diversifier son économie et
sortir de la dépendance des hydrocarbures, a besoin
d’investissements étrangers, aussi bien en termes de
capitaux qu’en termes de transfert de technologie et de
savoir-faire. Une économie productive a besoin, aussi,
d’exporter ses produits vers des marchés extérieurs.
Est-ce que participer à des forums et autres rencontres à
l’étranger, dans le but de mieux exposer les atouts dont
dispose
notre
pays
en
termes
d’opportunités
d’investissements et de mettre en relation d’affaires des
partenaires locaux avec des investisseurs potentiels, est
synonyme de diplomatie parallèle ?
En quoi le fait de rappeler que nous avons tourné le dos,
économiquement parlant, au continent Africain, sensé
être notre prolongement naturel avec des opportunités
inestimables pour nos produits, constitue-t-il un
quelconque piétinement à notre remarquable diplomatie ?
Est-ce que le fait d’installer des représentants de notre
organisation dans les pays abritant les grandes places
financières à travers le monde, en impliquant les
meilleurs éléments de notre dynamique communauté à
l’étranger,
constitue
une
substitution
à
nos
représentations diplomatiques ?
On nous reproche également de vouloir nous
accaparer des entreprises publiques par leur
privatisation : Je dois réaffirmer avec force que nous
n’avons jamais formulé la moindre demande dans ce
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sens. Nous avons toujours respecté que l’Etat est seul
décideur de l’avenir des entreprises dont il est le
propriétaire.
Ce que nous avons, par contre, toujours revendiqué et
d’une manière décomplexée, c’est la consécration du
principe de la liberté d’entreprendre et la liberté d’investir
pour le secteur privé, une revendication qui a fini par être
prise en charge dans le projet de révision de la
constitution et nous nous en félicitons.
Nous nous félicitons aussi que le projet de constitution
prévoit expressément la non-discrimination entre le public
et le privé.
Le FCE a toujours milité pour une économie nationale
forte, portée par ses entreprises, qu’elles soient publiques
ou privées.
L’autre reproche qui nous est fait est celui de
monopoliser
la
représentation
patronale
au
détriment des autres organisations. A cet égard, nous
nous posons des questions :
Avons-nous jamais empêché qui que ce soit d’activer, de
rencontrer les pouvoirs publics et de leurs faire part de
leurs doléances ou propositions ?
Avons-nous le pouvoir d’empêcher qui que ce soit
d’inviter des organisations patronales étrangères, ou de
leur rendre visite ?
Nous
pensons
que
les
raisons
du
déficit
de
représentativité de certains sont à chercher ailleurs : La
représentativité on la perd systématiquement dès qu’on
commence à verser dans les polémiques stériles
étrangères au monde de l’entreprise, et dès qu’on
abandonne la rigueur, le bon sens et les préoccupations
concernant l’avenir de tout un pays.
La représentativité ne peut pas s’accommoder de
structures et de personnages qui tentent de dresser les
opérateurs économiques les uns contre les autres, alors
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qu’ils sont sensés avoir un même
contribuer au développement du pays.
idéal,
celui
de
En ce qui nous concerne, nous continuerons à défendre
les intérêts de l’entreprise publique ou privée, affilié ou
pas au FCE, avec en permanence le souci de l’intérêt
général.
Voyons maintenant ce qu’on me reproche en ma
qualité de chef d’entreprise :
Bénéficier des marchés publics : En sa qualité
d’entreprise de construction d’infrastructures de base, à
l’instar de toutes les entreprises de construction à travers
le monde, l’ETRHB réalise, effectivement, des projets
dans le cadre des marchés publics.
Il est évident que seul l’Etat lance des projets
d’infrastructures routières, des ponts, des voies ferrées,
des barrages, des stades et des aéroports ; soit dans le
cadre d’un financement classique (trésor public) ou dans
le cadre du système de concession, comme c’est le cas
pour le projet du nouveau port de Ténès.
Les différents plans de développement initiés par les
pouvoirs publics de 2001 à ce jour ont vu la venue en
Algérie de centaines d’entreprises étrangères. Elles ont
toutes participé à la réalisation de projets, chacune selon
sa spécialité, sa taille et ses capacités techniques et
financières.
Notre Groupe et d’autres entreprises algériennes ont
également contribué à la mise en œuvre de ces projets
d’infrastructures, essentiellement dans le cadre des
groupements avec les grands groupes étrangers venus
investir le marché algérien, devenu un des plus grands
chantiers de la planète, à la faveur des plans de
développements successifs.
Est-ce que c’est pour autant qu’on peut considérer
que nous sommes favorisés ? Absolument pas et
pour preuve :
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L’exemple le plus édifiant est le projet d’autoroute Est –
Ouest. Sur les 1216 KM, nous avons participé dans le
cadre d’un groupement constitué de plusieurs entreprises
algériennes pour la réalisation du tronçon Oued Foda –
Khemis Meliana sur 73 km et la partie réellement réalisée
par l’ETRHB n’est que de 32 KM.
Il faut rappeler que ce tronçon, et quelques autres
tronçons du projet, a été lancé avant 2005, avec des
tarifs beaucoup plus bas que ceux appliqués aux
groupements chinois et japonais, lors du lancement du
projet proprement dit en 2006, à travers un avis d’appel
d’offres exclusivement international, ayant exclu de fait
les entreprises algériennes, publiques et privées.
Deuxième participation de l’ETRHB dans le projet
d’autoroute Est-Ouest : la mise à niveau du tronçon de
Lakhdaria, réalisé, faut–il le rappeler durant les années 90
par des entreprises publiques.
Ce qui devait être une mise
avéré un chantier titanesque
les 8 mètres de profondeur.
grande entreprise nationale
cadre de ce projet.
à niveau superficielle, s’est
avec des déblais dépassant
C’est ce qui a fait fuir une
choisie avec nous dans le
Ce ne fut pas notre cas, car nous assumons notre
engagement jusqu’au bout, et nous réaliserons la mise à
niveau même à perte.
La qualité des reliefs, les problèmes de gestion de la
circulation sur l’un des axe les plus fréquentés ; ajoutée à
cela la mauvaise qualité des travaux initialement réalisés,
ont fait de cette mise à niveau un projet beaucoup plus
compliqué qu’un nouveau chantier sur un nouveau tracé.
D’autres tronçons autoroutiers ont connu les mêmes
problèmes pour les mêmes types de contraintes, à
l’exemple de la partie traversant la sortie Est de
Constantine, mais nous n’avons jamais assisté au même
degré de focalisation et d’acharnement.
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Soyons raisonnables et réalistes, notre pays a encore
besoin de l’expertise étrangère dans la réalisation des
grandes infrastructures, mais à chaque fois qu’une
entreprise algérienne participe à la réalisation d’un projet,
c’est de la devise que l’Algérie économise et c’est de
l’expérience de gagnée pour ces entreprises qui voient
leur taille grandir.
Où est donc la dilapidation dont parlent certains ?
L’Algérie est –elle condamnée pour l’éternité à faire appel
aux étrangers à chaque fois qu’elle a besoin de réaliser
1Mètre cube de béton ou la moindre conduite d’eau et
avec des devises qui partent pour qu’elles soient
réinvesties et créer des emplois ailleurs ?
A l’ETRHB, nous sommes complètement décomplexés, car
nous sommes convaincus, qu’à travers nos différentes
expériences sur le terrain, nous ne faisons ni mieux ni
pire que les partenaires étrangers que nous respectons au
demeurant.
Il faut que les choses soient claires : Nous ne sommes
pas des prédateurs, mais des bâtisseurs ; nous n’avons
pris la place de personne et personne ne nous a, jamais,
fait de cadeaux.
Nous avons diversifié nos activités, en engageant des
investissements importants essentiellement sur fonds
propres.
Je suis sidéré par les informations colportées concernant
un crédit qui m’aurait été accordé par la BNA, d’un
montant invraisemblable se chiffrant en plusieurs
milliards de Dinars.
Je dois, ici, donner quelques précisions :
⦁ La Banque Nationale d’Algérie a démenti et non nié
cette information dénuée de tout fondement ;
⦁ Je voudrais quand même préciser qu’en tant
qu’opérateur économique, j’ai tout à fait le droit de
demander un crédit d’investissement pour financer
7
des projets si mon dossier est complet et offre toutes
les garanties. C’est une pratique normale. Il ne s’agit
pas d’une faveur ;
⦁ Je rappelle aussi que de nombreuses entreprises
nationales et internationales ont obtenu des
financements des banques publiques sans que cela
pose problème à qui que ce soit ;
⦁ Je le dis et je le répète, c’est une pratique normale
dans les économies développées où l’un des
principaux rôles des banques est de financer les
investissements ;
⦁ Je rappelle qu’en 2008, nous avons levé un emprunt
obligataire de 6 Milliards de Dinars sous la
supervision de la COSOB et que cet emprunt a été
totalement remboursé.
⦁ Je me pose la question : pourquoi cet acharnement
contre Ali Haddad ? quel est l’objectif réel de ceux
qui se sont servis de cette information fausse et
calomnieuse pour m’attaquer, si ce n’est celui de me
diaboliser et de me designer encore une fois auprès
de l’opinion publique comme un prédateur ?
Quoi qu’il en soit, je tiens à adresser aux tenants de
l’ordre ancien et d’une idéologie obsolète, que ces
attaques ne sauraient altérer notre volonté et de
continuer à travailler avec la plus grande sérénité.
La croissance continue de notre Groupe fait qu’il emploie,
aujourd’hui, 15 000 collaborateurs et compte porter ses
effectifs à 25 000 durant l’année en cours, à la faveur de
l’entrée en production de ses nouvelles unités de
fabrication d’Akbou, de Oued Tlilet et de Constantine.
Dans un élan de citoyenneté assumée, nous nous
sommes engagés dans des créneaux pas forcément
rentables, mais essentiels dans la vie et le développement
d’un pays qui se modernise.
C’est le cas de notre
engagement dans le processus de professionnalisation du
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football national. C’est également le cas, à travers le
lancement de notre groupe de presse qui emploie plus de
800 employés permanents, sans compter les différents
collaborateurs et les producteurs externes.
Il faut le dire force : Notre pays ne pourra jamais émerger
économiquement en comptant seulement sur la rente. La
rente est éphémère ! Depuis 50 ans, nous tentons de
nous développer sur la base de la rente que nous
procurent nos ressources naturelles ; avons-nous réussi à
développer notre économie ? NON ! Il faut revenir à la
norme, et la norme universelle, c’est que c’est l’entreprise
qui crée le développement, par le travail, par la sueur,
par l’ingéniosité, la créativité, la persévérance ! c’est
ainsi ! c’est comme cela que marche le monde !
On ne peut pas se développer sans l’entreprise parce que
l’activité, le travail qui crée la richesse, cela se fait dans
un cadre organisé, et ce cadre c’est l’entreprise.
Il est important pour tous les algériens de comprendre
cela.
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