close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

Bartas communiqué de presse expo + vernissage

IntégréTéléchargement
Sharunas Bartas
Few of Them
Photographies
02.02 > 27.02.2016
Vernissage
le lundi 1 février 2016 de 18h à 21h
er
Vilnius, 1997 © Sharunas Bartas
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le Passage de Retz a le plaisir de présenter Few of Them, une exposition d’une cinquantaine de
photographies inédites du cinéaste lituanien Sharunas Bartas.
C’est la première fois qu’une exposition rassemble les travaux photographiques du cinéaste de renommée
internationale, proposée à l’occasion de la rétrospective que lui consacre le Centre Pompidou (05.02 >
06.03) et de la sortie de son nouveau film Peace to Us in Our Dreams (10.02).
Sharunas Bartas, né en 1964, est l’auteur de 8 films, sélectionnés dans les plus grands festivals et salués par
la critique. Depuis son premier long métrage Trois jours (1991), il a construit une œuvre dense et très
personnelle, marquée par une fascination pour les peuples des confins, les personnages en errance et leurs
environnements, splendides ou désolés. Il a ainsi ancré ses films dans des lieux oubliés mais puissamment
évocateurs, tels les vallées de Sibérie orientale (Few of Us), Kaliningrad (Trois jours), les forêts lituaniennes
(The House), le désert sud-marocain (Freedom) ou encore la campagne de Crimée (Seven Invisible Men).
Formé à l’image au VGIK, la fameuse école de cinéma de Moscou, Sharunas Bartas pratique la
photographie depuis au moins aussi longtemps que le cinéma. Il est également son propre chef-opérateur.
Son sens du cadre et de la lumière est frappant, se déployant à la fois dans une pureté documentaire et une
puissance picturale héritée des grands maîtres. Le silence et la rareté des dialogues qui caractérisent presque
tous ses films en renforcent la prégnance visuelle.
Réalisées en marge de la préparation de ses films sans y être assujetties, les photographies de Bartas
déclinent la même attirance pour les paysages et leur matière, la grâce brute des traces d’humanité qu’ils
recèlent, la mélancolie des ruines, la chaleur des visages. Tandis que sa filmographie se compose
essentiellement de fictions – à la narration certes ténue –, ses photographies condensent toute la sensibilité
documentaire qui est aussi à l’œuvre dans son cinéma. Quelques rares photographies trahissent le penchant
romanesque de l’auteur, mais la plupart expriment le rapport presque chamanique de Bartas à la nature et aux
êtres, un équilibre entre pragmatisme et poésie qui font sa singularité et son magnétisme.
L’exposition nous mène à Kaliningrad, enclave russe coincée entre la Pologne et la Lituanie, sur la mer
Baltique, dont les ruines somptueuses et les rivages abandonnés témoignent d’un effacement, celui des
territoires de l’ex-URSS après la chute du bloc soviétique. Plus au Nord, ce sont les Tofolars, tribu de
chasseurs-cueilleurs nomades de la vallée des Saïan en Sibérie, sédentarisés de force par les Russes et dont la
langue et le mode d’existence sont menacés d’extinction. Les paysages de Crimée et de Lituanie,
campagnes fragiles où les saisons se succèdent avec la rigueur propre aux contrées de l’Est, révèlent les
signes modestes d’une vie rurale dispersée.
La série la plus envoûtante est peut-être celle qui nous fait entrer, comme par effraction, dans un manoir
déserté, à la lisière de Vilnius. Murs encore hantés par les esprits de ses habitants, décor à remonter le
temps : Bartas a le pouvoir de nous raconter des histoires à partir d’éléments isolés, de la simple texture des
choses, de leur vibration.
La dernière série présentée a été réalisée dans le désert sud-marocain. Aux antipodes des steppes glacées de
l’Europe de l’Est, on y retrouve pourtant la grâce d’une vie menée dans le dénuement, au contact des
éléments et d’une nature sublimée.
En 2000, le journaliste Jacques Morice, rendant visite au cinéaste dans son studio Kinema installé aux abords
de Vinius, appelait de ses vœux une exposition de ses photographies « dont la valeur à la fois ethnographique
et poétique saute aux yeux ». Quinze ans plus tard, c’est enfin chose faite.
*****
Commissariat d’exposition : Sonia Voss
Sur une proposition de Janja Kralj, productrice de Peace to Us in Our Dreams
Avec le soutien de KinoElektron, Nature Addicts, fonds de dotation agnès b., ambassade de Lituanie en
France, Lithuanian Culture Institute, Picto
Remerciements à Marin Beaux-Arts
*****
Autour de l’exposition :
Un ouvrage publié chez Filigranes Editions accompagne l’exposition (édition français/anglais).
*****
Informations pratiques :
Exposition ouverte au public du 2 au 27 février 2016
Tous les jours sauf le dimanche de 10h à 19h
Entrée libre
9, rue Charlot 75003 Paris
Tél. : 01 48 04 37 99 – E-mail : jfk.retz@wanadoo.fr
www.passagederetz.com
Accès :
Métro Filles du Calvaire (ligne 8)
Bus n° 29 et n° 96
Stations Vélib n° 3003 (4, rue des Filles du Calvaire), n° 3007 (67, rue des Archives) et n° 3008 (22, rue de
la Perle)
*****
Contacts presse : Valérie Maffioletti – Emilie Apfelbaum – 01 48 04 37 99 – jfk.retz@wanadoo.fr
Auteur
Документ
Catégorie
Без категории
Affichages
5
Taille du fichier
2 052 Кб
Étiquettes
1/--Pages
signaler