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Lundi 25 janvier 2016
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Numéro 16
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Créé en 1950
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Vendu en kiosques et par abonnement
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Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
Normalisation en Iran
Premier grand
contrat d’Etat
annoncé hier
PAGE 20
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
SMI 8271.11
8300
8260
8220
8180
DOW JONES 16093.51
16100
16000
15900
15800
+2.94%
+1.33%
IMPORTANTE IMPLANTATION À GENÈVE
Sophia Genetics
au Campus Biotech
PAGE 22
DIVISION TRANSPORT MARITIME DE CARGILL
Concentration du fret à Genève
PAGE 22
RELATIONS SUISSE - UNION EUROPÉENNE
Ce qui a bougé ces derniers jours
PAGE 8
THINK TANK AVENIR SUISSE ET CROISSANCE
Effet mesurable de l’immigration
PAGE 9
LA TITRISATION DE LA DETTE PÉTROLIÈRE
Risque systémique par analogie
Les fonds souverains pétroliers
vont-ils désinvestir de l’industrie?
La question se pose en particulier s’agissant du groupe Credit Suisse. Le titre a perdu près de 20% ces derniers jours.
CHRISTIAN AFFOLTER
Les Etats exportateurs de pétrole
sont durement touchés par l’évolution des prix depuis début décembre, parallèlement au recul des
marchés financiers. L’inverse de
ce qui s’était passé en 2008, le prix
du baril ayant progressé jusqu’en
juin malgré le début de la crise financière. Les fonds souverains pétroliers en avaient profité pour
prendre des participations significatives dans des groupes industriels.
Les fonds souverains et privés seront-ils contraints ces prochaines
semaines de réduire leurs positions à l’échelle globale? Il est vraisemblable que cette importante
question ait joué un rôle dans la
baisse du titre Credit Suisse à Zurich. De près de 20% depuis le début de l’année. Bien supérieure au
recul d’UBS.
Selon les dernières indications disponibles, le fonds qatari détient
une position de 18,57% dans la
deuxième banque suisse. Le
groupe privé saoudien Olayan de
11,36% (avec une exposition au
pétrole essentiellement indirecte).
Aucune transaction confirmant
ce scénario n’a été enregistrée ac-
tuellement par SIX Swiss Exchange, la légère diminution de la
part du fonds qatari s’inscrivant
plutôt dans le contexte de l’augmentation de capital de la fin de
l’année dernière. Le danger est en
tout état de cause jugé moins important d’agissant du GIC Private
singapourien, qui détient 6,38%
d’UBS.
Pour sa part, et toutes proportions
gardées, Falcon Private Bank se
trouve totalement en mains d’un
fonds contrôlé par le gouvernement d’Abu Dhabi.
La période actuelle permettra de
vérifier la différence de compor-
tement entre les fonds souverains
des Etats exportateurs et ceux des
importateurs de pétrole. Les ressources des premiers semblent
néanmoins en général largement
suffisantes pour maintenir les positions déjà prises, même en cas de
réduction des revenus pétroliers
pouvant y être attribués.
Ils doivent toutefois adopter une
attitude plus prudente en ce qui
concerne les nouveaux engagements.
Il n’est pas certain non plus que la
situation actuelle sur les marchés
motive les fonds des importateurs
à investir davantage. PAGE 21
PAGE 12
QUATRIÈME RÉVOLUTION INDUSTRIELLE (WEF)
Reléguée par la crise migratoire
MARCHÉ SUISSE DES ACTIONS CETTE ANNÉE
Première hausse hebdomadaire
PAGE 10
PRODUITS STRUCTURÉS
Le rendez-vous du lundi
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Ne parlez pas de
désindustrialisation
HANS HESS. Grand entretien avec le président de l’organisation sectorielle Swissmem (machines, appareils
électriques et métaux). Les difficultés actuelles ont clairement une dominante conjoncturelle.
Même si la place industrielle suisse a perdu plusieurs
milliers d’emplois ces derniers mois, et que l’on peut
parler de problèmes structurels, il s’agit d’une mutation vers quelque chose, et d’une baisse de compétitivité en raison de la hausse du franc. Ce n’est pas
une désindustrialisation, affirme Hans Hess, président
de Swissmem, dans un entretien au supplément de
L’Agefi Indices. Dans cinquante ans, la Suisse aura
toujours un secteur industriel florissant. La crise
actuelle est passagère. Même si 10.000 emplois
industriels ont été perdus l’an dernier, les commandes
ont baissé de 14% les neuf premiers mois et les chiffres d’affaires ont baissé de 8%.
Le principal problème, c’est la contraction des
marges. Tout le monde a baissé ses prix pour rester
performant. C’est pourquoi 35% des entreprises
industrielles suisses subissent des pertes. Il leur faudra environ deux ans pour renouer avec les bénéfices.
En 2011, un tiers des industriels, également touchés
par le franc, enregistraient des pertes. En 2014, ils
avaient tous retrouvé la rentabilité. Pour surmonter la
crise actuelle, il faudra, comme en 2011, restructurer
les coûts, accélérer l’innovation, améliorer la productivité.
SUPPLÉMENT INDICES
Cotation imminente
dans la sécurité IT
Bien recentré sur le
professionnel fintech
WISEKEY. L’apport de 60 millions de francs sert de
catalyseur à un IPO dont il était question depuis longtemps.
VIRTUAL FINFAIR. La troisième édition du grand rendezvous financier 100% online s’ouvre demain à Genève.
L’obtention par Wisekey à Genève d’un financement de 60 millions de francs par un consortium
international d’investisseurs institutionnels va forcément passer
par une cotation d’ici la fin du premier trimestre.
Ce IPO annoncé informellement
à Davos va apporter de la diversités sur le marché suisse des actions, puisque Wisekey est actif
dans le domaine en plein développement de la cybersécurité. L’entreprise n’a publié aucun chiffre
jusqu’ici.
Les IPO sur le marché suisse ne se
sont pas avérés aussi importants
que ce qu’on pouvait attendre pendant la longue phase de hausse des
Lancé en 2013 sous l’égide de la
plateforme E-Merging, le Virtual
Finfair a suscité un intérêt soutenu de la part de la place financière. La deuxième édition avait
été marquée par une affluence
croissante de participants comme
d’exposants.
Avec la reprise d’E-Merging par
Olivier Collombin, qui l’avait lancée, la plateforme dédiée à la communauté des gérants indépendants est elle même devenue
indépendante de la banque Lombard Odier l’automne dernier. Ce
calendrier n’avait pas permis d’organiser dans les meilleures conditions une nouvelle édition pour
l’année 2015. C’est donc chose
marchés actions. Il y a eu néanmoins d’importantes opérations
avec Sunrise en 2015, SFS Group
en 2014, Cembra Money Bank en
2013 ou DKSH Holding en 2012.
Sans oublier les précédentes ouvertures aux investisseurs de Molecular Partners en 2014, Leonteq
en 2012 ou Orior en 2010, très
commentées à l’époque.
Le succès d’un IPO ne peut apparaître qu’après un certain nombre
d’années. La vraie question étant
de savoir si une entreprise détient
un avantage compétitif stable.
C’est sur ce plan que Wisekey,
dont l’avance a été le principal argument jusqu’ici, devra convaincre. PAGE 5
OLIVIER COLLOMBIN. D’autres
déclinaisons possibles à l’avenir.
faite en 2016, avec quelques ajustements. Le Virtual Finfair revient
à un modèle exclusivement professionnel sur une journée, et s’ouvre aussi aux start-up de technologies financières locales. PAGE 3
Le début du processus législatif
Les deux lois sur les services et établissements financiers (LSFin-LEFin) divisent encore les gestionnaires indépendants.
SÉBASTIEN RUCHE
C’est aujourd’hui que débute le
processus législatif pour les très
importantes lois sur les services et
établissements financiers (LSFinLEFin). La Commission de l’économie et des redevances du
Conseil des Etats procèdera cet
après-midi à des auditions, pour
déterminer si elle entre en matière
sur le projet (son équivalent du
National se prononcera ensuite).
Comme souvent, les représentants des gérants de fortune indépendants (GFI), très concernés par
ces futures lois, sont d’opinions divergentes. Tout en préparant ensemble des plans B en coulisses.
Une série d’auditions rapides
pourrait décider du sort de la future surveillance des gérants indépendants (GFI). Dès 14 heures,
la Commission de l’économie et
des redevances du Conseil des
Etats entendra un certain nombre
de parties concernées par les futures LSFin et LEFin.
En cinq minutes, des représentants des GFI, des banques, des assureurs ou de l’industrie des fonds
diront tout le bien – ou le mal –
qu’ils pensent de ces deux lois. Le
porteur du projet au sein du Département fédéral des Finances,
Daniel Roth (qui quittera son poste
fin avril, lire plus loin), s’exprimera
également.
La commission, où siège en particulier le président du Parti socialiste Christian Levrat, décidera le
16 février si elle entre en matière.
Ce qui laisse plus de trois semaines
pour un lobbysme intense.
Si tout le monde est favorable à
l’instauration d’une surveillance
prudentielle, les représentants des
GFI divergent notablement sur
les moyens d’y parvenir. Deux
camps parmi les invités de la
Commission de l’économie et des
redevances.
Les tenants d’une entrée en matière sur le paquet LSFin-LEFin,
parmi lesquels on trouve en premier lieu l’Organisme d’autorégulation, l’un des surveillants ac-
tuels, qui compte environ 500
membres (dont une grande majorité de gérants).
L’organisme d’autorégulation de
Genève dirigé par Franz de Planta
s’est allié sur ce dossier avec l’association des trusts en Suisse, la
SATC, en envoyant une prise de
position commune aux membres
de la commission.
L’OAR-G apparaît aussi dans la
prise de position partagée par la
SFAMA (l’association des fonds
et des gérants d’actifs), l’opérateur
du marché suisse SIX, et SwissBanking (qui ne milite donc plus
pour que les GFI soient directement surveillés par la Finma).
SUITE PAGE 4
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