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CESER - 30/01/2016

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Région
Samedi 30 Janvier 2016
MÉDIAS
reportage
Grand Est magazine :
le n°2 est sorti !
Grand Est magazine n°2 sort en kiosque en Alsace,
Lorraine et Champagne-Ardenne. 84 pages (4,50 €)
pour étonner, amuser, informer et distraire.
POLITIQUE
1
conseil économique, social et environnemental
Patrick Tassin déjoue
les pronostics et s’impose
A l’issue d’un vote à dominante territoriale, le Champardennais Patrick Tassin a emporté, hier à Metz, la présidence
du Ceser face à deux concurrents, l’Alsacien Joseph Zorgniotti et le Lorrain Roger Cayzelle, pourtant favori.
S
Des voitures qui ont toutes un peu de Grand Est en elles…
Photo Pascal BROCARD
rand Est magazine, qui sort
G
en kiosque, propose une
rétrospective inédite et précise
des 38 modèles de voitures parmi
les plus célèbres au monde, fabriqués peu ou prou dans la région.
Ce voyage de 250 ans dans le
temps débute au milieu du
XVIIIe siècle avec le fardier à
v apeur de Nicolas-Joseph
Cugnot et s’achève au début du
XXIe siècle avec la Smart et la
Bugatti Veyron, en attendant la
Chiron. Entre les deux, des voitures mythiques qui ont forcément
croisé vos vies. Le dossier complet et ludique démonte également pièce par pièce une filière
qui pèse 60 000 emplois dans le
Grand Est. Smart, Bugatti, Peugeot, Renault… font partie de
l’ADN de notre région.
Les journalistes ont parcouru
2 500 kilomètres à la découverte
de dix villages dans chacun des
dix départements de la région. Ce
n’est pas une visite touristique
mais la révélation d’histoires intimes que des femmes et des hommes entretiennent avec l’endroit
où ils ont choisi de vivre. Du
grand reportage de proximité. Le
reporter voyageur livre des tex-
tes, des images, mais aussi des
vidéos, d’une grande richesse
patrimoniale et humaine.
Grand Est magazine est aussi
entré dans les coulisses de
l’assemblée régionale nouvellement élue. Vous saurez qui, dans
l’ombre, conseille Philippe
Richert, président de la région.
Qui a l’oreille de Florian Philippot. Qui peut encore influencer
Jean-Pierre Masseret.
Dans ce numéro 2, sont dressés les portraits de huit enfants,
parfois des adolescents, qui
défient les règles de la précocité.
Nous les avons appelés « les
petits génies ». Un titre loin
d’être usurpé.
Grand Est magazine, c’est
aussi des pages sur une nature
magnifique et ses animaux passés en mode hiver ; la bataille de
Verdun qui s’est jouée également
en dehors des tranchées ; un carnet de voyage poétique confié à
un aquarelliste ; la visite photographique de trois grands châteaux de la région ; les portraits
express de 45 personnalités qui
vont marquer l’année 2016 ; une
gastronomie populaire et grivoise ; un quiz sport.
urpris. Patrick Tassin, 61
ans, et Roger Cayzelle, 68
ans, s’accordaient au moins
sur ce point, hier à l’issue de la
désignation du premier à la présidence du conseil économique,
social et environnement al
(Ceser) d’Alsace Champagne-Ardenne Lorraine.
Présidents sortants des conseils de Champagne-Ardenne et
Lorraine, l’un et l’autre disputaient dans l’hémicycle lorrain les
suffrages des 253 conseillers, réunis en une seule entité. Au terme
d’une longue procédure close par
un duel au 2nd tour, le Champardennais (2e collège/CGT) s’est
imposé par 131 voix contre 107
(15 blancs/nuls) pour le Lorrain
(2e collège/CFDT). Joseph Zorgniotti (1er collège/employeur),
premier vice-président sortant du
Ceser d’Alsace, a, lui, jeté
l’éponge sans donner de consigne à l’issue du 1er tour : 95 voix
pour Cayzelle, 86 pour Tassin et
69 voix à Zorgniotti (3 blancs/
nuls).
Les opérations de vote, en présence du préfet Stéphane Fratacci, ont débuté par la lecture
d’une courte profession de foi.
« Que pouvons-nous faire ?
Qu’allons-nous faire ? Que voulons-nous vraiment faire ? »,
questionne ainsi Cayzelle en évoquant la brièveté de ce mandat de
« 702 jours ». « Je ne suis pas le
candidat d’un camp ou d’une
organisation », poursuit Tassin.
Et l’intéressé de promettre un
Ceser tout à sa tâche d’évaluation
des politiques publiques territoriales. Un tour de piste conclu par
Zorgniotti : « A nous de rendre
caduques les questions relatives à
notre légitimité », invite-t-il alors.
In fine, le candidat champardennais s’imposera. Mais loin
d’avoir anticipé sa victoire, il se
contentera de quelques mots à
l’heure des remerciements.
« Je pense que mes proposi-
tions en faveur de l’environnement et de la transition écologique ont fait la différence »,
analysera-t-il, en remerciant le 3e
collège. Autre atout : sa volonté
de positionner le conseil en partenaire exigeant et « indépendant »
du conseil régional.
Mea culpa
A contrario, Roger Cayzelle
avo u e r a u n « p e t i t p é ch é
d’orgueil » croyant l’affaire pliée
d’avance. D’où ce mea culpa :
« Honnêtement, je pensais
l’emporter facilement. On a peutêtre été trop dominant », concédera-t-il dépité. Et de pointer une
« alliance objective » entre Alsaciens et Champardennais : « Peutêtre faut-il y voir une volonté de
rééquilibrage territorial ? »
Paradoxalement, la personnalité plus tranchée de Patrick Tassin semble avoir rassuré par sa
volonté de tenir l’assemblée à
bonne distance du conseil régional. La question de la baisse des
indemnités des membres du
Ceser pourrait fournir matière à
une première mise au point entre
les deux exécutifs. D’accord sur
le principe d’une baisse de 20 %,
Tassin ne retient cependant pas
les mêmes bases de calcul que
celles de la Région.
Xavier BROUET.
REPÈRES
Hayange :
le référendum
fait polémique
Le 24 avril, les électeurs
hayangeois seront à nouveau
appelés aux urnes. Promesse
de campagne de Fabien Engelmann, la majorité FN de
Hayange a décidé d’organiser
un référendum sur l’éventuelle réhabilitation du Molitor. Salle de spectacle « historique » du centre-ville
hayangeois, le bâtiment est en
partie condamné depuis les
années 1990. Les habitants
devront se prononcer pour ou
contre un projet de rénovation
qui dépasserait les 5 M€, mais
dont les contours restent
flous.
Pour les oppositions unanimes, le référendum proposé
est une mascarade car le maire
a d’ores et déjà annoncé que
« la commune ne pourrait pas
dégager le financement nécessaire et devra recourir à
l’emprunt pour financer la
totalité des travaux ».
« Si le non l’emporte, ça
arrangera les affaires de la
municipalité. Si c’est le oui, le
maire sera dédouané de ses
promesses », résume Alain
Leyder.
Le flot nourri de critiques n’a
pas fait bouger la majorité.
Pour Fabien Engelmann, « les
habitants décideront en leur
âme et conscience ».
L. BO.
Diffamation :
la plainte par six
grosse région, il nous faut en faire une région forte,
dotée de moyens à la hauteur. A la tête de l’ARF,
Philippe Richert dispose d’un beau levier. »
En Lorraine, le sort de la gare de Vandières
reste en suspens. Que comptez-vous faire ?
« Je connais ce dossier. Il va falloir qu’on y
revienne. Au-delà de cet enjeu, il faut mettre sur la
table la question des arrêts TGV dans notre région.
Ils ne sont pas ou plus adaptés. On le vérifie
malheureusement pour joindre Strasbourg depuis la
Marne. »
Après les menaces de mort
anonymes, reçues notamment
par Daniel Zintz, ancien viceprésident du département et
maire de Siersthal, dans le Pays
de Bitche, voici les insultes en
pleine séance de conseil syndical. Dont le public doit normalement rester silencieux, d’après
la loi de 1884. Pourtant, le ton
est monté au syndicat de communes. La scène est saisissante.
Robert Merckel, un habitant de
Bitche, membre de l’ADQV,
bouillonnante Association de
défense de la qualité de vie,
brandit une banderole au fond
de la salle. Des insultes sont
prononcées. Christian Schwalbach, le maire de Walschbronn,
sort de ses gonds. « On va
déposer plainte. Vous allez trop
loin. » Jérôme Gross, son collègue de Rahling, a le portable en
main. Il appelle les gendarmes
pour faire évacuer l’individu,
qui quitte finalement la salle de
son plein gré. Le poids des
mots, le choc des conséquences. Six maires du Pays de Bitche ont décidé de déposer
plainte auprès de la gendarmerie
de Bitche, pour « diffamation à
l’encontre d’un dépositaire de
l’autorité publique ». « Une
enquête est en cours et le parquet décidera de la suite à donner », confirme le commandant
Laurent Sadler, patron de la
compagnie de gendarmerie de
Sarreguemines. « La République
française est un Etat de droit. La
démocratie, c’est le respect des
élus qui ont bénéficié de la confiance des électeurs », insiste
Christophe Salin, sous-préfet.
Propos recueillis par X. B.
J. Br.
Localisation du siège
Autre motif de discussion possible, la localisation du siège du
Ceser ne semble pas très claire
aux yeux du Champardennais.
Message reçu hier par Philippe
Richert qui s’est toutefois contenté d’applaudir à ce nouveau
départ : « Face à la crise démocratique, le Ceser apporte une
réponse et renforce le lien et le
dialogue », acquiesce l’orateur en
invitant ses hôtes à plancher sans
tarder sur la future dénomination
d’Acal.
8
TTE
« Je pense que mes propositions en faveur de l’environnement et de la transition écologique ont fait
la différence », a analysé Patrick Tassin (deuxième rang), après sa victoire face à Roger Cayzelle
(au premier plan). Photo Pascal BROCARD
« Nous devons être
un partenaire exigeant »
Qu’est-ce qui vous a permis de l’emporter au
2nd tour face à Roger Cayzelle ?
« Je crois que cela tient dans la différence de
regard que nous portons sur le Ceser. Je veux
marquer l’indépendance forte de l’institution vis-àvis du politique. Nous devons être un partenaire
exigeant. »
Vous offrez une revanche à Champagne-Ardenne ?
« C’est vrai que nous sommes un peu les oubliés
de la réforme territoriale. Il fallait bien qu’à un
moment ou à un autre, on montre le bout de notre
nez. Je crois que nous incarnons d’une certaine
manière la volonté des populations rurales de peser
dans les décisions. »
Vous voulez créer des pôles de compétences
au sein du Ceser ?
« Oui, à l’image de la proposition faite à la Région
par les trois Ceser d’un haut comité régional à
l’industrie, je souhaite, outre trois groupes de travail
permanents, une structure interne de ce type. De
même pour les activités agricoles, sylvicoles, viticoles et brassicoles qui font de notre région une
exception. Nous devons préparer le conseil à travailler sur l’évaluation des politiques publiques
territoriales, mais aussi sur l’évaluation de ses
propres travaux. Avec 36 vice-présidents, je propose, non pas une présidence, mais une co-présidence. »
Avez-vous déjà noué des contacts avec Philippe Richert ?
« Oui, je souhaite travailler en bonne intelligence
avec le conseil régional. Pour qu’on vise une élévation du niveau régional. La loi a décidé de créer une
« Les arrêts TGV ne sont pas ou plus adaptés. »
Photo Pascal BROCARD
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