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N° 100
2
L’étincelle de l’info
27 Janvier 2016
ÉDITORIAL
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LE SYSTEME POLITIQUE DES PRESIDENTS-ROIS
et leur droit de désignation du successeur
P
aul Biya n'a pas inventé le système
politique camerounais. Il est comme son
prédécesseur Ahmadou Ahidjo, un élu
par désignation du système. Il assure par les
pouvoirs qui lui sont conférés la continuation
du système. Il est plus aisé de s'en prendre aux
hommes qu'à un système. Comme il est facile
de demander à celui qui commande le système
de le changer. On a souvent entendu du haut
des tribunes mondiales, les discours
d'éducation paternelle faite à l’Afrique par les
occidentaux. Votre continent n'a pas besoin
d'hommes
providentiels
mais plutôt
d'institutions fortes. Quand on l'a dit qu'est-ce
qu'on a apporté à la compréhension du
congloméré républico-monarchique qui
construit l'essence de la quasi majorité des
systèmes de gouvernement dans tout le
continent africain ?
L'ère post coloniale et l'avènement des
indépendances a précipité le continent vers
l'adoption de constitutions républicaines. Au
revoir les royaumes et les sultanats africains
remisés au rang d’institutions folkloriques
inutiles à de jeunes nations naissantes. Parler
de Président à l'ère contemporaine impliquait
que l'on entrait de plein pied dans l’ère
républicaine.
Une
république,
étymologiquement, se définit comme la chose
du peuple ou le pouvoir du peuple. Quand le
peuple est le maitre du pouvoir politique, il lui
revient aussi le droit de choisir ses
représentants parce qu'il ne peut l'exercer
directement de par sa forte densité. Autrement
dit, quand on parle de Président, on fait allusion
à une république qui implique élection, l'un des
moyens de faire participer les citoyens dans la
direction du pays.
qu’on est Président en République et Roi en
monarchie; deux régimes politiques différents
qui nous dit-on ne doivent pas se superposer et
qui pourtant en occident cohabitent et en
Afrique se superposent. En Afrique de façon
informelle comme le continent le fait dans bien
de domaines, on a concilié président et roi
pour faire président-roi. Un simple mélange
des compétences entre deux statuts différents.
La longévité de la première république
d’Ahmadou Ahidjo et le mode de désignation
de son successeur a ouvert l’ère de la seconde
république de Paul Biya à la longévité record
et l’attente de la désignation par décret ou par
adoubement d’un successeur non pas au trône
mais à la fonction de candidat naturel du parti
politique le plus puissant à l’élection
présidentielle. Les motions de soutien au
candidat naturel
qui
réclament un
prolongement du règne du détenteur du
pouvoir, sont aussi des pis-aller pour ceux qui
craignent, appréhendent, redoutent le choix
discrétionnaire de celui qui a le pouvoir de
désigner un successeur qui ne leur conviendrait
pas.
Des règles juridiques constitutionnelles ont
pourtant été élaborées pour faciliter la
perpétuation du système. Le Président de la
République est élu pour un mandat de sept (7)
ans. Il est rééligible.
Président de la République par intérim peut,
après consultation du Conseil Constitutionnel,
modifier la composition du gouvernement.
Du fameux droit de désignation de son
successeur.
Les Rois et les Reines ont eu toujours le pouvoir
ou le privilège de choisir leur successeur et
généralement le choix se portait sur leur fils
aîné, selon la tradition. Ces cas de figure font
référence aux régimes monarchiques et
héréditaires où la possibilité d'accession au
pouvoir n'existait pratiquement pas sans être
membre de la famille royale. Même si l'inverse
n'est pas forcément vraie, on peut être membre
de la famille royale sans devenir jamais Roi ou
Reine.
Etre Président-roi serait un statut qui marche
avec le droit de vie et de mort sur tous les
individus vivant dans le pays. Pratiquement,
quand on est responsable devant personne, il
est facile de faire ce qu'on veut car aucune
barrière n'existe. Tout Président-roi ne va pas
avoir de craintes pour personne et n'a non plus
de comptes à rendre. Il est maître et seigneur.
Il peut faire ce qui lui semble bon à sa propre
satisfaction au détriment de tout autre. S'il est
responsable, ce n'est que devant lui-même ou
devant Dieu s'il croit que son pouvoir est divin
ou encore devant la mort.
Et généralement, quand on parle de Roi ou
Reine, il est question de monarchie. Ils sont
nombreux les hommes et les femmes qui ont
porté ce titre dans le monde, même en
occident qui se réjouit d'avoir théorisé le
concept de démocratie à tous les peuples du
monde.
En cas de vacance de la Présidence de la
République pour cause de décès, de démission
ou d’empêchement définitif constaté par le
Conseil Constitutionnel, le scrutin pour
l’élection du nouveau Président de la
République doit impérativement avoir lieu vingt
(20) jours au moins et cent vingt (120) jours au
plus après l’ouverture de la vacance.
L’intérim du Président de la République est
exercé de plein droit, jusqu’à l’élection du
nouveau Président de la République, par le
Président du Sénat. Et si ce dernier est, à son
tour empêché, par son suppléant suivant l’ordre
de préséance du Sénat.
La passation du pouvoir héréditaire entre les
rois ou les reines se fait en famille. Beaucoup
de pays dans le monde ont connu une
monarchie avant de devenir république. Mais
nous doutons fort que ces pays passent de
république en monarchie. Le statut paradoxal
de Président-roi, est un avatar africain
incompris et pourtant réel parce que l’on pense
Le Président de la République par intérim- le
Président du Sénat ou son suppléant- ne peut
modifier ni la Constitution, ni la composition du
gouvernement. Il
ne peut recourir au
référendum. Il ne peut être candidat à l’élection
organisée pour la Présidence de la République.
Toutefois, en cas de nécessité liée à
l’organisation de l’élection présidentielle, le La démagogie démocratique connaît son pic à
La vague des modifications constitutionnelles
entreprises ici et là en Afrique avec des succès
ou des échecs, font partie des stratégies pour
perpétuer et conserver le pouvoir. Le contenu
réel du modèle démocratique est nié de fait
alors que l'on se vante de le promouvoir. La
réalité malheureusement perçue de tous est
bien que seules les apparences de façade sont
montrées. Le rythme lent et souvent inexpliqué
de la mise en marche des institutions clé de
voûte et piliers du système démocratique
ajoute des armes à tous les détracteurs et
critiques d'une organisation de la gouvernance
de la nation soumise au gré et à la volonté d'un
souverain qui a appris à se libérer par sa
durée de présence à la tête de l'exécutif des
comptes à rendre à ceux qui l'ont élu. Les
opposants n'hésitent pas de se saisir de cette
attitude pour affirmer que l'on ne peut être
indolent quand on doit des comptes à ceux qui
vous ont porté au pouvoir.
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27 Janvier 2016
ÉDITORIAL
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chaque saison électorale. Tant pis c'est la
communauté internationale qui exige ces
grandes messes et bien on les organisera en
sachant combien elles sont imparfaites et on se
gardera de les rendre plus perfectibles au
risque de perdre son avantage. Ce système
rodé est devenu un savoir-faire aux mains des
administrations territoriales et des institutions
créées pour assurer les inscriptions sur les listes
électorales et organiser la logistique des
élections, sans avoir un pouvoir réglementaire
de les contrôler.
L'ingénierie politique des élections a été mise
en place et fonctionne à l'échelle du territoire
en grande ville à la manière d’un supermarché
où l'on a une plus grande visibilité d'accès de
contrôle et de fréquentation et dans les coins
reculés de la république à la manière d’une
boutique mal achalandée au service de
quelques rares clients de passage. Rien n’est
fait pour améliorer l'évolution drastique du
statu quo. Au contraire, il est même développé
de véritables stratégies de survie de manière
pyramidale à la main de l'administration
préfectorale. L’instinct de reproduction est
basé sur une seule stratégie, la durée. On le voit
et on le vit dans les arènes populaires des
grandes campagnes de renouvellement des
organes de base des partis politiques siégeant
au Parlement. On cherche plus la continuité
que le renouvellement. Tous les autres
objectifs d'un système politique en marche
pour la conquête du pouvoir à savoir les
objectifs de développement, l'éducation, la
sécurité, le bien-être de la population
s'estompent dévoyant le cœur vibrant du
Préambule de la loi fondamentale qui est
supposée poser le cadre éthique de la conduite
et de l'organisation de la vie politique.
«Le Peuple camerounais, fier de sa diversité
linguistique et culturelle, élément de sa
personnalité nationale qu'elle contribue à
enrichir, mais profondément conscient de la
nécessité impérieuse de parfaire son unité,
proclame solennellement qu'il constitue une
seule et même Nation, engagée dans le même
destin et affirme sa volonté inébranlable de
construire la Patrie camerounaise sur la base
de l'idéal de fraternité, de justice et de progrès
; Jaloux de l'indépendance de la Patrie
camerounaise chèrement acquise et résolu à
préserver cette indépendance ……… Résolu à
exploiter ses richesses naturelles afin d'assurer
le bien-être de tous en relevant le niveau de vie
des populations sans aucune discrimination,
affirme son droit au développement ainsi que
sa volonté de consacrer tous ses efforts pour le
réaliser et se déclare prêt à coopérer avec tous
les Etats désireux de participer à cette
entreprise nationale dans le respect de sa
souveraineté et de l'indépendance de l'Etat
camerounais.»
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L’étincelle de l’info
C’est écrit mais on disserte après à sa
convenance. On ne peut durer au pouvoir que
si l'on est passé maître en science de
l'utilisation de toutes les institutions de la
démocratie formelle en les vidant de leur
contenu clament les partis d'opposition. La
finalité première du pouvoir reste le maintien
des régimes en place. La question aujourd’hui
à deux ans d'une nouvelle échéance électorale
présidentielle est comment et avec quoi se
prépare la continuité du régime au pouvoir. On
se rend compte que ceux qui critiquent le
système sont en fait les meilleurs alliés du
système qu’ils vouent aux gémonies.
L’opposition n’est-elle pas devenue dans sa
longévité dans le sillage du pouvoir une de ses
cautions ? Le pouvoir s’appuie et compte sur
une classe intellectuelle et son élite politique
compatissante, fataliste et démissionnaire,
abonnée à ce qui est appelée au « Cameroun la
mangeoire républicaine ». Il devient alors aisé
de se perpétuer par des élections aux résultats
connus d'avance, un système qui va en assurer
son perpétuel renouvellement. Les élections
dans ces conditions ne sont pas faites pour
amener le changement, bien au contraire, les
élections sont une occasion pour soutenir le
système en place
LES VŒUX DE L’AN NOUVEAU 2016 AU PALAIS
L
’incessant défilé de la cour présidentielle est devenu une
forme protocolaire immuable. On vient devant le Suzerain
s’honorer en prenant sa main en cortèges pieux ils défilent
certains à genu flexion
et vous avez bien voulu me l'accorder, la faveur de me placer sous
votre protection.
Je le fais à condition que vous me donniez de quoi vivre, en
échange de mes services...
d’autres plieront l’échine à l’horizontale…
Tant que je vivrai, et bien que demeurant libre, je vous servirai
Le cérémonial illustre le théâtre les relations de cour. Tous les avec fidélité.
messages corporels et subliminaux sont là pour faire de l’œil à Mais en échange je resterai toute ma vie sous votre pouvoir et
celui à qui on doit tout.
votre protection."
Certains ténors du parti majoritaire ne commencent-t-ils pas déjà C’est fou comment on s’y retrouve bien de nos jours !
à faire les beaux yeux à leur champion ?
Ces voix qui ici et là montent sous forme de motions
d’allégeance dites de soutiens Une conduite qui nous rappelle
celle de l’époque où chez nos « ancêtres les gaulois »
Les seigneurs sacralisaient ainsi leurs relations à la vassalité
Imposant à leurs obligés ce type de serment :
« Tout le monde sait Monseigneur que je n'ai rien pour me
nourrir Tout le monde sait Monseigneur que je n’ai rien pour me
couvrir
C'est pour cela,
miséricorde,
Monseigneur, que j'ai sollicité de votre
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L’étincelle de l’info
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SOCIÉTÉ
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Droit à la santé
LE COÛT DU TRAITEMENT
DE L’HÉPATITE VIRALE
REVU À LA BAISSE
L’annonce a été faite
le Lundi 11 Janvier 2016 par
le Ministre de la Santé.
Les premiers stocks de médicaments moins
chers déjà disponibles à la centrale d’achat.
D
u sourire aux lèvres des
malades de l’hépatite
virale.
Ces
derniers
payeront désormais moins chers
que d’habitude pour se faire
soigner. La bonne nouvelle a été
donnée le Lundi 11 Janvier 2016
au cours d’une conférence de
presse à Yaoundé par le Ministre
de la Santé Publique.
Selon André Mama Fouda, le
traitement de l’hépatite Cgénotype 2 coûtera 150 000 F Cfa
par mois soit 450 000 F Cfa pour
3 boîtes de Sofosbuvir et 3 boîtes
de Ribavirine pendant 12
semaines.
Pour ce qui est de l’hépatite C
génotype 1 et 4, son traitement
coûtera désormais 348 000 F Cfa
par mois soit 1 044 000 f Cfa pour
3 boîtes de Sofosbuvir+3 boîtes
de Ribavirine et 12 ampoules
Interferon injectable pendant 12
semaines.
Taux de prévalence
Le prix du premier traitement de
l’hépatite C a été réduit de 80%
tandis que celui du second l’a été
de 50%. Le Sofosbuvir, d’après
Mama Fouda, garantit un taux de
guérison de 95%.C’est une
molécule produite par le
laboratoire Giléad.
Ce laboratoire, à en croire le
Ministre, a retenu le Cameroun
parmi les 91 pays dans le monde
bénéficiaire d’une réduction de
99% du prix d’achat du Sofosbuvir.
André Mama Fouda a annoncé la
disponibilité de 500 traitements
complets au Cename (Centrale
Nationale d’Approvisionnement
en Médicaments Essentiels) à
Yaoundé.
D’après les derniers résultats de
l’Enquête démographique de
santé de 2011, le taux de
prévalence au Cameroun est de
11,9% pour l’hépatite B et de
1,03% pour l’hépatite C soit une
prévalence de 9% au sein de la
population âgée de plus de 50
ans.
hurinews.com
Can féminine 2016
Afrique Cameroun:
La CAN féminine du 19 Novembre au 3 Décembre 2016
I
nitialement prévu pour se dérouler du 8 au 22 Octobre,
la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2016,
qu’accueille le Cameroun, se jouera finalement du 19
Novembre au 3 Décembre 2016. Ainsi en a décidé le Comité
Exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF).
Cette décision a été prise après une rencontre entre une
délégation camerounaise (délégation composée du
Président du Comité de normalisation de la Fédération
camerounaise, du Ministre des Sports, de l’ambassadeur
du Cameroun en Suisse) et les membres du Comité
Exécutif de la CAF. Au cours des discussions, la délégation
camerounaise a exposé les craintes liées à la forte
pluviométrie qui risque de gâcher la compétition si elle est
organisée à la date initiale. La CAF a finalement compris
les inquiétudes de la partie camerounaise et a décidé de
décaler le coup d’envoi de la compétition de plus d’une
semaine.
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L’étincelle de l’info
Toute l’équipe du journal
THE SPARK
vous souhaite une
Bonne et Heureuse
année 2016
Merci de continuer à
nous faire confiance
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L’étincelle de l’info
27 Janvier 2016
MESSAGE
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Message du Chef de l’Etat à la Nation à l’occasion
de la fin d’année 2015 et du Nouvel An 2016
Yaoundé, 31 Décembre 2015
Mes chers compatriotes,
Au moment où s’achève l’année 2015, je
voudrais vous convier, comme chaque année,
à revisiter notre parcours en tant que Nation et
à nous projeter ensemble, avec confiance et
détermination, dans la nouvelle année.
Vous conviendrez avec moi –je crois– qu’un
seul mot suffit à caractériser l’année qui
s’achève pour notre pays : RESILIENCE.
Il s’agit, vous le savez, de cette capacité à
résister, à faire face aux défis quotidiens, que
tous les partenaires au développement
reconnaissent à notre peuple.
Cette qualité, qui fonde les grandes Nations,
s’est particulièrement manifestée sur deux
fronts importants : la performance
économique de notre pays et sa situation sécuritaire.
D’abord, la performance économique :
Comme tout le monde peut le constater, le contexte
international actuel est marqué, entre autres, par :
- le rétrécissement de la croissance mondiale,
- la baisse persistante des prix du pétrole et des
autres matières premières.
Dans cet environnement international défavorable,
notre économie a su résister. Elle a maintenu ses
prévisions de croissance à 6%, avec une inflation
limitée à un peu moins de 3%.
Ni les dépenses supplémentaires occasionnées par
l’effort de guerre contre le terrorisme, ni même les
perturbations de l’activité économique dans les zones
attaquées n’ont pu nous empêcher d’atteindre nos
objectifs…
Je suis conscient de ce que cette croissance ne suffit
pas encore à transformer de façon significative le
quotidien de nos populations à la base.
Nous pouvons faire mieux. Nous devons faire mieux.
Mais il est bon de saluer ce bel effort, grâce auquel nos
indicateurs macroéconomiques sont plus viables.
Je dois d’ailleurs mentionner que cette croissance a
permis à notre économie de générer, jusqu’à fin
novembre 2015, 337 mille 660 emplois nouveaux
contre 283 mille 443 l’année dernière.
Sur ce chapitre, il me plaît de relever que de 2011 à
2015, 1 million 175 mille 358 emplois recensés ont été
créés.
Les besoins sont certes immenses et loin d’être tous
comblés, mais il convient de se féliciter de ce qui a déjà
été accompli, tout en s’engageant à faire toujours
mieux.
J’y reviendrai.
En ce qui concerne le défi sécuritaire,
Notre Nation a su opposer une résistance farouche aux
terroristes de Boko Haram, tout au long de l’année.
C’est le lieu ici de rendre un vibrant hommage à nos
forces de défense et de sécurité, ainsi qu’à nos
populations. La vaillance et le professionnalisme des
uns, l’engagement et le courage des autres, ont permis
de préserver l’intégrité de notre territoire. Nous
n’avons concédé aucun centimètre de celui-ci aux
agresseurs. Mieux, en diverses occasions, nous leur
avons infligé d’importants revers au plan militaire.
Par une intense activité diplomatique, nous avons
également su rallier un large éventail de partenaires à
cette lutte contre Boko Haram. En tant que Nation,
nous devons exprimer notre reconnaissance aux
nombreux pays amis qui nous apportent leur soutien
dans cette lutte.
A ce titre, je voudrais saluer de manière spéciale la
décision des Etats-Unis d’Amérique d’envoyer trois
cents soldats en mission d’appui au renseignement.
Nous les remercions de cette marque de confiance à
notre pays et à notre armée.
De même les soutiens multiformes obtenus des autres
pays amis tels que la France, la Chine, la Russie,
l’Allemagne et bien d’autres encore, constituent une
aide précieuse.
Avec le Nigéria voisin, nous avons affiné nos moyens et
mécanismes d’action concertée.
Nous devons également saluer l’engagement fraternel
à nos côtés des forces tchadiennes dans cette lutte qui
nous concerne tous.
J’ai toujours pensé que le terrorisme était une menace
globale, nécessitant une réponse globale. Cette réalité
s’est confirmée en 2015.
Et en ce qui nous concerne plus directement, je me
réjouis du fait que la Force Multinationale Mixte, est
désormais active, sur le théâtre des opérations. Elle
consacre l’implication effective de l’ensemble des pays
de la Commission du Bassin du Lac Tchad dans ce
combat.
Poussés dans leurs derniers retranchements, les
terroristes ont désormais recours à la pratique odieuse
des attentats-suicides.
Rien ne pourra entamer la détermination de nos forces
de défense et de sécurité. Rien ne pourra altérer le
moral de notre population, ni sa capacité de résistance.
Face aux atrocités de Boko Haram, les forces vives de
la Nation se sont mobilisées pour dire, avec fermeté,
NON au terrorisme. Mieux encore, elles participent à
l’effort de guerre, par leurs contributions financières
ou matérielles.
Cette grande mobilisation des uns et des autres a
donné une résonnance particulière à notre stratégie de
défense populaire. Armée et Nation font bloc pour
préserver
notre territoire et notre
souveraineté.
J’ai eu l’occasion de saluer le rôle des comités
de vigilance qui appuient avec efficacité nos
forces de défense et de sécurité.
Nous devons ici saluer la mémoire de nos
compatriotes qui ont perdu la vie dans cet
exercice légitime de défense civile.
A la barbarie aveugle des terroristes, ils ont
su opposer leur vigueur patriotique, jusqu’au
sacrifice suprême. En cela, ils constituent des
modèles pour notre Nation.
Mes chers compatriotes,
Après avoir si bien résisté aux épreuves de
l’année 2015, il n’est pas question de baisser
la garde aujourd’hui.
Sur les deux fronts de l’économie et de la sécurité, les
défis restent nombreux. Toutefois, à l’aube d’une
nouvelle année, je vous engage à regarder vers l’avenir,
avec vigilance certes, mais aussi avec confiance et sens
de l’engagement.
Le cap est fixé, vous le connaissez. Nous devons
atteindre l’émergence à l’horizon 2035.
Pour ce faire, au cours de l’année 2016, nous sommes
appelés à continuer de fructifier nos acquis, pour
moderniser notre pays et améliorer les conditions de
vie de nos populations.
J’ai demandé au Gouvernement d’y travailler avec
inventivité, ardeur et obligation de résultats.
Le souci qui m’anime demeure la promotion de la
qualité de la vie dans notre société. Je sais que cela doit
passer par une amélioration du pouvoir d’achat de nos
populations.
Malgré la conjoncture difficile actuelle, j’ai prescrit au
Gouvernement deux mesures significatives :
- revoir à la baisse les prix du carburant à la
pompe ;
et
- revoir à la hausse le montant des allocations
familiales versées aux travailleurs.
Ces mesures prendront effet dès le 1er janvier 2016.
Mes chers compatriotes,
Des chantiers spécifiques interpellent notre Nation.
Nous devons accueillir la CAN féminine en 2016 et la
CAN masculine en 2019. Pour cela il nous faut des
infrastructures adéquates. J’ai demandé au
Gouvernement de s’y employer activement.
Notre objectif majeur demeure l’accélération de la
croissance économique. Notre croissance doit être plus
forte, plus durable, plus inclusive et génératrice de plus
d’emplois pour tous, notamment pour notre jeunesse.
Nos populations doivent ressentir les effets bénéfiques
de cette croissance.
Pour y parvenir, et je l’ai réitéré récemment au
Gouvernement, le Document de Stratégie pour la
Croissance et l’Emploi reste notre boussole.
Le Plan d’Urgence en indique les priorités immédiates,
sans interférer sur le programme économique normal
du Gouvernement.
Je me réjouis du fait que ce plan d’urgence triennal, si
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attendu par nos populations, est désormais sur les rails
et en cours d’exécution. Les résultats des actions déjà
engagées seront bientôt plus visibles.
En 2016, le pari majeur pour notre pays reste la
création
des
conditions
d’une
véritable
industrialisation. L’émergence ne se conçoit pas sans
une industrie viable.
Nous disposons de ressources nombreuses : agricoles,
minières, touristiques, culturelles et humaines. Elles
constituent, pour notre pays, une grande réserve de
croissance.
J’ai instruit le Gouvernement d’accélérer la mise en
place des conditions préalables à l’industrialisation de
notre pays.
Ces conditions indispensables sont :
- la disponibilité d’une énergie suffisante et
permanente ;
- la modernisation de notre agriculture et la
transformation de sa production ;
- l’exploitation et la transformation avantageuse
des ressources minières ;
- l’amélioration continue du climat des affaires,
pour attirer toujours plus d’investisseurs ;
- la mobilisation des financements nécessaires;
- le développement des infrastructures de
communication et télécommunications.
Dans ce dernier domaine, il nous faut rattraper au plus
vite notre retard dans le développement de l’Economie
Numérique. Celle-ci est un véritable accélérateur de
croissance, en plus d’être une véritable niche d’emplois
nouveaux pour notre jeunesse. Nous devons pouvoir
en tirer avantage pleinement.
Le Gouvernement, dans son organisation, accordera à
ce secteur toute l’attention méritée.
Mes chers compatriotes,
La tâche est immense, et les chantiers nombreux. Mais
je crois fermement que nous pouvons faire un grand
bond en avant.
Nous en avons les moyens.
A force de volonté et d’engagement patriotique,
chacun à son niveau, je suis convaincu que nous
pourrons relever le défi, dans l’intérêt de tous.
Ne ratons pas ce tournant décisif.
L’Administration est un indispensable instrument
régalien au service de l’Etat et de l’intérêt général. Elle
est pourtant régulièrement pointée du doigt par les
usagers et par nos partenaires au développement.
Les conclusions récentes de la mission d’évaluation du
FMI dans notre pays, les derniers rapports respectifs
du Doing Business et du Cameroon Investment Forum
ou encore de la CONAC sont particulièrement
illustratifs à cet égard.
Il est bon que notre Administration ne cesse jamais
d’être une force de progrès. J’entends y veiller
personnellement.
Mes chers compatriotes,
Les défis qui nous interpellent sont exaltants. Avec
l’engagement de tous, nous pouvons les relever.
J’ai foi en la qualité des hommes dont regorge notre
pays…
Je connais votre patriotisme…
Œuvrons tous ensemble pour faire de 2016 :
- une année de victoires, de belles victoires,
pour notre pays...
une année qui apporte à chacun paix,
prospérité et bonheur…
Bonne et heureuse Année 2016 !
MESSAGE
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L’étincelle de l’info
GRILLE OPERATIONNELLE
DE DISSEMINATION DES MESSAGES-CLES
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L’étincelle de l’info
TOAST
27 Janvier 2016
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Toast de S.E.M. Paul BIYA, Président de la République du
Cameroun, à l’occasion du Dîner offert en l’honneur de
Madame Christine LAGARDE, Directrice Générale du FMI
Yaoundé, le 07 Janvier 2016
Madame la Directrice Générale du Fonds Le progrès économique et social, tant espéré
par les peuples, est très souvent mis en péril.
Monétaire International,
Et pour les économies les plus faibles, il s’agit
Je voudrais tout d’abord vous souhaiter une
de chocs exogènes difficiles à contrer.
très chaleureuse et cordiale bienvenue au
Au cours des cinq dernières années, le
Cameroun.
Cameroun, dans un contexte global difficile, a
Je voudrais également vous dire combien mon
pu maintenir un niveau de croissance
épouse et moi-même sommes heureux de
relativement appréciable. Nous le devons à
vous accueillir en ce Palais, symbole de l’unité
une économie de plus en plus diversifiée.
de notre pays.
Il nous faut maintenant la consolider, pour
Votre visite reflète l’excellente qualité des
atteindre des taux de croissance plus
relations entre le Fonds Monétaire
importants.
International et le Cameroun, relations qui
Notre objectif, in fine, est d'obtenir une
s’étendent sur plus d’un demi-siècle.
croissance forte, durable, inclusive, produisant
Votre institution, dont nous apprécions les
l’impact souhaité sur la qualité de la vie,
conseils, l’aide et la coopération, a toujours été
jusqu’à l’atteinte de l’émergence à l’horizon
à nos côtés, surtout dans les phases les plus
2035.
difficiles de l’histoire économique et financière
du Cameroun.
Pour y parvenir, j’ai prescrit des réformes
substantielles, afin de tirer avantage des
Notre monde est en perpétuel changement.
nombreuses ressources naturelles de notre
L'instabilité, la volatilité et la dérégulation pays.
règnent un peu partout. Aucune économie
Nous travaillons par ailleurs à rendre notre
n’est totalement épargnée.
endettement toujours plus viable, plus
productif et plus soutenable.
Sur ce point, je voudrais saluer l’initiative du
Fonds Monétaire International, sous votre
houlette, de poursuivre les réformes sur la
gouvernance financière internationale.
Je nourris l'espoir que la communauté
internationale s'adapte au plus vite aux
exigences nouvelles d’aujourd’hui et de
demain.
Le monde, aujourd’hui, a plus que jamais
besoin d’une solidarité économique et
financière plus effective et plus agissante.
L’interconnexion des économies et la similarité
des problématiques nous y obligent.
A défaut d’une telle solidarité, la faillite des
uns finira bien par ébranler la solidité
présumée ou réelle des autres. L’économie
mondiale est liée par une communauté de
destin.
A cet égard, je me réjouis, Madame la
Directrice Générale, de votre engagement
personnel pour rétablir
l’équilibre général de la
finance internationale. Vous
pouvez compter sur le
soutien
ferme
du
Cameroun.
Mesdames, Messieurs,
Je voudrais maintenant vous
inviter à lever vos verres en
l’honneur et à la santé de
Madame
Christine
LAGARDE,
Directrice
Générale
du
Fonds
Monétaire International, à la
santé de son cher époux, et
à tous les deux, j’adresse
tous nos voeux pour la
Nouvelle Année.
Je vous remercie de votre
attention.
N° 100
27 Janvier 2016
TOAST
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L’étincelle de l’info
Toast de Madame Christine LAGARDE
Directrice Générale du FMI au Palais de l’Unité
Yaoundé, le 07 Janvier 2016
plus exclusive et plus
durable,
créatrice
d’emplois
aussi,
pour
notamment
surmonter la pauvreté qui
règne encore, qui persiste
particulièrement en milieu
rural et particulièrement
chez les femmes.
Je tiens à cette occasion à
saluer les programmes de
soutien à l’éducation que
vous avez lancés en
particulier en direction des
jeunes filles. Le contexte
économique
Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et Messieurs les membres du
Gouvernement et du Parlement,
Mesdames et Messieurs les ambassadeurs et les
représentants de la société civile,
Mesdames et Messieurs, chers amis.
C’est pour moi un grand plaisir d’être aujourd’hui au
Cameroun avec mon époux.
Je saisis cette occasion pour remercier le peuple
Camerounais à travers vous Monsieur le Président, à
travers vous chère Madame, de son accueil chaleureux
et de l’hospitalité qu’il nous a démontrée ce matin sur
le sol de Yaoundé. Ma présence en qualité d’amie fidèle
du Cameroun à titre personnel, mais aussi en qualité
de Directrice Générale du Fonds Monétaire
International témoigne, Monsieur le Président, de la
longévité et de la profondeur de nos relations d’amitié.
Comme vous l’avez dit, depuis plus de cinquante ans,
le Cameroun est un des Etats membres du Fonds
Monétaire International.
Nous sommes 188 aujourd’hui, mais le Cameroun est
membre du FMI depuis plus de cinquante ans. Peu de
temps après son indépendance, il a rejoint l’institution
et depuis lors, notre relation d’amitié, de soutien, dans
les moments durs comme dans les moments les plus
faciles n’a jamais cessé. Elle a connu beaucoup de
hauts, quelques bas de temps en temps ;
Je sais qu’il y a quelques souvenirs d’ajustements
structurels qui n’ont plus cours. Le mot est même sorti
du vocabulaire du Fonds Monétaire International, mais
tous s’accordent à considérer que sans ces moments
là, eh bien, la situation économique aurait
probablement été encore beaucoup plus difficile. Je
vous l’ai dit tout à l’heure, Monsieur le Président, je
vous le redis devant l’ensemble de vos convives, je
réitère le soutien que le FMI continuera d’apporter au
Cameroun pour une croissance économique plus forte,
mondial ; le contexte
économique régional est
morose. Cependant, le
Cameroun, comparé à certains de ses voisins n’est ni
sans atout, ni sans option. Il jouit contrairement à
d’autres, d’une économie diversifiée au sein d’une
région richement dotée en ressources constituées de
pays membres de la CEMAC.
Pour ma part, je retiens trois grandes options qui
contribueront au développement et à l’essor du
Cameroun vers cet objectif que vous avez fixé, celui de
l’émergence en 2035.
- L’intégration régionale
- Un choix judicieux d’infrastructures
- Un bon climat des affaires.
L’intégration régionale, Monsieur le Président, a besoin
d’un nouvel essor pour harmoniser les règlementations
techniques et économiques ainsi que la fiscalité pour
alléger les procédures douanières, pour faciliter le
transport, pour promouvoir la libre circulation des
biens et des services. Sans cette dimension régionale,
les investisseurs étrangers privés dont les projets
nécessitent l’accès à un grand marché régional
tarderont à venir.
Le Cameroun doit jouer un rôle leader à cet égard. Il le
peut. La problématique du comblement de retard en
infrastructures performantes me mène au deuxième
défi. Personne, personne ne met en doute le fait que
le Cameroun et la CEMAC ont un besoin impérieux
d’infrastructures adéquates, celles qu’on appelle de
première nécessité. Tous les gouvernements s’y sont
attelés ces dernières années. Je me réjouis de savoir
que certains de ces grands projets sont presqu’arrivés
à leur point d’achèvement, et je souhaite vivement que
ce point d’achèvement puisse être atteint rapidement.
Je pense notamment au Port en eau profonde de Kribi,
et au barrage de LOM- Pangar. Il y a des routes, il y a
des aéroports, il y a d’autres projets mais ces deux là
sont des projets emblématiques auxquels je le sais,
vous tenez infiniment Monsieur le Président, et qui
seront structurants pour le pays.
Pour autant, l’espace budgétaire de tous les pays a été
réduit par la chute brutale des prix du pétrole et donc
des recettes pétrolières. Autrement dit, la marge de
manoeuvre financière dont disposaient les pays a
considérablement réduit, un peu moins sans doute
pour le Cameroun qui a été béni peut-être par les cieux,
d’avoir un peu moins de pétrole que les autres et grâce
à cela d’avoir diversifié ses exploitations . Malgré tout,
il faut se résoudre à admettre que malgré les besoins,
on ne peut pas tout faire tout de suite et c’est la raison
pour laquelle je vous indiquais tout à l’heure qu’il nous
semble du point de vue du FMI que ces projets doivent
être structurés, doivent être sélectionnés en fonction
de la valeur ajoutée qu’ils apporteront, et qu’il vaut
mieux en poursuivre quelques uns jusqu’à leur terme,
plutôt que de trop nombreux sans qu’ils soient
terminés et sans qu’ils apportent véritablement la
valeur ajoutée nécessaire au développement de
l’économie Camerounaise.
Enfin, et c’est là mon troisième point, tous les efforts
du Gouvernement pour faciliter l’essor économique ne
pourront porter de fruits sans une amélioration du
climat des affaires, et pour cela Monsieur le Président,
ce que je souhaite indiquer c’est non pas l’introduction
des nouvelles incitations financières, de régimes
dérogatoires ou de formes d’investissements
financières à grand effort publicitaire. Je veux plutôt
dire par là, un changement de philosophie, d’attitude,
d’approche, consistant à accueillir l’investisseur qu’il
soit domestique, ou qu’il soit étranger, pas par la
multiplication de guichets uniques, mais par une
simplification délibérée qui corresponde véritablement
à ce que souhaitent les investisseurs. J’ai la conviction
pour avoir tenté une telle démarche dans mon propre
pays, que les forces vives du Cameroun le souhaitent
et que les autorités Camerounaises peuvent y
répondre.
J’aurai la joie après demain à Douala, de m’entretenir
avec les femmes leaders du Cameroun, avec la
communauté d’affaires du Cameroun également, et je
ne doute pas que sur cette question de l’amélioration
du climat des affaires, ils sauront vous apporter un
grand soutien afin de constamment mettre en oeuvre
cet effort de simplification et d’amélioration du climat
des affaires auquel l’administration toute complète
qu’elle soit est parfois un peu rétive, admettons-le.
Monsieur le Président de la République, Madame,
Mesdames et Messieurs, je termine mon propos en
réitérant non seulement la disponibilité du Fonds
Monétaire International, mais son amitié et sa
détermination, en partenariat avec tous vos
collaborateurs sous l’autorité du Premier Ministre, de
continuer à soutenir, à apporter l’assistance technique,
la surveillance, le diagnostic économique, et tout autre
support que vous jugeriez utile, afin de promouvoir
l’essor économique pour le bien-être de la population
Camerounaise .
Je vous remercie.
N° 100
10
L’étincelle de l’info
27 Janvier 2016
MESSAGE
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Communiqué de presse n° 16/03 le 10 Janvier 2016
Déclaration de la Directrice Générale du FMI,
Christine Lagarde, au terme de sa visite au Cameroun
Mme Christine Lagarde, Directrice Générale du Fonds Monétaire International (FMI),
a publié ce jour la Déclaration suivante à Douala, au terme de sa visite au Cameroun :
«Mon séjour au Cameroun a été extrêmement fructueux. Je tiens à remercier
le Président Paul Biya et les autorités camerounaises pour des échanges riches
et constructifs. Lors de mon séjour à Yaoundé, j’ai en outre eu l’honneur de
discuter et d’échanger avec les Ministres des Finances des États membres de
la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) ainsi
qu’avec le Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) et
le Président de la Commission de la CEMAC.
«Au cours de ces réunions, j’ai félicité les autorités camerounaises pour la
résilience dont fait preuve l’économie camerounaise dans une conjoncture
pourtant éprouvante. Le double choc lié au repli persistant des cours du
pétrole et aux attentats terroristes dans l’Extrême-Nord représente en effet
un redoutable défi. Pour le relever, les autorités ont entrepris d’adopter de
vigoureuses mesures pour assurer la stabilité macroéconomique et
promouvoir une croissance forte et inclusive. Le FMI apporte déjà un soutien
important au Cameroun en termes d’assistance technique et de conseil pour
aider le pays à relever ces défis et se tient prêt à l’appuyer davantage en cas
de besoin.»
«J’ai encouragé les Ministres des Finances de la CEMAC à travailler en étroite
collaboration afin de renforcer l’intégration régionale en vue d’améliorer la
compétitivité et de doper la croissance dans la sous-région. La réduction des
obstacles aux échanges régionaux et la réalisation de projets régionaux
d’infrastructures pourraient en effet contribuer à corriger les déficits de
compétitivité en zone CEMAC. Le FMI apporte son appui à la Commission de
la CEMAC, à la BEAC et à la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC)
par le biais de son assistance technique dans les domaines de la gestion des
finances publiques et de la politique monétaire, et il continuera de le faire. »
«Au cours de ma rencontre avec le Gouverneur de la BEAC, les discussions ont
porté sur le rôle de la Banque Centrale dans le maintien d’un environnement
monétaire et un système financier stables. Avec le Président de la Commission
de la CEMAC, nous avons exploré les voies et moyens par lesquels le FMI peut
continuer à appuyer l’institution dans la promotion de la convergence
économique et l’intégration régionale.
Christine
LAGARDE
candidate
à sa propre
succession
à la Direction du
FMI
«En plus de ma rencontre avec les autorités camerounaises et celles de la
CEMAC, je me suis rendue à Douala ou j’ai rencontré le secteur privé, la société
civile et un groupe de femmes leaders. J’ai été particulièrement touchée par
ma visite à l’orphelinat Main dans la Main, une organisation locale qui
démontre un profond dévouement à la cause des enfants vulnérables. »
«Je voudrais sincèrement remercier une fois encore le Premier Ministre et son
gouvernement, notamment le Ministre des Finances, ainsi que le peuple
camerounais tout entier pour leur chaleureux accueil et leur hospitalité. Le
FMI reste un partenaire fidèle du Cameroun dans ses efforts pour relever les
défis auxquels il est confronté. »
DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI
Relations avec les médias
Courriel : media@imf.org
Téléphone : 202-623-7100
"Oui, je suis candidate pour un deuxième mandat." Ceci nous
permet de mieux apprécier l'importante tournée de la Directrice
Générale du Fonds Monétaire International (FMI) au Nigéria et
au Cameroun où elle a séjourné 3 jours,
reçue en grande pompe elle et son époux au Palais de l'Unité
par Paul et Chantal Biya. Forte déjà de l'appui à sa candidature
de la France, de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, de la Chine,
de la Corée". Madame LAGARDE a fait le chemin de Yaoundé
pour non seulement obtenir l'adoubement de Paul Biya , mais
aussi mettre dans son escarcelle tout le soutien de la Cemac. En
marge de sa visite à Yaoundé, Christine Lagarde a tenu une
réunion avec les Ministres de l'Economie et des Finances de la
CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique
Centrale) ainsi qu'avec le Gouverneur de la BEAC (Banque des
Etats de l'Afrique Centrale), l'Equato-Guinéen, Lucas Abaga
Nchama.
N° 100
27 Janvier 2016
INTERNATIONAL
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L’étincelle de l’info
TONY ELUMELU N’ A RIEN DIT !
ALIKO DANGOTE LUI SE MELE DE L’ELECTION
CHEZ SON VOISIN BENINOIS
LIONEL ZINSOU-DERLIN, un Français dans quelques jours Président du Benin !
U
n match électoral qui pour Aliko Dangote qui pense
beaucoup n’en aura pas été que l’élection de Zinsou à
tellement le financier
français semble arriver au poste de la tête du Bénin va plutôt
Président en roue libre sur tapis servir les intérêts français
rouge. A qui la faute puisque
dans la sous-région
beaucoup qui ne sont pas Ouest-africaine. L'homme
concernés au premier chef se
d'affaire nigérian estime
mêlent de commenter une élection
qu'un opérateur
ou leur vote n’est pas sollicité. On
a entendu les réserves
du économique n'est pas le
Président Equato-guinéen et le
père Noël
cinglant désaveu de l’ancien
Président Nicéphore Soglo au choix de son parti dirigé par son fils qui a
choisi de soutenir Lionel Zinsou
Une des positions qui n’est pas passée inaperçue est celle du milliardaire
nigérian Aliko Dangote qui a surpris le continent avec ses commentaires
tonitruants qui augurent de la nature des relations que l’homme
d’affaires aura à tenir avec Lionel Zinsou qui va arriver sous peu à la tête
du Benin pays voisin du Nigéria marché naturel d’écoulement des
produits nigérians. Aliko Dangote ne décolère pas et ne parle pas de
Président mais d’un redoutable négociateur financier français qu’il a dû
affronter dans plusieurs dossiers quand Lionel Zinsou défendait bec et
ongles les intérêts des capitaux d’investissement français.
Le milliardaire Nigérian Tony Elumelu a invité Lionel Zinsou-Derlin à la rencontre de
1000 jeunes entrepreneurs africains que sa Fondation finance
aisément que pour un groupe comme le nôtre qui est fournisseur de
biens et services dans plusieurs domaines dans lesquels le colonisateur
intervient aussi, l'élection de M. Zinsou à la tête du Bénin fera de cet
Etat, et donc de toute la région francophone, un terrain hostile pour nous
qui sommes des groupes africains ", explique le milliardaire nigérian.
Société:
Elie Pokam Mopo
B.P.: 14 702 Yaoundé - Cameroun
Tél.: 237 699 84 33 35
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Pour M. Dangote l'élection de Zinsou comme Président du Bénin
participera à l'ancrage et renforcera davantage les positions du
Aliko Dangote qui pense que l’élection de Zinsou à la tête du Bénin va
colonisateur français. Et nous, comme je l'ai dit tout à l'heure, nous ne
plutôt servir les intérêts français dans la sous-région ouest-africaine.
pouvons continuer à investir ou du moins à faire des investissements
L'homme d'affaires nigérian estime qu'un opérateur économique n'est
importants dans un climat qui nous est hostile et dans lequel nous nous
pas le père Noël. Il précise que le but ultime en affaires est de faire des
sentirons menacés et nos investissements hypothéqués, a-t-il fustigé.
profits. " Aujourd'hui il s'impose que le partenaire en face aussi puisse
Voilà qui a le mérite de ne pas être de la langue de bois.
se réjouir d'avoir signé un contrat avec vous et qu'à la fin chacun puisse
en sortir gagnant, je veux désigner ces Etats. Vous devez comprendre
Aliko Dangote n’a pas fini de parler qu’il subit à son tour les foudres
des activistes des réseaux sociaux ou les pro et contre les propos du
Récépissé de dépôt
Relecture:
milliardaire se déchaînent. Dangote, mange tes milliards et laisse nous
de déclaration:
Adolphe Claude
notre élection de misère. Qu'as-tu fais au Benin pour mériter que les
N° 54/RDDJ/J06/BASC Mballa
Béninois t'écoutent ou te suivent dans ton raisonnement? Tu parles du
Directeur de publicaEconomie:
pré carré de la France et des intérêts de la France. Qui t'a fait toi? si ce
tion:
Y. Gouet
Pauline Biyong
n’est Obassandjo à qui tu dois presque tout. Laisse-nous notre élection
Edition et fabrication:
et bouffe tes milliards. Aide tes frères du Nord à mieux vivre et sortir
Redaction:
SPC Cameroun
Kiyeck de Kiki,
des griffes de Boko haram.
Mbarga Jean ,
Montage:
Dangotte laisse-nous avec notre Blanc français qu’on essaie. Toi en tant
Innocent Ngoumgang Duclair
basileduclair@yahoo.fr
que citoyen nigérian tu pourrais donner ces précieux conseils à ton
Politique/Internapays pour récupérer les lycéennes de Chibock et mieux éradiquer Boko
tionale:
Imprimerie
Rev. Dr Biyong
JOYCE
Haram qui nous empêche de dormir depuis quelques années. Le Borno
Philippe Eugène,
est aussi un Etat où tu peux gagner d’importants marchés.
Janvier Owona Tang
Distribution
Alain
MESSA PRESSE
Le ton est donné….
N° 100
27 Janvier 2016
ÉLECTION
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13
L’étincelle de l’info
ELECAM LE RETOUR AU CHARIVARI
Après six mois de Direction d’Adboulaye BABALE
L
d’actions opérationnels poursuivis pour inscrire le
plus grand nombre de nos concitoyens sur les
listes, on ne peut qu’être étonné de savoir que
derrière cette détermination de façade, de
nombreuses guerres de tranchées opposent
encore les responsables des deux entités. La crise
originale prend sa source sur la vision que chaque
dirigeant a de cette institution qui est indivisible,
malgré le fait qu’elle se compose de deux organes.
’institution bicéphale semble ne jamais
pouvoir se guérir de son conflit congénital de
compétence entre ces deux chefs. Certains
tabloïd de la place ont relayé des informations qui
demandent à être clarifiées ou démenties laissant
croire que le nouveau couple en tête du double
exécutif Abdoulaye BABALE le Directeur Général
d‘Elecam et le Dr Samuel FONKAM AZU’U le
Président du Conseil Electoral n’auraient vécu
qu’une brève lune de miel. Les deux hommes se
connaissent pourtant bien et ont vécu ensemble
la crise larvée entre les deux exécutifs qui s’est
soldée par le limogeage de l’ancien DG d’Elecam
Mohaman Sani Tanimou.
X Maleya Album N°V
L’année 2016 a pourtant démarré sous de bons
auspices avec la réouverture du fichier des
inscriptions qui selon les observateurs semblait
attirer beaucoup de jeunes en ce début d’année.
1000 nouveaux inscrits dans les six communes de
Douala par exemple les dix premiers jours de
l’année. Le nouveau DG d’Elecam a même
commenté pendant ses déplacements ce sursaut
civique, déclarant que « la population a bien
compris la nécessité de s’inscrire et de jouir de son
droit civique. Ajoutant aussi dans la foulée que
Elecam travaillera en cette nouvelle année nonélectorale dans un esprit de responsabilité et de
mobilité. Les kits d’inscription, a-t-il expliqué,
doivent pouvoir se rendre disponibles, là où les
Camerounais vivent : près des lieux de travail y
compris les chantiers, aux abords des campus
universitaires, dans les réunions communautaires.
La loi dit qu’Elecam est composée de deux
organes, le Conseil électoral et la Direction
Générale des élections, cette même loi dit que
l’institution, c’est-à-dire Elections Cameroon, est
sous l’autorité du Conseil Electoral, et ce Conseil
électoral a un Président qui est en plus Président
d’Elections. Le moins qu’on puisse dire c’est que
ce flou laissé en forme d’ambiguïté par le
législateur n’arrange rien et on a vu que c’est par
cette porte que les interprétations de préséance
et de compétition de responsabilité et de
compétences sont nées et perdurent. Quand la loi
dit que c’est le conseil électoral qui veille à
l’application de la loi électorale, celui qui le préside
estime être en tête alors que le Directeur dirige.
Si tout semble clair et transparent sur les plans
L
de conviction et de charme. Preuve s’il en était
qu’il ne faut pas forcément chercher les excès
et la provocation langagière pour attirer les
foules et faire un succès.
La chanson en langue bassa est sortie de la
prose syncopée à la Jean BIKOKO ou encore aux
style makossa porté par Belka Tobis pour aller à
la conquête des jeunes et le grand public toutes
langues confondues. On ne dit pas ici que Roger
est le seul précurseur du genre car la famille
artistique qui chante en langue bassa s’est
rajeunie et s’est agrandie dans de multiples
styles ; Ce qui nous plait de rappeler c’est la
synthèse quasi œcuménique que réussit à faire
Roger Samnig en commençant déjà par la
création de ce groupe hors norme composé des
trois jeunes gens aux identités différentes ayant
choisi de collaborer en s’appuyant sur un style
musical à la mode porté par des mélodies
actuelles interprétées avec beaucoup de talent
"Playlist"! est le nom du nouvel album du X
MALEYA sorti le 21janvier 2016. 15 titres offerts
par un instinct de prodigalité parmi lesquels .
Jamais le groupe n’avait proposé autant de
pistes pour un opus. 10 pour "Exil". Les paroles
évangéliques font toujours en trame centrale
des chansons qui traitent de tous les sujets
propres à la condition humaine. De la
souffrance en passant par l’amour, l’hommage
paternel, le pardon, la persévérance ou encore
la joie
"Cette œuvre musicale se veut une construction
rigoureuse des tendances", a fait remarquer le
journaliste Serge Pouth qui a partagé avec ses
confrères, sa note d’écoute. Ainsi, si le titre
"Djoka" plonge dans une chaude ambiance,
"Habibti" est une ode à la réconciliation. "Vas-y
tu peux" invite à dominer ses peurs et à foncer
non pas seulement vers l’âme sœur. La piste 6
intitulée "Mon papa" est un hommage paternel
après le titre "Mama" de l'album précédent. De
tous les titres évoqués, l’un aura su captiver
l’attention de l’assistance "Georgette". Une
chanson qui comme l’a expliqué Roger Samnig
est un "hommage aux femmes qui soutiennent
leurs époux malgré leurs manquements…
"Affaire à suivre" a-t-on entendu dire.
« C’est notre playlist que nous avons choisie de
e 5e album du groupe camerounais X
Maleya a été officiellement présenté le 20
janvier 2016 aux hommes de médias à
Yaoundé
Roger Samnig sous son air bonhomme, le
leader des X MALEYA le groupe turbo de la
musique urbaine camerounaise a réussi l’exploit
à imposer le chanter en langue bassa dans des
groove aussi bien de musiques modernes que
dans l’adaptation des rythmes du folklore
traditionnel
revisité dans les sonorités
modernes. Son gospel dans la voix a fini par
donner une signature à sa façon de chanter en
seconde voix perchée mais également à
l’écriture des paroles de ses chansons qui sont
de véritables versets d’évangile.
mettre à la disposition du public, d’où le titre de
l’album. Ce sont des chansons choisies avec le
cœur, on aimerait partager ça avec le public.
Maintenant chacun pourra faire des choix. Nous
avons une démarche, nous sommes là pour
passer un message d’espoir, parler des faits de
sociétés qui nous concernent au plus haut
point.» Roger, X-Maleya..
Réseau de distribution: Tel 699 99 60 30 /
674 05 55 58 Yaoundé Tél 697 54 01 47
Bafoussam Tel 691 95 13 30 Douala
N° 100
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L’étincelle de l’info
27 Janvier 2016
MESSAGE
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Discours du Chef de l’Etat
en réponse aux Voeux du Corps Diplomatique
Yaoundé, 05 Janvier 2016
Monsieur le Doyen du Corps Diplomatique,
Mesdames et Messieurs les Membres du Corps
Diplomatique,
J’éprouve toujours un grand plaisir à vous accueillir
en début d’année, dans le cadre de cette cérémonie
solennelle de présentation de voeux. Il s’agit d’un
moment important d’échange.
Je voudrais avant toute chose, Monsieur le Doyen du
Corps Diplomatique, vous remercier de tout coeur
pour vos encouragements et vos propos aimables à
l’endroit du Cameroun, votre pays d’accueil. Je reçois
avec joie vos voeux pour mon pays, pour ma famille
et pour moi-même.
Monsieur le Doyen du Corps Diplomatique,
L’exacerbation du terrorisme, ainsi que le
ralentissement de la croissance mondiale ont
marqué l’année qui vient de s’achever.
Partant du Proche-Orient, une nébuleuse djihadiste
s’est développée. Ses effets néfastes se sont étendus
à d’autres régions, notamment en Afrique et en
Europe.
Les exactions commises par l’Etat Islamique, en Syrie
et en Irak notamment, ont provoqué une grande
confusion dans cette partie du monde.
Pour tenter d’y mettre fin, une coalition
internationale procède à des frappes aériennes
visant à neutraliser l’Etat Islamique.
Le Cameroun soutient toute initiative de solution
durable à cette situation. Tout compromis, pour être
viable, doit intégrer les intérêts politiques et
économiques légitimes des parties en présence.
Ces tensions persistantes en Syrie et en Irak
compliquent tout règlement du différend israélopalestinien.
En Libye, le retour à la normale se fait attendre. Notre
souhait est qu’un gouvernement d’union nationale
en accélère l’avènement.
Dans la zone sahélienne, les djihadistes sont toujours
actifs au Mali. Les récents attentats de Bamako nous
le rappellent.
Notre pays, vous en êtes tous témoins, est contraint,
depuis près de deux ans, à une guerre contre la secte
Boko Haram.
Cette nébuleuse terroriste, qui excipe de son
allégeance à un Etat Islamique en Afrique de l’Ouest,
a semé la mort et la désolation autour du Lac Tchad.
Le Cameroun a su résister avec fermeté à cette
tentative de déstabilisation et de violation de son
intégrité territoriale.
Notre armée, appuyée par le peuple mobilisé, n’a
cédé aucun centimètre de notre territoire aux
assaillants.
Bien mieux, elle leur a infligé, à maintes occasions,
de cinglants revers au
plan militaire :
destruction de bases,
récupération
de
nombreux
équipements
et
matériels, libération
d’otages, constitution
de prisonniers, etc.
C’est ici l’occasion
pour
moi
de
remercier
solennellement les
pays amis qui, par
leur soutien, nous
manifestent
leur
solidarité dans cette
lutte.
Mis à mal au front, le
groupe terroriste Boko Haram semble s’être résigné
pour le moment à la tactique abjecte des attentatssuicides.
Le Cameroun se réjouit de ce que la Force
Multinationale Mixte soit désormais opérationnelle
et active sur le terrain.
Bien au-delà du Proche-Orient et du sol africain, les
activités meurtrières des terroristes djihadistes ont
atteint l’Europe en 2015, faisant de nombreuses
victimes…
Cette évolution vient conforter ceux qui ont plaidé,
depuis le départ, pour une riposte globale à ce
phénomène. Monsieur le Doyen du Corps
Diplomatique l’a rappelé tout à l’heure avec justesse.
Seule une action solidaire et déterminée de la
communauté internationale peut venir à bout du
terrorisme. Il nous faut mutualiser nos moyens de
renseignement et nos efforts de combat.
Il est également important dans cette lutte, je pense,
de trouver de bonnes réponses aux injustices et à la
pauvreté qui font le lit du terrorisme.
Les Nations Unies et la communauté internationale
devraient s’y atteler en priorité.
Une autre conséquence de la situation instable au
Proche-Orient est le déplacement de centaines de
milliers de réfugiés.
Cette migration, d’une ampleur inédite dans l’histoire
moderne, met l’Union Européenne devant un
dilemme : rester fidèle à ses idéaux humanistes en
accueillant ces migrants, ou alors, les retenir à sa
périphérie, voire, les renvoyer chez eux.
Sur cette question des migrants, une distinction est
apparue récemment, entre les réfugiés de guerre,
provenant du Proche-Orient, et les migrants dits
économiques.
Les premiers seraient les bienvenus, tandis que les
autres devraient être cantonnés en périphérie pour
ensuite être renvoyés dans leurs pays de provenance.
Les solutions à cette difficile question devraient se
conformer à la morale et aux valeurs d’humanité.
Ici encore, seule l’exigence de solidarité humaine
peut conduire à des solutions raisonnables.
Sur le sol africain aussi, les conflits et les exactions
terroristes provoquent d’importants mouvements
migratoires. Le Cameroun, par exemple, s’est trouvé
dans l’obligation d’accueillir plusieurs centaines de
milliers de réfugiés, venus principalement de la
République Centrafricaine et du Nigeria.
Devant un tel afflux de populations désemparées, il
n’y a qu’un élan de solidarité humaine à offrir. L’on
partage le peu dont on dispose, et l’on appelle à
l’aide. L’essentiel c’est d’assumer son devoir
d’humanité.
Mesdames et Messieurs les Membres du Corps
Diplomatique,
La sécurité est à juste titre un préalable existentiel
pour tous les peuples. Il importe cependant de ne
jamais oublier que seul le développement, qui est le
nouveau nom de la paix, peut garantir la survie des
nations.
Le monde d’aujourd’hui peine à réunir les conditions
d’un tel développement solidaire.
La conjoncture économique internationale est, en
effet, marquée par un ralentissement notable de la
croissance mondiale.
Il en découle un recul de la performance économique
des pays émergents, et aussi, un brutal coup d’arrêt
à une décennie de bons résultats dans les pays en
développement.
Les économies africaines sont particulièrement
affaiblies ici, du fait de leur grande dépendance vis à
N° 100
27 Janvier 2016
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vis du marché international des matières premières.
A l’inverse, les pays avancés connaissent un léger
relèvement de leur croissance.
Ce basculement des zones de croissance est dû à la
baisse drastique des cours des matières premières ;
particulièrement du pétrole, mais pas seulement,
toutes les autres matières premières étant affectées.
Pour garder la tête hors de l’eau dans un tel contexte,
de nombreux pays en développement, dont le
Cameroun, ont opté pour la diversification de
l’économie. Ceci est malheureusement loin d’être
une partie gagnée d’avance.
En effet, selon les perspectives économiques et
financières internationales, la détérioration actuelle
des termes de l’échange va se poursuivre.
Plus préoccupant encore est le durcissement
progressif des conditions d’accès à certains
financements internationaux.
Dans ces conditions, seule une authentique solidarité
économique internationale donnera quelques
chances à toute politique de diversification des
économies.
Il en est de l’économie comme des autres grandes
questions internationales de l’heure. La solidarité
économique internationale devrait reposer sur deux
piliers essentiels : la coprospérité et la
coresponsabilité.
Avec ces principes, nous pourrons combattre la
mondialisation de l’indifférence et construire
réellement un monde de paix et de fraternité.
C’est au nom de cette solidarité, et conscient de
notre communauté de destin, que nous nous
sommes rendus à Paris, pour la 21ème Conférence
des Parties sur le changement climatique.
La solidarité internationale s’y est exprimée de
manière significative. Les 195 pays participants ont
pris l’engagement de limiter le réchauffement de la
planète.
A la COP21, le Cameroun a lancé un double appel
pour le sauvetage du Lac Tchad et pour la
préservation du bassin du Congo. Nous vous
remercions, Monsieur le Doyen, de vous en être fait
l’écho au nom des membres du Corps Diplomatique.
Le Cameroun s’y est engagé, à réduire de 32 % ses
émissions de gaz à effet de serre.
Ceci nous conduira à revoir certains aspects de notre
schéma de développement.
Une telle révision appelle des financements
importants et des transferts de technologies
majeures. Il s’agit là d’un champ d’expression
supplémentaire de la nouvelle solidarité.
A cet égard, nous voulons saluer la promesse, à Paris,
des pays industrialisés. Ils ont en effet renouvelé leur
engagement d’accorder aux pays en développement
une dotation de 100 milliards de dollars chaque
15
L’étincelle de l’info
année.
Il s’agit là d’un pas important vers la solution d’un
problème qui met en cause la survie de l’espèce
humaine.
L’Organisation des Nations Unies cristallise l’ambition
des peuples de construire ensemble une paix
durable, fondée sur une prospérité partagée, une
solidarité effective, et le respect des valeurs
d’humanité.
Tel est le sens, à la fois, de ce nouvel engagement
pour la paix et du nouvel agenda du développement
durable adoptés à New York, en septembre 2015,
lors des célébrations du 70ème anniversaire de
l’Organisation des Nations Unies.
Monsieur le Doyen du Corps Diplomatique,
Mesdames, Messieurs les Membres du Corps
Diplomatique,
Je voudrais maintenant vous prier de bien vouloir
transmettre aux hautes autorités que vous
représentez si dignement ici nos voeux les meilleurs
pour l’année nouvelle.
A vous-mêmes, à vos collaborateurs et à vos familles,
j’adresse mes souhaits les plus sincères de bonheur,
de santé et de succès pour l’année 2016.
Vive la coopération internationale !
Vive le Cameroun !
Je vous remercie de votre aimable attention.
PLUS DE DIVORCE DANS LES COUPLES CHRETIENS :
Monseigneur Samuel Kléda et le clergé catholique camerounais
mettent encore le pied dans le plat sur les sujets sociétaux
La voie sacrée a pris des allures de piste en saison
de pluie. Où sont les bergers pour rassembler les
brebis naufragées ? On entend beaucoup de
déclarations à l’attention de la moralisation des
mœurs des fidèles alors que les fidèles eux ne
cessent de montrer du doigt le mauvais exemple qui
vient de ceux qui prétendent enseigner le bien.
Qu’êtes-vous devenus? Semblent se dire les deux
camps chacun interrogeant l’autre sur les mêmes
reproches qu’il lui fait. Qui sont ceux qui se cachent
derrière les soutanes? Le clergé catholique
camerounais préfère qu’on parle d’Angélus et
remette à plus tard le débat sur sa probité.
Un vent d'Est a soufflé emportant dans la cité les
déclarations intempestives des hommes de Dieu qui
se mêlent de régir les mœurs d’une cité qui vit en
même temps dans son ultra-christianisation
effrénée comme elle vit aussi sa déchristianisation.
L’homme de la rue dit gaiement sans complexe. Moi
je crois en Dieu hélas plus du tout en ses prêtres, il
s’est glissé chez eux des Judas et des traîtres à la
religion qu’ils nous enseignent.
Pas un synode pas une épiscopale sans un doigt
accusateur pointé vers les fidèles en chemin de
dévoiement les brebis galeuses qui font un mal
considérable aux agneaux fidèles et sains suiveurs
des dogmes souvent en décalage avec la réalité
sociétale.
Comme souvent l’Eglise Catholique camerounaise
se pose en censeur de la vie sociale en incitant ses
fidèles à marcher sur le droit chemin. Lors de la
39ème Conférence Episcopale Nationale qui s’est
tenue à Batouri (Est du Cameroun) du 11 et 16
janvier 2016, les évêques se sont opposés à toute
idée de divorce dans les couples chrétiens.
Pour Monseigneur Samuel Kleda, Archevêque de
Douala, les couples communiquent moins. Et ce
manque de dialogue « est souvent dû à l’influence
des moyens de communication comme la télévision.
Les conjoints n’ont plus le temps de s’entretenir
normalement, d’être ensemble ».
Pour le Président de la 39ème Conférence
Episcopale Nationale, la pauvreté, le manque de
connaissance des enjeux du mariage et le volte-face
des familles après les célébrations de l’union sont
également des causes d’échec du mariage chrétien.
Quant à Mgr Cornelius Esua, les familles doivent
assurer ce qu’il appelle le « service après-vente du
mariage ». Messeigneurs Christophe Zoa et
Athanase Balla vont plus loin en suggérant aux
couples de retourner aux fondamentaux du mariage
en ayant recours à la Bible, lesquels consistent à avoir
recours aux noviciats pour préparer les femmes au
mariage.
Loin de prétendre répondre à cette question, ô
combien passionnante, l’Eglise mesure toute
l’importance du sujet et invite chacun à faire un
examen de conscience à la lueur des Ecritures
Saintes pour mieux s’armer à réussir un mariage
harmonieux. Quand bien même les difficultés
pourraient surgir, la solution doit être d’inspiration
divine.
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