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Cahier Football - Le Devoir de la presse étudiante

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INFOGRAPHIES : GUILLAUME VILLEMAIRE
INTERCEPTÉE
PHOTO : SIMON DUFRESNE
PHOTO : SIMON DUFRESNE
UNE SAISON
La dynastie
du Rouge et
Or prend fin
Les Carabins de l'Université de Montréal sont champions québécois. Ils se sont mérités une victoire à l’arrachée de 12 – 9
en prolongation samedi contre le Rouge et Or en finale de la
Coupe Dunsmore. La séquence de victoires au championnat
provincial du Rouge et Or s’arrête ainsi après onze ans.
Journaliste
TurgeonMat
L
es doubles champions de la Coupe Vanier
voient aussi se terminer la colossale série
de gains à domicile à 70.
La première demie en fut une dominée par
la défensive des Carabins. Montréal a pris
l’avance grâce à deux placements du botteur
Louis-Philippe Simoneau. C’était 6 – 0 en
faveur des bleus à la mi-temps.
Laval a tenté un retour en deuxième demie.
Tirant de l’arrière 6 – 0, Boris Bede a réalisé
deux placements pour créer l’égalité. Avant la
fin du match, les deux équipes se sont échangées un botté de précision.
Les 13 698 spectateurs présents au Stade
Telus de l’Université Laval ont eu droit à un
match des plus épiques, puisque l’égalité de
9 – 9 a tenu jusqu’à la période de prolongation.
Dès sa première tentative en temps supplémentaire, Montréal s’est approché assez
près pour réussir un placement de 22 verges.
Le botteur Louis-Philippe Simoneau a tenu
à donner le crédit à ses coéquipiers, lui qui a
inscrit les 12 points des Carabins : « Les gars
m’ont mis en bonne position. Je n’étais pas
nerveux », explique-t-il.
Pour créer l’égalité et causer une deuxième
période de prolongation, Laval devait absolument répliquer. Malheureusement pour eux,
Boris Bede a dû tenter un placement de 47
verges qu’il a raté : « Ça s’appelle de l’adversité. On n’a pas abandonné et on a montré du
caractère. Ça ne s’est pas bien terminé pour
nous », déplore le botteur de Laval.
Blanchissage en première demie
L’attaque du Rouge et Or n’a pas su créer des
occasions de marquer, surtout en première
demie. La défensive des Carabins a limité l’offensive de Justin Éthier à 119 verges dans les trente
premières minutes et à 333 pour tout le match :
« Défensivement, Montréal a été très solide. On y
a toujours cru et on s’est battu jusqu’à la fin », a
expliqué le coordonnateur de l’offensive.
L’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen
Constantin, a avoué avec une larme à l’œil que
pour lui et son équipe, c’était une journée difficile : « Ça fait mal de perdre. »
Justin Éthier a tenu à rectifier les choses
concernant Hugo Richard : « C’était beaucoup pour lui. La faute ne revient pas à
un seul individu. Hugo s’est battu et il va
apprendre de ça ». Le futur s’annonce beau
pour le responsable de l’offensive.
Glen Constantin y va dans le même sens. Il envisage les prochaines saisons avec beaucoup
d’espoir : « On est fier d’eux. Avec le quart-arrière qu’on a [Hugo Richard], sky is the limit. »
Les nouveaux champions
prêts pour l’Ouest
Pour les Carabins de Montréal, il s’agit d’un
premier titre québécois dans l’histoire du programme : « On a marqué l’histoire », a déclaré
le quart-arrière Gabriel Cousineau. « On a fait
ça pour tous les anciens des Carabins ».
L’entraîneur-chef, Danny Maciocia, a tenu à
féliciter ses joueurs en insistant sur le fait que
c’est eux qui ont gagné : « Le crédit leur revient.
On avait besoin de jouer comme ça. Je suis
très fier d’eux. »
Grâce à cette victoire, les bleus affronteront
l’Université du Manitoba (champions de l’Ouest)
la semaine prochaine au CEPSUM de Montréal.
« On apprécie la victoire, mais on doit déjà se
concentrer sur la semaine prochaine. Le meilleur match c’est toujours le prochain », a dit le
secondeur étoile Byron Archambault.
Une fin de carrière abrupte
Pour plusieurs joueurs du Rouge et Or, la défaite contre
les Carabins en finale québécoise signifie plus que la fin
de la saison 2014. Certaines carrières de football universitaires se sont terminées samedi.
Évidemment, aucun des finissants n’aurait
souhaité terminer son parcours de cette
façon. « C’est difficile de terminer sa carrière avec une défaite à la maison », a expliqué le joueur de ligne offensive Danny
Groulx. Celui qui est parmi les favoris du
prochain repêchage de la LCF gardera un
souvenir immuable de son passage avec le
Rouge et Or. « J’ai passé de très belles années ici. J’ai gagné la Coupe Vanier à deux
reprises », a-t-il souligné.
Le joueur de ligne offensive Jean-Alexandre
Bernier a affirmé que son séjour à Laval l’a
transformé : « Je suis rentré en tant que
jeune adulte et j’en ressors homme ». Pour
lui, le Rouge et Or est une famille et il sera
difficile de tourner la page.
Joueur de centre, Karl Monjoie n’avait pas
de mots après le match. Pour lui, comme
pour les autres, la défaite était difficile à
digérer. « Je joue au football depuis que j’ai
douze ans. C’est affreux de finir comme
ça », s’est-il exclamé. Malgré les trois
Coupes Vanier, Monjoie aurait souhaité
« terminer le mandat » et gagner un dernier
titre.
Né en France, le botteur Boris Bede a aussi
vu sa carrière prendre fin contre les Carabins. Décidément, il a adoré venir jouer
ici. « Québec est très accueillant. Le programme est excellent et le Rouge et Or est
une famille qui ne peut que gagner », a-t-il
exprimé.
LCF, NFL ou Europe ? Le futur professionnel de Bede est encore flou. Mais une
chose est sûre : il va se préparer pour le
prochain niveau. « Je vais tout faire pour y
arriver », a-t-il confirmé.
Glen Constantin l’a toujours dit : « À Laval,
on ne forme pas seulement des joueurs de
football, on forme des individus ».
M.T.
PHOTO : SIMON DUFRESNE
MATHIEU TURGEON
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