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01 une 1069.jpg - Le Journal de Saint

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Métropole et Territoires
La naissance de la Métropole du Grand Paris (MGP)
transforme la communauté d’agglomération Plaine Commune
en Établissement public territorial (EPT). Mode d’emploi. p. 2
N° 1069 1,00 €
Du 27 janvier au 2 février 2016
Engagement
citoyen
Le retour du social
L
e social en une de l’info, en gros titres
dans la presse, comme sujet de lancement des journaux télévisés et radiophoniques ! Ça faisait longtemps que ce n’était pas
arrivé mais cela s’est produit mardi, jour de
grève nationale dans la fonction publique et
de mouvements sociaux en tous genres. Coincée entre un attentat terroriste et la menace
d’un autre, vivant dans un état d’urgence qui
joue les prolongations de la guerre contre
Daesh, occupée à débattre de la déchéance de
nationalité, la France qui manifeste pour son
pouvoir d’achat avait disparu des radars. Le
retour d’un mouvement revendicatif important pour stopper la dégringolade du niveau
de vie est le reflet d’une dégradation réelle. Depuis 2010, année du gel du point d’indice, les
fonctionnaires, qu’ils soient d’État, hospitaliers, ou de la territoriale ont vu leur pouvoir
d’achat baisser en moyenne de 9 % estiment
les syndicats. Et dans le privé, les salariés ne
sont pas à la noce non plus. Dans la période
2010-2013, la chute statistiquement mesurée
se situe autour de -4 % en moyenne.
« Censures »
à l’Écran p. 10
Les Monarques
souverains
à Delaune p. 6
Les Journées cinématographiques
dionysiennes traitent cette année
des atteintes aux libertés.
Du 3 au 9 février, avec 86 films
au programme.
YANN MAMBERT
Au coin de la Une
YANN MAMBERT
Les conseils citoyens regroupant
210 Dionysiennes et Dionysiens
des 7 grands quartiers de la ville
ont tenu leur première réunion. p. 3
Lycée Suger :
les conseils
des « anciens » p. 5
MÉTROPOLE ET TERRITOIRE
LInDa maZIZ
Sept compétences
obligatoires
Didier Paillard, Patrick Braouezec et Corentin Duprey représenteront Saint-Denis à la Métropole.
tropole, elles sont au nombre de
quatre et lui seront transférées de
manière progressive d’ici à 2018.
Dès aujourd’hui, elle hérite du
« développement et de l’aménagement économique, social et culturel » ainsi que de « la mise en valeur de l’environnement et de la
politique du cadre de vie ». Au
1er janvier 2017, l’aménagement
de l’espace métropolitain et la
politique locale de l’habitat seront sous sa coupe. Puis, elle héritera du plan climat-énergie et
pourra aussi obtenir « une délégation de compétences » en matière
de logement et de grands équipements si l’État le décide.
Ce schéma traduit une montée en puissance progressive de la
MGP au fil des mois. « L’intérêt
métropolitain » est également
particulièrement important en
ce qui concerne les compétences
opérationnelles de la Métropole.
Cette notion lui donnera ainsi la
possibilité d’imposer ses vues
concernant « des actions qui par
leur étendue, leur contenu, leur
objet stratégique… » seront jugées nécessaires. Cet intérêt métropolitain devra toutefois être
déterminé par les deux tiers des
conseillers de la Métropole.
Née dans la douleur, la MGP
est l’assemblage de points de vue
opposés devenus compromis
après trois tentatives d’écriture
d’une loi. L’instance administrative ainsi sortie aux forceps après
une décennie de débats devra rapidement se trouver une existence politique pour répondre à
des dossiers politiques d’ampleur, dont celui des inégalités
entre les territoires est le plus emblématique. Dominique Sanchez
209
131
12
80
250 000
C’est en millions le
nombre d’habitants
que compte la
Métropole du Grand
Paris. Le chiffre en
impose, mais il n’est
rien à côté des 20 millions de New York et
encore moins des plus
de 35 millions de Tokyo
ou même des 13 millions de Buenos Aires.
conseillers métropolitains vont siéger à
la MGP. C’est ce conseil
métropolitain élu
à la proportionnelle
à la plus forte moyenne
qui constitue la gouvernance. Chaque
commune a entre un
et trois représentants,
à l’exception de Paris
qui en compte 62.
communes composent
la Métropole du Grand
Paris. Outre la capitale,
les 123 villes de
la petite couronne
auxquelles il convient
d’ajouter 6 communes
de l’Essonne
et 1 du Val-d’Oise.
c’est le nombre de
Territoires qui organisent la Métropole.
Plaine Commune,
ses 9 villes et ses plus
de 400 000 habitants,
est le territoire T6.
Hormis Paris, ces
Établissements publics
territoriaux (EPT) ont
entre 300 000et 700 000
habitants.
conseillers territoriaux
siégeront à Plaine
Commune. La loi en a
accru le nombre. 22
conseillers municipaux
dionysiens, contre 16
précédemment, sont
désormais appelés
à délibérer au sein du
conseil de territoire qui
a été installé le 19janvier (lire ci-dessous).
c’est le nombre de
voyageurs attendus par
jour dans la future gare
Saint-Denis Pleyel qui
connectera les lignes
14, 15, 16 et 17 du Grand
Paris Express. C’est
l’architecte japonais
Kengo Kuma qui a été
choisi pour édifier ce
qui sera un pôle essentiel des transports.
Pour la quatrième fois, Patrick
Braouezec a été réélu président
de Plaine Commune mardi
19janvier. Seul candidat en lice, le
suspense ne valait que par le
nombre des voix qui lui feraient
défaut. Et elles n’ont pas été légion : quatre conseillers ont voté
nul, les 69 autres présents ont ac-
et les 13 conseillers délégués. Les
lois sur le Grand Paris devaient
diminuer le nombre des élus,
elles l’ont au contraire gonflé. En
cette période où les indemnités
sont observées à la loupe, il est
utile de préciser que malgré cette
inflation l’enveloppe globale
consacrée à leurs émoluments
est en baisse significative (35 %
environ).
Pour Plaine Commune, 80
élus (dont 13 nouveaux) siègent
désormais, contre 72 auparavant. À Saint-Denis, ils sont 22 au
lieu de 16 (1). Par contre, les trois
villes les moins peuplées (L’ÎleSaint-Denis, Villetaneuse et Pier-
refitte) voient leur représentation diminuer. « Un accord local
leur permettait jusqu’alors
d’avoir plus de conseillers que leur
poids démographique pour leur
garantir une vraie place. Une jurisprudence sur les intercommunalités en a décidé autrement et je
le regrette », a expliqué Patrick
Braouezec.
L’État d’urgence
et les tas d’urgences
Dans leurs courtes interventions, les chefs des groupes politiques (droite, PS, EELV, Front de
gauche) ont salué cette réélec-
tion et souhaité que perdure l’esprit « coopérative de villes » et le
« climat d’écoute » qui caractérisent la gouvernance de Plaine
Commune. Un souhait partagé
par M.Braouezec lors de son intervention : « la recherche du
consensus ne signifie pas l’abandon de la défense de ses idées», a-til expliqué. Et dans ce registre, il
ne s’est pas fait prier pour enfoncer le clou des valeurs qu’il porte
depuis des décennies : « en
voyant une photo d’un tag sur un
mur où il est écrit L’État d’urgence
pour oublier les tas d’urgences, j’ai
réalisé à quel point nos quartiers
populaires risquaient d’être de
nouveau les grands perdants de ce
climat politique ». Avant de laisser le mot de la fin à Victor Hugo :
«songez à l’éclairage des rues, soit ;
mais songez aussi, songez surtout
à l’éclairage des esprits. » Ambitieux programme en période
obscure.
Dominique Sanchez
(1) P.Braouezec (président) ;
A. Chibane, D.Paillard, S.Peu,
F. Soulas (vice-présidents) ;
K. Abela, P.Vassallo (conseillers
délégués) ;
A. Assogba, E.Belin, S.Capanema,
A. Delacroix, C.Duprey, B.Geyres,
M.Lelièvre, M.Oderda, J.Pavilla,
S.Privé, H.Rebiha,V.Romana, L.Russier, E.Zemouri, C. Zidane (conseillers).
L’association Mots et regards recherche un écrivain public pour assurer les
permanences du lundi de
14 h à 16 h à la maison de la
vie associative. Contact :
09 72 43 50 38 ou à
ecrivainpublic.mr@gmail.
État d’urgence
Un collectif qui regroupe 25
organisations dionysiennes
(associations, partis,
syndicats) appelle à une
réunion débat pour dire
«Stop à l’état d’urgence,non
au projet de déchéance de
nationalité».Vendredi 5février, 19 h 30, à l’écoleVilar,
avec D. Noguères, H.Franco,
M.Santel etY. Louati.
Lundi matin les couvertures étaient toujours là, comme
d’habitude entassées les unes sur les autres. Triste spectacle et dure
réalité d’une femme SDF qui s’était installée sur ce banc du square
Robespierre en octobre dernier, pour ne plus jamais le quitter.
Le corps de Bernadetta L., 49 ans, a été retrouvé sans vie le soir du jeudi
21 janvier. Elle serait morte d’hypothermie. « On n’a pas pu aller
contre sa volonté et ça fait mal », déplore Betty Somé, responsable de la
Maison de la Solidarité, bouleversée par le décès de cette Polonaise
rencontrée sur le parvis de la Basilique à l’été 2014. À ce moment-là,
elle avait accepté de passer l’hiver dans un centre d’hébergement
dont elle était repartie cet été. Lorsqu’elle est réapparue square
Robespierre, son comportement avait changé. « Elle s’était
renfermée et refusait toute aide.» Les signalements au 115
se sont multipliés, les visites des maraudes aussi. Avec la baisse des
températures, Betty Somé était retournée la voir la veille de sa mort
pour lui faire accepter une mise à l’abri. « Mais elle disait non à tout.»
Même aveu d’impuissance du côté des autres acteurs associatifs,
des Médiateurs de nuit et du Samu Social, dont les équipes se sont
encore heurtées mercredi soir et jeudi matin aux refus de cette dame
qui, par tous les temps, restait statique sur son banc. Vendredi,
sa situation avait été longuement évoquée lors d’une réunion entre
professionnels du département. Betty Somé en était sortie
déterminée à arracher cette dame aux griffes de la rue. « C’est là que la
police m’a appelée, elle était morte dans la nuit.» L.M.
Banquet
Foyer Pinel
Depuis le 16 janvier, une partie du
foyer Adoma du 43
rue Pinel est privée
d’électricité et de
chauffage. Une pétition des résidents
circule pour exiger
un audit complet
des installations.
organisant la prise en charge et l’hébergement des personnes sans abri.
Visites
La commission sortie de
l’Office de tourisme Plaine
Commune Grand Paris a
présenté le 23janvier son
programme annuel au
Novotel, devant près de 70
personnes. Pour le 1er semestre les destinations
seront le musée Rodin
(13février), la Sainte chapelle (19mars), une journée dans leVexin (14mai)
et trois jours en Meuse et en
Lorraine (26, 27 et 28mai).
Renseignements à l’Office
(1, rue de la République).
Tél. : 0 155 870 870.
Disparition
L’érable de la paix
Portes ouvertes. Métiers
de la santé à Delafontaine
Mercredi 27 janvier 2016, l’Institut de formation en soins
infirmiers (IFSI), l’école de puéricultrice et l’institut de formation
des aides-soignants organisent, comme chaque année,
une journée portes ouvertes. De 10 h à 18 h, les visiteurs pourront
découvrir, grâce à des stands et des ateliers, les métiers d’infirmier,
d’aide-soignant et de puéricultrice et les formations. Deux visites
de l’hôpital Delafontaine sont organisées, à 11 h et à 15 h. L’IFSI est
situé dans le centre hospitalier, à l’arrière du bâtiment principal,
du côté de la rue du docteur Delafontaine. On peut aussi aller sur le
site de l’IFSI pour télécharger les dossiers des concours d’entrée
en formation préparatoire au diplôme d’état en soins infirmiers /
d’aide-soignant : http://www.chstdenis.fr/
sections/rub__ecoles/ifsi_infirmieresaid S.B
Les conseillers
citoyens font
connaissance
Le Parti communiste français a accueilli 250
convives pour son traditionnel banquet de nouvel
an dans les locaux de
l’Usine.
(1) Service intégrés d’accueil et d’orientation, plateforme départementale
Planté le 10 octobre 1987 en pleine négociation de l’accord Start
pour réduire les arsenaux nucléaires américains et -à l’époquesoviétiques, l’arbre de la paix n’était pas signalé pour ce qu’il
était. Depuis le 23 janvier, c’est chose faite : le Mouvement de la
paix a inauguré une plaque dédiée à cet érable particulier. D.Sz
Patrick Braouezec fait consensus
cordé leurs suffrages à celui qui
avait succédé à Jacques Poulet en
janvier2005. Les élus de droite de
Saint-Ouen, en désaccord avec
Plaine Commune sur un dossier
concernant le logement social
audonien, ont pratiqué la politique de la chaise vide dans
la belle et vaste salle qui abrite
désormais les séances du conseil
du territoire. Hormis ce boycott,
la soirée d’installation de l’Établissement public territorial de la
Métropole du Grand Paris en lieu
et place de la communauté d’agglomération a respecté le long cérémonial de succession des votes
pour élire les 16 vice-présidents
La coopérative Andines accueille Scop Ti,
société coopérative ouvrière des salariés
de Fralib, pour commercialiser les thés
et infusions bio 1336. Samedi 13 février,
de 15 h à 19 h, au 5, rue de la Poterie.
Programme complet au 01 48 20 48 60.
Mort d’une SDF. Bernadetta,
la femme du banc
7
Plaine Commune. Il
a été réélu confortablement à la
présidence de ce qui
devient un Établissement public territorial
du Grand Paris.
Fralib
Amaplaine organise un débat sur le changement climatique, samedi 6 février à 19 h. Bernard Boudet, ancien journaliste, membre du
Toxic Tour interviendra sur le thème « La COP
21… Et après ? ». La soirée aura lieu au 232
avenue Wilson, nouveau local de l’Amap.
3
Le Père Gérard Toussaint,
qui fut vicaire de Saint-Denis au début des années
soixante-dix, est décédé le
14janvier. Âgé de 80 ans,
dont 54 consacrés à servir
l’église, puisqu’il fut ordonné prêtre en 1962, il
joua aussi un rôle éminent
au sein de l’Association
catholique ouvrière (ACO)
et de la Jeunesse ouvrière
chrétienne (JOC).
Manif Arsej
L’association de réinsertion sociale pour l’enfance
et la jeunesse (Arsej), créée
en 2012, est menacée de
fermeture. Cette structure
installée à Saint-Denis, qui
accueille des mineurs et a
notamment lancé le media
RTSF93, a manifesté le
21janvier devant le conseil
départemental dont il dépend. La quarantaine de
salariés est soutenue par
l’adjoint au maire Bally Bagayoko et par le Front des
banlieues indépendant.
yann mambert
pour la nouvelle année. Le 1er janvier 2016, la Métropole du Grand
Paris (MGP) a vu le jour et elle est
le fruit de deux « parents » légaux :
la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (Matpam) adoptée en 2014 et celle sur
la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe)
votée en 2015. Les gouvernements, de droite comme de
gauche, présentaient ce projet
encore en gestation comme le remède choc qui permettrait d’alléger l’assemblage politico-administratif et simplifierait son
fonctionnement. À l’arrivée, la
Métropole regroupe Paris et
toutes les communes de la petite
couronne, mais aussi Argenteuil
et les villes de la communauté
d’agglomération Les portes de
l’Essonne, soit un total de 131
communes.
Qui va faire quoi dans ce nouveau paysage ? Les Territoires, ici
Plaine Commune, ont sept compétences obligatoires : l’assainissement et l’eau, la gestion des déchets ménagers, le plan climat-airénergie, le PLU (ceux votés par les
villes vont être transférés aux EPT),
la politique de la ville, l’action sociale, les équipements culturels et
sportifs lorsque ces trois derniers
points sont d’intérêt territorial. À
ces sept compétences gérées en
propre par les Territoires, il
convient d’en ajouter trois qu’ils
partageront avec la MGP : l’aménagement, le développement économique et l’habitat.
S’agissant des compétences
propres et obligatoires de la Mé-
Débat climat
La section du PCF organise une réunion sur les
étapes de migrations à Saint-Denis. Jean Bellanger et Jean-Claude Cluzel présenteront les
périodes essentielles et les raisons historiques
des différentes migrations. Vendredi 29 janvier,
18 h 30, à la bourse du travail.
Écrivain public
yann mambert
Elle est officiellement née
MGP ajoute au contraire une
couche supplémentaire au
mille-feuille territorial tant décrié. Comment fonctionnera la
MGP et quelles sont ses compétences ?
Le conseil métropolitain qui a
été mis en place le 22 janvier au
Palais d’Iéna est composé de 209
élus tous issus des conseils municipaux (la plupart des 131 communes ont 1 ou 2 élus, Paris en a
62, Saint-Denis et Boulogne-Billancourt 3). Il a élu président sans
surprise Patrick Ollier, candidat
présenté par le groupe Les Républicains. Patrick Braouezec, président Front de gauche de Plaine
Commune, est l’un des vingt
vice-présidents.
La Métropole est un établissement de coopération intercommunale (EPCI) à statut particulier et à fiscalité propre. Le législateur a ainsi créé une double intercommunalité : la superstructure
MGP et, en son sein, les établissements publics territoriaux (EPT)
au nombre de douze, dont Plaine
Commune qui existait déjà et qui
est maintenu à l’identique. La
PCF et nationalités
Les 210 conseillers citoyens réunis, jeudi 21 janvier, salle des mariages à la mairie.
Démocratie locale.
Les trois coups
d’une nouvelle expérience participative
ont été frappés jeudi
21 janvier en mairie.
Laurent Russier. Et que vous exprimiez ce qui vous tient à cœur. »
Ainsi allait s’organiser pour
chaque quartier un cercle de paroles, animé par le directeur et
l’élu référent. Pour faire jaillir les
propositions, les futurs conseillers étaient invités à imaginer le
quartier transformé par une «baguette magique». «Démolir la cité
et tout reconstruire », lançait une
habitante du conseil Franc-Moisin/Bel-Air/Stade de France, où
l’on a parlé encore de «supprimer
le trafic de drogue», de «désenclaver le quartier », ou de ne « plus
avoir à raser les murs ».
Bien qu’elle soit la plus vaste
de l’hôtel de ville, la salle des mariages était particulièrement
bondée ce jeudi 21 janvier, où se
tenait la première réunion des
conseils citoyens. Au côté du
maire et des élus, Fadela Benrabia, nouvelle préfète déléguée à
l’égalité des chances de SeineSaint-Denis s’est déclarée « impressionnée » d’une telle affluence. À raison de 30 membres
par conseil, pas moins de 210 personnes se répartissent à SaintDenis dans cette nouvelle instance de participation instaurée
par l’État dans les «quartiers prioritaires » (1). La liste en avait été
établie le 15 décembre dans chacun des sept quartiers et pour autant de conseils. Le principe était
de réunir habitants volontaires,
habitants tirés au sort sur les
listes électorales et de la CAF, et
« acteurs » des mondes associatif
et économique. « Le but de ce soir,
c’est que vous fassiez connaissance, lançait le maire-adjoint
« Je peux en donner à
Saint-Denis. »
À quelques variantes près, les
expressions sont partout les
mêmes, sécurité, propreté, entretien et stationnement. Les
motivations plus personnelles
varient quant à elles en fonction
des engagements associatifs.
Pour Paul, les circulations
douces ; pour Blaise, la scolarité
et l’insertion des jeunes. « Moi,
j’aime ma ville, parce qu’elle est
multiculturelle. C’est ce vivre-ensemble qu’il faut préserver, insistera quant à lui Jean-François.
Comme je travaille à temps par-
yann mambert
À noter
cette semaine
La petite
couronne à
l’ère Métropole
Grand Paris. Après
des années de débats
et une série de
réécritures, la nouvelle
strate politicoadministrative a vu
le jour avec la nouvelle
année. La MGP,
comment ça marche ?
ACTUALITÉS
La semaine du 27 janvier 2016
DomInIque SancheZ
2
N° 1069 DU 27 JANVIER AU 2 FÉVRIER 2016
N°1069 DU 27 JANVIER AU 2 FÉVRIER 2016
Laurent Russier,
maire-adjoint :
« Les conseils
disposeront d’un
budget de 48 000 euros
qu’ils vont arbitrer
et gérer pour
les associations
naissantes. »
tiel, je peux en donner à Saint-Denis. ». « Est-ce que cette réunion va
aboutir à quelque chose, ou c’est
seulement pour nous faire parler ? », lançait de son côté un
homme échaudé par des consultations de quartier, dont «rien n’a
été retenu », fulminait-il. De fait,
tout reste à inventer de cette démocratie de proximité pour participer avec ses propositions à
l’élaboration du contrat de ville,
qu’il s’agisse de renouvellement
urbain, de réussite éducative,
d’ateliers santé ou de zones de sécurité prioritaire. À cet effet, un
budget de 48 000 euros, financé
par l’État et la Ville, sera mis à disposition des conseils citoyens en
tant que «fonds d’initiatives associatives » qu’ils « vont arbitrer et
gérer pour les associations naissantes », explique Laurent Russier. Au préalable, et pour y résorber les inégalités de compétences, 12 heures de formation
seront prodiguées auprès de
chaque conseil par des cabinets
spécialisés dans la participation
citoyenne. Ensuite, sans doute à
partir de juin, les conseillers créeront leur propre structure, type
association, dont ils auront rédigé la charte de fonctionnement. Des rencontres sont également prévues avec leurs homologues des villes de Plaine commune, en vue d’un conseil citoyen à l’échelle des neuf villes de
l’agglo. Dans l’immédiat, les
conseillers vont se voir proposer
espace de réunion et de travail,
pour la plupart dans les maisons
de quartier. Marylène Lenfant
(1) Loi de programmation
pour la ville et la cohésion urbaine
du 21 février 2014.
N°1069 DU 27 JANVIER AU 2 FÉVRIER 2016
N°1069 DU 27 JANVIER AU 2 FÉVRIER 2016
ACTUALITÉS
Femmes et discriminations
Pour expliquer ce qu’est un réseau d’échange
sans argent, l’association Diony’Sel tiendra sa
permanence d’information, jeudi 4 février de
18h à 20h, à la Maison de la vie associative,
au 19, rue de la Boulangerie. Mail : dionyssel@free.fr Blog : dionyssel.org
« L’engagement des femmes face aux discriminations », thème du débat organisé par la
Ville et Femmes du Franc-Moisin, avec Nacira
Guénif, sociologue à Paris 8, Océane Rose Marie, comédienne et animatrice radio, Adjera
Lakheal, directrice de l’association organisa-
trice avec des femmes engagées dans le quartier, samedi 6 février à 14 h, médiathèque
Ulysse, au 37, cours du Rû de Montfort. À cette
occasion, sera présentée Le téléphone arabe ,
exposition humoristique sur le racisme de
l’association Remembeur (à voir jusqu’au 12
février).
JSD 59 rue de la République, 93200 Saint-Denis ; Fax : 01 55 87 26 88 ;
Mail : info@lejsd.com Directeur de la publication Gilles Henique,
gilles.henique@lejsd.com Directeur, directeur de la rédaction
Dominique Sanchez : 01 77 35 73 12 ; lejsd.ds@wanadoo.fr Rédactrice
en chef adjointe, secrétaire de rédaction Patricia Da Silva Castro :
01 77 35 73 11, lejsd.pdsc@wanadoo.fr Maquettiste Véronique
Le Coustumer : 01 77 35 73 07, lejsd.vlc@wanadoo.fr Rédacteurs Benoît Lagarrigue :
01 77 35 73 08, lejsd.bl@wanadoo.fr ; Marylène Lenfant : 01 77 35 73 06,
lejsd.ml@wanadoo.fr ; Sébastien Banse : 01 77 35 73 09, sebastien.banse@lejsd.com ;
Linda Maziz : maziz.linda@gmail.com Photographe Yann Mambert : 01 77 35 73 10,
lejsd.ym@wanadoo.fr Pré-presse, édition, impression PSD Diffusion Établissement Petit,
0 1 7 5 3 4 6 9 8 3 , p e t i t . d i s t r i b @ g m a i l . c o m Publicité Martine De Sax, 01 42 43 12 12
Tirage 51 000 ex. (sur papier recyclé). N° de commission paritaire en cours. Abonnement annuel
70 € (chèque à l’ordre de Communiquer à Saint-Denis).
Marylène lenfant
Messe au roi mort
Internautes et lecteurs du Journal
de Saint-Denis, réagissez aux articles
sur www.lejsd.com
Faites vos jeux mercredi 3 février à 14 h 30 à
SÉVERINE CHAUVEL
L’éducation
est un sport de combat
Sociologie. À Saint-Denis,
où elle s’est installée,
comme à l’université de
Créteil où elle enseigne, la
chercheuse lutte pour une
politique éducative juste.
26janvier.Mobilisation
forte dans l’Éducation
On parle de l’école Confluence, où va
sa fille depuis la rentrée : les bâtiments
préfabriqués, les inquiétudes des parents. Elle répond comité de suivi, aménagements. « On essaie de rester
constructifs », sourit-elle doucement. Et
le bidonville juste à côté de la cour de récré, les fumées qui s’en échappent ? Elle
évoque la rencontre organisée entre les
parents, les familles roms et les riverains, pour trouver de solutions ensemble : « Il y a des choses à bricoler. » Le ton
est posé, le regard des yeux bleus se tient
droit. On y voit un soupçon de timidité,
et une calme résolution à affronter les
problèmes.
À Saint-Denis, Séverine est arrivée il y
a six ans. « J’ai grandi dans un village de
300 habitants à 15 km d’Évreux.» Adolescente, elle s’ennuie pas mal, lit beaucoup.
Vient préparer le bac à Paris, au lycée
Henri-IV. Puis passe le Capes et va enseigner les Lettres à Bondy, au collège Marie-Curie. «Paris, ça a été un premier choc,
c’était un autre univers. Bondy, c’en était
un autre encore. À l’époque, je lisais beaucoup de sociologie, je voulais comprendre
tout ça.» En 2005, elle reprend des études,
fait un DEA de sciences sociales à l’ENS.
« J’ai eu une allocation de la Région pour
travailler sur les questions de discrimination à l’école. C’était un sujet encore très
peu légitime à l’époque. J’ai commencé
par faire une étude sur les pratiques
d’orientation en fin de collège en SeineSaint-Denis », se rappelle-t-elle. « Fin février 2016, je suis invitée à une conférence
de consensus sur les discriminations scolaires. Le sujet commence à être reconnu.»
Sa thèse en poche, elle est recrutée à
l’Université Paris Est-Créteil, où elle enseigne la sociologie aux étudiants de
l’École Supérieure du Professorat et de
l’Éducation, les futurs enseignants de
l’académie de Créteil. « C’est intéressant,
parce qu’il y a la question des représentations, des stéréotypes. Beaucoup d’étudiants ne se sentent pas autorisés à aller
vers ces métiers. On voit comment se
construisent les normes, et comment mettre à distance les catégories.»
Entre sa fille aînée qui court partout et
la cadette qui fait ses dents, Séverine a
trouvé le temps d’intégrer le conseil ci-
Le collectif des habitants du
quartier Saussaie/Floréal/
Courtille et environs s’inquiète des «graves dysfonctionnements»de la Poste de
leur quartier. Alors qu’ils
sont plus de «8 000 usagers
concernés», il est prévu de
réduire encore «le service en
ouvrant uniquement
l’après-midi et seulement
pour les opérations bancaires», protestent-ils. Une
réunion se tiendra avec la direction de La Poste et la municipalité, vendredi 29janvier à 16 h, en mairie. Pour en
savoir plus, mail : francoise.douzenel@laposte.net
PS et déchéance
Le PS local, comme le député
Mathieu Hanotin, se prononce contre une révision
constitutionnelle qui instaurerait la déchéance de nationalité pour les binationaux
coupables d’actes terroristes.«La section PS de
Saint-Denis,considère cette
mesure inefficace et
contraire au principe d’égalité républicaine de la France
donnant le sentiment d’une
citoyenneté à deux vitesses.»
Côté association
Dionysos
toyen du centre-ville. Elle est aussi impliquée dans Science Pop’. « L’idée, c’est de se
saisir de questions dont on se sent un peu
dépossédés, et de retrouver des moyens
d’agir. Il n’y a pas de fatalité, mais des choix
politiques.On a vu avec le parc de La Courneuve qu’on peut retourner des situations.» Ou encore avec les Bonnets d’Âne.
« Se saisir de
questions dont on
se sent un peu
dépossédés, et
retrouver des
moyens d’agir. »
« Le coup médiatique, c’est efficace quand
la grève n’est pas entendue. L’alliance des
parents et des profs peut créer un rapport
de force favorable.De toute façon il faut aller dans différentes directions. Mais
quand on parle de ségrégation solaire, de
stratégies d’évitement», poursuit-elle, «ce
n’est pas la seule responsabilité des parents, c’est la conséquence d’une politique
éducative, du manque de moyens. Pareil
quand on dit que les enseignants ne veulent pas venir, il faut parler de formation,
de conditions de travail… Sur les 1 200
stagiaires dans le 93, 200 sont en grande
difficulté, 50 en train de craquer. Trop de
contraintes, pas assez de soutien… C’est
trop facile de rejeter la faute sur des individus ». Et plus difficile de construire
quelque chose tous ensemble, mais tellement plus instructif. Ils sont six,Wilson, Sara, Hicham, Thanina, Kaïssa-Jade et
Hector, trois garçons et trois
filles. Ils constituent Dionysos,
une association qui a pour but
de produire des artistes dans
différents lieux, et favoriser
ainsi échanges et liens entre
Dionysiens.Tous habitent ou
travaillent à Saint-Denis et ont
fréquenté des établissements
secondaires de la ville. Le choix
du nom ne doit rien au hasard.
Bien sûr, l’allusion à la ville et au
dieu (du vin, de la fête, du théâtre…) est évidente. Pour eux,
Dionysos, c’est aussi le dieu errant, à leur image et à celle de la
ville.
«La culture c’est ce qu’on a partagé, d’où qu’on vienne»annoncent-t-ils pour définir ce qu’ils
se sont donnés comme mission.
Ils ont choisi d’investir trois
pôles : musique, art du vivant
(comédiens, magiciens…),
beaux arts (photo, peinture…)
avec un référent pour chacun de
trois. Depuis le 21 novembre,
date de leur première apparition (concert et expo photo au
Basilic), ils enchaînent les initiatives. Peinture à la Table ronde,
et plusieurs soirées à nouveau
au Basilic. Le rendez-vous de-
Plaine Commune promotion a décerné hier soir, à
l’occasion de ses vœux, les
prix du Challenge de la création. Deux entreprises dionysiennes ont reçu ce trophée décerné chaque année.
Il s’agit de l’Atelier du saumon, connu pour l’excellence de ses produits artisanaux, représenté par Charles
Plut et situé rue de la Charronnerie et de A Point Un
(A.1), agence de style spécialisée dans le domaine de la
maison, dirigée par Christine Cloaguen et domiciliée
rue des Ursulines.
Charles-Roux
vrait se pérenniser en centreville, mais ils sont aussi présents
le jeudi à La 3ème Mi-temps,
face du Stade de France.
Pour l’heure et pour continuer
cette aventure, ils se verraient
bien rejoints par des adhérents
qui, avec un apport en cotisation et en énergie, leur permettraient de continuer à animer
les soirées dionysiennes. V.L.C
Dionysos, 19 rue de la Boulangerie ;
Facebook : Association Dionysos ;
mail : asso.dionysos@gmail.com
Pereira Rocha Wilson, président et
référent pôle musical ; Tajine Hicham, vice-président et référent pôle
art-vivant ; Smah Sara, secrétaire et
référente pôle beaux-arts ; Mesbah
Kaïssa-Jade, trésorière ; Malanda
Malaki Hector, trésorier adjoint ;
Mesbah Thanina, chargée de communication.
la Maison des seniors (6 rue des Boucheries) ;
inscriptions au 01 49 33 68 34.
« Le Juge Fayard » un film d’Yves Boisset
dans le cadre des Rendez-vous du cinéma l’Écran,
vendredi 5 février à 14 h ; participation 4,50 € (règlement sur place, 4 passage de l’Aqueduc).
Visite des Grandes robes
exposition à la basilique de Saint-Denis,
visite guidée jeudi 18 février à 14 h 30 ;
inscriptions à partir du 29 janvier,
participation 10 €.
La réussite scolaire
en partage
Poste en danger
Avec le gel (depuis 2010) du point d’indice, le climat sécuritaire et
les récentes poursuites contre les syndicalistes (Air France, Goodyear), tout était réuni pour faire de la manifestation du mardi
26janvier un rassemblement national concernant tous les secteurs
de la fonction publique. Mais au départ c’est la réforme du collège qui
a cristallisé le mécontentement. « On n’a pas de problème avec le travail interdisciplinaire, on le pratique déjà », affirme une enseignante
du collège Dora-Maar. « Mais on ne peut pas faire ce travail si les heures
de concertation ne sont pas rémunérées. On ne peut pas réformer le
collège sans donner des moyens aux collèges ! Ce n’est pas une réforme
pédagogique, en vérité c’est une réforme d’austérité qu’on fait passer en
culpabilisant les enseignants, et les établissements d’ici vont en pâtir.
Les classes bi-langue, les langues anciennes, ce n’est pas remis en
question à Paris, mais dans le 93, oui. » Les enseignants veulent
établir un rapport de force pour obtenir au moins les moyens
d’appliquer convenablement la réforme. Mardi matin, le taux de gréviste atteignait 50 % aux collèges Lurçat et Triolet, 68 % à Fabien, 70 % à
Degeyter, 75 % à Barbusse… À Saint-Denis, le mécontentement quant
aux absences non remplacées a contribué à la forte mobilisation du
premier degré : 50 % de grévistes au total, et 10 écoles fermées. Parents
et enseignants ont manifesté à 11 h devant l’inspection où ils ont
trouvé porte close (notre photo).S.B.
PORTRAIT
Par Sébastien Banse
Photo Yann Mambert
s’installer à la Plaine, place du Front populaire. Dans un courrier en
date du 19 janvier adressé à Valérie Pécresse, la présidente
fraîchement élue et désireuse de quitter le 7e arrondissement
parisien, Didier Paillard vante Pop-up, « un projet de 30 000 m2 de
bureaux » développé par Icade qui se « situe au cœur d’un quartier
d’entreprises ». Sur deux pages, M. Paillard fait la liste des avantages
à choisir Saint-Denis comme point de chute de délocalisation du
siège de la Région. Dont celui-ci n’est pas le moindre : « cet immeuble fait l’objet d’un permis de construire déjà accordé et réalisable
dans un délai de 20 mois après signature d’un accord ». N’oubliant
pas de mentionner la possibilité d’aménager l’endroit « selon les
besoins des équipes » et l’accessibilité au « quartier des ministères
en 30 minutes de métro », il insiste sur la qualité architecturale
innovante qui sera « une vitrine dans le domaine de l’immobilier
vert ». La balle est désormais dans le camp de Mme Pécresse. D.Sz
mise en scène de Fabrice Melquiot (voir p. 11)
dimanche 7 février à 16 h ; inscriptions à partir du
29 janvier au 01 49 33 68 34, participation 9 €.
sébAstien bAnse
adressées aux parents d’élèves : « Le maître ou la maîtresse de votre
enfant est absent(e) et n’est pas remplacé(e) ? Ce n’est pas normal !
Appelez l’inspection académique pour demander un remplaçant au
01 42 43 21 37». Malheureusement, les absences se multiplient depuis
la rentrée des vacances de Noël. C’est au tour de l’école HautesNoëlles, dans le quartier Cosmonautes, d’en faire l’expérience. « Une
classe de petite section est restée deux semaines sans remplaçant.
Les enfants ont été mélangés avec les grandes sections, ça fait du chahut
dans les classes », témoigne une maman. « L’inspecteur nous avait dit
l’an dernier que notre école serait une priorité. Il a tenu parole pour la
rentrée, mais maintenant ? », s’inquiète-t-elle. Lundi matin,
les parents occupaient l’établissement (lire aussi p. 5).
« Des collègues en arrêt maladie ne sont pas remplacés », confirme
une enseignante. « On devait s’y attendre. C’est encore pire dans
d’autres villes du 93»Elle ajoute : «En ce qui concerne le RASED on a fait
160 interventions depuis le début de l’année sur la circonscription 2. Il y a
autant d’élèves en difficulté en attente : il faudrait doubler les moyens
d’intervention pour répondre aux besoins. On en est loin.» S.B.
Le maire de Saint-Denis verrait bien le siège du conseil régional
« Quand j’étais Charles » au TGP, texte et
Création
On voit cette année sur les murs des écoles de la ville des affiches
Région. Paillard vante l’immeuble Pop-Up à Pécresse
Les rendez-vous
des retraités
5
Edmonde Charles-Roux, décédée à Gardanne le 20janvier, est venue à Saint-Denis
plusieurs fois pour participer à des initiatives liées à la
littérature. Le 17octobre
2013, la femme de lettres
était avec Jack Ralite et Dominique Blanc au TGP pour
évoquer Louis Aragon dans
le cadre d’un cycle consacré
à son œuvre et à sa vie. Bien
avant cela, le 17juin 1967,
elle avait rencontré au foyer
du théâtre les lecteurs de son
roman Oublier Palerme,
pour lequel elle avait obtenu
le prix Goncourt en 1966.
Panne
Une panne de
l’éclairage public a
touché plusieurs
quartiers, le 25 janvier. Suite à un problème sur le réseau
du centre-ville, le
prestataire est intervenu. Au moment de réactiver le
disjoncteur
concerné, les 11
autres ont sauté,
plongeant la ville
dans le noir.
Aziz Oguz
Bis repetita. Classes sans
maître comme à l’école
Hautes-Noëlles
Diony’Sel
David, à la médiathèque Ulysse devant des lycéens de Suger.
Lycée Suger. D’anciens élèves ont lancé
un réseau pour aider
les actuels à prendre
conscience qu’il est
possible de faire de
brillantes études au
sortir d’un bahut de
banlieue comme le
leur.
classée dans le top 10 en France.
Ali étudie dans la réputée École
nationale de la statistique et de
l’administration économique.
Yannis est apprenti dans un important cabinet d’audit et de
conseil. Myriam vient d’obtenir
un master audiovisuel à l’École
normale supérieure de Cachan.
Réussite scolaire pour
les « banlieusards »
La rencontre ressemble à un
séminaire d’entreprise décontracté. À l’étage de la médiathèque Ulysse, David Chhean et
Ali Aliche font face à une dizaine
d’élèves. Tous viennent du lycée
Suger situé de l’autre côté de la
rue. Ce samedi, ils ne sont pas venus suivre un cours mais écouter
des anciens élèves parler de leurs
expériences.
« On a eu la chance d’aller au
bout de nos études supérieures.
On aimerait la redonner aux autres », explique David, qui,
comme Ali, a eu son bac ES en
2010. À plusieurs, ils ont fondé
l’association des anciens du lycée Suger. Ils veulent enclencher
un réseau « de solidarité » pour
venir en aide à leurs cadets.
Tous les membres de l’association font des études exemplaires. David fait un master à
l’école de commerce de Grenoble
Aziz Oguz
À noter
cette semaine
Le jeudi 21 janvier, quelque 400 personnes ont assisté dans la basilique à la messe anniversaire de la mort de Louis XVI, décapité en
1793 place de la Concorde. La basilique où sont inhumés les rois de
France est l’un des principaux lieux de cette célébration. M. L.
ACTUALITÉS
La semaine du 27 janvier 2016
V.L.C.
4
David et Ali ont lancé ce réseau en août dernier mais l’idée
leur trottait dans la tête depuis un
moment et partait d’un constat :
« Dans ma classe de 30 élèves en
terminale, la moitié environ a eu
son bac. Quelques-uns ont continué. Mais on doit être trois seulement à être allés jusqu’au bac +5. Il
y un problème », explique David.
Tous ont plus au moins galéré
avant d’intégrer leur formation.
« J’ai redoublé deux fois, en 1re au
lycée, puis en 2e année à la fac »,
sourit-il face aux lycéens. Même
si le lycée Suger a une convention
avec Sciences Po Paris, l’établissement a une moins bonne réputation que Paul-Éluard. Les anciens veulent leur montrer qu’en
tant que « banlieusards » venant
des mêmes quartiers qu’eux, la
réussite scolaire est possible
même si la route n’est pas toute
tracée. Dans la pratique, l’asso-
«On a eu la chance
d’aller au bout
de nos études
supérieures. On
aimerait la redonner
aux autres »,
explique David, qui a
eu son bac ES
en 2010.
ciation veut aider les plus jeunes
à intégrer une école, trouver un
stage, préparer des écrits ou des
oraux.
L’atelier du jour concerne les
codes vestimentaires et la manière de se présenter pour un entretien. « Il ne faut pas venir avec
son maillot de foot », sourit Hicham en s’adressant à des élèves
qui le portent presque tous. La
discussion s’engage : plutôt jeans
ou costume pour les hommes,
jupe ou pantalon pour les
femmes ? «Il faut savoir s’adapter,
explique Ali.Vous ne vous habillez
pas de la même manière pour un
poste de vendeur à la boutique
Nike ou pour une embauche au
siège social de la marque.»
Chaque membre associatif
prend ensuite plusieurs élèves en
petit groupe pour des mises en situation d’entretien. Ali montre à
trois jeunes comment il se présente, leur donne quelques
conseils. Puis chacun s’essaye.
Mohamed, en ES, stresse un peu.
Il s’arrête. « Je parle trop vite, »
souffle-t-il. Il recommence, parle
de son parcours, de ses voyages
aux États-Unis. Ali prend des
notes. À la fin, il fait un point sur la
façon de s’exprimer de chacun,
sur des points à améliorer. «Je suis
content que tu aies fait des pizzas
aux États-Unis, mais tu ne m’as
pas parlé de l’anglais ! », lance-t-il
à Mohamed. Pour les prochaines
rencontres, les anciens veulent
mettre en place les mêmes ateliers pratiques. Ils réfléchissent
aussi à des tutorats. « On compte
sur vous pour le bouche-àoreille», leur lance David. La page
Facebook compte pour le moment environ 250 adeptes. l
Aziz Oguz
Facebook :
https://www.facebook.com/adlsuger/
N°1069 DU 27 JANVIER AU 2 FÉVRIER 2016
Calendrier
Athlétisme
Saint-Denis Émotion
Samedi 30 janvier, championnats
d’Île-de-France FFA en salle cadets et
juniors à Eaubonne (95). Dimanche
31 janvier, championnats d’Île-deFrance FFA en salle cadets et juniors à
Eaubonne (95) et championnats régionaux FFA de cross-country à Fontainebleau (77).
Cyclotourisme
Saint-Denis US
Tous les mercredis, sortie du temps
libre, RDV au parc des sports à
8 h 30. Dimanche 31 janvier, sorties
club, 65 km et 40 km. RDV à 8 h 30.
Dimanche 31 janvier, à Orry-la-Ville
(95). Rendez-vous au Parc des
sports à 7 h 15.
Football
Saint-Denis US
Senior DSR
Dimanche 31 janvier, à 15 h, Adamois Olympique/Sdus.
Cosmos FC
1re division 93
Dimanche 31 janvier, à 15 h à Delaune, Cosmos FC/Espérance 19e.
Handball
La Dionysienne
Pré-nationale
Samedi 30 janvier, à 20 h 30 à Baquet, La Dionysienne/Villeparisis
USM.
Randonnée pédestre
Les Verts Sentiers
Samedi 30 janvier, Canal Saint-Denis
8 km. RDV à 8 h 45, gare de Saint-Denis pour un départ à pieds à 9 h.
Rugby
Saint-Denis US
Fédérale 2
yann mambert.
Dimanche 31 janvier, à 15 h 30,
Sdus/Tavaux-Damparis.
Les Monarques, en vert, ont pressé leurs adversaires.
Football américain
Les Monarques triomphent
Monarques
Templiers
20
0
Après deux mois de
préparation, l’heure
de la compétition
a sonné pour
les Monarques qui ont
débuté le championnat de Division 3
par une solide victoire
face à l’équipe
réserve des Templiers
d’Élancourt,
dimanche au stade
Delaune.
« Vous pouvez être fiers de
vous les gars, vous avez fait un
vrai bon match ! Mais les Templiers c’était la première marche
et l’escalier est encore long ! ». Le
coup de sifflet final vient de ret ent i r et un e t ren ta ine de
joueurs vert et or sont agenouill és en cercle autour du numéro 9, celui de Thomas Génin,
« linebacker » et président du
club depuis le début de saison.
Pour leur premier match de
championnat, les Monarques
de Saint-Denis viennent de dominer sans trembler l’équipe B
des Templiers d’Élancourt. Si les
joueurs ne se privent pas d’entamer une danse de la victoire
a va nt d’ento nner le chant
du cl ub, l eur prési de nt e t
coéquipier est présent pour leur
rappeler que le chemin vers les
playoffs est encore long.
SPORTS
Tous les résultats sur www.lejsd.com
Après une préparation hivernale en demi-teinte (une
défaite, un match nul et une
victoire) marquée par l’arrivée
d’un nouveau coach, Cyprien
Monar, et l’adoption de nouvelles stratégies offensives, les
casques à fleur de lys ne devaient pas se manquer pour
cette première journée. Face à
un adversaire à qui les Diony-
ÉCLAIRAGE
De la concurrence pour
les playoffs
Cette saison plus que jamais, l’objectif des Monarques est clair :
atteindre les playoffs. Ils devront pour cela terminer en tête de leur
poule ou décrocher une place de meilleur deuxième. Un défi acceptable mais périlleux selon Thomas Génin : « La concurrence est forte,
les Pionniers de Tours sont clairement les cadors de la poule, ils viennent de D2 donc sont plus expérimentés. Les Chevaliers d’Orléans arrivent aussi de D2 et ont une très bonne équipe. Quant aux Strikers, ce
sera une découverte car on ne les a jamais affrontés, ils ont un statut
d’outsiders comme nous ». Capables de rivaliser avec les meilleurs,
comme face aux Molosses d’Asnières la saison passée, les Monarques ont leur carte à jouer à condition que toute l’équipe soit au
diapason. « Quand on sort notre vrai football on peut emmerder pas
mal de monde ! Là on en a marre de la 3e place, d’être ni bon ni mauvais, cette année ce serait bien qu’on y arrive ! » C.R
siens ont passé 90 points en
deux confrontations la saison
der nière, l’objectif était de
commencer en beauté.
Le début de match est à
l’avantage des locaux qui pressent leurs adversaires et ne leur
l a i s s e n t q u e p e u d’ e s p a c e s
pour tenter de gagner du terrain. Au bord de la pelouse, les
encouragements des remplaç a n t s p re n n e n t d e s a i r s d e
chants guerriers à chaque
phase défensive : « Let’s go defense ! Let’s go defense ! Agressif !
Agressif ! ».
Trois touchdowns
à zéro
Bie n re groupés, les Monarques profitent d’un « safety »
(un joueur adverse sort des limites du terrain dans son enbut) pour prendre rapidement
de ux poi nts d’avanc e. À
quelques minutes de la pause,
un touchdown inscrit par le running-back Joseph Badiane offre
un avantage plus confortable.
Sûrs de leur jeu malgré quelques
maladresses, les Vert et or mènent 8-0 à la mi-temps. « Nous
avons fait beaucoup de fautes en
attaque, des retards de mise en
jeu, c’est dommage car cela nous
empêche de décoller au score,
mais sinon on déroule bien »
analyse Thomas Génin avant de
rentrer aux vestiaires.
Le second acte sera similaire
au premier : enthousiastes, les
Monarques prennent d’assaut
les Templiers tout en restant vigilants en défense. Deux nouveaux touchdowns signés Boubacar Barry et Anthony Luciani,
l’un tout en vitesse et l’autre en
force, viendront sceller le sort du
match. Les Fleurs de lys l’emportent largement (20-0) et lancent
leur saison. « J’aurais souhaité
plus d’efficacité offensive mais il
faut tenir compte du fait que
l’équipe a dû intégrer de nouvelles tactiques en peu de temps,
c’est donc normal que l’attaque
ne soit pas encore totalement rodée » rappelle Thomas Génin à
l’issue de la rencontre. Une belle
victoire certes, mais des détails à
peaufiner pour continuer de
gravir ce long escalier. Corentin Rocher
Plus d’images
du match sur
www.lejsd.com
Tennis de table
avec 3 m 71. Hermace Abouke (SEF)
2e de la finale du 60 m haies en 9”46.
Championnats régionaux de
Picardie FFA en salle à Nogent-sur-Oise (60)
Le 24 janvier, J. Leconte (CAM) 1er en
finale du 60 m en 7”28 et 3e du 200 m
en 28”93. N. Ventura (CAF) 6e en finale du 60 m en 8”40 et 2e du 200 m
en 28”41. E. MBengani (CAF) 2e du
400 m en 66”60.
Football
Saint-Denis US
Senior DSR
Sdus/As Ararat-Issy : 1-0.
Handball
La Dionysienne
Pré-nationale
La Dionysienne/Montfermeil : 27-28.
Rugby
Saint-Denis US
Fédérale 2
Sdus/Arras RC : 26-31.
Sdus B/Arras RC B : 32-10.
Tennis
Saint-Denis US
Eq. 4/Le Blanc-Mesnil : 1-2.
Tennis de table
Saint-Denis US
Pro dames
Nice/Sdus : 2-4.
Pro B messieurs
Sdus/Étival : 0-4.
Championnat de France féminin
Nationale 2 : Sdus 2/Charleville-Mézières : 8-3.Pré-régionale : Sdus
3/Argenteuil 1 : 14-16.
Championnat de France masculin
Régionale 1 messieurs : Sdus
2/Combs Sénart 3 : 27-15.Régionale
3 messieurs : Noisy-le-Grand
3/Sdus 3 : 19-23.Départementale 1
messieurs : Romainville 4/Sdus 4 :
16-26. Villemomble 8/Sdus 5 : 1824. Villemomble 7/Sdus 6 : 27-15.
Aubervilliers 3/Sdus 7 : 19-23.
Rugby
Saint-Denis
défait
à Arras
Fédérale 2. Le Sdus
reste dans le carré
de tête mais totalise
trois défaites
de rang.
Énorme déception pour le
Sdus. Les hommes de Rémi
Campet ont subi un nouveau
revers ce week-end en s’inclinant 31 à 26 à Arras. Les Arrageois, qui risquent la relégation, ont brillé en contre et ont
su exploiter les failles de la
défense dionysienne : 5 essais
inscrits dont un d’entrée de jeu
et un dernier dans les ultimes
m i n u t e s d u m a t c h . « No u s
sommes largement passés
à côté, nous avons fait tout ce
qu’il ne fallait pas faire, reconnaît, amer, Rémi Campet, l’ent r a î n e u r d i o n y s i e n . A r ra s
jouait son maintien, ils avaient
plus envie que nous. On s’est
sans doute vu trop beau. Par
ex e m p l e , o n p re n d u n e s s a i
assez vite par manque de
concentration. » C’est une défaite qui sonne comme un
avertissement pour les Dionysiens à qui la hargne, la combativité et la rigueur ont manqué
ce week-end.
Si Rémi Campet est confiant
sur les ressources mentales de
ses joueurs, il sait qu’il faudra
repenser la stratégie. « On va
bientôt jouer les deux équipes
qui sont derrière nous, on sera
fixé à ce moment-là. Ce weekend, il faut prendre 5 points et
donc le bonus offensif face à Tavaux-Damparis. » Saint-Denis
reste dans le premier carré, synonyme de qualification pour
les phases finales, mais accuse
une troisième défaite consécutive. Pour br iser cette sér ie
noire il faudra absolument
triompher dimanche prochain
face à Tavaux-Damparis, la lanterne rouge. M.Lo.
7
Tennis de table
Double revers pour
la reprise
Saint-Denis US
La trêve hivernale n’a semble-t-il pas fait que du bien aux
effectifs du Sdus. Euphorique
en f i n d’a nnée der ni ère,
l’équipe masculine a vu sa série
de sept succès s’achever dimanche dernier dans la salle de
Nice-Cavigal (défaite 4-2). Un
revers qui tombe au plus mauvais moment alors que se profile
un choc face au leader Roanne,
le 2 février prochain à La Ra-
Football
Le Sdus
se maintient !
Mission accomplie pour
les hommes de Lacina
Karamoko ! Promu cette
saison en senior DSR,
le Sdus a assuré son
maintien en s’imposant
face à l’AS Ararat-Issy
(1-0) dimanche dernier
à Issy-les-Moulineaux.
Toujours dans la retenue,
Lacina, le coach, épaulé
par l’ancien pro Nordine
Aïteur, préfère gravir les
échelons étape par étape,
« match par match » et
pourquoi pas rester en
tête de ce « bon wagon ».
Saint-Denis reste premier
de sa poule avec 39
points devant l’équipe 3
du PSG. M.Lo
quette. Ironie du sort, c’est un
ancien joueur du Sdus qui a
grandement contribué au succès des Niçois : Ibrahima Diaw a
en effet remporté ses deux rencontres face à Mehdi Bouloussa
puis Lubomir Jancarik, invaincu
en Pro B depuis le mois de septembre. Reprise manquée pour
les féminines également, balayées par Étival (0-4) à La Raquette. Leur deuxième revers de
suite à domicile et le plus lourd
de la saison. C.R.
Handball
La Dionysienne battue d’un but
yann mambert / archives
SPORTS
Pré-nationale
maXime LOnGUet / archives
6
N°1069 DU 27 JANVIER AU 2 FÉVRIER 2016
Il y a eu beaucoup de ratés ce
week-end au gymnase Maurice
Baquet. « Trop », pour le coach
de la Dionysienne, Krimo Hamiche. Ses joueurs se sont inclinés à domicile 28 à 27 face à une
équipe de Montfermeil moins
spectaculaire. « Je ne comprends
pas ce qu’il s’est passé. On était
concentré mais on n’a pas été assez réaliste », explique Krimo. Au
terme ce dernier match des
phases aller, la Dionysienne termine 4e : « Au vu de notre préparation, c’est inespéré d’en être là,
admet Krimo. On se console avec
ça. » Ce week-end, Saint-Denis
reçoit Villeparisis, deuxième au
classement. M.Lo
Saint-Denis US
Pro B Dames
Samedi 30 janvier, N2 : Sdus/Châlons-en-Champagne. Dimanche
31 janvier, championnat IDF individuel vétéran. Mardi 2 février, Pro B
dames : Sdus/Paris 13. Pro B messieurs : Sdus/Paris 13.
Résultats
Athlétisme
Saint-Denis Émotion
Compétition FFA en salle
benjamins et minimes à Aulnay-sous-Bois (93)
Le janvier, Triathlon en MIF, S. Guerrier 1re avec 63 pts, A. Sénéchal 3e
avec 61 pts, M. Abelli 8e avec 42 pts et
I. Slimani 12e avec 16 pts. Triathlon
en BEF, C. Wanzekela Makanzu 2e
avec 80 pts. M. Stock 18e avec 44 pts,
H. Ntonlolo 4e avec 74 pts, J. Mafouta
8e avec 65 pts, M. Lemouchi 26e avec
26 pts, A.Laupa 25e avec 31 pts,
L. Bourgeois 19e avec 43 pts et A.
Aghouilles 22e avec 40 pts.
Triathlon, en MIM, E. Vaillant 3e avec
53 pts et O. Ismaili 2e avec 60 pts. Tritahlon, en BEM, M. Mohamed 3e
avec 50 pts, A. Messaoudi 11e avec
32 pts, A. Figuiere 13e avec 27 pts,
S. Martins 8e avec 38 pts et K. Delaune 2e avec 59 pts.
Championnats régionaux FFA
en salle espoirs et seniors à
Eaubonne (95)
Les 23 et 24 janvier, triple saut, en
SEM, L.-G. Occin (SEM) 1er avec
15 m 85. A. Hilal (SEM) 2e de la finale
du 400 m en 51”54. A. Dembele
(SEM) 2e de la finale du 400 m en
50”20. S. Berhaiem (SEM) 2e du saut
à la perche avec 4 m 75. L. Goth
(ESM) 1er du 400 m en 52”92. C. Tie
(ESF) 3e en finale D du 60 m en 8”23.
W. Tie (CAF) 3e de la finale A seniors
en 7”74. S. Bikindou (SEF) 1re de la finale D du 60 m en 7”99. O. Koussi
(SEM) 2e du concours du poids avec
15 m 32. J. Boucaud (SEM) 2e en finale du 60 m haies en 8”30. B. Faleyras (ESM) 2e du concours du triple
saut avec 14 m 89. V. Roy (SEF) 2e du
1 500 m en 4’ 35”02. C. Lim (SEF) 1re
du concours du saut à la perche
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Cultures
N°1069 DU 27 JANVIER AU 2 FÉVRIER 2016
9
La semaine du 27 janvier au 2 février 2016
Agenda
1, rue de la Légion
d’honneur
Tél. : 01 49 21 14 87
Les Grandes
robes royales
de Lamyne M.
L’artiste styliste Lamyne
M. expose ses grandes
robes créées en lien avec
les gisants de la
nécropole. Une œuvre
magnifique, qui fait écho
au monument et à la ville
de Saint-Denis, où il vit et
travaille.
Jusqu’au 10 juin, de
10 h à 17 h 15, dimanche
de 12 h à 17 h 15. Tarifs :
8,50 et 6,50 € (gratuit
pour les moins de 18 ans
et les 1ers dimanches du
mois).
Musée d’art
et d’histoire
22 bis, rue Gabriel-Péri
Tél. : 01 42 43 05 10
Éluard/Picasso
Le musée présente
des œuvres illustrant
la relation entre les
deux artistes et leurs
liens avec les cercles
artistiques et littéraires
d’avant-garde.
Jusqu’au 30 juin. Les
lundis, mercredis,
vendredis de 10 h à
17 h 30, le jeudi jusqu’à
20 h, les samedis
et dimanches de 14 h à
18 h 30. Tarif : 5 et 3 €.
Café du marché
1, passage de l’Aqueduc
Exposition
En lien avec les Journées
cinématographiques
dionysiennes à l’Écran
(voir p. 10), Henri Bokilo
présente dix affiches que
vous avez failli ne pas
voir…
Du 2 au 22 février, vernissage samedi 6 à 18 h.
Ligne 13
Exposition
de bois gravés
12, place
de la Résistance
Tél. : 01 83 72 20 90
Toujours en lien avec les
commémorations de la
Grande Guerre, le musée
propose une exposition
de 16 images sur bois
gravés réalisées par
André Deslignères
lorsqu’il était au front.
Jusqu’au 30 juin.
Jean-Claude Muaka
présente son One
man costaud, un spectacle d’humour musclé écrit
et mis en scène par
lui-même.
Samedi 30 janvier
à 20 h. Tarif : 12 €.
Spectacle
60 Adada
poétique avec
déambulation autour de
la basilique, suivie de la
conception d’un plan
poétique du quartier à
partir de calligrammes.
Samedi 30 janvier à
15 h. Tarif : 20 € (matériel fourni). Réservation
demandée.
60, rue Gabriel-Péri
Spectacle et
exposition
Pour clôturer
l’exposition de dessins,
gravures, peintures,
collages, photos,
poèmes et autres fantasmagories de Tristan Felix,
Enfantômes !, spectacle
de Gove de Crustace,
clowne de Tristan Felix.
Dimanche 31 janvier à
16 h exposition ouverte
tous les jours de 15 h à
19 h jusqu’au 31 janvier.
Office
de tourisme
1, rue de la République
Tél. : 01 55 870 870
Exposition
L’office de tourisme
présente une exposition
de photographies sur le
thème du street art
intitulée Graff it is 93 ? –
L’art résiste à SaintDenis. Les photos
réalisées sur le territoire
de Plaine commune sont
signées Willy Vainqueur
et l’association Graff’Art.
Jusqu’au 1er mars.
Entrée libre.
Atelier
En collaboration avec
Artefact 93, l’office de
tourisme propose un
atelier de géographie
Théâtre de
la Belle étoile
14, rue Saint-Just
Tél. : 01 49 98 39 20
Théâtre
Les Jolie Môme accueillent la compagnie Le Pas
de l’Oiseau et leur
spectacle La Coopérative, suivi d’un débat sur
l’économie solidaire.
Jeudi 4 février à 19 h.
Entrée libre.
Saint-Denis Jazz club
TGP
Encore un très grand du jazz français au programme du Jazz
club de février. Médéric Collignon, cornettiste, trompettiste,
joueur de bugle, mais aussi chanteur, scatteur et beat boxer
va revisiter, à sa sauce, des bandes originales de films de
Lalo Schifrin, David Shire ou Quincy Jones avec son groupe le
Jus de Bocse, composé d’Yvan Robillard (fender Rhodes), Philippe Gleizes (batterie) et Emmanuel Harang (basse). En première partie, La Compagnie du soir présente un extrait de son
futur spectacle Le Cri des silences avec Rabah Medhaoui
(voix) et Arnaud Dumond (guitare). B.L.
Lundi 1er février à 20 h 30 au TGP (59, boulevard JulesGuesde), salle Mehmet-Ulusoy. Tarifs : abonnement au SaintDenis Jazz club : 6 €, puis tarif unique pour les concerts :
8 €. Carnet de 5 places non nominatives valable toute la saison : 40 €. Réservations au 01 48 13 70 00.
Médiathèque
du centre-ville
4, place de la Légion
d’honneur
Tél. : 01 49 33 92 40
Musique
La médiathèque propose
son brunch musical
mensuel.
Samedi 30 janvier à
10 h 30.
Ph. Levy-Stab
Basilique
Saint-Denis
Médiathèque
Aladin
2, rue Henri Barbusse
Tél. : 01 71 86 34 40
Spectacle
La compagnie Arzapar
présente son spectacle
de clowns Graine
de clou, écrit et mis en
scène par Juliet
Coren-Tissot.
Mercredi 3 février
à 15 h. Entrée libre.
Flamenco art
et mémoire
Atelier
sévillane
L’association Flamenco
art et mémoire propose
un atelier de perfectionnement en danses
sévillanes samedi
30 janvier à la maison
de la jeunesse (12, place
de la Résistance).
Renseignements
et inscriptions à
flamenco.art.
memoire@gmail.com
Radio
Diffusion
La prochaine émission de
Radio Déclic, (sur 106.3 FM
et sur www.associationdeclic.org) sera consacrée à
Leila
Boumedjane et Oumar
Diaw qui parleront de leurs
rôles dans la pièce Neuf
mois de bonheur enfin
presque. Avec les chroniques de Mehdi, Trane,
Meryem, Georges et Kevin.
Vendredi 29 janvier de
18 h à 19 h.
Mots et regards
Atelier manga
L’association Mots et regards propose un nouvel
atelier manga pour les
ados animé par un dessinateur le samedi de 11 h
à 13 h salle Choisel (16,
rue de Strasbourg).
Renseignements et
inscriptions au
09 72 43 50 38 ou à mot
etregards@gmail.com
Afrique
cadence Nimba
Stage
L’association Afrique
cadence Nimba propose
un stage de danse et
musique africaines pour
adultes et enfants les 30
et 31 janvier au gymnase
de l’école Daniel Sorano
(3/5, bd Félix Faure).
Renseignements et
inscriptions au
06 75 50 28 24.
Stains
Concert
L’espace Paul-Éluard
(place Marcel-Pointet)
accueille Les Fatals Picards avec, en première
partie l’humoriste Wally.
Vendredi 29 janvier à
20 h. Tarifs : 12, 8 et 4 €.
Réservations au
01 49 71 82 18 ou
à resaepe@stains.fr
Cinéma
8 rue du Mondial-1998. Tarif plein
10,40 € (adulte) ; Tarifs réduits* :
4 € (– 14 ans) ; 8,60 € (étudiants, lycéens, collégiens) ; 8,80 € (+ de 60
ans) ; + 2 € pour les séances en 3D et
+ 1 € pour l’achat des lunettes 3D.
Tarif Imagine R du lundi au jeudi :
6,50 €, Imagine R du vendredi au dimanche : 7,50 €. Matin avant 12 h :
7,40 €. Carte 39,50 €(5 places valable tous les jours partout en France
pendant 3 mois ; maximum 3 places
par séance). Info : 0892 696696 code
#193/ 0,34 €/mn.
* Sur présentation d’un justificatif.
Alvin et les
chipmunks – à
fond la caisse
VF, 1 h 32,
en avant-première
dim : 10 h 30, 16 h.
La tour 2
contrôle
infernale
VF, 1 h 29,
en avant-première
jeu : 21 h.
Legend
VF, 2 h 11, Int. – 12 ans
mer, jeu, ven, sam, lun,
mar : 13 h 30, 16 h 10,
18 h 45, 21 h 25 ; dim :
13 h 10, 18 h 35,
21 h 20.
La 5ème vague
VF, 1 h 53
TLJ : 13 h 25 (sauf dim),
15 h 40 (sauf dim), 17 h 25
(sauf dim), 19 h 15, 22 h 10
+ dim : 10 h 30, 12 h 55,
15 h 20, 17 h.
The boy
VF, 1 h 37, Int. -12 ans
TLJ : 13 h 25 (sauf dim),
15 h 25 (sauf dim), 18 h
(sauf dim), 20 h 05,
22 h 25 + dim : 10 h 30,
12 h 30, 14 h 50,
17 h 45.
Aranmanai
VOST, 2 h 20, Int. – 12
ans
ven, sam, lun, mar :
13 h 25, 16 h 10, 19 h,
21 h 45 ; dim : 10 h 35,
13 h 25, 16 h 10, 19 h,
21 h 45.
Le convoi
VF, 1 h 38, Int. – 12 ans
mer, sam : 14 h 05,
16 h 15, 18 h 30, 19 h 30,
22 h ; jeu, ven, lun, :
14 h 05, 16 h 15, 18 h 30,
19 h 50, 22 h ; dim :
10 h 30, 12 h 35, 14 h 40,
16 h 45, 18 h 55,
22 h 05 ; mar : 14 h 05,
16 h 15, 18 h 30, 19 h 50.
Airlift
VOST, 2 h 10
mer, jeu, ven, sam, lun,
mar : 13 h 25 16 h 05,
19 h 05, 21 h 45 ; dim :
10 h 30, 13 h 15,
15 h 50, 17 h 55,
20 h 30.
Creed –
l’héritage de
Rocky Balboa
VF, 2 h 13
TLJ : 13 h 45, 16 h 30,
19 h 45 (sauf dim),
21 h 40 + dim : 10 h 30,
19 h 35.
Les 8
salopards
Les 8
Salopards
VF, 2 h 47, Int – 12 ans
mer, sam : 20 h 45 ; jeu,
ven, lun, mar : 13 h 25,
16 h 35, 20 h 45 ; dim :
18 h 50, 21 h.
de Quentin Tarantino,
États-Unis, 2015, 2 h 47,
VOST
mer : 18 h ; ven : 14 h 15,
20 h 15 ;
sam : 14 h, 20 h 45 ;
dim : 16 h 45 ; lun :
14 h 15, 20 h 15.
Star Wars : le
réveil de la
force
Carol
VF, 2 h 16
TLJ : 13 h 35(sauf dim),
16 h 20, 19 h 05,
21 h 50 + dim : 10 h 30,
13 h 25.
Le voyage
d’Arlo
de Todd Haynes, ÉtatsUnis, 1 h 58, VOST
VF, 1 h 34
mer, sam : 13 h 25,
15 h 30, 17 h 30 ; dim :
10 h 30, 12 h 30,
14 h 30, 16 h 45.
Carol
Babysiting 2
Dans le New York des années 1950, Therese, jeune employée
d’un grand magasin de Manhattan, fait la connaissance d’une
cliente distinguée, Carol, femme séduisante, prisonnière d’un
mariage malheureux. À l’étincelle de la première rencontre
succède rapidement un sentiment plus profond. Les deux
femmes se retrouvent bientôt prises au piège entre les
conventions et leur attirance mutuelle.
On ne s’est jamais remis du sublime Loin du Paradis, brillant
hommage à Douglas Sirk. Le flamboyant Carol prend place
dans la même lignée, poursuivant l’exploration de la condition
des femmes dans l’Amérique bien pensante d’après-guerre. À
l’instar de Patricia Highsmith ou de Tennessee Williams, anges
tutélaires du film, le réalisateur Todd Haynes organise, d’après
le roman de Patricia Highsmith, un espace social parfaitement
lisse pour mieux en déchirer la trame dans le scandale d’un
amour interdit, magnifique. Comme un cri strident au milieu
d’un concerto pour piano. Un pur éblouissement ! C.H.
VF, 1 h 32
mer : 13 h 50, 15 h 55,
17 h 55, 20 h 05,
22 h 15 ; jeu : 13 h 50,
15 h 55, 17 h 55.
L’Écran
Place du Caquet. Répondeurprogramme : 01 49 33 66 77. Site :
www.lecranstdenis.org Tarifs : 7 €,
6 €(réduit), 4, 50 €(abonnés), 4 €
(–14 ans), 3,50 € (films « f »).
Porco rosso
de Hayao Miyazaki,
Japon, 1995, 1 h 33,
VF, animation,
à partir de 8 ans
mer : 14 h (f) ; sam : 17 h
(f) ; dim : 14 h 45 (f).
mer : 15 h 45, 18 h 30,
21 h ; ven : 12 h, 16 h 30,
18 h ;
sam : 14 h 15, 18 h 45,
21 h ; dim : 16 h 30 ; lun :
16 h, 18 h,
20 h 30.
Je vous
souhaite d’être
follement
aimée
de Ounie Lecomte,
France, 2015, 1 h 40
mer : 14 h 15, 20 h 45 ;
ven : 12 h, 18 h 45,
20 h 45 ; sam : 19 h ;
dim : 14 h 30 ;
lun : 14 h.
La Chambre
interdite
de Guy Maddin et Evan
Johnson, Canada, 2015,
1 h 59, VOST
mer : 16 h 15 ; ven : 14 h ;
sam : 16 h 45 ; dim :
18 h 45 ; lun : 18 h 15.
Le film de la semaine
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D.R.
Gaumont
La soirée d’ouverture
de ces 16es Journées cinématographiques dionysiennes
consacrées du 3 au 9 février au
thème de la censure se dérouleront mardi 2 février à 20 h avec
trois films au programme. Tout
d’abord, Les Ajoncs, de René
Vautier (1970), court métrage
qui suit un immigré algérien
traversant la Bretagne à la recherche d’un travail. Suivra J’ai
huit ans, autre film court de
Yann Le Masson et Olga BaïdarPoliakoff (1961) réalisé sur une
idée de Vautier, réalisé à partir
de dessins d’enfants algériens
réfugiés en Tunisie dans la clinique du Dr Franz Fanon. Ce
film, tourné clandestinement
pendant la Guerre d’Algérie, fut
interdit et saisi pas moins de
dix-sept fois jusqu’en… 1973 !
Enfin, le célébrissime Zéro de
D. R.
Ouverture
conduite (notre photo), de Jean
Vigo, tourné en 1933, complètera cette séance. Ce moyenmétrage de 41 minutes raconte
la vie dans un collège de province avec chahuts, punitions,
études, récréations et révoltes.
Ce film fut à l’époque interdit
par la commission de censure
pour «dénigrement de l’instruction publique ». Luce Vigo, la
fille de Jean Vigo, et Moïra
Chappedelaine-Vautier, la fille
de René Vautier participeront à
cette soirée. B.L.
TGP. Richard Brunel
met en scène,
du 29 janvier au
20 février, « Roberto
Zucco » de BernardMarie Koltès avec
Pio Marmaï
dans le rôle titre.
Séance sur réservation uniquement
à reservations@lecranstdenis.org
D.R.
Roberto Zucco est la dernière
pièce qu’a écrite Bernard-Marie
Koltès en 1988, peu avant sa mort.
À partir du fait divers qui l’a inspiré, celui du tueur en série Roberto Succo, l’auteur dramatique
raconte en de courtes scènes le
parcours sans issue d’un homme
ambivalent, à la fois attachant et
Chantrapas, d’Otar Iosseliani, sera projeté vendredi 5 février en sa présence.
Vautier,
l’Iran et l’Est
Parmi les 86 films au programme de la semaine, Censures
proposera trois moments qui
s’annoncent particulièrement
forts. D’abord, donc, l’hommage
à René Vautier, conçu avec Tangui Perron, historien et chargé du
patrimoine audiovisuel à l’association Périphérie. « Vautier est
souvent venu à l’Écran. C’est un
empêcheur de tourner en rond,
un profond humaniste qui fait un
cinéma de la révolte », souligne
Six séances consacrées à René Vautier .
« Un empêcheur
de tourner en rond,
un profond humaniste
qui fait un cinéma de
la révolte » dit Boris
Spire le directeur de
l’Écran.
à 18 h), ainsi qu’une table ronde
sur le cinéma iranien et la censure avec ces deux réalisateurs et
leur collègue Mehran Tamadon,
après la projection de Ceci n’est
pas un film, de Jafar Panahi. Enfin, le cinéma soviétique et des
pays de l’est sera également étudié avec la présence du grand cinéaste géorgien Otar Iosseliani,
qui viendra présenter deux de
ses films, Il était une fois un merle
chanteur, son deuxième longmétrage, et Chantrapas, réalisé
en 2010 (vendredi 5 à 20 h 15 et
22 h 15).
Bien d’autres visages de la
censure seront aussi dévoilés durant cette semaine, depuis le
maccarthysme à Hollywood
jusqu’aux cinémas de différentes régions du monde (Maghreb, Chine, pays de l’Est, Japon…), la pornographie... À noter également la leçon de cinéma
d’Yves Boisset, l’un des cinéastes
les plus victimes de la censure en
France. Il sera là vendredi 5 de
14 h à 17 h, avec la projection de
Le Juge Fayard, dit le Sheriff.
Après Agnès Varda en 2015, cette
rencontre promet d’être tout
aussi passionnante. Benoît Lagarrigue
Porgramme complet
de Censures à l’Écran ou sur
www.dionysiennes.org
« El Wattan » en direct
Documentaire et rencontre
Caricaturistes
en pays arabes
Syrie
C’est quasiment une habituée qui viendra présenter
son film, jeudi 4 février à
20 h 45. La cinéaste syrienne
Hala Alabdalla était déjà venue en 2012, dans le cadre de
révolutions, puis en 2014 lors
du panorama des cinémas du
Maghreb et du Moyen Orient.
Elle revient donc avec son documentaire Comme si nous
attrapions un cobra, réalisé
Un orchestre
de solistes
« Ce qui est difficile avec cette
langue est de ne rien anticiper. Il
faut sans cesse jouer au présent et
suivre les mouvements de pensées qui vont et viennent. Il y a là
entre 2010 et 2012 et consacré
aux caricaturistes confrontés
à l a c e n s u re d a n s l e s p a y s
arabes, notamment en
Égypte et en Syrie. C’est un
état des lieux de la liber té
d’expression, incarnée ici par
le dessin de presse. « J’ai fait ce
film en hommage à Ali Farzat,
dessinateur syrien dont le
pouvoir a brisé les mains en
août 2011 » nous avait-elle
confiés lors de sa dernière venue à Saint-Denis. B.L.
C’est
un spectacle
de danse pour tous
publics à partir
de 4 ans que propose
la prochaine séance
d’Et moi alors ? pour le
jeune public. Vassilissa,
conçu par Frédérike Unger
et Jérôme Ferron, de la
Compagnie étant donné,
s’inspire d’un conte
populaire russe. Vassilissa
est une petite fille dont la
mère ne lui a laissé qu’une
poupée avant de mourir.
Elle va vivre un voyage
initiatique au cours duquel
elle va rencontrer l’ogresse
Baba Yaga et réaliser
l’impossible pour gagner
sa liberté, avec l’aide de sa
poupée ange gardien. Sur une
musique tirée des Tableaux
d’une exposition de Moussorgski,
ce spectacle parle du chemin
de la vie et de ses différentes étapes
pour grandir. B.L.
Mercredi 3 février à 15 h
et samedi 6 à 16 h au TGP (59, boulevard
Jules-Guesde), salle Mehmet Ulusoy.
Durée : 30’. À partir de 4 ans.
Tarifs Et moi alors ? : adultes 7 €,
enfants de moins de 12 ans : 5 €,
carte famille Et moi alors ? : 6 places,
30 € (parents et enfants).
Tél. : 01 48 13 70 00.
Pio Marmaï est Roberto Zucco.
quelque chose de très fragmenté
que nous avons voulu travailler
dans une dimension collective,
chorale. Cela s’apparente à un
orchestre de solistes» poursuit-il.
Parmi ces solistes, Pio Marmaï
interprète Roberto Zucco. L’acteur, devenu célèbre à travers de
nombreux films comme Le Premier jour de ta vie, de Rémi Bezançon (2008), D’Amour et d’eau
fraîche, d’Isabelle Czajka (2010),
ou encore Toute première fois, de
Maxime Govare et Noémie Saglio (2015), revient au théâtre
grâce à Richard Brunel. « Nous
nous connaissons depuis longtemps » confie le metteur en
scène. « Il me disait vouloir revenir au théâtre avec moi mais il
fallait trouver un rôle pour lui. À
mes yeux, il est une évidence pour
celui de Zucco. Il possède à la fois
la fragilité et la force du personnage, sa lucidité, son humour et
son rapport à l’enfance.» Créé en
novembre 2015 au CDN la Comédie de Valence, dont Richard
Brunel est le directeur, Roberto
Zucco s’annonce comme l’un
des spectacles majeurs de la saison du TGP.
Benoît Lagarrigue
Roberto Zucco, du 29janvier
au 20février au TGP (59, bd JulesGuesde), salle Roger-Blin, du lundi au
samedi à 20 h, dimanche à 15 h 30, relâche le mardi. Durée : 1 h 40. Tarifs : de
6 à 23€. Réservations : 01 48 13 70 00 ;
www.theatregerardphilipe.com
Théâtre
Le karaoké et Aznavour
pour s’entêter à aimer
Et moi alors ?
au TGP
Mercredi 3 février à 19 h, en partenariat avec le Panorama des
cinémas du Maghreb et du Moyen Orient, Censures présente
Contre-pouvoirs, de Malek Bensmaïl, film tourné au sein de la
rédaction du quotidien indépendant El Watan. Une rencontre
suivra la projection, avec le réalisateur, Omar Belhouchet,
journaliste à El Watan, et l’écrivain Mustapha Benfodil, qui
sera à 19 h à Folies d’encre pour une signature. B.L.
D.R.
Boris Spire. Pas moins de six
séances lui seront consacrées,
samedi 6 et dimanche 7 février
avec la projection de plusieurs de
ses réalisations (Afrique 50, Marée noire, colère rouge, divers
films réunis sous la bannière des
trois A : anticolonialisme, antiimpérialisme, antiracisme) ainsi
que des films qui lui sont consacrés, comme sa rencontre avec
Jean-Luc Godard en 2002, filmée
par Lionel Soukaz.
Autre focus important, celui
porté sur le cinéma iranien.
«Malgré le joug de la censure, le cinéma iranien contemporain est
étonnamment vivant et inventif
au niveau de son expression artistique » souligne Olivier Pierre.
Plusieurs réalisateurs seront
présents, comme Bahman Ghobadi avec ses Chats persans (samedi 5 à 18 h 30), Sepideh Farsi,
auteure de Red Rose (dimanche 7
MaRcel-Mochet
Après la révolution en 2013,
l’utopie en 2014, la place des
femmes en 2015, c’est la censure
qui est interrogée cette année
par les Journées cinématographiques dionysiennes, les 16es du
nom, du 3 au 9 février à l’Ecran.
« Ce thème s’est imposé à nous
après les assassinats du 7 janvier
2015 à Charlie Hebdo, ce journal
qui fut trop souvent en butte à différentes formes de censure, et
après la disparition de René Vautier, quelques jours plus tôt, le
4 janvier. Lui aussi a, toute sa vie
de cinéaste, été confronté à la censure », indique Boris Spire, le directeur de l’Écran. « À cela s’ajoutent de nombreuses entorses récentes à la liberté d’expression,
depuis l’annulation du visa d’exploitation de La Vie d’Adèle, de
Kechiche, aux actions de catholiques intégristes contre différentes œuvres artistiques ou à la
suppression d’affiches dans l’es-
pace public », ajoute Olivier
Pierre, chargé de la programmation de ces journées. À partir de
ce thème, tous deux ont voulu
étudier différents aspects de la
censure dans l’histoire du cinéma : politique, économique,
morale, autocensure.
qu’il est, selon le mot de Koltès luimême, exemplaire » dit Richard
Brunel. Dans une scénographie
qu’il a voulue à la fois simple et signifiante, au sein d’un décors à
multiples niveaux, il raconte
cette histoire d’un couple improbable de deux errances, Zucco et
La Gamine, tentant de se libérer
de leurs familles, puis de leur
quartier, puis du monde.
repoussant. « Cette pièce pose la
question du monstre et du rapport
à la société, qui est souvent au centre de mon travail », remarque Richard Brunel, qui la met en scène
au TGP du 29janvier au 20février.
Celui-ci n’est pas un inconnu à
Saint-Denis : on avait vu avec
plaisir deux de ses mises en scène
dans le passé :La Tragédie du vengeur, de Cyril Tourneur, en 2003 et
Gaspard, de Peter Handke, en
2006. Il revient donc avec cette
pièce magnifique, écrite dans le
style si particulier de Koltès mêlant poésie et réalisme, folie et
pragmatisme. « Zucco est un personnage qui déraille, dont la violence ricoche sur le monde et le fascine en même temps. C’est en cela
Vassilissa,
sa poupée et
l’ogresse Baba Yaga
D.R.
Journées
cinématographiques
Censure, un sale mot
dans l’air du temps
Théâtre
Zucco,
attachant
et repoussant
Jean-louis fernandez
« Zéro de
conduite »
L’Écran. Le rendezvous thématique et
annuel du cinéma
d’art et essai, du 3 au
9 février, fait la part
belle à des cinéastes
victimes d’atteintes à
leur liberté.
CULTURES
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11
TGP. « Quand j’étais
Charles », pièce écrite
et mise en scène par
Fabrice Melquiot
raconte l’histoire
d’un fan d’Aznavour
et roi du karaoké en
mal d’amour.
Dans une petite ville du Morvan, Charles est le roi du karaoké
de l’Attitude Club. Il y vénère un
autre Charles, Aznavour, dont il
interprète les plus grands titres
avec la même intensité qu’il met à
vivre une rupture amoureuse.
Vendeur de machines agricoles
dans le civil, il devient ici le maître
de lui-même. Mais ce soir-là, délaissé par Maryse, sa femme qu’il
aime depuis des années, tout va
basculer. Voilà la trame de Quand
j’étais Charles, pièce écrite et mise
en scène par Fabrice Melquiot,
présentée au TGP du 29janvier au
14 février. « Pour Charles, cette
scène de karaoké est un lieu d’évasion en même temps que son territoire. C’est un homme qui refuse le
conflit et la fin de son histoire
d’amour. C’est quelque chose qui
m’intéresse et qu’on voit peu au
théâtre » annonce l’auteur. Fabrice Melquiot évoque aussi bien
sûr Aznavour, « dont les chansons
racontent magnifiquement des
histoires et parlent souvent d’un
entêtement à aimer », et d’une région qu’il aime, ce Morvan à
l’écart des grands axes, « un territoire abandonné dont on ne parle
pas au théâtre » constate-t-il. La
forme qu’il a choisie, le monologue, lui a été imposée par le personnage, dit-il. « Outre le désir de
me concentrer sur celui-ci, le monologue permet d’aller vers la poésie, l’écriture d’un poème dramatique. Mais il y a aussi une foule de
personnages. La solitude de
Charles est hantée par les autres,
tout comme l’acteur, Vincent Garanger, seul en scène a besoin des
spectateurs » prévient Fabrice
Melquiot qui a conçu l’espace de
scène comme une sorte de mausolée de cette histoire d’amour qui
s’éteint. Quand j’étais Charles, qui
fut créé en 2014 et a rencontré un
beau succès lors du festival off
d’Avignon de cette même année, a
beaucoup tourné depuis, notamment dans des lieux pas forcement dédié au théâtre. Dans l’intime écrin de la petite salle JeanMarie Serreau, ce karaoké mélancolique devrait trouver son aise. Benoît Lagarrigue
Quand j’étais Charles, du 29 janvier au 14 février au TGP (59, boulevard Jules-Guesde), salle Jean-Marie Serreau, du lundi au samedi à
20 h 30, dimanche à 16 h, relâche le
mardi. Durée : 1 h 25. Tarifs : de 6 à
23 €. Réservations : 01 48 13 70 00 ;
www.theatregerardphilipe.com
tristan Jeanne-Valès
CULTURES
michel tonon
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N°1069 DU 27 JANVIER AU 2 FÉVRIER 2016
N°1069 DU 27 JANVIER AU 2 FÉVRIER 2016
Vincent Garanger dans Quand j’étais Charles.
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