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Cher monsieur Graff, Nous sommes élèves de 1ereS au lycée de

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Cher monsieur Graff,
Nous sommes élèves de 1ereS au lycée de français de Moscou et vous serez sûrement
surpris d'apprendre qu'un de vos articles fut le sujet d'un de nos DST (Devoir Sur Table) dans
le cadre du chapitre sur l'optique.
L'article en question, (http://www.estrepublicain.fr/edition-hautdoubs/2015/11/11/pontarlier-la-rocambolesque-aventure-de-stop-le-poisson-pompier)
relate les faits avec beaucoup d'humour d'un poisson-pompier, qui après que son bocal se
soit fissuré, avait éteint le feu grâce à l'eau contenu dans celui-ci.
Le sujet de notre exercice était d'expliquer scientifiquement la réelle cause de l'incendie et
d'estimer à l'aide unique de votre article, et donc sans aucune donnée, la vergence du bocal
de ce cher "Stop". Étant le seul témoin de la scène et ne pouvant, du fait de sa condition de
poisson, expliquer l’origine et l’arrêt miraculeux de l’incendie, nous nous sommes permis de
le faire à sa place.
Nous comprenons que le but de cet article est, plus de raconter un fait divers, que
d'exprimer un réel avis scientifiques mais, en tant qu'élèves de la filière scientifique, nous
n'avons pu nous empêcher de relever quelques inexactitudes, quant à l'explication du
phénomène.
Alors oui, l'incendie a effectivement été provoqué par un effet loupe comme vous l'évoquez
dans l'article, mais vous parlez d'un effet loupe provoqué à la fois par la fenêtre et le bocal.
Un effet loupe est tout simplement la convergence des rayons, qui en se rencontrant,
forment un point chaud capable de brûler des choses, comme la table en osier par exemple.
Imaginez donc, que les fenêtres aient cet effet, les incendies dans les maisons seraient très
fréquents. Pour que cet effet soit évité, les fenêtres ont une construction spéciale : deux
vitres parallèles l'une à l'autre. Dans ce cas, les fenêtres ne provoquent qu’une double
réfraction (déviation) de la lumière et ne focalisent donc pas les rayons solaires.
Pour calculer la vergence du bocal, comme pour des lunettes, nous nous sommes renseignés
sur la position du soleil le jour de l'incident, à Pontarlier (46.9° de latitude), le 10/11/15 à
midi, le soleil se trouvait à 25,84° au-dessus de l'horizon. Nous pouvions ainsi, en estimant la
taille du bocal et en connaissant une règle concernant l'optique (les rayons qui arrivent de
l'infini, l'image est confondue avec le foyer image), estimer une vergence du bocal.
Enfin, un point qui nous a tous fait réfléchir, est la raison de l'éclat du bocal. En effet, si la
chaleur avait provoqué l'explosion du bocal, il n'y aurait aucune chance que le pauvre
poisson « STOP » soit encore en vie, or comme le spécifie votre article "Stop, lui, n'a aucune
séquelle". Une sorte court-bouillon en somme !
Bien que nous n'ayons pas de vérité absolue quant à la réelle raison, nous pouvons supposer
qu'il s'agisse plutôt du bruit de la sirène stridente du détecteur de fumée. Comme les
cantatrices arrivent à briser des verres par la vibration de leur voix, le bocal (surement
sensibilisé au préalable) a pu subir le même effet. Il s’agit d’un phénomène de résonnance
mécanique provoqué dans les matériaux par un son d’une bonne fréquence. Il pourrait aussi
s'agir d'une combinaison de différents facteurs, l'échauffement de la table, les rayons
solaires, le son strident ainsi qu'un bocal peut être déjà vieux et ébréché.
Comme vous pouvez le constater votre article, traité de manière humoristique, nous a tous
fait réfléchir et raisonner quant aux conditions de l'incident. Quant à « STOP », se souvient-il
seulement de cette belle journée ensoleillée durant laquelle il est devenu un héros ? C’est
un mystère qui restera irrésolu…
Cordialement,
Les élèves de 1eS au lycée Alexandre Dumas de Moscou
PS : voici en PJ, un schéma illustrant les principes d’optique
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