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7es RENCONTRES DU CINÉMA EUROPÉEN
22 < 30 JANVIER 2016
INDIGNATION(S)
À L’ITALIENNE
14 FILMS DE 1960 À 2014
RAGEURS CAUSTIQUES ET ÉMOUVANTS
VARIÉTÉS / VIDÉODROME 2 / INSTITUT CULTUREL ITALIEN / ALCAZAR
MARSEILLE 22 < 30 JANVIER 2016
ÉDITO
« L’Italie a comme une “vocation” à produire du cinéma citoyen !
Cette “vocation” est apparue juste après guerre, a connu son zénith
dans les années 60-70 et n’a pas dit son dernier mot. »
LES TARIFS
• Alcazar et Institut Culturel Italien :
entrée libre dans la mesure des places
disponibles (concert de clôture
compris).
• Vidéodrome 2 : 5 €
(sauf séance enfants 2 €)
• Variétés : 6 €
Francesco Rosi
LES 7es RENCONTRES DU CINÉMA
EUROPÉEN sont conçues et produites par
CINÉPAGE, en partenariat avec l’INSTITUT
CULTUREL ITALIEN de M a r s e i l l e ,
l’ALCAZAR-BMVR, le VIDÉODROME2
et les VARIÉTÉS.
Elles reçoivent le soutien de la Ville de
Marseille et du Conseil Départemental.
• Pass 5 entrées : 25 €
En vente aux Variétés les 22 & 23
janvier à partir de 19h. Pass utilisables
par une ou plusieurs personnes aux
Variétés et au Vidéodrome. Ils ne
donnent pas priorité pour l’accès aux
salles.
Forfait Film + Buffet : 10 €
Disponible les vendredi 22
& samedi 23 aux Variétés.
Il inclut : Le film + 1 plat + 1 verre
Attention ! La carte de fidélité des Variétés
n’est pas valable pour les séances
des Rencontres du cinéma européen !
LES LIEUX
• ALCAZAR-BMVR
58, cours Belsunce (1er)
• CINÉMA LES VARIÉTÉS
37, rue Vincent-Scotto (1er)
• VIDÉODROME 2
49, Cours Julien (6e)
04 91 42 75 41
• INSTITUT CULTUREL ITALIEN
6, rue Fernand-Pauriol (5e)
04 91 48 51 94
RENSEIGNEMENTS
www.cinepage.com
09 51 00 97 46
contacts
cinepage@free.fr
infocinepage@free.fr
Gianluca Farinelli
Directeur de la Cineteca de Bologne
l y a quelques mois, la disparition du
grand Francesco Rosi plaçait les Rencontres du Cinéma Européen devant
un choix “cornélien”. Depuis leur création
par Cinépage en 2005, elles s’intéressent
en effet, pour l’essentiel, au cinéma
contemporain. Mais en la circonstance, et
à titre exceptionnel, ne convenait-il pas
de consacrer l’édition 2016 à ce cinema
civile e di denuncia, ce cinéma citoyen et
de dénonciation, dont le réalisateur
napolitain avait été l’un des plus éminents
représentants ?
I
Il y eut des hésitations et des palabres.
Certes, ce cinéma possède, aujourd’hui
encore, une aura quasi mythique pour
avoir exploré, avec une audace et une
ironie inégalées, une réalité faite de
scandales, de passe-droits et de petits
arrangements entre amis.
Certes, avec ses comédiens inoubliables
– les Sordi, Gassman, Volontè et autres
Tognazzi – il a étonné, secoué, séduit,
ému, fait rire et réfléchir les spectateurs du
monde entier... Mais tout cela, c’était il y a
un demi-siècle, à une époque où l’on
croyait pouvoir changer le monde !
Aujourd’hui, alors que l’idée même
d’utopie semble avoir disparu, ces films
n’étaient-ils pas “datés” ? Avaient-il encore
quelque chose à nous dire ?
Incertains de la réponse, nous avons
entrepris de les passer en revue. Et très
vite, l’immense plaisir, la jubilation même,
que nous avons eus à les (re)découvrir
sans une ride, avec leur capacité
d’indignation intacte, a balayé jusqu’à la
plus petite réserve.
Ce plaisir, nous espérons maintenant le
communiquer au public à travers une
rétrospective qui, volontairement, mêle
des films “engagés” et des comédies qui
dénoncent, avec les armes de l’ironie et
de la satire, les injustices sociales, les
abus de pouvoir ou les dysfonctionnements politiques.
La modestie de nos moyens a vite coupé
court à tout désir d’exhaustivité. Malgré
tout, entre films-culte et raretés, la
sélection proposée ici reste significative.
Nous avons même réservé une petite
place à des cinéastes d’aujourd’hui qui
continuent la tradition !
Il y aura aussi de la musique, du vin et
des pâtes.
Alors, au plaisir de vous retrouver !
Pour CINÉPAGE
Jeanne BISCIONI - BAUMBERGER
MAIN BASSE SUR LA VILLE
(Le mani sulla città)
Genre : Film de dénonciation. Réal. : Francesco Rosi. Scén. : F. Rosi & Raffaele La Capria.
Avec Rod Steiger, Salvo Randone. Italie, 1962, 1 h 50. Lion d’or, Festival de Venise 1963. VO st fr.
FRANCESCO ROSI
Avec des films tels que
Main basse sur la ville,
Salvatore Giuliano,
Lucky Luciano ou Cadavres exquis, Rosi a
révolutionné la manière
de faire du cinéma
politique. « Personne n’a
raconté le pouvoir
comme lui » affirme
l’auteur de Gomorra,
Roberto Saviano.
Grâce à ses “amitiés”, l’entrepreneur Edoardo Nottola obtient
de la municipalité de Naples une modification du POS pour
lancer un grand projet immobilier. Mais le forage des fondations
ébranle un immeuble voisin, qui s’écroule sur ses occupants.
Les élus d’opposition réclament une enquête que Nottola
s’empresse d’étouffer...
Pour dénoncer le système mafieux, Francesco Rosi utilise ici le
rythme nerveux et la brutale efficacité du film noir. Grâce à quoi
la puissance de Main basse sur la ville reste, 55 ans après sa
sortie, absolument sidérante. Et dans le rôle de Nottola, Rod
Steiger est carrément géant ! Un film essentiel à voir et à revoir.
Alcazar, vendredi 22 janvier, 16 h
Projection + rencontre avec Michel Ciment
L’INVITÉ : MICHEL CIMENT
On ne présente plus Michel Ciment, pilier de l’émission Le Masque
et la Plume et directeur de la revue Positif. Ses ouvrages
sur Kazan, Losey, Boorman, Kubrick ou, plus récemment,
Jane Campion font autorité. Il est aussi un des meilleurs
connaisseurs de l’œuvre de Rosi. Sa présence à l’Alcazar
à l’occasion de la projection de Main basse sur la ville devrait
être un grand moment de cinéphilie !
VIVA LA LIBERTÀ !
Genre : comédie électorale
et savoureuse. Scén. & réal. : Roberto
Andò d’après son roman, “Le trône
vide”.
Avec Toni Servillo, Valério Mastandrea,
Valeria Bruni Tedeschi. Italie, 2013.
1 h 34. Prix Sergio Leone, Annecy 2014.
L'Italie d’aujourd’hui, en pleine
crise. Alors que les élections
approchent, le leader du centre
gauche, Enrico Oliveri, est en
chute libre dans les sondages.
Violemment critiqué, très déprimé,
il fuit à Paris sans rien dire à
personne, et se réfugie chez
Daniela, un amour de jeunesse.
A Rome, Anna, sa femme, et
Andrea, son fidèle conseiller,
masquent cette disparition en
proposant à Giovanni, le frère
jumeau d’Enrico, de se substituer à
lui. Le hic, c’est que ce brillant
philosophe vient juste de sortir
d’HP pour troubles de la
personnalité... Un double rôle en or
pour le génial Toni Servillo.
Variétés, vendredi 22 janvier,
20 h 30. Projection précédée
d’un buffet italien et d’un
concert-sérénade
ROBERTO ANDÒ
Originaire de Palerme, à la fois écrivain, scénariste et
réalisateur, Roberto Andò a tourné une douzaine de
films depuis les années 90. Mais seuls le Prix du désir,
en 2004, et Voyage secret, en 2006, ont été distribués
en France avant Viva la libertà.
Le film est une adaptation de son propre roman, Il trono
vuoto, inédit en France. L’un et l’autre ont connu un vif
succès auprès des Italiens, séduits par cette fable
politique, drôle et noire tout à la fois.
UN CONCERT- SÉRÉNADE POUR (BIEN) COMMENCER !
On ne compte plus les BO italiennes dans lesquelles
la mandoline occupe une place essentielle,
y compris chez le grand Nino Rota. Alors, pourquoi ne pas inviter,
pour cette soirée d’ouverture, l’Orchestre de mandolines
de Marseille-Provence ? Née il y a deux ans,
cette formation est essentiellement composée de musiciens
dont les parents ou les grands-parents sont venus d’Italie.
De là, leur goût pour cet instrument et
pour un répertoire fait de barcaroles, de tarentelles
Et de musiques de films. Voilà qui devrait se marier parfaitement
avec le buffet italien !
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LA MAFIA TUE SEULEMENT L’ÉTÉ
(La mafia uccide solo d’estate)
Genre : comédie antimafia. Réal. : Pierfrancesco Diliberto. Scén. : Marco Martani, Michele Astori
& P. Diliberto. Avec P. Diliberto, Cristiana Capotondi. Italie, 2013. 1 h 29. VO st fr. Prix du public,
Turin 2013 ; Grand Prix, Annecy 2014.
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MAFIOSO
Genre : Sordissimo ! Réal. : Alberto Lattuada. Scén. :
Marco Ferreri, Rafael Azcona, Age & Scarpelli.
Avec Alberto Sordi. Italie, 1962, 1 h 45, VO st fr.
Grand Prix Festival de San Sebastian 1962.
ALBERTO LATTUADA
Né dans une famille d’artistes,
homme de grande culture,
l’éclectique Alberto Lattuada
reste très méconnu en France.
Son œuvre recèle pourtant de
nombreuses pépites, surtout
dans les années 50 et 60. Il
aime à traiter de l’aliénation sociale, mais, comme ici, dans
des registres assez inattendus.
A découvrir absolument !
Originaire de Sicile, Nino a émigré à Milan où il s’est hissé
jusqu’au rang d’agent de maîtrise. Heureux en ménage,
consciencieux dans son travail, fier de sa réussite, il mène
une vie sans nuage, loin de la misère qu’il a laissée
derrière lui. Un été, il décide de retourner en Sicile pour
présenter enfin sa femme et sa fille à sa famille. Mais
au village, il retrouve aussi les gens qui ont jadis “facilité”
son embauche. Et ils ont justement un “petit service”
à lui demander en retour !
Grâce au génial Alberto Sordi et à un scénario
très culotté, Mafioso mêle avec maestria satire, drame,
comédie de mœurs, thriller, avec un zeste de fantastique
kafkaïen en prime ! C’est un véritable bijou, un
chef-d’œuvre méconnu qu’Olivier Père, le “Monsieur
Cinéma” d’Arte, résume ainsi : « À glacer le sang
et à mourir de rire ! ».
Alcazar-BMVR, samedi 23 janvier, 16 h
Projection + rencontre avec Alberto Toscano
L’INVITÉ: ALBERTO TOSCANO
Correspondant permanent à Paris de nombreux journaux
de la Péninsule, chroniqueur régulier sur France Culture et
TV5, Alberto Toscano est “le plus français des journalistes
italiens”. On lui doit une quinzaine d’ouvrages dont le
dernier, Sacrés Italiens, a été écrit directement en français.
A partir de l’exemple de Mafioso, il parlera de ce qu’il
appelle le “sourire engagé”, cet art très italien de dénoncer
les tares de la société par le biais de la comédie.
PIERFRANCESCO DILIBERTO
Le Palermitain Pierfrancesco
Diliberto, alias PIF, est très
connu en Italie grâce à ses
émissions de satire politique à
la télé. Il signe ici son premier
film, une comédie qui, sous ses
dehors légers et son rythme
allègre, en appelle à un sursaut
citoyen contre la “Pieuvre”.
Dès sa conception, à Palerme, dans les années 70,
la vie d’Arturo est marquée par Cosa Nostra.
Mais son père le rassure : la Mafia tue seulement l’été.
À 10 ans, le petit garçon tombe éperdument amoureux
de la jolie Flora, choisit pour modèle Giulio Andreotti
(le leader de la Démocratie Chrétienne) se prend
d’affection pour un voisin journaliste qui lui
donne le goût du métier avant d’avoir à décamper
Et se rend compte que la Mafia tue en toute saison !
Variétés, samedi 23 janvier, 20 h 30
UN MIX EN DIRECT SUR LES B.O. ITALIENNES
LES PLUS CÉLÈBRES !
A l’heure du buffet – à partir de 19 h 30 donc – Bridi Dii
et L. s’installeront aux platines pour concocter un mix à partir des
plus célèbres B.O. du cinéma italien des années 60-70.
Priorité aux compositions d’Ennio Morricone et de Nino
Rota, bien entendu !
Et pour prolonger la fête et danser, la musique reprendra
après la projection.
SACCO ET VANZETTI
ENQUÊTE SUR UN CITOYEN
AU DESSUS
DE TOUT SOUPÇON
Genre : film de procès. Réal. :
Giuliano Montaldo. Scén. :
G. Montaldo, Fabrizio Onofri.
Avec Riccardo Cucciolla,
Gian Maria Volontè. Italie, 1971. 2 h.
Sélection officielle & Prix
d’interprétation masculine à
R. Cucciolla, Cannes 1971. VO st fr.
GIULIANO MONTALDO
D’abord assistant de Gillo
Pontecorvo, notamment sur la
Bataille d’Alger, Montaldo devient ensuite un réalisateur
recherché et tourne plusieurs
productions internationales dont
Le carnaval des truands en
1967 et les Intouchables, en
1968, avant de signer Sacco et
Vanzetti, son film le plus
célèbre.
Massachusetts, 15 avril 1920.
Un caissier et un vigile sont tués
par des inconnus au cours d’un
hold-up. Malgré une absence
patente de preuves, Nicola
Sacco et Bartolomeo Vanzetti,
émigrés italiens, anarchistes de
surcroît, sont aussitôt arrêtés.
Ils feront des coupables idéaux !
L’affaire Sacco et Vanzetti est presque oubliée quand,
en 1971, Giuliano Montaldo décide de la faire revivre
à l’écran avec le concours de deux acteurs exceptionnels,
Riccardo Cucciolla et Gian Maria Volontè.
Le film, qui met en évidence – pour ne pas dire en
accusation – la collusion entre Justice et Pouvoir, devient
culte du jour au lendemain ! Le revoici enfin dans une
version superbement restaurée. On y entend, bien sûr, la
fameuse ballad of Nick and Bart chantée par Joan Baez.
Variétés, dimanche 24 janvier, 15 h 30
(Indagine su un cittadino al di sopra
di ogni sospetto)
Genre : grand film paranoïaque Réal. : Elio Petri.
Scén. : E. Petri & Ugo Pirro. Avec Gian Maria Volontè.
Italie, 1970. 1 h 52. VO st fr. Prix spécial du jury,
Cannes 1970, Oscar du meilleur film étranger 1971.
ELIO PETRI
Radical dans son propos, audacieux par
son style, souvent dérangeant, Elio Petri
est, comme le dit Jean Gili, « un des
analystes les plus lucides et les plus
désespérés de la schizophrénie contemporaine. » Outre le film présenté ici, il faut
retenir de lui la Classe ouvrière va au
paradis, la Propriété c’est plus le vol et
Todo modo.
Dans une Italie en proie à la contestation sociale,
le chef de la brigade criminelle assassine sa
maîtresse et laisse volontairement trainer des
indices accusateurs pour mieux s’enivrer de son
sentiment d’impunité Ne vient-il pas d’être
promu à la Sûreté de l’Etat ?
LE film-symbole de la période ! Les contemporains furent surtout sensibles à la virulente
dénonciation des dérives de l’autorité publique,
la police, en l’occurrence.
Aujourd’hui, ce qui frappe surtout, c’est ce
personnage de cinglé, mégalomane et
schizophrène, magistralement incarné par
Gian Maria Volontè. Ce n’est pas pour rien que
Petri cite Kafka dans le générique de fin !
Variétés, lundi 25 janvier, 19 h 30
UNE VIE DIFFICILE
(Una vita difficile)
Genre : satire corrosive. Réal. : Dino Risi.
Scén. : Rodolfo Sonego.
Avec Alberto Sordi, Lea Massari. 1 h 53.
N&B. Italie, 1961. VO st fr.
Pendant la guerre, un maquisard se
réfugie dans une ferme pour échapper
aux Allemands. Il s’éprend d’Elena, la
jeune fille de la maison. La guerre
finie, il l’emmène avec lui à Rome où il
travaille comme journaliste dans un
quotidien antigouvernemental fauché...
Tandis que l’Italie du “boom” s’enrichit, ce Don
Quichotte indécrottable reste obstinément fidèle
à ses idéaux. Jusqu’au jour où Elena le quitte,
lasse de cette vie difficile
« Risi nous amène dans une véritable aventure
à la fois dans la société italienne des
30 Glorieuses et dans l’âme humaine.
Il faut un miracle d’humour pour réussir à rendre
drôle un fond aussi désespérant ! Acide, juste,
touchant : un grand film » (Télérama).
Variétés, dimanche 24 janvier, 18 h
DINO RISI
Le Fanfaron, les Monstres, Au nom
du peuple italien, Parfum de
femme, Une vie difficile : pas de
doute, Risi est un maître de la
comédie à l’italienne ! Il reste un
satiriste inégalé, sans doute le plus
radical, le plus ironique, le plus
pessimiste parmi ses pairs. Le plus
mélancolique aussi...
FILM D’AMOUR
ET D’ANARCHIE
SÉANCE SPÉCIALE
ENFANTS :
LE PETIT MONDE
DE LÉO
(Film d'amore e d'anarchia, ovvero'
stamattina alle 10 in via dei Fiori
nella nota casa di tolleranza...)
Genre : tendre film
d’animation. Réal. :
Giulio Gianini d’après cinq
contes illustrés
de Leo Lionni. Italie 19631983. 35 mn. VF.
Genre : comme le dit le titre ! Réal. et scén. :
Lina Wertmüller. Avec Giancarlo Giannini,
Mariangela Melato. Italie, 1973. 2 h 09. VO st fr.
Sélection officielle et Prix d’interprétation
masculine à G. Giannini, Cannes 1973.
LINA WERTMÜLLER
Seule réalisatrice de cette rétrospective, Lina
Wertmüller a signé des films à son image :
rebelles, non-conformistes et truculents, leur
donnant au passage les titres les plus longs de
l’histoire du cinéma. A (re)découvrir d’urgence !
À Rome, dans les années 30, une
pensionnaire de maison close abrite un
jeune manouvrier lombard, Tunin, qui,
anarchiste comme elle, vient préparer un
attentat contre Mussolini. Mais Tunin
“craque” pour une des filles du lupanar,
et ne sait plus s’il doit choisir l’amour ou
l’anarchie... Entre romanesque, verdeur et
goût du grotesque et du bizarre, Film
d’amour et d’anarchie fait feu de tout bois !
Vidéodrome 2, mardi 26 janvier, 20 h
NOUS VOULONS
LES COLONELS
(Vogliamo i colonelli)
Genre : comédie… explosive ! Réal. : Mario
Monicelli. Scén. : Age & Scarpelli, M. Monicelli.
Avec Ugo Tognazzi. Italie, 1973. 1 h 40. VO st fr.
Sélection officielle, Cannes 1973.
MARIO MONICELLI
C’est à lui que revient la gloire d’avoir signé, en
1958, le film-manifeste de la comédie à l’italienne : le Pigeon. Autres films notables : la
Grande guerre, les Camarades, l’Armée Brancaleone, Un bourgeois petit, petit… Sa causticité
reste inégalée !
Des nostalgiques de Mussolini, grands
admirateurs du régime des colonels grecs,
se réunissent pour faire un putsch
qui tourne en eau de boudin !
En plein mitan des années de plomb,
Monicelli choisit délibérément le ton de la
farce pour évoquer, de façon à peine voilée,
le coup d’état manqué du prince Borghese
(ancien ministre de la République de Salò)
en décembre 1970. Un pamphlet qui n’a
rien perdu de sa virulence !
Vidéodrome 2, mercredi 27 janvier, 20 h
CONFESSION
D’UN COMMISSAIRE DE POLICE
AU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE
(Confessione di un commissario di polizia
al procuratore della repubblica)
Genre : polar haletant. Réal. : Damiano Damiani. Scén. : D. Damiani
& Salvatore Laurani. Avec Franco Nero, Martin Balsam. Italie, 1971.
1 h 48. VO st fr.
Palerme, 1970. Le commissaire Bonavia enfreint sciemment
la loi pour pouvoir coincer un promoteur véreux bénéficiant de
hautes protections. Le jeune magistrat chargé du dossier,
honnête mais légaliste, ne peut accepter de telles méthodes
Remarquablement interprété par Franco Nero et Martin
Balsam, Confession d’un commissaire de police pose le
problème de la fin et des moyens dans toute son ambigüité et
demeure une haletante réussite !
Vidéodrome 2, jeudi 28 janvier, 20 h
DAMIANO DAMIANI
Un réalisateur injustement
oublié aujourd’hui ! Pourtant, ses polars des années
70, à la fois engagés et
nerveux, n’ont rien perdu
de leur efficacité.
Tous dénoncent la terrible
impuissance du Droit face à
la Mafia, sans basculer
pour autant dans l’éloge de
l’auto-justice, type Inspecteur Harry.
Trois grenouilles
bavardes, deux petits
poissons, l’un noir et
l’autre vert, un mulot pas
comme les autres et un
crocodile qui se tient
debout sur deux pattes :
tels sont les héros du
Petit monde de Léo.
Ce Léo n’est pas un
personnage du film, mais
l’homme qui a inventé
et dessiné ces cinq
histoires pleines de
douceur et de poésie :
Leo Lionni. Parents,
n’hésitez pas à les faire
découvrir à partir de
2 ans à vos tout-petits !
Vidéodrome 2,
mercredi 27, 16 h
+ goûter
LE COMMISSAIRE
(Il commissario)
Genre : comédie amère. Réal. : Luigi Comencini.
Scén. : Age & Scarpelli. Avec Alberto Sordi.
Italie, 1962. 1 h 42. VO st fr.
LUIGI COMENCINI
Fils d’émigrés – il a grandi en France et
n’est retourné en Italie qu’à 20 ans –
Comencini est très tôt attiré par le cinéma.
Dès son premier film, il aborde le monde de
l’enfance, qui restera son thème de prédilection (l’Incompris, Un enfant de Calabre,
etc.). Ce brillant conteur à la filmographie
pléthorique a abordé tous les genres, et
notamment la comédie avec des films aussi
légendaires que l’Argent de la vieille, la
Grande pagaille, Mon Dieu comment suisje tombée si bas ?
Un honorable député meurt dans un
tragique accident de voiture. Mais voilà que
le commissaire-adjoint Dante Lombardozzi
découvre qu’il s’agit d’une mise en scène
pour dissimuler un meurtre ! Il ne songe
plus qu’à faire éclater la vérité Sans se
rendre compte qu’en haut lieu, son zèle
dérange !
Comme le seront plus tard les jeunes héros
de l’Incompris ou de Casanova adolescent,
le candide commissaire que dépeint ici
Comencini est confronté de plein fouet à la
corruption et à la duplicité du monde.
Cela nous vaut une comédie désabusée,
en constant équilibre entre rire et noirceur,
avec un Sordi génialissime.
Un film rare à découvrir !
Institut Culturel Italien,
vendredi 29, 20 h 15
+ introduction de J. Gili (entrée libre)
Séance précédée d’un apéritif.
RENCONTRE AVEC JEAN GILI
Ettore Scola a écrit à son propos que « de tous les spécialistes
du cinéma italien, il était le moins ennuyeux. » Disons, pour
surenchérir sur le maestro, que Jean Gili joint une
connaissance encyclopédique du sujet à des qualités de
conteur. Comme en témoignent ses ouvrages – sur Fellini,
Scola, Rosi, Comencini, Visconti, Moretti ou les Taviani – il
connaît tout du cinéma italien grâce à une fréquentation
assidue des cinéastes, des acteurs et des scénaristes depuis
30 ans. Sa curiosité l’a poussé à s’intéresser à tous les genres, du
néoréalisme à la comédie italienne, en passant par les productions de
l’ère fasciste. Et surtout, en bon historien, il ne sépare jamais les films de l’époque et de la
société qui les engendrent (et vice versa !). On comprend donc que cette rencontre à l’Institut
devrait être un régal !
Institut Culturel Italien, vendredi 29 janvier, 18 h 30 (entrée libre)
MEURTRE À L’ITALIENNE
(Un maledetto imbroglio)
Genre : polar désabusé. Réal : Pietro Germi.
Scén. : P. Germi, Enio de Concini & Alfredo Giannetti d’après le roman de Carlo Emilio Gadda
“L’affreux pastis de la rue des Merles”. Avec P. Germi, Claudia Cardinale. Italie, 1959. 1 h 41. N& B.
VO st fr.
Il se passe de drôles de choses dans cet immeuble romain : d’abord un cambriolage, puis
carrément un assassinat ! Le taciturne commissaire Ingravallo mène l’enquête.
Elle va le conduire aux quatre coins de la ville, chez toute sorte de gens
A la fin des années 50, le cinéma de Pietro Germi fait le lien entre le néoréalisme et le cinema
civile. Un maledetto imbroglio n’est pas encore un film “contestataire”, mais il porte un regard
sans concession sur la société de son temps. Et c’est surtout un polar chargé de suspense
et d’humour (noir), sinueux à souhait, formidablement mis en scène et interprété par Germi, et
la toute jeune et bellissima Claudia Cardinale.
Institut Culturel Italien, samedi 30 janvier, 15 h (entrée libre)
PIETRO GERMI
A la fois comédien et cinéaste, Germi commence à
tourner dans les années 50. Ses premiers films – la
Tanière des brigands, le Disque rouge, le Chemin de
l’espérance – se rattachent au courant néoréaliste.
Après 1960, il s’en détache pour aller vers la comédie
de mœurs, alliant avec bonheur l’humour, le
grotesque et la satire, comme le prouvent Divorce à
l’italienne, Séduite et abandonnée ou Alfredo, Alfredo.
Concert de clôture
LE CHANT MAGIQUE DE MAURA GUERRERA
AU NOM DU PEUPLE ITALIEN
Genre : comédie cinglante. Réal : Dino Risi. Scén : Age & Scarpelli. Avec Ugo Tognazzi, Vittorio
Gassman. Italie. 1971. 1 h 43. VO st fr.
Petit juge droit dans ses bottes, Bonifaci, rêve d’une Italie propre. La mort suspecte
d’une prostituée le conduit à enquêter sur Santenocito, un industriel véreux, dont l’arrogance
et la vulgarité sont proportionnelles à la richesse
Dans le carré d’as de la comédie à l‘italienne, Comencini fut le Tendre, Monicelli
“l’Hénaurme”, Scola le Doux-amer et Risi le Cinglant. Au nom du peuple italien, une de ses
plus belles réussites, oppose le Justicier, défenseur de la Loi et du Bien Commun, au
Profiteur sans vergogne, capable de vendre père et femme. Un face-à-face bien plus ambigu
qu’il n’y paraît !
Sorti en France dans les années 70 sous le titre le Petit juge, le film est ressorti récemment
avec un titre plus fidèle à l’original. Au nom du peuple italien n’a pas pris une ride !
Magistralement interprété par Vittorio Gassman et Ugo Tognazzi, il présente un équilibre
quasi miraculeux entre amertume, ironie, drame et comédie. Il constitue la parfaite
conclusion à ce cycle sur un cinéma certes indigné... mais à l’italienne !
© Eric Legret
(In nome del popolo italiano)
Institut Culturel Italien, samedi 30 janvier, 20 h (entrée libre)
© Silvia Pierattini
Institut Culturel Italien, samedi 30 janvier, 17 h (entrée libre)
ET POUR ALLER PLUS LOIN…
Chaque mois, le Vidéodrome 2 propose à la location une sélection DVD liée à la programmation
de sa salle de projection. En concertation avec les Rencontres du cinéma Européen, la sélection
de janvier viendra enrichir ces “Indignation(s) à l’italienne” grâce à 18 titres à emprunter. Par
exemple, l’Argent de la vieille, la Classe ouvrière va au paradis, le Caïman, Oublier Palerme, Il
divo, Gomorra, la Seconda volta… Bref, que du bon !
Rens. : www.videodrome2.fr
Les chants traditionnels de
Sicile se seraient sans doute
perdus si, entre 1950 et 1980,
des musiciens et des
musicologues, très engagés
dans la défense de la culture
populaire, ne les avaient
collectés et sauvés de l’oubli.
Aujourd’hui, Maura Guerrera
s’empare à son tour de ce
répertoire. Sans effort. Cette
native de Messine a grandi
dans cette musique et en est
littéralement imprégnée ! « Sa
voix à l’ancienne renferme
toute la richesse et la
complexité du chant traditionnel
sicilien dont elle connaît et restitue les plus infimes nuances »
a déclaré, admiratif, le chanteur
compositeur Riccardo Tesi.
Mais cette parfaite connaissance de la tradition n’empêche pas Maura Guerrera de s’ouvrir
à d’autres sonorités ! Marseillaise depuis quelques mois, elle a croisé les mélodies du
désert, la polyrythmie du Maghreb ou encore le compás flamenco et les a intégrés Voilà
pourquoi son concert s’appelle Viaggio !
Variétés, 19 h 30
Buffet + concert - sérénade
20 h 30: Viva la libertà
R. Andò, 1 h 34
SAMEDI 23
Alcazar 16 h
Mafioso
A. Lattuada, 1 h 45
+ Rencontre avec Alberto Toscano
Variétés, 19 h 30
Buffet + DJ set
20 h 30
La Mafia tue seulement l’été
P. Diliberto,1 h 29
DIMANCHE 24
Variétés 15 h 30
Sacco et Vanzetti
G. Montaldo, 2 h
Variétés 18 h
Une vie difficile
D. Risi, 1 h 53
LUNDI 25
Variétés 19 h 30
Enquête sur un citoyen au dessus de tout soupçon
E. Petri, 1 h 52
MARDI 26
Vidéodrome 20 h
Film d’amour et d’anarchie
L. Wertmüller, 2 h 09
MERCREDI 27
Vidéodrome 16 h
Le petit monde de Léo + goûter
G. Gianini & L. Lionni, 35 mn
Vidéodrome 20 h
Nous voulons les colonels
M. Monicelli, 1 h 40
JEUDI 28
Vidéodrome 20 h
Confession d’un commissaire au procureur de la République
D. Damiani, 1 h 48
VENDREDI 29
Institut Culturel Italien
18 h 30 : Conférence de Jean Gili suivie d’un apéritif
20 h 15 : Le commissaire présenté par J. Gili
L. Comencini, 1 h 42
SAMEDI 30
Institut Culturel Italien
15 h : Meurtre à l’italienne P. Germi, 1 h 41
17 h : Au nom du peuple italien D. Risi, 1 h 43
20 h : Concert de Maura Guerrera précédé d’un apéritif
Réalisation et impression adeocom@mac.com - 04 91 63 74 80
VENDREDI 22
Alcazar, 16 h
Main basse sur la ville
F. Rosi, 1 h 50
+ Rencontre avec Michel Ciment
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