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Adoption de la loi portant révision constitutionnelle à

IntégréTéléchargement
LE CHIFFRE
DU JOUR
35 000
LE NOMBRE de réfugiés syriens coincés à la frontière turque ne
cesse de croître. Ces dernières 48 heures, environ 35 000 Syriens
fuyant les villes d'Alep et de Hama en proie à des combats sont bloqués devant un poste-frontière au sud de Kilis, en Turquie.
LE MAGHREB
La politique d'Erdogan
tourne au fiasco
La politique
turque n'a plus
rien à voir avec la
Turquie, mais ne
relève que de
Recep Tayyip
Erdogan
personnellement,
constate un
magazine
américain.
Ankara a accueilli
avec
enthousiasme le
"printemps
arabe", en y
percevant la
possibilité de
"maîtriser le vent
de changements
au Proche-Orient",
mais le conflit
syrien a tout
changé, écrit le
spécialiste de la
Turquie, Henri
Barkey, dans un
article pour
Foreign Policy.
Post
scriptum
T
out
récemment
encore, la Turquie
nouait énergiquement
des liens avec ses voisins, grignotant toujours plus de terrain jusqu'à devenir un acteur
dominant dans la région.
C'était un exemple classique
d'usage de "soft power" par le
biais de la démocratisation et
de réformes à l'intérieur du
pays, combinées avec une
diplomatie omniprésente qui
permettait à Ankara de jouer
un rôle d'intermédiaire dans
les conflits régionaux.
"Maintenant, cette politique
gît en ruine, victime d'un revirement inattendu dans le
+printemps arabe+, surtout en
Syrie, ainsi que de la condescendance et des mécomptes
d'Ankara dans la politique
intérieure et extérieure",
relève M. Barkey.
Quand en 2010, le "printemps
arabe" a éclaté dans la région,
la Turquie a décidé qu'elle
pourrait devenir la principale
puissance de la région, mais
son euphorie n'a pas duré
longtemps. En Egypte, par
exemple, où les Frères
Musulmans, soutenus par
Ankara, étaient arrivés au
pouvoir, ont été vite balayés et
les Turcs n'ont toujours pas
réussi à établir de bonnes relations avec les nouvelles autorités militaires. "Mais c'est
justement en Syrie où le
Par B. Chellali
Bouteflika :
“L'Algérie ouvre
une nouvelle page
de son histoire”
L'
régime du président Bachar
el-Assad s'oppose fermement
à la rébellion, soutenue énergiquement par Ankara, que les
ambitions politiques de la
Turquie ont été pulvérisées",
indique l'auteur.
Et d'ajouter qu'avant le "printemps arabe", les présidents
turc et syrien avaient entretenu d'étroits rapports d'affaires et même personnels.
Néanmoins, après les troubles
de 2011 qui ont dégénéré en
guerre civile en Syrie, Recep
Tayyip Erdo?an s'est détourné
de son ancien alliée et amie.
Il a publiquement qualifié
Bachar el-Assad de dictateur
qui ne se maintiendrait au
pouvoir que quelques mois
tout au plus. Pire, Erdogan a
appelé à renverser le président
syrien.
Par ailleurs, le président turc
s'est mis à critiquer les EtatsUnis pour leur refus de s'ingérer dans le conflit syrien qui a,
en outre, porté un "coup mortel" au processus de paix entre
Ankara et les Kurdes.
Henri Barkey attire également
l'attention du lecteur sur le
rôle qu'a joué la Russie dans la
baisse d'influence du président
turc. "Bien que le conflit avec
les Kurdes ait sérieusement
affecté les positions d'Erdogan
dans le pays et sur la scène
internationale, celui-ci s'est
retrouvé effectivement dans
l'impasse quand la Russie est
intervenue en Syrie aux côtés
d'Assad", fait-il remarquer.
La destruction en novembre
d'un bombardier russe par un
chasseur turc dans le ciel
syrien a entraîné des mesures
de rétorsion, adoptées par
Moscou dans les domaines
économique, politique et militaire. "Erdogan a sous-estimé
le président russe Vladimir
Poutine. Sa décision d'abattre
l'avion russe s'expliquait sans
doute par les échecs de la
Turquie en Syrie et les succès
remportés par la Russie et
l'Iran, qui sont venus au
secours d'une armée syrienne
épuisée par des mois de lutte
contre les alliés d'Ankara en
Syrie", estime l'expert.
Sa conclusion est que la politique turque n'a plus aucun rapport avec la Turquie, mais ne
relève que de la volonté de
Recep Tayyip Erdo?an.
ERDOGAN PRÊT À TOUT
Mû par ses "fantaisies néoottomanes", Erdogan semble
prêt à tout pour asseoir son
pouvoir en Turquie, quitte à
sacrifier le bel héritage laissé
par ses prédécesseurs.
Le président turc Recep
Tayyip Erdogan, qui cherchait
tout récemment encore à passer pour un réformateur et un
libéral aux yeux de l'Occident,
s'est querellé avec ses voisins,
rapporte le quotidien britannique The Independent.
Le journal souligne que le
dirigeant turc ne veut qu'une
chose: un pouvoir absolu.
Pour y parvenir, il est prêt à
détruire ce pays prospère que
ses prédécesseurs lui ont
laissé en héritage.
"C'est le peuple qui est le
grand perdant lorsque les
autorités qualifient leurs critiques et leurs opposants politiques de "traitres" et de "terroristes"", peut-on lire dans le
sous-titre de l'article.
Avant l'arrivée du Parti de la
justice et du développement
(AKP) au pouvoir, le pays suivait fidèlement le précepte de
son fondateur Kemal Atatürk:
"paix à la maison, paix dans le
La politique d'Erdogan
tourne au fiasco
Le Quotidien de l’Économie
TURQUIE
monde". Même les trois coups
d'Etat opérés entre 1960 et
1980 n'ont pas empêché la
Turquie de rester un "membre
respecté de l'Otan" et même
de briguer une place au sein de
l'Union européenne.
Or, tout a changé avec l'apparition de l'AKP sur la scène
politique turque en 2002. Le
ministre des Affaires étrangères de l'époque, Ahmet
Davutoglu, s'est empressé de
remplacer la devise d'Atatürk
"la paix dans le monde" par le
slogan "zéro problème avec
les voisins". C'est encore
Davutoglu qui a inculqué à
Erdogan ses "fantaisies néoottomanes". Les résultats ne se
sont pas fait attendre: la
Turquie est actuellement "à
couteaux tirés" avec tous ses
voisins, en premier lieu avec
la Syrie. Pire, Ankara n'a pas
hésité à gâter ses relations
avec la Russie en abattant un
de ses chasseurs.
"Désireux d'obtenir un pouvoir illimité, Erdogan a provoqué une guerre civile qui risque de démanteler la Turquie
telle qu'elle a été créée par
Atatürk et ses successeurs",
affirme The Independent.
Selon le quotidien, c'est le
peuple turc qui souffre le plus
de ce qui se passe dans son
pays et il n'entend pas les critiques étouffées par les autorités en place.
Lors des prochaines élections
législatives, le parti d'Erdogan
a toutes les chances de décrocher 330 des 550 sièges au
parlement. Ce nombre lui suffirait
à
amender
la
Constitution pour accorder au
président "le pouvoir absolu
qu'il recherche depuis si longtemps".
A. H.
année 2016 sera l'année de l'entame de l'ère de la nouvelle
Républicaine à travers une nouvelle loi fondamentale largement approuvée,
hier, par les deux Chambres parlementaires
plus que jamais respectueuse de la fierté du
peuple algérien, ses sacrifices, son sens des
responsabilités, son attachement ancestral à
la liberté et à la justice sociale. Des constantes que la nouvelle constitution adoptée hier
par l'écrasante majorité des sénateurs et des
députés se trouvent être le meilleur garant
constitutionnel dont le contenu constitue dès
lors un intermédiaire vivant entre la génération présente et future. Elle offre également
un nouveau parcours à la nation algérienne à
se mettre au diapason des mutations qui se
succèdent à travers le monde. Cette aisance
sociopolitique ne peut de fait se construire
sans une démocratie largement ouverte, dans
la discipline et la rigueur politique. Elle intervient aussi pour mettre un terme définitif au
gaspillage de cette démocratie qui a trop
souffert de tics et de formalisme politicien.
C'est dire qu'à partir d'aujourd'hui l'atmosphère est à l'optimisme. L'opinion publique
elle-même soutient que l'heure de la " politique politicienne " est révolue et que la priorité doit être accordée désormais à élever les
piliers de cette ère républicaine, aux problèmes de développement du pays. C'est un
moment qui permet à la démocratie de
connaitre son heure de célébrité et à se mettre
au service de la société et des intérêts de la
nation. Il s'agit donc d'une rupture avec les
concepts politiques, économiques et sociaux
du passé pour édifier un Etat de droit.
Tout cela, est à mettre sur le bilan et l'actif du
renouveau national entamé il y a plus de seize
ans par le président de la République, , et à la
sage gestion de cette œuvre en dépit des obstacles et des manœuvres survenus dans son
chemin, expliquant sans doute la réussite des
réformes engagées qui sont aujourd'hui couronnées par le parachèvement de l'Etat de
droit annoncé au mois d'avril 2011 par le chef
de l'Etat. Dans cet esprit, le chef de l'Etat,
dans le message de remerciements adressé
hier aux deux Chambres a salué le " sens
élevé des responsabilités " des parlementaires. " En ce jour historique, il m'est particulièrement agréable de saluer le sens élevé de la
responsabilité, du patriotisme et la clairvoyance dont font preuve, résolument, les
membres du Parlement, toutes tendances
politiques et tous courants idéologiques
confondus, a-t-il indiqué dans le message lu
en son nom par le président du Conseil de la
nation, Abdelkader Bensalah. Pour le premier
magistrat du pays : " L'Algérie ouvre une
nouvelle page politique ", et c'est l'évidence
de la vitalité de " notre jeune démocratie et la
dynamique constante qui la fait vivre ". C'est
mot-à-mot que l'Algérie ne sait jamais accoutumée à l'incertitude. Après la tragédie nationale, une machine de réformes institutionnelles perfectionnée et décidément à point a
donné les outils et les instruments de la
reconstruction nationale.
Cela peut se traduire par un nouvel ordre
civil, mais aussi de rendre les rênes entre les
mains de la démocratie apaisée et qui devrait
dès lors constituer un test pour l'alternative
démocratique du pays et qui ne peut également différer l'adoption d'une ambitieuse
politique sociale. Cette volonté constitutionnelle nouvelle explique qu'il a été décidé de
s'adjoindre la modernité politique et démocratique et l'épanouissement de la société
algérienne dans tous les domaines. Cet impératif présent vise aussi à créer l'environnement politique et social devant faciliter la
relance économique, les supports de la croissance et les armes à faire face aux défis et
enjeux du moment imposés à la fois par la
situation sécuritaire mondiale et régionale, la
mondialisation qui n'épargne aucun pays
retardataire et enfin l'actuel déclin que traverse les prix du baril de pétrole sur les marchés mondiaux.
B. C.
! TEST DE MISSILE
NORD-CORÉEN
! TURQUIE
(P24)
LE MAGHREB
Le Quotidien de l’Économie
L'Onu dénonce
une nouvelle
provocation
(P19)
! SESSION EXTRAORDINAIRE DU PARLEMENT
Adoption de la loi portant révision
constitutionnelle à une majorité écrasante
La loi portant révision
constitutionnelle a été
adoptée, hier, à main
levée, à une majorité
écrasante par le
Parlement, réuni en session
extraordinaire au Palais
des nations (Alger),
consacrée à la
présentation et au vote de
ce projet.
La séance s'est déroulée
en présence de 512
parlementaires, en plus de
cinq procurations, le
quorum requis étant de
388.
Ainsi, la Constitution
amendée a été adoptée
par 499 parlementaires
ayant voté pour le projet,
deux contre et 16 se sont
abstenus, selon le
décompte établi par le
président du Conseil de la
nation, Abdelkader
Bensalah.
Auparavant, les travaux de
cette séance plénière ont
débuté, sous la présidence
de M. Abdelkader
Bensalah en présence,
entre autres, du président
de l'Assemblée populaire
nationale (APN), M.
Mohamed Larbi Ould
Khelifa, le Premier ministre,
M. Abdelmalek Sellal, des
membres du
Gouvernement et de hauts
responsables de l'Etat.
(Lire en Page 5)
! AFIN D'ACCÉLÉRER LA COOPÉRATION
ENTRE LES DEUX CAPITALES
Anne Hidalgo, maire
de Paris, à Alger
(P3)
! BORDJ-BOU-ARRERIDJ
Un centre de recherche et
d'innovation pour une
technologie d'excellence
EDITION N°5136 LUNDI 8 FÉVRIER 2016 - PRIX : 10 DA - ETRANGER : 0,8 EURO - SITE INTERNET : WWW.LEMAGHREBDZ.COM
(P5)
2- LE MAGHREB du 8 Février 2016
TÉLÉGRAMME
U
n hebdomadaire néerlandais a publié un article qui
accuse les autorités ukrainiennes de mensonge. Il s'agit
de l'enquête sur le crash du Boeing malaisien dans le ciel
du Donbass en juillet 2014.
"MH17: l'Ukraine s'est-elle empêtrée dans des mensonges?", tel
est le titre d'un article d'Eric Vrijsen paru dans l'hebdomadaire
Elsevier. Très gênante pour Kiev, cette publication montre avec
une logique implacable que l'Ukraine cherche nerveusement à se
disculper chaque fois qu'il est question de la catastrophe dans le
ciel du Donbass.
Mais l'Ukraine n'est pas la seule à s'enferrer dans ses propres
mensonges. La position des Pays-Bas, formulée l'année dernière
dans le rapport d'enquête technique sur le crash du vol MH17, ne
manque pas non plus de rendre perplexe la Russie, qui y voit une
tentative d'ignorer un grand nombre de preuves.
Ainsi, la partie du rapport concernant la destruction de l'avion par
un missile sol-air Bouk comporte de nombreux éléments contradictoires. Afin d'adapter les faits aux résultats formulés d'avance,
le rapport technique présente une version étrange du missile faite
d'éléments disparates. Cette astuce a pour but de justifier les
conclusions émises avant le début de l'enquête. Inutile de dire
qu'il s'agit de conclusions infondées. L'Agence fédérale russe du
transport aérien (Rosaviatsia) le démontre faits à l'appui.
On apprend également que les enquêteurs néerlandais n'ont pas
demandé les relevés des radars, ce qui est démenti par Kiev, qui
affirme avoir fourni à la commission d'enquête toutes les informations réclamées. De fait, les arguments des experts russes ne
sont pris en compte que lorsqu'ils arrangent les experts néerlandais. Les médias occidentaux font l'objet de pressions sans précédent. Tout cela ne vise qu'un seul objectif: blanchir les vrais responsables de la mort de 300 civils dans le ciel ukrainien.
GOYAS DU CINÉMA ESPAGNOL
Pluie de récompenses pour
"Truman"
L
a comédie
dramatiq u e
"Truman",
de
Cesc Gay, a remporté samedi soir
une pluie de
Goyas lors de la
30e édition des
plus importantes
récompenses du
cinéma
en
Espagne.
Elle
s'est vue décerner
les prix du meilleur film et du meilleur réalisateur, notamment.
Le Goya du meilleur film européen est revenu à "Mustang", de la
réalisatrice franco-turque Deniz Gamze Erguven. Ce film français
tourné en turc défendra les couleurs de la France dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère aux Oscars le 28 février.
Le Goya du meilleur film ibéro-américain a été décerné au longmétrage argentin "El clan", réalisé par Pablo Trapero. Coproduit
par la maison de production espagnole El Deseo, des frères
Agustin et Pedro Almodovar, "El clan" a obtenu un grand succès
au box-office en 2015 en Argentine et a déjà été récompensé dans
les festivals de cinéma de Venise, Toronto et Miami.
Mais le grand gagnant de la soirée était bien "Truman", du réalisateur espagnol Cesc Gay, avec les statuettes du meilleur film, du
meilleur réalisateur, du meilleur acteur (Ricardo Darin), du meilleur acteur dans un second rôle (Javier Camara) et du meilleur
scénario original (Cesc Gay et Tomas Aragay).
Natalia de Molina ("Techo y comida") a reçu pour sa part le Goya
de la meilleure actrice.
L
Des millions d'euros pour réaménager
une île au sud de Tokyo
e Japon a annoncé cette semaine son intention
de dépenser 13 milliards de yens (99,5 millions d'euros) pour construire un poste d'observation sur l'île Okinotorishima, située à environ 1 000
miles nautiques (1 852 km) au sud de Tokyo.
Selon The Guardian, il s'agit d'une décision qui risque
d'aggraver les litiges territoriaux de longue date entre
Tokyo et Pékin.
Ces dernières années, Okinotorishima ("île lointaine
des oiseaux") a rarement retenu l'attention des acteurs
diplomatiques de l'Asie du nord-est qui s'opposaient
principalement sur la question de la souveraineté des
îles Senkaku, en mer de Chine orientale.
Située à mi-chemin entre Taïwan et Guam (EtatsUnis), l'atoll Okinotorishima mesure 4,5 kilomètres
d'est en ouest et 1,7 kilomètre du nord au sud. Mais son
importance stratégique va bien au-delà de ses modestes dimensions géographiques.
La Chine insiste depuis longtemps sur la nécessité de
considérer Okinotorishima comme un rocher et non
comme une île. Le but est de démontrer qu'un rocher
émergeant en pleine mer ne peut pas être habité. Le cas échéant, le Japon n'aurait pas le droit d'établir
une zone économique exclusive de 200 kilomètres autour de l'atoll.
L'article 121 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer considère comme île "une étendue naturelle de terre entourée d'eau qui reste découverte à marée haute". Quant aux rochers, ils "ne se
prêtent pas à l'habitation humaine ou à une vie économique propre, et n'ont pas de zone économique
exclusive ni de plateau continental".
L'île Okinotorishima doit accueillir un poste d'observation à trois étages qui permettra de surveiller les
navires passant dans la région.
CHINE
Installation prochaine de sa 1 base
militaire à l'étranger
ère
L
es travaux de construction débuteront ces prochaines
semaines, selon les médias. La Chine s'apprête à
construire une base militaire à Djibouti pour apporter
assistance au contingent de paix chinois déployés dans ce pays.
Selon le ministre chinois des Affaires étrangères Mahamoud Ali
Youssouf, la future base ne présentera pas de danger pour la stabilité de la région. Elle aura pour mission d'approvisionner en
produits alimentaires les 800 soldats de la paix chinois chargés de
garantir la sécurité dans la région de la Corne de l'Afrique.
Djibouti abrite déjà deux autres bases militaires étrangères, celles
des Etats-Unis et de la France.
La Chine et Djibouti se sont mis d'accord sur l'installation de
cette base lors d'une rencontre des présidents des deux pays, Xi
Jinping et Ismaïl Omar Guelleh en décembre 2015.
RELATIONS RUSSO-IRANIENNES
Moscou et Téhéran
négocient la
suppression des
visas
TAÏWAN
L
es secouristes
taïwanais
étaient engagés
hier dans une course
contre la montre. Ils
tentaient de retrouver
une centaine de personnes toujours ensevelies
sous les décombres
d'immeubles qui se sont
écroulés après un puissant séisme dans le sud
de Taïwan.
Le bilan de la catastrophe, qui a fait 18 morts,
s'alourdit à mesure que
les secours avancent
dans leurs opérations.
La secousse de magnitude 6,4 a frappé le sud
de l'île samedi vers
04h00 locales, provoquant l'effondrement d'un même ensemble résidentiel de 16 étages et comportant près de 100 logements, dans la ville de Tainan.
"Parmi les 132 personnes qui attendent désespérément d'être
secourues, 103 sont enterrées très profondément. Il n'y a aucun
moyen de les atteindre directement, c'est très difficile", a déclaré
le maire de Tainan William Lai.
Parmi les 18 personnes tuées, 16 se trouvaient dans l'ensemble
résidentiel effondré, dont un nourrisson de 10 jours et deux autres
enfants.
La secousse est survenue à une profondeur de 10 kilomètres, à 39
kilomètres au nord-est du port de Kaohsiung, la deuxième ville
du pays, a indiqué l'institut géologique américain (USGS).
Taïwan, proche de la jonction entre deux plaques tectoniques, est
régulièrement touché par des tremblements de terre. Une
secousse de magnitude 7,6 sur l'échelle de Richter avait frappé
l'île en septembre 1999, tuant quelque 2 400 personnes.
20h55
L
a Russie et l'Iran négocient la suppression des
visas pour les groupes
touristiques, a communiqué
l'ambassadeur de l'Iran à Moscou
Mehdi Sanaei. Il a également
signalé l'importance de l'entrée
en vigueur de l'accord visant à
alléger le régime de visas entre
les deux pays.
L'ambassadeur de l'Iran à
Moscou Mehdi Sanaei a informé
samedi les journalistes que l'entrée en vigueur de l'accord sur
l'allègement du régime de visas
entre la Russie et l'Iran constituait le premier pas vers la suppression de l'obligation de visa
pour les touristes russes.
Fin janvier, le ministère russe
des Affaires étrangères a
annoncé l'entrée en vigueur, le 6
février 2016, de l'accord intervenu entre les gouvernements de
la Russie et de la République
islamique d'Iran et visant à simplifier les modalités de voyage
pour certaines catégories d'habitants des deux pays. L'accord a
été signé le 23 novembre 2015 à
Téhéran.
L'ambassadeur a exprimé l'espoir que "l'Organisation iranienne du tourisme" demande au
ministère des Affaires étrangères
de l'Iran de supprimer les visas
pour les touristes iraniens et russes.
Le secret d'Elise
Réalisé par : Alexandre Laurent
Acteurs : Bénabar (Jean-Pierre Letilleul (en 1969)) Bruno Salomone (Philippe Marsy)
Valérie Kaprisky (Catherine Enthoven (en 2015)) Julie de Bona (Julie) Hélène de
Fougerolles (Françoise Marsy) Bruno Bénabar (Jean-Pierre Letilleul) Julia Piaton
(Ariane Letilleul)
Ariane Letilleul est de retour à Mérols après avoir appris des informations concernant la noyade
de sa fille Elise, survenue quarante-cinq ans plus tôt. En 1969, Ariane, son époux et leur petite
vivent dans leur maison familiale de Bellerive. Tout bascule lorsque la fillette est retrouvée
morte dans un étang voisin. En 1986 et en 2015, la demeure semble toujours habitée par la présence de la fillette.
20h55
Baron Noir
Top chef
Présenté par : Stéphane Rotenberg Hélène Darroze Philippe
Etchebest Michel Sarran
Les douze cuisiniers encore en lice entament la troisième semaine du
concours. Lors de l'épreuve de Jean-François Piège, Philippe
Etchebest, Hélène Darroze et Michel Sarran affrontent les candidats
dans un classique de l'émission : la boîte noire. Plongés dans le noir,
tous vont devoir analyser et reproduire une
recette du chef doublement étoilé, Olivier
Bellin. Pour la seconde
épreuve, quatre équipes de deux candidats
sont formées pour cuisiner des plats traditionnels tels que le
lapin à la moutarde ou
le pot-au-feu. Chaque
binôme est composé
d'un cuisinier n'ayant
pas encore fait ses
preuves et qui va
devoir gérer la recette.
LE MAGHREB
Le Quotidien de l’Économie
Edité par la SARL
Maghreb Presse
Édition
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Trapped
20h56
Réalisé par : Edward Berger
Acteurs : Jonas Nay (Martin Rauch / Moritz Stamm) Alexander
Beyer (Tobias Tischbier) Ludwig Trepte (Alex Edel) Maria
Schrader (Lenora Rauch) Ulrich Noethen (Wolfgang Edel)
En pleine élection présidentielle, Francis Laugier le candidat socialiste
et Jean-Marc Auzanet,
le président sortant,
s'affrontent à la télévision lors du débat du
deuxième tour. Au
même
moment,
Philippe Rickwaert, le
conseiller de Laugier
et député maire de
Dunkerque, apprend
qu'il va être mis en
examen par la brigade
financière, pour financement occulte des
HLM de sa région. Son
arrestation doit intervenir dans sept heures.
20h55
Une centaine de personnes
toujours sous les décombres
LE MAGHREB du 8 Février 2016 - 23
Selection du jour
JAPON
CRASH DU MH-17
Des médias néerlandais dévoilent
le mensonge de Kiev
TÉLÉVISION
Réalisé par : Baltasar Kormákur
Baldvin Zophoniasson
Acteurs : Ilmur Kristjánsdóttir
(Hinrika) Ingvar Eggert Sigurðsson
(Asgeir) Pálmi Gestsson (Hrafn)
Olafur Darri Olafsson (Andri) Nina
Dögg (Agnes)
Des pêcheurs remontent un tronc
humain d'un fjord du nord-est de
l'Islande. Andri Ólafsson, un inspecteur bourru et taciturne, est chargé de
l'enquête préliminaire, en attendant
l'arrivée de la brigade criminelle de
Reykjavík. Le cadavre aurait été jeté
d'un ferry en provenance du
Danemark. Les passagers et les membres d'équipage sont retenus au quai
du petit port.
19h50
Elisabeth II, la révolution
d'une reine
Réalisé par : Pierre Hurel
On la célèbre aujourd'hui comme une icône
unique d'un bout à l'autre de la planète :
Elizabeth II, reine d'Angleterre, solidement
assise sur le trône depuis plus de 63 ans.
Pourtant, au début des années 1990,
Elizabeth II a failli perdre pied. L'image de
la famille royale s'est détériorée avec la
crise entre Charles et Diana, la pression
populaire contre les privilèges royaux, l'incendie du château de Windsor... A la mort
de la princesse Diana, le peuple a grondé et
la monarchie a tremblé.
Section spéciale
20h50
Réalisé par : Costa-Gavras
Acteurs : Louis Seigner (Barthélémy) Michael Lonsdale (Pucheu) Ivo Garrani (l'amiral) François
Maistre (délégué du ministre de la Justice) Henri Serre (le délégué du ministre)
Le 21 août 1941. Un officier de marine allemand est abattu par Fredo, un résistant communiste sur le
quai du métro Barbès. Les Allemands menacent de fusiller cent otages. Le gouvernement de Vichy
accorde les pleins pouvoirs au ministre de l'Intérieur Pierre Pucheu. Devançant les volontés des nazis,
Pucheu fait traduire - au nom de la raison d'état - six gauchistes devant une juridiction d'exception, la
Section spéciale.
Site internet :
www.lemaghrebdz.com
e- mail:
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22 - LE MAGHREB du 8 Février 2016
NATION
DÉTENTE
LE MAGHREB du 8 Février 2016-3
AFIN D'ACCÉLÉRER LA COOPÉRATION ENTRE LES DEUX CAPITALES
Anne Hidalgo, maire de Paris, à Alger
Le maire de
Bordeaux, Alain
Juppé, lundi
dernier a entamé
une visite de travail
de trois jours en
Algérie, voilà que le
maire de Paris, Mme
Anne Hidalgo
effectue une visite
de travail de deux
jours à Alger. Elle a
été accueillie hier
à son arrivée à
l'aéroport
international Houari
Boumediene par le
wali d'Alger,
Abdelkader Zoukh.
"J
e suis venue pour
faire en sorte que les
relations entre Paris
et Alger soient accélérées", a-telle indiqué précisant que les
relations entre l'Algérie et la
France "sont fortes".
"C'est dans cet ensemble de bonnes relations que je suis venue
auprès du wali pour faire en sorte
que les relations entre Paris et
Alger soient accélérées", a-t-elle
souligné, ajoutant qu'"il y a des
relations d'entente suite à des
visites à la fois du président algérien à Paris et aussi du président
français, François Hollande, ici à
Alger".
Elle a rappelé "Nous avons un
très bel accord de coopération
signé en 2003. Dans cet accord,
il y a eu des réalisations. Il est en
grande partie réalisé mais il faut
achever ensemble ces réalisations".
"Je suis là pour marquer cette
amitié très forte et ce lien très
fort entre Paris et Alger et puis
accélérer cette coopération entre
nos deux pays et faire en sorte
que cette entente entre nos deux
pays soit portée par les de deux
capitales", a déclaré la maire.
Paris et Alger ont signé en 2003
un traité d'amitié et ont engagé
depuis cette date d'importants
projets de coopération.
ALAIN JUPPÉ "SATISFAIT"
DE SA VISITE EN ALGÉRIE
Pour sa part, le maire de
Bordeaux, Alain Juppé, s'est dit
mardi à Alger "satisfait" de sa
visite en Algérie qu'il a qualifiée
de "courte mais particulièrement
dense".
"Je suis très satisfait de ma visite
en Algérie", a indiqué M. Juppé
lors d'une conférence de presse
animée peu avant son départ à
l'aéroport international Houari
Boumediene, soulignant que
"cette visite a été courte, mais
dense de par les activités que j'ai
eues".
Dressant le bilan de cette visite,
l'ancien Premier ministre français, a relevé l'"excellence" des
relations bilatérales qui, a-t-il
dit, "se sont renforcées ces dernières années dans divers domaines, notamment économique".
Il a précisé que quelque 500
entreprises économiques françaises sont installées en Algérie,
contribuant, a-t-il ajouté, à la
création de 40.000 emplois.
Dans le même sillage, M. Juppé
a indiqué que "compte tenu de la
conjoncture actuelle, marquée
par l'effondrement des prix du
pétrole, les entreprises françaises
ont besoin d'un marché nouveau,
de même que l'Algérie qui a
IMPORTATIONS DE VÉHICULES
Les quotas répartis sur la base de la part
de marché de chaque concessionnaire
S
elon un responsable au
ministère du Commerce,
le quota des importations
des véhicules sera attribué au
concessionnaire en fonction de
ce que représentait, en pourcentage, la part qu'il avait l'habitude
d'importer par rapport aux
importations globales annuelles
des véhicules, a appris l'APS.
"Nous prendrons en considération le courant d'échanges traditionnels du concessionnaire,
c'est-à-dire que nous allons
répartir les quotas sur la base de
la part de marché de chaque
concessionnaire sur les trois dernières années. C'est un système
qui sauvegardera un peu les quotas de chaque concessionnaire",
a expliqué l'un des membres du
Comité permanent chargé des
délivrances de ces licences,
entrées en vigueur début 2016.
A titre d'exemple, il a ajouté que
"si un concessionnaire avait l'habitude d'importer 20% des
importations globales des véhicules, il aura 20% du contingent
global".
Par ailleurs, il a fait savoir que
pour un nouveau concessionnaire qui n'a pas un courant
d'échanges traditionnels puisqu'il
n'exerçait pas cette activité
durant ces toutes dernières
années, "il n'aura pas droit à un
quota".
Le contingent global des véhicules, dont le délai de dépôt des
demandes de licences a expiré le
3 février en cours, a été fixé à
152.000 unités sur l'année 2016,
rappelle-t-on. Le nombre des
véhicules importés en 2015 a
atteint 265.523 unités pour 3,14
milliards de dollars, contre
417.913 unités (5,7 milliards de
dollars) en 2014, selon les statistiques du Centre national des statistiques des Douanes (CNIS).
Les produits importés dans le
cadre des contingents sont soumis aux licences d'importation
dont l'octroi est régi par l'une de
quatre (4) formules de contingentement.
Appliqués en fonction de la
nature des produits importés, les
4 nouveaux systèmes de répartition des contingents sont l'ordre
chronologique d'introduction des
demandes de licence, la répartition en quotas des quantités
demandées, la prise en considération des courants d'échanges
traditionnels et l'appel à manifestation d'intérêt.
Asma H.
FORUM DES HOMMES D'AFFAIRES ALGÉRO-ÉMIRATIS
L'
Il est prévu avant juin prochain
à Abu Dhabi
ambassadeur d'Algérie
aux Emirats arabes
unis Saleh Attiya a
révélé, hier, à Dubaï qu'un forum
économique des hommes d'affaires algéro-émiratis se tiendra au
cours du premier semestre de
l'année en cours à Abu Dhabi.
Dans une déclaration à la
presse à la veille de l'ouverture
du sommet mondial des gouvernements, M. Attiya a précisé que cette rencontre, qui
traduit les recommandations de
la Haute commission mixte
tenue en novembre 2015 à Abu
Dhabi permettra d'"examiner
les opportunités d'investissement et de partenariat entre les
deux parties dans les domaines
économiques et commer-
ciaux". La rencontre, ajoute
l'ambassadeur, se déroulera
dans le cadre d'ateliers et verra
la participation des chambres
de commerce des deux pays,
du ministère de l'industrie algérien , du ministère de l'économie émirati et les patronats des
deux pays. M. Attiya a affirmé
que cet important forum était
susceptible de contribuer à la
"relance de la coopération bilatérale dans les domaines du
partenariat et de l'investissement".
Les travaux de la Haute commission mixte algéro-émiratie
tenue à Abu Dhabi les 11 et 12
février dernier, a été sanctionnée par la signature de plusieurs accords de coopération
bilatérale dans le secteur commercial. La commission a mis
l'accent en outre, sur la
"volonté commune" des deux
pays quant à l'augmentation du
volume des échanges commerciaux et l'importance du rôle du
secteur privé dans le développement de la coopération économique et la recherche de
nouvelles opportunités d'investissement. Les travaux de la
session ont été co-présidés par
le ministre d'Etat, ministre des
Affaires étrangères et de la
internationale,
coopération
Ramtane Lamamra, et le ministre émirati des Affaires étrangères, Cheikh Abdallah Ben Zayed
Al Nahyane.
Mehdi O.
besoin de diversifier son économie". Evoquant la radicalisation
qui cible notamment les jeunes,
M. Juppé a relevé que "l'Algérie
dispose d'une expérience dans la
lutte contre ce phénomène".
A une question sur la situation de
crise en Libye et en Syrie, il a
affirmé que "la solution passe
par la réconciliation politique".
Au sujet du flux migratoire, M.
Juppé a estimé qu'il s'agit des
"conséquences d'un déséquilibre
régional", appelant les pays
européens à "investir pour le
développement des pays du Sud
pour pouvoir maîtriser ce flux".
Il a également souligné "la
nécessité d'œuvrer au règlement
des conflits qui sont à l'origine
de ce phénomène".
L. D.
LA CONJONCTURE
de Nabil Benbachir
Tout a été tenté
O
n ne change pas un système qui gagne. Ceux
qui gagnent en conservant ce système ne
feront rien pour en changer.
La même configuration dans l'Assemblée nationale a
certainement sa part dans l'entretien de la crise qu'on dit
multiforme. Les contradictions à l'origine de la crise
dite multiforme ne peuvent qu'être entretenues et même
aggravées avec l'entretien dans la durée de la même
configuration politique aux assemblées élues et qui
n'apparaît pas conforme à la réalité. Les rapports de "
force " ne sont pas conformes aux rapports d'opinion, ce
qui ne permet pas de mobiliser majoritairement toutes
les forces pour les canaliser dans un seul sens. Il est
important que se réalise le consensus sur les orientations fondamentales du système politique et que ces
dernières ainsi que même les règles du jeu politique
fassent l'objet d'une transaction. Il sera difficile de faire
progresser le pays vers l'objectif assigné et encore plus
difficile de maintenir cette progression dans la direction de la démocratie, alors même que cette dernière
n'est pas approchée dans son explication sous les
mêmes repères. Qui n'est pas démocrate et qui n'est pas
républicain ? Tous les partis se réclament de la démocratie et tous se revendiquent républicains dans la
mesure où république s'oppose à royauté.
Tout a été tenté dans le cadre du système politique
actuel, mais les atteintes des objectifs sont partielles.
Quand elles sont partielles, elles s'annulent d'ellesmêmes car les vulnérabilités sont encore les mêmes. De
ce fait, plus rien ne peut arriver comme attendu. La paix
n'arrive pas toute seule. Elle ne dépend ni exclusivement de l'amnistie générale pour ne pas parler des
démarches de la concorde et de la réconciliation, ni
exclusivement des moyens de force, et pas forcément
dans la combinaison d'un pardon unilatéral et de l'usage
de l'instrument militaire. Les préoccupations ne sortent
pas du cadre de la démonstration du retour de la paix et
de la réconciliation. Or la violence est encore là, même
si son intensité est nettement à la baisse. A qui faudraitil confier l'étude des vulnérabilités et à qui et à quoi
imputer celles-ci ?
N. B.
NATION
4 - LE MAGHREB du 8 Février 2016
SPORTS
LIGUE 1 MOBILIS (19E JOURNÉE)
BORDJ-BOU-ARRERIDJ
Un centre de recherche et d'innovation
pour une technologie d'excellence
L
a visite de travail et
d'inspection effectuée
samedi à la wilaya de
Bordj-Bou-Arreridj par trois
membres du gouvernement.
Houda-Imane Feraoun, ministre
de la Poste et des tic , Tahar
Hadjar,
ministre
de
l'Enseignement Supérieur et de
la Recherche scientifique et
Abdessalam
Bouchouareb,
ministre de l'Industrie et des
Mines, s'est focalisée sur la technologie allant dans le sens du
renforcement entre l'industrie, la
recherche et le développement
dans les domaines des TIC initiée par le ministère de la Poste
et des TIC. Les trois ministres
qui se sont succédé à la tribune
lors d'une rencontre organisée à
l 'université Mohamed Bachir
El-Ibrahim se sont engagés chacun dans son secteur à mettre en
relief et à prendre toutes les
mesures nécessaires pour la mise
en place d'un écosystème garantissant l'émergence d'un pôle
visant la promotion d'un secteur
économique et la promotion des
PME innovantes dans les TIC, à
travers notamment la consolidation du tissu des industries technologiques, l'intégration de la
recherche et développement
ainsi que la valorisation des
investissements de l'Etat dans le
secteur de la recherche scientifique, et la promotion des jeunes
entreprises innovantes dans la
COOPÉRATION
ALGÉRO-DANOISE
Kristian Jensen
en visite de travail
en Algérie
A
partir d'aujourd'hui, le
ministre danois des
Affaires étrangères,
Kristian Jensen, effectue une
visite de travail de deux jours
en Algérie, à l'invitation du
ministre d'Etat, ministre des
Affaires étrangères et de la
Coopération
internationale,
Ramtane Lamamra, a indiqué
hier un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Dans ce communiqué on précise que cette visite "répond à la
volonté des deux pays d'impulser la coopération bilatérale et
lui conférer une nouvelle dynamique à même de conforter
davantage les relations d'amitié
entre l'Algérie et de le
Danemark".
Elle donnera "l'opportunité aux
deux ministres de passer en
revue l'état des relations bilatérales et d'examiner les voies et
moyens à même d'élargir les
axes de la coopération algérodanoise à tous les secteurs recelant des potentialités", soulignet-on.
Cette visite permettra également aux deux parties d'"échanger leurs vues et analyses sur
les questions régionales et internationales d'intérêt commun,
notamment, la situation au
Mali, en Libye, et au ProcheOrient, ainsi que la problématique des réfugiés et la lutte
contre le terrorisme", a relevé la
même source.
M. N.
capitale des Bibans et ses régions
environnantes (Sétif-M 'silaBatna. Mila et Constantine).
Cette stratégie de la recherche
dans le secteur des TIC sera
développée à travers le CERTIC
(Centre d'Etude et de Recherche
des TIC) qui a été mis à disposition par la wilaya de BordjBou-Arreridj dans un espèce bâti
à l'intérieur même de la zone
industrielle de Bordj-BouArreridj et comprenant plusieurs
bureaux et autres dépendances.
Ces locaux ont été inspectés par
la délégation ministérielle. Il
convient de rappeler qu'officiellement transféré d'Alger à BordjBou-Arreridj début janvier 2016,
le CERTIC selon les trois membres du gouvernement sera l'élément pivot d'une stratégie de
développement d'une technologie d'information et la communication. Il profitera de l'écosystème local très riche en entreprises de pointe dans l'électronique
grand public notamment, et en
universités recouvrant des facultés de technologie (Bordj-BouArreridj- Sétif- Constantine et
Batna).
Les deux sites choisis pour abriter le centre sont d'ailleurs porteurs d'une symbolique importante : le premier se situe au
cœur de la zone industrielle de
Bordj-Bou-Arreridj, en face
d'entreprises activant dans les
TIC, Condor et Géant en particulier. Le second site, une
annexe, a été mis à la disposition
du CERTIC par l'université
Bachir El-Ibrahimi et se situe sur
le campus de l'université.
Ces proximités géographiques
seront très favorables et contribueront à créer des liens, des
synergies et de fructueuses collaborations entre les différents
acteurs locaux, a indiqué Mme
Feraoun. A l'issue de cette visite,
il a été annoncé que dans le cadre
d'une convention (en cours d'élaboration) entre le CERTIC et
l'Agence nationale de promotion
et de développement des parcs
technologiques (ANPT), il est
prévu de créer un incubateur
dans les locaux du CERTIC afin
d'encourager la création d'entreprises innovantes.
Cet espace sera ouvert aux porteurs de projets de création d'entreprises qui peuvent être des
chercheurs du CERTIC, des étudiants, des enseignants-chercheurs, ou toutes autres personnes ayant une idée valorisable et
qui souhaite la développer. D'un
autre côté l'ANPT mettra à la
disposition des chercheurs du
CERTIC des espaces de travail
ponctuels ou permanents dans
ses différents parcs technologiques. Selon les explications fournies à ce sujet, c'est un moyen
d'associer des chercheurs aux
projets menés par le CERTIC
sans que ceux-ci ne soient obligés de s'installer à Bordj-BouArreridj.
A cette occasion, Mme HoudaImane a annoncé que les opérateurs et les agences sous-tutelle
de son ministère, telles que,
Algérie Telecom, Mobilis,
Algérie-Poste, ATS, ANF… travailleront désormais sur le montage d'unités de recherche et de
développement qui seront associées au CERTIC. Ces unités
adresseront en priorité les problématiques auxquelles sont
confrontés les opérateurs mais
permettront également d'alimenter les équipes de recherche du
CERTIC en problématique
venant du terrain, avec des données réelles est des contraintes
applicatives. Les collaborations
entre ces unités et les équipes de
recherche du CERTIC permettront de lancer des projets de
recherche qui s'inscrivent à la
fois dans le court terme, pour ce
qui est des besoins immédiats
des opérateurs, mais également
de travailler dans les sujets de
fond pour anticiper les besoins et
préparer l'avenir.
Ahmed Saber
L'USM Alger tombe à Oran
Le leader de la
Ligue 1 Mobilis,
l'USM Alger, a vu
sa série de 17
matchs sans
défaite prendre
fin ce samedi à
Oran, après sa
chute face au
MCO (2-1) dans
un match à
rebondissements,
à l'occasion de la
19e journée,
ayant vu le DRB
Tadjenanet
revenir sur la 3e
marche du
podium, suite à
sa victoire (2-1)
contre l'ASM
Oran.
L
es choses avaient pourtant bien commencé pour
l'USMA, ayant ouvert le
score par Aoudia à la 71'. Mais
Les entreprises algériennes ont beaucoup évolué
D
tallation de panneaux photovoltaïques, M. Ahmed Hadef.
En Algérie, poursuit-il, "les universités forment les compétences
dont nous avons besoin et il
s'agit de les orienter vers les
entreprises spécialisées dans le
domaine de l'environnement".
Selon lui, les entreprises algériennes spécialisées dans la gestion des déchets ont beaucoup
évolué au cours de ces dernières
années.
Un autre chef d'une entreprise
spécialisée en électronique,
Abdelmoumène Benmesbah, qui
a mis au point un système électronique de gestion des stations
d'épuration évoque les contraintes rencontrées.
"Notre système est à 100% algérien. Il comprend une carte électronique de contrôle et des logiciels conçus par nos ingénieurs.
Il est beaucoup plus économique
qu'un système importé et a été
testé
avec
succès.
Malheureusement, nous n'arrivons pas à trouver des clients.
Personne ne semble croire qu'il
existe en Algérie une entreprise
capable de mettre au point ce
type de système", déplore-t-il.
Même constat relevé auprès du
patron d'une société spécialisée
dans la construction de stations
de traitement de l'eau, M.
Mohamed Ouahabi, qui indique
que les entreprises privées nationales évoluant dans ce domaine
trouvent de grandes difficultés à
arracher des marchés.
"Il est plus facile d'obtenir des
marchés en se présentant avec un
partenaire étranger même si ce
dernier n'est là que pour fournir
quelques équipements", rapporte-t-il. En réalité, ajoute M.
Ouahabi, si certaines entreprises
algériennes ont acquis beaucoup
d'expérience et de savoir-faire, le
problème est l'image que se font
certains de leurs compétences.
D'autres opérateurs attirent l'attention sur l'absence de liens
entre l'université et les entreprises spécialisées dans le secteur
de l'environnement.
"Le secteur dans lequel nous
évoluons nécessite des spécialistes ayant des profils différents,
incluant des électroniciens, des
ingénieurs en hydraulique, en
génie civil, des biologistes et
autres. Et pourtant, beaucoup de
ces jeunes diplômés ignorent
qu'il existe des entreprises spécialisées dans l'environnement
en Algérie et que celles-ci peuvent avoir besoin de leur compétence", relèvent-ils.
Salim H.
DISTRIBUTEURS DE LAIT EN SACHET
Augmentation de la marge bénéficiaire à 0,90 DA/litre
L
a marge bénéficiaire des
distributeurs du lait pasteurisé en sachet sera
revue à la hausse passant de 0,75
DA/litre actuellement à 0,90
DA/litre, mais sans aucun impact
sur son prix de vente au consommateur, a appris l'APS auprès
d'un responsable au ministère du
Commerce. Pour la mise en
place de cette mesure, un projet
de décret, modifiant celui de
février 2001 portant fixation des
prix à la production et aux différents stades de la distribution du
lait pasteurisé conditionné en
sachet, est en cours d'examen au
niveau du gouvernement, selon
la même source. La modification
du texte en vigueur porte sur la
révision de la marge bénéficiaire
des distributeurs des sachets de
lait pasteurisé, réclamée à maintes reprises par ces derniers.
L'augmentation de la marge
bénéficiaire, versée par le
Groupe industriel des productions laitières (Giplait), sera
appliquée avec effet rétroactif
commençant au 1er février 2016.
En effet, lors d'une réunion tenue
en janvier dernier avec le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb,
les représentants des distribu-
teurs de lait de la wilaya d'Alger
avaient exposé les différents problèmes rencontrés par leur corporation dont l'insuffisance de la
marge bénéficiaire, l'inadaptation du contenu du registre de
commerce, une fiscalité inadéquate avec la réalité des revenus
et la vétusté des moyens de
transport.
A rappeler, les transporteurs de
lait en sachet ont entamé une
grève de trois jours le 5 janvier
dernier, dans plusieurs wilayas
du nord, notamment Alger,
Boumerdès et Blida. Par ailleurs,
l'ensemble des distributeurs ont
exigé l'augmentation de leur
marge bénéficiaire et la reconversion de leur registre de commerce en tant que distributeurs
de lait en sachet, ainsi que l'aide
de l'Etat pour tous les propriétaires de vieux camions afin de
renouveler leur matériel" a-t-il
déclaré. Afin de répondre à leurs
besoins en cette matière vitale,
les citoyens ont été obligés de
s'approvisionner avec d'autres
types de lait, tels que " Mon-lait,
qui coûte 35 DA le sachet d'un
litre", ou bien le lait en poudre
qui coûte 580 DA le Kg.
Hamza B.
acculés par leur public, les gars
d'El Hamri ont égalisé rapidement par leur meilleur buteur
Zaâbiya (74'), avant que
Benyahia ne leur offre la victoire
d'un superbe tir dans l'angle
fermé (76').
Malgré cette défaite, la 2e
seulement en 19 matchs, les
Rouge et Noir restent leaders
avec 41 points, soit avec dix longueurs d'avance sur le CR
Belouizdad, battu la veille par la
JS Kabylie (1-0), sur une réalisation de Diawara, à la 18e minute.
Surpris à domicile par un but
de Bentiba à la 7e minute, le
DRB Tadjenanet a trouvé les ressources morales et physiques
nécessaires pour renverser la
situation à son avantage, tout
d'abord par Khiat (27'), puis
Guitoun (82') pour une victoire
finale (2-1).
Un succès qui permet à la
"révélation" du début de saison
de remonter sur la 3e marche du
podium avec 30 points, ex-aequo
avec le MO Béjaïa, battu la
veille par le CS Constantine (10). C'était sur un penalty du capitaine Yacine Bezzaz à la 47e
minute.
Outre le MCO, ayant réussi
l'exploit du jour en mettant fin à
la longue série d'invincibilité de
l'USMA, cette 19e journée a été
favorable au NA Hussein Dey,
ayant confirmé sa suprématie
dans les derbies algérois, en
assommant l'USM El Harrach
(3-0) au stade du 5-Juillet.
Gasmi a ouvert la marque sur
penalty à la 10e minute.
Ouhadda a doublé la mise à la
22e, et c'est Choubani qui a
scellé la victoire des Sang et Or à
la 47e.
Un précieux succès qui permet au NAHD de se hisser au
milieu du tableau, avec 25
points, au moment où les
Harrachis ont laissé filer une
bonne occasion de rejoindre le
DRBT et le MOB sur la 3e marche du podium.
Dans le bas du tableau, la lanterne rouge, le RC Arbaâ, a vu sa
situation se compliquer davantage après avoir concédé une
nouvelle défaite à domicile
contre la JS Saoura (0-1).
Le but de Hemmar, à la 47e
minute, a en effet enfoncé un peu
plus le RCA au fond du classement, avec désormais 9 points de
retard sur l'avant-dernier, l'ASM
Oran.
Les deux autres matchs de
cette 19e journée avaient mis aux
prises l'MC Alger à l'USM Blida
et l'ES Sétif au RC Relizane et ils
se sont tous les deux soldés par
un nul vierge qui n'arrange personne.
PREMIER LEAGUE
GESTION DES DÉCHETS ET DES ÉNERGIES RENOUVELABLES
urant les quatre jours de
12ème Salon international des équipements de
l'eau et de l'environnement
(Siee-Pollutec), plusieurs exposants, spécialisés dans le secteur
de l'eau, des énergies renouvelables ou encore de la valorisation
des déchets, ont mis en exergue
leur savoir-faire.
Cette manifestation qui s'est tenu
du 1er au 4 février courant, a été,
pour plusieurs opérateurs nationaux, une opportunité pour
demander à être mis à l'épreuve
face à la concurrence étrangère
dans certains projets.
"Nous ne voulons pas des financements de la part de l'Etat, nous
souhaitons que les mentalités
changent et que l'on croit en nos
compétences", souligne le directeur de projet d'une société spécialisée dans le recyclage et l'ins-
LE MAGHREB du 8 Février 2016 - 21
A
Leicester est un si brillant leader
près la victoire tonitruante ce samedi de
Leicester sur la pelouse
de Manchester City (1-3), Riyad
Mahrez a de nouveau attiré, à
raison, tous les éloges. Mais
comme depuis le début de la saison, un élément essentiel dans le
système des Foxes a réalisé,
dans l'ombre des stars, un match
de grande qualité. Ce joueur,
c'est N'Golo Kanté.
Certaines trajectoires sont
plus difficiles à prévoir que
d'autres. Celle de N'Golo Kanté,
arrivé cet été à Leicester en provenance de Caen, s'avère particulièrement surprenante. Il était
difficile d'imaginer en début de
saison, au moment où le FrancoMalien de 24 ans venait de
rejoindre, comme tant d'autres,
un club en apparence moyen de
Premier League, qu'il serait en
position de disputer le titre de
champion d'Angleterre, à l'issue
de la 25e journée du championnat anglais. Et que cette réussite
lui permettrait, au passage, de
prétendre de plus en plus sérieusement à une place en équipe de
France. En tout cas, pas JeanMichel Aulas, qui avait lancé fin
juillet, au moment du transfert
du joueur : "Pour Kanté, est-ce
qu'il préfère jouer dans un club
de bas de tableau en Angleterre
(Leicester) ou jouer la Ligue des
champions avec l'OL ? Il faut lui
demander". Une déclaration qui
fait sourire aujourd'hui.
UNE PIÈCE MAÎTRESSE
DE LEICESTER
Depuis le début de la saison,
Riyad Mahrez et Jamie Vardy
s'attirent la quasi intégralité des
louanges. Et ce n'est en rien volé
au regard de leurs prestations.
Mais si le Leicester de Ranieri
se procure autant d'occasions en
contre, c'est aussi et même avant
tout grâce à N'Golo Kanté,
milieu récupérateur aux capacités physiques hors du commun.
Face à City, l'ancien
Caennais a une nouvelle fois été
excellent. Présent dès les premières minutes pour harceler
sans relâche les Skyblues, il
était encore là à la 84e minute
pour contrer Agüero dans sa surface et éviter que l'Argentin ne
réduise l'écart. Symbole de son
excellent rendement, Kanté a
rendu une copie des plus propres en première période avec
de nombreuses interceptions et
100% de passes réussies. Car il
n'est pas qu'un simple défenseur, il est aussi capable de
relancer proprement ou de percuter afin de porter rapidement
la balle dans le camp adverse.
UNE PLACE EN ÉQUIPE
DE FRANCE POUR
DISPUTER L'EURO ?
Si les Foxes ont affiché ces
dernières semaines un visage
offensif séduisant, ils ont par
ailleurs réussi cinq clean sheets
lors des sept derniers matches
de championnat. Des statistiques que l'équipe de Claudio
Ranieri doit autant à une organisation sans faille et à une
volonté inébranlable qu'aux performances individuelles de certains de ses joueurs, dont
N'Golo Kanté. Ce n'est plus une
surprise à ce stade, Leicester,
qui possède ce samedi soir six
points d'avance sur Manchester
City, est un candidat plus que
crédible au titre. L'un de ses
l'attaque londonienne. C'est
d'ailleurs lui qui a amené l'unique but de la rencontre.
Watford, ex-belle surprise du
championnat, confirme ses difficultés actuelles. Avec une
seule victoire en 8 matches, les
Hornets glissent à la 10e place.
joueurs clés devrait donc pouvoir prétendre à une place en
sélection. Et si N'Golo Kanté,
qui peut jouer pour la France ou
le Mali, n'a pas encore été sélectionné par Didier Deschamps, il
pourrait figurer dans une future
liste sans que cela ne soit une
énorme surprise.
Reste que, pour disputer
l'Euro, l'ancien pensionnaire de
Ligue 1 devra passer devant
Pogba, Diarra, Schneiderlin,
Cabaye, Sissoko ou, celui
auquel il ressemble le plus en
terme de style de jeu, Matuidi.
Cela constituerait un deuxième
exploit dans une saison déjà
riche en émotions.
ET LE DAUPHIN DE
LEICESTER S'APPELLE...
TOTTENHAM
Grâce à sa courte victoire sur
Watford (1-0) à White Hart
Lane samedi lors de la 25e journée, Tottenham s'est emparé de
la deuxième place du classement, à 5 points du leader,
Leicester.
LEICESTER LEADER.
TOTTENHAM DEUXIÈME
Si vous avez parié l'été dernier sur un tel tandem au sommet de la Premier League à l'issue de la 25e journée, vous pouvez prendre votre retraite. Vous
devez
être
(très)
riche
aujourd'hui. Dans le sillage de
l'incontestable
succès
de
Leicester à Manchester City (13) en début d'après-midi,
Tottenham a en effet profité du
faux pas retentissant des Sky
Blues pour s'emparer de la
deuxième place en s'imposant à
la maison contre Watford (1-0).
Les Spurs pointent à cinq longueurs des Foxes. Tottenham a
dû se montrer patient pour faire
la différence et c'est un but peu
après l'heure de jeu du défenseur
Kieran Trippier, son premier
sous les couleurs du club londonien, qui a permis aux Spurs de
prendre les trois points.
Tottenham a nettement dominé
et beaucoup tenté (26 tirs), mais
il a fallu attendre l'entrée en jeu
de Delle Alli pour dynamiser
NEWCASTLE RESPIRE
UN PEU
Le frustré du jour s'appelle
Liverpool. En menant 2-0 grâce
à Firmino (59e) et Lallana
(70e), les Reds avaient tranquillement le match en main à
Anfield face au relégable
Sunderland. Mais ils ont
encaissé deux buts dans les dix
dernières minutes (Johnson à la
82e, Jermaine Defoe à la 89e)
pour lâcher deux points précieux dans la course à l'Europe.
Les Reds végètent à la 8e place.
Les joueurs de Jurgen Klopp
sont notamment dépassés par...
le voisin Everton. Les Toffees
n'ont pas fait de détail lors de
leur déplacement à Stoke (0-3).
Tout a été plié dès la première
période dans cette rencontre.
Après l'ouverture du score
rapide de Lukaku (11e),
Coleman (28e) et Lennon (42e)
ont définitivement scellé le
match avant la pause. A noter
enfin dans le bas du tableau la
très précieuse victoire de
Newcastle, à domicile, devant
West Bromwich Albion (1-0).
Le but inscrit par Mitrovic vaut
cher puisque, conjugué à la
défaite de Norwich sur la
pelouse d'Aston Villa (2-0), ce
succès permet aux Magpies de
s'extraire de la zone rouge. Au
moins pour quelques jours,
Newcastle va respirer.
AFRIQUE
20 - LE MAGHREB du 8 Février 2016
NATION
MALI
L'EXPLOSION À BORD
DE L'AVION DE LA
COMPAGNIE DAALLO
Due à une bombe
L'
explosion à bord de l'avion de
ligne de la compagnie Daallo
Airlines, qui avait été contraint mardi de
faire un atterrissage d'urgence à
Mogadiscio, était due à une bombe, a
reconnu samedi le gouvernement somalien après avoir d'abord évoqué un problème de pression d'air.
Des recherches supplémentaires
conduites par des experts somaliens et
internationaux ont confirmé que l'explosion qui avait eu lieu à bord de l'avion de
Daallo n'était pas due à un problème technique mais à une bombe destinée à
détruire l'appareil et tuer tous les passagers, a déclaré Ali Ahmed Jama, le ministre somalien des Transports et de
l'Aviation, lors d'une conférence de
presse à Mogadiscio.
Les forces de sécurité ont arrêté des
personnes suspectées d'avoir été impliquées dans cet attentat, a-t-il ajouté.
L'explosion, survenue environ quinze
minutes après le décollage de l'avion de
l'aéroport de Mogadiscio, avait provoqué
un trou d'un mètre de diamètre environ
dans le fuselage de l'A321 de la compagnie Daallo, qui opère depuis Djibouti
essentiellement dans la Corne de
l'Afrique et dans certains pays du Golfe.
Un passager, Abdulahi Abdisalam,
officiellement porté disparu jeudi, avait
été identifié vendredi par les autorités
somaliennes qui ont précisé qu'il avait
bien été tué dans l'explosion, probablement aspiré dans le vide. Deux autres
passagers avaient été légèrement blessés.
Le gouvernement somalien, sans
attendre les résultats de l'enquête, avait
assuré qu'un problème de pressurisation
devait être à l'origine de l'explosion.
Mais le pilote, Vladimir Vodopivec,
un Serbe de 64 ans, avait estimé que le
trou avait été causé par une bombe, selon
des propos rapportés par le quotidien
serbe Blic. L'explosion, avait-il précisé,
n'a pas endommagé le système de navigation, lui permettant de ramener l'appareil
à bon port.
Un expert en aéronautique avait également estimé que le trou, juste au-dessus
des moteurs situés sous l'aile droite, avait
l'apparence d'une explosion causée par
une bombe.
L'aéroport de Mogadiscio est devenu
une forteresse depuis que s'est installée
juste à côté la principale base de la force
de l'Union africaine en Somalie
(Amisom), forte de 22.000 hommes et
qui aide le fragile gouvernement somalien dans sa lutte contre les islamistes
radicaux shebab, affiliés à Al-Qaïda.
Chassés
depuis
mi-2011
de
Mogadiscio, puis de leurs principaux bastions, ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides contre des
cibles gouvernementales ou l'Amisom.
Aqmi revendique l'attaque contre
l'ONU à Tombouctou
L'organisation
jihadiste Aqmi a
revendiqué avanthier l'attaque de la
veille contre l'ONU à
Tombouctou, dans le
nord du Mali, alors
que des suspects
arrêtés pour leurs
liens présumés avec
l'assaut étaient
relâchés faute de
preuves, selon une
source de sécurité
malienne.
L
ancée tôt vendredi
matin par des jihadistes présumés, cette
attaque a visé La Palmeraie,
un ancien hôtel situé dans le
secteur sud de la ville, entre
l'aéroport et le quartier administratif, où la Mission de
l'ONU au Mali (Minusma) a
installé une base de policiers
nigérians. Elle a coûté la vile à
un militaire malien, ainsi qu'à
au moins quatre assaillants,
selon les autorités maliennes.
Le ministre malien de la
Défense Tièman Hubert
Coulibaly avait fait état vendredi d'une demi-douzaine de
terroristes impliqués dans l'attaque, ajoutant que leur nombre exact sera précisé ultérieurement. Trois ont été neutralisés, un s'est fait exploser,
avait-il dit lors d'une rencontre
avec la presse à Bamako, sans
se prononcer sur d'éventuels
survivants. Dans un communiqué diffusé samedi par
l'agence privée mauritanienne
Al-Akhbar, Al-Qaïda au
Maghreb islamique (Aqmi) a
revendiqué
l'attaque
de
Tombouctou, affirmant qu'elle
a été menée par trois jihadistes, tous tués, et soutenant
qu'elle a laissé plusieurs soldats morts et d'autres blessés,
sans préciser de nombre. De
même source, les trois hommes ayant mené l'assaut appartiennent à l'unité combattante
d'Al-Quds, qui dépend de la
région du Sahara.
Vendredi, explique-t-elle,
le vaillant martyr connu sous
le nom du Kandahari, de la
tribu arabe des Awlad Idriss, a
réussi à entrer dans le camp
(de l'ONU) et fait exploser son
véhicule. Il a été suivi par les
cavaliers
Abdallahi
et
Moustapha qui sont tous des
Ansari, terme qui désigne dans
la terminologie jihadiste des
combattants autochtones.
Leurs nationalités n'ont pas
été précisées. Dans la journée
de vendredi, deux personnes
soupçonnées d'être des jihadistes ont été arrêtées non loin du
lieu de l'attaque à laquelle
elles pourraient avoir participé, avait indiqué le même
jour à l'AFP une source à
l'état-major de l'armée à
Tombouctou. Samedi, une
source à la gendarmerie de
TCHAD
Une vingtaine de personnes arrêtées
U
ne vingtaine de personnes ont été
arrêtés samedi lors d'une manifestation à N'Djamena en faveur de
la jeunesse, a constaté un journaliste de
l'AFP. Les manifestants, dont la plupart
sont membres du Collectif des
Associations et Mouvements de jeunes du
Tchad (CAMOJET), marchaient pour dire
non à la répression de toutes formes de
violences dont (la jeunesse) est victime
depuis 25 ans, lorsqu'ils ont été rapidement interpellés. La marche a aussitôt été
dispersée et 23 personnes ont été emmenées au commissariat central de
N'Djamena où elles ont été détenues.
Tous les manifestants arrêtés ont été
entendus par la police judiciaire. Il leur
est reproché le trouble à l'ordre publique,
la marche n'ayant pas été autorisée, a
déclaré à l'AFP le porte-parole de la
police nationale, Paul Manga, précisant
qu'ils seraient ensuite déféré à la justice.
Le parcours que devaient emprunter
les manifestants a été quadrillé par les forces de l'ordre. Dans un communiqué
conjoint, deux mouvements de la société
civile, Trop C'est Trop et IYINA (on est
fatigués), ont demandé la libération
immédiate et sans conditions des jeunes
arrêtés. On ne peut prétendre défendre (la
démocratie) au niveau national et international tout en voulant réprimer la liberté
JOURNALISTE TUÉ EN GUINÉE
U
Ouverture d'une information judiciaire
ne information judiciaire contre
X pour homicide volontaire a été
ouverte en Guinée après la mort
d'un journaliste blessé par balle lors de
violences devant le siège d'un parti de
l'opposition à Conakry, a appris l'AFP
avant-hier de source officielle.
Vendredi, alors qu'il avait été déployé
pour la couverture d'une activité politique, le journaliste El Hadj Mohamed
Diallo a perdu la vie après avoir été atteint
d'une balle dans la poitrine, selon un communiqué du gouvernement daté de vendredi. Suite à cet événement tragique et
malheureux, le procureur de la
République a saisi le doyen des juges
d'instruction de Dixinn (Conakry, NDLR)
pour ouvrir une enquête contre X pour
homicide volontaire, indique le texte.
Le procureur, selon la même source,
s'est rendu dès vendredi à la morgue de
Tombouctou a a affirmé à
l'AFP que les personnes arrêtées vendredi parce que soupçonnées d'être des terroristes
ou leurs complices ont été
libérées faute de preuves, sans
préciser de nombre ni fournir
plus de détails. Selon des sources militaires, le calme régnait
samedi à Tombouctou, où le
ministre Tièman Hubert
Coulibaly s'est rendu pour les
obsèques du militaire tué dans
l'attaque, le commandant
Karim Niang. Toute la nuit,
nous avons organisé des
patrouilles dans (différents)
secteurs, a dit une des sources
militaires. D'après l'entourage
du ministre, M. Coulibaly doit
rencontrer des responsables du
gouvernorat de Tombouctou
pour évoquer le renforcement
du dispositif sécuritaire dans
la ville. Le nord du Mali était
tombé en mars-avril 2012 sous
la coupe de groupes jihadistes
liés à Al-Qaïda après la
déroute de l'armée face à la
rébellion à dominante touareg,
d'abord alliée à ces groupes
qui l'ont ensuite évincée. Ces
groupes en ont été en grande
partie chassés par l'intervention militaire internationale
lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France et qui se
poursuit depuis. Les jihadistes
restent toutefois actifs dans
cette vaste région où des zones
entières échappent encore au
contrôle des forces maliennes
et étrangères.
l'hôpital de Donka pour assister à l'autopsie et ainsi ouvrir la voie à une enquête
afin de trouver et punir les auteurs.
Toute la lumière sera faite sur les causes du décès du journaliste, a déclaré
devant la presse samedi le procureur de
Dixinn, Sidy Souleymane N'Diaye. El
Hadj Mohamed Diallo, 33 ans, marié et
père d'une petite fille selon ses proches,
collaborait avec les médias privés
Guinée7 (site internet) et L'Indépendant
(hebdomadaire). Il se trouvait vendredi
devant le siège de l'Union des forces
démocratiques de Guinée (UFDG, principal parti d'opposition), lorsque des violences ont éclaté, liées à l'exclusion la veille
de son vice-président, Amadou Oury Bah.
Celui-ci, qui conteste cette décision,
s'était rendu au siège du parti pour assister à une réunion. Des échauffourées ont
alors éclaté entre des sympathisants de M.
Bah et des gardiens du siège, et des coups
de feu ont été tirés. Touché, El Hadj
Mohamed Diallo a été admis à l'hôpital où
il est décédé. L'UFDG et M. Bah se sont
mutuellement mis en cause samedi dans
les violences. A son arrivée, M. Bah était
muni d'une arme à feu et accompagné de
loubards, écrit la direction de l'UFDG, le
soupçonnant d'avoir eu l'intention d'attenter à la vie de (son président) Cellou
Dalein Diallo. Dans un communiqué
transmis à l'AFP, M. Bah soutient que
dans la bousculade, un des gardes a tiré
trois coups de feu dans sa direction. Ses
balles ont malheureusement fauché un
journaliste, qui en est mort, écrit-il, en
attribuant l'entière responsabilité à Cellou
Dalein Diallo. Il a aussi affirmé avoir été
blessé par un coup de barre de fer sur la
tête, avec une volonté apparente de (l)'éliminer.
d'expression, d'opinion et de manifestation, s'insurge le texte.
Cette marche intervient après la dispersion violente par la police anti-émeute
d'un sit-in organisé jeudi dans la capitale
tchadienne par une centaine de jeunes
diplômés devant le ministère de
l'Education nationale. Ils étaient venus
exiger leur intégration dans la Fonction
publique, selon son secrétaire général,
Remy Gamo.
Les portes de la Fonction publique ne
peuvent pas rester fermées pour les jeunes
diplômés, a protesté M. Gamo. La loi de
finances pour 2016 suspend en effet toute
intégration à la fonction publique pour les
trois ans à venir.
Selon le militant, huit étudiants ont été
légèrement blessés jeudi, une affirmation
démentie par le porte-parole de la police.
Le Tchad, dirigé depuis 25 ans par le
président Idriss Deby Itno, est classé
parmi les 10 pays les plus pauvres du
monde malgré sa rente pétrolière, selon
l'indice de développement humain (IDH)
des Nations unies.
Après la découverte de gisements de
pétrole en 2003, les revenus pétroliers lui
ont permis de moderniser son armée, de
se doter d'un meilleur réseau routier et de
construire de nombreux bâtiments
publics. Mais l'amélioration des conditions de vie de la population n'a pas suivi.
Les fonctionnaires, notamment les
enseignants, font grève régulièrement
pour percevoir leurs arriérés de salaire. Le
pays enregistre actuellement une baisse
de ses recettes du fait de la chute des
cours du brut et il est en outre engagé dans
un effort de guerre important dans sa lutte
contre les islamistes nigérians de Boko
Haram.
LE MAGHREB du 8 Février 2016 - 5
SESSION EXTRAORDINAIRE DU PARLEMENT
Adoption de la loi portant révision constitutionnelle
à une majorité écrasante
L
a loi portant révision
constitutionnelle a été
adoptée hier, à main levée,
à une majorité écrasante par le
Parlement, réuni en session extraordinaire au Palais des nations
(Alger), consacrée à la présentation et au vote de ce projet.
La séance s'est déroulée en présence de 512 parlementaires, en
plus de cinq procurations le quorum requis étant de 388.
Ainsi, la Constitution amendée a
été adoptée à main levée par 499
parlementaires ayant voté pour le
projet, deux contre et 16 se sont
abstenus, selon le décompte établi
par le président du Parlement,
Abdelkader Bensalah.
Auparavant, les travaux de cette
séance plénière de la session extraordinaire
du Parlement ont débuté, sous la
présidence du Président du
Parlement,
M.
Abdelkader
Bensalah en présence, entre autres,
du président de l'Assemblée populaire nationale (APN), M.
Mohamed Larbi Ould Khelifa, le
Premier ministre, M. Abdelmalek
Sellal,
des
membres
du
Gouvernement et de hauts responsables de l'Etat.
Après l'ouverture des travaux, il a
été procédé à l'approbation du
règlement intérieur de cette session.
Les membres du Parlement en ses
deux chambres ont adopté le règlement intérieur de la séance plénière de la session extraordinaire
du parlement. Celui-ci qui comprend 17 articles a été adopté à la
majorité après sa présentation par
le rapporteur de la commission
conjointe du parlement qui a évoqué la manière de gestion de la
séance et mis en exergue les points
qui sont soulevés.
PRÉSENTATION DU PROJET
PAR LE PREMIER
MINISTRE
Le Premier ministre a présenté le
projet de révision constitutionnelle
devant les parlementaires avant de
laisser le rapporteur de la
Commission
parlementaire
conjointe présenter le rapport préliminaire du projet de cette révision constitutionnelle.
M. Sellal, qui a fait une présentation des principales dispositions de
ce projet de loi, a souligné que la
révision constitutionnelle intervenait pour couronner les réformes
politiques initiées par le chef de
l'Etat.
Intervenant à l'ouverture de la
séance plénière du Parlement réuni
en session extraordinaire consacrée au vote de ce projet, le
Premier ministre a précisé que la
révision de la Constitution est
venue "concrétiser l'engagement
pris par le président Bouteflika
devant le peuple algérien dans le
cadre des réformes politiques qu'il
avait initiées", ajoutant que ce projet "répond aux aspirations du peuple et s'inscrit en droite ligne avec
les grandes mutations qu'a
connues la société algérienne".
"J'expose aujourd'hui la philosophie des amendements de la
Constitution, lesquels ont pour
objectif la consolidation et le renforcement de l'identité nationale,
la protection des droits de
l'homme, l'approfondissement de
la démocratie, le renforcement des
fondements de l'Etat de droit et
l'indépendance de la justice", a-t-il
dit.
Pour le Premier ministre, ce projet
permettra d'"immuniser" le pays
contre les bouleversements politi-
ques et les menaces qui guettent sa
sécurité nationale.
S'adressant aux parlementaires,
appelés à se prononcer sur le vote
de ce projet, le Premier ministre a
relevé que "l'Histoire retiendra que
vous avez contribué, en toute
liberté, dans le renouveau de la
République
auquel
aspire
l'Algérie".
INTERVENTION DES
GROUPES
PARLEMENTAIRES
Par la suite, parole a été donné aux
chefs de groupes parlementaires
pour des interventions de 10 minutes chacun, afin d'exprimer leur
avis et positions sur le projet de
révision constitutionnelle et formuler des propositions.
Dans leurs interventions, les présidents des groupes parlementaires
des partis du Front de libération
nationale
(FLN),
du
Rassemblement national démocratique (RND), du tiers présidentiel,
ainsi que les Indépendants se sont
exprimés en faveur du projet de
révision constitutionnelle.
Ainsi, le président du groupe parlementaire des indépendants à
l'Assemblée populaire nationale
(APN), Mahmoud Sassi, a estimé
que "L'option qui s'offre à nous
aujourd'hui est celle de placer l'intérêt du pays au-dessus de toutes
les considérations politiques et
partisanes".
De son côté, le président du
groupe
parlementaire
du
Rassemblement national démocratique (RND) au Conseil de la
nation, Ali Bouzghiba, a considéré
que la révision de la Constitution
comportait de nouveaux acquis et
des garanties de l'intégrité du processus électoral et de nouvelles
prérogatives pour l'opposition.
Pour sa part, le président du
groupe parlementaire du parti du
Front de libération nationale
(FLN) au conseil de la nation,
Mohamed Zebiri, a affirmé que le
texte de révision constitutionnelle
couronnait un long et riche processus de consultations avec différents partis, organisations et personnalités nationales pour dégager
un consensus qui préserve le pays
de tout risque ou dérapage.
Le président du groupe parlementaire du tiers présidentiel au
conseil de la Nation, Hachemi
Djiar a estimé, quant à lui, que le
projet de révision de la
Constitution "ouvre de larges perspectives pour l'instauration d'un
véritable système démocratique
basé sur la justice et l'égalité".
Pour sa part, le président du
groupe
parlementaire
du
Rassemblement national démocratique (RND) à l'Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed
Kidji estime que le projet de révision constitutionnelle est "une
véritable révolution qui s'inspire
des principes de la guerre de libération".
De son côté, le président du
groupe parlementaire du parti FLN
à l'APN, Mohamed Djemiaï, a
considéré que ce projet constitue
"un atout " pour le parachèvement
des réformes engagées par le président de la République depuis son
accession au pouvoir en 1999".
Djelloul Djoudi, représentant du
groupe parlementaire du parti des
travailleurs (PT), qui s'est abstenu
de voter, a expliqué cette position
par ce fait que le texte comportait,
d'une part, des aspects positifs
pour lesquels sa formation a milité
et, d'une autre part, des dispositions pouvant impliquer un recul
vis à vis des acquis économiques.
Et justement, en marge de la
séance plénière de la session extraordinaire du Parlement, l
Secrétaire Générale du parti, Mme
Louiza Hanoune a déclaré que sa
formation politique participe à ces
travaux pour "préserver la pérennité de l'Etat et ses institutions",
précisant que le PT "respecte la
légitimité du président de la
République".
Elle a expliqué que la nouvelle
Constitution "contient, certes, des
points positifs, mais aussi des dispositions négatives".
Rappelant que son parti a participé
aux
consultations,
Louisa
Hanoune a relevé que "beaucoup
de points pour lesquels son parti
s'est battu, sont contenus dans le
nouveau texte proposé par le président de la République".
D'autre part, Mme Hanoune a
estimé que la révision de la
Constitution "ne constitue pas une
priorité pour son parti et même
pour le peuple algérien, plutôt
préoccupé par les incidences
actuelles de la baisse drastique des
prix des hydrocarbures", a-t-elle
conclu.
Quant au Front des forces socialistes (FFS), l'Alliance de l'Algérie
verte (AAV) et le Front de la justice et du développement (FJD), ils
ont décidé de boycotter cette session.
Par la suite, la séance a été levée
pour permettre à la commission
conjointe d'élaborer le rapport
complémentaire du projet de révision constitutionnelle en tenant
compte des avis des chefs de groupes parlementaires.
Après présentation du rapport
complémentaire, le texte a été soumis au vote des parlementaires des
deux chambres (APN et Conseil
de la nation), dans sa globalité et
logiquement sans être débattu.
Ainsi donc la loi portant révision
constitutionnelle a été adoptée, par
la suite, à main levée, à une majorité écrasante par le Parlement.
Au total, 499 parlementaires ont
voté pour le projet, deux contre et
16 se sont abstenus, selon le
décompte établi par le président du
Parlement, Abdelkader Bensalah.
La séance s'est déroulée en présence de 512 parlementaires, en
plus de cinq procurations, sachant
que le quorum requis est de 388.
Le Front des forces socialistes
(FFS), l'Alliance de l'Algérie verte
(AAV) et le Front de la justice et
du développement (FJD) boycottent cette session.
MISE EN PLACE D'UNE
CELLULE DE SUIVI DES
DISPOSITIONS DE LA
NOUVELLE CONSTITUTION
Juste après, le président de la
République, Abdelaziz Bouteflika,
a annoncé la mise en place d'une
cellule de suivi chargée de veiller à
la concrétisation "minutieuse et
intégrale" des nouvelles dispositions contenues dans la loi portant
révision de la Constitution.
"J'ai décidé, en ma qualité de
garant de la Constitution, de mettre en place, auprès du président de
la République, une cellule de suivi
dont la mission essentielle sera de
veiller attentivement, dans les
temps impartis et jusqu'à son
terme, à la concrétisation minutieuse et intégrale de ces dispositions et de m'en tenir régulièrement informé", a indiqué le chef
de l'Etat dans un message, lu par le
président
du
Parlement
Abdelkader Bensalah à l'issue de
l'adoption par le Parlement de la
loi portant révision de la
Constitution.
"L'édifice constitutionnel que nous
nous sommes engagés à rénover
ensemble, sous la dictée des exigences de notre société et des
valeurs universelles, et auquel
j'avais appelé à maintes reprises et
à différentes occasions, doit être à
la hauteur des ambitions de notre
nation, une nation digne et sereine,
fidèle à ses racines et ouverte à la
modernité", a-t-il ajouté.
UNE ÉTAPE "HISTORIQUE
PORTEUSE D'AVANCÉES
DÉMOCRATIQUES
IRRÉVOCABLES" DÉCLARE
BOUTEFLIKA
Le président de la République,
Abdelaziz Bouteflika, a qualifié,
hier, l'adoption de la loi portant
révision de la Constitution d'étape
"historique porteuse d'avancées
démocratiques irrévocables" pour
le peuple algérien et la nation.
"Qu'il me soit permis, en ce jour
mémorable dans l'histoire de notre
pays, de nourrir une ambition
citoyenne et légitime, partagée
avec les représentants du peuple et
en communion avec l'ensemble
des Algériennes et des Algériens,
l'ambtition d'inaugurer, ensemble,
une étape historique nouvelle porteuse d'avancées démocratiques
irrévocables pour notre peuple, et
pleine de grandes promesses pour
notre nation", a indiqué le chef de
l'Etat dans un message lu par le
président
du
Parlement,
Abdelkader Bensalah, à l'issue de
l'adoption de la loi portant révision
de la Constitution.
Affirmant que l'Algérie "vient
d'écrire une nouvelle page de son
histoire politique et constitutionnelle", il a déclaré qu'"une ère prometteuse s'ouvre aujourd'hui pour
notre peuple, une ère marquée par
des conquêtes démocratiques
substantielles et illustrée notamment par des acquis irréversibles
visant la préservation des constantes nationales et des principes fondateurs de notre société".
Le président de la République a
rappelé avoir pris la décision de
mener à son terme le processus des
réformes qu'il a engagées, dans
leur volet politique, avec pour
objectif de répondre "aux attentes
légitimes de notre peuple en symbiose avec les évolutions du
monde, à approfondir la démocratie, à consolider les fondements de
l'Etat de droit et à renforcer les
garanties constitutionnelles de
promotion et de protection des
droits et libertés de l'homme et du
citoyen
dans notre pays".
Enfin, la session extraordinaire du
Parlement a pris fin, hier à Alger,
après l'adoption de la loi portant
révision de la Constitution, initiée
par le président de la République,
M. Abdelaziz Bouteflika.
La séance de clôture est intervenue
après la lecture de la Fatiha du
Saint Coran et l'exécution de
l'hymne national.
Synthèse de : Saïd B.
Les principaux amendements dans le nouveau texte
expliqués par M. Sellal
D
ans la présentation du projet de révision de la
Constitution, M. Sellal a
mis l'accent sur la consolidation de
l'unité nationale, rappelant à cet
effet que le nouveau texte a élevé
Tamazight au rang de langue nationale et officielle avec création de
l'Académie algérienne de la langue
amazighe, placée auprès du président de la République.
Le Premier ministre a relevé dans ce
sens que le préambule de la
Constitution a été enrichi pour
constituer "une partie intégrante du
texte fondamental et une référence
de la même valeur que les stipulations constitutionnelles".
Concernant les autres amendements
apportés au préambule, ils visent,
selon M. Sellal, à "consolider les
composantes de l'identité nationale
que sont l'islam, l'arabité et l'amazighité, à même de renforcer l'unité
nationale".
Le Premier ministre est revenu aussi
sur les principaux amendements,
notamment la valorisation du rôle
joué par l'Armée de libération nationale (ALN) et le Front de libération
nationale (FLN) pour le recouvrement de la souveraineté nationale,
ainsi que les vertus de la réconciliation nationale pour le rétablissement
de la paix et de la sécurité. En vue
de la consolidation de la démocratie,
la nouvelle Constitution énonce que
l'alternance démocratique par la
voie des urnes sera confortée à travers la réélection du président de la
République une seule fois, a indiqué
M. Sellal, précisant que cette disposition est exclue de toute révision
constitutionnelle.
Pour ce qui est du renforcement des
libertés démocratiques, il a expliqué
que le projet relève que la liberté de
manifestation pacifique et la liberté
de la presse sont garanties, ainsi que
le droit d'accès à l'information et
données et la garantie de leur circulation.
Le Premier ministre a évoqué, en
outre, la place accordée à l'opposition dans ce projet, soulignant que
celle-ci sera renforcée, car le nouveau texte stipule que l'opposition
parlementaire pourra désormais saisir le Conseil constitutionnel sur les
lois votées par le Parlement.
Le pouvoir législatif et son contrôle
sur le gouvernement est également
renforcé
dans
la
nouvelle
Constitution, qui indique que la
majorité parlementaire sera consultée par le président de la République
pour la nomination du Premier
ministre et que le recours aux ordon-
nances présidentielles est limité aux
seuls cas d'urgence durant les vacances parlementaires, a encore rappelé
M. Sellal.
Concernant les dispositions destinées à conforter la crédibilité et la
régularité des élections, il a souligné
que le projet de révision constitutionnelle énonce la mise en place
d'une Haute instance indépendante
de surveillance des élections.
Au chapitre du renforcement de
l'Etat de droit, M. Sellal a indiqué
que l'enrichissement des droits et
libertés individuels et collectifs et
le renforcement de l'indépendance
de la justice sont mentionnés dans
le nouveau texte.
A propos des améliorations organisationnelles et fonctionnelles de
certaines institutions, le projet institue, au niveau du Parlement, la
sanction du nomadisme politique
par la perte du mandat parlementaire, l'instauration d'une session
annuelle unique de dix mois, la primauté du Conseil de la nation dans
l'examen des projets de lois relatifs
à l'organisation territoriale, à l'aménagement du territoire et au découpage territorial, a conclu M. Sellal
dans son intervention.
6-
L'
amélioration des conditions
de prise en charge des insuffisants rénaux et la promotion des
prestations médicales spécialisées
au niveau des structures disponibles
sont au centre des préoccupations
"urgentes" soulevées à Laghouat, a
indiqué le président de l'association
des insuffisants rénaux "Kholoud".
Les contraintes auxquelles sont
confrontés notamment les malades
dialysés sont afférentes à la pression
exercée sur le centre d'hémodialyse
du chef-lieu de wilaya qui prend en
charge près de 160 malades par
semaine, dépassant largement sa
capacité de 120 lits et de ses 16 reins
artificiels, a relevé le président de
l'association, Mohamed Romane.
Cette situation, a-t-il dit, influe
négativement sur les conditions de
prise en charge médicale des malades, en plus des nouveaux inscrits,
privant certains d'accomplir toutes
leurs séances, à raison de trois fois
par semaine, a-t-il expliqué.
Les mesures prises pour atténuer
la pression sur ce centre, consistant
notamment en l'ouverture d'un centre d'hémodialyse à l'hôpital de Ksar
El-Hirane, n'ont, toutefois, pas amélioré la situation, car ce dernier
(centre) est dédié uniquement aux
malades des communes de Ksar ElHirane et Bennacer Benchohra,
selon M.Romane.
Une situation à laquelle s'ajoute
le déficit accusé en encadrement
médical spécialisés, avec trois praticiens spécialistes seulement, mais
aussi en paramédicaux, a-t-il ajouté.
Le directeur de la santé et de la
population (DSP) a, de son coté,
indiqué que la wilaya de Laghouat
compte trois centres d'hémodialyse
totalisant 66 reins artificiels, prenant
en charge plus de 260 insuffisants
rénaux dialysés.
Imad Eddine Mouad a expliqué
la faible affluence des malades vers
le centre de Ksar El-Hirane, créé
justement pour atténuer la surcharge
sur celui du chef-lieu de wilaya et
améliorer les prestations médicales,
par "le refus des malades de s'y
orienter pour des raisons surtout
subjectives".
S'agissant de l'encadrement
médical spécialisé, le DSP a révélé
que le secteur, comptant actuellement trois néphrologues, deux maitres-assistants, en plus de 15 praticiens généralistes ayant bénéficié
d'une formation en néphrologie, sera
renforcé prochainement par deux
spécialistes au niveau des centres
d'Aflou et de Ksar El-Hirane, en
plus de l'affectation vers les centres
d'hémodialyse d'agents paramédicaux, en formation actuellement.
Concernant la clinique privée
spécialisée dans la prise en charge
des insuffisants rénaux, sa fermeture
dernièrement est motivée par l'absence de praticiens spécialistes, une
condition indispensable pour assurer ce type de prestations médicales,
a fait avoir le même responsable.
Le DSP de Laghouat a également
annoncé le lancement prochain des
travaux d'extension du centre d'hémodialyse "Kamel Sehiri" au cheflieu de wilaya et la mise en service,
avant fin 2016, d'une unité d'hémodialyse dans la commune de Gueltat
Sidi-Saâd, dont les travaux de réalisation sont à 80% d'avancement.
R.R.
TEST DE MISSILE NORD-CORÉEN
TIZI-OUZOU
LAGHOUAT
Amélioration des
conditions de prise
en charge des
insuffisants rénaux
INTERNATIONAL
RÉGIONS
LE MAGHREB du 8 Février 2016
Le cancer, cette
maladie mortelle,
qui fait peur dès
quand l'entend, non
seulement par ce
que la fin de la
personne atteinte
d'elle est connue
tristement, mais
aussi parce que le
chemin de
combattre cette
maladie est plein de
douleur psychique et
physique.
C
ette maladie ne choisit
pas entre femme et
homme ou bien jeune
et vieux, et ce depuis longtemps, mais malheureusement
elle touche aussi une catégorie
de la société qui ne connait
rien de la vie ni de ces obstacles, sauf qu'elle est belle :
l'enfance.
Soutenir les enfants atteints
de cette maladie a fait l'objet
de plusieurs manifestations
dans le monde, l'Algérie et
comme d'autres pays donne
une très grande importance à
ces événements car ils donnent
une force positive aux malades
pour pouvoir tenir jusqu'au
dernier souffle.
Pour cela un gala de solidarité au profit d'enfants atteints
de cancer a été organisé
samedi dans la wilaya de TiziOuzou
par
l'association
"Tujya" de sensibilisation et
Pyongyang a annoncé
avoir lancé un satellite
d'observation de la
Terre, bien que
certains estiment qu'il
s'agit plutôt d'un test
de missile balistique.
L
d'information médicale.
Placé sous le slogan "un
concert contre le cancer", ce
gala, organisé en collaboration
avec l'association "El Fedjr"
qui prend en charge les malades atteints de cancer, a été
marqué par deux grandes figures de la chanson algérienne
d'expression kabyle à savoir
Ali Amrane et Kheloui
Lounes. Les chanteurs Amar
Khodja Mhamed, Noria et le
groupe "Zedma" ont également adhéré à cette initiative.
En dépit du prix du ticket
qui est de 1000 DA, jugé "un
peu élevé" par les petites bourses poussant les organisateurs
à le revoir à la baisse (800 DA)
au milieu du gala, la salle des
spectacles de la maison de la
culture Mouloud Mammeri
qui a abrité l'événement a été
pleine aux trois quart.
Le président de l'association Tujya, Arezki Hassani, a
remercié les citoyens qui n'ont
pas hésité à mettre la main à la
poche pour dessiner le sourire
sur les visages des enfants
atteints de cancer. Il a également remercié les chanteurs
qui ont adhéré à cette initiative
en chantant gracieusement au
profit des malades. "Ce sont
des artistes, comme ceux qui
ont pris part à ce gala, qui forgent notre volonté à poursuivre notre action de solidarité",
a-t-il ajouté.
Un autre gala de solidarité
est programmé, le 13 de ce
mois de février dans la wilaya
de Bouira avec la participation
d'une vingtaine de chanteurs
dont Ali Amrane qui est rentré
de France spécialement pour
participer à cette initiative, et
Belaid Tagrawla.
Les fonds ainsi collectés
seront utilisés pour offrir à des
enfants atteints de cancer pris
en charge par l'association El
Fedjr, des vacances soit à
l'étranger soit en Algérie (en
fonction du montant collecté),
et pour l'achat de matériel
médical, au profit des malades, a ajouté M. Hassani.
Ces deux galas rentrent
dans le cadre d'un programme
initié en collaboration avec
l'association El Fedjr. Il a
débuté jeudi dernier par quatre
conférences sur le thème du
cancer, son dépistage et sa
prise en charge, animées par
des médecins spécialistes. Des
ateliers éducatifs pour enfants
ont été organisés vendredi.
Akli I.
a télévision officielle
nord-coréenne
a
annoncé le succès du
lancement d'un satellite artificiel, Kwangmyong 4, depuis
la base de lancement de Sohae
située sur la côte occidentale
de la Corée du Nord. "Ce 7
février à 09h30 (00h30 GMT),
le satellite Kwangmyong 4
destiné à l'observation de la
Terre depuis l'espace a été
lancé avec succès. Ce lancement est le résultat du développement de la science et de
la technologie en Corée du
Nord", a communiqué la présentatrice de la télévision.
Les experts et les critiques
de la politique nord-coréenne
mettent en doute la version
officielle et estiment que cet
essai permet à la Corée du
Nord de tester des missiles
balistiques intercontinentaux
techniquement similaires.
Les réactions internationales n'ont pas tardé. Les EtatsUnis ont qualifié le tir d'action
déstabilisatrice et le Japon
d'absolument intolérable. La
Chine a exprimé ses regrets
suite à l'essai nord-coréen et a
Réalisation prochaine de 8.000 logements
au nouveau pôle urbain de Misserghine
n marge de sa visite aux sites du
projet de réalisation de 5.000
logements de location-vente
(AADL), le wali d'Oran, a annoncé
samedi, que les travaux de réalisation de
8.000 logements au nouveau pôle urbain
de Misserghine (ouest d'Oran), seront lancés prochainement.
Abdelghani Zaalane a indiqué donc à
la presse, que ce nouveau pôle urbain proche de la commune de Misserghine baptisé "la nouvelle ville" verra le lancement
de la réalisation de 4.000 nouveaux logements AADL et un nombre similaire de
logements sociaux locatifs.
Ces deux programmes d'habitat constituent le premier noyau d'édification du
nouveau pôle urbain dont a bénéficié la
wilaya sur un site important au milieu
d'Oran et de Misserghine, dans la partie
sud-ouest du Groupement urbain de la
ville, a-t-il souligné.
Le programme de 4.000 nouveaux
logements AADL, qui sera concrétisé
dans ce pôle urbain, s'ajoute aux 9.000
autres logements de même formule dont a
déjà bénéficié Oran au titre du programme quinquennal en cours, soit un
total de 13.000 logements.
S'agissant du programme de 9.000
logements AADL dont a été dotée la
wilaya en deux phases, il a été procédé à
la réalisation de 5.000 logements à Ain El
Beida (commune d'Es Sénia) répartis sur
Oran : Couverture nuageuse partielle-28°Min-17°-Hum:56%
deux sites qui enregistrent un taux d'avancement appréciable surtout avec l'achèvement de la majorité des gros œuvres.
Il est attendu, dans les prochaines
semaines, le lancement des travaux de
réalisation de 4.000 autres unités dans le
même site après l'achèvement des procédures administratives, en cours avec la
direction des services agricoles, pour la
reconversion de terrains au profit du programme d'habitat.
Le nombre de souscripteurs au programme AADL a atteint un total de
35.000 inscrits, ont indiqué les services de
l'Agence nationale d'amélioration et de
développement du logement à Oran.
Le wali a affirmé que tous les dossiers
avalisés par l'AADL seront pris en charge,
ajoutant qu'Oran sera renforcé à l'avenir
de programmes d'habitat de cette formule
au titre du quinquennat de développement.
Il a également signalé l'inscription de
projets de plusieurs structures au niveau
des sites AADL dont des établissements
scolaires des trois paliers et autres sanitaires et sécuritaires.
Houari B.
KHENCHELA
D
Des vestiges d'armes remontant
à l'époque coloniale, découverts
es vestiges d'armes "remontant probablement à l'époque coloniale", enfouis sous
terre, ont été découverts samedi à proximité immédiate du siège de la wilaya de
Khenchela, a-t-on constaté. Il s'agit d'une "quantité considérable de vestiges d'armes"
découverts "pratiquement sous le siège de la wilaya par un entrepreneur procédant à
des travaux de renouvellement du mur de clôture de l'enceinte", a précisé M. Hocine
Khaldi, directeur local des moudjahidine.
L'opération de mise au jour des ces armes se poursuit avec la collaboration des services concernés afin d'en déterminer l'origine et la quantité exacte, selon le même responsable qui a fait savoir à l'APS que le lot découvert sera conservé au musée régional
du Moudjahid pour être présenté au public.
M. Khaldi a rappelé que des restes de martyrs ont été découverts au cours des
années 1980 dans la même zone.
R.R.
Alger : Couverture nuageuse partielle-Max-27°Min-13°-Hum:61%
partielle-Max-27°Min-13°-Hum:61%
Annaba : Couverture nuageuse partielle -Max-24°
Max-24° Min-13°-Hum:62%
appelé toutes les parties à
répondre à cette situation avec
calme. Le Conseil de sécurité
de l'Onu se réunira dimanche
pour discuter de ce tir. Le
secrétaire général de l'Onu
Ban Ki-moon, pour sa part, a
déploré le tir d'un missile
balistique par Pyongyang. Il a
demandé à la Corée du Nord
de "cesser ses actions provocatrices" et d'honorer ses
engagements internationaux.
"Il est déplorable que la
Corée du Nord ait effectué, le
7 février, un tir utilisant la
technologie des missiles balistiques en violation des résolutions pertinentes du Conseil de
sécurité de l'Onu, cela malgré
l'appel unanime de la communauté internationale contre une
telle initiative", a-t-il souligné
dans un communiqué de
presse. Hier, la Corée du Nord
a tiré un missile balistique
depuis le site de Sohae situé
sur sa côte occidentale. Dix
minutes après son lancement,
le missile a survolé l'espace
aérien de la préfecture japonaise d'Okinawa. Washington
a déclaré que le missile avait
été tiré en direction sud, vers
la mer Jaune. La Russie a
condamné le lancement par la
Corée du Nord d'une fusée à
longue portée, le jugeant très
dommageable pour la sécurité
régionale, y compris celle de
Pyongyang. Il est évident que
de telles actions conduisent à
une aggravation sérieuse de la
situation dans la péninsule
coréenne et l'Asie du Nord-Est
dans son ensemble et est très
dommageable à la sécurité des
pays de la région, en particulier et en premier lieu de la
Corée du Nord elle-même, a
indiqué le ministère russe des
Affaires étrangères dans un
communiqué. La Russie, qui
est l'un des rares alliés du
régime le plus isolé au monde
avec lequel elle partage une
frontière, a ajouté que
Pyongyang avait une fois
encore manifesté un mépris
imprudent pour les règles du
droit international.
Le chemin choisi par
Pyongyang ne peut que susciter une protestation ferme, a
déclaré le ministère des
Affaires étrangères.
Nous
recommandons
urgemment à la direction
nord-coréenne de se demander
si la politique qui consiste à
s'opposer à la communauté
internationale est dans l'intérêt
du pays, ajoute le communiqué.
Nawal Z.
DÉBAT RÉPUBLICAIN AUX ÉTATS-UNIS
ORAN
E
HAÏTI
L'Onu dénonce une nouvelle
provocation
Un concert contre le cancer, pour
soutenir les enfants cancéreux
S
Marco Rubio malmené avant le New
Hampshire
ept candidats républicains à la
Maison Blanche se sont affrontés
samedi soir lors d'un huitième
débat particulièrement tendu, avant les
élections primaires du New Hampshire.
Marco Rubio a été vivement attaqué par
ses adversaires qui espèrent freiner sa
progression. Le sénateur de Floride a été
la cible de critiques immédiates après
son score meilleur que prévu dans
l'Iowa lundi dernier. "Il n'a tout simplement pas l'expérience", a d'entrée de jeu
lancé le gouverneur du New Jersey
Chris Christie, au cours d'une tirade particulièrement virulente, l'accusant de
n'avoir jamais pris de "décision importante dans laquelle sa responsabilité
était engagée".
"Marco Rubio est un politicien doué,
mais nous avons déjà essayé (un jeune
sénateur) avec Barack Obama", a
déclaré de son côté l'ancien gouverneur
de Floride Jeb Bush, mettant lui aussi en
avant son expérience sur le terrain.
M. Rubio, 44 ans, qui s'attendait visiblement à ces attaques, a essayé de les
esquiver, en répétant à cinq reprises la
même attaque contre le président
Obama, qu'il a accusé de sciemment
vouloir "changer ce pays, pour faire que
l'Amérique ressemble plus au reste du
monde". "Quand je deviendrai président
des Etats-unis, nous allons ré-embrasser
toutes les choses qui ont fait de
l'Amérique le plus grand pays du
monde", a poursuivi Marco Rubio. Le
télégénique sénateur de Floride, benjamin des candidats républicains, était
arrivé 3e des caucus de l'Iowa. Une sur-
prise qui lui vaut d'être devenu l'espoir
de l'establishment républicain, qui
déteste tout autant Ted Cruz, sénateur
ultra-conservateur du Texas arrivé en
tête dans l'Iowa, que le milliardaire
Donald Trump, qui a dû s'y contenter
d'une deuxième place.
PAS DE FEMME INVITÉE
Lors du débat de samedi organisé au
Saint Anselm College, université catholique sur les hauteurs de la ville de
Manchester, et diffusé par ABC, M.
Trump s'est lui présenté comme celui
ayant "le meilleur tempérament" pour
devenir président. Il a dit qu'il avait été
le premier à parler d'immigration illégale et des musulmans, et qu'il avait mis
en garde à l'époque contre la guerre en
Irak.
"Nous allons gagner avec Trump.
Notre pays ne gagne plus. Nous allons
gagner avec Trump et c'est ce que le
pays va aimer", a-t-il ajouté, profitant
durant le débat de ce que les attaques se
concentrent sur Marco Rubio.
Les candidats ont tour à tour évoqué
leurs positions sur l'immigration, la
santé, le terrorisme, la politique étrangère, la police, l'armée, les anciens combattants, le mariage homosexuel.
Donald Trump s'est déclaré pour la
technique de la simulation de noyade
pour les terroristes présumés, qui a été
interdite par le président Obama, technique d'interrogatoire également soutenue
par le sénateur Ted Cruz dans des situations d'urgence. Jeb Bush s'y est dit
opposé.
LE MAGHREB du 8 Février 2016 - 19
UN VOTE DÉTERMINANT
Le débat télévisé de samedi était particulièrement important: le petit Etat du
New Hampshire (nord-est) est le
deuxième à voter, dans le long marathon
qui désignera les candidats, républicain
et démocrate, à l'élection présidentielle
du 8 novembre pour succéder à Barack
Obama. Il donne généralement le ton
pour la suite, les candidats les plus faibles n'y survivent souvent pas.
Certains électeurs sont aussi réputés
pour ne se décider qu'au dernier
moment. Les électeurs indépendants,
qui peuvent choisir de voter démocrate
ou républicain, y sont en outre très nombreux, 44% du total. Ils ont été particulièrement courtisés.
Dans le New Hampshire, Donald
Trump est en tête devant Marco Rubio
(35% à 14% selon un dernier sondage
7News/University of Massachusetts
Lowell), et il a pris soin samedi soir de
ne pas prendre de risque. Ted Cruz est
selon ce sondage 3e, à 13%. Il est aussi
resté prudent durant le débat.
Viennent ensuite l'ancien gouverneur
de Floride Jeb Bush (10%), le gouverneur de l'Ohio John Kasich (10%), le
gouverneur du New Jersey Chris
Christie (4%), et le neuro-chirurgien
Ben Carson (3%).
En dépit de ses protestations, la seule
femme candidate chez les républicains,
Carly Fiorina, ancienne directrice générale de Hewlett-Packard, n'a pas été
invitée au débat en raison de ses résultats trop faibles.
I.A.
Faute de président
élu, un
gouvernement de
transition
L
e président haïtien Michel Martelly,
dont le mandat s'achevait samedi, et
les présidents des deux chambres du
Parlement ont signé un accord prévoyant
l'installation d'un gouvernement transitoire dans l'attente du prochain scrutin
présidentiel. Cela n'a pas été facile mais,
comme je l'avais dit, je n'aurais pas laissé
ce pays au 7 février aller vers l'incertitude,
donc on a travaillé sans relâche ces trois
dernières semaines, a déclaré Michel
Martelly lors de la cérémonie officielle de
signature du document. Cet accord politique, signé samedi matin quelques heures
seulement avant la fin du mandat de
Michel Martelly, permet au pays de sortir
du flou dans lequel il était plongé. Le
document de quatre pages signale l'élection par le Parlement d'un président provisoire, avec un mandat d'une durée maximale de 120 jours. Nous allons tenir
dimanche matin une séance en Assemblée
nationale pour prendre acte de la fin du
mandat du président Martelly et demander
au Premier ministre et au gouvernement
de rester en poste pour liquider les affaires
courantes, a expliqué Jocelerme Privert, le
président du Sénat. L'élection du président intérimaire n'aura lieu que plus tard,
a-t-il confié sans fournir de date pour ce
vote parlementaire. La situation en Haïti
est exceptionnelle et elle requérait une
solution exceptionnelle, a indiqué Ronald
Sanders, le chef de mission spéciale de
l'Organisation des Etats américains
(OEA). Nous sommes heureux que l'ensemble des acteurs se soient engagés en
faveur de la démocratie, la paix et la stabilité dans ce contexte de vide constitutionnel créé par l'absence d'un Président
élu pour remplacer M. Martelly. Satisfait
qu'un consensus ait pu être trouvé dans
une ambiance de frères, Michel Martelly a
néanmoins souligné que la crise politique
n'était pas pour autant résolue.
Malgré cet accord il faudra rester vigilant parce qu'il faudra prendre en compte
le fait que certains ne se retrouveront pas
dans cet accord. Pour ça, je demande aux
responsables de faire tous leurs efforts
pour tenir Haïti dans la stabilité, a déclaré
le président à quelques heures de la fin de
son mandat. Je demande aux différents
protagonistes, ceux qui utilisent la violence particulièrement, de comprendre
qu'à chaque fois qu'il y a de la violence,
Haïti fait un pas en arrière, a-t-il encore
regretté. Vendredi, un homme a été tué
dans des affrontements à Port-au-Prince
entre des centaines d'opposants au pouvoir haïtien et d'anciens militaires ou des
jeunes se réclamant de l'armée, démantelée dans les années 1990. L'accord politique signé entre les pouvoirs exécutif et
législatif indique la tenue du second tour
de la présidentielle le 24 avril, et le nouveau Président serait installé le 14 mai.
Mais le président du Sénat rappelle qu'il
ne s'agit là que d'une proposition de calendrier: Il appartient au conseil électoral
d'établir un calendrier électoral, a précisé
Jocelerme Privert. Evitant un vide du pouvoir, Haïti est désormais confrontée à la
nécessité d'un accord parlementaire sur la
nomination d'un chef de l'Etat et d'un
Premier ministre intérimaires. La composition d'un nouveau Conseil électoral provisoire, suite aux démissions successives
de six de ses neufs membres, ne va pas
non plus manquer d'alimenter les débats
au sein de la classe politique. La secrétaire
générale de la Francophonie, Michaëlle
Jean, a salué la signature de cet accord et
exhorté tous les acteurs haïtiens à maintenir cette dynamique de dialogue et de
consensus. Après le premier tour des élections tenu le 25 octobre, une farce ridicule
selon le candidat Jude Célestin, le
deuxième tour qui devait l'opposer le 27
décembre au candidat du pouvoir Jovenel
Moïse a été reporté dans un premier temps
au 24 janvier, avant d'être de nouveau
reporté sine die.
Ikram A.
18 -
LE MAGHREB du 8 Février 2016
INTERNATIONAL
"BREXIT":
IRAK
Le Kurdistan réduit
les salaires à cause
de la chute des prix
pétroliers
Cameron convainc Copenhague,
Varsovie reste prudente
L
a région autonome du Kurdistan irakien ne versera qu'une partie des
salaires de ses fonctionnaires à cause de
la crise économique qu'elle traverse en
raison de la chute des prix du brut. Cette
décision survient alors que le dirigeant du
Kurdistan irakien a appelé à la tenue d'un
référendum sur l'autodétermination de
cette région, autonome depuis 1991, qui
fait face à une crise institutionnelle et
financière. La mesure concerne surtout
les salaires les plus importants, à l'exception des personnels de sécurité. Elle a été
prise pour pouvoir assurer la distribution
d'une partie des salaires et allocations, a
souligné le gouvernement local. Ce dernier dépend des ressources pétrolières
pour l'essentiel de ses revenus, et est donc
très affecté par la chute des prix du brut
qui ont baissé à moins de 30 dollars le
baril. Le Kurdistan exporte du pétrole de
façon indépendante via la Turquie malgré
l'objection du gouvernement central.
Une partie des fonctionnaires du
Kurdistan irakien n'ont pas touché leur
salaire depuis plusieurs mois et certains
d'entre eux se sont mis en grève pour les
réclamer. Les arriérés de salaire n'ayant
pas été payés seront considérés comme
des prêts au ministère des Finances et
déposés sur un compte spécial jusqu'à
l'amélioration de la situation financière, a
précisé le gouvernement.
Le gouvernement local a aussi
approuvé d'autres mesures d'austérité,
notamment la mise aux enchères du
pétrole et produits dérivés non exportés
par oléoduc et la couverture par les fonctionnaires des frais liés aux véhicules de
fonction fournis par les autorités.
Midia Hassan, fonctionnaire de 35 ans
et père de trois enfants, peine à payer les
traites pour l'achat de mobilier pour leur
maison.
Nous sommes encore en train de
payer, nous ne savons pas comment nous
allons pouvoir continuer à le faire si nos
salaires sont réduits, souligne-t-il.
L'annonce concernant les salaires est
survenue après l'appel de Massoud
Barzani, resté au pouvoir malgré l'expiration de son mandat, à un référendum sur
l'indépendance du Kurdistan irakien.
Les conditions sont maintenant réunies pour que le peuple prenne une décision sur son avenir par référendum, a
déclaré mercredi M. Barzani, ajoutant
que ce référendum ne mènerait pas nécessairement à la création immédiate d'un
Etat (kurde) mais permettrait de connaître
la volonté et l'opinion du peuple du
Kurdistan concernant son avenir.
Mais en appelant à ce référendum,
juste avant l'annonce des mesures d'austérité, le dirigeant kurde semble avoir
voulu notamment agiter la veine nationaliste avant la mauvaise nouvelle sur les
salaires.
K.A.
ÉNERGIE
alors que l'UE suggère de son
côté un mécanisme de "sauvegarde" pour limiter les droits
sous certaines conditions. Les
quatre pays d'Europe centrale
du "groupe de Visegrad" Pologne, République tchèque,
Slovaquie, Hongrie - veulent
définir une position commune
sur ces propositions, a indiqué
vendredi le Premier ministre
conservateur hongrois Viktor
Orban.
L
e Premier ministre britannique
David
Cameron a obtenu vendredi le soutien danois à l'accord censé maintenir le
Royaume-Uni dans l'Union
européenne. Le matin, il était à
Varsovie pour tenter d'obtenir
l'appui du chef du parti au pouvoir en Pologne. Varsovie était
la première étape de sa campagne de séduction de M.
Cameron. Après sa rencontre
avec le chef du gouvernement
britannique dans un hôtel de la
capitale, Jaroslaw Kaczynski,
président du parti conservateur
Droit et Justice (PIS), a estimé
avoir "obtenu pas mal de choses". Les bénéfices sociaux
accordés actuellement aux
Polonais vivant et travaillant en
Grande-Bretagne - ils sont plus
d'un million - seront maintenus,
y compris les allocations
controversées pour les enfants
restés en Pologne, a-t-il souligné. D'éventuelles coupes dans
ces prestations ne pourront être
"arbitraires", a déclaré M.
Kaczynski devant les médias,
mais seront "décidées par
l'Union européenne, avec la
participation de la Pologne". Le
ton du chef du PIS tranchait
avec la prudence de la Première
ministre
polonaise
Beata
Szydlo, qui avait accueilli M.
Cameron à Varsovie. Celle-ci
avait déclaré la veille au Times
de Londres qu'en l'état, les propositions concernant le changement des règles sur les bénéfices sociaux des travailleurs
européens en Grande-Bretagne
"ne sont pas assez bonnes" pour
être acceptées.
BATAILLE AUTOUR DES
BÉNÉFICES SOCIAUX
Les bénéfices sociaux sont
l'une des principales pierres
d'achoppement des négociations entre l'UE et la GrandeBretagne. Londres propose de
n'ouvrir ces avantages qu'à ceux
qui séjournent au Royaume-Uni
depuis au moins quatre ans,
"UNE MEILLEURE
EUROPE"
A Copenhague, le chef du
gouvernement danois a apporté
un soutien enthousiaste à la proposition européenne. "Adopter
la proposition créera une meilleure Europe. Je n'interviens pas
dans la politique britannique,
mais j'espère que la GrandeBretagne restera au sein de
l'Europe", a affirmé Lars Løkke
Rasmussen dont le gouvernement minoritaire de centre-droit
est soutenu au Parlement par
l'influente formation eurosceptique du parti populaire danois.
"Nous avons besoin de cet
accord", a-t-il martelé.
"PERSONNE N'EST
VRAIMENT CONTENT"
La proposition de compromis prévoit également des
garanties pour la City. Présentée
mardi par le président du
Conseil européen Donald Tusk
pour éviter un "Brexit", elle a
suscité le scepticisme de plusieurs capitales. "Les premières
réactions (...) montrent que per-
PARTISANS DU "BREXIT"
Le déplacement de M.
Cameron intervient alors que le
soutien à la sortie de l'UE augmente dans son pays, selon un
sondage publié vendredi par le
journal The Times. Les partisans du "Brexit" représentent
maintenant
45%
des
Britanniques interrogés, soit
une hausse de trois points, alors
que le maintien dans l'UE n'est
soutenu que par 36%, en baisse
de deux points.
Mustapha S.
L
Draghi avertit du risque d'agir "trop tard"
pour relancer l'inflation
e président de la BCE Mario Draghi
a mis en garde contre le risque pour
son institution "d'agir trop tard"
pour faire repartir l'inflation en zone euro,
alimentant les spéculations sur une nouvelle action imminente. Face à l'inflation
trop basse, "le risque d'agir trop tard l'emporte sur le risque d'agir trop tôt", a déclaré
le banquier central lors d'un colloque bancaire à Francfort. En janvier, les prix à la
consommation ont progressé de 0,4% en
zone euro, contre 0,2% en décembre, un
niveau très éloigné de l'objectif d'un peu
moins de 2% de la BCE. Surtout, l'inflation
menace de rechuter en territoire négatif,
lestée par l'inexorable recul des prix du
pétrole depuis plusieurs mois. Le président
de la BCE a une nouvelle fois jeudi
défendu la politique monétaire menée par
son institution, qui a abaissé ses taux à des
niveaux historiquement bas, fourni des
prêts géants quasi gratuits aux banques et
qui rachète chaque mois des montagnes de
dettes sur les marchés. Quelques semaines
après avoir balayé les critiques, surtout en
provenance d'Allemagne, l'accusant de
spolier les épargnants en ayant recours à la
planche à billets, le banquier central a tenté
de battre en brèche l'idée que la faible inflation serait un phénomène non monétaire
sur lequel la BCE ne pourrait rien. Selon
lui, renoncer à atteindre "à moyen terme"
une inflation légèrement inférieure à 2%,
comme certains le conseillent à la banque
centrale, entraînerait un risque: "que le
décrochage des attentes d'inflation
conduise à une inflation perpétuellement
faible". "Et si cela se produisait, il nous
L'Argentine propose aux fonds vautours de rembourser avec
25% de décote
Argentine, désireuse de régler le
litige avec des fonds spéculatifs, a
proposé vendredi à des fonds vautours
américains de rembourser sa dette avec
une décote de 25%, a annoncé le ministère argentin des Finances. Des discussions ont débuté lundi à New York entre
Buenos Aires et des fonds spéculatifs
ayant gagné en justice un procès
condamnant l'Argentine à leur payer
100% de la valeur des titres. D'après le
médiateur, l'offre de Buenos Aires est un
paiement de 6,5 milliards de dollars alors
que le passif est estimé à environ 9 milliards. La proposition implique une
décote d'environ 25% par rapport au
"EUROPE À LA CARTE"
Une autre rencontre aura lieu
jeudi prochain. Si un accord
intervient entre Londres et le
reste de l'UE lors du sommet, le
référendum sur le maintien du
Royaume-Uni dans l'Union promis par David Cameron aux
Britanniques - pourrait se tenir
en juin. Cependant, certaines
des réformes demandées par
Londres vont rencontrer la
résistance du Parlement européen, a mis en garde vendredi
son président Martin Schulz,
évoquant le refus d'une "Europe
à la carte".
BCE
DETTE
L'
sonne n'est vraiment content.
C'est un signe que les propositions sont justes et équitables
mais aussi qu'un accord pourrait
être difficile à trouver", a
déclaré l'un des diplomates réunis vendredi à Bruxelles pour
finaliser les propositions de
l'UE visant à empêcher Londres
de quitter l'Union.
jugement, dit le communiqué argentin.
L'Argentine a aujourd'hui rendu publique
une proposition visant à trouver un compromis avec les nombreux détenteurs de
titres de dette en défaut et à les payer, a
indiqué Daniel Pollack, le médiateur
chargé du dossier à New York. Cette
proposition doit toutefois être approuvée
par le Congrès argentin et par le juge
new-yorkais chargé du dossier, Tomas
Griesa, a-t-il ajouté dans un communiqué. Cette semaine, un fonds italien rassemblant 50 000 investisseurs, a consenti
une décote de près de 50% et conclu un
accord prévoyant le paiement de 1,35
milliard de dollars. Le nouveau président
argentin Mauricio Macri, au pouvoir
depuis deux mois, a entrepris des réformes économiques et fait d'une résolution
du conflit sur la dette, une priorité. Avant
lui, la présidente argentine de gauche
Cristina Kirchner avait engagé un bras de
fer avec les fonds américains, et refusé
d'appliquer le jugement d'un tribunal de
New York. Après la crise économique de
2001/2002, l'Argentine a restructuré la
dette envers 93% de ses créanciers, mais
des fonds vautours détenant environ 7%
des titres ont refusé les remises de dette
prévues par les restructurations de 2005
et 2010.
M.S.
faudrait une politique monétaire encore
plus accommodante pour inverser" ce phénomène, a-t-il poursuivi. "Il y a des forces
au sein de l'économie mondiale qui
concourent à maintenir l'inflation basse.
Ces forces risquent de ralentir le retour de
l'inflation vers notre objectif", a concédé
M. Draghi, tout en affirmant ne pas voir de
raison pour que son institution capitule face
à cette situation. Il n'y a pas de raison de
renoncer à relancer les prix, "simplement
parce que nous sommes tous affectés par
un phénomène mondial de désinflation", a
estimé le gardien de l'euro. "Est-ce que cela
aiderait les marchés émergents que les banques centrales des économies avancées ne
remplissent pas leur mandat ? Est-ce que
cela serait plus susceptible de contribuer à
la croissance mondiale ? Clairement, la
réponse est non", a martelé M. Draghi. "Ce
qui compte, c'est que les banques centrales
remplissent leur mandat. Au sein de la zone
euro, cela peut impliquer des défis supplémentaires par rapport à d'autres juridictions, mais ces défis peuvent être surmontés. Ils ne justifient pas l'inaction", a ajouté
l'Italien. Ces propos risquent de relancer les
spéculations concernant une nouvelle
action imminente de la BCE. Fin janvier,
M. Draghi avait déjà fait miroiter de nouvelles mesures de soutien en déclarant qu'il
serait "nécessaire de réévaluer et peut-être
revoir" la politique monétaire de l'institution lors de la prochaine réunion du conseil
des gouverneurs le 10 mars.
L'institution monétaire "n'a encore rien
décidé pour mars", avait toutefois tempéré
mercredi Yves Mersch, membre de son
directoire, en appelant les investisseurs à
ne pas se laisser influencer par le "battage"
autour d'éventuelles mesures supplémentaires de soutien.
Kamel A.
LE MAGHREB du 8 Février 2016 - 7
PÉTROLE
Les géants du secteur s'enfoncent
dans la crise
Trimestre après
trimestre, les majors
pétrolières s'enfoncent
dans la crise: face à
des résultats laminés
par la dégringolade
des prix de l'or noir, et
faute de signe de
redressement à court
terme, elles n'ont
d'autre choix que de
se serrer encore plus
la ceinture, estiment
des experts.
"J
e doute fort d'un
redressement en
2016",
résume
Christopher Dembik, économiste chez Saxo Bank. La
compagnie
américaine
Chevron, qui a ouvert le bal
des résultats fin janvier, a vu
son bénéfice de 2015 englouti
par le plongeon du pétrole,
enregistrant même sa première
perte trimestrielle en 13 ans
sur les trois derniers mois de
l'année. Les autres groupes ne
sont pas mieux lotis. Les profits du géant américain
ExxonMobil ont été réduits de
moitié l'an dernier, le bénéfice
net de l'anglo-néerlandais
Shell a été divisé par plus de
sept tandis que le britannique
BP et le norvégien Statoil sont
tombés dans le rouge. Le
géant français Total, qui
dévoilera ses résultats annuels
le 11 février, ne devrait pas
être en reste, son P-DG Patrick
Pouyanné ayant laissé entendre qu'ils seraient en repli de
20%. "Dans tous les cas, l'entreprise ne peut pas faire
bande à part", souligne M.
Dembik. Il faut dire que le prix
du baril a fondu de 47% en
2015 par rapport à l'année précédente, atteignant 52 dollars
en moyenne, et de plus de 70%
depuis juin 2014, victime
d'une offre excédentaire ali-
mentée par la guerre de parts
de marché entre le pétrole de
l'Opep, Arabie saoudite en
tête, et les hydrocarbures de
schiste américains. Il s'est
même enfoncé sous la barre
des 30 dollars en janvier dernier avant de se redresser légèrement. "L'Arabie saoudite n'a
aucune raison de réviser sa
stratégie.
On est donc toujours sur
une stratégie de pétrole bas. Je
pense qu'on n'a pas atteint le
prix plancher, même si on
devrait avoir une stabilisation
autour de 30 dollars le baril",
estime l'économiste de Saxo
Bank. Même cause, mêmes
effets: pour résister, les majors
continuent à tailler dans leurs
dépenses, en réduisant encore
plus leurs investissements et
en amplifiant les suppressions
d'emplois, qui se comptent
déjà en plusieurs dizaines de
milliers. Selon l'organisme de
recherche
français
IFP
Energies Nouvelles, les investissements en exploration-production se sont effondrés de
21,1% à 539 milliards de dollars en 2015, et ils devraient
continuer à se replier de 10%
cette année.
LE PARAPÉTROLIER
SOUFFRE PLUS
Ces nouvelles cures d'austérité sont d'autant plus nécessaires, selon les observateurs,
que le ballon d'oxygène
apporté par les activités de raffinage, qui profitent elles d'un
prix faible du baril et compensent les pertes de l'explorationproduction, risque de se
dégonfler en raison d'un problème de surcapacités. "Ça a
bien joué en 2015 et ça peut
encore jouer en 2016. Mais
l'aspect raffinage est un élément essentiellement conjoncturel à l'heure actuelle et à
long terme, il sera insuffisant
pour limiter l'impact sur les
résultats",
explique
Christopher Dembik. Les
majors ont encore des marges
de manoeuvre pour réduire
leurs coûts, estime l'analyste
Alexandre
Andlauer,
d'AlphaValue. "Il y a encore
du potentiel de baisse, parce
qu'il y a encore beaucoup de
gras dans ces sociétés",
affirme-t-il, citant l'exemple
de Shell, où le coût salarial
moyen des 94 000 employés
s'élevait à 214 000 dollars en
2014. Aucun des groupes, à
l'exception de l'italien Eni, ne
s'est toutefois encore résolu à
couper dans les dividendes,
même si certaines, comme
Total, n'excluent pas de verser
un dividende en actions afin
de réduire les sommes à
débourser. "D'un point de vue
industriel, c'est troublant",
juge M. Andlauer, car une
baisse des investissements
ampute les revenus futurs en
abaissant les perspectives de
production. L'horizon est
encore plus sombre pour les
entreprises du secteur parapétrolier, dont les françaises
CGG, Technip, Bourbon ou
Vallourec, pressées de réduire
leurs coûts par les compagnies
pétrolières qui achètent leurs
équipements et services.
"C'est un peu la variable
d'ajustement du secteur, donc
la pression est beaucoup plus
forte", relève Christopher
Dembik. "Le secteur parapétrolier n'a pas fini de souffrir",
abonde Alexandre Andlauer.
Selon l'IFP EN, l'activité du
secteur de la géophysique s'est
effondrée de 28% l'an dernier
et celui du forage de 27%. La
tendance devrait se poursuivre
cette année, avec un repli de
respectivement 10% et 6%.
Farida B.
ÉLECTRICITÉ
EDF pourfend les
dysfonctionnements
du marché
européen
L
e prix de l'électricité sur les marchés européens est trop bas et ne
permet à aucun opérateur de financer
de nouveaux développements, a
regretté jeudi le P-DG d'EDF, JeanBernard Lévy, appelant l'Europe à
avoir une politique plus rapide pour
améliorer les mécanismes de marché.
Quand on voit le prix de l'électricité
à 30 euros du mégawattheure, il permet
tout juste de couvrir les coûts variables
(d'un opérateur comme EDF) mais ne
permet à aucun opérateur en Europe
aujourd'hui de compter sur le marché
pour financer de nouveaux développements, a déclaré M. Lévy jeudi au colloque annuel du Syndicat des énergies
renouvelables (SER).
Pointant les dysfonctionnements sur
les marchés, il a estimé que le point
tout à fait crucial pour EDF est la mise
en place de mécanismes de capacité,
dispositifs qui permettent de rémunérer
les capacités de production de courant
qu'un énergéticien s'engage à rendre
disponible en cas de besoin.
Or, le marché européen connait
depuis plusieurs années une situation
de surcapacités de production, due
notamment à la baisse de la consommation de courant depuis la crise économique et au développement massif des
énergies renouvelables soutenues par
des subventions publiques.
Sous l'impulsion de l'Union européenne, ces soutiens publics sont amenés à être revus, avec une montée en
puissance de la vente de l'électricité
verte directement sur les marchés.
A l'avenir, pour continuer à assurer
le développement des énergies renouvelables, il faut, selon M. Lévy, une
politique plus rapide sur l'utilisation
d'un prix du CO2 à l'échelle européenne pour faire en sorte que l'ordre
de mérite reflète davantage la priorité
donnée aux énergies renouvelables par
rapport aux énergies fossiles.
La Commission européenne a
annoncé pour cette année la publication
de plusieurs propositions législatives
concernant le secteur de l'énergie,
notamment pour l'adapter à la transition
énergétique.
S.S.
GAZ EN FRANCE
Les tarifs baisseront
de 3,2% en mars
ENERGIES PROPRES
Obama veut doubler le financement de L
la recherche
L
e président des Etats-Unis
Barack Obama a proposé samedi
de doubler, dans les cinq ans à
venir, le financement fédéral pour la
recherche et développement dans les
énergies "propres" telles que le solaire
ou l'éolien. Cela correspond à une promesse faite à la COP21.
"Plutôt que de subventionner le passé,
nous devrions investir dans le futur", a
souligné M. Obama en détaillant, dans
son allocution hebdomadaire, cette proposition qui figurera dans le budget 2017
que l'exécutif transmettra mardi au
Congrès. Si les républicains, qui contrôlent la Chambre des représentants
comme le Sénat, sont extrêmement réticents à adopter toute législation liée à la
lutte contre le changement climatique,
M. Obama espère que cette proposition
précise passera l'obstacle.
SOURCE D'EMPLOIS
"Si les républicains du Congrès en
sont toujours à réfléchir à leur position
sur le changement climatique, nombre
d'entre eux réalisent que les énergies
propres sont une source extraordinaire
d'emplois bien rémunérés pour leurs
électeurs", souligne-t-il. L'objectif affiché est de faire passer l'investissement
fédéral sur ce secteur de 6,4 milliards de
dollars en 2016 à 12,8 milliards en 2021.
Fin novembre à Paris, en marge de la
conférence de l'ONU sur le climat
(COP21), les Etats-Unis s'étaient engagés avec 19 autres pays, dont la France,
l'Allemagne ou encore le Japon et l'Inde,
à doubler leurs investissements dans les
énergies renouvelables en cinq ans.
INVESTISSEURS PRIVÉS
En parallèle, l'administration américaine avait également annoncé la création
de
"Breakthrough
Energy
Coalition", un groupe indépendant de 28
investisseurs privés originaires de 10
pays différents, piloté par le milliardaire
américain Bill Gates. L'objectif de cette
initiative est de servir de passerelle entre
les nouvelles entreprises du secteur des
énergies vertes, la recherche et le marché
de l'énergie.
TAXER LE PÉTROLE
L'administration Obama vient de formuler une proposition beaucoup plus
audacieuse qui devrait, elle, à coup sûr,
terminer sa course au Congrès: la mise
en place d'une taxe de 10 dollars sur le
baril de pétrole pour financer un vaste
plan d'investissements dans les transports non polluants. "Il est important de
mettre à profit cette période où les prix
du pétroles sont bas pour accélérer la
transition énergétique", a expliqué M.
Obama, soulignant que cela permettrait
d'être dans "une position beaucoup plus
forte dans 10, 15 ou 20 ans". Le parti
républicain a immédiatement exprimé sa
farouche opposition à une idée destinée,
selon lui, "à sacrifier la croissance pour
faire plaisir aux militants du climat".
Siham S.
es tarifs réglementés du gaz, appliqués par Engie (ex-GDF Suez) à
6,4 millions de consommateurs, baisseront en moyenne de 3,2% hors taxes en
mars, en repli pour le sixième mois
consécutif, a-t-on appris jeudi de
source proche du dossier, confirmant
une information du Figaro.
En février, ces tarifs s'étaient repliés
de 1,86%, dans le sillage de la chute
des cours du pétrole.
Les tarifs réglementés du gaz
consistent en un prix de détail, qui n'inclut pas encore les diverses taxes, mais
comprend les coûts d'approvisionnement d'Engie. Ils sont révisés mensuellement.
Depuis l'ouverture du marché de
l'énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs
réglementés de l'ancien monopole et les
prix de marché, proposés tant par Engie
que par ses concurrents.
S'ils subsistent pour les particuliers,
ces tarifs ont été totalement supprimés
au 1er janvier pour les clients professionnels du gaz naturel et de l'électricité, qui ont dû obligatoirement souscrire une offre à prix libre.
F.B.
FINANCES
ESPACE PRATIQUE
16 -LE MAGHREB du 8 Février 2016
Lundi
1437
VOYAGES
HORAIRES
DES
PRIÈRES
HORAIRE DES VOLS
LIGNES INTÉRIEURES
FEDJR : 06h10
DOHR : 13h02
ASSAR : 15h56
Maghreb : 18h23
ICHA : 19h44
Alger vers :
11:30
12:00
12:00
14:05
14:40
15:40
16:30
16:40
16:40
17:00
16:30
16:40
16:40
17:00
19:15
20:00
07:35
07:35
08:00
09:20
09:30
09:50
10:05
10:15
10:15
10:30
10:30
10:30
Marseille MRS
Paris ORY
Paris PAR
Casablanca CMN
Montréal YUL
Bordeaux BOD
Dubai DXB
Paris ORY
Paris PAR
Marseille MRS
Dubai DXB
Paris ORY
Paris PAR
Marseille MRS
Bamako BKO
Istanbul IST
Paris PAR
Paris CDG
Nice NCE
Casablanca CMN
Le Caire CAI
Lyon LYS
Bruxelles BRU
Paris PAR
Paris CDG
Francfort FRA
Milan MXP
Milan MIL
Au départ d’Oran
Alicante
Bruxelles
Casablanca
Djeddah
Lyon
Marseille
Oujda
Paris Orly
Toulouse
14h45
09h00
07h45
17h00
08h50
09h00 - 12h45
08h00 - 18h25
08h30
09h00
Au départ d’Annaba
Lyon
Marseille
Paris
11h00
08h00
23h00
Au départ de Sétif
Lyon
Paris Orly
09h 30 - 14h 40
07h55 - 19h25
Au départ de Batna
Marseille
Paris
10h30
10h15
Au départ de Béjaïa
Marseille
Paris
lyon
08h30
09h20
13h30
Au départ de Biskra
Paris
10h10
Au départ de Constantine
Marseille
Paris
lyon
Nice
Mulhouse
Tunis
08h00 - 12h30
13h00
07h50
07h55
10h15
16h00
Au départ de Chlef
Marseille
13h00
Au départ de Tlemcen
Paris Orly
08h45
Au départ de
Tamanrasset
Paris Orly
Casablanca vers :
Alger 11h40
Oran 09h10
Oudjda vers :
Alger 18h15 - 18h35
Dubai vers :
Alger 03h05
Rome vers :
Alger 13h40
Rimini vers :
Alger 11h00
Madrid vers :
Alger 13h00 - 12h30 - 13h00
Barcelone vers :
Alger 19h05
Alicante vers :
Oran 16h45
Caire vers :
Alger 15h30
HÔTELS D’ALGER
RÉSERVATIONS
Au départ d’Alger
Annaba:
07:15 -11:00 - 11:20- 15:30 -19:35
Constantine:
07:45 - 10:40- 14:20 - 17:30- 20:00
- 21:45 - 22:10
Oran:
06:15 - 09:10- 13:10- 15:15- 17:1020:50
Sétif:
08:00 - 15:45
Ghardaia
07:00 - 18:30
Jijel
11:30 - 09:00
In Amenas
13:00
H.Messaoud: 06:30- 07:40 - 17:4519:00 - 20:45
London vers :
Alger 14h05
HÔTEL SHERATON*****
021 37 77 77
HÔTEL EL-DJAZAIR*****
021 23 09 33/37
HÔTEL EL-AURASSI*****
021 74 82 52
HÔTEL SOFITEL*****
021 68 52 10/17
HÔTEL MERCURE****
021 24 59 70/85
HÔTEL HILTON*****
021 21 96 96
ORAN
SHERATON ORAN HOTEL *****
Tél : 213 41 59 01 00 -Fax :41 59 01 01
ROYAL HOTEL*****
Tél : 213 41 39 31 44 Fax : 41 39 94 80
ANNABA
HÔTEL SABRI****
Tél: 213.38.80.61.61-Fax:38.80.62.05
HÔTEL SEYBOUSE****
Tél: 213 38 86 24 26-Fax : 38 86 83 37
CONSTANTINE
HOTEL PANORAMIQUE****
Tél :213 31 94 24 77-Fax:031 94 99 56
HOTEL CIRTA*****
213 31 94 30 33 et 34-Fax:31 92 94 28
Djeddah vers :
Alger 03h40
Oran 01h45
Tunis vers :
Alger 10h20 - 15h50 - 18h20
Constantine 17h35
Alger vers :
Paris (Charles De Gaulles) 07h35
Lille 13:10-17:10-18:00-18:30Lyon 09h50
Marseille 11h30
Urgences
AU DÉPART D’ALGER
N° Train
21
1023
23
25
1025
TA
AC
27
22
1022
1027
29
24
102
31
1024
26
33
28
30
1029
1026
1082
32
35
34
1031
1028
1084
1033
1030
39
36
38
18
41
1032
40
1035
1083
Départ
05:15:00
05:50:00
05:55:00
06:10:00
06:25:00
06:35:00
06:45:00
06:50:00
06:52:00
07:00:00
07:10:00
07:15:00
07:18:00
07:23:00
07:30:00
07:30:00
07:36:00
07:45:00
07:48:00
07:53:00
07:55:00
07:58:00
08:03:00
08:08:00
08:15:00
08:21:00
08:25:00
08:35:00
08:39:00
09:00:00
09:09:00
09:10:00
09:12:00
09:28:00
09:42:00
09:45:00
09:50:00
09:56:00
10:00:00
10:15:00
: 29 Rabi Thani
HORAIRES
DES TRAINS
Destination
Banlieue EST (ALGER THENIA)
Banlieue OUEST (ALGER AFFROUN)
Banlieue EST (ALGER THENIA)
Banlieue EST (ALGER THENIA)
Banlieue OUEST (ALGER AFFROUN)
Banlieue EST (Thenia ALGER)
Banlieue EST (ALGER THENIA)
Banlieue EST (ALGER THENIA)
Banlieue EST (Thenia ALGER)
Banlieue OUEST (AFFROUN ALGER)
Banlieue OUEST (ALGER AFFROUN)
Banlieue EST (ALGER THENIA)
Banlieue EST (Thenia ALGER)
Banlieue EST (Thenia ALGER)
Banlieue EST (ALGER THENIA)
Banlieue OUEST (AFFROUN ALGER)
Banlieue EST (Thenia ALGER)
Banlieue EST (ALGER THENIA)
Banlieue EST (Thenia ALGER)
Banlieue EST (Thenia ALGER)
Banlieue OUEST (ALGER AFFROUN)
Banlieue OUEST (AFFROUN ALGER)
Banlieue OUEST (AFFROUN ALGER)
Banlieue EST (Thenia ALGER)
Banlieue EST (ALGER THENIA)
Banlieue EST (Thenia ALGER)
Banlieue OUEST (ALGER AFFROUN)
Banlieue OUEST (AFFROUN ALGER)
Banlieue OUEST (AFFROUN ALGER)
Banlieue OUEST (ALGER AFFROUN)
Banlieue OUEST (AFFROUN ALGER)
Banlieue EST (ALGER THENIA)
Banlieue EST (Thenia ALGER)
Banlieue EST (Thenia ALGER)
Banlieue EST (Thenia ALGER)
Banlieue EST (ALGER THENIA)
Banlieue OUEST (AFFROUN ALGER)
Banlieue EST (Thenia ALGER)
Banlieue OUEST (ALGER AFFROUN)
Banlieue OUEST (ALGER AFFROUN)
AU DÉPART DE CONSTANTINE
N° Train
AT
CA
B406
B407
TC
B4104
BS
MC
AC
CM
CT
SB
B4244
B418
B419
TA
DÉPART
02:51:00
06:40:00
07:02:00
08:12:00
09:28:00
09:44:00
09:58:00
11:11:00
13:30:00
13:40:00
14:05:00
14:48:00
15:15:00
15:20:00
16:32:00
21:54:00
DESTINATION
ALGER BENI MANSOUR BBA SETIF CONSTANTINE
CONSTANTINE SETIF BENI MANSOUR ALGER
CONSTANTINE SETIF BENI MANSOUR ALGER
ALGER BENI MANSOUR BBA SETIF CONSTANTINE
M'SILA BATNA CONSTANTINE
M'SILA BATNA CONSTANTINE
ALGER BENI MANSOUR BBA SETIF CONSTANTINE
M'SILA BATNA CONSTANTINE
ALGER BENI MANSOUR BBA SETIF CONSTANTINE
CONSTANTINE TEBESSA
CONSTANTINE BATNA M'SILA
CONSTANTINE SETIF BENI MANSOUR ALGER
CONSTANTINE BATNA M'SILA
CONSTANTINE SETIF BENI MANSOUR ALGER
ALGER BENI MANSOUR BBA SETIF CONSTANTINE
CONSTANTINE SETIF BENI MANSOUR ALGER
AU DÉPART D’ORAN
DÉPART
06H25
08H00
12H30
15H00
06H25
08H00
12H30
15H00
SAMU : (021) 23.50.50
Protection civile : (021) 71.14.14
Sûreté wilaya : (021) 73.53.50/53
Gendarmerie : (021) 76.41.97
Centre antipoison : (021) 96.49.63
Dépannage gaz : (021) 67.91.61/62
Dépannage électricité : (021)
68.55.00
Service des eaux : (021) 67.50.30
TAXI ALGER Tel: +213 (21) 714201
07H35
12H50
16H30
05H50
10H30
15H30
12H50
04H45
17H15
06H15
ARRIVÉE
ORAN - ALGER
11H30
13H05
17H36
19H00
ALGER - ORAN
11H30
12H00
17H36
19H00
ORAN - TLEMCEN
09H56
15H12
18H51
TLEMCEN - ORAN
08H09
12H49
18H57
ORAN - MAGHNIA
16H22
MAGHNIA - ORAN
08H09
ORAN - SBA
18H38
SBA - ORAN
07H31
02h45
Aéroport Houari Boumediene: 021 54 15 15-Air Algérie Réservations: 021 28 11 12-Air France: 021 73 27 20/73 16 10- SNTF: 021 76 83 65/73 83 67
LE MAGHREB du 8 Février 2016- 9
BOURSES
Wall Street appréhende une nouvelle semaine
à risque
Prise de doutes
après des chiffres de
l'emploi ambigus,
Wall Street pourrait
avoir du mal à se
motiver la semaine
prochaine, voyant
plus de risques que
d'encouragements à
investir dans
l'actualité.
R
ompant avec deux
semaines consécutives
de hausse, l'indice
vedette Dow Jones Industrial
Average a perdu lors des cinq
dernières séances 1,59% à 16
204,83 points et le Nasdaq, à
dominante technologique, 5,44%
à 4 363,14 points. Jugé le plus
représentatif par de nombreux
investisseurs, l'indice élargi S&P
500 accuse une chute de 3,10% à
1 880,02 points. "Le marché a
été très difficile et sans direction", a souligné Hugh Johnson,
chez Hugh Johnson, en notant
que la volatilité des cours du
pétrole, qui sont suivis à la fois
en tant que baromètre de l'économie mondiale et en tant que risque potentiel pour le secteur
financier, avait joué un rôle clé
dans les hésitations boursières.
Finalement, les indices se sont
franchement orientés dans le
rouge vendredi avec l'annonce
que les créations d'emploi
s'étaient ralenties bien plus fortement que prévu en janvier, tandis
que parallèlement le taux de chômage baissait à 4,9% et les salaires horaires s'affichaient en
hausse. "L'inquiétude est revenue", a souligné Gregori
Volokhine, chez Meeschaert
Financial Services, quant aux
intentions de la Réserve fédérale
américaine: la banque centrale
va-t-elle ou non donner suite à
son intention de rester sur le chemin d'une série de hausses des
taux directeurs, emprunté en
décembre pour la première fois
depuis près de dix ans'
Pour Chris Low, chez FTN
Financial, le passage sous le
seuil de 5% de chômage et la
hausse des salaires, manifestant
un frémissement d'inflation,
pourraient convaincre la Fed de
s'en tenir à la voie fixée.
Mais "si elle le fait dans cette
atmosphère globale de désinflation, on va vers la catastrophe",
craint M. Volokhine.
"On craint d'être pris à contrepied par un resserrement (monétaire) alors que les liquidités sortent déjà d'elles-mêmes du marché", ce qui se manifeste avec
"de grosses pressions vendeuses", a-t-il précisé.
A ce titre, les investisseurs
devraient prêter une particulièrement grande attention aux auditions parlementaires de la présidente de la Fed Janet Yellen, prévues mercredi et jeudi, cinq
semaines avant la prochaine réunion du Comité de politique
monétaire.
"La question que tout le
monde se pose, c'est de savoir si
nous traversons une période de
ralentissement aux Etats-Unis,
ou si c'est plus grave que cela",
assure M. Johnson, estimant que
"le marché a déjà fait passer le
message qu'une récession se prépare", et craint que la Fed ne le
voie pas.
Cotation hebdomadaire des billets de banque
du 26 Janvier 2016
BILLETS DE BANQUE
US DOLLAR
EURO
POUND STERLING
JAPAN YEN
YUAN HONG KONG
SWISS FRANC
CANADIAN DOLLAR
DANISH KRONE
SWEDISH KRONA
NORWEGIAN KRONE
ARAB EMIRAT DIRHAM
SAUDI RIYAL
KUWAIT DINAR
TUNISIAN DINAR
MAROCCAN DIRHAM
1 USD
1 EUR
1 GBP
100 JPY
1 CNH
100 CHF
1 CAD
100 DKK
100 SEK
100 NOK
1 AED
1 SAR
1 KWD
1 TND
1 MAD
A C H AT
107.4310
116.7560
152.6876
91.2210
16.2484
10611.5172
75.0531
1564.7494
1253.3366
1225.8355
29.2480
28.6254
353.5077
52.5159
10.7841
VENTE
107.4460
116.8153
152.7523
91.2648
16.2521
10617.1937
75.0846
1565.1959
1253.9358
1226.4265
29.2529
28.6523
353.9065
53.0437
10.8504
FIN DE SEMAINE MITIGÉE
Une nouvelle fois fébrile,
Wall Street a fortement baissé
vendredi après des chiffres
contrastés sur l'emploi américain, qu'elle a choisi d'interpréter
de façon pessimiste, notamment
à l'aune des perspectives monétaires aux Etats-Unis.
"Je suis très étonné d'une telle
baisse après des chiffres sans
grande surprise sur l'emploi", a
reconnu Alan Skrainka, de
Cornestone
Wealth
Management. "Je me creuse
vraiment la tête..." Principal
indicateur économique de la
semaine aux Etats-Unis, le rapport du département du Travail
s'est révélé contrasté pour le
mois de janvier, en faisant certes
état d'une chute inattendue des
créations d'emplois, mais aussi
d'une décrue du chômage, à son
plus bas niveau en 8 ans. Pour
aggraver encore la confusion,
certains observateurs estiment
que ce sont les bonnes nouvelles
du rapport, dont une nette avancée des salaires, qui ont plombé
le marché, car elles pourraient
pousser la Réserve fédérale
(Fed), la banque centrale américaine, à poursuivre à un rythme
soutenu le retrait de son soutien à
l'économie, entamé en décembre
avec sa première hausse de taux
depuis 2006. "On craint que la
Fed regarde tout cela et décide
de relever encore ses taux, peutêtre dès mars", date de sa prochaine réunion de politique
monétaire, a avancé Bill Lynch,
de Hinsdale Associates, se montrant toutefois lui aussi interloqué par la réaction brutale de
Wall Street. Depuis le début de la
semaine, les responsables de la
banque centrale avaient plutôt
multiplié les déclarations prudentes sur le sujet, ce qui a d'ailleurs contribué à rendre la
Bourse instable plus qu'à la rassurer, et peu d'observateurs se
laissent désormais aller à essayer
de prévoir son attitude face aux
chiffres de vendredi.
NEWS CORP BAISSE
"La seule chose qui me semble cohérente" pour expliquer la
chute des indices, "c'est que la
Fed est bien décidée à monter ses
taux, alors que l'économie montre des signes de faiblesses et que
les gens s'inquiètent de la voir
plonger en récession", a commenté M. Skrainka.
Il estimait par ailleurs que la
performance particulièrement
mauvaise du Nasdaq s'expliquait
par le fait que les investisseurs
perdaient de plus en plus
confiance dans les titres à fort
potentiel de croissance - largement répandus dans le secteur
technologique - et se tournaient
vers des valeurs plus traditionnelles, à l'écart moins élevé entre
leurs bénéfices réels et leur capitalisation boursière.
A ce titre, le cas de LinkedIn
était parlant, le réseau social professionnel s'étant écroulé de
43,63% à 108,38 dollars après
une prévision très décevante
pour 2016, laissant craindre un
ralentissement de sa croissance.
Dans le reste des valeurs, le
conglomérat News Corp, qui rassemble les actifs de la famille
Murdoch dans la presse et l'édition, a chuté de 9,09% à 11,10
dollars après avoir annoncé que
son bénéfice net trimestriel avait
diminué de plus de moitié.
Parmi les titres ayant résisté,
Le groupe agroalimentaire Tyson
Foods a bondi de 9,91% à 57,10
dollars après avoir un bond de
près de 50% de son bénéfice trimestriel, malgré un net déclin de
ses ventes. Le groupe de produits
cosmétiques Estée Lauder a pris
4,57% à 90,99 dollars, après que
des résultats trimestriels supérieurs aux attentes ont fait
oublier des prévisions mitigées
pour l'ensemble de l'année.
Le groupe informatique
Symantec a gagné 3,02% à 19,76
dollars après avoir annoncé l'obtention d'un investissement stratégique de 500 millions de dollars de la part du fonds Silver
Lake et décidé d'accélérer ses
reversements à ses actionnaires.
L'OMBRE DE LA CHINE
Tom Cahill, chez Ventura
Wealth Management, a noté par
ailleurs que la semaine commencerait une nouvelle fois dans
l'ombre de la Chine, qui doit
publier dimanche l'état de ses
réserves de change. Les Bourses
chinoises fermées la semaine
prochaine en l'honneur du
Nouvel An chinois ne pourront
pas y réagir, mais les autres places y prêteront la plus grande
attention. "On s'attend à ce que
les réserves de changes aient
baissé, mais si la baisse est plus
prononcée que prévu cela pourrait être problématique, et laisser
entendre qu'il n'y a plus de quoi
soutenir le yuan, avec la possibilité d'un effet domino", a souligné M. Cahill.
En fin de semaine, les investisseurs prêteront la plus grande
attention aux ventes de détail,
moteur clé de l'économie.
Du côté de la microéconomie,
une poignée de grandes entreprises doivent encore publier leurs
résultats dans les jours qui viennent, parmi lesquels Viacom et
Disney mardi, puis des groupes
agroalimentaires très présents à
l'exportation,
Coca-Cola,
Mondelez et Pepsico.
"Jusqu'à présent le secteur des
entreprises liées au produits de
consommation de base a bien
résisté, mais si les résultats sont
très inférieurs aux attentes, cela
sera intéressant", a souligné M.
Cahill, espérant que ces groupes
auront su compenser l'impact du
dollar fort par des ajustements,
notamment du côté des coûts.
Enfin, "si le pétrole repart en
baisse, cela entraînera les
actions", s'est-il encore inquiété.
Les places chinoises en baisse
La Bourse de Shanghai a fini
en baisse de 0,63% vendredi lors
de la dernière séance avant les
congés du Nouvel an lunaire tandis que la Bourse de Hong Kong
a gagné 0,55% dans le sillage
des prix du pétrole et de Wall
Street.
L'indice composite shanghaïen a lâché 17,53 points à 2
763,49 points, dans un volume
d'affaires de 145,6 milliards de
yuans (19,81 milliards d'euros).
Sur la semaine, il a engrangé
0,95%.
L'indice
composite
de
Shenzhen a cédé pour sa part
1,15%, soit 20,37 points, à 1
750,70 points, dans un volume
d'échanges de 217,9 milliards de
yuans. Il a cependant bondi de
3,63% par rapport à vendredi
dernier.
Les deux places financières
sont restées insensibles cette fois
à la nouvelle injection de liquidités de la banque centrale chinoise (PBOC), d'un montant de
150 milliards de yuans, et qui
fait suite à celle de jeudi (120
milliards de yuans) et de mardi
(100 milliards de yuans).
Cette série d'injections massives, entamées il y a plusieurs
semaines, vise à répondre aux
besoins accrus de liquidités
avant le Nouvel an lunaire, la
semaine prochaine, à l'occasion
duquel les entreprises versent
salaires et primes annuelles aux
employés, et les Chinois s'échangent cadeaux et étrennes.
La Bourse de Shanghai a
plongé de 23% en janvier, son
plus mauvais mois depuis l'éclatement de la crise financière de
2008, en raison notamment des
inquiétudes sur le ralentissement
économique chinois.
A Hong Kong, la Bourse a en
revanche fini en hausse de
0,55% vendredi, l'indice composite Hang Seng gagnant 105,08
points, à 19 288,17 points.
Ilyas A.
Séance de cotation des valeurs mobilières du 25 Janvier 2016
Alliance Assurance
Séance de cotation des valeurs du Trésor
Rendement maximum 4,79
Rendement minimum 0,00
EGH El Aurassi
515,00 Capitalisation boursière
480,00
12 996 345,00
Saidal
640,00 Indice boursier théorique
NCA-Rouiba
345,00
1 209,918
10 -
AGRICULTURE
LE MAGHREB du 8 Février 2016
RÉGLEMENTER EN
FONCTION DES
CARACTÉRISTIQUES DE
CHAQUE PRODUIT
HCB propose
d'encadrer certaines
de ces techniques
A
près examen minutieux, le Comité
scientifique du HCB propose d'encadrer certaines de ces techniques, en les étudiant au cas par cas. Une analyse assez proche de celle des entreprises interrogées au
sein du Comité économique, éthique et
social1, qui préconisent de réglementer en
fonction des caractéristiques de chaque produit, plutôt que de s'intéresser aux techniques utilisées pour les obtenir. Des mesures
spécifiques de traçabilité, de suivi et d'étiquetage ne seraient alors appliquées qu'aux
produits des NPBT substantiellement différents de produits conventionnels.
Pas question, estiment les associations
représentées au sein de ce même Comité2.
A leurs yeux, toutes ces techniques
devraient rentrer dans le champ des OGM,
afin de de "les évaluer préalablement
comme sûres, de les tracer et de les étiqueter". Une précaution selon elles indispensable avant de les utiliser à grande échelle, si
l'on veut garantir " un haut niveau de protection de la santé et de l'environnement face à
des risques d'impacts irréversibles ". Pour
ces acteurs, les NPBT consistent en effet à
provoquer des modifications génétiques,
non à sélectionner des plantes modifiées
préalablement. Et elles seraient d'autant
moins nécessaires que "la sélection classique, associée à différentes pratiques culturales, est déjà en mesure d'apporter des réponses à de nombreuses problématiques agronomiques". Faut-il breveter ces techniques
et les produits qui en sont issus ? Sur cette
question, la division intervient entre grands
groupes et PME, ces dernières ralliant à leur
cause les associations de consommateurs.
Le risque est de verrouiller l'accès à certaines ressources génétiques, notamment pour
les petits sélectionneurs et agriculteurs, estiment ces associations, rejointes ici par certaines organisations de consommateurs et de
la distribution. Tandis que "le coût des droits
de licence de brevets est susceptible d'entraîner des phénomènes de concentration
dans l'industrie semencière aussi importants
que les coûts afférents à la transgénèse."
Faux, répliquent les grandes entreprises : "si
certaines des techniques elles-mêmes sont
brevetées, la question s'avère plus complexe
et nuancée en ce qui concerne les produits
issus de ces techniques, dont les potentiels
brevets existants ne se révèlent pas nécessairement bloquants."
GROS POTENTIEL COMMERCIAL
ET MANQUE DE TRAÇABILITÉ
Les NPBT ont déjà conduit à la mise sur
le marché de variétés végétales en Amérique
du Nord. Les entreprises y voient des
"opportunités potentielles, notamment en
termes de développement de variétés présentant des caractéristiques nouvelles qui ne
pourraient pas être obtenues par les techniques de sélection déjà disponibles (sélection
classique, transgénèse)", observe Christine
Noiville, présidente du HCB.
L'atout de ces nouvelles technologies?
En proposant notamment "le ciblage à
l'échelle moléculaire des modifications
génétiques dans le génome", elles permettent d'éteindre des gènes, de les activer, de
les muter, de les répliquer… et donc de
répondre plus rapidement à des besoins en
productions variétales ou de développer une
résistance à une maladie, même très localisée, par exemple. Tout en diminuant les
intrants (engrais, pesticides…), affirment les
entreprises auditionnées. Mais contrairement aux OGM, dont on connaît toujours la
séquence d'ADN modifiée puisqu'elle est
déposée auprès d'un organisme européen,
les NPBT ne peuvent pas être tracées. Ce
qui pose évidemment des enjeux éthiques et
sanitaires.
Sur la question de ces nouvelles technologies d'amélioration des plantes, le consensus est donc loin d'être établi.
M.D.
IMMOBILIER
JIJEL
L'huile d'olive à la recherche d'un
label
Des prélèvements
d'échantillons
d'huile d'olive se
poursuivent à Jijel
auprès de trente
(30) huileries
traditionnelles,
modernes et semiautomatiques en
vue de décrocher
un label à ce
produit, a indiqué
le directeur de la
chambre de
l'agriculture, Yacine
Zeddam.
L'
opération, lancée il
y a un mois pour
les différents types
de trituration dans la région, a
été faite à la demande de
l'Institut technique de l'arboriculture fruitière et de la vigne
(ITAF) de Takriertz (Bejaia)
en complément de celle qui
avait touché, en 2015, onze
(11) huileries de la région de
Jijel, a ajouté le même responsable.
Ces analyses physico-chimiques et sensorielles permettront de déterminer les qualités
organoleptiques de l'huile
d'olive et d'arriver à "décrocher" un label à ce produit du
terroir, d'autant que la région
de Jijel est montagneuse et se
LE MAGHREB du 8 Février 2016 - 15
Usines-Hangars-Terrains-Locaux
Locations-Achats-Ventes
caractérise par des oliveraies
dont le fruit a prouvé ses qualités. Les précédentes analyses
avaient révélé des taux d'acidité variant de 0,48 % à 3,92
% pour les catégories d'huile
(vierge, extra-vierge, courante
et lampante) de cette wilaya
forte de 18.000 hectares d'oliveraies.
La production moyenne
varie de 5 à 9 millions de litres
et un rendement de 22 litres
par quintal d'olives triturées,
selon la direction des Services
agricoles (DSA).
En outre, l'objectif recherché à travers ces analyses est
notamment d'améliorer les
conditions de cueillette, de
transport et de transformation
pour obtenir une meilleure
qualité du produit final (huile
d'olive), a affirmé M. Zeddam.
S'agissant de la cueillette,
les responsables de l'agriculture conseillent l'utilisation de
filets au lieu du gaulage pour
éviter le contact des olives
avec le sol, ce qui augmente le
taux d'acidité et occasionne
des blessures au fruit. Pour ce
qui est du transport, les caisses
plastiques seraient tout indiquées pour que l'olive séjourne
dans de bonnes conditions au
lieu des sacs en jute qui favorisent la fermentation de
l'olive, a-t-on précisé.
La région compte 134 hui-
leries (47 modernes et 87 traditionnelles) et un effectif de
plus de 1.400 oléiculteurs,
selon la chambre de l'agriculture.
Lors d'une récente rencontre tenue à Guelma en présence d'experts de l'Union
européenne (UE) et consacrée
à la labellisation des produits
agricoles, le directeur de la
chambre de l'agriculture de
Jijel avait indiqué que les qualités de l'huile d'olive et de la
fraise produites à Jijel plaident
en faveur de l'obtention d'un
label de ces produits du terroir
en vue de leur exportation
dans les marchés extérieurs.
L.D.
UNION EUROPÉENNE
Les NPBT examinées par Bruxelles
O
n les appelle les nouvelles techniques d'obtention de plantes
(NPBT). Plus ou moins récentes,
elles sont actuellement examinées par
Bruxelles, qui devra décider, après
consultation des Etats-membres, si elle les
soumet ou non à la réglementation européenne sur les OGM. En France où,
comme en Europe, la bataille des lobbies
fait rage, le Haut Conseil des
Biotechnologies vient de se prononcer,
dans une note que le site web Usine
Nouvelle s'est procurée.
Faut-il considérer les nouvelles techniques d'obtention (ou "d'amélioration") de
plantes comme des organismes génétiquement modifiés ? C'est ce que réclament
les associations de consommateurs et de
protection de l'environnement. Les plants
obtenus grâce à ces NPBT (New plant
breeding techniques) seraient alors soumis à la directive européenne sur les
OGM (2001/18), que les entreprises de
l'agrochimie et les semenciers jugent
décourageante. Elle constitue en outre un
coût d'entrée (réglementaire) insurmontable pour des PME.
UN LOBBYING INTENSE EN
EUROPE
Le dossier traîne déjà sur le bureau de
la Commission Européenne depuis 2008.
Même si rien ne dit que ce nouveau calendrier sera tenu, la Commission s'est engagée à rendre son avis cette année, dans
une "communication interprétative" présentée aux Etats membres. Ces derniers
pourront la suivre… ou non, quitte à se
retrouver devant la Cour de justice de
l'Union européenne pour voir l'affaire
tranchée. Déjà surprise par le taux de
refus des cultures d'OGM en plein champ,
la Commission a cette fois préféré
recueillir en amont les positions de chaque pays.
ENCADRER AU CAS PAR CAS
Alors, pour la France, les NPBT donnent-elles, ou non, des OGM ? Pour aider
le gouvernement à élaborer sa réponse à
cette question complexe et hautement
politique, le Haut Conseil des
Biotechnologies (HCB) s'est auto-saisi du
dossier.
Loin de trancher aussi fermement, cet
organe consultatif indépendant créé dans
la foulée du Grenelle de l'Environnement
en 2008 pour recueillir l'avis de toutes les
parties prenantes, prône un encadrement
au cas par cas de ces manipulations génétiques et des produits qui en sont issus.
C'est la conclusion exprimée dans une
note de synthèse de ses travaux sur les
NPBT, à laquelle L'Usine Nouvelle a eu
accès. Celle-ci réunit les conclusions du
Comité scientifique et du Comité économique, éthique et social du HCB. Le premier étant chargé de l'évaluation scientifique des différentes NPBT sur des critères
tels que l'héritabilité des mutations ou leur
traçabilité, et le second de tenter l'impossible synthèse "entre José Bové et
Monsanto", plaisante un participant.
LA CLASSIFICATION DU COMITÉ
SCIENTIFIQUE DU HCB
Au sein des techniques de modifications ciblées du génome (New plant breeding techniques, ou NPBT), certaines
donnent naissance à une plante non distin-
guable d'une autre plante de même espèce
et qui auraient pu être obtenue par "croisement conventionnel". Celles-ci n'ont
pas de raison d'être intégrées à la directive
OGM, estime le Comité scientifique du
Haut Conseil des Biotechnologies (citant
les SDN1, SDN2, ODM et les ségrégants
négatifs).
Pour les techniques exploitant les
mécanismes épigénétiques (comme la
RdDM), qui modulent l'expression d'un
gène (afin d'agir sur l'activité métabolique
de la plante) mais sans en modifier la
séquence, les modifications qui en résultent peuvent être observées en conditions
naturelles et sont le plus souvent réversibles, observe le Comité scientifique. Elles
ne devraient donc pas être évaluées
comme les OGM. Idem pour "l'agro-infiltration en milieu confiné", lorsqu'elle n'est
pas destinée à produire une descendance
d'OGM. Cette fois, parce que les agrobactéries utilisées sont déjà régulées en tant
que "micro-organismes génétiquement
modifiés". Le comité se montre par contre
plus réservé sur les techniques de cisgenèse/intragenèse, qui consistent à introduire l'ADN d'une espèce sexuellement
compatible. Certaines pourraient néanmoins bénéficier, au cas par cas et après
analyse moléculaire spécifique, d'une
exemption d'évaluation. Les entreprises,
pour leur part, proposent un "arbre de
décision" pour départager ces technologies du futur. Il conduirait lui aussi à
exempter certaines techniques (cisgenèse
au même locus, SDN1, SDN2, Talen…),
mais à en soumettre d'autres à la directive
OGM (comme la SDN 3, l'intragénèse).
G.F.
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MAGHREB
14 - LE MAGHREB du 8 Février 2016
SAHARA OCCIDENTAL
LIBYE
Même après leur
mort , les victimes
de Daech souffrent
L
e journal britannique The
Telegraph a rapporté que les djihadistes du groupe Etat islamique
(EI ou Daech) accrochent les corps
des personnes exécutées pour
espionnage sur les panneaux publicitaires au centre de Syrte, située à 450
km de la capitale libyenne Tripoli.
Selon le journal, les cadavres y
restent exposés pendant plusieurs
jours et les familles des victimes
n'ont pas le droit de les enterrer. La
crucifixion est l'une des peines
appliquées par les terroristes de
Daech à Syrte depuis qu'ils ont pris
le contrôle de cette ville et ont
délogé les forces de sécurité libyennes de la ville voisine de Misrata en
juin 2015.
Contrairement aux idées reçues,
la peine de crucifixion telle qu'elle
est pratiquée par l'EI ne revient pas à
clouer la victime sur une croix et la
laisser mourir, mais consiste à exposer les cadavres sur le lieu de l'exécution comme c'était courant en
Europe au Moyen-âge, précise The
Telegraph.
Jeudi dernier, les terroristes de
Daech ont décapité une Belge d'origine marocaine âgée de 22 ans à
Syrte.
en six mois, Daech a exécuté 37
personnes à Syrte, la ville natale de
l'ancien dirigeant libyen Mouammar
Kadhafi devenue un fief de l'EI. La
ville ne compte aujourd'hui que
180.000 habitants. Tout au long de
son règne, Mouammar Kadhafi avait
voulu faire de sa ville natale un pôle
politique. En vain. Il a tenté à maintes reprises d'y installer le gouvernement et le parlement. Il y a construit
une grande salle de conférence que
les terroristes de Daech ont rebaptisée Falloujah en l'honneur de la première ville irakienne tombée sous
leur contrôle en janvier 2014.
Accueillant autrefois des sessions du
parlement libyen, des sommets arabes, africains et internationaux, la
salle abrite aujourd'hui des prédicateurs de l'EI, qui y donnent des
"leçons de religion".
ENTREPRISES
Quand la visite de Mohamed VI
provoque Mohamed Abdelaziz
Le Président sahraoui
et secrétaire général
du Front Polisario,
Mohamed Abdelaziz, a
indiqué que la visite du
roi du Maroc aux
territoires occupés du
Sahara occidental "est
une manœuvre
provocatrice
dépassée", soulignant
que "les projets
fantômes du roi
Mohamed VI ne
peuvent pas dissimuler
la réalité de son
occupation illégale et
ses violations des
droits de l'Homme."
"L
a visite du Roi
du Maroc au
Sahara occidental occupé est une manœuvre
coloniale provocatrice dépassée et ses projets fantômes ne
peuvent pas dissimuler la réalité de l'occupation marocaine,
les violations graves des droits
de l'homme et le pillage systématique des ressources naturelles du peuple sahraoui", a
déclaré samedi le président
sahraoui dans son discours
prononcé à l'occasion de la
mise en place de la
Commission nationale pour la
supervisons des élections parlementaires.
Lançant "Le Sahara occidental n'est pas un territoire
marocain et son destin ne peut
pas être décidé par la force
militaire de l'occupation quelle
que soit sa puissance, son sort
revient au peuple sahraoui
étant le seul propriétaire légitime habilité à décider de
l'avenir de ce territoire".
"Ce droit est inaliénable,
imprescriptible et ne peut pas
être abandonné, et le peuple
sahraoui va poursuivre sa lutte
par tous les moyens légitimes
pour arracher ce droit, quel
que soit le prix", a-t-il réaffirmé, rappelant "la responsabilité de la communauté internationale dans la décolonisation du Sahara occidental".
M. Abdelaziz a également
réitéré que "malgré la répression, l'état du siège militaire,
l'intransigeance, l'obstruction
et les complots menés par l'occupant marocain, le peuple
sahraoui poursuivra sa lutte et
sa résistance jusqu'à la victoire
et l'indépendance".
Inscrit depuis 1966 sur la
liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l'application de la résolution 1514
de l'Assemblée générale de
l'ONU portant déclaration sur
l'octroi de l'indépendance aux
pays et peuples coloniaux, le
Sahara occidental et la dernière colonie en Afrique, occu-
pée depuis 1975 par le Maroc,
soutenu par la France.
LES JOURNALISTES
SOUS LA PRESSION
L'organisation non gouvernementale "Reporters sans
frontières" a indiqué dans son
rapport annuel pour l'année
2015 sur la liberté d'expression, que le Maroc continue
d'exercer beaucoup de pressions sur les journalistes sahraouis dans les territoires
occupés du Sahara occidental.
Le rapport, publié récemment, note que les autorités
d'occupation
marocaines
continuent à bloquer et mettre
fin à la pratique des journalistes qui tentent de rendre publique de façon indépendante des
événements au Sahara occidental. Le rapport cite le cas
du journaliste Mahmoud
Alheissan arrêté en 2014, qui
travaillait comme correspondant pour la TVRASD alors
qu'il couvrait des manifestations pacifiques réclamant l'indépendance du Sahara occi-
dental.
L'ONG a ajouté que le rapport préparé par Mahmud
Alheisan et publié par la télévision sahraouie montre clairement l'intervention violente
des forces de police marocaines à l'encontre des manifestants sahraouis dans les villes
occupées du Sahara occidental. Le rapport a examiné
notamment les cas d'expulsion, par les forces d'occupation marocaines, de journalistes étrangers dans les zones
occupées et l'interdiction d'accès au territoire, citant aussi
des cas de harcèlement d'un
certain nombre de journalistes
sahraouis dans les villes occupées, comme Mohamed
Mayara, qui a été menacé ou
Zeyou Rahman qui a été également attaqué.
Le rapport présente également d'autres cas de journalistes sahraouis victimes d'harcèlement au cours de l'année
2015, tels que Hayat Khatari,
Salha Butinkiza et Mohamed
Bambari.
TUNISIE
La construction de la barrière avec la Libye est
achevée
L
a Tunisie a achevé la
construction d'une barrière de 200 kilomètres le
long de sa frontière avec la
Libye, destinée à empêcher l'entrée d'islamistes sur son territoire, et installera sous peu des
systèmes de surveillance électronique, a annoncé samedi le
ministre de la Défense Farhat
Hachani. Selon les autorités tunisiennes, les islamistes, qui ont
mené deux attentats meurtriers
l'an dernier en Tunisie, contre le
musée du Bardo à Tunis et contre
un hôtel à Sousse, s'étaient
entraînés dans des camps en
Libye. Des formateurs militaires
américains et européens vont
former les forces armées tunisiennes à l'amélioration de la
surveillance électronique avec
des caméras et des radars, a
déclaré le ministre à la presse
lors d'une visite organisée à la
frontière. Plus de 3.000
Tunisiens ont quitté leur pays
pour aller combattre aux côtés de
Daech et d'autres groupes djiha-
distes en Syrie et en Irak. Selon
le ministre de a Défense, beaucoup sont maintenant rentrés en
Afrique du Nord pour rejoindre
Daech en Libye. Daech y
contrôle notamment la ville de
Syrte, sur la côte méditerranéenne.
LE PAYS NE PORTERA PAS
D'ARMES CONTRE SON
VOISIN
D'un autre coté le ministre de
la Défense nationale Farhat
Horchani a affirmé samedi que la
Tunisie ne portera pas les armes
contre la Libye et n'interviendra
pas militairement dans ce pays.
La Tunisie étant convaincue
que le règlement des conflits ne
peut être que par les moyens
pacifiques, a-t-il dit. En déplacement dans la zone militaire fermée au sud du pays à la frontière
tuniso-libyenne, Hochani a
assuré que la Tunisie n'accordera
pas une aide militaire à l'alliance
internationale contre Daech en
Libye. Il a noté que plusieurs
scénarios existent pour une intervention militaire dans ce pays
voisin. La Tunisie, a-t-il insisté,
s'emploiera à la protection de
son territoire et de ses frontières
face aux menaces du terrorisme
et de la contrebande tout en veillant à préserver de bonnes relations avec la Libye voisine. Et
d'assurer : " La Tunisie est capa-
ble de faire face à toute menace
et à protéger ses frontières ".
Horchani a, par ailleurs, souligné l'importance d'une coordination avec les pays voisins et en
premier lieu avec la Tunisie en
cas d'intervention militaire en
Libye afin de prévenir toute
menace d'infiltration de terroristes dans le pays avec l'arrivée de
ressortissants libyens et étrangers résidant en Libye à la frontière tunisienne.
En matière de TEA, la Tunisie classée 33
L
a Tunisie est classée 33ème en
matière d'activité entrepreneuriale
totale (TEA) sur les 60 pays qu'a
regroupé le 17ème rapport global GEM
(Global Entrepreneurship Monitor), première étude sur l'entrepreneuriat au monde,
dont les chiffres ont été présentés, vendredi,
à Boston, à l'occasion de la conférence internationale du GEM.
Ainsi, le TEA de la Tunisie, "total early
stage entrepreunariat activity", qui est l'index
de l'activité entrepreneuriale totale (défini
comme la part de la population entre 18 et 65
ans qui est activement impliquée dans le lancement d'une nouvelle entreprise ou qui possède ou dirige une entreprise existant depuis
moins de 3,5 ans) est de 10,1, a indiqué
l'IACE (institut arabe des chefs d'entreprises), dans un communiqué, publié samedi.
Le GEM est un classement mondial
annuel mesurant la perception des individus
vis-à-vis de l'entrepreneuriat. Il se focalise
sur l'individu considéré comme l'incarnation
de l'entrepreneuriat. L'objectif étant de mesu-
ème
rer l'implication individuelle dans la création
d'entreprise, a rappelé l'IACE.
L'Institut en tant que membre du GEM
représentant la Tunisie publiera prochainement le rapport national de la Tunisie détaillant les résultats et les recommandations, a
précisé le communiqué.
Pour rappel, le GEM est un projet de collaboration, depuis 1999, entre la Babson
College (USA) et la London Business School
(UK). L'objectif étant de comprendre les différences entrepreneuriales des pays.
LE MAGHREB du 8 Février 2016 - 11
TOSHIBA
NTT
Résultats en berne, note dégradée
L'agence de
notation financière
Standard & Poor's a
dégradé vendredi
de 3 crans à B+ la
note à long terme
du conglomérat
japonais Toshiba,
en raison d'une
perte massive de
5,5 milliards
d'euros redoutée
pour l'exercice en
cours.
L'
agence prévient en
outre qu'elle pourrait attribuer à
court terme une note encore
pire au groupe qui est tombé
dans une situation déplorable à
la suite d'un scandale comptable et de la détérioration de la
conjoncture. La note B+ signifie qu'existe un risque de non
remboursement qui, dans le
cas présent, s'applique aux
crédits bancaires à long terme.
La note pour les obligations à
long terme est supérieure (BB)
après une dégradation de deux
crans. S&P souligne ainsi que
la probabilité de défaut
concernant les obligations de
Toshiba est inférieure à celle
de ses emprunts bancaires.
Pour l'exercice d'avril 2015
à mars 2016, Toshiba a
annoncé jeudi prévoir une
perte d'exploitation de 430
milliards (son estimation précédente était de 340 milliards)
et un une perte nette de 710
milliards de yens (5,5 milliards d'euros). Le groupe se
dit contraint d'enregistrer des
provisions supplémentaires
pour la restructuration en
cours, ainsi que des dévaluations d'actifs. Sur les neuf premiers mois de l'exercice 20152016 qui sera bouclé fin mars,
le groupe, qui tente de se
remettre d'un scandale comptable et est en pleine réorganisation, a accusé une perte nette
de 479,4 milliards de yens, à
comparer à un bénéfice de
107,2 milliards un an plus tôt.
"Je comprends bien que
c'est une situation extrême-
Bond de 34% du
bénéfice net,
prévisions
maintenues
L
ment difficile et j'en ressens
une forte responsabilité", a
déclaré le P-DG Masashi
Muromachi lors d'une conférence de presse. "Nous enregistrons une très forte perte
cette année à cause de la
restructuration et des charges
induites, mais nous espérons
ensuite un retour dans le vert
grâce à cette restructuration",
a-t-il expliqué. "De plus, un
certain nombre de choses ont
changé dans l'environnement
des affaires", a-t-il souligné,
citant le "ralentissement dans
les pays émergents", en Chine
et ailleurs en Asie. Malgré ces
impondérables, "les diverses
opérations de diminution de
coûts, dont la réduction des
effectifs, se poursuivent
conformément aux plans", a
cependant voulu rassurer le
dirigeant. Entre 2008 et 2014,
trois P-DG de Toshiba et plusieurs de leurs collaborateurs
se sont rendus coupables d'artifices financiers qui ont
abouti à surévaluer le bénéfice
net des exercices concernés de
155,2 milliards de yens (1,2
milliard d'euros au cours
actuel). Ces pratiques ont masqué la mauvaise santé de plusieurs divisions que le groupe
cherche maintenant à assainir.
Toshiba avait déjà vécu une
année noire en 2008/2009
avec la crise financière internationale, mais la perte alors
subie ne dépassait pas 343
milliards de yens.
PERTE ANNUELLE DE
5,5 MILLIARDS D'EUROS
Le conglomérat industriel
japonais Toshiba a abaissé sa
prévision de résultat net
annuel, redoutant désormais
une perte de 710 milliards de
yens (5,5 milliards d'euros) au
lieu des 550 milliards attendus
auparavant. Sur les neuf premiers mois de l'exercice 20152016 qui sera bouclé fin mars,
le groupe, qui tente de se
remettre d'un scandale comptable et est en pleine réorganisation, a accusé une perte nette
de 479,4 milliards de yens, à
comparer à un bénéfice de
107,2 milliards un an plus tôt.
Toshiba avait déjà vécu une
année noire en 2008/2009
avec la crise financière internationale, mais la perte alors
subie ne dépassait pas 343
milliards de yens. Le conglomérat a déploré, dans un communiqué, des frais de restructurations plus importants que
prévu et des ventes en déclin,
en particulier dans la division
électronique. Il a aussi souffert
du "ralentissement dans les
pays émergents", en Chine et
ailleurs en Asie. Sur la période
passée en revue, il a également
accusé une lourde perte d'exploitation de 229,5 milliards
de yens, contre un gain de près
de 202 milliards un an plus tôt,
et a revu son estimation
annuelle à -430 milliards de
yens, au lieu de 340 anticipés
précédemment. Le chiffre
d'affaires a pour sa part reculé
de 6,4%, à 4 421,7 milliards de
yens (34 milliards d'euros).
Toshiba a maintenu sa projection pour 2015-2016 à 6 200
milliards de yens, soit un repli
de 6,8% sur un an. Ce groupe,
dont les activités vont des
puces électroniques aux réacteurs nucléaires, a été secoué
ces derniers mois par la mise à
jour de malversations comptables destinées à enjoliver les
comptes. Entre 2008 et 2014,
trois P-DG de Toshiba et plusieurs de leurs collaborateurs
se sont rendus coupables d'artifices financiers qui ont
abouti à surévaluer le bénéfice
net des exercices concernés de
155,2 milliards de yens (1,2
milliard d'euros au cours
actuel). Ces pratiques ont masqué la mauvaise santé de plusieurs divisions que le groupe
cherche maintenant à assainir.
La direction a déjà présenté
un vaste plan de restructuration qui touche essentiellement ses activités de produits
grand public (PC, TV, électroménager) dont la taille va être
notablement réduite: un tiers
de leurs effectifs vont disparaître (80% dans l'activité des
TV).
La filiale d'équipements
médicaux doit être cédée, de
même qu'un nouveau pan des
semi-conducteurs (hormis les
mémoires flash).
Karim H.
e tentaculaire groupe japonais de
télécommunications
NTT
a
annoncé vendredi un bond de 34% de
son bénéfice net au terme des neuf premiers mois de son exercice 2015/16, et
se montre très serein pour la fin de l'année.
Au cours des mois d'avril à décembre
2015, NTT a dégagé un bénéfice de 604
milliards de yens (4,5 milliards d'euros
au cours actuel).
Son bénéfice opérationnel a progressé de 23,7% sur un an à un niveau
inédit de 1.126,6 milliards de yens, sur
un chiffre d'affaires en augmentation de
3,8%, à 8.495,4 milliards de yens (65,3
milliards d'euros).
NTT a bénéficié des bons résultats de
sa filiale de services cellulaires NTT
Docomo dont la rentabilité s'améliore
malgré les offensives commerciales
incessantes de ses concurrents KDDI et
SoftBank.
NTT Docomo avait annoncé il y a
une semaine un bond de 29% de son
bénéfice net sur neuf mois, à 492,4 milliards de yens (3,8 milliards d'euros), et
son bénéfice d'exploitation a progressé
de 17% sur un an à 685,5 milliards de
yens.
A la fin septembre, NTT Docomo
comptait 69,6 millions de clients pour
ses services mobiles, soit 3 millions de
plus que neuf mois plus tôt.
Les filiales de services fixes NTT
East et NTT West totalisaient quant à
elles fin décembre 19,16 millions de
clients à l'accès à la toile par fibre optique (soit +442 000 en 9 mois), parmi
lesquels 17,33 millions utilisaient la
téléphonie fixe via internet.
A l'instar de Docomo, NTT East et
West se sont appliquées à réduire leurs
dépenses.
NTT a aussi continué de profiter de
l'apport de nouvelles filiales à l'étranger
dans le secteur des services de données
et d'informatique dématérialisée ("cloud
computing"). Ces activités dans leur
ensemble ont généré un gain opérationnel en hausse de 30% sur des revenus en
progression de plus de 7%.
Le géant nippon table sur la montée
en puissance de ses prestations internationales longue distance et de traitement
de données. NTT a conservé ses prévisions: il escompte toujours un bénéfice
net en hausse de 26,4%, à 655 milliards
de yens (4,85 milliards d'euros au cours
actuel) et un gain d'exploitation en progression de 15,3% à 1 250 milliards
pour un chiffre d'affaires qui devrait progresser de 2,7% à 11 400 milliards.
K.H.
SHARP
L
Le P-DG de Hon Hai/Foxconn annonce un droit
prioritaire de négociations
e P-DG du groupe taïwanais Hon Hai/Foxconn a
annoncé vendredi au
Japon avoir obtenu un droit prioritaire de négociations avec
Sharp afin d'aboutir fin février à
un contrat de rachat, pour plus de
5,4 milliards d'euros selon les
médias, qui a été démenti par la
société nippone.
"Nous avons signé un droit de
négocier en priorité", s'est félicité auprès de la presse Terri
Gou, à la sortie d'une réunion
avec les dirigeants de la firme
japonaise à Osaka (ouest), exhibant devant les caméras une
feuille portant son paraphe et
celui du patron de Sharp, Kozo
Takahashi.
"Nous n'avons rien annoncé
de tel", a cependant réagi Sharp
dans un bref communiqué,
contestant l'expression de "droit
prioritaire de négociations".
Le groupe nippon dit avoir
signé avec M. Gou l'intention de
"poursuivre des discussions dans
les temps, en toute sincérité",
avec une "date limite de fin de
négociations étendue par Hon
Hai au 29 février".
La direction de Sharp avait
indiqué jeudi consacrer plus de
moyens à l'étude de l'offre de
reprise déposée par Hon Hai qu'à
celle du fonds semi-public japonais INCJ, tout en assurant continuer de parler avec les deux.
Cependant, durant la conférence de presse de jeudi, M.
Takahashi n'avait cessé de dévaloriser la proposition de l'INCJ,
critiquant un possible démantèlement et le peu d'importance
donné à la division de l'électroménager qui fait "partie des
gènes de Sharp". Ces propos ont
été interprétés par les investisseurs à la Bourse de Tokyo
comme le signe d'une préférence
des administrateurs pour le plan
de sauvetage de Hon Hai. Selon
le quotidien économique Nikkei,
le groupe taïwanais aurait augmenté son offre au-delà de 700
milliards de yens (5,4 milliards
d'euros), une somme sur laquelle
le fonds INCJ ne pourrait pas
s'aligner, même avec l'aide des
banques. La presse nippone a en
outre affirmé que l'INCJ allait
renoncer à contrer l'offre de Hon
Hai/Foxconn.
M. Gou était spécialement
venu au Japon avec la ferme
intention de repartir avec une
signature, avait-il dit aux médias
avant d'entrer en réunion. Sharp
souhaitait des détails et des engagements sur le plan industriel de
Hon Hai avant d'aller plus loin.
M. Gou a affirmé à la sortie
de cet entretien qu'il "rétablirait
Sharp à la première place des
fabricants d'écrans à cristaux
liquides (LCD)" et allait aider à
"élever les ventes d'électroménager".
Il a ajouté qu'il "allait conserver la marque, ne pas diviser le
groupe", et que l'investissement
promis montrait qu'il avait
confiance dans la capacité de
Sharp à se redresser.
M. Gou a conclu en promettant de donner une conférence de
presse sur un contrat final le 29
février.
Arab F/Z.
MAGHREB
14 - LE MAGHREB du 8 Février 2016
SAHARA OCCIDENTAL
LIBYE
Même après leur
mort , les victimes
de Daech souffrent
L
e journal britannique The
Telegraph a rapporté que les djihadistes du groupe Etat islamique
(EI ou Daech) accrochent les corps
des personnes exécutées pour
espionnage sur les panneaux publicitaires au centre de Syrte, située à 450
km de la capitale libyenne Tripoli.
Selon le journal, les cadavres y
restent exposés pendant plusieurs
jours et les familles des victimes
n'ont pas le droit de les enterrer. La
crucifixion est l'une des peines
appliquées par les terroristes de
Daech à Syrte depuis qu'ils ont pris
le contrôle de cette ville et ont
délogé les forces de sécurité libyennes de la ville voisine de Misrata en
juin 2015.
Contrairement aux idées reçues,
la peine de crucifixion telle qu'elle
est pratiquée par l'EI ne revient pas à
clouer la victime sur une croix et la
laisser mourir, mais consiste à exposer les cadavres sur le lieu de l'exécution comme c'était courant en
Europe au Moyen-âge, précise The
Telegraph.
Jeudi dernier, les terroristes de
Daech ont décapité une Belge d'origine marocaine âgée de 22 ans à
Syrte.
en six mois, Daech a exécuté 37
personnes à Syrte, la ville natale de
l'ancien dirigeant libyen Mouammar
Kadhafi devenue un fief de l'EI. La
ville ne compte aujourd'hui que
180.000 habitants. Tout au long de
son règne, Mouammar Kadhafi avait
voulu faire de sa ville natale un pôle
politique. En vain. Il a tenté à maintes reprises d'y installer le gouvernement et le parlement. Il y a construit
une grande salle de conférence que
les terroristes de Daech ont rebaptisée Falloujah en l'honneur de la première ville irakienne tombée sous
leur contrôle en janvier 2014.
Accueillant autrefois des sessions du
parlement libyen, des sommets arabes, africains et internationaux, la
salle abrite aujourd'hui des prédicateurs de l'EI, qui y donnent des
"leçons de religion".
ENTREPRISES
Quand la visite de Mohamed VI
provoque Mohamed Abdelaziz
Le Président sahraoui
et secrétaire général
du Front Polisario,
Mohamed Abdelaziz, a
indiqué que la visite du
roi du Maroc aux
territoires occupés du
Sahara occidental "est
une manœuvre
provocatrice
dépassée", soulignant
que "les projets
fantômes du roi
Mohamed VI ne
peuvent pas dissimuler
la réalité de son
occupation illégale et
ses violations des
droits de l'Homme."
"L
a visite du Roi
du Maroc au
Sahara occidental occupé est une manœuvre
coloniale provocatrice dépassée et ses projets fantômes ne
peuvent pas dissimuler la réalité de l'occupation marocaine,
les violations graves des droits
de l'homme et le pillage systématique des ressources naturelles du peuple sahraoui", a
déclaré samedi le président
sahraoui dans son discours
prononcé à l'occasion de la
mise en place de la
Commission nationale pour la
supervisons des élections parlementaires.
Lançant "Le Sahara occidental n'est pas un territoire
marocain et son destin ne peut
pas être décidé par la force
militaire de l'occupation quelle
que soit sa puissance, son sort
revient au peuple sahraoui
étant le seul propriétaire légitime habilité à décider de
l'avenir de ce territoire".
"Ce droit est inaliénable,
imprescriptible et ne peut pas
être abandonné, et le peuple
sahraoui va poursuivre sa lutte
par tous les moyens légitimes
pour arracher ce droit, quel
que soit le prix", a-t-il réaffirmé, rappelant "la responsabilité de la communauté internationale dans la décolonisation du Sahara occidental".
M. Abdelaziz a également
réitéré que "malgré la répression, l'état du siège militaire,
l'intransigeance, l'obstruction
et les complots menés par l'occupant marocain, le peuple
sahraoui poursuivra sa lutte et
sa résistance jusqu'à la victoire
et l'indépendance".
Inscrit depuis 1966 sur la
liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l'application de la résolution 1514
de l'Assemblée générale de
l'ONU portant déclaration sur
l'octroi de l'indépendance aux
pays et peuples coloniaux, le
Sahara occidental et la dernière colonie en Afrique, occu-
pée depuis 1975 par le Maroc,
soutenu par la France.
LES JOURNALISTES
SOUS LA PRESSION
L'organisation non gouvernementale "Reporters sans
frontières" a indiqué dans son
rapport annuel pour l'année
2015 sur la liberté d'expression, que le Maroc continue
d'exercer beaucoup de pressions sur les journalistes sahraouis dans les territoires
occupés du Sahara occidental.
Le rapport, publié récemment, note que les autorités
d'occupation
marocaines
continuent à bloquer et mettre
fin à la pratique des journalistes qui tentent de rendre publique de façon indépendante des
événements au Sahara occidental. Le rapport cite le cas
du journaliste Mahmoud
Alheissan arrêté en 2014, qui
travaillait comme correspondant pour la TVRASD alors
qu'il couvrait des manifestations pacifiques réclamant l'indépendance du Sahara occi-
dental.
L'ONG a ajouté que le rapport préparé par Mahmud
Alheisan et publié par la télévision sahraouie montre clairement l'intervention violente
des forces de police marocaines à l'encontre des manifestants sahraouis dans les villes
occupées du Sahara occidental. Le rapport a examiné
notamment les cas d'expulsion, par les forces d'occupation marocaines, de journalistes étrangers dans les zones
occupées et l'interdiction d'accès au territoire, citant aussi
des cas de harcèlement d'un
certain nombre de journalistes
sahraouis dans les villes occupées, comme Mohamed
Mayara, qui a été menacé ou
Zeyou Rahman qui a été également attaqué.
Le rapport présente également d'autres cas de journalistes sahraouis victimes d'harcèlement au cours de l'année
2015, tels que Hayat Khatari,
Salha Butinkiza et Mohamed
Bambari.
TUNISIE
La construction de la barrière avec la Libye est
achevée
L
a Tunisie a achevé la
construction d'une barrière de 200 kilomètres le
long de sa frontière avec la
Libye, destinée à empêcher l'entrée d'islamistes sur son territoire, et installera sous peu des
systèmes de surveillance électronique, a annoncé samedi le
ministre de la Défense Farhat
Hachani. Selon les autorités tunisiennes, les islamistes, qui ont
mené deux attentats meurtriers
l'an dernier en Tunisie, contre le
musée du Bardo à Tunis et contre
un hôtel à Sousse, s'étaient
entraînés dans des camps en
Libye. Des formateurs militaires
américains et européens vont
former les forces armées tunisiennes à l'amélioration de la
surveillance électronique avec
des caméras et des radars, a
déclaré le ministre à la presse
lors d'une visite organisée à la
frontière. Plus de 3.000
Tunisiens ont quitté leur pays
pour aller combattre aux côtés de
Daech et d'autres groupes djiha-
distes en Syrie et en Irak. Selon
le ministre de a Défense, beaucoup sont maintenant rentrés en
Afrique du Nord pour rejoindre
Daech en Libye. Daech y
contrôle notamment la ville de
Syrte, sur la côte méditerranéenne.
LE PAYS NE PORTERA PAS
D'ARMES CONTRE SON
VOISIN
D'un autre coté le ministre de
la Défense nationale Farhat
Horchani a affirmé samedi que la
Tunisie ne portera pas les armes
contre la Libye et n'interviendra
pas militairement dans ce pays.
La Tunisie étant convaincue
que le règlement des conflits ne
peut être que par les moyens
pacifiques, a-t-il dit. En déplacement dans la zone militaire fermée au sud du pays à la frontière
tuniso-libyenne, Hochani a
assuré que la Tunisie n'accordera
pas une aide militaire à l'alliance
internationale contre Daech en
Libye. Il a noté que plusieurs
scénarios existent pour une intervention militaire dans ce pays
voisin. La Tunisie, a-t-il insisté,
s'emploiera à la protection de
son territoire et de ses frontières
face aux menaces du terrorisme
et de la contrebande tout en veillant à préserver de bonnes relations avec la Libye voisine. Et
d'assurer : " La Tunisie est capa-
ble de faire face à toute menace
et à protéger ses frontières ".
Horchani a, par ailleurs, souligné l'importance d'une coordination avec les pays voisins et en
premier lieu avec la Tunisie en
cas d'intervention militaire en
Libye afin de prévenir toute
menace d'infiltration de terroristes dans le pays avec l'arrivée de
ressortissants libyens et étrangers résidant en Libye à la frontière tunisienne.
En matière de TEA, la Tunisie classée 33
L
a Tunisie est classée 33ème en
matière d'activité entrepreneuriale
totale (TEA) sur les 60 pays qu'a
regroupé le 17ème rapport global GEM
(Global Entrepreneurship Monitor), première étude sur l'entrepreneuriat au monde,
dont les chiffres ont été présentés, vendredi,
à Boston, à l'occasion de la conférence internationale du GEM.
Ainsi, le TEA de la Tunisie, "total early
stage entrepreunariat activity", qui est l'index
de l'activité entrepreneuriale totale (défini
comme la part de la population entre 18 et 65
ans qui est activement impliquée dans le lancement d'une nouvelle entreprise ou qui possède ou dirige une entreprise existant depuis
moins de 3,5 ans) est de 10,1, a indiqué
l'IACE (institut arabe des chefs d'entreprises), dans un communiqué, publié samedi.
Le GEM est un classement mondial
annuel mesurant la perception des individus
vis-à-vis de l'entrepreneuriat. Il se focalise
sur l'individu considéré comme l'incarnation
de l'entrepreneuriat. L'objectif étant de mesu-
ème
rer l'implication individuelle dans la création
d'entreprise, a rappelé l'IACE.
L'Institut en tant que membre du GEM
représentant la Tunisie publiera prochainement le rapport national de la Tunisie détaillant les résultats et les recommandations, a
précisé le communiqué.
Pour rappel, le GEM est un projet de collaboration, depuis 1999, entre la Babson
College (USA) et la London Business School
(UK). L'objectif étant de comprendre les différences entrepreneuriales des pays.
LE MAGHREB du 8 Février 2016 - 11
TOSHIBA
NTT
Résultats en berne, note dégradée
L'agence de
notation financière
Standard & Poor's a
dégradé vendredi
de 3 crans à B+ la
note à long terme
du conglomérat
japonais Toshiba,
en raison d'une
perte massive de
5,5 milliards
d'euros redoutée
pour l'exercice en
cours.
L'
agence prévient en
outre qu'elle pourrait attribuer à
court terme une note encore
pire au groupe qui est tombé
dans une situation déplorable à
la suite d'un scandale comptable et de la détérioration de la
conjoncture. La note B+ signifie qu'existe un risque de non
remboursement qui, dans le
cas présent, s'applique aux
crédits bancaires à long terme.
La note pour les obligations à
long terme est supérieure (BB)
après une dégradation de deux
crans. S&P souligne ainsi que
la probabilité de défaut
concernant les obligations de
Toshiba est inférieure à celle
de ses emprunts bancaires.
Pour l'exercice d'avril 2015
à mars 2016, Toshiba a
annoncé jeudi prévoir une
perte d'exploitation de 430
milliards (son estimation précédente était de 340 milliards)
et un une perte nette de 710
milliards de yens (5,5 milliards d'euros). Le groupe se
dit contraint d'enregistrer des
provisions supplémentaires
pour la restructuration en
cours, ainsi que des dévaluations d'actifs. Sur les neuf premiers mois de l'exercice 20152016 qui sera bouclé fin mars,
le groupe, qui tente de se
remettre d'un scandale comptable et est en pleine réorganisation, a accusé une perte nette
de 479,4 milliards de yens, à
comparer à un bénéfice de
107,2 milliards un an plus tôt.
"Je comprends bien que
c'est une situation extrême-
Bond de 34% du
bénéfice net,
prévisions
maintenues
L
ment difficile et j'en ressens
une forte responsabilité", a
déclaré le P-DG Masashi
Muromachi lors d'une conférence de presse. "Nous enregistrons une très forte perte
cette année à cause de la
restructuration et des charges
induites, mais nous espérons
ensuite un retour dans le vert
grâce à cette restructuration",
a-t-il expliqué. "De plus, un
certain nombre de choses ont
changé dans l'environnement
des affaires", a-t-il souligné,
citant le "ralentissement dans
les pays émergents", en Chine
et ailleurs en Asie. Malgré ces
impondérables, "les diverses
opérations de diminution de
coûts, dont la réduction des
effectifs, se poursuivent
conformément aux plans", a
cependant voulu rassurer le
dirigeant. Entre 2008 et 2014,
trois P-DG de Toshiba et plusieurs de leurs collaborateurs
se sont rendus coupables d'artifices financiers qui ont
abouti à surévaluer le bénéfice
net des exercices concernés de
155,2 milliards de yens (1,2
milliard d'euros au cours
actuel). Ces pratiques ont masqué la mauvaise santé de plusieurs divisions que le groupe
cherche maintenant à assainir.
Toshiba avait déjà vécu une
année noire en 2008/2009
avec la crise financière internationale, mais la perte alors
subie ne dépassait pas 343
milliards de yens.
PERTE ANNUELLE DE
5,5 MILLIARDS D'EUROS
Le conglomérat industriel
japonais Toshiba a abaissé sa
prévision de résultat net
annuel, redoutant désormais
une perte de 710 milliards de
yens (5,5 milliards d'euros) au
lieu des 550 milliards attendus
auparavant. Sur les neuf premiers mois de l'exercice 20152016 qui sera bouclé fin mars,
le groupe, qui tente de se
remettre d'un scandale comptable et est en pleine réorganisation, a accusé une perte nette
de 479,4 milliards de yens, à
comparer à un bénéfice de
107,2 milliards un an plus tôt.
Toshiba avait déjà vécu une
année noire en 2008/2009
avec la crise financière internationale, mais la perte alors
subie ne dépassait pas 343
milliards de yens. Le conglomérat a déploré, dans un communiqué, des frais de restructurations plus importants que
prévu et des ventes en déclin,
en particulier dans la division
électronique. Il a aussi souffert
du "ralentissement dans les
pays émergents", en Chine et
ailleurs en Asie. Sur la période
passée en revue, il a également
accusé une lourde perte d'exploitation de 229,5 milliards
de yens, contre un gain de près
de 202 milliards un an plus tôt,
et a revu son estimation
annuelle à -430 milliards de
yens, au lieu de 340 anticipés
précédemment. Le chiffre
d'affaires a pour sa part reculé
de 6,4%, à 4 421,7 milliards de
yens (34 milliards d'euros).
Toshiba a maintenu sa projection pour 2015-2016 à 6 200
milliards de yens, soit un repli
de 6,8% sur un an. Ce groupe,
dont les activités vont des
puces électroniques aux réacteurs nucléaires, a été secoué
ces derniers mois par la mise à
jour de malversations comptables destinées à enjoliver les
comptes. Entre 2008 et 2014,
trois P-DG de Toshiba et plusieurs de leurs collaborateurs
se sont rendus coupables d'artifices financiers qui ont
abouti à surévaluer le bénéfice
net des exercices concernés de
155,2 milliards de yens (1,2
milliard d'euros au cours
actuel). Ces pratiques ont masqué la mauvaise santé de plusieurs divisions que le groupe
cherche maintenant à assainir.
La direction a déjà présenté
un vaste plan de restructuration qui touche essentiellement ses activités de produits
grand public (PC, TV, électroménager) dont la taille va être
notablement réduite: un tiers
de leurs effectifs vont disparaître (80% dans l'activité des
TV).
La filiale d'équipements
médicaux doit être cédée, de
même qu'un nouveau pan des
semi-conducteurs (hormis les
mémoires flash).
Karim H.
e tentaculaire groupe japonais de
télécommunications
NTT
a
annoncé vendredi un bond de 34% de
son bénéfice net au terme des neuf premiers mois de son exercice 2015/16, et
se montre très serein pour la fin de l'année.
Au cours des mois d'avril à décembre
2015, NTT a dégagé un bénéfice de 604
milliards de yens (4,5 milliards d'euros
au cours actuel).
Son bénéfice opérationnel a progressé de 23,7% sur un an à un niveau
inédit de 1.126,6 milliards de yens, sur
un chiffre d'affaires en augmentation de
3,8%, à 8.495,4 milliards de yens (65,3
milliards d'euros).
NTT a bénéficié des bons résultats de
sa filiale de services cellulaires NTT
Docomo dont la rentabilité s'améliore
malgré les offensives commerciales
incessantes de ses concurrents KDDI et
SoftBank.
NTT Docomo avait annoncé il y a
une semaine un bond de 29% de son
bénéfice net sur neuf mois, à 492,4 milliards de yens (3,8 milliards d'euros), et
son bénéfice d'exploitation a progressé
de 17% sur un an à 685,5 milliards de
yens.
A la fin septembre, NTT Docomo
comptait 69,6 millions de clients pour
ses services mobiles, soit 3 millions de
plus que neuf mois plus tôt.
Les filiales de services fixes NTT
East et NTT West totalisaient quant à
elles fin décembre 19,16 millions de
clients à l'accès à la toile par fibre optique (soit +442 000 en 9 mois), parmi
lesquels 17,33 millions utilisaient la
téléphonie fixe via internet.
A l'instar de Docomo, NTT East et
West se sont appliquées à réduire leurs
dépenses.
NTT a aussi continué de profiter de
l'apport de nouvelles filiales à l'étranger
dans le secteur des services de données
et d'informatique dématérialisée ("cloud
computing"). Ces activités dans leur
ensemble ont généré un gain opérationnel en hausse de 30% sur des revenus en
progression de plus de 7%.
Le géant nippon table sur la montée
en puissance de ses prestations internationales longue distance et de traitement
de données. NTT a conservé ses prévisions: il escompte toujours un bénéfice
net en hausse de 26,4%, à 655 milliards
de yens (4,85 milliards d'euros au cours
actuel) et un gain d'exploitation en progression de 15,3% à 1 250 milliards
pour un chiffre d'affaires qui devrait progresser de 2,7% à 11 400 milliards.
K.H.
SHARP
L
Le P-DG de Hon Hai/Foxconn annonce un droit
prioritaire de négociations
e P-DG du groupe taïwanais Hon Hai/Foxconn a
annoncé vendredi au
Japon avoir obtenu un droit prioritaire de négociations avec
Sharp afin d'aboutir fin février à
un contrat de rachat, pour plus de
5,4 milliards d'euros selon les
médias, qui a été démenti par la
société nippone.
"Nous avons signé un droit de
négocier en priorité", s'est félicité auprès de la presse Terri
Gou, à la sortie d'une réunion
avec les dirigeants de la firme
japonaise à Osaka (ouest), exhibant devant les caméras une
feuille portant son paraphe et
celui du patron de Sharp, Kozo
Takahashi.
"Nous n'avons rien annoncé
de tel", a cependant réagi Sharp
dans un bref communiqué,
contestant l'expression de "droit
prioritaire de négociations".
Le groupe nippon dit avoir
signé avec M. Gou l'intention de
"poursuivre des discussions dans
les temps, en toute sincérité",
avec une "date limite de fin de
négociations étendue par Hon
Hai au 29 février".
La direction de Sharp avait
indiqué jeudi consacrer plus de
moyens à l'étude de l'offre de
reprise déposée par Hon Hai qu'à
celle du fonds semi-public japonais INCJ, tout en assurant continuer de parler avec les deux.
Cependant, durant la conférence de presse de jeudi, M.
Takahashi n'avait cessé de dévaloriser la proposition de l'INCJ,
critiquant un possible démantèlement et le peu d'importance
donné à la division de l'électroménager qui fait "partie des
gènes de Sharp". Ces propos ont
été interprétés par les investisseurs à la Bourse de Tokyo
comme le signe d'une préférence
des administrateurs pour le plan
de sauvetage de Hon Hai. Selon
le quotidien économique Nikkei,
le groupe taïwanais aurait augmenté son offre au-delà de 700
milliards de yens (5,4 milliards
d'euros), une somme sur laquelle
le fonds INCJ ne pourrait pas
s'aligner, même avec l'aide des
banques. La presse nippone a en
outre affirmé que l'INCJ allait
renoncer à contrer l'offre de Hon
Hai/Foxconn.
M. Gou était spécialement
venu au Japon avec la ferme
intention de repartir avec une
signature, avait-il dit aux médias
avant d'entrer en réunion. Sharp
souhaitait des détails et des engagements sur le plan industriel de
Hon Hai avant d'aller plus loin.
M. Gou a affirmé à la sortie
de cet entretien qu'il "rétablirait
Sharp à la première place des
fabricants d'écrans à cristaux
liquides (LCD)" et allait aider à
"élever les ventes d'électroménager".
Il a ajouté qu'il "allait conserver la marque, ne pas diviser le
groupe", et que l'investissement
promis montrait qu'il avait
confiance dans la capacité de
Sharp à se redresser.
M. Gou a conclu en promettant de donner une conférence de
presse sur un contrat final le 29
février.
Arab F/Z.
18 -
LE MAGHREB du 8 Février 2016
INTERNATIONAL
"BREXIT":
IRAK
Le Kurdistan réduit
les salaires à cause
de la chute des prix
pétroliers
Cameron convainc Copenhague,
Varsovie reste prudente
L
a région autonome du Kurdistan irakien ne versera qu'une partie des
salaires de ses fonctionnaires à cause de
la crise économique qu'elle traverse en
raison de la chute des prix du brut. Cette
décision survient alors que le dirigeant du
Kurdistan irakien a appelé à la tenue d'un
référendum sur l'autodétermination de
cette région, autonome depuis 1991, qui
fait face à une crise institutionnelle et
financière. La mesure concerne surtout
les salaires les plus importants, à l'exception des personnels de sécurité. Elle a été
prise pour pouvoir assurer la distribution
d'une partie des salaires et allocations, a
souligné le gouvernement local. Ce dernier dépend des ressources pétrolières
pour l'essentiel de ses revenus, et est donc
très affecté par la chute des prix du brut
qui ont baissé à moins de 30 dollars le
baril. Le Kurdistan exporte du pétrole de
façon indépendante via la Turquie malgré
l'objection du gouvernement central.
Une partie des fonctionnaires du
Kurdistan irakien n'ont pas touché leur
salaire depuis plusieurs mois et certains
d'entre eux se sont mis en grève pour les
réclamer. Les arriérés de salaire n'ayant
pas été payés seront considérés comme
des prêts au ministère des Finances et
déposés sur un compte spécial jusqu'à
l'amélioration de la situation financière, a
précisé le gouvernement.
Le gouvernement local a aussi
approuvé d'autres mesures d'austérité,
notamment la mise aux enchères du
pétrole et produits dérivés non exportés
par oléoduc et la couverture par les fonctionnaires des frais liés aux véhicules de
fonction fournis par les autorités.
Midia Hassan, fonctionnaire de 35 ans
et père de trois enfants, peine à payer les
traites pour l'achat de mobilier pour leur
maison.
Nous sommes encore en train de
payer, nous ne savons pas comment nous
allons pouvoir continuer à le faire si nos
salaires sont réduits, souligne-t-il.
L'annonce concernant les salaires est
survenue après l'appel de Massoud
Barzani, resté au pouvoir malgré l'expiration de son mandat, à un référendum sur
l'indépendance du Kurdistan irakien.
Les conditions sont maintenant réunies pour que le peuple prenne une décision sur son avenir par référendum, a
déclaré mercredi M. Barzani, ajoutant
que ce référendum ne mènerait pas nécessairement à la création immédiate d'un
Etat (kurde) mais permettrait de connaître
la volonté et l'opinion du peuple du
Kurdistan concernant son avenir.
Mais en appelant à ce référendum,
juste avant l'annonce des mesures d'austérité, le dirigeant kurde semble avoir
voulu notamment agiter la veine nationaliste avant la mauvaise nouvelle sur les
salaires.
K.A.
ÉNERGIE
alors que l'UE suggère de son
côté un mécanisme de "sauvegarde" pour limiter les droits
sous certaines conditions. Les
quatre pays d'Europe centrale
du "groupe de Visegrad" Pologne, République tchèque,
Slovaquie, Hongrie - veulent
définir une position commune
sur ces propositions, a indiqué
vendredi le Premier ministre
conservateur hongrois Viktor
Orban.
L
e Premier ministre britannique
David
Cameron a obtenu vendredi le soutien danois à l'accord censé maintenir le
Royaume-Uni dans l'Union
européenne. Le matin, il était à
Varsovie pour tenter d'obtenir
l'appui du chef du parti au pouvoir en Pologne. Varsovie était
la première étape de sa campagne de séduction de M.
Cameron. Après sa rencontre
avec le chef du gouvernement
britannique dans un hôtel de la
capitale, Jaroslaw Kaczynski,
président du parti conservateur
Droit et Justice (PIS), a estimé
avoir "obtenu pas mal de choses". Les bénéfices sociaux
accordés actuellement aux
Polonais vivant et travaillant en
Grande-Bretagne - ils sont plus
d'un million - seront maintenus,
y compris les allocations
controversées pour les enfants
restés en Pologne, a-t-il souligné. D'éventuelles coupes dans
ces prestations ne pourront être
"arbitraires", a déclaré M.
Kaczynski devant les médias,
mais seront "décidées par
l'Union européenne, avec la
participation de la Pologne". Le
ton du chef du PIS tranchait
avec la prudence de la Première
ministre
polonaise
Beata
Szydlo, qui avait accueilli M.
Cameron à Varsovie. Celle-ci
avait déclaré la veille au Times
de Londres qu'en l'état, les propositions concernant le changement des règles sur les bénéfices sociaux des travailleurs
européens en Grande-Bretagne
"ne sont pas assez bonnes" pour
être acceptées.
BATAILLE AUTOUR DES
BÉNÉFICES SOCIAUX
Les bénéfices sociaux sont
l'une des principales pierres
d'achoppement des négociations entre l'UE et la GrandeBretagne. Londres propose de
n'ouvrir ces avantages qu'à ceux
qui séjournent au Royaume-Uni
depuis au moins quatre ans,
"UNE MEILLEURE
EUROPE"
A Copenhague, le chef du
gouvernement danois a apporté
un soutien enthousiaste à la proposition européenne. "Adopter
la proposition créera une meilleure Europe. Je n'interviens pas
dans la politique britannique,
mais j'espère que la GrandeBretagne restera au sein de
l'Europe", a affirmé Lars Løkke
Rasmussen dont le gouvernement minoritaire de centre-droit
est soutenu au Parlement par
l'influente formation eurosceptique du parti populaire danois.
"Nous avons besoin de cet
accord", a-t-il martelé.
"PERSONNE N'EST
VRAIMENT CONTENT"
La proposition de compromis prévoit également des
garanties pour la City. Présentée
mardi par le président du
Conseil européen Donald Tusk
pour éviter un "Brexit", elle a
suscité le scepticisme de plusieurs capitales. "Les premières
réactions (...) montrent que per-
PARTISANS DU "BREXIT"
Le déplacement de M.
Cameron intervient alors que le
soutien à la sortie de l'UE augmente dans son pays, selon un
sondage publié vendredi par le
journal The Times. Les partisans du "Brexit" représentent
maintenant
45%
des
Britanniques interrogés, soit
une hausse de trois points, alors
que le maintien dans l'UE n'est
soutenu que par 36%, en baisse
de deux points.
Mustapha S.
L
Draghi avertit du risque d'agir "trop tard"
pour relancer l'inflation
e président de la BCE Mario Draghi
a mis en garde contre le risque pour
son institution "d'agir trop tard"
pour faire repartir l'inflation en zone euro,
alimentant les spéculations sur une nouvelle action imminente. Face à l'inflation
trop basse, "le risque d'agir trop tard l'emporte sur le risque d'agir trop tôt", a déclaré
le banquier central lors d'un colloque bancaire à Francfort. En janvier, les prix à la
consommation ont progressé de 0,4% en
zone euro, contre 0,2% en décembre, un
niveau très éloigné de l'objectif d'un peu
moins de 2% de la BCE. Surtout, l'inflation
menace de rechuter en territoire négatif,
lestée par l'inexorable recul des prix du
pétrole depuis plusieurs mois. Le président
de la BCE a une nouvelle fois jeudi
défendu la politique monétaire menée par
son institution, qui a abaissé ses taux à des
niveaux historiquement bas, fourni des
prêts géants quasi gratuits aux banques et
qui rachète chaque mois des montagnes de
dettes sur les marchés. Quelques semaines
après avoir balayé les critiques, surtout en
provenance d'Allemagne, l'accusant de
spolier les épargnants en ayant recours à la
planche à billets, le banquier central a tenté
de battre en brèche l'idée que la faible inflation serait un phénomène non monétaire
sur lequel la BCE ne pourrait rien. Selon
lui, renoncer à atteindre "à moyen terme"
une inflation légèrement inférieure à 2%,
comme certains le conseillent à la banque
centrale, entraînerait un risque: "que le
décrochage des attentes d'inflation
conduise à une inflation perpétuellement
faible". "Et si cela se produisait, il nous
L'Argentine propose aux fonds vautours de rembourser avec
25% de décote
Argentine, désireuse de régler le
litige avec des fonds spéculatifs, a
proposé vendredi à des fonds vautours
américains de rembourser sa dette avec
une décote de 25%, a annoncé le ministère argentin des Finances. Des discussions ont débuté lundi à New York entre
Buenos Aires et des fonds spéculatifs
ayant gagné en justice un procès
condamnant l'Argentine à leur payer
100% de la valeur des titres. D'après le
médiateur, l'offre de Buenos Aires est un
paiement de 6,5 milliards de dollars alors
que le passif est estimé à environ 9 milliards. La proposition implique une
décote d'environ 25% par rapport au
"EUROPE À LA CARTE"
Une autre rencontre aura lieu
jeudi prochain. Si un accord
intervient entre Londres et le
reste de l'UE lors du sommet, le
référendum sur le maintien du
Royaume-Uni dans l'Union promis par David Cameron aux
Britanniques - pourrait se tenir
en juin. Cependant, certaines
des réformes demandées par
Londres vont rencontrer la
résistance du Parlement européen, a mis en garde vendredi
son président Martin Schulz,
évoquant le refus d'une "Europe
à la carte".
BCE
DETTE
L'
sonne n'est vraiment content.
C'est un signe que les propositions sont justes et équitables
mais aussi qu'un accord pourrait
être difficile à trouver", a
déclaré l'un des diplomates réunis vendredi à Bruxelles pour
finaliser les propositions de
l'UE visant à empêcher Londres
de quitter l'Union.
jugement, dit le communiqué argentin.
L'Argentine a aujourd'hui rendu publique
une proposition visant à trouver un compromis avec les nombreux détenteurs de
titres de dette en défaut et à les payer, a
indiqué Daniel Pollack, le médiateur
chargé du dossier à New York. Cette
proposition doit toutefois être approuvée
par le Congrès argentin et par le juge
new-yorkais chargé du dossier, Tomas
Griesa, a-t-il ajouté dans un communiqué. Cette semaine, un fonds italien rassemblant 50 000 investisseurs, a consenti
une décote de près de 50% et conclu un
accord prévoyant le paiement de 1,35
milliard de dollars. Le nouveau président
argentin Mauricio Macri, au pouvoir
depuis deux mois, a entrepris des réformes économiques et fait d'une résolution
du conflit sur la dette, une priorité. Avant
lui, la présidente argentine de gauche
Cristina Kirchner avait engagé un bras de
fer avec les fonds américains, et refusé
d'appliquer le jugement d'un tribunal de
New York. Après la crise économique de
2001/2002, l'Argentine a restructuré la
dette envers 93% de ses créanciers, mais
des fonds vautours détenant environ 7%
des titres ont refusé les remises de dette
prévues par les restructurations de 2005
et 2010.
M.S.
faudrait une politique monétaire encore
plus accommodante pour inverser" ce phénomène, a-t-il poursuivi. "Il y a des forces
au sein de l'économie mondiale qui
concourent à maintenir l'inflation basse.
Ces forces risquent de ralentir le retour de
l'inflation vers notre objectif", a concédé
M. Draghi, tout en affirmant ne pas voir de
raison pour que son institution capitule face
à cette situation. Il n'y a pas de raison de
renoncer à relancer les prix, "simplement
parce que nous sommes tous affectés par
un phénomène mondial de désinflation", a
estimé le gardien de l'euro. "Est-ce que cela
aiderait les marchés émergents que les banques centrales des économies avancées ne
remplissent pas leur mandat ? Est-ce que
cela serait plus susceptible de contribuer à
la croissance mondiale ? Clairement, la
réponse est non", a martelé M. Draghi. "Ce
qui compte, c'est que les banques centrales
remplissent leur mandat. Au sein de la zone
euro, cela peut impliquer des défis supplémentaires par rapport à d'autres juridictions, mais ces défis peuvent être surmontés. Ils ne justifient pas l'inaction", a ajouté
l'Italien. Ces propos risquent de relancer les
spéculations concernant une nouvelle
action imminente de la BCE. Fin janvier,
M. Draghi avait déjà fait miroiter de nouvelles mesures de soutien en déclarant qu'il
serait "nécessaire de réévaluer et peut-être
revoir" la politique monétaire de l'institution lors de la prochaine réunion du conseil
des gouverneurs le 10 mars.
L'institution monétaire "n'a encore rien
décidé pour mars", avait toutefois tempéré
mercredi Yves Mersch, membre de son
directoire, en appelant les investisseurs à
ne pas se laisser influencer par le "battage"
autour d'éventuelles mesures supplémentaires de soutien.
Kamel A.
LE MAGHREB du 8 Février 2016 - 7
PÉTROLE
Les géants du secteur s'enfoncent
dans la crise
Trimestre après
trimestre, les majors
pétrolières s'enfoncent
dans la crise: face à
des résultats laminés
par la dégringolade
des prix de l'or noir, et
faute de signe de
redressement à court
terme, elles n'ont
d'autre choix que de
se serrer encore plus
la ceinture, estiment
des experts.
"J
e doute fort d'un
redressement en
2016",
résume
Christopher Dembik, économiste chez Saxo Bank. La
compagnie
américaine
Chevron, qui a ouvert le bal
des résultats fin janvier, a vu
son bénéfice de 2015 englouti
par le plongeon du pétrole,
enregistrant même sa première
perte trimestrielle en 13 ans
sur les trois derniers mois de
l'année. Les autres groupes ne
sont pas mieux lotis. Les profits du géant américain
ExxonMobil ont été réduits de
moitié l'an dernier, le bénéfice
net de l'anglo-néerlandais
Shell a été divisé par plus de
sept tandis que le britannique
BP et le norvégien Statoil sont
tombés dans le rouge. Le
géant français Total, qui
dévoilera ses résultats annuels
le 11 février, ne devrait pas
être en reste, son P-DG Patrick
Pouyanné ayant laissé entendre qu'ils seraient en repli de
20%. "Dans tous les cas, l'entreprise ne peut pas faire
bande à part", souligne M.
Dembik. Il faut dire que le prix
du baril a fondu de 47% en
2015 par rapport à l'année précédente, atteignant 52 dollars
en moyenne, et de plus de 70%
depuis juin 2014, victime
d'une offre excédentaire ali-
mentée par la guerre de parts
de marché entre le pétrole de
l'Opep, Arabie saoudite en
tête, et les hydrocarbures de
schiste américains. Il s'est
même enfoncé sous la barre
des 30 dollars en janvier dernier avant de se redresser légèrement. "L'Arabie saoudite n'a
aucune raison de réviser sa
stratégie.
On est donc toujours sur
une stratégie de pétrole bas. Je
pense qu'on n'a pas atteint le
prix plancher, même si on
devrait avoir une stabilisation
autour de 30 dollars le baril",
estime l'économiste de Saxo
Bank. Même cause, mêmes
effets: pour résister, les majors
continuent à tailler dans leurs
dépenses, en réduisant encore
plus leurs investissements et
en amplifiant les suppressions
d'emplois, qui se comptent
déjà en plusieurs dizaines de
milliers. Selon l'organisme de
recherche
français
IFP
Energies Nouvelles, les investissements en exploration-production se sont effondrés de
21,1% à 539 milliards de dollars en 2015, et ils devraient
continuer à se replier de 10%
cette année.
LE PARAPÉTROLIER
SOUFFRE PLUS
Ces nouvelles cures d'austérité sont d'autant plus nécessaires, selon les observateurs,
que le ballon d'oxygène
apporté par les activités de raffinage, qui profitent elles d'un
prix faible du baril et compensent les pertes de l'explorationproduction, risque de se
dégonfler en raison d'un problème de surcapacités. "Ça a
bien joué en 2015 et ça peut
encore jouer en 2016. Mais
l'aspect raffinage est un élément essentiellement conjoncturel à l'heure actuelle et à
long terme, il sera insuffisant
pour limiter l'impact sur les
résultats",
explique
Christopher Dembik. Les
majors ont encore des marges
de manoeuvre pour réduire
leurs coûts, estime l'analyste
Alexandre
Andlauer,
d'AlphaValue. "Il y a encore
du potentiel de baisse, parce
qu'il y a encore beaucoup de
gras dans ces sociétés",
affirme-t-il, citant l'exemple
de Shell, où le coût salarial
moyen des 94 000 employés
s'élevait à 214 000 dollars en
2014. Aucun des groupes, à
l'exception de l'italien Eni, ne
s'est toutefois encore résolu à
couper dans les dividendes,
même si certaines, comme
Total, n'excluent pas de verser
un dividende en actions afin
de réduire les sommes à
débourser. "D'un point de vue
industriel, c'est troublant",
juge M. Andlauer, car une
baisse des investissements
ampute les revenus futurs en
abaissant les perspectives de
production. L'horizon est
encore plus sombre pour les
entreprises du secteur parapétrolier, dont les françaises
CGG, Technip, Bourbon ou
Vallourec, pressées de réduire
leurs coûts par les compagnies
pétrolières qui achètent leurs
équipements et services.
"C'est un peu la variable
d'ajustement du secteur, donc
la pression est beaucoup plus
forte", relève Christopher
Dembik. "Le secteur parapétrolier n'a pas fini de souffrir",
abonde Alexandre Andlauer.
Selon l'IFP EN, l'activité du
secteur de la géophysique s'est
effondrée de 28% l'an dernier
et celui du forage de 27%. La
tendance devrait se poursuivre
cette année, avec un repli de
respectivement 10% et 6%.
Farida B.
ÉLECTRICITÉ
EDF pourfend les
dysfonctionnements
du marché
européen
L
e prix de l'électricité sur les marchés européens est trop bas et ne
permet à aucun opérateur de financer
de nouveaux développements, a
regretté jeudi le P-DG d'EDF, JeanBernard Lévy, appelant l'Europe à
avoir une politique plus rapide pour
améliorer les mécanismes de marché.
Quand on voit le prix de l'électricité
à 30 euros du mégawattheure, il permet
tout juste de couvrir les coûts variables
(d'un opérateur comme EDF) mais ne
permet à aucun opérateur en Europe
aujourd'hui de compter sur le marché
pour financer de nouveaux développements, a déclaré M. Lévy jeudi au colloque annuel du Syndicat des énergies
renouvelables (SER).
Pointant les dysfonctionnements sur
les marchés, il a estimé que le point
tout à fait crucial pour EDF est la mise
en place de mécanismes de capacité,
dispositifs qui permettent de rémunérer
les capacités de production de courant
qu'un énergéticien s'engage à rendre
disponible en cas de besoin.
Or, le marché européen connait
depuis plusieurs années une situation
de surcapacités de production, due
notamment à la baisse de la consommation de courant depuis la crise économique et au développement massif des
énergies renouvelables soutenues par
des subventions publiques.
Sous l'impulsion de l'Union européenne, ces soutiens publics sont amenés à être revus, avec une montée en
puissance de la vente de l'électricité
verte directement sur les marchés.
A l'avenir, pour continuer à assurer
le développement des énergies renouvelables, il faut, selon M. Lévy, une
politique plus rapide sur l'utilisation
d'un prix du CO2 à l'échelle européenne pour faire en sorte que l'ordre
de mérite reflète davantage la priorité
donnée aux énergies renouvelables par
rapport aux énergies fossiles.
La Commission européenne a
annoncé pour cette année la publication
de plusieurs propositions législatives
concernant le secteur de l'énergie,
notamment pour l'adapter à la transition
énergétique.
S.S.
GAZ EN FRANCE
Les tarifs baisseront
de 3,2% en mars
ENERGIES PROPRES
Obama veut doubler le financement de L
la recherche
L
e président des Etats-Unis
Barack Obama a proposé samedi
de doubler, dans les cinq ans à
venir, le financement fédéral pour la
recherche et développement dans les
énergies "propres" telles que le solaire
ou l'éolien. Cela correspond à une promesse faite à la COP21.
"Plutôt que de subventionner le passé,
nous devrions investir dans le futur", a
souligné M. Obama en détaillant, dans
son allocution hebdomadaire, cette proposition qui figurera dans le budget 2017
que l'exécutif transmettra mardi au
Congrès. Si les républicains, qui contrôlent la Chambre des représentants
comme le Sénat, sont extrêmement réticents à adopter toute législation liée à la
lutte contre le changement climatique,
M. Obama espère que cette proposition
précise passera l'obstacle.
SOURCE D'EMPLOIS
"Si les républicains du Congrès en
sont toujours à réfléchir à leur position
sur le changement climatique, nombre
d'entre eux réalisent que les énergies
propres sont une source extraordinaire
d'emplois bien rémunérés pour leurs
électeurs", souligne-t-il. L'objectif affiché est de faire passer l'investissement
fédéral sur ce secteur de 6,4 milliards de
dollars en 2016 à 12,8 milliards en 2021.
Fin novembre à Paris, en marge de la
conférence de l'ONU sur le climat
(COP21), les Etats-Unis s'étaient engagés avec 19 autres pays, dont la France,
l'Allemagne ou encore le Japon et l'Inde,
à doubler leurs investissements dans les
énergies renouvelables en cinq ans.
INVESTISSEURS PRIVÉS
En parallèle, l'administration américaine avait également annoncé la création
de
"Breakthrough
Energy
Coalition", un groupe indépendant de 28
investisseurs privés originaires de 10
pays différents, piloté par le milliardaire
américain Bill Gates. L'objectif de cette
initiative est de servir de passerelle entre
les nouvelles entreprises du secteur des
énergies vertes, la recherche et le marché
de l'énergie.
TAXER LE PÉTROLE
L'administration Obama vient de formuler une proposition beaucoup plus
audacieuse qui devrait, elle, à coup sûr,
terminer sa course au Congrès: la mise
en place d'une taxe de 10 dollars sur le
baril de pétrole pour financer un vaste
plan d'investissements dans les transports non polluants. "Il est important de
mettre à profit cette période où les prix
du pétroles sont bas pour accélérer la
transition énergétique", a expliqué M.
Obama, soulignant que cela permettrait
d'être dans "une position beaucoup plus
forte dans 10, 15 ou 20 ans". Le parti
républicain a immédiatement exprimé sa
farouche opposition à une idée destinée,
selon lui, "à sacrifier la croissance pour
faire plaisir aux militants du climat".
Siham S.
es tarifs réglementés du gaz, appliqués par Engie (ex-GDF Suez) à
6,4 millions de consommateurs, baisseront en moyenne de 3,2% hors taxes en
mars, en repli pour le sixième mois
consécutif, a-t-on appris jeudi de
source proche du dossier, confirmant
une information du Figaro.
En février, ces tarifs s'étaient repliés
de 1,86%, dans le sillage de la chute
des cours du pétrole.
Les tarifs réglementés du gaz
consistent en un prix de détail, qui n'inclut pas encore les diverses taxes, mais
comprend les coûts d'approvisionnement d'Engie. Ils sont révisés mensuellement.
Depuis l'ouverture du marché de
l'énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs
réglementés de l'ancien monopole et les
prix de marché, proposés tant par Engie
que par ses concurrents.
S'ils subsistent pour les particuliers,
ces tarifs ont été totalement supprimés
au 1er janvier pour les clients professionnels du gaz naturel et de l'électricité, qui ont dû obligatoirement souscrire une offre à prix libre.
F.B.
6-
L'
amélioration des conditions
de prise en charge des insuffisants rénaux et la promotion des
prestations médicales spécialisées
au niveau des structures disponibles
sont au centre des préoccupations
"urgentes" soulevées à Laghouat, a
indiqué le président de l'association
des insuffisants rénaux "Kholoud".
Les contraintes auxquelles sont
confrontés notamment les malades
dialysés sont afférentes à la pression
exercée sur le centre d'hémodialyse
du chef-lieu de wilaya qui prend en
charge près de 160 malades par
semaine, dépassant largement sa
capacité de 120 lits et de ses 16 reins
artificiels, a relevé le président de
l'association, Mohamed Romane.
Cette situation, a-t-il dit, influe
négativement sur les conditions de
prise en charge médicale des malades, en plus des nouveaux inscrits,
privant certains d'accomplir toutes
leurs séances, à raison de trois fois
par semaine, a-t-il expliqué.
Les mesures prises pour atténuer
la pression sur ce centre, consistant
notamment en l'ouverture d'un centre d'hémodialyse à l'hôpital de Ksar
El-Hirane, n'ont, toutefois, pas amélioré la situation, car ce dernier
(centre) est dédié uniquement aux
malades des communes de Ksar ElHirane et Bennacer Benchohra,
selon M.Romane.
Une situation à laquelle s'ajoute
le déficit accusé en encadrement
médical spécialisés, avec trois praticiens spécialistes seulement, mais
aussi en paramédicaux, a-t-il ajouté.
Le directeur de la santé et de la
population (DSP) a, de son coté,
indiqué que la wilaya de Laghouat
compte trois centres d'hémodialyse
totalisant 66 reins artificiels, prenant
en charge plus de 260 insuffisants
rénaux dialysés.
Imad Eddine Mouad a expliqué
la faible affluence des malades vers
le centre de Ksar El-Hirane, créé
justement pour atténuer la surcharge
sur celui du chef-lieu de wilaya et
améliorer les prestations médicales,
par "le refus des malades de s'y
orienter pour des raisons surtout
subjectives".
S'agissant de l'encadrement
médical spécialisé, le DSP a révélé
que le secteur, comptant actuellement trois néphrologues, deux maitres-assistants, en plus de 15 praticiens généralistes ayant bénéficié
d'une formation en néphrologie, sera
renforcé prochainement par deux
spécialistes au niveau des centres
d'Aflou et de Ksar El-Hirane, en
plus de l'affectation vers les centres
d'hémodialyse d'agents paramédicaux, en formation actuellement.
Concernant la clinique privée
spécialisée dans la prise en charge
des insuffisants rénaux, sa fermeture
dernièrement est motivée par l'absence de praticiens spécialistes, une
condition indispensable pour assurer ce type de prestations médicales,
a fait avoir le même responsable.
Le DSP de Laghouat a également
annoncé le lancement prochain des
travaux d'extension du centre d'hémodialyse "Kamel Sehiri" au cheflieu de wilaya et la mise en service,
avant fin 2016, d'une unité d'hémodialyse dans la commune de Gueltat
Sidi-Saâd, dont les travaux de réalisation sont à 80% d'avancement.
R.R.
TEST DE MISSILE NORD-CORÉEN
TIZI-OUZOU
LAGHOUAT
Amélioration des
conditions de prise
en charge des
insuffisants rénaux
INTERNATIONAL
RÉGIONS
LE MAGHREB du 8 Février 2016
Le cancer, cette
maladie mortelle,
qui fait peur dès
quand l'entend, non
seulement par ce
que la fin de la
personne atteinte
d'elle est connue
tristement, mais
aussi parce que le
chemin de
combattre cette
maladie est plein de
douleur psychique et
physique.
C
ette maladie ne choisit
pas entre femme et
homme ou bien jeune
et vieux, et ce depuis longtemps, mais malheureusement
elle touche aussi une catégorie
de la société qui ne connait
rien de la vie ni de ces obstacles, sauf qu'elle est belle :
l'enfance.
Soutenir les enfants atteints
de cette maladie a fait l'objet
de plusieurs manifestations
dans le monde, l'Algérie et
comme d'autres pays donne
une très grande importance à
ces événements car ils donnent
une force positive aux malades
pour pouvoir tenir jusqu'au
dernier souffle.
Pour cela un gala de solidarité au profit d'enfants atteints
de cancer a été organisé
samedi dans la wilaya de TiziOuzou
par
l'association
"Tujya" de sensibilisation et
Pyongyang a annoncé
avoir lancé un satellite
d'observation de la
Terre, bien que
certains estiment qu'il
s'agit plutôt d'un test
de missile balistique.
L
d'information médicale.
Placé sous le slogan "un
concert contre le cancer", ce
gala, organisé en collaboration
avec l'association "El Fedjr"
qui prend en charge les malades atteints de cancer, a été
marqué par deux grandes figures de la chanson algérienne
d'expression kabyle à savoir
Ali Amrane et Kheloui
Lounes. Les chanteurs Amar
Khodja Mhamed, Noria et le
groupe "Zedma" ont également adhéré à cette initiative.
En dépit du prix du ticket
qui est de 1000 DA, jugé "un
peu élevé" par les petites bourses poussant les organisateurs
à le revoir à la baisse (800 DA)
au milieu du gala, la salle des
spectacles de la maison de la
culture Mouloud Mammeri
qui a abrité l'événement a été
pleine aux trois quart.
Le président de l'association Tujya, Arezki Hassani, a
remercié les citoyens qui n'ont
pas hésité à mettre la main à la
poche pour dessiner le sourire
sur les visages des enfants
atteints de cancer. Il a également remercié les chanteurs
qui ont adhéré à cette initiative
en chantant gracieusement au
profit des malades. "Ce sont
des artistes, comme ceux qui
ont pris part à ce gala, qui forgent notre volonté à poursuivre notre action de solidarité",
a-t-il ajouté.
Un autre gala de solidarité
est programmé, le 13 de ce
mois de février dans la wilaya
de Bouira avec la participation
d'une vingtaine de chanteurs
dont Ali Amrane qui est rentré
de France spécialement pour
participer à cette initiative, et
Belaid Tagrawla.
Les fonds ainsi collectés
seront utilisés pour offrir à des
enfants atteints de cancer pris
en charge par l'association El
Fedjr, des vacances soit à
l'étranger soit en Algérie (en
fonction du montant collecté),
et pour l'achat de matériel
médical, au profit des malades, a ajouté M. Hassani.
Ces deux galas rentrent
dans le cadre d'un programme
initié en collaboration avec
l'association El Fedjr. Il a
débuté jeudi dernier par quatre
conférences sur le thème du
cancer, son dépistage et sa
prise en charge, animées par
des médecins spécialistes. Des
ateliers éducatifs pour enfants
ont été organisés vendredi.
Akli I.
a télévision officielle
nord-coréenne
a
annoncé le succès du
lancement d'un satellite artificiel, Kwangmyong 4, depuis
la base de lancement de Sohae
située sur la côte occidentale
de la Corée du Nord. "Ce 7
février à 09h30 (00h30 GMT),
le satellite Kwangmyong 4
destiné à l'observation de la
Terre depuis l'espace a été
lancé avec succès. Ce lancement est le résultat du développement de la science et de
la technologie en Corée du
Nord", a communiqué la présentatrice de la télévision.
Les experts et les critiques
de la politique nord-coréenne
mettent en doute la version
officielle et estiment que cet
essai permet à la Corée du
Nord de tester des missiles
balistiques intercontinentaux
techniquement similaires.
Les réactions internationales n'ont pas tardé. Les EtatsUnis ont qualifié le tir d'action
déstabilisatrice et le Japon
d'absolument intolérable. La
Chine a exprimé ses regrets
suite à l'essai nord-coréen et a
Réalisation prochaine de 8.000 logements
au nouveau pôle urbain de Misserghine
n marge de sa visite aux sites du
projet de réalisation de 5.000
logements de location-vente
(AADL), le wali d'Oran, a annoncé
samedi, que les travaux de réalisation de
8.000 logements au nouveau pôle urbain
de Misserghine (ouest d'Oran), seront lancés prochainement.
Abdelghani Zaalane a indiqué donc à
la presse, que ce nouveau pôle urbain proche de la commune de Misserghine baptisé "la nouvelle ville" verra le lancement
de la réalisation de 4.000 nouveaux logements AADL et un nombre similaire de
logements sociaux locatifs.
Ces deux programmes d'habitat constituent le premier noyau d'édification du
nouveau pôle urbain dont a bénéficié la
wilaya sur un site important au milieu
d'Oran et de Misserghine, dans la partie
sud-ouest du Groupement urbain de la
ville, a-t-il souligné.
Le programme de 4.000 nouveaux
logements AADL, qui sera concrétisé
dans ce pôle urbain, s'ajoute aux 9.000
autres logements de même formule dont a
déjà bénéficié Oran au titre du programme quinquennal en cours, soit un
total de 13.000 logements.
S'agissant du programme de 9.000
logements AADL dont a été dotée la
wilaya en deux phases, il a été procédé à
la réalisation de 5.000 logements à Ain El
Beida (commune d'Es Sénia) répartis sur
Oran : Couverture nuageuse partielle-28°Min-17°-Hum:56%
deux sites qui enregistrent un taux d'avancement appréciable surtout avec l'achèvement de la majorité des gros œuvres.
Il est attendu, dans les prochaines
semaines, le lancement des travaux de
réalisation de 4.000 autres unités dans le
même site après l'achèvement des procédures administratives, en cours avec la
direction des services agricoles, pour la
reconversion de terrains au profit du programme d'habitat.
Le nombre de souscripteurs au programme AADL a atteint un total de
35.000 inscrits, ont indiqué les services de
l'Agence nationale d'amélioration et de
développement du logement à Oran.
Le wali a affirmé que tous les dossiers
avalisés par l'AADL seront pris en charge,
ajoutant qu'Oran sera renforcé à l'avenir
de programmes d'habitat de cette formule
au titre du quinquennat de développement.
Il a également signalé l'inscription de
projets de plusieurs structures au niveau
des sites AADL dont des établissements
scolaires des trois paliers et autres sanitaires et sécuritaires.
Houari B.
KHENCHELA
D
Des vestiges d'armes remontant
à l'époque coloniale, découverts
es vestiges d'armes "remontant probablement à l'époque coloniale", enfouis sous
terre, ont été découverts samedi à proximité immédiate du siège de la wilaya de
Khenchela, a-t-on constaté. Il s'agit d'une "quantité considérable de vestiges d'armes"
découverts "pratiquement sous le siège de la wilaya par un entrepreneur procédant à
des travaux de renouvellement du mur de clôture de l'enceinte", a précisé M. Hocine
Khaldi, directeur local des moudjahidine.
L'opération de mise au jour des ces armes se poursuit avec la collaboration des services concernés afin d'en déterminer l'origine et la quantité exacte, selon le même responsable qui a fait savoir à l'APS que le lot découvert sera conservé au musée régional
du Moudjahid pour être présenté au public.
M. Khaldi a rappelé que des restes de martyrs ont été découverts au cours des
années 1980 dans la même zone.
R.R.
Alger : Couverture nuageuse partielle-Max-27°Min-13°-Hum:61%
partielle-Max-27°Min-13°-Hum:61%
Annaba : Couverture nuageuse partielle -Max-24°
Max-24° Min-13°-Hum:62%
appelé toutes les parties à
répondre à cette situation avec
calme. Le Conseil de sécurité
de l'Onu se réunira dimanche
pour discuter de ce tir. Le
secrétaire général de l'Onu
Ban Ki-moon, pour sa part, a
déploré le tir d'un missile
balistique par Pyongyang. Il a
demandé à la Corée du Nord
de "cesser ses actions provocatrices" et d'honorer ses
engagements internationaux.
"Il est déplorable que la
Corée du Nord ait effectué, le
7 février, un tir utilisant la
technologie des missiles balistiques en violation des résolutions pertinentes du Conseil de
sécurité de l'Onu, cela malgré
l'appel unanime de la communauté internationale contre une
telle initiative", a-t-il souligné
dans un communiqué de
presse. Hier, la Corée du Nord
a tiré un missile balistique
depuis le site de Sohae situé
sur sa côte occidentale. Dix
minutes après son lancement,
le missile a survolé l'espace
aérien de la préfecture japonaise d'Okinawa. Washington
a déclaré que le missile avait
été tiré en direction sud, vers
la mer Jaune. La Russie a
condamné le lancement par la
Corée du Nord d'une fusée à
longue portée, le jugeant très
dommageable pour la sécurité
régionale, y compris celle de
Pyongyang. Il est évident que
de telles actions conduisent à
une aggravation sérieuse de la
situation dans la péninsule
coréenne et l'Asie du Nord-Est
dans son ensemble et est très
dommageable à la sécurité des
pays de la région, en particulier et en premier lieu de la
Corée du Nord elle-même, a
indiqué le ministère russe des
Affaires étrangères dans un
communiqué. La Russie, qui
est l'un des rares alliés du
régime le plus isolé au monde
avec lequel elle partage une
frontière, a ajouté que
Pyongyang avait une fois
encore manifesté un mépris
imprudent pour les règles du
droit international.
Le chemin choisi par
Pyongyang ne peut que susciter une protestation ferme, a
déclaré le ministère des
Affaires étrangères.
Nous
recommandons
urgemment à la direction
nord-coréenne de se demander
si la politique qui consiste à
s'opposer à la communauté
internationale est dans l'intérêt
du pays, ajoute le communiqué.
Nawal Z.
DÉBAT RÉPUBLICAIN AUX ÉTATS-UNIS
ORAN
E
HAÏTI
L'Onu dénonce une nouvelle
provocation
Un concert contre le cancer, pour
soutenir les enfants cancéreux
S
Marco Rubio malmené avant le New
Hampshire
ept candidats républicains à la
Maison Blanche se sont affrontés
samedi soir lors d'un huitième
débat particulièrement tendu, avant les
élections primaires du New Hampshire.
Marco Rubio a été vivement attaqué par
ses adversaires qui espèrent freiner sa
progression. Le sénateur de Floride a été
la cible de critiques immédiates après
son score meilleur que prévu dans
l'Iowa lundi dernier. "Il n'a tout simplement pas l'expérience", a d'entrée de jeu
lancé le gouverneur du New Jersey
Chris Christie, au cours d'une tirade particulièrement virulente, l'accusant de
n'avoir jamais pris de "décision importante dans laquelle sa responsabilité
était engagée".
"Marco Rubio est un politicien doué,
mais nous avons déjà essayé (un jeune
sénateur) avec Barack Obama", a
déclaré de son côté l'ancien gouverneur
de Floride Jeb Bush, mettant lui aussi en
avant son expérience sur le terrain.
M. Rubio, 44 ans, qui s'attendait visiblement à ces attaques, a essayé de les
esquiver, en répétant à cinq reprises la
même attaque contre le président
Obama, qu'il a accusé de sciemment
vouloir "changer ce pays, pour faire que
l'Amérique ressemble plus au reste du
monde". "Quand je deviendrai président
des Etats-unis, nous allons ré-embrasser
toutes les choses qui ont fait de
l'Amérique le plus grand pays du
monde", a poursuivi Marco Rubio. Le
télégénique sénateur de Floride, benjamin des candidats républicains, était
arrivé 3e des caucus de l'Iowa. Une sur-
prise qui lui vaut d'être devenu l'espoir
de l'establishment républicain, qui
déteste tout autant Ted Cruz, sénateur
ultra-conservateur du Texas arrivé en
tête dans l'Iowa, que le milliardaire
Donald Trump, qui a dû s'y contenter
d'une deuxième place.
PAS DE FEMME INVITÉE
Lors du débat de samedi organisé au
Saint Anselm College, université catholique sur les hauteurs de la ville de
Manchester, et diffusé par ABC, M.
Trump s'est lui présenté comme celui
ayant "le meilleur tempérament" pour
devenir président. Il a dit qu'il avait été
le premier à parler d'immigration illégale et des musulmans, et qu'il avait mis
en garde à l'époque contre la guerre en
Irak.
"Nous allons gagner avec Trump.
Notre pays ne gagne plus. Nous allons
gagner avec Trump et c'est ce que le
pays va aimer", a-t-il ajouté, profitant
durant le débat de ce que les attaques se
concentrent sur Marco Rubio.
Les candidats ont tour à tour évoqué
leurs positions sur l'immigration, la
santé, le terrorisme, la politique étrangère, la police, l'armée, les anciens combattants, le mariage homosexuel.
Donald Trump s'est déclaré pour la
technique de la simulation de noyade
pour les terroristes présumés, qui a été
interdite par le président Obama, technique d'interrogatoire également soutenue
par le sénateur Ted Cruz dans des situations d'urgence. Jeb Bush s'y est dit
opposé.
LE MAGHREB du 8 Février 2016 - 19
UN VOTE DÉTERMINANT
Le débat télévisé de samedi était particulièrement important: le petit Etat du
New Hampshire (nord-est) est le
deuxième à voter, dans le long marathon
qui désignera les candidats, républicain
et démocrate, à l'élection présidentielle
du 8 novembre pour succéder à Barack
Obama. Il donne généralement le ton
pour la suite, les candidats les plus faibles n'y survivent souvent pas.
Certains électeurs sont aussi réputés
pour ne se décider qu'au dernier
moment. Les électeurs indépendants,
qui peuvent choisir de voter démocrate
ou républicain, y sont en outre très nombreux, 44% du total. Ils ont été particulièrement courtisés.
Dans le New Hampshire, Donald
Trump est en tête devant Marco Rubio
(35% à 14% selon un dernier sondage
7News/University of Massachusetts
Lowell), et il a pris soin samedi soir de
ne pas prendre de risque. Ted Cruz est
selon ce sondage 3e, à 13%. Il est aussi
resté prudent durant le débat.
Viennent ensuite l'ancien gouverneur
de Floride Jeb Bush (10%), le gouverneur de l'Ohio John Kasich (10%), le
gouverneur du New Jersey Chris
Christie (4%), et le neuro-chirurgien
Ben Carson (3%).
En dépit de ses protestations, la seule
femme candidate chez les républicains,
Carly Fiorina, ancienne directrice générale de Hewlett-Packard, n'a pas été
invitée au débat en raison de ses résultats trop faibles.
I.A.
Faute de président
élu, un
gouvernement de
transition
L
e président haïtien Michel Martelly,
dont le mandat s'achevait samedi, et
les présidents des deux chambres du
Parlement ont signé un accord prévoyant
l'installation d'un gouvernement transitoire dans l'attente du prochain scrutin
présidentiel. Cela n'a pas été facile mais,
comme je l'avais dit, je n'aurais pas laissé
ce pays au 7 février aller vers l'incertitude,
donc on a travaillé sans relâche ces trois
dernières semaines, a déclaré Michel
Martelly lors de la cérémonie officielle de
signature du document. Cet accord politique, signé samedi matin quelques heures
seulement avant la fin du mandat de
Michel Martelly, permet au pays de sortir
du flou dans lequel il était plongé. Le
document de quatre pages signale l'élection par le Parlement d'un président provisoire, avec un mandat d'une durée maximale de 120 jours. Nous allons tenir
dimanche matin une séance en Assemblée
nationale pour prendre acte de la fin du
mandat du président Martelly et demander
au Premier ministre et au gouvernement
de rester en poste pour liquider les affaires
courantes, a expliqué Jocelerme Privert, le
président du Sénat. L'élection du président intérimaire n'aura lieu que plus tard,
a-t-il confié sans fournir de date pour ce
vote parlementaire. La situation en Haïti
est exceptionnelle et elle requérait une
solution exceptionnelle, a indiqué Ronald
Sanders, le chef de mission spéciale de
l'Organisation des Etats américains
(OEA). Nous sommes heureux que l'ensemble des acteurs se soient engagés en
faveur de la démocratie, la paix et la stabilité dans ce contexte de vide constitutionnel créé par l'absence d'un Président
élu pour remplacer M. Martelly. Satisfait
qu'un consensus ait pu être trouvé dans
une ambiance de frères, Michel Martelly a
néanmoins souligné que la crise politique
n'était pas pour autant résolue.
Malgré cet accord il faudra rester vigilant parce qu'il faudra prendre en compte
le fait que certains ne se retrouveront pas
dans cet accord. Pour ça, je demande aux
responsables de faire tous leurs efforts
pour tenir Haïti dans la stabilité, a déclaré
le président à quelques heures de la fin de
son mandat. Je demande aux différents
protagonistes, ceux qui utilisent la violence particulièrement, de comprendre
qu'à chaque fois qu'il y a de la violence,
Haïti fait un pas en arrière, a-t-il encore
regretté. Vendredi, un homme a été tué
dans des affrontements à Port-au-Prince
entre des centaines d'opposants au pouvoir haïtien et d'anciens militaires ou des
jeunes se réclamant de l'armée, démantelée dans les années 1990. L'accord politique signé entre les pouvoirs exécutif et
législatif indique la tenue du second tour
de la présidentielle le 24 avril, et le nouveau Président serait installé le 14 mai.
Mais le président du Sénat rappelle qu'il
ne s'agit là que d'une proposition de calendrier: Il appartient au conseil électoral
d'établir un calendrier électoral, a précisé
Jocelerme Privert. Evitant un vide du pouvoir, Haïti est désormais confrontée à la
nécessité d'un accord parlementaire sur la
nomination d'un chef de l'Etat et d'un
Premier ministre intérimaires. La composition d'un nouveau Conseil électoral provisoire, suite aux démissions successives
de six de ses neufs membres, ne va pas
non plus manquer d'alimenter les débats
au sein de la classe politique. La secrétaire
générale de la Francophonie, Michaëlle
Jean, a salué la signature de cet accord et
exhorté tous les acteurs haïtiens à maintenir cette dynamique de dialogue et de
consensus. Après le premier tour des élections tenu le 25 octobre, une farce ridicule
selon le candidat Jude Célestin, le
deuxième tour qui devait l'opposer le 27
décembre au candidat du pouvoir Jovenel
Moïse a été reporté dans un premier temps
au 24 janvier, avant d'être de nouveau
reporté sine die.
Ikram A.
AFRIQUE
20 - LE MAGHREB du 8 Février 2016
NATION
MALI
L'EXPLOSION À BORD
DE L'AVION DE LA
COMPAGNIE DAALLO
Due à une bombe
L'
explosion à bord de l'avion de
ligne de la compagnie Daallo
Airlines, qui avait été contraint mardi de
faire un atterrissage d'urgence à
Mogadiscio, était due à une bombe, a
reconnu samedi le gouvernement somalien après avoir d'abord évoqué un problème de pression d'air.
Des recherches supplémentaires
conduites par des experts somaliens et
internationaux ont confirmé que l'explosion qui avait eu lieu à bord de l'avion de
Daallo n'était pas due à un problème technique mais à une bombe destinée à
détruire l'appareil et tuer tous les passagers, a déclaré Ali Ahmed Jama, le ministre somalien des Transports et de
l'Aviation, lors d'une conférence de
presse à Mogadiscio.
Les forces de sécurité ont arrêté des
personnes suspectées d'avoir été impliquées dans cet attentat, a-t-il ajouté.
L'explosion, survenue environ quinze
minutes après le décollage de l'avion de
l'aéroport de Mogadiscio, avait provoqué
un trou d'un mètre de diamètre environ
dans le fuselage de l'A321 de la compagnie Daallo, qui opère depuis Djibouti
essentiellement dans la Corne de
l'Afrique et dans certains pays du Golfe.
Un passager, Abdulahi Abdisalam,
officiellement porté disparu jeudi, avait
été identifié vendredi par les autorités
somaliennes qui ont précisé qu'il avait
bien été tué dans l'explosion, probablement aspiré dans le vide. Deux autres
passagers avaient été légèrement blessés.
Le gouvernement somalien, sans
attendre les résultats de l'enquête, avait
assuré qu'un problème de pressurisation
devait être à l'origine de l'explosion.
Mais le pilote, Vladimir Vodopivec,
un Serbe de 64 ans, avait estimé que le
trou avait été causé par une bombe, selon
des propos rapportés par le quotidien
serbe Blic. L'explosion, avait-il précisé,
n'a pas endommagé le système de navigation, lui permettant de ramener l'appareil
à bon port.
Un expert en aéronautique avait également estimé que le trou, juste au-dessus
des moteurs situés sous l'aile droite, avait
l'apparence d'une explosion causée par
une bombe.
L'aéroport de Mogadiscio est devenu
une forteresse depuis que s'est installée
juste à côté la principale base de la force
de l'Union africaine en Somalie
(Amisom), forte de 22.000 hommes et
qui aide le fragile gouvernement somalien dans sa lutte contre les islamistes
radicaux shebab, affiliés à Al-Qaïda.
Chassés
depuis
mi-2011
de
Mogadiscio, puis de leurs principaux bastions, ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides contre des
cibles gouvernementales ou l'Amisom.
Aqmi revendique l'attaque contre
l'ONU à Tombouctou
L'organisation
jihadiste Aqmi a
revendiqué avanthier l'attaque de la
veille contre l'ONU à
Tombouctou, dans le
nord du Mali, alors
que des suspects
arrêtés pour leurs
liens présumés avec
l'assaut étaient
relâchés faute de
preuves, selon une
source de sécurité
malienne.
L
ancée tôt vendredi
matin par des jihadistes présumés, cette
attaque a visé La Palmeraie,
un ancien hôtel situé dans le
secteur sud de la ville, entre
l'aéroport et le quartier administratif, où la Mission de
l'ONU au Mali (Minusma) a
installé une base de policiers
nigérians. Elle a coûté la vile à
un militaire malien, ainsi qu'à
au moins quatre assaillants,
selon les autorités maliennes.
Le ministre malien de la
Défense Tièman Hubert
Coulibaly avait fait état vendredi d'une demi-douzaine de
terroristes impliqués dans l'attaque, ajoutant que leur nombre exact sera précisé ultérieurement. Trois ont été neutralisés, un s'est fait exploser,
avait-il dit lors d'une rencontre
avec la presse à Bamako, sans
se prononcer sur d'éventuels
survivants. Dans un communiqué diffusé samedi par
l'agence privée mauritanienne
Al-Akhbar, Al-Qaïda au
Maghreb islamique (Aqmi) a
revendiqué
l'attaque
de
Tombouctou, affirmant qu'elle
a été menée par trois jihadistes, tous tués, et soutenant
qu'elle a laissé plusieurs soldats morts et d'autres blessés,
sans préciser de nombre. De
même source, les trois hommes ayant mené l'assaut appartiennent à l'unité combattante
d'Al-Quds, qui dépend de la
région du Sahara.
Vendredi, explique-t-elle,
le vaillant martyr connu sous
le nom du Kandahari, de la
tribu arabe des Awlad Idriss, a
réussi à entrer dans le camp
(de l'ONU) et fait exploser son
véhicule. Il a été suivi par les
cavaliers
Abdallahi
et
Moustapha qui sont tous des
Ansari, terme qui désigne dans
la terminologie jihadiste des
combattants autochtones.
Leurs nationalités n'ont pas
été précisées. Dans la journée
de vendredi, deux personnes
soupçonnées d'être des jihadistes ont été arrêtées non loin du
lieu de l'attaque à laquelle
elles pourraient avoir participé, avait indiqué le même
jour à l'AFP une source à
l'état-major de l'armée à
Tombouctou. Samedi, une
source à la gendarmerie de
TCHAD
Une vingtaine de personnes arrêtées
U
ne vingtaine de personnes ont été
arrêtés samedi lors d'une manifestation à N'Djamena en faveur de
la jeunesse, a constaté un journaliste de
l'AFP. Les manifestants, dont la plupart
sont membres du Collectif des
Associations et Mouvements de jeunes du
Tchad (CAMOJET), marchaient pour dire
non à la répression de toutes formes de
violences dont (la jeunesse) est victime
depuis 25 ans, lorsqu'ils ont été rapidement interpellés. La marche a aussitôt été
dispersée et 23 personnes ont été emmenées au commissariat central de
N'Djamena où elles ont été détenues.
Tous les manifestants arrêtés ont été
entendus par la police judiciaire. Il leur
est reproché le trouble à l'ordre publique,
la marche n'ayant pas été autorisée, a
déclaré à l'AFP le porte-parole de la
police nationale, Paul Manga, précisant
qu'ils seraient ensuite déféré à la justice.
Le parcours que devaient emprunter
les manifestants a été quadrillé par les forces de l'ordre. Dans un communiqué
conjoint, deux mouvements de la société
civile, Trop C'est Trop et IYINA (on est
fatigués), ont demandé la libération
immédiate et sans conditions des jeunes
arrêtés. On ne peut prétendre défendre (la
démocratie) au niveau national et international tout en voulant réprimer la liberté
JOURNALISTE TUÉ EN GUINÉE
U
Ouverture d'une information judiciaire
ne information judiciaire contre
X pour homicide volontaire a été
ouverte en Guinée après la mort
d'un journaliste blessé par balle lors de
violences devant le siège d'un parti de
l'opposition à Conakry, a appris l'AFP
avant-hier de source officielle.
Vendredi, alors qu'il avait été déployé
pour la couverture d'une activité politique, le journaliste El Hadj Mohamed
Diallo a perdu la vie après avoir été atteint
d'une balle dans la poitrine, selon un communiqué du gouvernement daté de vendredi. Suite à cet événement tragique et
malheureux, le procureur de la
République a saisi le doyen des juges
d'instruction de Dixinn (Conakry, NDLR)
pour ouvrir une enquête contre X pour
homicide volontaire, indique le texte.
Le procureur, selon la même source,
s'est rendu dès vendredi à la morgue de
Tombouctou a a affirmé à
l'AFP que les personnes arrêtées vendredi parce que soupçonnées d'être des terroristes
ou leurs complices ont été
libérées faute de preuves, sans
préciser de nombre ni fournir
plus de détails. Selon des sources militaires, le calme régnait
samedi à Tombouctou, où le
ministre Tièman Hubert
Coulibaly s'est rendu pour les
obsèques du militaire tué dans
l'attaque, le commandant
Karim Niang. Toute la nuit,
nous avons organisé des
patrouilles dans (différents)
secteurs, a dit une des sources
militaires. D'après l'entourage
du ministre, M. Coulibaly doit
rencontrer des responsables du
gouvernorat de Tombouctou
pour évoquer le renforcement
du dispositif sécuritaire dans
la ville. Le nord du Mali était
tombé en mars-avril 2012 sous
la coupe de groupes jihadistes
liés à Al-Qaïda après la
déroute de l'armée face à la
rébellion à dominante touareg,
d'abord alliée à ces groupes
qui l'ont ensuite évincée. Ces
groupes en ont été en grande
partie chassés par l'intervention militaire internationale
lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France et qui se
poursuit depuis. Les jihadistes
restent toutefois actifs dans
cette vaste région où des zones
entières échappent encore au
contrôle des forces maliennes
et étrangères.
l'hôpital de Donka pour assister à l'autopsie et ainsi ouvrir la voie à une enquête
afin de trouver et punir les auteurs.
Toute la lumière sera faite sur les causes du décès du journaliste, a déclaré
devant la presse samedi le procureur de
Dixinn, Sidy Souleymane N'Diaye. El
Hadj Mohamed Diallo, 33 ans, marié et
père d'une petite fille selon ses proches,
collaborait avec les médias privés
Guinée7 (site internet) et L'Indépendant
(hebdomadaire). Il se trouvait vendredi
devant le siège de l'Union des forces
démocratiques de Guinée (UFDG, principal parti d'opposition), lorsque des violences ont éclaté, liées à l'exclusion la veille
de son vice-président, Amadou Oury Bah.
Celui-ci, qui conteste cette décision,
s'était rendu au siège du parti pour assister à une réunion. Des échauffourées ont
alors éclaté entre des sympathisants de M.
Bah et des gardiens du siège, et des coups
de feu ont été tirés. Touché, El Hadj
Mohamed Diallo a été admis à l'hôpital où
il est décédé. L'UFDG et M. Bah se sont
mutuellement mis en cause samedi dans
les violences. A son arrivée, M. Bah était
muni d'une arme à feu et accompagné de
loubards, écrit la direction de l'UFDG, le
soupçonnant d'avoir eu l'intention d'attenter à la vie de (son président) Cellou
Dalein Diallo. Dans un communiqué
transmis à l'AFP, M. Bah soutient que
dans la bousculade, un des gardes a tiré
trois coups de feu dans sa direction. Ses
balles ont malheureusement fauché un
journaliste, qui en est mort, écrit-il, en
attribuant l'entière responsabilité à Cellou
Dalein Diallo. Il a aussi affirmé avoir été
blessé par un coup de barre de fer sur la
tête, avec une volonté apparente de (l)'éliminer.
d'expression, d'opinion et de manifestation, s'insurge le texte.
Cette marche intervient après la dispersion violente par la police anti-émeute
d'un sit-in organisé jeudi dans la capitale
tchadienne par une centaine de jeunes
diplômés devant le ministère de
l'Education nationale. Ils étaient venus
exiger leur intégration dans la Fonction
publique, selon son secrétaire général,
Remy Gamo.
Les portes de la Fonction publique ne
peuvent pas rester fermées pour les jeunes
diplômés, a protesté M. Gamo. La loi de
finances pour 2016 suspend en effet toute
intégration à la fonction publique pour les
trois ans à venir.
Selon le militant, huit étudiants ont été
légèrement blessés jeudi, une affirmation
démentie par le porte-parole de la police.
Le Tchad, dirigé depuis 25 ans par le
président Idriss Deby Itno, est classé
parmi les 10 pays les plus pauvres du
monde malgré sa rente pétrolière, selon
l'indice de développement humain (IDH)
des Nations unies.
Après la découverte de gisements de
pétrole en 2003, les revenus pétroliers lui
ont permis de moderniser son armée, de
se doter d'un meilleur réseau routier et de
construire de nombreux bâtiments
publics. Mais l'amélioration des conditions de vie de la population n'a pas suivi.
Les fonctionnaires, notamment les
enseignants, font grève régulièrement
pour percevoir leurs arriérés de salaire. Le
pays enregistre actuellement une baisse
de ses recettes du fait de la chute des
cours du brut et il est en outre engagé dans
un effort de guerre important dans sa lutte
contre les islamistes nigérians de Boko
Haram.
LE MAGHREB du 8 Février 2016 - 5
SESSION EXTRAORDINAIRE DU PARLEMENT
Adoption de la loi portant révision constitutionnelle
à une majorité écrasante
L
a loi portant révision
constitutionnelle a été
adoptée hier, à main levée,
à une majorité écrasante par le
Parlement, réuni en session extraordinaire au Palais des nations
(Alger), consacrée à la présentation et au vote de ce projet.
La séance s'est déroulée en présence de 512 parlementaires, en
plus de cinq procurations le quorum requis étant de 388.
Ainsi, la Constitution amendée a
été adoptée à main levée par 499
parlementaires ayant voté pour le
projet, deux contre et 16 se sont
abstenus, selon le décompte établi
par le président du Parlement,
Abdelkader Bensalah.
Auparavant, les travaux de cette
séance plénière de la session extraordinaire
du Parlement ont débuté, sous la
présidence du Président du
Parlement,
M.
Abdelkader
Bensalah en présence, entre autres,
du président de l'Assemblée populaire nationale (APN), M.
Mohamed Larbi Ould Khelifa, le
Premier ministre, M. Abdelmalek
Sellal,
des
membres
du
Gouvernement et de hauts responsables de l'Etat.
Après l'ouverture des travaux, il a
été procédé à l'approbation du
règlement intérieur de cette session.
Les membres du Parlement en ses
deux chambres ont adopté le règlement intérieur de la séance plénière de la session extraordinaire
du parlement. Celui-ci qui comprend 17 articles a été adopté à la
majorité après sa présentation par
le rapporteur de la commission
conjointe du parlement qui a évoqué la manière de gestion de la
séance et mis en exergue les points
qui sont soulevés.
PRÉSENTATION DU PROJET
PAR LE PREMIER
MINISTRE
Le Premier ministre a présenté le
projet de révision constitutionnelle
devant les parlementaires avant de
laisser le rapporteur de la
Commission
parlementaire
conjointe présenter le rapport préliminaire du projet de cette révision constitutionnelle.
M. Sellal, qui a fait une présentation des principales dispositions de
ce projet de loi, a souligné que la
révision constitutionnelle intervenait pour couronner les réformes
politiques initiées par le chef de
l'Etat.
Intervenant à l'ouverture de la
séance plénière du Parlement réuni
en session extraordinaire consacrée au vote de ce projet, le
Premier ministre a précisé que la
révision de la Constitution est
venue "concrétiser l'engagement
pris par le président Bouteflika
devant le peuple algérien dans le
cadre des réformes politiques qu'il
avait initiées", ajoutant que ce projet "répond aux aspirations du peuple et s'inscrit en droite ligne avec
les grandes mutations qu'a
connues la société algérienne".
"J'expose aujourd'hui la philosophie des amendements de la
Constitution, lesquels ont pour
objectif la consolidation et le renforcement de l'identité nationale,
la protection des droits de
l'homme, l'approfondissement de
la démocratie, le renforcement des
fondements de l'Etat de droit et
l'indépendance de la justice", a-t-il
dit.
Pour le Premier ministre, ce projet
permettra d'"immuniser" le pays
contre les bouleversements politi-
ques et les menaces qui guettent sa
sécurité nationale.
S'adressant aux parlementaires,
appelés à se prononcer sur le vote
de ce projet, le Premier ministre a
relevé que "l'Histoire retiendra que
vous avez contribué, en toute
liberté, dans le renouveau de la
République
auquel
aspire
l'Algérie".
INTERVENTION DES
GROUPES
PARLEMENTAIRES
Par la suite, parole a été donné aux
chefs de groupes parlementaires
pour des interventions de 10 minutes chacun, afin d'exprimer leur
avis et positions sur le projet de
révision constitutionnelle et formuler des propositions.
Dans leurs interventions, les présidents des groupes parlementaires
des partis du Front de libération
nationale
(FLN),
du
Rassemblement national démocratique (RND), du tiers présidentiel,
ainsi que les Indépendants se sont
exprimés en faveur du projet de
révision constitutionnelle.
Ainsi, le président du groupe parlementaire des indépendants à
l'Assemblée populaire nationale
(APN), Mahmoud Sassi, a estimé
que "L'option qui s'offre à nous
aujourd'hui est celle de placer l'intérêt du pays au-dessus de toutes
les considérations politiques et
partisanes".
De son côté, le président du
groupe
parlementaire
du
Rassemblement national démocratique (RND) au Conseil de la
nation, Ali Bouzghiba, a considéré
que la révision de la Constitution
comportait de nouveaux acquis et
des garanties de l'intégrité du processus électoral et de nouvelles
prérogatives pour l'opposition.
Pour sa part, le président du
groupe parlementaire du parti du
Front de libération nationale
(FLN) au conseil de la nation,
Mohamed Zebiri, a affirmé que le
texte de révision constitutionnelle
couronnait un long et riche processus de consultations avec différents partis, organisations et personnalités nationales pour dégager
un consensus qui préserve le pays
de tout risque ou dérapage.
Le président du groupe parlementaire du tiers présidentiel au
conseil de la Nation, Hachemi
Djiar a estimé, quant à lui, que le
projet de révision de la
Constitution "ouvre de larges perspectives pour l'instauration d'un
véritable système démocratique
basé sur la justice et l'égalité".
Pour sa part, le président du
groupe
parlementaire
du
Rassemblement national démocratique (RND) à l'Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed
Kidji estime que le projet de révision constitutionnelle est "une
véritable révolution qui s'inspire
des principes de la guerre de libération".
De son côté, le président du
groupe parlementaire du parti FLN
à l'APN, Mohamed Djemiaï, a
considéré que ce projet constitue
"un atout " pour le parachèvement
des réformes engagées par le président de la République depuis son
accession au pouvoir en 1999".
Djelloul Djoudi, représentant du
groupe parlementaire du parti des
travailleurs (PT), qui s'est abstenu
de voter, a expliqué cette position
par ce fait que le texte comportait,
d'une part, des aspects positifs
pour lesquels sa formation a milité
et, d'une autre part, des dispositions pouvant impliquer un recul
vis à vis des acquis économiques.
Et justement, en marge de la
séance plénière de la session extraordinaire du Parlement, l
Secrétaire Générale du parti, Mme
Louiza Hanoune a déclaré que sa
formation politique participe à ces
travaux pour "préserver la pérennité de l'Etat et ses institutions",
précisant que le PT "respecte la
légitimité du président de la
République".
Elle a expliqué que la nouvelle
Constitution "contient, certes, des
points positifs, mais aussi des dispositions négatives".
Rappelant que son parti a participé
aux
consultations,
Louisa
Hanoune a relevé que "beaucoup
de points pour lesquels son parti
s'est battu, sont contenus dans le
nouveau texte proposé par le président de la République".
D'autre part, Mme Hanoune a
estimé que la révision de la
Constitution "ne constitue pas une
priorité pour son parti et même
pour le peuple algérien, plutôt
préoccupé par les incidences
actuelles de la baisse drastique des
prix des hydrocarbures", a-t-elle
conclu.
Quant au Front des forces socialistes (FFS), l'Alliance de l'Algérie
verte (AAV) et le Front de la justice et du développement (FJD), ils
ont décidé de boycotter cette session.
Par la suite, la séance a été levée
pour permettre à la commission
conjointe d'élaborer le rapport
complémentaire du projet de révision constitutionnelle en tenant
compte des avis des chefs de groupes parlementaires.
Après présentation du rapport
complémentaire, le texte a été soumis au vote des parlementaires des
deux chambres (APN et Conseil
de la nation), dans sa globalité et
logiquement sans être débattu.
Ainsi donc la loi portant révision
constitutionnelle a été adoptée, par
la suite, à main levée, à une majorité écrasante par le Parlement.
Au total, 499 parlementaires ont
voté pour le projet, deux contre et
16 se sont abstenus, selon le
décompte établi par le président du
Parlement, Abdelkader Bensalah.
La séance s'est déroulée en présence de 512 parlementaires, en
plus de cinq procurations, sachant
que le quorum requis est de 388.
Le Front des forces socialistes
(FFS), l'Alliance de l'Algérie verte
(AAV) et le Front de la justice et
du développement (FJD) boycottent cette session.
MISE EN PLACE D'UNE
CELLULE DE SUIVI DES
DISPOSITIONS DE LA
NOUVELLE CONSTITUTION
Juste après, le président de la
République, Abdelaziz Bouteflika,
a annoncé la mise en place d'une
cellule de suivi chargée de veiller à
la concrétisation "minutieuse et
intégrale" des nouvelles dispositions contenues dans la loi portant
révision de la Constitution.
"J'ai décidé, en ma qualité de
garant de la Constitution, de mettre en place, auprès du président de
la République, une cellule de suivi
dont la mission essentielle sera de
veiller attentivement, dans les
temps impartis et jusqu'à son
terme, à la concrétisation minutieuse et intégrale de ces dispositions et de m'en tenir régulièrement informé", a indiqué le chef
de l'Etat dans un message, lu par le
président
du
Parlement
Abdelkader Bensalah à l'issue de
l'adoption par le Parlement de la
loi portant révision de la
Constitution.
"L'édifice constitutionnel que nous
nous sommes engagés à rénover
ensemble, sous la dictée des exigences de notre société et des
valeurs universelles, et auquel
j'avais appelé à maintes reprises et
à différentes occasions, doit être à
la hauteur des ambitions de notre
nation, une nation digne et sereine,
fidèle à ses racines et ouverte à la
modernité", a-t-il ajouté.
UNE ÉTAPE "HISTORIQUE
PORTEUSE D'AVANCÉES
DÉMOCRATIQUES
IRRÉVOCABLES" DÉCLARE
BOUTEFLIKA
Le président de la République,
Abdelaziz Bouteflika, a qualifié,
hier, l'adoption de la loi portant
révision de la Constitution d'étape
"historique porteuse d'avancées
démocratiques irrévocables" pour
le peuple algérien et la nation.
"Qu'il me soit permis, en ce jour
mémorable dans l'histoire de notre
pays, de nourrir une ambition
citoyenne et légitime, partagée
avec les représentants du peuple et
en communion avec l'ensemble
des Algériennes et des Algériens,
l'ambtition d'inaugurer, ensemble,
une étape historique nouvelle porteuse d'avancées démocratiques
irrévocables pour notre peuple, et
pleine de grandes promesses pour
notre nation", a indiqué le chef de
l'Etat dans un message lu par le
président
du
Parlement,
Abdelkader Bensalah, à l'issue de
l'adoption de la loi portant révision
de la Constitution.
Affirmant que l'Algérie "vient
d'écrire une nouvelle page de son
histoire politique et constitutionnelle", il a déclaré qu'"une ère prometteuse s'ouvre aujourd'hui pour
notre peuple, une ère marquée par
des conquêtes démocratiques
substantielles et illustrée notamment par des acquis irréversibles
visant la préservation des constantes nationales et des principes fondateurs de notre société".
Le président de la République a
rappelé avoir pris la décision de
mener à son terme le processus des
réformes qu'il a engagées, dans
leur volet politique, avec pour
objectif de répondre "aux attentes
légitimes de notre peuple en symbiose avec les évolutions du
monde, à approfondir la démocratie, à consolider les fondements de
l'Etat de droit et à renforcer les
garanties constitutionnelles de
promotion et de protection des
droits et libertés de l'homme et du
citoyen
dans notre pays".
Enfin, la session extraordinaire du
Parlement a pris fin, hier à Alger,
après l'adoption de la loi portant
révision de la Constitution, initiée
par le président de la République,
M. Abdelaziz Bouteflika.
La séance de clôture est intervenue
après la lecture de la Fatiha du
Saint Coran et l'exécution de
l'hymne national.
Synthèse de : Saïd B.
Les principaux amendements dans le nouveau texte
expliqués par M. Sellal
D
ans la présentation du projet de révision de la
Constitution, M. Sellal a
mis l'accent sur la consolidation de
l'unité nationale, rappelant à cet
effet que le nouveau texte a élevé
Tamazight au rang de langue nationale et officielle avec création de
l'Académie algérienne de la langue
amazighe, placée auprès du président de la République.
Le Premier ministre a relevé dans ce
sens que le préambule de la
Constitution a été enrichi pour
constituer "une partie intégrante du
texte fondamental et une référence
de la même valeur que les stipulations constitutionnelles".
Concernant les autres amendements
apportés au préambule, ils visent,
selon M. Sellal, à "consolider les
composantes de l'identité nationale
que sont l'islam, l'arabité et l'amazighité, à même de renforcer l'unité
nationale".
Le Premier ministre est revenu aussi
sur les principaux amendements,
notamment la valorisation du rôle
joué par l'Armée de libération nationale (ALN) et le Front de libération
nationale (FLN) pour le recouvrement de la souveraineté nationale,
ainsi que les vertus de la réconciliation nationale pour le rétablissement
de la paix et de la sécurité. En vue
de la consolidation de la démocratie,
la nouvelle Constitution énonce que
l'alternance démocratique par la
voie des urnes sera confortée à travers la réélection du président de la
République une seule fois, a indiqué
M. Sellal, précisant que cette disposition est exclue de toute révision
constitutionnelle.
Pour ce qui est du renforcement des
libertés démocratiques, il a expliqué
que le projet relève que la liberté de
manifestation pacifique et la liberté
de la presse sont garanties, ainsi que
le droit d'accès à l'information et
données et la garantie de leur circulation.
Le Premier ministre a évoqué, en
outre, la place accordée à l'opposition dans ce projet, soulignant que
celle-ci sera renforcée, car le nouveau texte stipule que l'opposition
parlementaire pourra désormais saisir le Conseil constitutionnel sur les
lois votées par le Parlement.
Le pouvoir législatif et son contrôle
sur le gouvernement est également
renforcé
dans
la
nouvelle
Constitution, qui indique que la
majorité parlementaire sera consultée par le président de la République
pour la nomination du Premier
ministre et que le recours aux ordon-
nances présidentielles est limité aux
seuls cas d'urgence durant les vacances parlementaires, a encore rappelé
M. Sellal.
Concernant les dispositions destinées à conforter la crédibilité et la
régularité des élections, il a souligné
que le projet de révision constitutionnelle énonce la mise en place
d'une Haute instance indépendante
de surveillance des élections.
Au chapitre du renforcement de
l'Etat de droit, M. Sellal a indiqué
que l'enrichissement des droits et
libertés individuels et collectifs et
le renforcement de l'indépendance
de la justice sont mentionnés dans
le nouveau texte.
A propos des améliorations organisationnelles et fonctionnelles de
certaines institutions, le projet institue, au niveau du Parlement, la
sanction du nomadisme politique
par la perte du mandat parlementaire, l'instauration d'une session
annuelle unique de dix mois, la primauté du Conseil de la nation dans
l'examen des projets de lois relatifs
à l'organisation territoriale, à l'aménagement du territoire et au découpage territorial, a conclu M. Sellal
dans son intervention.
NATION
4 - LE MAGHREB du 8 Février 2016
SPORTS
LIGUE 1 MOBILIS (19E JOURNÉE)
BORDJ-BOU-ARRERIDJ
Un centre de recherche et d'innovation
pour une technologie d'excellence
L
a visite de travail et
d'inspection effectuée
samedi à la wilaya de
Bordj-Bou-Arreridj par trois
membres du gouvernement.
Houda-Imane Feraoun, ministre
de la Poste et des tic , Tahar
Hadjar,
ministre
de
l'Enseignement Supérieur et de
la Recherche scientifique et
Abdessalam
Bouchouareb,
ministre de l'Industrie et des
Mines, s'est focalisée sur la technologie allant dans le sens du
renforcement entre l'industrie, la
recherche et le développement
dans les domaines des TIC initiée par le ministère de la Poste
et des TIC. Les trois ministres
qui se sont succédé à la tribune
lors d'une rencontre organisée à
l 'université Mohamed Bachir
El-Ibrahim se sont engagés chacun dans son secteur à mettre en
relief et à prendre toutes les
mesures nécessaires pour la mise
en place d'un écosystème garantissant l'émergence d'un pôle
visant la promotion d'un secteur
économique et la promotion des
PME innovantes dans les TIC, à
travers notamment la consolidation du tissu des industries technologiques, l'intégration de la
recherche et développement
ainsi que la valorisation des
investissements de l'Etat dans le
secteur de la recherche scientifique, et la promotion des jeunes
entreprises innovantes dans la
COOPÉRATION
ALGÉRO-DANOISE
Kristian Jensen
en visite de travail
en Algérie
A
partir d'aujourd'hui, le
ministre danois des
Affaires étrangères,
Kristian Jensen, effectue une
visite de travail de deux jours
en Algérie, à l'invitation du
ministre d'Etat, ministre des
Affaires étrangères et de la
Coopération
internationale,
Ramtane Lamamra, a indiqué
hier un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Dans ce communiqué on précise que cette visite "répond à la
volonté des deux pays d'impulser la coopération bilatérale et
lui conférer une nouvelle dynamique à même de conforter
davantage les relations d'amitié
entre l'Algérie et de le
Danemark".
Elle donnera "l'opportunité aux
deux ministres de passer en
revue l'état des relations bilatérales et d'examiner les voies et
moyens à même d'élargir les
axes de la coopération algérodanoise à tous les secteurs recelant des potentialités", soulignet-on.
Cette visite permettra également aux deux parties d'"échanger leurs vues et analyses sur
les questions régionales et internationales d'intérêt commun,
notamment, la situation au
Mali, en Libye, et au ProcheOrient, ainsi que la problématique des réfugiés et la lutte
contre le terrorisme", a relevé la
même source.
M. N.
capitale des Bibans et ses régions
environnantes (Sétif-M 'silaBatna. Mila et Constantine).
Cette stratégie de la recherche
dans le secteur des TIC sera
développée à travers le CERTIC
(Centre d'Etude et de Recherche
des TIC) qui a été mis à disposition par la wilaya de BordjBou-Arreridj dans un espèce bâti
à l'intérieur même de la zone
industrielle de Bordj-BouArreridj et comprenant plusieurs
bureaux et autres dépendances.
Ces locaux ont été inspectés par
la délégation ministérielle. Il
convient de rappeler qu'officiellement transféré d'Alger à BordjBou-Arreridj début janvier 2016,
le CERTIC selon les trois membres du gouvernement sera l'élément pivot d'une stratégie de
développement d'une technologie d'information et la communication. Il profitera de l'écosystème local très riche en entreprises de pointe dans l'électronique
grand public notamment, et en
universités recouvrant des facultés de technologie (Bordj-BouArreridj- Sétif- Constantine et
Batna).
Les deux sites choisis pour abriter le centre sont d'ailleurs porteurs d'une symbolique importante : le premier se situe au
cœur de la zone industrielle de
Bordj-Bou-Arreridj, en face
d'entreprises activant dans les
TIC, Condor et Géant en particulier. Le second site, une
annexe, a été mis à la disposition
du CERTIC par l'université
Bachir El-Ibrahimi et se situe sur
le campus de l'université.
Ces proximités géographiques
seront très favorables et contribueront à créer des liens, des
synergies et de fructueuses collaborations entre les différents
acteurs locaux, a indiqué Mme
Feraoun. A l'issue de cette visite,
il a été annoncé que dans le cadre
d'une convention (en cours d'élaboration) entre le CERTIC et
l'Agence nationale de promotion
et de développement des parcs
technologiques (ANPT), il est
prévu de créer un incubateur
dans les locaux du CERTIC afin
d'encourager la création d'entreprises innovantes.
Cet espace sera ouvert aux porteurs de projets de création d'entreprises qui peuvent être des
chercheurs du CERTIC, des étudiants, des enseignants-chercheurs, ou toutes autres personnes ayant une idée valorisable et
qui souhaite la développer. D'un
autre côté l'ANPT mettra à la
disposition des chercheurs du
CERTIC des espaces de travail
ponctuels ou permanents dans
ses différents parcs technologiques. Selon les explications fournies à ce sujet, c'est un moyen
d'associer des chercheurs aux
projets menés par le CERTIC
sans que ceux-ci ne soient obligés de s'installer à Bordj-BouArreridj.
A cette occasion, Mme HoudaImane a annoncé que les opérateurs et les agences sous-tutelle
de son ministère, telles que,
Algérie Telecom, Mobilis,
Algérie-Poste, ATS, ANF… travailleront désormais sur le montage d'unités de recherche et de
développement qui seront associées au CERTIC. Ces unités
adresseront en priorité les problématiques auxquelles sont
confrontés les opérateurs mais
permettront également d'alimenter les équipes de recherche du
CERTIC en problématique
venant du terrain, avec des données réelles est des contraintes
applicatives. Les collaborations
entre ces unités et les équipes de
recherche du CERTIC permettront de lancer des projets de
recherche qui s'inscrivent à la
fois dans le court terme, pour ce
qui est des besoins immédiats
des opérateurs, mais également
de travailler dans les sujets de
fond pour anticiper les besoins et
préparer l'avenir.
Ahmed Saber
L'USM Alger tombe à Oran
Le leader de la
Ligue 1 Mobilis,
l'USM Alger, a vu
sa série de 17
matchs sans
défaite prendre
fin ce samedi à
Oran, après sa
chute face au
MCO (2-1) dans
un match à
rebondissements,
à l'occasion de la
19e journée,
ayant vu le DRB
Tadjenanet
revenir sur la 3e
marche du
podium, suite à
sa victoire (2-1)
contre l'ASM
Oran.
L
es choses avaient pourtant bien commencé pour
l'USMA, ayant ouvert le
score par Aoudia à la 71'. Mais
Les entreprises algériennes ont beaucoup évolué
D
tallation de panneaux photovoltaïques, M. Ahmed Hadef.
En Algérie, poursuit-il, "les universités forment les compétences
dont nous avons besoin et il
s'agit de les orienter vers les
entreprises spécialisées dans le
domaine de l'environnement".
Selon lui, les entreprises algériennes spécialisées dans la gestion des déchets ont beaucoup
évolué au cours de ces dernières
années.
Un autre chef d'une entreprise
spécialisée en électronique,
Abdelmoumène Benmesbah, qui
a mis au point un système électronique de gestion des stations
d'épuration évoque les contraintes rencontrées.
"Notre système est à 100% algérien. Il comprend une carte électronique de contrôle et des logiciels conçus par nos ingénieurs.
Il est beaucoup plus économique
qu'un système importé et a été
testé
avec
succès.
Malheureusement, nous n'arrivons pas à trouver des clients.
Personne ne semble croire qu'il
existe en Algérie une entreprise
capable de mettre au point ce
type de système", déplore-t-il.
Même constat relevé auprès du
patron d'une société spécialisée
dans la construction de stations
de traitement de l'eau, M.
Mohamed Ouahabi, qui indique
que les entreprises privées nationales évoluant dans ce domaine
trouvent de grandes difficultés à
arracher des marchés.
"Il est plus facile d'obtenir des
marchés en se présentant avec un
partenaire étranger même si ce
dernier n'est là que pour fournir
quelques équipements", rapporte-t-il. En réalité, ajoute M.
Ouahabi, si certaines entreprises
algériennes ont acquis beaucoup
d'expérience et de savoir-faire, le
problème est l'image que se font
certains de leurs compétences.
D'autres opérateurs attirent l'attention sur l'absence de liens
entre l'université et les entreprises spécialisées dans le secteur
de l'environnement.
"Le secteur dans lequel nous
évoluons nécessite des spécialistes ayant des profils différents,
incluant des électroniciens, des
ingénieurs en hydraulique, en
génie civil, des biologistes et
autres. Et pourtant, beaucoup de
ces jeunes diplômés ignorent
qu'il existe des entreprises spécialisées dans l'environnement
en Algérie et que celles-ci peuvent avoir besoin de leur compétence", relèvent-ils.
Salim H.
DISTRIBUTEURS DE LAIT EN SACHET
Augmentation de la marge bénéficiaire à 0,90 DA/litre
L
a marge bénéficiaire des
distributeurs du lait pasteurisé en sachet sera
revue à la hausse passant de 0,75
DA/litre actuellement à 0,90
DA/litre, mais sans aucun impact
sur son prix de vente au consommateur, a appris l'APS auprès
d'un responsable au ministère du
Commerce. Pour la mise en
place de cette mesure, un projet
de décret, modifiant celui de
février 2001 portant fixation des
prix à la production et aux différents stades de la distribution du
lait pasteurisé conditionné en
sachet, est en cours d'examen au
niveau du gouvernement, selon
la même source. La modification
du texte en vigueur porte sur la
révision de la marge bénéficiaire
des distributeurs des sachets de
lait pasteurisé, réclamée à maintes reprises par ces derniers.
L'augmentation de la marge
bénéficiaire, versée par le
Groupe industriel des productions laitières (Giplait), sera
appliquée avec effet rétroactif
commençant au 1er février 2016.
En effet, lors d'une réunion tenue
en janvier dernier avec le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb,
les représentants des distribu-
teurs de lait de la wilaya d'Alger
avaient exposé les différents problèmes rencontrés par leur corporation dont l'insuffisance de la
marge bénéficiaire, l'inadaptation du contenu du registre de
commerce, une fiscalité inadéquate avec la réalité des revenus
et la vétusté des moyens de
transport.
A rappeler, les transporteurs de
lait en sachet ont entamé une
grève de trois jours le 5 janvier
dernier, dans plusieurs wilayas
du nord, notamment Alger,
Boumerdès et Blida. Par ailleurs,
l'ensemble des distributeurs ont
exigé l'augmentation de leur
marge bénéficiaire et la reconversion de leur registre de commerce en tant que distributeurs
de lait en sachet, ainsi que l'aide
de l'Etat pour tous les propriétaires de vieux camions afin de
renouveler leur matériel" a-t-il
déclaré. Afin de répondre à leurs
besoins en cette matière vitale,
les citoyens ont été obligés de
s'approvisionner avec d'autres
types de lait, tels que " Mon-lait,
qui coûte 35 DA le sachet d'un
litre", ou bien le lait en poudre
qui coûte 580 DA le Kg.
Hamza B.
acculés par leur public, les gars
d'El Hamri ont égalisé rapidement par leur meilleur buteur
Zaâbiya (74'), avant que
Benyahia ne leur offre la victoire
d'un superbe tir dans l'angle
fermé (76').
Malgré cette défaite, la 2e
seulement en 19 matchs, les
Rouge et Noir restent leaders
avec 41 points, soit avec dix longueurs d'avance sur le CR
Belouizdad, battu la veille par la
JS Kabylie (1-0), sur une réalisation de Diawara, à la 18e minute.
Surpris à domicile par un but
de Bentiba à la 7e minute, le
DRB Tadjenanet a trouvé les ressources morales et physiques
nécessaires pour renverser la
situation à son avantage, tout
d'abord par Khiat (27'), puis
Guitoun (82') pour une victoire
finale (2-1).
Un succès qui permet à la
"révélation" du début de saison
de remonter sur la 3e marche du
podium avec 30 points, ex-aequo
avec le MO Béjaïa, battu la
veille par le CS Constantine (10). C'était sur un penalty du capitaine Yacine Bezzaz à la 47e
minute.
Outre le MCO, ayant réussi
l'exploit du jour en mettant fin à
la longue série d'invincibilité de
l'USMA, cette 19e journée a été
favorable au NA Hussein Dey,
ayant confirmé sa suprématie
dans les derbies algérois, en
assommant l'USM El Harrach
(3-0) au stade du 5-Juillet.
Gasmi a ouvert la marque sur
penalty à la 10e minute.
Ouhadda a doublé la mise à la
22e, et c'est Choubani qui a
scellé la victoire des Sang et Or à
la 47e.
Un précieux succès qui permet au NAHD de se hisser au
milieu du tableau, avec 25
points, au moment où les
Harrachis ont laissé filer une
bonne occasion de rejoindre le
DRBT et le MOB sur la 3e marche du podium.
Dans le bas du tableau, la lanterne rouge, le RC Arbaâ, a vu sa
situation se compliquer davantage après avoir concédé une
nouvelle défaite à domicile
contre la JS Saoura (0-1).
Le but de Hemmar, à la 47e
minute, a en effet enfoncé un peu
plus le RCA au fond du classement, avec désormais 9 points de
retard sur l'avant-dernier, l'ASM
Oran.
Les deux autres matchs de
cette 19e journée avaient mis aux
prises l'MC Alger à l'USM Blida
et l'ES Sétif au RC Relizane et ils
se sont tous les deux soldés par
un nul vierge qui n'arrange personne.
PREMIER LEAGUE
GESTION DES DÉCHETS ET DES ÉNERGIES RENOUVELABLES
urant les quatre jours de
12ème Salon international des équipements de
l'eau et de l'environnement
(Siee-Pollutec), plusieurs exposants, spécialisés dans le secteur
de l'eau, des énergies renouvelables ou encore de la valorisation
des déchets, ont mis en exergue
leur savoir-faire.
Cette manifestation qui s'est tenu
du 1er au 4 février courant, a été,
pour plusieurs opérateurs nationaux, une opportunité pour
demander à être mis à l'épreuve
face à la concurrence étrangère
dans certains projets.
"Nous ne voulons pas des financements de la part de l'Etat, nous
souhaitons que les mentalités
changent et que l'on croit en nos
compétences", souligne le directeur de projet d'une société spécialisée dans le recyclage et l'ins-
LE MAGHREB du 8 Février 2016 - 21
A
Leicester est un si brillant leader
près la victoire tonitruante ce samedi de
Leicester sur la pelouse
de Manchester City (1-3), Riyad
Mahrez a de nouveau attiré, à
raison, tous les éloges. Mais
comme depuis le début de la saison, un élément essentiel dans le
système des Foxes a réalisé,
dans l'ombre des stars, un match
de grande qualité. Ce joueur,
c'est N'Golo Kanté.
Certaines trajectoires sont
plus difficiles à prévoir que
d'autres. Celle de N'Golo Kanté,
arrivé cet été à Leicester en provenance de Caen, s'avère particulièrement surprenante. Il était
difficile d'imaginer en début de
saison, au moment où le FrancoMalien de 24 ans venait de
rejoindre, comme tant d'autres,
un club en apparence moyen de
Premier League, qu'il serait en
position de disputer le titre de
champion d'Angleterre, à l'issue
de la 25e journée du championnat anglais. Et que cette réussite
lui permettrait, au passage, de
prétendre de plus en plus sérieusement à une place en équipe de
France. En tout cas, pas JeanMichel Aulas, qui avait lancé fin
juillet, au moment du transfert
du joueur : "Pour Kanté, est-ce
qu'il préfère jouer dans un club
de bas de tableau en Angleterre
(Leicester) ou jouer la Ligue des
champions avec l'OL ? Il faut lui
demander". Une déclaration qui
fait sourire aujourd'hui.
UNE PIÈCE MAÎTRESSE
DE LEICESTER
Depuis le début de la saison,
Riyad Mahrez et Jamie Vardy
s'attirent la quasi intégralité des
louanges. Et ce n'est en rien volé
au regard de leurs prestations.
Mais si le Leicester de Ranieri
se procure autant d'occasions en
contre, c'est aussi et même avant
tout grâce à N'Golo Kanté,
milieu récupérateur aux capacités physiques hors du commun.
Face à City, l'ancien
Caennais a une nouvelle fois été
excellent. Présent dès les premières minutes pour harceler
sans relâche les Skyblues, il
était encore là à la 84e minute
pour contrer Agüero dans sa surface et éviter que l'Argentin ne
réduise l'écart. Symbole de son
excellent rendement, Kanté a
rendu une copie des plus propres en première période avec
de nombreuses interceptions et
100% de passes réussies. Car il
n'est pas qu'un simple défenseur, il est aussi capable de
relancer proprement ou de percuter afin de porter rapidement
la balle dans le camp adverse.
UNE PLACE EN ÉQUIPE
DE FRANCE POUR
DISPUTER L'EURO ?
Si les Foxes ont affiché ces
dernières semaines un visage
offensif séduisant, ils ont par
ailleurs réussi cinq clean sheets
lors des sept derniers matches
de championnat. Des statistiques que l'équipe de Claudio
Ranieri doit autant à une organisation sans faille et à une
volonté inébranlable qu'aux performances individuelles de certains de ses joueurs, dont
N'Golo Kanté. Ce n'est plus une
surprise à ce stade, Leicester,
qui possède ce samedi soir six
points d'avance sur Manchester
City, est un candidat plus que
crédible au titre. L'un de ses
l'attaque londonienne. C'est
d'ailleurs lui qui a amené l'unique but de la rencontre.
Watford, ex-belle surprise du
championnat, confirme ses difficultés actuelles. Avec une
seule victoire en 8 matches, les
Hornets glissent à la 10e place.
joueurs clés devrait donc pouvoir prétendre à une place en
sélection. Et si N'Golo Kanté,
qui peut jouer pour la France ou
le Mali, n'a pas encore été sélectionné par Didier Deschamps, il
pourrait figurer dans une future
liste sans que cela ne soit une
énorme surprise.
Reste que, pour disputer
l'Euro, l'ancien pensionnaire de
Ligue 1 devra passer devant
Pogba, Diarra, Schneiderlin,
Cabaye, Sissoko ou, celui
auquel il ressemble le plus en
terme de style de jeu, Matuidi.
Cela constituerait un deuxième
exploit dans une saison déjà
riche en émotions.
ET LE DAUPHIN DE
LEICESTER S'APPELLE...
TOTTENHAM
Grâce à sa courte victoire sur
Watford (1-0) à White Hart
Lane samedi lors de la 25e journée, Tottenham s'est emparé de
la deuxième place du classement, à 5 points du leader,
Leicester.
LEICESTER LEADER.
TOTTENHAM DEUXIÈME
Si vous avez parié l'été dernier sur un tel tandem au sommet de la Premier League à l'issue de la 25e journée, vous pouvez prendre votre retraite. Vous
devez
être
(très)
riche
aujourd'hui. Dans le sillage de
l'incontestable
succès
de
Leicester à Manchester City (13) en début d'après-midi,
Tottenham a en effet profité du
faux pas retentissant des Sky
Blues pour s'emparer de la
deuxième place en s'imposant à
la maison contre Watford (1-0).
Les Spurs pointent à cinq longueurs des Foxes. Tottenham a
dû se montrer patient pour faire
la différence et c'est un but peu
après l'heure de jeu du défenseur
Kieran Trippier, son premier
sous les couleurs du club londonien, qui a permis aux Spurs de
prendre les trois points.
Tottenham a nettement dominé
et beaucoup tenté (26 tirs), mais
il a fallu attendre l'entrée en jeu
de Delle Alli pour dynamiser
NEWCASTLE RESPIRE
UN PEU
Le frustré du jour s'appelle
Liverpool. En menant 2-0 grâce
à Firmino (59e) et Lallana
(70e), les Reds avaient tranquillement le match en main à
Anfield face au relégable
Sunderland. Mais ils ont
encaissé deux buts dans les dix
dernières minutes (Johnson à la
82e, Jermaine Defoe à la 89e)
pour lâcher deux points précieux dans la course à l'Europe.
Les Reds végètent à la 8e place.
Les joueurs de Jurgen Klopp
sont notamment dépassés par...
le voisin Everton. Les Toffees
n'ont pas fait de détail lors de
leur déplacement à Stoke (0-3).
Tout a été plié dès la première
période dans cette rencontre.
Après l'ouverture du score
rapide de Lukaku (11e),
Coleman (28e) et Lennon (42e)
ont définitivement scellé le
match avant la pause. A noter
enfin dans le bas du tableau la
très précieuse victoire de
Newcastle, à domicile, devant
West Bromwich Albion (1-0).
Le but inscrit par Mitrovic vaut
cher puisque, conjugué à la
défaite de Norwich sur la
pelouse d'Aston Villa (2-0), ce
succès permet aux Magpies de
s'extraire de la zone rouge. Au
moins pour quelques jours,
Newcastle va respirer.
LE CHIFFRE
DU JOUR
35 000
LE NOMBRE de réfugiés syriens coincés à la frontière turque ne
cesse de croître. Ces dernières 48 heures, environ 35 000 Syriens
fuyant les villes d'Alep et de Hama en proie à des combats sont bloqués devant un poste-frontière au sud de Kilis, en Turquie.
LE MAGHREB
La politique d'Erdogan
tourne au fiasco
La politique
turque n'a plus
rien à voir avec la
Turquie, mais ne
relève que de
Recep Tayyip
Erdogan
personnellement,
constate un
magazine
américain.
Ankara a accueilli
avec
enthousiasme le
"printemps
arabe", en y
percevant la
possibilité de
"maîtriser le vent
de changements
au Proche-Orient",
mais le conflit
syrien a tout
changé, écrit le
spécialiste de la
Turquie, Henri
Barkey, dans un
article pour
Foreign Policy.
Post
scriptum
T
out
récemment
encore, la Turquie
nouait énergiquement
des liens avec ses voisins, grignotant toujours plus de terrain jusqu'à devenir un acteur
dominant dans la région.
C'était un exemple classique
d'usage de "soft power" par le
biais de la démocratisation et
de réformes à l'intérieur du
pays, combinées avec une
diplomatie omniprésente qui
permettait à Ankara de jouer
un rôle d'intermédiaire dans
les conflits régionaux.
"Maintenant, cette politique
gît en ruine, victime d'un revirement inattendu dans le
+printemps arabe+, surtout en
Syrie, ainsi que de la condescendance et des mécomptes
d'Ankara dans la politique
intérieure et extérieure",
relève M. Barkey.
Quand en 2010, le "printemps
arabe" a éclaté dans la région,
la Turquie a décidé qu'elle
pourrait devenir la principale
puissance de la région, mais
son euphorie n'a pas duré
longtemps. En Egypte, par
exemple, où les Frères
Musulmans, soutenus par
Ankara, étaient arrivés au
pouvoir, ont été vite balayés et
les Turcs n'ont toujours pas
réussi à établir de bonnes relations avec les nouvelles autorités militaires. "Mais c'est
justement en Syrie où le
Par B. Chellali
Bouteflika :
“L'Algérie ouvre
une nouvelle page
de son histoire”
L'
régime du président Bachar
el-Assad s'oppose fermement
à la rébellion, soutenue énergiquement par Ankara, que les
ambitions politiques de la
Turquie ont été pulvérisées",
indique l'auteur.
Et d'ajouter qu'avant le "printemps arabe", les présidents
turc et syrien avaient entretenu d'étroits rapports d'affaires et même personnels.
Néanmoins, après les troubles
de 2011 qui ont dégénéré en
guerre civile en Syrie, Recep
Tayyip Erdo?an s'est détourné
de son ancien alliée et amie.
Il a publiquement qualifié
Bachar el-Assad de dictateur
qui ne se maintiendrait au
pouvoir que quelques mois
tout au plus. Pire, Erdogan a
appelé à renverser le président
syrien.
Par ailleurs, le président turc
s'est mis à critiquer les EtatsUnis pour leur refus de s'ingérer dans le conflit syrien qui a,
en outre, porté un "coup mortel" au processus de paix entre
Ankara et les Kurdes.
Henri Barkey attire également
l'attention du lecteur sur le
rôle qu'a joué la Russie dans la
baisse d'influence du président
turc. "Bien que le conflit avec
les Kurdes ait sérieusement
affecté les positions d'Erdogan
dans le pays et sur la scène
internationale, celui-ci s'est
retrouvé effectivement dans
l'impasse quand la Russie est
intervenue en Syrie aux côtés
d'Assad", fait-il remarquer.
La destruction en novembre
d'un bombardier russe par un
chasseur turc dans le ciel
syrien a entraîné des mesures
de rétorsion, adoptées par
Moscou dans les domaines
économique, politique et militaire. "Erdogan a sous-estimé
le président russe Vladimir
Poutine. Sa décision d'abattre
l'avion russe s'expliquait sans
doute par les échecs de la
Turquie en Syrie et les succès
remportés par la Russie et
l'Iran, qui sont venus au
secours d'une armée syrienne
épuisée par des mois de lutte
contre les alliés d'Ankara en
Syrie", estime l'expert.
Sa conclusion est que la politique turque n'a plus aucun rapport avec la Turquie, mais ne
relève que de la volonté de
Recep Tayyip Erdo?an.
ERDOGAN PRÊT À TOUT
Mû par ses "fantaisies néoottomanes", Erdogan semble
prêt à tout pour asseoir son
pouvoir en Turquie, quitte à
sacrifier le bel héritage laissé
par ses prédécesseurs.
Le président turc Recep
Tayyip Erdogan, qui cherchait
tout récemment encore à passer pour un réformateur et un
libéral aux yeux de l'Occident,
s'est querellé avec ses voisins,
rapporte le quotidien britannique The Independent.
Le journal souligne que le
dirigeant turc ne veut qu'une
chose: un pouvoir absolu.
Pour y parvenir, il est prêt à
détruire ce pays prospère que
ses prédécesseurs lui ont
laissé en héritage.
"C'est le peuple qui est le
grand perdant lorsque les
autorités qualifient leurs critiques et leurs opposants politiques de "traitres" et de "terroristes"", peut-on lire dans le
sous-titre de l'article.
Avant l'arrivée du Parti de la
justice et du développement
(AKP) au pouvoir, le pays suivait fidèlement le précepte de
son fondateur Kemal Atatürk:
"paix à la maison, paix dans le
La politique d'Erdogan
tourne au fiasco
Le Quotidien de l’Économie
TURQUIE
monde". Même les trois coups
d'Etat opérés entre 1960 et
1980 n'ont pas empêché la
Turquie de rester un "membre
respecté de l'Otan" et même
de briguer une place au sein de
l'Union européenne.
Or, tout a changé avec l'apparition de l'AKP sur la scène
politique turque en 2002. Le
ministre des Affaires étrangères de l'époque, Ahmet
Davutoglu, s'est empressé de
remplacer la devise d'Atatürk
"la paix dans le monde" par le
slogan "zéro problème avec
les voisins". C'est encore
Davutoglu qui a inculqué à
Erdogan ses "fantaisies néoottomanes". Les résultats ne se
sont pas fait attendre: la
Turquie est actuellement "à
couteaux tirés" avec tous ses
voisins, en premier lieu avec
la Syrie. Pire, Ankara n'a pas
hésité à gâter ses relations
avec la Russie en abattant un
de ses chasseurs.
"Désireux d'obtenir un pouvoir illimité, Erdogan a provoqué une guerre civile qui risque de démanteler la Turquie
telle qu'elle a été créée par
Atatürk et ses successeurs",
affirme The Independent.
Selon le quotidien, c'est le
peuple turc qui souffre le plus
de ce qui se passe dans son
pays et il n'entend pas les critiques étouffées par les autorités en place.
Lors des prochaines élections
législatives, le parti d'Erdogan
a toutes les chances de décrocher 330 des 550 sièges au
parlement. Ce nombre lui suffirait
à
amender
la
Constitution pour accorder au
président "le pouvoir absolu
qu'il recherche depuis si longtemps".
A. H.
année 2016 sera l'année de l'entame de l'ère de la nouvelle
Républicaine à travers une nouvelle loi fondamentale largement approuvée,
hier, par les deux Chambres parlementaires
plus que jamais respectueuse de la fierté du
peuple algérien, ses sacrifices, son sens des
responsabilités, son attachement ancestral à
la liberté et à la justice sociale. Des constantes que la nouvelle constitution adoptée hier
par l'écrasante majorité des sénateurs et des
députés se trouvent être le meilleur garant
constitutionnel dont le contenu constitue dès
lors un intermédiaire vivant entre la génération présente et future. Elle offre également
un nouveau parcours à la nation algérienne à
se mettre au diapason des mutations qui se
succèdent à travers le monde. Cette aisance
sociopolitique ne peut de fait se construire
sans une démocratie largement ouverte, dans
la discipline et la rigueur politique. Elle intervient aussi pour mettre un terme définitif au
gaspillage de cette démocratie qui a trop
souffert de tics et de formalisme politicien.
C'est dire qu'à partir d'aujourd'hui l'atmosphère est à l'optimisme. L'opinion publique
elle-même soutient que l'heure de la " politique politicienne " est révolue et que la priorité doit être accordée désormais à élever les
piliers de cette ère républicaine, aux problèmes de développement du pays. C'est un
moment qui permet à la démocratie de
connaitre son heure de célébrité et à se mettre
au service de la société et des intérêts de la
nation. Il s'agit donc d'une rupture avec les
concepts politiques, économiques et sociaux
du passé pour édifier un Etat de droit.
Tout cela, est à mettre sur le bilan et l'actif du
renouveau national entamé il y a plus de seize
ans par le président de la République, , et à la
sage gestion de cette œuvre en dépit des obstacles et des manœuvres survenus dans son
chemin, expliquant sans doute la réussite des
réformes engagées qui sont aujourd'hui couronnées par le parachèvement de l'Etat de
droit annoncé au mois d'avril 2011 par le chef
de l'Etat. Dans cet esprit, le chef de l'Etat,
dans le message de remerciements adressé
hier aux deux Chambres a salué le " sens
élevé des responsabilités " des parlementaires. " En ce jour historique, il m'est particulièrement agréable de saluer le sens élevé de la
responsabilité, du patriotisme et la clairvoyance dont font preuve, résolument, les
membres du Parlement, toutes tendances
politiques et tous courants idéologiques
confondus, a-t-il indiqué dans le message lu
en son nom par le président du Conseil de la
nation, Abdelkader Bensalah. Pour le premier
magistrat du pays : " L'Algérie ouvre une
nouvelle page politique ", et c'est l'évidence
de la vitalité de " notre jeune démocratie et la
dynamique constante qui la fait vivre ". C'est
mot-à-mot que l'Algérie ne sait jamais accoutumée à l'incertitude. Après la tragédie nationale, une machine de réformes institutionnelles perfectionnée et décidément à point a
donné les outils et les instruments de la
reconstruction nationale.
Cela peut se traduire par un nouvel ordre
civil, mais aussi de rendre les rênes entre les
mains de la démocratie apaisée et qui devrait
dès lors constituer un test pour l'alternative
démocratique du pays et qui ne peut également différer l'adoption d'une ambitieuse
politique sociale. Cette volonté constitutionnelle nouvelle explique qu'il a été décidé de
s'adjoindre la modernité politique et démocratique et l'épanouissement de la société
algérienne dans tous les domaines. Cet impératif présent vise aussi à créer l'environnement politique et social devant faciliter la
relance économique, les supports de la croissance et les armes à faire face aux défis et
enjeux du moment imposés à la fois par la
situation sécuritaire mondiale et régionale, la
mondialisation qui n'épargne aucun pays
retardataire et enfin l'actuel déclin que traverse les prix du baril de pétrole sur les marchés mondiaux.
B. C.
! TEST DE MISSILE
NORD-CORÉEN
! TURQUIE
(P24)
LE MAGHREB
Le Quotidien de l’Économie
L'Onu dénonce
une nouvelle
provocation
(P19)
! SESSION EXTRAORDINAIRE DU PARLEMENT
Adoption de la loi portant révision
constitutionnelle à une majorité écrasante
La loi portant révision
constitutionnelle a été
adoptée, hier, à main
levée, à une majorité
écrasante par le
Parlement, réuni en session
extraordinaire au Palais
des nations (Alger),
consacrée à la
présentation et au vote de
ce projet.
La séance s'est déroulée
en présence de 512
parlementaires, en plus de
cinq procurations, le
quorum requis étant de
388.
Ainsi, la Constitution
amendée a été adoptée
par 499 parlementaires
ayant voté pour le projet,
deux contre et 16 se sont
abstenus, selon le
décompte établi par le
président du Conseil de la
nation, Abdelkader
Bensalah.
Auparavant, les travaux de
cette séance plénière ont
débuté, sous la présidence
de M. Abdelkader
Bensalah en présence,
entre autres, du président
de l'Assemblée populaire
nationale (APN), M.
Mohamed Larbi Ould
Khelifa, le Premier ministre,
M. Abdelmalek Sellal, des
membres du
Gouvernement et de hauts
responsables de l'Etat.
(Lire en Page 5)
! AFIN D'ACCÉLÉRER LA COOPÉRATION
ENTRE LES DEUX CAPITALES
Anne Hidalgo, maire
de Paris, à Alger
(P3)
! BORDJ-BOU-ARRERIDJ
Un centre de recherche et
d'innovation pour une
technologie d'excellence
EDITION N°5136 LUNDI 8 FÉVRIER 2016 - PRIX : 10 DA - ETRANGER : 0,8 EURO - SITE INTERNET : WWW.LEMAGHREBDZ.COM
(P5)
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