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l 244
du 3 février au 8 mars 2016
cinéma & culture au cœur de Liège
Lundi 22 février
à 19 h 30 et 21 h 45
Avant-première
+ réalisateur & équipe
Samedi 6 février à 16 h
Avant-première
+ réalisateur
Lundi 29 février à 20 h
Avantpremière + réalisatrice
Mardi 16 février à 20 h
Mercredi 3 février à 20 h
+ réalisateur
+ réalisatrices
Avant-première
Avant-première
journal des Grignoux 244 2 du 3 février au 8 mars 2016
Tout en haut du monde
Les bilans de fin d’année, c’est comme
la galette des rois avec la fève en porcelaine : impossible d’y échapper.
Mais l’exercice nous enchante dans
la mesure où il nous donne la possibilité de visualiser les battements de cœur de nos
spectateurs.
Le favori de cette année est sans conteste Le Tout
Nouveau Testament de Jaco Van Dormael.
La Belgique tient toujours le haut du panier avec
la prestation de François Damiens dans La famille
Bélier. Nous sommes également ravis que les familles
et les écoles aient jeté leur dévolu sur l’adaptation
originale et vivifiante du Petit Prince de SaintExupéry.
On ne tournera pas autour du pot : des franchises
investies par des auteurs chevronnés (Spectre de Sam
Mendes, Mad Max 3 de George Miller, Star Wars VII
de J.J Abrams), nous les assumons totalement, tant
pour leur qualité artistique que pour leur capacité à
favoriser un élargissement du public. De plus, leur
présence ne fait nullement d’ombre à la crème du
cinéma européen (The Imitation Game, Youth, Mia
madre) ou à la pérennité de sa majesté Woody Allen
(Irrational Man).
Une fois encore, on se permet d’insister : derrière
le top dix, il y a plus de 450 films qui ont été exposés ;
des premiers films, des œuvres expérimentales, des
classiques, des documentaires ont toujours trouvé
dans nos salles un public enthousiaste et avisé.
Le total de la fréquentation de nos salles liégeoises
s’élève à 451 967 entrées *.
Par rapport à 2014, nous avons enregistré une
baisse de - 1 %. Rien de dramatique en soi. Et la très
bonne nouvelle nous arrive du Caméo Nomade, salle
unique de 100 places ouvrant la plupart du temps
uniquement le week-end, qui annonce une augmentation de 12 426 entrées (soit un total de 33 917).
De bonne augure pour l’ouverture prochaine du
nouveau Caméo le 9 mars.
Rangeons le boulier compteur : il est temps
d’accueillir le nouveau film (tant attendu) de Bouli
Lanners, Les premiers les derniers. Vous verrez à
quel point il a donné de l’ampleur à son cinéma en
dirigeant des acteurs en parfaite osmose avec un
western urbain où la fièvre des regards, le burlesque
enrobé de blues, les bouffées de bonté prennent
le pas sur les traditionnels coups de feu et fureur
apache.
Édito
D’autres films belges sont au rendez-vous. Un
fleuron du cinéma flamand : Felix Van Groeningen,
qui nous avait bouleversés avec The Broken Circle
Breakdown, revient avec Belgica, une plongée trépidante dans la vie nocturne, ses excès comme ses
innombrables saveurs, à travers le parcours de deux
frères qui transforment un café de quartier en haut
lieu de la branchitude gantoise.
On vous conseillera encore deux belles expériences
cinématographiques de notre communauté. Les
réalisatrices Bénédicte Liénard et Mary Jimenez ont
créé une fiction à partir de la grève des sans-papiers
à Bruxelles (Le chant des hommes). Une œuvre parfaitement maîtrisée qui donne de l’incarnation à un
combat qui souffre trop souvent d’invisibilité dans
notre environnement médiatique.
Pour son premier long métrage,Valéry Rosier
(Parasol) prend à rebrousse-poil les rêves d’évasion
qu’offriraient les îles Baléares. Un regard acidulé, une
griffe cinématographique impitoyable sur le désœuvrement, les habitudes pavloviennes induites par la
déferlante consumériste.
Et justement, si vous voulez que vos jeunes pousses
s’initient à sortir des chemins balisés, plongez dans
la valse fantasque et carnavalesque de la nouvelle
édition du festival Anima. Il y a de pures merveilles
où petits et grands trouveront leur bonheur.
Par exemple, Tout en haut du monde, une œuvre
familiale d’une qualité époustouflante qui distille le
souffle de l’âme russe, ou encore Le garçon et la
bête qui exploite l’imaginaire de la tradition japonaise
sans jamais sombrer dans les agitations criardes des
mangas usinés pour la télévision. Avec la grâce graphique de Kirikou, Adama vous plongera de manière
inédite dans le fracas de la Première Guerre de 14-18
et rappellera combien ce conflit a eu une résonance
mondiale qui s’est étendue à l’Afrique.
Il n’est jamais trop tôt pour être sensible à l’harmonie des lignes et des couleurs, à la tendresse d’un
récit initiatique. Aussi le Tout p’tit Anima vous fera
découvrir une sacrée ménagerie avec notamment
une chenille qui se trémousse, un lion qui aspire à
des vacances (Sametka, la chenille qui danse, avec
deux séances suivies d’une lecture de contes inspirés
du film) ; un oisillon qui s’envole pour la première fois
vers l’Afrique (Bon voyage, Dimitri !). Et si un jour,
vous souhaitez bouder provisoirement le cinéma, allez
applaudir Radio des Bois, un spectacle musical où le
rock déjanté se conjugue avec le respect de la planète.
Séance normale
LES GRIGNOUX
(*) Un tel chiffre, mis en perspective avec d’autres
manifestations culturelles, nous montre à quel point nos
activités ont le souci de l’élargissement du public, d’un corpsà-corps quotidien pour éviter le repli sur soi et l’élitisme des
chapelles fréquentées par une demi-poignée d’initiés.
AVEC
SANS
5,30 €
6,50 €
5,00 €
5,30 €
4,80 €
5,00 €
4,20 €
4,20 €
4,20 €
La carte de membre (achat uniquement à la caisse) donne droit à une réduction
sur le prix d’entrée et à la réception du journal par voie postale.
3,00 €
Abonnement 10 séances non nominatif, non limité dans le temps, séances
de cinéma uniquement.
48,00 €
soit 4,80 €
la place
Article 27 y compris 3D, non valable pour les activités événementielles.
1,20 €
Place cadeau pour séances de cinéma uniquement.
6,50 €
RÉSERVATIONS ET PRÉVENTES
Les séances classiques
Places en prévente pour la « semaine cinéma » en cours, c'est-à-dire de chaque mercredi au
mardi suivant, disponibles à la caisse de n'importe lequel de nos cinémas ou en ligne.
Les événements
Places en prévente dès le premier jour de validité du Journal des Grignoux les annonçant,
disponibles à la caisse de chacun de nos cinémas ou en ligne.
Tickets en ligne ▶ 0,10 € ou 0,20 € de frais de dossier en fonction du type de séance.
TIC KE TS
EN
LIG NE
2. La famille Bélier d’Eric Lartigau
3. The Imitation Game de Morten Tyldum
4. Le Petit Prince de Mark Osborne
5. L’hermine de Christian Vincent
6. Les Souvenirs de Jean-Paul Rouve
7. Irrationnal Man de Woody Allen
8. Spectre de Sam Mendes
9. Youth de Paolo Sorrentino
10. Mia Madre de Nanni Moretti
MARDI 23 FÉVRIER à 20 h 15
Jazz Portrait
DUKE ELLINGTON
CYCLE DE CONFÉRENCES VIDÉO
de janvier à avril 2016
Quatre Jazz Portraits qui nous feront
parcourir l’histoire et l’actualité du jazz.
Présenté par Jean-Pol SCHROEDER
de la Maison du Jazz
Pour ce deuxième Jazz Portrait, Jean-Pol Schroeder
vous donne rendez-vous avec une des plus grandes
figures de toute l’histoire du jazz : pianiste de haut
vol, compositeur hyper-prolifique, chef d’orchestre
et incomparable rassembleur d’hommes,
Edward Kennedy « Duke » Ellington a fait plus
que quiconque pour donner au jazz ses lettres
de noblesse. Des grognements quasi militants
de la période jungle, dans les années 1920, aux
ambitieuses Suites et à la musique sacrée des
dernières années, c’est tout un pan de l’histoire
du jazz qui défilera sur les écrans avec cet élégant
défenseur de la communauté noire.
L’occasion de réentendre également les Hommes
du Duke, de Johnny Hodges à Clark Terry en passant
par Barney Bigard, Ben Webster, Harry Carney ou
Paul Gonsalves. Et, à travers anecdotes, extraits
de films, mises en situation historique et analyses,
l’occasion de cerner un des grands musiciens du
XXe siècle, tous styles confondus.
ENTRÉE GRATUITE AVEC POSSIBILITÉ DE RESTAURATION
Prochains rendez-vous : 29/3 : Dee Dee Bridgewater – 19/4 : John Coltrane
CARTE DE MEMBRE
Groupes encadrés sur réservation indispensable au 04 222 27 78.
Plus de détails sur nos tarifs : www.grignoux.be/prix-entree
Et bien entendu, nous pouvons compter sur vous
pour aller butiner dans des propositions non répertoriées dans cet éditorial.
1. Le Tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael
Une collaboration
les Grignoux, Maison du Jazz
anche
ercredi au dim
Ouvert du m
mardi
le
et
i
nd
lu
Fermé le
urs fériés
spéciales et jo
sauf soirées
Visitez
également
notre galerie
d'exposition
©CARO.P
RÉDUCTIONS
– de 21 ans
sur présentation de la carte d’identité.
Avant 18 heures
du lundi au vendredi, jours non fériés
(sauf les films pour enfants).
Séances de midi (sauf dimanche)
du lundi au vendredi, jours non fériés
N’oublions pas nos mythiques chocos distribués lors
des séances Anima au Parc et au Sauvenière.
Hit parade des spectateurs
©TOOLSOFDAD
TARIFS PRINCIPAUX
Pour clôturer ce festival en beauté, comme chaque
année, la Nuit Animée fera plus d’un heureux avec sa
diversité de courts métrages d’animation pour adultes
(on nous promet même un programme « coquin » !).
04 220 20 99
Place Xavier
Neujean
4000 Liège
Le journal des Grignoux, programme des cinémas le Parc, Churchill & Sauvenière gérés par le centre culturel « les Grignoux » asbl
9 rue Sœurs de Hasque 4000 Liège · Tél. 04 222 27 78 · Fax 04 222 31 78 \ Programmation et infos : www.grignoux.
be Courriel : contact@grignoux.be \ Journal des Grignoux no 244 du 3 février au 8 mars 2016 \ Tirage : 57 000 exemplaires
Équipe de rédaction : Michel Condé · Alicia Del Puppo · Odette Dessart · Ludivine Faniel · Vinciane Fonck · Dany Habran · Pierre Heldenbergh
Laurence Hottart · Catherine Lemaire · Lo Maghuin · Adeline Margueron · Anne Vervier · Stéphane Wintgens \ Illustrateur : Pierre Kroll
Graphisme : Sébastien Gillard · Yves Schamp \ Impression : Masset sa
Contact publicité les Grignoux : Christine Legros, christine.legros@grignoux.be \
Éditeur responsable : Pierre Heldenbergh, 5 Au Péri 4000 Liège \ Cinéma Churchill
20 rue du Mouton Blanc Liège \ Cinéma Sauvenière 12 Place Xavier Neujean Liège
Cinéma le Parc 22 rue Carpay Liège-Droixhe \ Avec l’aide de
l a Fé d é r a t i o n Wa l l o n i e - B r u xe l l e s , d u M i n i s t è r e d e l a Ré g i o n
Wallonne, de la Ville de Liège et le soutien d’Europa Cinemas
journal des Grignoux 244 3 du 3 février au 8 mars 2016
Événements
Les séances en présence
des équipes de films
▶ Le chant des hommes
p.3
PARC mercredi 3/02
CHURCHILL mercredi 24/02
Bénédicte Liénard
& Mary Jimenez, réalisatrices
Parasol
Un nouvel ovni de notre cinéma national où le rêve doré
de Palma de Majorque peut révéler sa part de blues,
d’incongruité kitch, de burlesque désenchanté…
▶ Before We Go
CHURCHILL mardi 16/02
Jorge León, réalisateur
p.5
▶ Parasol
p.3
Mercredi 3 février à 20 h
Avant-première
SAUVENIÈRE mardi 16/02
Valéry Rosier, réalisateur
▶ Les premiers les derniers p.20
SAUVENIÈRE lundi 22/02
Bouli Lanners, réalisateur,
+ équipe
▶ Peur de rien
SAUVENIÈRE lundi 29/02
Danielle Arbid, réalisatrice
p.13
en présence de Bénédicte LIÉNARD
et Mary JIMENEZ, réalisatrices
Le chant des hommes
À partir de la grève de la faim des sans-papiers dans une église
bruxelloise, Bénédicte Liénard et Mary Jimenez signent
un drame aux résonances universelles. Un regard inédit et
vibrant d’humanité lové au sein d’une lutte acharnée, d’une
revendication déterminée, d’un appel à la solidarité
▶ Les chevaliers blancs
p.8
SAUVENIÈRE mardi 1/03
Joachim Lafosse + Masterclass
▶ Keeper
p.7
SAUVENIÈRE jeudi 3/03
Guillaume Senez, réalisateur,
+ équipe
Mardi 16 février à 20 h
Avant-première
Les classiques du
CHURCHILL
en présence de Valéry ROSIER,
réalisateur
L
es congés payés font partie des acquis
sociaux fondamentaux du vingtième
siècle.
Mais quand l’industrie touristique s’est
démocratisée en s’adressant au plus grand
nombre, l’univers des vacances a pu basculer dans le dérisoire, le pathétique, une lutte
languissante contre l’ennui.
Le réalisateur doit avoir séjourné pas
mal de temps sur l’île de Majorque. Rien
n’échappe à sa caméra. Petit train pour les
touristes, uniformité désespérante du bâti,
boîtes de nuit au clinquant ringard, campings hagards entre chaleur et poussière,
bleu du ciel qui tutoie celui des piscines.
Dans cet univers, des être humains tentent
d’exister, ambitionnent de trouver quelque
chose qui ressemblerait à du bonheur, à un
supplément d’âme.
Aspie a la maigreur et la maladresse
de l’adolescent trop gentil et mal dans sa
peau ; il voudrait échapper à la déferlante
parentale qui profite avec une sacrée gourmandise de la moindre distraction que peut
offrir la station balnéaire. Il va esquisser une
sortie nocturne dans la ville, chercher des
amis et peut-être l’âme sœur.
Annie est la copie de ce que peut être
une grand-mère qui a conservé un grain
de vivacité. Ce qui la distingue parmi les
autres, c’est qu’elle est follement accrochée
à une relation amoureuse tissée à partir du
net. Elle met tout en œuvre pour échapper
à l’encadrement et aux activités (souvent
débiles) prévues pour le troisième âge.
Pere, père célibataire, tente de provoquer
du lien avec sa fillette malgré les quelques
Mercredi 24 février à 20 h
Rencontre
p.4
Le combat des migrants pour
leurs droits avec Sarah GOFFIN,
responsable des droits des migrants
chez Amnesty International Belgique
Francophone, et Amélie FEYE,
assistante sociale à l’asbl Point
d’appui et membre du CIRÉ, en
présence des réalisatrices
▶ Bonjour
jours que lui permet un slalom étriqué entre
son travail et la garde alternée.
Ces trois destinées hanteront les mêmes
lieux, seront confrontés à une même solitude mais ne se rencontreront jamais.
Souvent des documentaires de création
se rapprochent de la fiction grâce à l’épaisseur de leurs protagonistes. Dans Parasol,
c’est la fiction qui est traversée en permanence par la réalité terne, navrante, kitch,
mesquine de la ville de Palma de Majorque.
La promesse de détente, d’évasion, d’un
rêve éveillé a été un mirage savamment
orchestré par les agences de voyage. Et les
trois personnages principaux s’engluent
dans une comédie de l’absurde, se heurtent
contre la résistance d’un univers prévisible,
usiné, âpre et sans âme. On ne va donc pas
barboter dans l’agitation beauf et criarde
d’un Camping 3.
Mais le film ne nous abandonne pas
totalement au vague à l’âme de ses personnages. Grâce à un montage dynamique
qui alterne en permanence moments de
gravité et échappées cocasses, Parasol se
décline comme une réflexion à la fois grave
et amusée sur le vide que nos horizons de
consommations intempestives ne cessent
de nous proposer.
Nous insistons également sur le fait que
le réalisateur aime ses personnages ; il ne les
juge pas et ne les enferme pas dans des postures définitives. Une fois le film terminé, ils
trouveront peut-être leur bonheur.
Dany Habran, LES GRIGNOUX
de Valéry Rosier, Belgique, 2015, 1 h 15.
Avec Julienne Goeffers, Alfie Thomson,
Pere Yosko, Christian Carré. Sortie le 17 février.
CHURCHILL SAUVENIÈRE
▶ Fleurs d’équinoxe
CHURCHILL lundi 15/02
+ présentation
▶ Macbeth
CHURCHILL lundi 7/03
+ présentation
I
▶ Les garçons de Fengkuei
Concerts
p.19
▶ Niall Connolly
PARC vendredi 5/02
▶ Keith Canvas
PARC vendredi 19/02
▶ Paradise Sorouri
PARC vendredi 4/03
Festival Anima
pp.14 à 17
▶ Tout en haut du monde p.16
SAUVENIÈRE samedi 6/02
Rémi Chayé, réalisateur
▶ Sametka
CHURCHILL dimanche 7/02
Ciné-conte
p.14
▶ Radio des Bois
p.15
PARC mardi 11/02
Spectacle musical pour enfants
▶ La Nuit animée
PARC samedi 13/02
p.17
Et aussi…
▶ The Danish Girl
p.8
SAUVENIÈRE mercredi 17/02
+ rencontre
▶ Demain
SAUVENIÈRE mercredi 17/02
+ rencontre associative
p.5
▶ Jazz portrait :
p.2
Duke Ellington
SAUVENIÈRE mardi 23/02
▶ The Program
SAUVENIÈRE jeudi 25/02
+ rencontre ImagéSanté
p.6
▶ Doc’Café
p.10
SAUVENIÈRE mardi 1/03
La viande… questions de vies et
de morts
▶ Fatima
p.13
SAUVENIÈRE mardi 8/03
+ journée internationale des droits
des femmes
l y a d’abord la confection juste et scrupuleuse de la liste ; la liste de ceux qui
participeront au combat implacable de la
grève de la faim et qui devraient normalement obtenir collectivement le droit d’asile
à l’issue d’une lutte qui aurait convaincu les
pouvoirs publics. Cette liste, c’est le reflet
d’un engagement collectif. Nul ne peut la
falsifier, la manipuler ou la confier à des
éléments extérieurs. Et puis, il y a la fièvre
des premiers jours de l’occupation.
L’espace de l’église doit être aménagé :
toilettes, réfectoire, dortoirs des hommes
et des femmes… On ne résiste pas à ce frétillement insouciant et communicatif où se
croisent nationalités, destinées tragiques,
tempérament bien trempés. Les réalisatrices
ont fait le choix de ne pas donner des becquées de bonne conscience au spectateur.
Il est également invité à se coltiner cette
bouffée d’humanité qui va se mettre en
danger. Et dans cette aventure collective,
il y aura forcément des zones d’ombre, des
doutes, des sursauts de solidarité ou des
replis égoïstes.
Quand le décompte des jours consacrés à la grève de la faim est enclenché, la
dramaturgie se tend. Les corps se jaugent,
les visages trahissent fatigue et désarroi
mais aussi cette détermination aveugle
(voire suicidaire) d’aller jusqu’au bout. La
résistance du groupe est soumise à rude
épreuve. Le prêtre André (Sam Louwyck
sobre et convaincant) est le médiateur avec
le monde extérieur, c’est-à-dire la police des
étrangers particulièrement intraitable avec
cette lutte collective.
Les réalisatrices, en situant l’essentiel de
leur film dans un seul lieu, l’église, ont relevé
avec brio plusieurs défis. D’abord, la mise
en scène précise et millimétrée exploite les
moindres recoins de l’édifice. On saluera
d’ailleurs le travail sur le cadre et la lumière
du chef opérateur Hichame Alaouie.
Les portraits, les tableaux formés à partir des protagonistes évoluant dans ce lieu
sacré renvoient à la tradition de notre iconographie religieuse. On pourrait parler
d’un souffle, d’une lueur métaphysique.
Mais celle-ci ne confine jamais à l’abstraction ; elle prend en charge toute une humanité qui teste ses limites, une humanité en
quête de dépassement.
On terminera en rappelant que le film
n’est pas un documentaire mais la création
d’une partition fictionnelle qui s’est nourrie
de l’expérience des sans-papiers à Bruxelles.
Les cinéastes ont ainsi dirigé des acteurs
professionnels de différentes nationalités.
Et le spectateur d’être en permanence interpellé par les couleurs, les voix, les convictions qui peuvent à la fois se défier ou se
fondre dans une destinée commune.
Dany Habran, LES GRIGNOUX
de Bénédicte Liénard et Mary Jimenez,
Belgique, 2015, 1 h 35. Avec Maryam Zarée,
Assaâd Bouab, Sam Louwyck, Ahmet Rifat
Sungar, Saïda Manai. Sortie le 3 février.
PARC CHURCHILL SAUVENIÈRE
journal des Grignoux 244 4 du 3 février au 8 mars 2016
Classiques
CYCLE
ORSON
WELLES
Macbeth
Cette adaptation de Shakespeare en déconcerta plus d’un. Orson Welles avait
compris que l’idée d’un théâtre élégant et précieux s’accordait peu avec les
histoires tourmentées et extrêmement violentes du célèbre dramaturge anglais
Lundi 7 mars à 20 h
Présentation
par Dick TOMASOVIC du service
Arts du spectacle de l’Ulg
Les garçons de Fengkuei
· FENGGUI LAI DE REN
Récompensé par la Montgolfière d’or au Festival des trois continents de Nantes
1984, ce premier film de Hou Hsiao-Hsien annonce la nouvelle vague taïwanaise et
la naissance d’un cinéaste majeur
D
M
acbeth de William Shakespeare est une
pièce sur les effets néfastes de l’ambition.
Macbeth, chevalier haut gradé, croise des sorcières qui lui prédisent qu’il sera roi. Fort de cette
annonce et encouragé par sa femme, il assassine
son souverain pour accéder au trône. Il devient
un tyran sanguinaire dont la fureur et la folie le
mèneront à sa perte.
Macbeth – l’homme et le souverain – peut facilement entrer dans la galerie des fabuleux personnages de l’univers artistique de Welles. Animés
par une ambition démesurée, imposants de par
leur stature physique et leur emprise sur les leurs,
rongés par un secret inavouable qui conduit leur
entreprise à un échec certain, architectes de leur
ascension sociale puis de leur déchéance, mêlant
souvent fiction et réalité dans l’édification de leur
propre légende, écartelés sous le sceau de la tragédie entre une nature humaine, trop humaine,
et leur attirance vers le pouvoir suprême (proche
du divin), Charles Foster Kane, Othello, Gregory
Arkadin, Falstaff, et donc Macbeth sont cousins et
dessinent en creux le portrait d’un artiste démiurge
qui a constamment porté son regard vers le haut,
tutoyant les sommets de son art tout en dévalant
avec pertes et fracas les pentes dangereuses de
l’industrie qui l’a vu naître. Macbeth est tiraillé
entre sa misérable condition d’être humain et
son aspiration à rejoindre le sommet des dieux.
Ainsi le filme Orson Welles, faisant le pont entre la
terre et le ciel grâce à son corps massif étiré dans
sa hauteur par des contre-plongées régulières et
accentuées. Dès l’introduction, cet homme est
défini comme un pantin, le jouet de forces surnaturelles : les trois sorcières sculptent une poupée
dans la glaise, l’avenir de Macbeth est inscrit dans
la pierre de l’oracle.
Avec Macbeth, Welles réalise un poème fantastique d’une beauté grave et douloureuse. Le génie
baroque et expressionniste mis à l’œuvre confère
au récit une puissance visuelle qui donne à voir
la souffrance intérieure du personnage suite à sa
trahison, de même que la sauvagerie – les personnages paraissent vivre dans des grottes – résultant
des conflits historiques et religieux (le profane et
le sacré s’opposent dans un monde en proie aux
tourments de l’enfer sur Terre).
ans un village de pêcheurs au sud de Taïwan,
Ah-Ching et deux de ses amis passent leur
temps à boire et à se battre en attendant leur service militaire. Après une bagarre qui tourne mal, ils
partent chercher du travail dans la ville portuaire
de Kaohsiung.
C’est un film typique de jeunesse et de passage à
l’âge adulte, décrivant l’ennui provincial, le cocon
potache d’une bande de copains, puis le détachement de l’un d’eux vers la solitude et la mélancolie
de l’état amoureux.
À côté des autres œuvres de HHH (Goodbye
South Goodbye, Millenium Mambo, Les fleurs de
Shanghai…), Les garçons de Fengkuei est plutôt
narratif, vif, spontané, parfois comique, abonde
en dialogues et en situations classiques du film de
jeunesse, dessine avec netteté le contexte économico-social de ses personnages.
LES INROCKS
de Hou Hsiao Hsien, Taïwan, 1983, 1 h 41, VO.
Avec Niu Doze, Chun-fang Chang, Shih Chang,
Chung Hua Tou, Yang Li-Yin. Sortie le 4 mars. CHURCHILL
Ronny Chester, DVDCLASSIK
d’Orson Welles, Grande-Bretagne/États-Unis, 1948,
1 h 29, VO. Avec Orson Welles, Jeanette Nolan, Roddy
McDowall. Sortie le 7 mars. CHURCHILL
Bonjour · OHAYÔ
Dans une ville de la banlieue de Tokyo, la vie suit tranquillement son cours : les mères de famille s’occupent de leur
intérieur tout en jalousant celui des autres, les pères se croisent
au café du coin et s’inquiètent de leur retraite à venir tandis
que les fils passent leur temps à regarder la télévision chez
un voisin jugé trop excentrique. Un soir, les jeunes Minaru et
Isamu pressent leurs parents pour avoir leur propre poste de
télévision, en vain : l’aîné se met alors en colère face à l’hypocrisie des adultes et décide de faire une « grève de la parole »,
aussitôt suivi par son jeune frère…
Ce film sur la rétention de la parole, où le cinéaste fait un
clin d’œil à un cinéma muet qu’il n’a quitté qu’à regret, a pour
fonction de pointer du doigt les contraintes imposées aux
individus par la société japonaise : la bienséance, les bonnes
manières, l’hypocrisie et le non-dit. D’où la provocation
suprême des deux petits héros et leitmotiv burlesque du film :
poser un doigt sur le front de l’autre et émettre simultanément
un pet. Grève, rébellion et provocation que les enfants utilisent
pour remettre la société des adultes à sa place, face à ses fauxsemblants et à son besoin de parler pour ne rien dire.
de Yasujirô Ozu, Japon, 1959, 1 h 34, VO. En prolongation.
CHURCHILL
Mais on y trouve aussi déjà en germe ce qui
fera la splendeur de son cinéma de maturité : la
beauté graphique des plans, les moments d’introversion ou de stase contemplative, la délicatesse et
la pudeur des sentiments, la tonalité élégiaque…
Lundi 15 février à 20 h
Présentation
par Dick TOMASOVIC du service
Arts du spectacle de l’Ulg
Fleurs d’équinoxe
· HIGANBANA
Premier film en couleurs de Yasujirô Ozu, Fleurs d’équinoxe brosse un
émouvant portrait de père de famille tiraillé entre conservatisme et
progressisme. Le réalisateur du Goût du saké renoue avec les thèmes
qui lui sont chers – la famille et la question de la filiation, l’abandon
des traditions – en se plaçant ici du point de vue des parents
U
n groupe d’anciens amis se retrouve autour
d’un verre de saké et discute de l’avenir de
leurs filles, désormais en âge de se marier. L’un
d’eux, Wataru Hirayama, est un cadre supérieur
fermement attaché à ses valeurs conservatrices
mais tenant parfois auprès de ses amis un discours
progressiste sur l’amour et le mariage. Un jour,
un jeune homme se présente à son bureau : il se
nomme Masahiko Taniguchi et demande la main
de Setsuko, sa fille aînée. La décision d’Hirayama est sans appel : il refuse que sa fille épouse
l’homme qu’elle aime…
Le personnage d’Hirayama observe avec nostalgie la transformation de son quotidien, sans
qu’il n’ait d’autre choix que d’évoluer lui aussi.
Fidèle à sa mise en scène minimaliste, le
cinéaste nippon opte cette fois-ci pour un ton
plus léger, humoristique par endroits, loin des
mélodrames qui ont pu faire sa renommée. Fleurs
d’équinoxe prouve une nouvelle fois le génie du
maître japonais, annonçant ses chefs-d’œuvre
en couleurs à venir !
La fleur rouge qui prête son nom au film est
une espèce emblématique du Japon appelée
« higanbana », que l’on pourrait traduire par
« fleur d’équinoxe ». Également surnommée la
« fleur aux 600 noms », elle a pour particularité de fleurir à proximité des cimetières durant
l’équinoxe d’automne. De fait, cette fleur d’équinoxe est fortement liée à la tradition, à la mort
et à la séparation définitive. Cette symbolique se
retrouve chez Ozu à travers la séparation du père
d’avec sa fille et le passage de relais d’une génération à une autre. D’un point de vue purement
esthétique, la couleur rouge de cette fleur est
régulièrement présente tout au long du film : le
rouge de la théière, le rouge des lèvres des jeunes
filles, celui des habits de la fille cadette d’Hirayama… La fleur d’équinoxe est connue pour être
une source d’inspiration pour les poètes japonais,
elle l’est également pour le cinéma d’Ozu.
Carlotta.com
de Yasujirô Ozu, Japon, 1958, 1 h 57, VO. Avec Shin
Saburi, Kinuyo Tanaka, Ineko Arima, Yoshiko Kuga.
Sortie le 15 février. CHURCHILL
CYCLE
OZU
journal des Grignoux 244 5 du 3 février au 8 mars 2016
Mercredi 17 février à 19 h
à l’ESPACE INÉDIT
Rencontre
organisée en partenariat avec
le Beau-Mur, le CNCD Liège, la
Bourrache et ATTAC Liège autour
des alternatives mises en places
par ces associations, suivie de la
projection du film à 20 h
The Assassin
Il aura suffi de voir, à Cannes, les premiers plans d’un sublime prologue en noir
et blanc de The Assassin, pour se rendre compte à quel point ce cinéaste nous
manquait, pour se souvenir qu’il est un créateur de formes et un dispensateur
de beautés comme on en compte très peu dans l’histoire du cinéma
H
ou Hsiao-Hsien conclut donc sa longue
absence par une incursion inédite dans
le genre du film de sabres. On augure que tout
cinéaste asiatique qui se respecte doit en passer par
là. Disons d’emblée que sa contribution à ce geste
est la plus étonnante, la plus subversive, la plus
énigmatique et somptueuse qu’on ait jamais vue.
L’histoire se déroule au IXe siècle, sous la dynastie
Tang, fondatrice d’un âge d’or de l’histoire et de la
puissance chinoises, mais qui commence à vaciller
sous les coups de boutoir des puissants gouverneurs des provinces. Le film commence ici, évoquant la mission d’une experte en arts martiaux,
Nie Yinniang (interprétée par l’impériale Shu Qi),
chargée par l’empire d’assassiner le gouverneur
de la province de Weibo. Ce dernier, qu’elle aime
encore, est toutefois son cousin, et fut un temps
son promis, avant d’être contraint par son père
d’épouser une autre femme.
Un sadisme inhérent au métier de critique nous
encouragerait à aller plus loin dans le dévoilement
de l’intrigue, si le film lui-même, cultivant opportunément le mystère et le laconisme, ne nous en
empêchait. L’essentiel de sa valeur morale n’en est
pas moins globalement formulable : la belle guerrière considère sa vocation d’assassin de la même
manière que Hou Hsiao-Hsien envisage la mise
en scène d’un film de sabre. Avec la liberté qu’il
convient de prendre à l’égard de ce qu’exigent de
nous l’autorité et la tradition, avec l’irrévérence qui
s’oppose à tout ce qui enrégimente, commande,
oppresse.
Ce qui ressort de cette insubordination sur le
plan plastique est une merveille, de celles dont la
vision ne s’efface pas. Un film de sabre plus ciselé
que sabreur, au format carré, des compositions de
plan étourdissantes, des mouvements de caméra
qui cherchent et trouvent la grâce, des décors et
des costumes conçus comme introductions au
rêve, des corps et des visages passionnément mis
en valeur, des couleurs poussées à la quintessence
de leur pigment, des scènes de combat furtives
comme un pinceau qui zébrerait l’écran, gelées par
le ralenti et l’isolement de certains sons, relâchées
avec la vitesse d’un ressort, puis tranchées avant
même que de pouvoir durer.
Il ne faudrait pas s’y tromper, toutefois. La
nature de cette beauté ne tient pas à la surenchère
des effets, mais au contraire à leur soustraction.
Toute une économie de la retenue et de l’incomplétude y œuvre : langueur des poses, promptitude
d’un geste, voiles ou arbres brouillant la vision,
hors champ des sons et des voix… Ce rapport
esthétique si particulier à la réalité sensible, qui fut
toujours celui de Hou, nous rappelle aussi bien, et
il faudrait être naïf pour s’en étonner, à une réalité
politique. Entre violence et amour, raison d’État et
sentiment, altérité et parenté, quelque chose des
rapports de Taïwan à la Chine résonne ainsi très
puissamment dans ce film.
Jacques Mandelbaum, LE MONDE
de Hou Hsiao-Hsien, Taïwan, 2015, 1 h 45, VO. Avec Shu
Qi, Chang Chen, Yun Zhou. Sortie le 24 février.
PARC SAUVENIÈRE
Demain
À partir du constat sans fard de nos
problèmes contemporains
(environnement, finance, éducation,
crise de la démocratie…), un film où
l’optimisme se fait incarné, vecteur
de changements réels et concrets,
loin de la niaiserie qu’on voudrait
faire porter aux utopies. Un film
régénérant qui donne l’irrésistible
envie de se bouger
L
es amis, c’est la merde. Le réchauffement climatique nous mène à une catastrophe écologique tandis que le pétrole reste notre dieu chéri.
Néolibéralisme et financiarisation de l’économie
creusent le fossé entre riches et pauvres. Nos gosses
sont brainwashés à coups de « performances » et de
« compétences ». Les élites jouent leur propre jeu
d’autoconservation au prix d’ineffables collusions.
L’heure est grave. Pleurons sur la fin du monde.
Des communautés qui réfléchissent à l’usage et
au sens de l’échange monétaire. Des expériences
inédites de démocratie directe qui redonnent sens
au vivre ensemble. Des concepts éducatifs stimulants
qui s’incarnent dans l’école primaire qui pourrait être
celle de vos enfants. Des villes qui s’engagent sur le
recyclage des déchets, l’utilisation de la biomasse,
une place amoindrie des voitures. Des collectifs qui
repensent l’agriculture et mettent la main à la terre.
Sa réussite tient d’abord à sa capacité à faire système en synthétisant des problématiques existantes,
très variées mais finalement toutes interconnectées.
Ainsi une refonte en profondeur de l’agriculture
mènera-t-elle, par autant de ricochets nécessaires,
à un questionnement sur l’apprentissage chez les
enfants.
Ensuite, le film est éminemment incarné et s’attache à montrer la multiplicité des engagements, des
pratiques de terrain et à assortir chaque réflexion
d’exemples concrets et lisibles.
Enfin, Demain s’adresse à tous. Autant aux vétérans militants qu’aux néophytes attristés d’un monde
qui ne ressemble pas à ce qu’ils voudraient pour
eux-mêmes et pour leurs proches. Et plus qu’une
nécessaire conscientisation, il se pourrait que Demain
leur apporte aussi l’étincelle qui leur mettra le pied
à l’étrier !
Demain, s’il s’inscrit dans la lignée de documentaires « concernés », tire pourtant son épingle du jeu
à plusieurs niveaux.
de Cyril Dion & Mélanie Laurent, France, 2015, 1 h 58. En
prolongation. PARC CHURCHILL SAUVENIÈRE
Euh… attendez. Il n’y aurait pas un petit moyen de
ne pas sombrer dans le désespoir apocalyptique ? Et
bien si, à vrai dire, et les exemples sont nombreux.
Catherine Lemaire, LES GRIGNOUX
Mardi 16 février à 20 h
Projection
unique
en présence de Jorge LEÓN,
réalisateur et chorégraphe,
dans le cadre du festival
Pays de Danses
En partenariat avec
Bureau de chômage
Before We Go
Janvier 2015, les nouvelles réformes du chômage sont d’application. Des milliers de
demandeurs d’emploi sont tout simplement destitués de leurs allocations et priés
de s’inscrire au CPAS. Dans ce contexte extrêmement actuel, Charlotte Grégoire
et Anne Schiltz sont allées filmer le quotidien d’un bureau de chômage…
Jorge León livre un poème visuel et sonore qui nous plonge dans une
réflexion sur la fin de vie et sur notre rapport à la mort. Une vraie
expérience de cinéma, audacieuse et extrêmement puissante
N
ous sommes au siège régional de L’ONEM à
Charleroi mais nous pourrions très bien être
dans n’importe quel bureau de chômage de Wallonie :
un espace cloisonné, une succession de bureaux et
des personnes assises en vis-à-vis. D'un côté de la
table des chômeurs, de l'autre des contrôleurs ou
facilitateurs, comme on les appelle.
Les chômeurs sont là pour prouver – documents
à l’appui – qu’ils sont bien en train de chercher du
travail et les contrôleurs sont, eux, chargés d’évaluer
leurs recherches sur base d’un canevas bien précis
(tant de preuves de candidatures, de réponses du
potentiel employeur, etc.).
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le cliché du
« chômeur-resquilleur » ne résiste pas à la vision de
ce documentaire. Nous sommes ici face à différents
profils d’hommes et de femmes démunis face à une
réalité qui leur échappe. Bien sûr ils veulent trouver
un travail mais le marché de l’emploi est tel qu’il est,
saturé. Et l’idée de se retrouver au CPAS est loin de
les enchanter.
L’objectif du film n’est ni d’accuser les employés
de L’ONEM qui suivent avec rigueur les règles de
l’administration ni de victimiser à tout prix les chômeurs mais bien d’interroger un système qui, à force
d’austérité, met sur la paille des personnes de plus en
plus précarisées, de remettre en question le sens du
travail aujourd’hui, à l’heure où les offres d’emploi
deviennent une denrée rare.
Dans la morosité ambiante, il fallait bien ce genre
de documentaire pour se rappeler que derrière ces
personnes qu’on désigne trop souvent par le terme
générique et péjoratif de « chômeurs », il y a des
individus qui tentent simplement, sobrement, de
s’en sortir.
Alicia Del Puppo, LES GRIGNOUX
de Charlotte Grégoire & Anne Schiltz, Belgique, 2015,
1 h 25. Sortie le 5 février. CHURCHILL
L
e film s’ouvre sur une vue du plafond – magnifiquement décoré – de la grande salle de La
Monnaie, comme une fenêtre qui nous laisserait
apercevoir le paradis. Une femme s’éveille au son
lancinant d’un buzzer : c’est l’heure de son traitement médical. Le réveil est douloureux. D’emblée, on
comprend qu’elle livre une bataille avec un corps en
souffrance. Que la maladie a imposé sa loi.
Jorge León nous plonge alors dans une expérience
unique. Lydia, Michel et Noël, trois personnes en fin
de vie acceptent de participer, avec lui, à un « atelier »
à La Monnaie, en compagnie de danseurs, chanteurs,
musiciens et chorégraphes. À travers cette rencontre,
c’est une véritable réflexion sur la fragilité de la vie
qui émerge. L’Opéra – lieu de tragédie par excellence
– permet de libérer les corps. On assiste à un ballet
intime entre des acteurs qui redéfinissent leur rapport
à la vie, à la mort.
Le réalisateur joue avec les symboles. Il nous
entraîne dans les couloirs et les ateliers. Les accessoires et les décors du théâtre lui offrent autant de
possibilités de chorégraphies. Mais au-delà des rôles,
on sent à quel point les trois protagonistes vivent
profondément cette expérience. On a la gorge serrée
en voyant Lidia danser, se réapproprier son corps ou
en écoutant la conversation entre Michel et Benoît.
On sent l’urgence, l’échéance qui a été annoncée.
Before We Go est un film unique. Il suggère bien
plus qu’il ne montre et nous bouleverse profondément. Parce qu’il nous ramène à des questions fondamentales et essentielles sur notre propre existence.
Laurence Hottart, LES GRIGNOUX
de Jorge León, Belgique, 2014, 1 h 22, VO anglaise et
française. CHURCHILL
journal des Grignoux 244 6 du 3 février au 8 mars 2016
Spotlight
Ave, César !
Le retour pétaradant des frères Coen dans une comédie loufoque ! Dans
la droite lignée de Burn After Reading, avec une belle brochette de stars
décomplexées, Ave, César ! est une plongée au cœur de l’âge d’or hollywoodien,
son glamour et son côté bouffon pas toujours bien dissimulé…
H
ollywood dans les années 1950. Les studios
produisent à la pelle des films à grand spectacle,
c’est l’époque de Fred Astaire, des performances
techniques et acrobatiques. Une industrie bien huilée qui exporte à tout va le rêve américain à travers
strass, paillettes et vedettes de cinéma.
Le long métrage glisse alors sur le terrain du film
noir, tout en convoquant l’absurde de la screwball
comedy. Le tout en effectuant une délicieuse mise en
abyme du monde du cinéma, avec ses personnagesphares, sa machinerie, ses coulisses…
Dans ce contexte grandiloquent, George Clooney
(en mode gros bêta, ça nous avait manqué !) incarne
Baird Whitlock, un acteur de renom qui a pourtant
la fâcheuse habitude d’oublier ses répliques. Engagé
pour tenir le rôle principal dans un péplum nommé
Ave, César !, il est kidnappé par un groupe nommé
« le futur ». Intervient alors Eddie Mannix (Josh
Brolin) – inspiré du véritable personnage éponyme –
un médiateur professionnel, réputé comme étant l’un
des meilleurs pour arranger les problèmes de stars.
Les frères Coen avaient prétendu avoir clos leur
« trilogie des idiots » avec Burn After Reading et sa
joyeuse bande de losers embarqués dans une affaire
d’espionnage. Ave, César ! semble pourtant ressusciter l’esprit clownesque et fanfaron des cinéastes,
incarnés magistralement par les acteurs (Clooney,
Johansson, Fiennes, Tatum, etc.). Car s’il y a bien un
terrain sur lequel les Coen ne transigent pas, c’est
celui de la direction artistique, et ici encore ils sont
parvenus à extraire le potentiel comique enfoui sous
toutes les plus belles gueules de Hollywood.
C’est à lui que revient la lourde charge de retrouver Baird Whitlock, une mission qu’il s’impose de
réussir et pour laquelle il réunit une équipe capable
de l’aider dans cette tâche.
de Joel & Ethan Coen, États-Unis, 2016, 1 h 46, VO.
Avec George Clooney, Josh Brolin, Scarlett Johansson,
Channing Tatum, Ralph Fiennes. Sortie le 17 février.
PARC SAUVENIÈRE
« Peut-on dire non à Dieu ? » est l’une des répliques de ce long métrage
coup de poing traitant de l’enquête journalistique qui a permis de mettre
à jour les abus sexuels pratiqués par des prêtres de l’Église catholique.
Un sujet brûlant traité avec ferveur, pudeur, intelligence
É
té 2001. À peine nommé rédacteur en chef
du journal Boston Globe, Marty Baron (Liev
Schreiber) envoie ses journalistes d’investigation
enquêter sur un curé accusé de pédophilie. L’affaire
est grave puisque le prêtre aurait violé des dizaines
de jeunes paroissiens en l’espace de trente ans… Mais
s’attaquer à l’Église catholique dans une ville comme
Boston n’est pas sans risque. Pour autant, les reporters de l’équipe Spotlight dirigée par Walter « Robby »
Robinson (Michael Keaton) se mettent au travail.
Dans le cadre de l’enquête, les journalistes
rencontrent l’avocat des victimes, Me Mitchell
Garabedian (Stanley Tucci), et plusieurs de ses
clients : ils sont désormais convaincus que l’Église
a mis en place un vaste système de protection des
prêtres prédateurs. Malgré la résistance acharnée
des plus hautes autorités religieuses, le Globe finit
par publier les conclusions de l’enquête en janvier
2002. L’article fait l’effet d’une bombe et encourage
d’autres victimes, dans quelque 200 villes du monde
entier, à prendre la parole.
L’auteur du film, Tom McCarthy, est l’un des
hommes les plus insaisissables du cinéma US. Acteur
à ses heures, scénariste du Là-haut de Pixar, réalisateur d’un pilote de Game of Thrones refusé par HBO
(!), il a sans doute beaucoup réfléchi au rôle du « quatrième pouvoir » en interprétant un journaliste dans
la saison 5 de The Wire, qui décortiquait les rapports
entre presse, police et pouvoir politique à Baltimore.
Il trouve en tout cas ici la distance parfaite entre
le film à suspense et le film-dossier, entre le plaisir
et la colère, l’entertainment et l’indignation. Dans
une scène du film conçue comme une profession
de foi, le rédac’chef taiseux joué par Liev Schreiber,
alors qu’il relit un article, sort son stylo rouge et
raye un mot. Un seul. Sans relever les yeux, il marmonne : « Encore un adjectif ». Spotlight, à sa façon,
est un film « sans adjectifs ». Conscient qu’il n’a pas
besoin de frimer pour sonner juste. Sincère et intègre,
nécessaire et suprêmement divertissant : une ode à
la presse papier qui procure la même ivresse qu’un
article bien troussé.
Éric Foubert, PREMIÈRE
de Tom McCarthy, États-Unis, 2015, 2 h 08, VO. Avec Mark
Ruffalo, Michael Keaton, Rachel McAdams, Liev Schreiber,
Stanley Tucci. Sortie le 3 février.
CHURCHILL SAUVENIÈRE
Jeudi 25 février à 20 h 15
Rencontre
avec Jean-Michel CRIELAARD,
professeur ordinaire en médecine
physique et traumatologie du
sport. Spécialiste du dopage
(CHU de Liège)
Steve Jobs
Un biopic culotté, furieux et tendu qui nous ramène le génie hi-tech à
la iVie. Fassbender incarne l’homme tempétueux dans un film dirigé
avec maestria par Danny Boyle (Slumdog Millionaire) sur un scénario
non moins brillant d’Aaron Sorkin (The Social Network)
S
orkin a envoyé valdinguer la narration classique
pour un coup de force à l’indéniable panache :
une pièce en trois actes aussi nerveuse qu’un
Birdman (auquel il emprunte l’idée d’amples plans
séquences), sorte de brillante farce en coulisses où
chaque scène, sans temps mort, déroule le fracas de
la vision d’un seul homme arc-bouté sur son génie et
presque indifférent à ses pairs.
Il ne fait en effet plus beaucoup de doutes que le
co-fondateur d’Apple était à la fois un visionnaire
iconique et un humain obsédé par la trahison, émotionnellement analphabète, dont le cœur était une
puce en silicone, et c’est ce que déroule le scénario
imaginé par Sorkin. Le film convoque tout l’entourage de Jobs lors de trois « épisodes » décisifs de sa
carrière.
Soit un premier acte en 1984, lors du lancement
du premier Macintosh, où il joue les tyrans hors
de lui parce que les techniciens ne parviennent pas
à faire dire « Bonjour » au Mac, élément implacablement crucial dans la présentation si l’on en juge
par l’état émotionnel dans lequel cela le met. Il n’a
pas encore opté pour son indétrônable look vestimentaire polo noir/jeans/lunettes sans monture qui
façonnera l’habitus geek, mais il a déjà aux basques
son ex-compagne Chrisann venue quémander un
peu d’attention pour leur fille Lisa. Fille qu’il refuse
de considérer sienne, allant jusqu’à détruire chez
l’enfant la croyance qu’un ordinateur aurait été baptisé Lisa en son honneur.
Le deuxième acte verra le lancement du maudit
NeXT en 1988, tandis que le troisième se concentre
sur la sortie de l’iMac en 1998 – et le retour triomphant de Jobs au sein d’Apple après sa fameuse éviction en grande pompe plus de dix ans auparavant.
Ce feu d’artifice en intérieur est réalisé avec ingéniosité par Danny Boyle, qui trouve un équilibre entre
le poids de Jobs (Fassbender impeccable de férocité
géniale) et celui de son entourage. Ainsi Seth Rogen
en Steve Wozniak joue à merveille sa partition de
quasi-frère trahi par Jobs ou Jeff Daniels en John
Sculley, figure paternelle mis à la tête d’Apple par
Jobs lui-même avant que ce dernier ne se fasse virer.
Quant à Kate Winslet, elle livre une remarquable
performance en Joanna Hoffman, la responsable
com’ restée tout du long fidèle à Jobs, mais aussi la
seule qui peut lui tenir tête sans qu’il s’en affecte très
longtemps…
Catherine Lemaire, LES GRIGNOUX
de Danny Boyle, États-Unis, 2015, 2 h 02, VO. Avec Michael
Fassbender, Kate Winslet, Seth Rogen, Jeff Daniels. Sortie
le 3 février. CHURCHILL SAUVENIÈRE
L’ASSOCIATION DES ÉCOLES
DE DEVOIRS
EN PROVINCE DE LIÈGE
Recherche, pour toute la province,
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des enfants et/ou des adolescents dans leur parcours scolaire.
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Dans le cadre
du ciné-club
The Program
Stephen Frears tire le portrait de la star déchue du Tour de
France, Lance Armstrong, dans un nouveau long métrage incisif,
à mille lieues des sempiternels biopics hagiographiques
D
ébuts difficiles, cancer des testicules, cocktails survitaminés, septuple victoire au Tour
de France, enquête à rebondissements sur son
dopage, condamnation, bannissement… Tel est le
programme des réjouissances que nous a concoctées
Stephen Frears pour tenter de comprendre la personnalité complexe de Lance Armstrong. Avec toute la
malice qui caractérisait déjà The Queen, portrait au
vitriol de la reine d’Angleterre, le réalisateur britannique donne à voir les bons et les mauvais côtés du
champion, les premiers paraissant au final bien plus
anecdotiques que les seconds.
Certes, le coureur a aidé de nombreux malades
avec son association de lutte contre le cancer. Mais ce
n’est pas ce que l’on retiendra ici. N’y allant pas avec
le dos de la cuillère mais se reposant constamment
sur un travail de recherche scrupuleux et des faits
avérés, le cinéaste dépeint un homme et un sportif
menteur, tricheur, manipulateur, stratège et orgueilleux, couvert par un système ravi d’avoir trouvé en
lui sa poule aux œufs d’or et un étendard médiatique
du rêve américain.
Dans la peau de ce symbole lucratif, Ben Foster
(3 h 10 pour Yuma, X-Men l’affrontement final) trouve
le rôle-tremplin qui devrait faire décoller sa carrière : si sa ressemblance avec l’antihéros du vélo
est frappante, c’est surtout l’absence de caricature
dans son jeu qui nous cueille. Même finesse chez ses
partenaires, de Jesse Plemons en Floyd Landis tantôt
calculateur tantôt vulnérable à Guillaume Canet,
surprenant et amusant en toubib italien dépourvu
d’éthique, en passant par Chris O’Dowd, parfait de
détermination dans la peau de David Walsh, auteur
du roman dont le film est adapté.
Last but not least pour qui n’est pas amateur de
cyclo, Stephen Frears a d’abord pensé son long
métrage comme un thriller psychologique et non
comme un film sportif. Les scènes de course, boostées par une BO rock’n’roll (Radiohead, Ramones…),
sont rythmées et tendues comme il se doit, mais le
parti-pris humain et corrosif du cinéaste permet au
long métrage de dépasser le cadre du film pour les
seuls accros du vélo.
Marilyne Letertre, MÉTRO
de Stephen Frears, Grande-Bretagne, 2015, 1 h 43, VO.
Avec Ben Foster, Chris O’Dowd, Guillaume Canet.
Sortie le 25 février. SAUVENIÈRE
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Marie et Etienne PICHAULT
Ouvert à midi du lundi
au vendredi, le soir, le vendredi
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journal des Grignoux 244 7 du 3 février au 8 mars 2016
45 Years
Randonneurs amateurs
Autour d’un mariage menacé par de vieux souvenirs qui émergent,
45 Years est un superbe mélodrame qui secrète de la beauté tragique
avec d’infimes fêlures devenant des gouffres émotionnels… On n’avait
jamais vu Charlotte Rampling si magnétique, si émouvante
· A WALK IN THE WOODS
Un buddy movie où deux anciens amis que tout oppose se lancent le défi de traverser
les États-Unis via l’une de ces fameuses randonnées de 3 000 kilomètres…
Quand deux acteurs mythiques (Robert Redford et Nick Nolte)
s’offrent une tranche d’air pur et d’autodérision
A
près Wild de Jean-Marc Vallée, adapté du
roman autobiographique de Cheryl Stride,
Hollywood continue à mettre en image les récits
de grandes randonnées cathartiques. Dans le film
de Ken Kwapis, le personnage incarné par Robert
Redford (toujours classieux) se met au défi de parcourir « l’Appalachian Trail » (le sentier de randonnée des Appalaches), malgré sa condition physique
déclinante, l’opposition déterminée de sa femme
Catherine (jouée par Emma Thompson) et la compagnie peu enviable de son ancien acolyte Stephen
Katz, que Nick Nolte incarne, bouffi et déformé par
une vie d’excès.
On prend réellement plaisir à retrouver les deux
acteurs se balançant des vacheries tout en constatant
avec résignation et amusement leur décrépitude
physique et l’ampleur de l’épreuve dans laquelle ils
se sont lancés. Mais plutôt qu’une aventure physique
ou un récit introspectif, le réalisateur propose une
sorte de buddy movie au royaume des randonneurs,
tout en décalage et en saynètes cocasses. Ainsi le
film ne passe pas à côté des diverses actrices que
croisent les deux hommes : Emma Thompson, la
mère protectrice et aimante à l’humour so british,
Mary Steenburgen, en tentatrice réconfortante.
L’œil vif de Robert et celui plus embrumé de Nick
nous invitent à cheminer dans leur sillage, qui flirtera d’avantage avec l’espace souriant de la farce
plutôt que celui de la quête métaphysique. Bouffée
d’évasion, ce récit de voyage est vraiment attachant
et les sublimes paysages des Appalaches, saisis par
John Bailey (directeur de la photographie), vous
convaincront de prendre illico un billet d’avion pour
le Maine.
de Ken Kwapis, États-Unis, 2015, 1 h 45, VO. Avec Robert
Redford, Nick Nolte, Emma Thomson, Mary Steenburgen.
Sortie le 2 mars. PARC SAUVENIÈRE
K
ate (Charlotte Rampling, sidérante) et Geoff
sont tous deux confortablement retraités,
s’acheminent vers la septantaine et vivent dans un
plaisant cottage à l’orée d’un village du Norfolk, en
Angleterre. Sans enfants, entourés d’amis, ils sont sur
le point de fêter leur 45 ans de mariage.
Revenant d’une de ses promenades matinales dans
la campagne environnante, Kate croise le facteur, un
de ses anciens élèves, prend de ses nouvelles rapidement, rentre et trouve Geoff plongé dans une lettre.
Une lettre dont il veut minimiser la portée, mais
qui va soulever les cœurs de douloureux soubresauts.
Car cette lettre, si elle ne dit rien de véritablement
nouveau, ouvre une brèche dans les sentiments longtemps enfouis de Geoff.
Cinquante ans auparavant, alors qu’il faisait de la
randonnée avec sa petite amie Katya dans les Alpes
suisses, elle est tombée dans une crevasse. On n’a
jamais retrouvé son corps.
Et c’est maintenant, fonte des neiges aidant, qu’on
vient de la retrouver. Conservée intacte dans la glace,
tandis que Geoff, eh bien, a vieilli, forcément.
Certaines de ces choses lointaines liées à Katya
n’ont pas été dites à Kate cependant. Si celle-ci réagit
d’abord assez bien (« je ne peux pas t’en vouloir pour
quelque chose qui a existé avant que nous existions,
n’est-ce pas », dit-elle avec courage), elle se met lentement à douter, à ressentir une nouvelle douleur,
lancinante, que seuls des gestes et des regards laissent
transparaître.
Et tandis que les préparatifs de la fête vont bon
train, doucement, sans presque faire de bruit, une
cruelle fêlure l’étreint, et sa vie, qu’elle croyait réussie, ou à tout le moins comme assurée, stabilisée, se
fendille du poids de regrets (les siens, ceux de Geoff)
presque trop douloureux pour être énoncés.
45 Years est une admirable étude de ce qui fait le
sel du couple, de ses secrets, de ses non-dits, de ce
qu’il peut rester d’un amour, lointain ou quotidien.
Il nous révèle nos failles intimes et l’effondrement
intérieur face à cette indicible sensation que l’aimé se
révèle tout à fait étranger, laissant voir enfin une part
fondamentale de lui-même qu’il avait tue jusqu’à lors.
Un très grand film tout en sous-texte, extrêmement
poignant.
Catherine Lemaire, LES GRIGNOUX
d’Andrew Haigh, Grande-Bretagne, 2015, 1 h 35, VO. Avec
Charlotte Rampling, Tom Courtenay. Sortie le 10 février.
PARC CHURCHILL SAUVENIÈRE
Belgica
Après La merditude des choses et The Broken Circle Breakdown, on
trépignait d’impatience de découvrir le nouveau film de Felix Van
Groeningen. Il bifurque à nouveau, surprend et touche juste avec cette
chronique de deux frères qui se lancent dans l’horeca et font d’un café
de quartier un haut lieu de diversité, branchitude et perdition…
B
eau gosse intriguant, Jo a repris la gestion d’un
petit café de quartier à Gand. Une taverne voûtée un peu miteuse où les WC sont souvent bouchés
et les habitués un peu défaits par une vie de pilier
de comptoir. Mais il aime ça, Jo, être son propre
patron, derrière le bar, et embrasser cette ambiance
particulière, entre camaraderie de comptoir et vie
nocturne alcoolisée.
Frank, son frère, est un type qui a l’air d’avoir déjà
pas mal roulé sa bosse. D’ailleurs une maison à la
campagne, un chenil dont s’occupe sa femme et un
gosse haut comme trois pommes n’y font rien : il a
la bougeotte, il aime boire et sortir, rentrer au petit
matin, rien n’y fait, impossible qu’il soit raisonnable.
Ce café de son frère, il s’y sent bien, et il va donner
un petit coup de pouce pour faire décoller le lieu :
proposer à ses amis musicos de passer faire un tour,
de mettre un peu de musique, bref de rafraîchir la
clientèle.
Il y parvient tellement bien qu’un projet d’agrandissement voit le jour et que le café ne désemplit plus
de tout le week-end. Et le Belgica (puisque c’est son
nom) devient The Place to Be, tandis que la vie des
deux frères se fait de plus en plus trépidante, folle,
exagérée, entre manque de sommeil, addictions faussement cool et autres parties de plaisir. Sexe, drogue
et rock’n’roll, oui, mais avec des responsabilités qui
s’accumulent, des décisions de gestion à prendre :
quid d’un service d’ordre, des libéralités accordées
aux travailleurs, des accommodements avec les services de la ville, pompiers et police ?
Il ne sera jamais là où on l’attend, Felix Van
Groeningen, et c’est tant mieux. Après la country
racée de son Broken Circle Breakdown, place à la
musique plutôt électro (le légendaire duo Soulwax
signe la bande originale) ; après les à-fonds bière de
La merditude des choses, les rails de coke. Chronique
au long cours de la vie nocturne gantoise, Belgica
est un film pétaradant, en symbiose avec la frénésie
du lieu, un film qui sans cesse bouge, parfois survolté, parfois groggy de ses excès nocturnes, toujours
épatant.
Catherine Lemaire, LES GRIGNOUX
de Felix Van Groeningen, Belgique, 2015, 2 h 07, VO
flamande sous-titrée français. Avec Stef Aerts,
Tom Vermeir, Stefaan De Winter. Sortie le 2 mars.
SAUVENIÈRE
Jeudi 3 mars à 20 h 15
Keeper
Avant-première
en présence de l’équipe du film
15 ans tous les deux, Mélanie et Maxime s’aiment. Quand Mélanie tombe enceinte,
le jeune couple, candide et inconséquent, décide de garder l’enfant. Un premier
long métrage bouleversant qui signe la naissance d’un talentueux cinéaste
V
oilà un film qui vous serre la gorge, autant par
sa justesse que par les intenses émotions qu’il
suscite. En peu de mots, avec quelques regards,
des gestes, c’est tout un pan de l’amour adolescent
qui nous est donné à voir, l’amour sincère, parfois
comme embarrassé de lui-même, la naïveté et les
éclairs de lucidité, les réactions enfantines à des décisions d’adultes et cette farouche volonté d’émancipation précipitée.
Pour ce magistral premier film, Guillaume Senez
s’est entouré de deux jeunes comédiens au talent
confondant, Kacey Mottet Klein (déjà vu dans
L’enfant d’en haut d’Ursula Meier) et l’inconnue
Galatéa Bellugi. Il a pu également compter sur des
personnages secondaires solides, incarnés, importants, interprétés par Catherine Salée (la mère de
Maxime) et Laetitia Dosch (la mère de Mélanie, vue
dans La bataille de Solférino). On ajoutera également que le scénario, d’une remarquable finesse, est
signé par David Lambert (réalisateur de Je suis à toi,
notamment).
Ah oui, on allait oublier : c’est aussi un film belge.
Mais bon, c’est comme avec les films de Joachim
Lafosse, Bouli Lanners ou les frères Dardenne : c’est
avant tout un très bon film. Dont on vous reparlera
plus longuement lors de sa sortie dans le prochain
journal.
LES GRIGNOUX
de Guillaume Senez, Belgique, 2015, 1 h 35.
Avec Kacey Mottet Klein, Galatéa Bellugi, Catherine Salée,
Laetitia Dosch, Sam Louwyck. Sortie le 10 mars.
SAUVENIÈRE
Prolongations
journal des Grignoux 244 8 du 3 février au 8 mars 2016
Mardi 1 mars à 20 h 15
er
Rencontre
avec Joachim LAFOSSE,
réalisateur
Les chevaliers blancs
Jacques Arnault, président de l’ONG
« Move for Kids », a convaincu des familles
françaises en mal d’adoption de financer
une opération d’exfiltration d’orphelins
d’un pays d’Afrique dévasté par la guerre.
Entouré d’une équipe de bénévoles, il a un
mois pour trouver 300 enfants en bas âge
et les ramener en France. Mais comment
être sûr qu’un enfant est orphelin dans un
pays où l’administration la plus élémentaire fait défaut ? Et le cinéaste de nous
installer dans les tensions qui vont peu à
peu animer le groupe.
Une œuvre fulgurante, résolument
politique qui vous dévastera tant par sa
puissance cinématographique que par la
pertinence des questions qu’elle soulève.
de Joachim Lafosse, Belgique, 2015, 1 h 52.
CHURCHILL SAUVENIÈRE
Mercredi 17 février à 18 h
Projection
organisée par le service Qualité
de Vie des Étudiants de l’ULg en
collaboration avec le CHEL dans
le cadre de la Sem’AIME, semaine
sur la vie affective et sexuelle des
jeunes.
The Danish Girl
www.ulg.ac.be/semaime
The Danish Girl retrace la remarquable histoire d’amour de
Gerda Wegener et Lili Elbe, née Einar Wegener, l’artiste danoise
connue comme la première personne à avoir subi une chirurgie
de réattribution sexuelle en 1930.
La grande intelligence du film est de ne pas s’être contenté
de suivre le parcours d’Einar/Lili mais d’avoir mis au centre du
tableau les turbulences d’un couple qui parvient à rester soudé.
Il était plus que temps que le cinéma nous offre un grand rôle
de transgenre, et Tom Hooper pose un regard plein d’empathie
sur son personnage et ses tourments.
de Tom Hooper, États-Unis, 2015, 2 h, VO.
PARC CHURCHILL SAUVENIÈRE
Les huit salopards
The Revenant
Dans le New York des années 1950,
Therese, jeune employée d’un grand
magasin de Manhattan, fait la connaissance d’une cliente distinguée, Carol,
femme séduisante, prisonnière d’un
mariage peu heureux. À l’étincelle de la
première rencontre succède rapidement
un sentiment plus profond. Les deux
femmes se retrouvent bientôt prises au
piège entre les conventions et leur attirance mutuelle.
Mélodrame exquis aux accents fifties,
Carol est une histoire d’amour touchée
par la grâce qui développe un art subtil du
trouble, du désir et de l’affirmation de soi.
Quelques années après la guerre de
Sécession, le chasseur de primes John
Ruth fait route vers la ville de Red Rock
où il doit livrer à la justice sa prisonnière,
Daisy Domergue. Ils rencontrent en chemin le major Marquis Warren, un ancien
soldat devenu lui aussi chasseur de primes,
et Chris Mannix, le shérif de Red Rock.
Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge
dans une auberge où se trouvent déjà
quatre autres personnages énigmatiques :
le confédéré, le Mexicain, le cowboy et le
court-sur- pattes. Coincés par la tempête,
les huit voyageurs vont s'engager dans
une série de tromperies et de trahisons.
Dans une Amérique profondément sauvage, le trappeur Hugh Glass est sévèrement blessé et laissé pour mort par un
traître de son équipe, John Fitzgerald.
Avec sa seule volonté pour unique arme,
Glass doit affronter un environnement
hostile, un hiver brutal et des tribus guerrières, dans une inexorable lutte pour
sa survie, portée par un intense désir de
vengeance.
Après l’ébouriffant Birdman, Iñárritu
s’approprie les codes du western en suivant le parcours vengeur de Leonardo
DiCaprio. Une nouvelle performance pour
l’acteur, grand favori des oscars 2016.
de Todd Haynes, États-Unis, 2015, 1 h 58, VO.
PARC CHURCHILL SAUVENIÈRE
de Quentin Tarantino, États-Unis, 2015, 2 h 47,
VO. PARC CHURCHILL SAUVENIÈRE
d’Alejandro Gonzalez Iñárritu, États-Unis, 2015,
2 h 31, VO. SAUVENIÈRE
Joy
Elser
Nous trois ou rien
Ap rè s H a p p i n e s s T h e ra py e t
American Bluff, David Russell offre
à Jennifer Lawrence le rôle d’une
mère célibataire déterminée qui
retourne le cours des choses en sa
faveur lorsqu’elle invente une serpillière révolutionnaire. Joy suit le
parcours de cette femme forte devenue une businesswoman imparable,
qui fait tout pour s’extraire de sa
condition et ne pas trop ressembler
à ses parents (avec Robert de Niro
en paternel volubile). Au-delà de
la femme d’exception, Joy incarne
le rêve américain dans cette comédie dramatique, mêlant portrait de
famille, trahisons, déraison et sentiments.
Allemagne, 1939. Adolf Hitler prononce un discours devant les dirigeants du parti nazi dans la brasserie
Bürgerbräu à Munich. Une bombe
explose, mais Hitler a déjà quitté
les lieux. L’attentat est un échec.
Le responsable isolé Georg Elser est
rapidement arrêté puis transféré à
Munich pour être interrogé.
Une œuvre formidable qui exalte
l'esprit de résistance et nous captive
avec un personnage et un fait historique oubliés.
D’un petit village du sud de l’Iran
aux cités parisiennes, Kheiron nous
raconte le destin hors du commun
de ses parents Hibat et Fereshteh,
éternels optimistes, dans une comédie aux airs de conte universel qui
évoque l’amour familial, le don
de soi et surtout l’idéal d’un vivre
ensemble.
Révélé par le Jamel Comedy Club
et par la mini-série Bref de Canal+,
Kheiron Tabib est d’abord connu
pour ses talents d’humoriste et de
rappeur.
Dans Nous trois ou rien, il aborde
en douceur et en humour l’utopie de
l’intégration, tout en gardant le sens
des réalités, passant habilement de la
drôlerie à la gravité.
de David O. Russell, États-Unis, 2015,
2 h 15, VO. CHURCHILL
d’Oliver Hirschbiegel, Allemagne, 2015,
1 h 54, VO. CHURCHILL
de Tabib Kheiron, France, 2015, 1 h 42.
PARC CHURCHILL SAUVENIÈRE
Les saisons
Welcome Home
Les saisons est une épopée sensible
et inédite qui relate la longue et
tumultueuse histoire commune qui
lie l’homme aux animaux.
Après avoir parcouru le globe à
tire-d’ailes avec les oiseaux migrateurs et surfé dans tous les océans
en compagnie des baleines et des
raies manta, Jacques Perrin et
Jacques Cluzaud reviennent pour
ce nouvel opus sur des terres plus
familières. Ils nous convient à un
formidable voyage à travers le
temps pour redécouvrir ces territoires européens que nous partageons avec les animaux sauvages
depuis la dernière ère glaciaire
jusqu’à nos jours.
Lucas, un lycéen de 16 ans, et
Bert, un apprenti de 18 ans, fuient
le bocal familial. Ils changent de
nom, se rebaptisent Bee et Lucky
et prennent la route. Les deux
garçons s’introduisent dans des
maisons vides, investissant pour
l’occasion des vies qui ne sont pas
les leurs. Mais cette échappée libre
va finir par se mordre la queue et
accroître les tensions entre les
deux amis.
Variation sur une fugue adolescente qui tourne mal, le film
est transcendé par la prestation
incandescente de ses deux jeunes
acteurs en état de grâce.
de Jacques Perrin & Jacques
Cluzaud, France, 2015, 1 h 36.
PARC CHURCHILL SAUVENIÈRE
Carol
de Philippe de Pierpont, Belgique,
2015, 1 h 20.
CHURCHILL
Le cœur du film tourne autour du
fascinant triangle que forment Elser
et ses interrogateurs et bourreaux
qui ne peuvent pas concevoir que le
jeune homme ait agi seul.
The Big Short :
le casse du siècle
Wall Street. 2005. Profitant de
l’aveuglement généralisé des
grosses banques, des medias et du
gouvernement, quatre outsiders
anticipent l’explosion de la bulle
financière et mettent au point...
le casse du siècle ! Michael Burry,
Mark Baum, Jared Vennett et Ben
Rickert : des personnages visionnaires et hors du commun qui vont
parier contre les banques... et tenter de rafler la mise !
Joyeuse satire un peu foutraque
qui jongle autant avec les personnages qu’avec le jargon financier,
The Big Short se fait sur la fin plus
sérieux, quand l’ampleur de la
catastrophe apparaît enfin à tous
ces gamins inconscients.
d’Adam McKay, États-Unis, 2015,
2 h 10, VO.
CHURCHILL
Bang Gang
(une histoire
d’amour moderne)
Les faubourgs aisés d’une ville sur la
côte atlantique. George, jolie jeune
fille de 16 ans, tombe amoureuse
d’Alex. Pour attirer son attention,
elle lance un jeu collectif où sa bande
d’amis va découvrir, tester et repousser les limites de leur sexualité...
Eva Husson met en scène une
sorte de fantasmagorie à la frontière du conte et du naturalisme,
abordant la sexualité telle une fièvre
mystérieuse qui s’empare d’ados
submergés par un désir aussi beau
qu’inquiétant, aussi vitaliste que
mortifère.
Un teen-movie sensuel et onirique.
d’Eva Husson, France, 2015, 1 h 38.
CHURCHILL SAUVENIÈRE
Le bouton de nacre
Le pont des espions
Star Wars VII
Quel rapport entre l’eau, des tribus indiennes, Pinochet et un bouton de chemise en nacre ? Pour le
savoir, il faut voir ce documentaire
historique, politique et surtout
poétique de Patricio Guzmán.
Sans déflorer le film, voici l’un des
éléments de réponse : la Patagonie
chilienne.
Guzmán explore ici l’extrême
sud, où l’eau remplace le sable,
partant du principe que l’eau a
une mémoire. Celle, par exemple,
des indigènes qui vivaient là depuis
dix mille ans et furent quasiment
exterminés par les colons.
Un documentaire vibrant qui
traque, au travers des saisissants paysages de Patagonie, la
mémoire blessée du Chili.
James Donovan, un avocat de
Brooklyn, se retrouve plongé au
cœur de la guerre froide lorsque
la CIA l’envoie accomplir une mission presque impossible : négocier
la libération du pilote d’un avion
espion américain U-2 qui a été
capturé.
Pour la quatrième fois, Steven
Spielberg retrouve Tom Hanks,
dans un drame inspiré de faits
réels.
Après Lincoln en 2012, le réalisateur excelle de nouveau dans la
mise en images d’une époque et
dans la compréhension claire du
conflit qui séparait alors les deux
plus grandes nations du monde.
Plus de 30 ans après la bataille
d’Endor, la galaxie n'en a pas
fini avec la tyrannie et l’oppression. Les membres de l'Alliance
rebelle, devenus la « Résistance »,
combattent les vestiges de l'Empire réunis sous la bannière du
« Premier Ordre ». Un mystérieux
guerrier, Kylo Ren, semble vouer
un culte à Dark Vador et pourchasse les ennemis du Premier
Ordre. Au même moment, une
jeune femme nommée Rey va
faire la rencontre de Finn, un
Stormtrooper en fuite, une rencontre qui bouleversera sa vie.
de Patricio Guzmán, Chili, 2015, 1 h 22,
VO. CHURCHILL
de Steven Spielberg, États-Unis, 2015,
2 h 12, VO.
PARC CHURCHILL
de J.J. Abrams, États-Unis, 2015,
2 h 16, VO.
CHURCHILL
journal des Grignoux 244 9 du 3 février au 8 mars 2016
Zootopie
Le garçon et la bête
Mémo
Le détail des séances
film par film est
disponible sur le site :
www.grignoux.be
sur la page d'accueil
(Tous les films).
▶ 45 Years
▶ Alvin et les Chipmunks 4 :
p. 16
À fond la caisse
SAUVENIÈRE du 3/2 au 28/2
p. 20
SAUVENIÈRE du 10/2 au 29/2
PARC du 10/2 au 16/2
CHURCHILL du 17/2 au 8/3
1 h 53
▶ Anomalisa
p. 17
SAUVENIÈRE le 11/2 et le 14/2
CHURCHILL du 2/3 au 8/3
p. 5
1 h 22
CHURCHILL le 16/2
▶ Belgica
SAUVENIÈRE du 2/3 au 8/3
p. 7
2 h 06
▶ Bon voyage, Dimitri !
p. 14
à l’affiche
CHURCHILL du 3/2 au 5/3
SAUVENIÈRE du 7/2 au 2/3
PARC le 6/3
MERCREDI
3
février
▶ Elser
CHURCHILL du 3/2 au 15/2
p. 8
1 h 54
▶ En sortant de l’école
p. 15
39 mn
p. 19
Argentine
PARC le 20/2
Birmanie
PARC le 5/3
1 h 38
▶ Before We Go
p. 5
▶ Exploration du monde
p. 8
SAUVENIÈRE du 3/2 au 16/2
CHURCHILL du 17/2 au 8/3
1 h 50
2 h 00
1 h 46
▶ Bang Gang
p. 13
SAUVENIÈRE du 3/2 au 1/3
PARC du 3/2 au 22/2
CHURCHILL du 11/2 au 8/3
p. 6
SAUVENIÈRE du 17/2 au 8/3
PARC du 17/2 au 23/2
1 h 58
SAUVENIÈRE le 11/2
1 h 31
▶ Ave, César !
1 h 30
1 h 30
▶ Fatima
SAUVENIÈRE le 8/3
p. 13
1 h 19
▶ Fleurs d’équinoxe
p. 4
1 h 55
CHURCHILL du 15/2 au 8/3
▶ Joséphine s’arrondit
p. 13
1 h 50
SAUVENIÈRE du 10/2 au 8/3
▶ Joy
p. 8
2 h 10
CHURCHILL du 3/2 au 1/3
▶ Keeper
p. 7
1 h 35
SAUVENIÈRE le 3/3
55 mn
▶ La montagne magique
CHURCHILL le 11/2
▶ La Nuit animée
PARC le 13/2
▶ Le bouton de nacre
CHURCHILL du 3/2 au 16/2
▶ Le chant des hommes
PARC le 3/2
CHURCHILL du 4/2 au 7/3
SAUVENIÈRE le 25/2
▶ Le garçon et la bête
VF
SAUVENIÈRE du 9/2 au 14/2
VO
SAUVENIÈRE le 13/2
▶ Le pont des espions
CHURCHILL du 3/2 au 15/2
PARC du 18/2 au 29/2
▶ Le voyage d’Arlo
PARC le 3/2 et le 6/2
SAUVENIÈRE le 8/2 et le 9/2
▶ Les chevaliers blancs
SAUVENIÈRE du 3/2 au 1/3
CHURCHILL du 17/2 au 8/3
▶ Les garçons de Fengkuei
CHURCHILL le 4/3 et le 8/3
▶ Les huit salopards
SAUVENIÈRE du 3/2 au 9/2
CHURCHILL du 10/2 au 23/2
PARC le 27/2
▶ Les premiers les derniers
SAUVENIÈRE du 22/2 au 8/3
PARC du 24/2 au 1/3
▶ Les saisons
SAUVENIÈRE du 3/2 au 29/2
CHURCHILL du 10/2 au 6/3
PARC le 25/2
p. 8
▶ Demain
1 h 32
▶ An – Les délices de Tokyo
p. 5
1 h 15
CHURCHILL du 3/2 au 8/3
PARC du 4/2 au 8/2
SAUVENIÈRE du 18/2 au 22/2
p. 16
1 h 22
SAUVENIÈRE du 8/2 au 12/2
▶ Bureau de chômage
CHURCHILL du 5/2 au 23/2
▶ Chocolat
1 h 35
▶ Adama
p. 4
1 h 34
▶ Carol
SAUVENIÈRE du 3/2 au 22/2
CHURCHILL du 3/2 au 1/3
PARC du 7/2 au 23/2
p. 8
SAUVENIÈRE du 10/2 au 1/3
PARC du 10/2 au 16/2
CHURCHILL du 17/2 au 8/3
▶ Bonjour
CHURCHILL du 4/2 au 9/2
???
15:00 Le voyage d’Arlo
17:15 Demain
20:00 Le chant des hommes
▶ Miss Hokusai
p. 3
1 h 30
SAUVENIÈRE le 14/2
p. 17
1 h 33
▶ Much Loved
PARC le 4/3
p. 19
1 h 44
▶ Nous trois ou rien
CHURCHILL du 3/2 au 16/2
PARC du 17/2 au 1/3
SAUVENIÈRE du 18/2 au 22/2
p. 16
p. 15
p. 8
SAUVENIÈRE du 16/2 au 1/3
CHURCHILL du 17/2 au 8/3
p. 8
▶ Peur de rien
SAUVENIÈRE le 29/2
CHURCHILL du 2/3 au 8/3
2 h 22
p. 15
1 h 41
▶ Radio des Bois
PARC le 9/2
p. 8
▶ Randonneurs amateurs
SAUVENIÈRE du 2/3 au 7/3
PARC du 2/3 au 8/3
1 h 52
p. 4
1 h 41
▶ Robinson Crusoé 3D
p. 8
SAUVENIÈRE du 10/2 au 14/2
▶ Saint Amour
PARC du 25/2 au 8/3
SAUVENIÈRE du 2/3 au 8/3
2 h 48
p. 20
1 h 42
p. 3
1 h 15
p. 13
p. 15
1 h 30
p. 7
1 h 45
p. 15
1 h 30
p. 13
1 h 42
▶ Sametka, la chenille qui danse p. 14
CHURCHILL le 7/2
SAUVENIÈRE du 11/2 au 14/2
1 h 38
p. 8
▶ Shaun, les lamas
du fermier et cie
CHURCHILL le 12/2
1 h 36
12:00
14:00
16:15
18:00
20:30
p. 6
2 h 08
▶ Star Wars : Episode VII
p. 8
CHURCHILL du 3/2 au 16/2
2 h 16
▶ Steve Jobs
SAUVENIÈRE du 3/2 au 1/3
CHURCHILL du 3/3 au 6/3
p. 6
2 h 02
0 h 39
PARC du 24/2 au 1/3
SAUVENIÈRE du 24/2 au 8/3
p. 5
1 h 45
▶ The Big Short
CHURCHILL du 4/2 au 19/2
▶ The Danish Girl
CHURCHILL du 3/2 au 29/2
SAUVENIÈRE du 17/2 au 23/2
p. 8
2 h 10
p. 8
2 h 00
▶ The Program
p. 6
SAUVENIÈRE du 25/2 au 7/3
1 h 43
▶ The Revenant
SAUVENIÈRE du 3/2 au 7/3
2 h 31
▶ Tout en haut du monde
SAUVENIÈRE du 6/2 au 6/3
PARC du 7/2 au 14/2
p. 8
p. 16
1 h 22
▶ Welcome Home
p. 8
CHURCHILL du 3/2 au 17/2
1 h 25
▶ Zootopie
SAUVENIÈRE du 6/2 au 6/3
PARC du 8/2 au 6/3
p. 15
1 h 41
p. 14
confort de in
atous,e
se
ePourlaneleaprès
salles
sontm
plus accessibles
slesdminutes
ortiedix
S
le début du film.
1 h 05
Nous trois ou rien
Bon voyage, Dimitri !
Carol
The Danish Girl
Le bouton de nacre
12:10 Joy
14:30 Star Wars : Episode VII
Chocolat
Nous trois ou rien
Welcome Home
Carol
Nous trois ou rien
12:05 Bonjour
14:15 Joy
17:15 Le pont des espions
20:15 Nous trois ou rien
17:00 The Big Short
19:45 Le pont des espions
Chocolat
Le chant des hommes
Steve Jobs Spotlight
Bureau de chômage
4 salles
12:00
14:00
16:30
18:15
20:15
Chocolat
Elser
Le bouton de nacre
Welcome Home
Chocolat
12:10 Demain
14:30 Alvin et les Chipmunks 4
12:15 Bang Gang
14:15 Les saisons
12:05 Carol
14:15 Snoopy et les Peanuts
12:00 Spotlight
14:30 Steve Jobs
16:30 Les huit salopards
20:00 Les chevaliers blancs
22:15 Bang Gang
17:15 Les saisons
19:30 Bang Gang
21:30 Les huit salopards
16:30 The Revenant
20:00 The Revenant
17:00 Spotlight
19:45 Steve Jobs
22:15 Spotlight
12:10
14:00
16:15
18:30
20:45
Le chant des hommes
Elser
The Danish Girl
Chocolat
Le chant des hommes
12:10 Les chevaliers blancs
14:15 Les chevaliers blancs
12:15 Les saisons
14:15 Bang Gang
12:05 Carol
14:30 The Revenant
12:00 Steve Jobs
14:30 Spotlight
17:15 Steve Jobs
20:00 Les huit salopards
16:30 The Revenant
19:30 Bang Gang
21:30 The Revenant
17:30 Les saisons
19:30 The Revenant
22:20 Bang Gang
17:15 Les chevaliers blancs
19:45 Spotlight
22:15 Steve Jobs
12:10
14:30
16:15
18:30
20:30
The Danish Girl
Bureau de chômage
Nous trois ou rien
Le chant des hommes
Star Wars : Episode VII
12:00 Demain
14:15 Les chevaliers blancs
12:15 Les saisons
14:30 Bang Gang
12:05 Carol
14:15 The Revenant
12:10 Spotlight
14:30 Steve Jobs
16:45 The Revenant
20:00 Les chevaliers blancs
22:15 Bang Gang
17:15 Les saisons
19:30 Bang Gang
21:30 Les huit salopards
17:30 Les chevaliers blancs
20:15 The Revenant
17:00 Spotlight
19:45 Steve Jobs
22:15 Spotlight
p.19
en concert au Café le Parc
15:15 Chocolat
17:30 Demain
20:00 Chocolat
▶ Spotlight
SAUVENIÈRE du 3/2 au 1/3
CHURCHILL du 4/3 au 8/3
p. 15
1 h 29
▶ The Assassin
▶ Parasol
2 h 00
▶ Snoopy et les Peanuts
SAUVENIÈRE du 3/2 au 9/2
S
TI CK ET
EN
LI GN E
3 salles
12:05
14:15
15:30
18:00
p.3 20:30
15:15 Chocolat
17:30 Demain
20:00 Chocolat
VENDREDI
février
p. 8
1 h 22
???
1 salle
20:30 NIALL CONNOLY
5
▶ Mini et les voleurs de miel
SAUVENIÈRE le 7/2
CHURCHILL du 8/2 au 28/2
du 6 au 14 février
JEUDI
février
p. 17
p. 4
1 h 32
Sorties de la semaine
+ réalisatrices
4
▶ Macbeth
CHURCHILL le 7/3
p. 17
1 h 25
12:00 Chocolat
14:00 Carol
12:05 Nous trois ou rien
14:00 The Big Short
17:00 Carol
19:45 Joy
22:15 Carol
16:45 Le pont des espions
19:45 The Danish Girl
22:00 The Big Short
Festival Anima du 6 au 14 février ✦ Les films sur fond rose font partie du Festival ✦ Séances à 10 h au Sauvenière du lundi au vendredi. Tarif réduit : 4,20 €
SAMEDI
6
février
DIMANCHE
7
février
LUNDI
8
février
14:30 Le voyage d’Arlo
17:00 Demain
19:45 Chocolat
février
19:30 Le pont des espions
22:15 Carol
14:00 Star Wars : Episode VII
17:00 The Danish Girl
19:45 Nous trois ou rien
22:00 The Big Short
Tout en haut du monde
Demain
Carol
Chocolat
14:00
15:15
17:00
20:00
CINÉ-CONTE
p.14
Sametka, la chenille qui…
Sametka, la chenille qui…
Le pont des espions
Joy
Zootopie
Tout en haut du monde
Demain
Chocolat
12:00
14:15
16:00
17:30
20:15
Chocolat
Mini et les voleurs de miel
Bon voyage, Dimitri !
Le pont des espions
Joy
12:05
14:00
16:00
18:15
20:30
Chocolat
Mini et les voleurs de miel
Carol
Elser
Nous trois ou rien
12:10 Bonjour
14:00 Joy
14:00 Radio des Bois, CONCERT
18:00 Demain
20:30 Demain
12:00
14:15
p.15 16:00
18:15
20:30
14:00
16:00
18:30
20:45
14:00
16:30
18:15
20:35
MARDI
9
14:30 Bon voyage, Dimitri !
16:15 Joy
14:00
16:00
18:00
20:00
Le chant des hommes
Bonjour
Le bouton de nacre
Star Wars : Episode VII
14:00
16:15
18:30
20:35
Nous trois ou rien
Elser
Chocolat
Le chant des hommes
14:15 Star Wars : Episode VII
Nous trois ou rien
Bonjour
Elser
Nous trois ou rien
Bonjour
12:10
14:00
16:30
18:15
20:15
Le chant des hommes
Carol
Welcome Home
Le chant des hommes
The Danish Girl
12:05
14:00
16:00
18:30
20:15
Nous trois ou rien
Le chant des hommes
The Danish Girl
Le bouton de nacre
Elser
17:15 The Big Short
20:00 Carol
17:15 The Danish Girl
19:45 The Big Short
14:00 Les saisons
16:15 Les huit salopards
20:00 Les chevaliers blancs
22:15 Les chevaliers blancs
11:00
12:15
14:30
16:30
14:15
13:45 Alvin et les Chipmunks 4
16:00 Tout en haut du monde p.16
+ réalisateur
17:00
19:30
18:00 Carol
20:30 The Revenant
21:30
Zootopie
14:15 Steve Jobs
Bang Gang
Les saisons
Steve Jobs
17:00 Spotlight
19:45 Spotlight
22:15 Bang Gang
11:05 Les saisons
11:10 Zootopie
11:15 Tout en haut du monde
14:00 Tout en haut du monde
16:00 Les saisons
14:15 Snoopy et les Peanuts
16:15 Mini et les voleurs de miel
13:45 Carol
16:15 Spotlight
19:00 Les chevaliers blancs
21:30 Les chevaliers blancs
18:15 Les saisons
20:30 Spotlight
18:00 Spotlight
20:30 The Revenant
19:00 Steve Jobs
21:30 Bang Gang
10:15 Tout en haut du monde
12:05 Demain
14:30 Tout en haut du monde
10:10 Alvin et les Chipmunks 4
12:05 Bang Gang
14:15 Alvin et les Chipmunks 4
10:05 Bon voyage, Dimitri !
12:00 Les saisons
14:15 Adama
10:00 Le voyage d’Arlo
12:00 Steve Jobs
14:30 Les saisons
16:30 Les huit salopards
20:00 Les chevaliers blancs
22:15 Les chevaliers blancs
16:30 The Revenant
19:45 Bang Gang
21:45 The Revenant
16:15 Les saisons
19:30 The Revenant
22:30 Bang Gang
17:00 Steve Jobs
19:45 Spotlight
22:15 Steve Jobs
10:10 Tout en haut du monde
12:00 Les chevaliers blancs
14:15 Le voyage d’Arlo
10:15 Alvin et les Chipmunks 4
12:00 Les saisons
14:15 Alvin et les Chipmunks 4
10:05 Snoopy et les Peanuts
12:05 Carol
14:30 Tout en haut du monde
10:00 Bon voyage, Dimitri !
12:05 Steve Jobs
14:30 Les chevaliers blancs
17:00 Les saisons
20:00 Les chevaliers blancs
22:15 Les chevaliers blancs
16:30 Les huit salopards
19:45 Les saisons
21:45 The Revenant
16:30 Le garçon et la bête - VF
20:00 The Revenant
23:00 Bang Gang
17:00 Steve Jobs
19:30 Steve Jobs
22:00 Spotlight
Bon voyage, Dimitri !
Les chevaliers blancs
Alvin et les Chipmunks 4
Les chevaliers blancs
e
Sorties de la semain
à l’affiche
journal des Grignoux 244 10 du 3 février au 8 mars 2016
MERCREDI
10
février
JEUDI
11
février
VENDREDI
12
février
SAMEDI
13
février
DIMANCHE
14
février
du 6 au 14 février
???
14:00
16:30
18:20
20:35
14:00
16:00
18:30
20:30
Zootopie
Tout en haut du monde
An – Les délices de Tokyo
45 Years
Chocolat
Mini et les voleurs de miel
Nous trois ou rien
Le pont des espions
Chocolat
12:05 The Danish Girl
14:15 Star Wars : Episode VII
Tout en haut du monde
Zootopie
45 Years
An – Les délices de Tokyo
12:00
14:00
15:30
17:45
20:30
Nous trois ou rien
Bon voyage, Dimitri !
Chocolat
Le pont des espions
La montagne magique
12:10
14:00
16:00
18:00
20:30
Zootopie
Tout en haut du monde
An – Les délices de Tokyo
45 Years
14:00
16:00
18:30
21:00
Tout en haut du monde
Zootopie
An – Les délices de Tokyo
La Nuit animée
p.17
14:00
16:30
18:20
20:35
février
Zootopie
Tout en haut du monde
An – Les délices de Tokyo
45 Years
15:45 Carol
18:00 45 Years
20:00 An – Les délices de Tokyo
février
12:10 Carol
14:30 Shaun, les lamas…
16:05 Le pont des espions
15:30 Demain
17:45 An – Les délices de Tokyo
20:00 45 Years
17:00 Les huit salopards
20:15 Elser
Le chant des hommes
Les saisons
Welcome Home
Demain
Carol
12:00 Elser
14:15 Les huit salopards
17:30 Nous trois ou rien
19:45 Demain
22:00 Joy
19:35 Chocolat
21:50 Carol
14:15
15:45
18:00
20:15
22:30
Bon voyage, Dimitri !
The Danish Girl
Chocolat
Carol
Nous trois ou rien
14:00
16:00
18:00
20:30
14:00
15:45
18:00
20:30
Mini et les voleurs de miel
Chocolat
Carol
Elser
14:00
16:00
18:00
20:00
Les saisons
Nous trois ou rien
Demain
Les huit salopards
Les saisons
Welcome Home
Le chant des hommes
The Big Short
12:10
14:00
16:00
18:30
20:15
4 salles
Le chant des hommes
Les saisons
Carol
Le bouton de nacre
Joy
12:05 Demain
14:15 Star Wars : Episode VII
17:00 Joy
19:45 Les huit salopards
12:05
14:00
16:45
18:30
20:15
22:00
Les saisons
Star Wars : Episode VII
Le bouton de nacre
Welcome Home
Le chant des hommes
The Big Short
14:00 Star Wars : Episode VII
17:00 Elser
19:30 Star Wars : Episode VII
22:05 Joy
14:15 Star Wars : Episode VII
17:00 Demain
19:30 Les huit salopards
10:15 Bon voyage, Dimitri !
12:00 Bang Gang
14:00 Zootopie
10:10 Tout en haut du monde
12:10 An – Les délices de Tokyo
14:30 Tout en haut du monde
10:00 Adama
12:15 45 Years
14:15 Robinson Crusoé 3D
10:05 Alvin et les Chipmunks 4
12:05 Steve Jobs
14:30 Alvin et les Chipmunks 4
17:00 Les chevaliers blancs
20:00 Les chevaliers blancs
22:15 Les chevaliers blancs
17:00 Joséphine s’arrondit
19:30 Joséphine s’arrondit
21:45 The Revenant
16:30 Le garçon et la bête - VF
19:30 The Revenant
22:20 Bang Gang
16:45 Spotlight
19:45 Steve Jobs
22:05 Spotlight
10:10
12:05
14:30
16:00
10:05 Zootopie
12:15 Joséphine s’arrondit
14:30 Zootopie
10:15
12:00
14:00
16:30
10:00
11:15
12:10
14:45
17:00
19:45
22:15
Bon voyage, Dimitri !
Sametka, la chenille…
Steve Jobs
Alvin et les Chipmunks 4
Spotlight
Spotlight
Steve Jobs
10:05
11:15
12:10
14:45
17:00
19:45
22:05
Bon voyage, Dimitri !
Sametka, la chenille…
Steve Jobs
Alvin et les Chipmunks 4
Spotlight
Steve Jobs
Spotlight
Alvin et les Chipmunks 4
Les chevaliers blancs
En sortant de l’école
Les chevaliers blancs
Tout en haut du monde
45 Years
Le garçon et la bête - VF
Robinson Crusoé 3D
19:30 Bang Gang
21:30 The Revenant
17:15 Joséphine s’arrondit
20:00 Anomalisa
22:00 Joséphine s’arrondit
19:30 The Revenant
22:20 Les chevaliers blancs
10:10 Alvin et les Chipmunks 4
12:05 Les chevaliers blancs
14:30 Tout en haut du monde
10:15 Tout en haut du monde
12:00 An – Les délices de Tokyo
14:15 Adama
10:00 Zootopie
12:15 45 Years
14:15 Zootopie
17:15 Bang Gang
20:00 Les chevaliers blancs
22:15 Bang Gang
16:30 Joséphine s’arrondit
19:30 Joséphine s’arrondit
21:45 The Revenant
17:00 The Revenant
20:15 The Revenant
14:00
16:00
18:00
20:30
22:30
Tout en haut du monde
Tout en haut du monde
Les chevaliers blancs
Bang Gang
Bang Gang
14:30 Zootopie
14:00 Robinson Crusoé 3D
16:00 Le garçon et la bête - VO
18:30 45 Years
11:15
14:00
16:00
18:15
20:30
Tout en haut du monde
Tout en haut du monde
Miss Hokusai
Les chevaliers blancs
Anomalisa
11:05 Zootopie
13:45 Zootopie
16:15 Joséphine s’arrondit
17:15 Joséphine s’arrondit
20:00 Les chevaliers blancs
22:15 Les chevaliers blancs
18:45 Joséphine s’arrondit
21:00 Joséphine s’arrondit
20:30 The Revenant
11:10
14:00
15:15
18:00
20:15
Robinson Crusoé 3D
Sametka, la chenille…
Le garçon et la bête - VF
45 Years
Spotlight
Festival Anima du 6 au 14 février ✦ Les films sur fond rose font partie du Festival ✦ Séances à 10 h au Sauvenière du lundi au vendredi. Tarif réduit : 4,20 €
12:10 Les chevaliers blancs
12:15 45 Years
12:05 Le pont des espions
12:10 Elser
12:00 Carol
12:05 An – Les délices de Tokyo
14:30 Bang Gang
14:00 The Revenant
14:15 Le chant des hommes
14:15 Demain
14:15 Joséphine s’arrondit
15:00 Nous trois ou rien
16:00 Chocolat
17:15 Joy
18:15 The Danish Girl
17:00 Star Wars : Episode VII
17:00 Les chevaliers blancs
17:15 The Revenant
17:15 45 Years
20:00 Fleurs d’équinoxe
p.4 20:35 Le chant des hommes
19:45 Chocolat
20:00 Bang Gang
20:15 The Revenant
20:00 Joséphine s’arrondit
+ présentation
22:00 Steve Jobs
22:15 Les chevaliers blancs
12:05 Joy
14:30 Star Wars : Episode VII
MARDI
16
3 salles
12:00
14:00
15:45
17:45
20:30
14:00
16:30
18:20
20:35
S
TI CK ET
EN
LI GN E
???
1 salle
LUNDI
15
Sorties de la semaine
45 Years An – Les délices de Tokyo
Joséphine s’arrondit
Tout en haut du monde
Alvin et les Chipmunks 4
Zootopie Mini et les voleurs de miel
17:30 The Danish Girl
20:00 Before We Go
+ réalisateur
12:00
14:00
16:30
18:30
p.5 20:15
Chocolat
Demain
Les saisons
Le bouton de nacre
Demain
12:10
14:00
16:15
18:15
20:15
Welcome Home
Carol
Le chant des hommes
Nous trois ou rien
Chocolat
12:10 Bang Gang
14:15 Les chevaliers blancs
12:05 Joséphine s’arrondit
14:15 Spotlight
17:00 Spotlight
20:00 Les chevaliers blancs
22:15 Bang Gang
17:00 Joséphine s’arrondit
20:00 Parasol
+ réalisateur
12:15 45 Years
14:00 45 Years
16:15 The Revenant
p.3 19:30 The Revenant
22:20 45 Years
14:15 Alvin et les Chipmunks 4
16:30 Spotlight
19:30 Spotlight
22:00 Steve Jobs
11:00 Steve Jobs
13:45 Alvin et les Chipmunks 4
16:00 Spotlight
18:45 Steve Jobs
21:15 Bang Gang
12:00 Steve Jobs
14:15 Spotlight
17:00 Steve Jobs
19:45 Spotlight
22:15 Bang Gang
12:00 Spotlight
14:30 Steve Jobs
17:15 Bang Gang
19:30 Steve Jobs
22:00 Spotlight
e
Sorties de la semain
journal des Grignoux 244 11 du 3 février au 8 mars 2016
à l’affiche
Sorties de la semaine
MERCREDI
17
février
Ave, César !
Ave, César !
1 salle
14:00
16:15
18:30
20:30
12:10
14:00
16:15
18:15
20:30
février
15:00 Ave, César !
17:15 Le pont des espions
20:00 Nous trois ou rien
20:30 KEITH CANVAS
19
février
SAMEDI
20
février
DIMANCHE
21
février
LUNDI
22
février
15:00 Ave, César !
17:15 Le pont des espions
20:00 Ave, César !
14:00 & 17:00
Exploration du monde
Argentine
20:00 Ave, César !
14:00
16:15
18:20
20:30
Zootopie
Ave, César !
Nous trois ou rien
Carol
février
Les saisons
Chocolat
Les saisons
Chocolat
Les chevaliers blancs
15:00 Ave, César !
17:15 Le pont des espions
20:00 Demain
12:10
14:00
15:45
18:00
20:15
12:05
14:15
16:15
18:30
20:30
45 Years
Mini et les voleurs de miel
Carol
An – Les délices de Tokyo
Chocolat
Carol
45 Years
The Danish Girl
45 Years
An – Les délices de Tokyo
12:05
14:15
16:15
18:30
20:30
4 salles
Fleurs d’équinoxe
Bang Gang
Demain
Le chant des hommes
Parasol
12:15 Les saisons
14:15 Tout en haut du monde
17:00 Steve Jobs
19:45 Joséphine s’arrondit
22:00 Joséphine s’arrondit
Ave, César !
Alvin et les Chipmunks 4
45 Years
The Danish Girl
p.8
+ rencontre
20:35 The Revenant
12:05 The Danish Girl
14:15 Zootopie
17:30 Ave, César !
20:00 Demain + rencontre
associative à 19 h
12:10 Spotlight
14:30 45 Years
16:45 Spotlight
p.5 19:30 Steve Jobs
22:00 Ave, César !
Demain
Bureau de chômage
Joy
Le chant des hommes
Parasol
12:10 Chocolat
14:15 Joséphine s’arrondit
12:15 45 Years
14:00 Spotlight
12:05 Nous trois ou rien
14:30 An – Les délices de Tokyo
12:00 Steve Jobs
14:15 Ave, César !
17:15 Demain
20:00 Joséphine s’arrondit
22:05 The Danish Girl
16:45 The Revenant
20:00 The Revenant
17:00 Ave, César !
19:45 Ave, César !
22:00 Ave, César !
16:45 Steve Jobs
19:30 Spotlight
22:00 Steve Jobs
An – Les délices de Tokyo
45 Years
An – Les délices de Tokyo
Parasol
Le chant des hommes
Les chevaliers blancs
12:05 Les saisons
14:15 Joséphine s’arrondit
12:15 45 Years
14:00 Ave, César !
12:00 Ave, César !
14:00 The Revenant
12:10 Spotlight
14:30 Steve Jobs
17:00 Demain
20:00 Joséphine s’arrondit
22:15 Demain
16:45 Carol
19:30 The Revenant
22:20 Joséphine s’arrondit
17:30 Ave, César !
20:00 Ave, César !
22:15 Ave, César !
17:00 Spotlight
19:45 Steve Jobs
22:05 Spotlight
Demain
Fleurs d’équinoxe
Le chant des hommes
Bang Gang
Parasol
14:00
16:00
17:15
19:30
21:45
Tout en haut du monde
Bon voyage, Dimitri !
Joséphine s’arrondit
Joséphine s’arrondit
The Revenant
14:00 Alvin et les Chipmunks 4
16:15 The Revenant
14:15 Zootopie
14:15 Steve Jobs
19:30 The Revenant
22:20 Joséphine s’arrondit
17:15 Ave, César !
20:00 Ave, César !
22:15 Ave, César !
17:00 Spotlight
19:45 Spotlight
22:15 Steve Jobs
11:00
12:15
14:15
16:15
Bon voyage, Dimitri !
Nous trois ou rien
Tout en haut du monde
Spotlight
11:05 Tout en haut du monde
11:10 Zootopie
11:15 Chocolat
14:00 Alvin et les Chipmunks 4
16:30 The Revenant
14:00 Zootopie
16:30 Ave, César !
13:45 Steve Jobs
16:15 Joséphine s’arrondit
18:30 Steve Jobs
19:00 Joséphine s’arrondit
21:15 Joséphine s’arrondit
19:45 The Revenant
19:00 Ave, César !
21:15 Ave, César !
21:00 Spotlight
12:10
14:15
17:00
19:45
12:15 45 Years
14:30 The Revenant
17:30 Demain
12:05
14:00
16:30
19:30
12:00
14:15
16:45
19:30
12:05 The Danish Girl
14:30 Carol
17:00 Les chevaliers blancs
20:00 Chocolat
22:15 Bang Gang
17:00 Joy
19:45 45 Years
21:45 The Big Short
12:00
14:15
16:15
18:30
20:15
22:00
14:00
15:45
18:00
20:00
22:15
14:00
16:30
18:45
20:30
22:30
p.19 14:15 Les saisons
16:30 Les huit salopards
19:45 Chocolat
22:00 The Danish Girl
14:00
16:00
18:30
20:30
Les saisons
Carol
Les saisons
Les chevaliers blancs
17:00 Joy
20:00 Fleurs d’équinoxe
Mini et les voleurs de miel
Carol
45 Years
An – Les délices de Tokyo
Les chevaliers blancs
14:00
16:15
18:30
20:30
The Danish Girl
Chocolat
45 Years
An – Les délices de Tokyo
14:15
16:45
18:30
20:15
Demain
Parasol
Le chant des hommes
Demain
12:00
14:00
16:15
18:30
20:30
Les chevaliers blancs
Chocolat
An – Les délices de Tokyo
Les saisons
45 Years
12:10
14:15
16:30
18:30
20:20
An – Les délices de Tokyo
Demain
Bang Gang
Le chant des hommes
Chocolat
Chocolat
Carol
Joséphine s’arrondit
Ave, César !
22:00 Spotlight
15:30 Nous trois ou rien
17:30 Carol
20:00 Ave, César !
12:00
14:00
16:00
18:00
12:00
14:15
15:45
18:15
20:15
12:10 Les chevaliers blancs
14:15 Demain
12:05 Carol
14:15 The Danish Girl
MARDI
23
Chocolat
Les saisons
Chocolat
Les chevaliers blancs
Welcome Home
Parasol
S
TI CK ET
EN
LI GN E
p.19
en concert au Café le Parc
VENDREDI
Steve Jobs
3 salles
12:00
14:00
16:00
18:15
20:30
Zootopie
Ave, César !
Nous trois ou rien
Ave, César !
JEUDI
18
Chocolat
12:10
14:00
16:15
18:15
20:30
45 Years
Les chevaliers blancs
Les saisons
Chocolat
Parasol
12:00 Chocolat
14:15 An – Les délices de Tokyo
16:30 Joy
19:30 Les huit salopards
12:05
14:00
16:15
17:45
20:15
Bang Gang
Fleurs d’équinoxe
Bureau de chômage
The Danish Girl
Carol
22:15 Ave, César !
20:15 JAZZ PORTRAIT : DUKE ELLINGTON à la Brasserie Sauvenière
12:15 Les saisons
12:05 The Danish Girl
14:15 Joséphine s’arrondit
14:15 Ave, César !
16:30 The Revenant
17:00 Joséphine s’arrondit
19:30 Spotlight
19:30 Demain
22:00 Spotlight
21:45 The Revenant
Nous trois ou rien
Ave, César !
Ave, César !
Les premiers les derniers
+ réalisateur & équipe
21:45 Les premiers les derniers
+ réalisateur & équipe p.20
Steve Jobs
Spotlight
Steve Jobs
Spotlight
22:00 Steve Jobs
p.2
12:00 Ave, César !
14:00 The Revenant
12:10 Spotlight
14:30 Steve Jobs
17:30 Ave, César !
20:00 Ave, César !
22:15 Ave, César !
17:00 Spotlight
19:45 Steve Jobs
22:05 Steve Jobs
e
Sorties de la semain
journal des Grignoux 244 12 du 3 février au 8 mars 2016
à l’affiche
Sorties de la semaine
MERCREDI
24
février
The Assassin
An – Les délices de Tokyo
1 salle
14:00
16:15
18:15
20:30
Zootopie
Nous trois ou rien
The Assassin
Les premiers les derniers
12:00
14:00
16:15
18:30
20:30
Chocolat
Demain
Chocolat
Les saisons
An – Les délices de Tokyo
12:05 The Danish Girl
14:15 Carol
17:00 Joy
20:00 Le chant des hommes
12:10
14:15
16:15
18:15
p.3 20:30
4 salles
Les chevaliers blancs
Les saisons
45 Years
Fleurs d’équinoxe
Les chevaliers blancs
12:05
14:15
16:15
18:15
20:00
22:15
An – Les délices de Tokyo
Tout en haut du monde
Les premiers les derniers
Parasol
Joséphine s’arrondit
45 Years
12:00 Les saisons
14:00 Alvin et les Chipmunks 4
16:30 The Revenant
45 Years
Parasol
The Danish Girl
An – Les délices de Tokyo
Bang Gang
+ rencontre
12:00
14:00
16:00
18:15
20:30
JEUDI
25
février
16:00 Les saisons
18:00 Saint Amour
20:00 The Assassin
12:00
14:00
16:00
18:00
20:15
22:20
VENDREDI
26
février
SAMEDI
27
février
DIMANCHE
28
février
15:15 Le pont des espions
18:00 Saint Amour
20:15 The Assassin
14:30 Zootopie
16:45 Les huit salopards
février
17:00 Demain
19:45 An – Les délices de Tokyo
22:00 Les chevaliers blancs
14:00
16:15
18:15
20:15
14:15
16:00
18:15
20:30
Zootopie
Les premiers les derniers
The Assassin
Saint Amour
MERCREDI
2
mars
Parasol
Les chevaliers blancs
Les chevaliers blancs
Chocolat
12:10 Joy
14:30 An – Les délices de Tokyo
15:30 Les premiers les derniers
17:30 Le pont des espions
20:15 Saint Amour
17:15 Demain
20:00 Chocolat
12:00 Chocolat
14:15 Joy
16:00 Nous trois ou rien
18:00 Les premiers les derniers
20:00 The Assassin
17:15 Demain
20:00 An – Les délices de Tokyo
12:05
14:00
15:30
18:00
20:15
12:05
14:15
16:15
18:00
20:30
22:00
The Danish Girl
45 Years
Le chant des hommes
Carol
Parasol
Chocolat
12:10 An – Les délices de Tokyo
14:30 Demain
14:00
16:00
18:15
20:30
Les saisons
Fleurs d’équinoxe
Les chevaliers blancs
Joy
14:00
16:00
18:00
20:00
22:05
45 Years
Le chant des hommes
45 Years
Chocolat
Bang Gang
14:00
16:00
18:00
20:15
Les saisons
45 Years
An – Les délices de Tokyo
Carol
14:00
15:45
18:15
20:35
Mini et les voleurs de miel
Joy
Demain
Bang Gang
12:05
14:00
16:15
18:15
20:30
Chocolat
Les chevaliers blancs
Bang Gang
Chocolat
45 Years
12:00
14:15
15:45
18:15
20:30
The Danish Girl
Parasol
Carol
Les chevaliers blancs
Parasol
12:05
14:00
16:00
18:15
20:30
45 Years
Les saisons
An – Les délices de Tokyo
Chocolat
Parasol
17:15 An – Les délices de Tokyo
20:00 The Danish Girl
22:15 Bang Gang
12:10
14:00
16:15
18:30
20:30
Le chant des hommes
Les chevaliers blancs
Carol
Bang Gang
Fleurs d’équinoxe
12:15 Parasol
14:00 Zootopie
12:10 Steve Jobs
14:30 Joséphine s’arrondit
20:00 Les premiers les derniers
22:00 Les premiers les derniers
17:00 Ave, César !
19:45 Ave, César !
22:00 Ave, César !
17:00 Spotlight
19:45 Spotlight
22:15 The Assassin
12:05 An – Les délices de Tokyo
14:15 Joséphine s’arrondit
12:10 Les premiers les derniers
14:00 Les premiers les derniers
12:15 Le chant des hommes
14:00 Ave, César !
12:00 Spotlight
14:30 Steve Jobs
17:00 Demain
19:45 Les premiers les derniers
21:45 Spotlight
16:30 Spotlight
20:15 The Program
+ rencontre
17:00 Ave, César !
p.6 20:00 Ave, César !
22:05 Ave, César !
12:00
14:00
16:15
18:00
20:15
22:20
12:15 Les saisons
14:15 Spotlight
12:05 Ave, César !
14:15 Ave, César !
12:10 Spotlight
14:30 The Revenant
17:15 Spotlight
20:00 Les premiers les derniers
22:00 Steve Jobs
17:00 Ave, César !
20:00 Ave, César !
22:15 Ave, César !
17:30 Les premiers les derniers
19:45 Spotlight
22:15 Les premiers les derniers
14:00
16:15
18:20
20:30
22:30
Alvin et les Chipmunks 4
The Program
Les premiers les derniers
Les premiers les derniers
Les premiers les derniers
14:00 Zootopie
14:15 Spotlight
17:00 Ave, César !
20:00 Ave, César !
22:15 Ave, César !
17:00 Steve Jobs
19:45 Spotlight
22:15 Joséphine s’arrondit
11:00
14:00
16:15
18:30
20:30
Demain
Alvin et les Chipmunks 4
Les premiers les derniers
Les premiers les derniers
Spotlight
11:05 Zootopie
14:00 Zootopie
16:45 Ave, César !
11:10 Ave, César !
13:45 Spotlight
16:30 Joséphine s’arrondit
19:15 Ave, César !
21:30 Ave, César !
19:00 Steve Jobs
21:20 Les premiers les derniers
12:10 An – Les délices de Tokyo
14:15 Joséphine s’arrondit
12:00 Les premiers les derniers
14:00 Les saisons
12:15 Demain
14:30 Ave, César !
12:05 Spotlight
14:30 Spotlight
17:15 Joséphine s’arrondit
19:45 Les premiers les derniers
21:45 The Program
17:00 Steve Jobs
20:00 Peur de rien
The Assassin
An – Les délices de Tokyo
Parasol
The Program
Joséphine s’arrondit
The Assassin
14:15 Tout en haut du monde
16:30 Joséphine s’arrondit
19:30 Joséphine s’arrondit
21:40 The Revenant
11:15 Tout en haut du monde
14:15 Tout en haut du monde
16:15 Spotlight
19:00 Joséphine s’arrondit
21:15 The Program
+ réalisatrice
17:00 Ave, César !
p.13 19:30 Ave, César !
21:35 Ave, César !
20:00 DOC’CAFÉ La viande… question de vies et de morts à la Brasserie Sauvenière p.10
12:00 Steve Jobs
12:05 The Assassin
12:15 Parasol
14:15 Les premiers les derniers
14:00 The Program
14:00 Ave, César !
16:15 Joséphine s’arrondit
17:00 The Program
18:30 Parasol
17:00 Spotlight
19:30 Les premiers les derniers
20:15 Les chevaliers blancs p.8 20:00 Ave, César !
21:30 The Revenant
+ réalisateur
22:15 Ave, César !
17:15 Les premiers les derniers
19:30 The Revenant
22:20 Les premiers les derniers
17:15 Les premiers les derniers
19:45 The Assassin
21:45 An – Les délices de Tokyo
12:10 Spotlight
14:30 Steve Jobs
17:15 45 Years
mJobsaine
19:30
seSteve
la
e
d
Sorties
22:00 Demain
Sorties de la semaine
à l’affiche
mars
Chocolat
Les saisons
45 Years
Les chevaliers blancs
Chocolat
Les chevaliers blancs
20:00 Les premiers les derniers
MARDI
1er
17:15 Joy
20:00 Les chevaliers blancs
14:15 Carol
LUNDI
29
12:10 Carol
14:30 Demain
Chocolat
Les saisons
Les chevaliers blancs
Chocolat
45 Years
S
TI CK ET
EN
LI GN E
Les premiers les derniers
3 salles
Les premiers les derniers
The Assassin
Saint Amour
The Program
S
TI CK ET
EN
LI GN E
Randonneurs amateurs
Peur de rien
1 salle
14:00
16:15
18:15
20:30
3 salles
12:00
14:15
16:15
18:00
20:00
Zootopie
Randonneurs amateurs
Saint Amour
Randonneurs amateurs
Belgica
Peur de rien
Les saisons
Le chant des hommes
45 Years
Peur de rien
12:10
14:00
16:00
18:15
20:30
Parasol
Bang Gang
Chocolat
Les chevaliers blancs
Anomalisa
Belgica Peur de rien
Randonneurs amateurs
Anomalisa
Les garçons de Fengkuei Macbeth
4 salles
12:05 Chocolat
14:15 Demain
17:00 Peur de rien
20:00 An – Les délices de Tokyo
12:00
14:00
15:30
17:45
20:00
22:15
Saint Amour
Bon voyage, Dimitri !
Zootopie
Les premiers les derniers
Saint Amour
Joséphine s’arrondit
12:15
14:15
16:00
18:15
20:30
22:30
Les premiers les derniers
Tout en haut du monde
Les premiers les derniers
The Program
Les premiers les derniers
Les premiers les derniers
12:05 Randonneurs amateurs
14:15 Ave, César !
12:10 Belgica
14:30 The Assassin
17:00 Ave, César !
19:30 Ave, César !
21:45 The Revenant
17:00 Belgica
19:45 Belgica
22:15 The Assassin
JEUDI
3
mars
VENDREDI
4
mars
SAMEDI
5
mars
DIMANCHE
6
mars
16:15 Saint Amour
18:15 Randonneurs amateurs
20:30 Saint Amour
15:30
17:30
19:45
22:00
Randonneurs amateurs
Saint Amour
Much Loved
p.19
PARADISE SOROURI
en concert au Café le Parc
14:00 & 17:00
Exploration du monde
Birmanie
20:00 Randonneurs amateurs
14:00
15:15
17:45
20:00
Bon voyage, Dimitri !
Zootopie
Saint Amour
Randonneurs amateurs
mars
16:00 Randonneurs amateurs
18:00 Saint Amour
20:15 Randonneurs amateurs
16:30 Parasol
18:00 Les chevaliers blancs
20:15 Chocolat
12:05 Spotlight
14:30 Peur de rien
12:00 Chocolat
14:15 Fleurs d’équinoxe
17:00 Spotlight
19:45 Peur de rien
22:00 Peur de rien
17:00 Les chevaliers blancs
19:45 Chocolat
22:00 Demain
p.19 14:00
15:15
17:30
20:00
22:15
14:00
16:15
18:45
20:35
16:15 45 Years
18:15 An – Les délices de Tokyo
20:30 Anomalisa
12:10
14:00
16:15
18:15
20:15
22:15
45 Years
An – Les délices de Tokyo
Les garçons de Fengkuei
45 Years
Bang Gang
Anomalisa
8
mars
17:30 Ave, César !
20:15 Keeper
12:10 Saint Amour
14:15 Saint Amour
12:00
14:00
16:00
18:00
20:30
22:30
Les premiers les derniers
Les premiers les derniers
Les premiers les derniers
Les premiers les derniers
Les premiers les derniers
Les premiers les derniers
12:15 Randonneurs amateurs
14:15 Ave, César !
12:05 The Assassin
14:00 The Program
17:00 Ave, César !
19:30 The Revenant
22:20 Ave, César !
16:45 Belgica
19:45 Belgica
22:15 The Assassin
14:00
16:00
18:00
20:15
22:15
Tout en haut du monde
Les premiers les derniers
Les premiers les derniers
Les premiers les derniers
Les premiers les derniers
14:15 Ave, César !
16:30 The Revenant
14:00 Belgica
16:45 Belgica
19:45 Ave, César !
22:00 Ave, César !
19:30 Belgica
22:00 The Assassin
11:05
14:00
16:15
18:45
11:10 Randonneurs amateurs
14:15 Belgica
17:15 Joséphine s’arrondit
20:00 Saint Amour
22:00 Saint Amour
Chocolat
Les chevaliers blancs
45 Years
Chocolat
Parasol
14:15 An – Les délices de Tokyo
14:15 Zootopie
17:00 Spotlight
19:45 An – Les délices de Tokyo
22:00 Steve Jobs
17:15 Saint Amour
19:45 Saint Amour
21:45 Saint Amour
Chocolat
Steve Jobs
45 Years
Anomalisa
14:00
16:00
18:15
20:30
Les saisons
Demain
Chocolat
Les chevaliers blancs
14:15
15:45
18:00
20:30
17:15 Peur de rien
20:00 Macbeth
12:00 Peur de rien
14:15 Spotlight
15:45 Saint Amour
17:45 Randonneurs amateurs
20:00 Saint Amour
17:00 The Revenant
20:15 Les premiers les derniers
22:15 Les premiers les derniers
14:00
16:15
18:30
20:30
22:35
12:00
14:00
16:15
18:30
p.4 20:15
Parasol
An – Les délices de Tokyo
Spotlight
Peur de rien
17:15 Peur de rien
19:45 Peur de rien
12:05
14:15
16:00
18:15
20:30
11:00
14:00
16:30
18:45
Zootopie
Zootopie
The Program
Saint Amour
11:15 Tout en haut du monde
14:15 Tout en haut du monde
16:30 Belgica
+ réalisateur & équipe
Ave, César !
Ave, César !
Ave, César !
Ave, César !
17:00 Belgica
p.7 19:45 The Assassin
21:45 Belgica
21:00 Belgica
19:15 Les premiers les derniers
21:15 Les premiers les derniers
21:00 Ave, César !
17:00 Les premiers les derniers
19:15 The Assassin
21:15 Saint Amour
Chocolat
Les chevaliers blancs
Demain
Parasol
Les chevaliers blancs
12:05
14:15
16:15
18:15
20:30
An – Les délices de Tokyo
Le chant des hommes
Anomalisa
An – Les délices de Tokyo
45 Years
12:00 Saint Amour
14:00 Saint Amour
12:15 Les premiers les derniers
14:15 Les premiers les derniers
12:05 Randonneurs amateurs
14:00 Ave, César !
12:10 Belgica
14:30 The Assassin
17:15 The Program
19:45 Joséphine s’arrondit
22:00 Saint Amour
17:15 Les premiers les derniers
19:30 Les premiers les derniers
21:30 The Revenant
17:00 Ave, César !
20:00 Ave, César !
22:15 Les premiers les derniers
17:00 Belgica
19:45 The Program
21:45 The Assassin
Demain
Anomalisa
Fleurs d’équinoxe
Chocolat
Bang Gang
12:10
14:00
16:15
18:30
20:15
45 Years
Les chevaliers blancs
An – Les délices de Tokyo
Parasol
Les garçons de Fengkuei
12:15 Joséphine s’arrondit
14:15 Saint Amour
12:05 Les premiers les derniers
14:00 Belgica
12:00 Ave, César !
14:00 Ave, César !
12:10 Belgica
14:30 Les premiers les derniers
17:15 Saint Amour
20:00 Ave, César !
22:15 Saint Amour
17:00 Les premiers les derniers
20:00 Les premiers les derniers
22:00 Les premiers les derniers
17:00 Ave, César !
20:15 Fatima
+ présentation
MARDI
17:30 Saint Amour
20:00 Ave, César !
22:15 Saint Amour
Bon voyage, Dimitri !
Peur de rien
Demain
Peur de rien
Anomalisa
12:10 Spotlight
14:30 Peur de rien
LUNDI
7
17:15 Steve Jobs
20:00 Peur de rien
17:15 The Assassin
p.13 19:45 Belgica
Journées des femmes
22:15 The Assassin
journal des Grignoux 244 13 du 3 février au 8 mars 2016
Chocolat
Omar Sy (Intouchables) incarne avec un flamboyant charisme ce premier clown noir devenu
icône qui se heurtera cependant au racisme ordinaire de la France des années 20… Un
émouvant numéro orchestré par un Roschdy Zem décidément cinéaste attentif et doué
U
n petit cirque de province à l’aube
du XXe siècle. La panoplie des artistes
circassiens est au complet : outre les
habituels femmes à barbe, nains et autres
freaks, on y retrouve des acrobates, des
jongleurs et des clowns, naturellement.
Monsieur Delvaux, le meneur de cette
petite troupe, auditionne pour l’un ou
l’autre numéro supplémentaire. Face au
clown Footit, il reste impavide et intraitable :
son numéro est dépassé, ses gags éculés.
Il ne le prendra pas. La messe est dite.
Sauf qu’il y a là, parmi le menu fretin
de la troupe, un type qui joue les cannibales, bête de foire juste bonne à effrayer
les enfants et les honnêtes gens qui n’ont
jamais vu un Noir de leur vie, alors un qui
montre les dents en poussant d’effrayants
hurlements…
Et Footit, acculé, tente un truc de fou,
auquel personne d’autre, personne d’aussi
désespéré peut-être, n’aurait pensé : il propose à Chocolat (puisqu’il semble que ça
soit le nom dudit « cannibale ») de faire un
duo. L’un ferait l’auguste, c’est à dire le
bouffon de service, l’autre le clown blanc,
autoritaire et malicieux personnage qui se
joue de l’auguste.
Si l’on a aujourd’hui du mal à s’en
rendre compte, le film nous le fait voir
avec délice, se délectant dans la reconstitution de numéros d’antan : les duos
comiques étaient rares à l’époque, et cette
idée inédite de fusionner ce qui était alors
deux numéros a révolutionné l’univers de
la clownerie. Grâce à ce coup de génie,
agrémenté « naturellement » par la valeur
ajoutée de l’exotisme de Chocolat, voilà
les deux clowns partis pour le succès.
Ils se bottent le derrière à tour de bras
et surtout de pieds, font « rater » les acrobaties de l’autre, se ramassent la tête la
première ou se pourchassent en cercle, le
tout sous les gorges déployées à l’unisson
de tous les provinciaux esbaudis, et même
au-delà.
Car bientôt Footit et Chocolat reçoivent
la visite de Monsieur Oller (Olivier
Gourmet), directeur d’un cirque parisien
réputé, et c’est la belle vie qui semble
s’offrir à eux, s’ils continuent à étoffer la
panoplie de leur improbable duo.
Mais peut-on se prendre durant toute sa
carrière une infinité de coups de pied au cul
entérinant de fait l’infériorité du Noir sans
développer un soupçon de conscience politique ? On a beau être au cirque, il y a peutêtre un moment où ça va commencer à le
fatiguer, Chocolat. Et s’il vient un moment
où cet état de fait est insupportable, qu’en
faire dans un Paris Belle Époque insouciant
mais peu enclin à accorder de la légitimité
à d’autres « races » (selon la terminologie
de l’époque), quand le « Noir » est toujours
vu comme une authentique curiosité des
savanes ?
C’est toute l’intelligence de ce film de
recréer parfaitement l’esprit d’une époque
et de nous montrer à quel point le rire
peut être culturel, tout comme ce racisme
omniprésent, signe de temps révolus qui
appelle néanmoins à rester sur ses gardes.
Catherine Lemaire, LES GRIGNOUX
de Roschdy Zem, France, 2015, 1 h 50.
Avec Omar Sy, James Thiérrée, Clotilde
Hesme, Olivier Gourmet. Sortie le 3 février.
PARC CHURCHILL
Peur de rien
Avec un casting enthousiasmant
et une pépite, la comédienne
Manal Issa, Peur de rien narre
le parcours initiatique d'une
étudiante libanaise à Paris
dans les années 1990. Une
œuvre poignante et racée
qui suit les tribulations d’une
battante, d’une réfugiée qui
tente de trouver sa place
Lundi 29 février à 20 h
D
En présence de Danielle ARBID,
réalisatrice
Avant-première
e Danielle Arbid, on avait beaucoup
aimé Dans les champs de bataille
(2004), chronique mutique et poétique
sur la vie d'une jeune fille à Beyrouth, en
temps de guerre. Avant cela et après, la
réalisatrice franco-libanaise a touché un
peu à tout, naviguant entre essai, docu
et expérimental (Un homme perdu , avec
Melvil Poupaud, largement inspiré de
l'art extrême du photographe Antoine
d'Agata).
Avec Peur de rien, le fil conducteur
est plus net, la trame davantage scénarisée. À forte teneur autobiographique,
le film raconte l'arrivée à Paris en 1993
d'une jeune Libanaise de 19 ans, Lina.
Un temps accueillie chez une tante, elle
s'enfuit après une tentative de viol de son
oncle. À la fac, elle se fait des copines qui
l'hébergent. De petits boulots en études,
elle s'accroche, subit des galères, les surmonte, éprouve mille choses positives
surtout, grâce à l'amour et l'amitié. Récit
d'initiation sentimentale et artistique, le
film s'appuie sur une succession de rencontres décisives, variées, insolites, de
celles qui forgent l'envie et la confiance,
de celles qui passionnent l'existence.
À la fois hyper-volontaire et candide,
sans œillères, Lina fréquente aussi bien
des fachos que des jeunes graines d’anars,
a une liaison avec un homme marié pété
de thunes qui travaille dans la finance,
puis enchaîne une histoire avec un gar-
Saint Amour
Après Louise Michel l'ouvrière picarde, le fraîchement retraité
de Mammuth et les punks à chien du Grand soir, Kervern et
Delépine jettent leur dévolu sur le monde de l’agriculture. Avec
Depardieu et Poelvoorde dans un road movie grand cru
T
çon de café dingue de rock. La musique
est d'ailleurs ici essentielle, vitale : elle
propulse, électrise, jamais de manière
gratuite. Siouxsie and the Banshees
(et son Sin in my Heart de folie), Frank
Black, Carte de séjour et Niagara sont
parfaitement synchrones avec ce qui
est raconté, dans ce tableau minimaliste
mais pourtant très juste de l'époque.
Lina traverse les classes sociales,
absorbe, apprend, ressent. Film ouvert,
généreux, très sensualiste, Peur de rien
jouit d'un casting enthousiasmant.
Outre la jeune Manal Issa, révélation du
film, beauté racée et délicate qui n'avait
jamais joué jusque-là, on compte toute
une jeune garde (Vincent Lacoste, Paul
Hamy, Damien Chapelle) ainsi qu’une
comédienne devenue trop rare sur les
écrans, Dominique Blanc, sidérante dans
ses interventions en tant que professeur
d’esthétique. La lumière, l'énergie (celle
du désespoir comprise), c'est justement
ce qui caractérise ce film qui va toujours
de l'avant et se veut clairement un hommage à la France, malgré les galères de
carte de séjour, malgré l'ordre moral et
la flicaille.
Jacques Morice, TÉLÉRAMA
de Danielle Arbid, France, 2015, 2 h. Avec
Manal Isaa, Vincent Lacoste, Paul Hamy,
Damien Chapelle, Dominique Blanc. Sortie le
2 mars. CHURCHILL SAUVENIÈRE
ourné en partie lors du Salon de l'agriculture, le film voit Benoît Poelvoorde
incarner Bruno, un agriculteur qui, chaque
année, fait la route des vins… sans quitter le salon ! Mais cette année, son père,
Jean (Gérard Depardieu) décide de l’emmener faire une vraie route des vins afin
de se rapprocher de lui. Et s’ils trinquent
au Saint-Amour ils trinqueront bien vite
aussi à l’amour tout court en compagnie
de Mike (Vincent Lacoste), le jeune chauffeur de taxi embarqué à l’improviste, et de
toutes les femmes rencontrées au cours de
leur périple (Céline Sallette et sa crinière
de feu, Chiara Mastroianni, Ana Girardot,
Ovidie…).
de Benoît Delépine & Gustave Kervern, France,
2015, 1 h 41. Avec Gérard Depardieu, Benoît
Poelvoorde, Vincent Lacoste, Céline Sallette,
Chiara Mastroianni, Ana Girardot, Ovidie. Sortie
le 2 mars. PARC SAUVENIÈRE
Fatima
Une mère courage accompagne
l’adolescence de ses deux
filles dans le feu quotidien
d’une mégalopole française
Mardi 8 mars à 20 h 15
Projection
À
aucun moment, le réalisateur
Philippe Faucon ne prend son
héroïne de haut. Il est tout simplement
à ses côtés, à la bonne distance pour que
le spectateur soit en connivence avec
l’énergie de cette mère prête à tout pour
que la destinée de ses enfants ne se néantise pas dans cette société française qui
ne va pas forcément leur faire de cadeau.
Nesrine est studieuse et se lance dans
des études de médecine. Il s’agit non
seulement de se battre avec une matière
difficile mais aussi d’obtenir les ressources
nécessaires pour poursuivre ce long cursus universitaire. Qu’à cela ne tienne,
Fatima se débrouillera pour trouver
l’argent en multipliant les travaux ingrats.
Avec sa fille cadette, Souad, les rapports sont moins évidents. La gamine ne
se fait plus d’illusions, elle ne croit plus en
sa bonne étoile. Elle considère sa mère
comme un ovni (elle en a même honte)
et ne partage pas son obstination, son
dévouement.
dans le cadre de la Journée
internationale des droits
des femmes
Les FPS
font leur cinéma !
Le parcours de Fatima est bouleversant. Il se fond dans ce combat universel pour échapper à l’exclusion et se
construire un espace vital nourri d’harmonie, de dignité, d’identité apaisée.
Nous recevons ce film de Philippe Faucon
comme un cadeau, comme une précieuse
avancée pour un « vivre ensemble » qui
s’impose avec une évidence lumineuse.
de Philippe Faucon, France, 2015, 1 h 19.
Avec Soria Zeroual, Zita Hanrot,
Kenza Noah Aïche, Chawki Amari.
SAUVENIÈRE
Le 8 mars, journée internationale
des droits des femmes, il s’agit
de rappeler que si les droits des
femmes avancent dans les lois,
c’est encore loin d’être le cas dans
les faits et les mentalités. Une réalité d’autant plus vraie pour les
femmes immigrées, doublement
stigmatisées, en tant que femme
et en tant que personne immigrée.
Le film Fatima nous donne l’occasion de nous pencher sur cette
double discrimination.
Les FPS vous offrent
des places (nombre limité).
Infos et réservation :
FPSinscriptions.liege@solidaris.be
ou 04 341 62 88
Joséphine s’arrondit
On ne change pas une comédie qui enchante. Et Marilou Berry de
prendre elle-même la caméra pour jouer les prolongations avec
son personnage qui s’arrondit pour le meilleur et pour le pire…
Ç
a y est, Joséphine a trouvé son
homme-parfait-non-fumeur-boncuisinier-qui-aime-les-chats. Ils s'aiment
depuis deux ans et tout est parfait…
Jusqu'à ce qu'elle découvre qu'elle est
enceinte. Changer sa vie, devenir responsable, ne pas devenir comme sa mère,
expliquer à sa sœur, dépressive-qui-habitechez-elle-depuis-deux-ans qu'il est temps
de déménager, trouver du travail, garder son mec et ne pas se fâcher avec ses
amis… Tout un tas d'épreuves insurmontables que Joséphine va devoir affronter…
à sa manière.
de Marilou Berry, France, 2015, 1 h 35. Avec
Marilou Berry, Mehdi Nebbou, Medi Sadoun,
Sarah Suco, Vanessa Guide, Josiane Balasko.
Sortie le 10 février.
SAUVENIÈRE
journal des Grignoux 244
14
du 3 février au 8 mars 2016
IT
TOUT P’T
Dimanche 7 février
à 14 h et 15 h 15
Ciné-conte
En ouverture du Tout p’tit anima,
les projections seront suivies
d’une demi-heure de
contes proposée par la
librairie La Parenthèse
Tarif unique film + contes : 5,30 €
DÈS
3 ans
durée
courte
prix court
4,20 €
Sametka,
la chenille qui danse
Une chenille qui danse et un lion en vacances : voici les personnages
principaux de cet adorable programme destiné aux tout-petits
L
e premier film nous emmène dans
un cirque à l’ancienne : le chef
d’orchestre se déchaîne pour accompagner les numéros qui se succèdent. Les
écuyères sont élégantes, les clowns rigolos et le lion Boniface n’a qu’à ouvrir la
gueule pour faire trembler tout le public.
Mais après la représentation, Boniface
est fatigué. En réalité, cette brave bête a
bien besoin de vacances. Il ne rêve que
d’une chose : oublier un peu le cirque
et retourner voir sa grand-mère qui
l’attend en Afrique.
Le second film met en scène la
petite chenille Sametka. Au son de
l’harmonica d’un petit garçon, elle se
met à danser ! Un producteur qui passait par là trouve le numéro tellement
fabuleux qu’il fait signer un contrat
au gamin : il faut dire que la chenille
Programme
fait des claquettes ! Pour Sametka,
c’est le début d’une carrière internationale…
Les petits et les grands retrouveront avec plaisir le style de Zdenek
Miler, le « papa » de La petite taupe et
du Criquet, qui a réalisé Sametka : un
film sans paroles et au graphisme un
peu désuet mais qui n’a rien perdu de
son charme. Bien au contraire, son look
rétro enchantera sans doute les jeunes
parents et parlera directement à la sensibilité des tout petits.
Quant au Lion Boniface, c’est aussi
une perle vintage ! Son trait à l’élégance
un peu surannée est mis au service d’une
excellente histoire, pleine de drôlerie et
de tendresse.
Anne Vervier, LES GRIGNOUX
de Zdenec Miler & Fiodor Khitruk, Russie/
République Tchèque, 2013,
39 mn. Sans paroles. À partir de 3 ans.
CHURCHILL SAUVENIÈRE
DÈS
4 ans
Tout en haut du monde
Enfants
▶ Adama
SAUVENIÈRE du 8/2 au 12/2
▶ Robinson Crusoé 3D
SAUVENIÈRE du 10/2 au 14/2
p.16
1 h 22
▶ Alvin et les Chipmunks 4 : p.16
À fond la caisse
SAUVENIÈRE du 6/2 au 14/2
▶ Bon voyage, Dimitri !
1 h 32
p.14
CHURCHILL du 6/2 au 13/2
SAUVENIÈRE du 7/2 au 11/2
54 mn
▶ En sortant de l’école
SAUVENIÈRE le 11/2
39 mn
▶ Le garçon et la bête
VF
SAUVENIÈRE
du 9/2 au 14/2
VO
SAUVENIÈRE le 13/2
▶ Le voyage d’Arlo
PARC le 6/2
SAUVENIÈRE le 8/2 et le 9/2
▶ Mini
p.15
p.16
2 h 00
2 h 00
p.15
1 h 41
p.15
et les voleurs de miel
SAUVENIÈRE le 7/2
CHURCHILL du 8/2 au 14/2
▶ Radio des bois
en concert
PARC le 9/2
▶ Sametka,
la chenille qui danse
CHURCHILL le 7/2
SAUVENIÈRE du 11/2 au 14/2
▶ Shaun,
p.14
39 mn
p.14
les lamas du fermier et cie
CHURCHILL le 12/2
1 h 05
▶ Snoopy et les Peanuts
SAUVENIÈRE le 7/2 et le 9/2
p.15
1 h 29
▶ Tout en haut du monde p.16
SAUVENIÈRE du 6/2 au 14/2
PARC du 7/2 au 14/2
1 h 22
▶ Zootopie
SAUVENIÈRE du 6/2 au 14/2
PARC du 8/2 au 14/2
p.15
1 h 41
Ados-adultes
Shaun, les lamas du fermier et cie
▶ Anomalisa
p.17
SAUVENIÈRE le 11/2 et le 14/2 1 h 30
▶ La montagne magique
CHURCHILL le 11/2
▶ La Nuit animée
p.15
p.15
1 h 30
Programme de courts métrages
L
p.17
1 h 25
ors d’une sortie dans une foire commerciale, Shaun le mouton fait en
sorte que le fermier fasse l’acquisition
de lamas farceurs et rusés. De retour à
la ferme, la vie du troupeau s’en trouvera toute chamboulée. Ce dernier film «
spécial » de Shaun le mouton est précédé
des meilleurs courts métrages de l’année
p.17
PARC le 13/2
▶ Miss Hokusai
SAUVENIÈRE le 14/2
p.17
1 h 33
avec pour vedettes des animaux bien
rigolos… À vous de voter pour votre
film préféré !
PROGRAMME :
Un hôte parfait de Ru Kuwahata & Max
Porter, États-Unis, 2015, 1 mn 35. L’oiseau de
Yekaterina Filippova, Grande-Bretagne,
2015, 2 mn 40. Le petit oiseau et l’écureuil de
Lena von Döhren, Suisse, 2015, 4 mn 20.
Vendredi 12 février à 14 h 30
Projection
unique
Quelque chose d’Elena Walf, Allemagne,
2015, 7 mn. Doux rêves de Dinko
Kumanovic, Croatie, 2015, 11 mn 45. Un,
deux, trois de Yulia Aronova, France, 2015,
6 mn 52.
Shaun le mouton, les lamas du fermier de
Jay Grace, Grande-Bretagne, 2015, 28 mn.
Sans paroles. Durée totale : 1 h 02.
À partir de 4 ans. CHURCHILL
DÈS
3 ans
Bon voyage, Dimitri !
C
e programme de trois courts et un
moyen métrages est idéal pour les
tout-petits. C’est l’histoire la plus longue,
Dimitri à Ubuyu, qui lui donne son
titre : Dimitri est un oisillon qui s’envole
pour la première fois avec ses parents
vers l’Afrique pour la migration ! Mais
voilà qu’un orage se présente et, pris
dans tourmente, Dimitri ne trouve plus
ses parents ! Il se réfugie alors dans la
savane où de nombreux animaux très
gentils l’aideront à retrouver son papa
et sa maman.
durée
courte
prix court
4,20 €
L’Afrique est aussi le cadre d’une histoire plus courte, celle d’un enfant qui se
demande à quoi ressemble la neige… Un
récit très poétique avec un brin de magie.
C’est l’humour et la tendresse qui
imprègnent Le vélo de l’éléphant, un film
réalisé en papiers découpés, qui met en
scène un pachyderme a priori bien trop
gros pour tenir sur une bicyclette !
Et pour terminer, l’histoire du pêcheur
qui capture dans son filet un gros bonhomme plein d’eau est pleine de mystère…
Ce programme présente une belle
diversité de techniques d’animation, des
esthétiques très différentes, et quatre
histoires parfaitement adaptées au très
jeune public.
Anne Vervier, LES GRIGNOUX
Un programme réalisé par O. Shchukina,
N. Chernysheva, M. Fadera, S. Guellaï,
F. Drouet & A. Lecreux, Russie/France, 2014,
55 mn, VF. À partir de 3 ans. En prolongation.
CHURCHILL SAUVENIÈRE
journal des Grignoux 244
15
du 3 février au 8 mars 2016
Jeudi 11 février à 14 h 30
Projection
unique
En collaboration avec la librairie
Livre aux Trésors
DÈS
4 ans
DÈS
MARDI 9 FÉVRIER à 14 h
En sortant de l’école
RADIO DES BOIS
SPECTACLE MUSICAL – Un projet WWF
De l’ours polaire inquiet sur sa banquise au dromadaire et ses compagnons du désert, les quatre compères
de Radio des Bois vous emmènent en promenade sur notre terre qu’il vaudrait mieux protéger, car demain,
il se pourrait qu’il soit trop tard !
Un rock déjanté qui vous présente des manchots empereurs, des hippopotames dans une transe Hip Hop,
des bonobos qui font la fête, des saisons qui disparaissent et des arbres sacrément en colère.
Avec GAELLE SWANN, GABRIEL SESBOUÉ, JEAN-SÉBASTIEN WASMES & CÉLINE CHAPPUIS.
Mise en scène : GABRIEL ALLOING. 60 mn. À partir de 4 ans jusque 12 ans.
PRÉVENTE enfant : 8 € / adulte : 9 € (cinémas des Grignoux, vente en ligne). LE JOUR MÊME : 11 €
Avec l’aide des Affaires culturelles de la Province de Liège et des Tournées Art et Vie
DÈS
6 ans
6 ans
Cette collection de courts métrages rend hommage à l’esprit libertaire et explorateur du
célèbre poète français Jacques Prévert. Le programme propose treize interprétations
ludiques de treize poèmes de Prévert – mis en musique par Renan Luce – par de
jeunes réalisateurs tout juste sortis des meilleures écoles françaises d’animation
P
our l’adaptation du poème En sortant de l’école
– court métrage qui donne son nom au programme – nous suivons deux oiseaux qui rencontrent la mer représentée par une femme bleue
aux longs cheveux garnis de coquillages, une maison en fuite ou encore un garde-barrière… Tout
cela dans une explosion de couleurs et de paysages
dynamiques.
Chaque court métrage est un véritable festin verbal et visuel !
Programme :
Les oiseaux du souci de Marie Larrivé & Camille
Authouart, 3 mn, En sortant de l’école de Lila Peuscet,
3 mn, Tant de forêts de Burcu Sankur & Geoffrey Godet,
3 mn, Les belles familles d’Armelle Renac, 3 mn, Âne
dormant de Caroline Lefevre, 3 mn, Je suis comme je suis
de Marion Auvin, 3 mn, Page d’écriture de Marion Lacourt,
3 mn, Le cancre de Chenghua Yang, 3 mn, Le gardien du
phare aime trop les oiseaux de Clément de Ruyter, 3 mn, Le
dromadaire mécontent de Morgane Le Péchon, 3 mn,
L’école des beaux-arts d’Anne Huynh, 3 mn, Quartier libre
de Marine Blin, 3 mn, Presque de Mélia Gilson, 3 mn.
France, 2014, 42 mn, VF. À partir de 6 ans. SAUVENIÈRE
3D
DÈS
7 ans
Zootopie
Depuis Jean de La Fontaine, et même avant, les animaux définis par
leur principal trait de caractère restent une source d’inspiration
inépuisable. Disney creuse le sillon avec Zootopie en nous
offrant un polar animalier hilarant et juteusement loufoque
Robinson Crusoé
Le roman Robinson Crusoé de Daniel Defoe s’offre une nouvelle
adaptation en animation 3D concoctée par l’initiateur et
spécialiste belge du genre, Ben Stassen (Sammy, Le manoir magique)
Le voyage d’Arlo
Et si la catastrophe cataclysmique qui
a bouleversé la Terre et provoqué l'extinction des dinosaures n'avait jamais
eu lieu ? Et si les dinosaures ne s'étaient
jamais éteints, et vivaient parmi nous de
nos jours ?
Arlo, jeune Apatosaure au grand cœur,
maladroit et craintif décide de faire un
voyage extraordinaire dans des terres
sauvages, hostiles et mystérieuses. Il y
fera la rencontre d’un étonnant compagnon qu’il prendra sous son aile : un
petit garçon sauvage, très dégourdi, prénommé Spot.
Ensemble, ils trouveront la force
d’affronter leurs peurs et combattre les
méchants.
de Peter Sohn, États-Unis, 2015, 1 h 40, VF.
À partir de 6 ans. En prolongation.
PARC SAUVENIÈRE
DÈS
4 ans
Z
ootopia est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls des
animaux l’habitent ! On y trouve des
quartiers résidentiels élégants, comme
le très chic Sahara Square, et d’autres
moins hospitaliers comme le glacial
Tundratown. Dans cette incroyable
métropole, chaque espèce animale
cohabite avec les autres. Qu’on soit
un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde a sa place à
Zootopia !
Lorsque Judy Hopps fait son entrée
dans la police, elle découvre qu’il est
bien difficile de s’imposer chez les gros
durs en uniforme, surtout quand on
est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s’attaque
à une épineuse affaire, même si cela
l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde,
un renard à la langue bien pendue
et véritable virtuose de l’arnaque…
de Byron Howard, Rich Moore & Jared
Bush, États-Unis, 2015, 1 h 41, VF.
À partir de 7 ans. Sortie le 6 février.
PARC SAUVENIÈRE
M
ardi, un jeune perroquet, vit sur
une île paradisiaque avec d’autres
animaux. Il rêve de quitter son île pour
découvrir le reste du monde. Après une
violente tempête, Mardi et ses amis font
la découverte d’une étrange créature à
deux pattes qui a atterri sur la plage :
Robinson Crusoé. Interloqués par l’apparence et les habitudes de cette espèce
étrangère, les animaux de l’île vont
devoir apprivoiser ce nouvel arrivant !
C’est pour Mardi l’occasion de vivre une
DÈS
extraordinaire aventure et peut-être de
quitter son île…
De toutes les adaptations qu’a inspirées le naufragé solitaire Robinson
Crusoé, cette animation est la première
à raconter l’histoire du point de vue des
animaux qui habitent l’île et qui voient
débarquer l’homme comme un extraterrestre. Une perspective inédite qui
promet bien des rebondissements !
de Ben Stassen & Vincent Kesteloot,
Belgique, 2015, 1 h 30, VF, 3D. À partir de 4 ans.
SAUVENIÈRE
DÈS
4 ans
3 ans
Snoopy et les Peanuts
– Le film
Snoopy, Charlie Brown, Lucy, Linus et
le reste du gang bien-aimé des Peanuts
reviennent sur grand écran après
35 ans d’absence. Charlie Brown, le
loser le plus adorable qui soit, se lance
dans une aventure héroïque, tandis que
son plus fidèle compagnon, Snoopy, se
précipite dans les airs à la poursuite de
son ennemi juré le Baron Rouge.
de Steve Martino, États-Unis, 1 h 28, VF.
À partir de 3 ans. En prolongation.
SAUVENIÈRE
Mini et les voleurs de miel
Une histoire pleine de piquants qui ne manquera pas d’amuser
les petits avec un univers coloré et des aventures rocambolesques
P
our célébrer leur retour, Mini le
petit scarabée et ses amis du cirque
donnent un spectacle devant tout le
village. Malencontreusement, Mini fait
tomber la belle acrobate et s'enfuit honteux dans le bois aux frênes. Il rencontre
alors un bande d'insectes punk qui va se
servir de lui pour voler du miel…
de Jannik Hastrup & Flemming Quist Moller,
Danemark, 2015, 1 h 15, VF. À partir de 4 ans.
Sortie le 7 février.
CHURCHILL SAUVENIÈRE
journal des Grignoux 244
16
du 3 février au 8 mars 2016
DÈS
DÈS
9 ans
7 ans
Samedi 6 février à 16 h
Avant-première
Tout en haut du monde
en présence Rémi CHAYÉ,
réalisateur
Le garçon et la bête
Inspiré des monstres folkloriques nippons, de la légende chinoise du Roi
des singes et du conte de La belle et la bête, Mamoru Hosoda (Les enfants
loups) poursuit ses récits animés sur la famille et la transmission
VO
VF
Le Pôle Nord : voilà l’objectif de Sacha, une adolescente russe prête à tout
pour sauver l’honneur de son grand-père disparu. Une grande aventure
menée tambour battant par une jeune héroïne qui n’a pas froid aux yeux !
D
epuis Summer Wars (2009), il semble évident
que Mamoru Hosoda est l’un des plus grands
réalisateurs japonais en activité. Même s’il parcourt
des univers et des choix artistiques sensiblement différents, on ne peut s’empêcher de comparer ses projets animés aux chefs-d’œuvre de Hayao Miyazaki
(Princesse Mononoké, Ponyo sur la falaise…).
N
ous sommes à Saint-Pétersbourg en 1882.
Sacha est une jeune fille de l’aristocratie très
attachée à son grand-père, l’explorateur Oloukine.
Malheureusement, celui-ci a disparu lors de sa
dernière expédition vers le Pôle Nord. Son bateau,
prétendument insubmersible, n’a jamais été
retrouvé. Par hasard, Sacha découvre des notes
de son grand-père, qui lui laissent penser qu’il
aurait emprunté une autre route que celle où les
recherches ont été menées. Face aux doutes de sa
famille et à l’arrogance du nouveau conseiller du
tsar qui salit la mémoire d’Oloukine, Sacha décide
de partir seule à la recherche de son grand-père et
de son navire, le Davaï. Commence alors pour elle
un voyage difficile et plein de surprises…
Le réalisateur, Rémi Chayé, a travaillé sur Kérity,
la maison des contes et Le tableau. C’est dire l’expérience qu’il a en cinéma d’animation. Tout en haut
du monde est son premier film personnel et il y fait
preuve d’une maîtrise remarquable : le graphisme
est impeccable ; le scénario, très solide, ne cède
jamais à la facilité ; tous les personnages, y compris
les seconds rôles, sont très bien définis.
Tout en haut du monde est un grand film d’aventures, qui rappelle par instants les œuvres de Jules
Verne ou Jack London. Il plaira aux enfants entre
7 et 11 ans, qui se laisseront certainement emporter par son souffle épique !
Anne Vervier, LES GRIGNOUX
Ici, Kyuta, un garçon orphelin, tente de se reconstruire une cellule familiale en fuyant Tokyo pour
rejoindre Jutengai, un univers parallèle peuplé de
bêtes humanoïdes. Il se place alors volontairement
sous la tutelle d’une brute au grand cœur, l’ours
Kumatetsu. Si les liens avec les premiers films de
Hosoda sont indéniables, Le garçon et la bête renvoie surtout à la précédente œuvre du cinéaste, Les
enfants loups (2012).
Tandis que ce dernier film s’intéressait à la maternité, l’histoire de Kyuta et Kumatetsu se focalise sur
les enjeux liés à la paternité. Entre ces films-miroirs,
l’auteur, aujourd’hui père, a évolué : là où la relation
entre la mère et les enfants loups restait unilatérale,
ici, parents comme enfants ne peuvent se réaliser
que dans l’échange. Car les épreuves qui jalonnent
le parcours des héros font autant grandir Kyuta que
son butor de père adoptif. Si le propos de Hosoda
tranche avec la pensée majoritaire nippone, dans
laquelle le legs des anciens est volontiers écrasant, il
est surtout une ode drôle et espiègle aux joies inattendues de l’éducation.
On attirera également votre attention sur la
finesse, le souffle poétique permanent de l’animation.
Les scènes de combat n’ont rien à voir avec la
sauvagerie criarde des séries télévisées. Le réalisateur
signe plutôt des propositions de chorégraphie époustouflantes. Et la narration a l’intelligence d’exploser
les clivages entre le bien et le mal, le maître et le
disciple, la bête et l’homme pour nous offrir une
approche nuancée et colorée de la résonance philosophique d’un conte s’adressant aux familles.
LES GRIGNOUX
de Mamoru Hosoda, Japon, 2015, 1 h 58, VO st-français/VF.
À partir de 9 ans.
SAUVENIÈRE
de Rémi Chayé, France, 2015, 1 h 20. À partir de 7 ans.
Sortie le 7 février. PARC SAUVENIÈRE
DÈS
DU 3 AU 17 FÉVRIER
9 ans
Expositions
Aux cinémas Le Parc et Sauvenière
À l’occasion du festival Anima, des
créations réalisées par des enfants
et des adultes fréquentant des
associations partenaires seront
exposées dans nos cinémas.
Ces créations s’inspirent des thèmes
du carnaval, du masque, de l’animation
et en particulier d’un des films
porteurs de la programmation Anima,
Tout en haut du monde.
Associations partenaires : le CLAJ (Centre
Liégeois d’Aide aux Jeunes) de Droixhe,
l’Esp@ce Lecture et Langage de Droixhe, la
Ronde Enfantine, l’école Léona Platel, l’école
Saint-Jean, le Courant d’Air.
DÈS
6 ans
Adama
Un conte initiatique qui s’enracine
dans l’une des pages d’histoire
les plus dramatiques du monde
occidental moderne, mais
racontée à hauteur d’enfant
C
Alvin et les Chipmunks 4 : À fond la caisse
Du divertissement pétaradant avec l’increvable Théodore, rongeur
grassouillet et gaffeur. Dans ce nouvel opus, il tentera de doubler
Fast and Furious en suivant la tangente du loufoque débridé
A
près une série de malentendus, Alvin, Simon et
Théodore comprennent que Dave va demander
sa petite amie en mariage à Miami et risque de les
abandonner. Ils ont trois jours pour le retrouver et
empêcher ce mariage. Ils se lancent alors dans un
road trip à travers l’Amérique : aventure, musique et
grosses bêtises au programme !
de Walt Becker, États-Unis, 2015, 1 h 32, VF. À partir de 6 ans.
Avec Jason Lee, Kimberly Williams-Paisley, Josh Green.
Sortie le 3 février. SAUVENIÈRE
’est bien sûr de la guerre 14-18 qu’il s’agit, mais
aussi et surtout de fraternité entre les peuples,
en dépit des différences de culture ou de tradition…
C’est donc l’histoire d’Adama, jeune gamin d’une
douzaine d’années, qui vit dans un village isolé
d’Afrique de l’Ouest. Au-delà des falaises, loin de
l’univers serein régi par les traditions ancestrales,
s’agite le Monde des Souffles. Là où règnent les
Nassaras, les étrangers, les blancs – et, pourrait-on
ajouter, les colons.
Une nuit, Samba, son frère aîné, disparaît. Il a décidé de partir rejoindre les troupes de l’armée française
pour combattre un ennemi dont il ne connaît rien,
dans un pays qui lui est totalement étranger. Adama,
bravant l’interdit des anciens, décide alors de partir
à sa recherche. Il entame, avec la détermination sans
faille d’un enfant devenant homme, une quête qui
va le mener au-delà des mers, au Nord, jusqu’aux
lignes de front du conflit, dans un pays glacé et déjà
défiguré par les combats. Nous sommes en 1916…
C’est un bonheur de se fondre dans cet extraordinaire voyage qui va des grands plateaux africains
aux tranchées de Verdun. De plus, le récit est servi
par une animation aux mille et un visages qui a su
prendre le meilleur des techniques anciennes ou
dernier cri sans perdre ni son âme ni sa générosité.
Mais surtout le film mise sur l’intelligence, la curiosité, l’ouverture au monde et aux autres des jeunes
spectateurs. C’est dire si nous recommandons plus
que chaudement la vision en famille d’Adama qui
parvient, avec poésie, force et beauté, à brasser des
sujets complexes sans jamais être pesant ou donneur
de leçons.
d’après LA GAZETTE UTOPIA
de Simon Rouby, France, 2015, 1 h 22. À partir de 9 ans.
SAUVENIÈRE
journal des Grignoux 244
17
du 3 février au 8 mars 2016
DÈS
16 ans
Samedi 13 février de 21 h à 1 h 30
La Nuit animée
La nuit animée
3 parties, 2 entractes – à partir de 16 ans
Prévente : 10 € (cinémas des Grignoux, vente
en ligne) – le jour même : 12 €
Une sélection de courts métrages pro et amateurs à partager chaleureusement
dans la salle du Parc. Pour cette nouvelle édition, épinglons un programme coquin
d’après minuit qui en émoustillera plus d’un-e !
À l’affiche, 40 films inédits élevés à l’air libre, nourris des histoires, des
fantasmes et des partis pris de ceux qui les font ! Garantis 100 % humour ou
émotion, sans additifs et avec l’ingrédient secret qui fait la différence…
En ouverture
Tombes & Manèges
En présence d’Ambre Pochet,
coréalisatrice liégeoise
D
ans son cimetière isolé, un fossoyeur un peu rustre
tente de divertir son fils d’une façon plutôt farfelue…
Production d’Isart Digital, ce court métrage aux
couleurs intenses et à l’humour noir emprunte au genre
fantastique et dramatique en usant d’une animation
3D. Talents à suivre…
En collaboration avec Isart Digital, une
école internationale d’enseignement
supérieur de jeu vidéo
et de cinéma d’animation
3D/FX.
de Nicolas Albrecht, Jérémie Auray, Alexandre Garnier,
Antoine Giuliani, Sandrine Normand, Ambre Pochet, Marc
Visintin, France, 2015, 7 mn 1. Sans paroles.
Programme 1
• Slaves of the Rave de William Garratt,
Grande-Bretagne, 2 min 40
• Amaro and Walden’s Joyride de Timothy McCourt,
Max Taylor, Grande-Bretagne, 1 mn 50
• Whoosh de Julien Grande, Belgique, 1 mn 20
• Je suis Super de Christophe Blanc, France, 2 mn 4
• Escargore d’Oliver Hilbert, Nouvelle-Zélande, 5 mn 5
• Ray’s Big Idea de Steve Harding-Hill,
Grande-Bretagne, 3 mn
• Autos Portraits de Claude Cloutier, Canada, 8 mn
• Myself Smoke d’Andreas Hykade, Allemagne, 1 mn 36
• Pandemonio de Valerio Spinelli, Italie, 3 mn
• Tombés du nid de Loïc Espuche, France, 4 mn 19
• Muravey y muravied d’Alexey Alexeev,
Grande-Bretagne, 2 mn 40
• None of That de Kriti Kaur, Anna Hinds Paddock
& Isabela Littger, États-Unis, 4 mn 11
• Bingo ! de Patrick Schoenmaker, Pays-Bas, 2 mn 40
• Roommate Wanted – Dead or Alive de Lærke Kromann,
Danemark, 7 mn 31
• Under the Apple Tree d’Erik van Schaaik, Pays-Bas,
18 mn 25
Programme 2
• Melting POP d’Alexandre Dubosc, France, 1 mn 23
• La peur en avion – Tu mourras moins bête
d’Émilie Sengelin & Amandine Fredon, France, 3 mn
• T.P. de Bob Blevins & Bradly Werley, États-Unis,
10 mn 3
• Myself Universe d’Andreas Hykade, Allemagne,
1 mn 34
• Track de Takeshi Nagata & Kazue Monno, Japon, 4 mn
• Dji. Death Sails de Dmitri Voloshin,
République de Moldava, 5 mn 18
• If the Cuckoo Don’t Crow de Steve Kirby,
Grande-Bretagne, 1mn 50
• Paniek ! de Joost Lieuwma & Daan Velsink, Pays-Bas,
5 mn 30
• Ohen Odinokiy Petux de Leonid Shmelkov,
Fédération de Russie, 6 mn
Anomalisa
Réalisé par Charlie Kaufman (le scénariste fou de Dans la peau de John
Malkovich ou Eternal Sunshine of the Spotless Mind), Anomalisa est de la
trempe des grands films d’animation, tant en termes visuels (de l’animation
ultra-réaliste en stop motion) que par sa finesse psychologique
M
ichael Stone, auteur reconnu de livres de
« pop psychologie » se rend à Cincinnati, aux
États-Unis, pour y donner un de ses fameux discours
motivants.
Mais le pauvre homme est franchement déprimé,
apathique même, avec un mariage qui prend l’eau,
une ex quittée une décennie plus tôt qui vit justement à
Cincinnati et d’autres sombres pensées. Ses gestes sont
lents et son visage désolé. Il revoit l’ex qui s’empresse
de lui jeter au visage une série de récriminations.
Le reste de la soirée et la nuit à l’hôtel devraient
logiquement se passer dans les mêmes teintes de
gris foncé, jusqu’à ce qu’il entende une voix pleine
de vitalité, une voix qui le sort de son hébétude :
celle de Lisa (il faut dire que toutes les autres voix se
ressemblent pour Michael, ce qui est littéralement le
cas : elles sont toutes jouées par une seule personne,
tandis que c’est Jennifer Jason Leigh qui prête sa
voix à Lisa).
Et Kaufman de nous submerger par la finesse de
son analyse du sentiment amoureux qui émerge, se
Ce qui suit est à la fois beau, douloureux et inoubliable. Comme dans Eternal Sunshine of the Spotless
Mind, Kaufman a une fois de plus créé un personnage masculin aux profondes fêlures et une femme
incroyablement idéale grâce à ses imperfections. Et
juste pour quelques minutes auxquelles il s’accroche,
qu’il veut faire durer autant que possible, Michael
pense qu’elle est l’élue, l’anomalie, l’Anomalisa.
Anomalisa est un film riche et dense sur rien moins
que ce qui rend la vie digne d’être vécue, sur le plaisir,
l’émerveillement, mais aussi la dépression qui guette
quand ces précieuses choses se perdent…
de Charlie Kaufman & Duke Johnson, Etats-Unis, 2016,
1 h 31, VO. Sortie officielle le 2 mars.
CHURCHILL SAUVENIÈRE
Dimanche 14 février à 16 h
Projection
unique
Miss Hokusai
Programme 3
• Lesley the Pony Has an A+ Day ! de Christian Larrave,
États-Unis, 4 mn 8
• Benjamin Goes To a Swingers’ Party de Declan Byrne,
Australie, 5 mn 48
• Amélia & Duarte d’Alice Guimarães & Mónica Santos,
Portugal, 8 mn 30
• Bundle of Joy de Robert Milne, Grande-Bretagne,
3 mn 30
• Taking the Plunge de Thaddaeus Andreades &
Elizabeth Ku-Herrero, États-Unis, 6 mn 42
• After the End de Sam Southward, Grande-Bretagne,
11 mn 6
• Master Blaster de Sawako Kabuki, Japon, 4 mn 2
• Hard + Soft d’Andrey Bakhurin, Fédération de Russie,
2 mn 25
• Cream Tease de Seed Animation, Grande-Bretagne,
2 mn 17
• Doggy Love de Wong Ping, Honk Kong, 5 min 59
• Ivan’s Need de Veronica Lingg, Manuela Leuenberger
& Lukas Suter, Suisse, 6 mn 20
• Zwanger de Mascha Halberstad, Pays-Bas, 6 mn 29
À la fois chronique familiale tragique et comédie enlevée, voici une œuvre
forte qui brosse le portrait exaltant de la fille du peintre Hokusai (à qui
l’on doit entre autres estampes la célèbre Vague et qui inspira jusqu’à
Degas et Monet), artiste méconnue et femme libre et indépendante
N
ous sommes plongés au cœur du Japon du
début du XIXe siècle, dans une minutieuse (et
très belle) reconstitution de l’époque Edo. Le peintre
Hokusai vit séparé de sa femme avec une de ses
jeunes filles, O-Ei. Il passe son temps avec ses deux
apprentis à peindre et à boire du saké, au détriment
de son rôle de père.
Tout aussi passionnée par la peinture, O-Ei est une
jeune fille sérieuse, attachée à son père dont elle est
déterminée à suivre les traces. Farouchement indépendante, elle se distingue par son fort caractère et
ses positions très modernistes pour l’époque. Elle
veut par exemple peindre des nus mais manque de
pratique pour donner de la sensualité à ses modèles.
Elle participa néanmoins activement à l’extraordinaire saga artistique de son père, dans l’ombre,
mais elle fut sans doute aussi l’auteure directe de
plusieurs œuvres.
Miss Hokusai nous immerge dans l’ambiance particulière du Japon de cette époque tout en étant
titrée
Si Miyazaki (Princesse Mononoké, Le vent se lève)
et Takahata (Le tombeau des lucioles, Le conte de
la princesse Kaguya) ont apparemment pris leur
retraite, la relève de ces glorieux aînés semble assurée, notamment par Keiichi Hara (Colorful), qui livre
ici un film d’animation pour adultes plein de tendresse, de poésie et d’intelligence.
Car s’il s’agit d’un merveilleux film sur l’histoire
d’un peintre et de sa fille, Miss Hokusai est d’abord
un magnifique hommage à la personnalité originale
et déterminée de cette jeune artiste peintre à une
époque où, au Japon, le rôle de la femme ne pouvait
être situé que dans l’ombre de l’homme.
de Keiichi Hara, Japon, 2015, 1 h 33, VO.
SAUVENIÈRE
Jeudi 11 février à 20 h 30
Projection
unique
16 ans
La montagne magique
eut-être Adam Jacek Winkler n’était-il
pas né à la bonne époque, ou au bon
endroit. Peut-être était-il coincé dans la
peau d’un autre. Toujours est-il que cet
étonnant personnage, né en 1937 en
Pologne, fuyant le communisme pour
vivre de petits boulots à Paris dans les
années 1960, fondant une famille et la
quittant pour rejoindre les moudjahidine
du commandant Massoud en Afghanistan
dans les années 1980, n’a jamais semblé se
O
V
sous-
entrecoupé de moments rythmés où les peintures
de la jeune O-Ei prennent vie dans une dimension
mythologique et surnaturelle.
DÈS
P
titrée
crée, éclate. Lisa et Michael se sont reconnus, ils ont
trouvé en l’autre le touchant mélange d’affinités et de
solitude qui rendra leur horizon empli de la douceur
des possibles pendant cet instant suspendu où ils
tomberont éperdument amoureux.
• Parrot Away de Mads Weidner, Danemark, 5 mn 57
• Lucens de Marcel Barelli, Suisse, 6 mn 30
• Si j’étais le bon Dieu de Cordell Barker, Canada,
8 mn 28
• Loneliest Stoplight de Bill Plympton, États-Unis,
6 mn 18
La peur en avion - Tu mourras moins bête
O
V
sous-
Portrait animé d’un Franco-Polonais qui a rejoint les troupes du commandant Massoud
sentir à sa place nulle part. Seule la montagne lui a tenu lieu d’amante au long
cours, accueillant en silence sa solitude
et son idéal.
Quatrième long-métrage de la réalisatrice roumaine Anca Damian, La montagne magique s’empare de ce personnage unique par le biais d’un genre aussi
rare qu’intéressant : le documentaire
animé. Deuxième volet d’une trilogie
sur l’héroïsme entamée avec Le voyage
de Monsieur Crulic (2011), La montagne
magique est également le résultat d’un
travail d’animation hybride, au fil duquel
le collage et la peinture se rencontrent,
les photos d’archives s’animent, les voix
parlent du réel quand l’image le recompose ou le sublime.
Il n’y a là rien qui relève de la démonstration de force, tentation à laquelle l’animation résiste parfois mal. Si La montagne
magique est protéiforme, c’est parce que la
vie l’est, et cette vie-là plus encore qu’une
autre. Les films d’Anca Damian sont documentaires au sens le plus concret : ils se
nourrissent de l’Histoire telle qu’elle nous
a été matériellement transmise.
L’insaisissable Adam Jacek Winkler aura
semé sur son passage plus de traces qu’un
Petit Poucet en goguette : correspondances,
dessins et photos qui lui ont survécu et nous
offrent une lecture inédite de son existence.
VF
La beauté du récit s’offre en flux
continu, à l’image de l’homme
auquel elles rendent hommage : fantasques et généreuses, naïves parfois, émouvantes dans leur refus de
s’interrompre.
D’après Noémie Luciani, LE MONDE
d’Anca Damian, France/Pologne/Roumanie,
2015, 1 h 30, doublé en français par Miossec.
À partir de 16 ans.
CHURCHILL
journal des Grignoux 244 18 du 3 février au 8 mars 2016
À L’AFFICHE
Pour le primaire
Tout en haut du monde
À la fin du XIXe siècle, Sacha, une jeune fille
de l’aristocratie russe, décide contre l’avis de
tous de partir à la recherche de son grandpère, un marin explorateur qui s’est perdu dans
la banquise du Grand Nord. Voici un grand
film d’aventures qui rappelle les romans de
Jules Verne ou Jack London et qui plaira aux
enfants entre 8 et 12 ans. Ils apprécieront en
particulier le dynamisme et la débrouillardise
de l’héroïne. La qualité graphique de ce dessin animé retiendra également l’attention des
jeunes spectateurs.
Loulou, l’incroyable secret
Pour le maternel
Bon voyage, Dimitri !
Tout en haut du monde
ANIMATION – Plusieurs films pour le maternel et le primaire sont proposés aux enseignants avec
une animation par notre équipe (titres de films en fuchsia).
Dimitri petit oisillon s’apprête pour la grande migration vers l’Afrique mais l’orage le sépare bientôt
de ses parents ! Heureusement de sympathiques amis lui viendront en aide… C’est une des quatre
histoires qui composent ce programme destiné aux tout-petits et qui mélangent humour et poésie,
aventure et découverte amusante du monde environnant.
Mais aussi
● La Balade de Babouchka , quatre contes pour partir à la découverte des traditions folkloriques
russes.
● Loulou et autres loups , ou l’amitié du plus déluré des lapins avec le plus sympa des loups.
● Les Nouvelles Aventures de Gros-Pois et Petit-Point, deux lapins aussi improbables que délurés.
L’Ours montagne
Pour le primaire
Loulou, l’incroyable secret
Ce long métrage est entièrement consacré au personnage de Loulou qui, avec son copain Tom le lapin,
part à la recherche de sa mère inconnue : elle serait à Wolfenberg, au pays des loups, une contrée
bien peu hospitalière pour les lapins ! Tout le génie de Solotareff s’exprime dans ce dessin animé à
l’intrigue palpitante avec une touche de surnaturel et une bonne dose d’humour. Le tout plaira sans
aucun doute aux enfants entre 6 et 9 ans.
L’Ours montagne
Jonathan et Sophie passent les grandes vacances chez leur grand-père à la montagne. Lors d’une
dispute, la petite sœur franchit la porte du jardin, malgré les avertissements du grand-père, et elle
disparaît dans une sombre forêt où se cache semble-t-il un ours énorme et mystérieux…
Ce film d’animation d’origine danoise mêle habilement aventures et fantastique dans une ambiance
pleine de mystère et de légende. Il ne manquera pas de captiver les jeunes spectateurs entre 7 et 10 ans.
Mais aussi
Les Chevaliers blancs
● Le Chant de la mer , une très belle légende irlandaise magnifiquement illustrée.
● Rouge comme le ciel , la découverte du monde sonore par un jeune garçon devenu accidentellement aveugle.
● Shaun le mouton , le monde fantastique et hilarant des moutons en plasticine des studios Aardman.
Pour le secondaire
Les Chevaliers blancs
Le Tout Nouveau Testament
Joachim Lafosse, un des cinéastes belges les plus talentueux, revient avec une évocation de « l’Arche
de Zoé », cette association à vocation humanitaire qui s’est retrouvée au cœur d’un scandale d’enfants
africains enlevés illégalement en vue de leur adoption en France. Le film joue sur toute l’ambivalence
de cette action a priori généreuse mais qui se révèle rapidement traversée par les mensonges et les
compromissions. Il pointe en particulier l’engrenage dans lequel les responsables se sont eux-mêmes
enfoncés, plongeant toujours plus profondément dans l’ignominie. Une réflexion essentielle sur
l’action humanitaire même si ce dévoiement n’est évidemment pas le fait de toutes les associations
qui œuvrent sur le terrain.
Le Tout Nouveau Testament
Dieu existe et il habite à Bruxelles. Voilà le « pitch » du nouveau film de Jaco Van Dormael, une
comédie grinçante sur un Dieu méchant et mesquin, magnifiquement incarné par Benoît Poelvoorde.
Heureusement ce personnage détestable a une fille (en plus d’un fils bien connu…) bien décidée à
modifier le cours des choses… Multipliant les gags et les détournements loufoques, le film a également
le mérite de poser – même si c’est sur un mode ironique – des questions métaphysiques essentielles.
Jimmy’s Hall
Jimmy’s Hall
Ken Loach, toujours aussi vif, nous propose le portrait enthousiaste d’un militant irlandais dans les
années 1930, confronté à une Église catholique réactionnaire et à des propriétaires terriens âpres
au gain. Dans cette société figée et profondément conservatrice, Jimmy entend rouvrir une salle
communautaire qui soit à la fois un lieu de vie, de rencontres et d’éducation populaire. Ken Loach
lance une nouvelle fois une leçon de solidarité qui trouvera certainement un écho auprès des jeunes
spectateurs (à partir de 15 ans environ).
La Cour de Babel
Ce documentaire sur une classe de primo-arrivants en France rend certainement hommage à l’école
républicaine et à ses enseignants qui, malgré les difficultés, sont décidés de donner à chaque élève la
chance de réussir. Il dresse également un très beau portrait d’adolescents venus des quatre coins du
monde, capables cependant de surmonter leurs différences et de vivre ensemble.
Demain
Il n’est plus besoin de présenter ce film en quête de solutions à la crise écologique majeure qui menace
le monde. Cette réflexion salutaire ne manquera pas d’interpeller les jeunes spectateurs et spectatrices
en leur suggérant des pistes d’action concrètes. Un film à voir, à débattre, à discuter et à prolonger
d’une manière ou une autre !
Mais aussi
Demain
En pratique
• PRIX D’ENTRÉE :
Enseignement fondamental : 3,20 €.
Enseignement secondaire et supérieur : 3,70 €.
Films à la carte : 4,20 €.
Gratuit pour les professeurs accompagnants.
• Une RÉSERVATION téléphonique est indispensable.
• Les demandes d’ANIMATION en classe (uniquement
pour les films signalés comme accompagnés
d’animation) peuvent être faites aux Grignoux
(Laurence Gales ou Noémie Theunissen).
• Pour D’AUTRES FILMS OU D’AUTRES SÉANCES,
contactez-nous par téléphone.
Infos et réservation ▶ 04 222 27 78
● Difret, une jeune Éthiopienne confrontée à une violence patriarcale extrême au nom des traditions.
● Le Fils de Saul, une fiction d’un réalisme extrême sur les chambres à gaz d’Auschwitz (Grand Prix
de l'Union de la Critique de Cinéma 2016).
● Les Héritiers, un extraordinaire travail de mémoire réalisé par une classe de lycée grâce à une
enseignante dynamique.
● La Loi du marché, un constat implacable sur la violence sociale avec un Vincent Lindon
remarquable.
● La Voleuse de livres, la vie quotidienne d’une jeune fille sous la dictature nazie.
● Suffragette, un rappel salutaire des combats féministes il y a plus de cent ans déjà pour l’égalité
(et ce n’est pas fini !).
Le Chant des hommes
Ce film original et courageux sur la lutte
des sans-papiers à Bruxelles (présenté en
page 3) fera l’objet d’une séance scolaire
au cinéma Sauvenière le vendredi 5 février
à 9 h 15.
La projection sera suivie d’une rencontre
avec les réalisatrices.
Entrée gratuite pour les GROUPES SCOLAIRES encadrés
uniquement. Inscription obligatoire : FWB – Carole
Courtoy – lechantdeshommesscolaire@gmail.com ou
0472 46 02 83
Agenda
▶ La Balade de Babouchka
SAUVENIÈRE mercredi 3 février à 10 h 15
▶ Bon voyage, Dimitri !
SAUVENIÈRE mercredi 17 février à 10 h 15
SAUVENIÈRE jeudi 18 février à 10 h 15
CHURCHILL vendredi 19 février à 10 h 15
SAUVENIÈRE mardi 23 février à 10 h 15
LEPARC jeudi 25 février à 10 h 15
SAUVENIÈRE jeudi 25 février à 10 h 15
SAUVENIÈRE lundi 29 février à 10 h 15
SAUVENIÈRE jeudi 3 mars à 10 h 15
▶ Le Chant de la mer
SAUVENIÈRE lundi 7 mars à 10 h 00
▶ Le Chant des hommes
SAUVENIÈRE vendredi 5 février à 9 h 15
▶ Les Chevaliers blancs
CHURCHILL vendredi 5 février à 9 h 45
SAUVENIÈRE mardi 16 février à 9 h 45
SAUVENIÈRE jeudi 18 février à 9 h 30
SAUVENIÈRE mardi 23 février à 9 h 45
SAUVENIÈRE mardi 1er mars à 9 h 45
▶ Comme un lion
SAUVENIÈRE lundi 29 février à 9 h 30
▶ La Cour de Babel
SAUVENIÈRE jeudi 3 mars à 9 h 45
▶ Demain
SAUVENIÈRE vendredi 5 février à 9 h 30
SAUVENIÈRE mardi 8 mars à 9 h 00
▶ Difret
SAUVENIÈRE jeudi 25 février à 9 h 30
SAUVENIÈRE lundi 29 février à 9 h 30
SAUVENIÈRE mercredi 2 mars à 9 h 30
SAUVENIÈRE mardi 8 mars à 9 h 30
▶ Le Fils de Saul
SAUVENIÈRE mercredi 3 février à 8 h 25
▶ Les Héritiers
SAUVENIÈRE mercredi 3 février à 9 h 45
SAUVENIÈRE jeudi 4 février à 9 h 45
▶ Jimmy’s Hall
SAUVENIÈRE lundi 15 février à 9 h 30
SAUVENIÈRE jeudi 18 février à 9 h 30
SAUVENIÈRE mardi 1er mars à 9 h 30
▶ La Loi du marché
SAUVENIÈRE lundi 15 février à 10 h 00
SAUVENIÈRE mercredi 24 février à 9 h 30
▶ Loulou et autres loups
SAUVENIÈRE lundi 7 mars à 10 h 15
▶ Loulou, l’incroyable secret
SAUVENIÈRE lundi 22 février à 10 h 00
SAUVENIÈRE mardi 23 février à 10 h 00
SAUVENIÈRE mercredi 24 février à 10 h 00
SAUVENIÈRE vendredi 26 février à 10 h 00
▶ Nous trois ou rien
SAUVENIÈRE vendredi 5 février à 9 h 30
▶ Les Nouvelles Aventures de GrosPois et Petit-Point
SAUVENIÈRE mercredi 24 février à 10 h 15
SAUVENIÈRE vendredi 26 février à 10 h 15
SAUVENIÈRE vendredi 4 mars à 10 h 15
▶ Le Petit Prince
CHURCHILL vendredi 5 février à 9 h 45
SAUVENIÈRE vendredi 19 février à 9 h 30
▶ L’Ours montagne
SAUVENIÈRE lundi 7 mars à 9 h 45
▶ Rouge comme le ciel VF
SAUVENIÈRE lundi 15 février à 9 h 45
LEPARC mardi 16 février à 13 h 30
▶ Shaun le mouton
SAUVENIÈRE mercredi 3 février à 9 h 45
▶ Suffragette
LEPARC mardi 8 mars à 10 h 00
▶ Tout en haut du monde
SAUVENIÈRE lundi 15 février à 10 h 00
SAUVENIÈRE mardi 16 février à 10 h 00
SAUVENIÈRE mercredi 17 février à 9 h 45
SAUVENIÈRE jeudi 18 février à 9 h 45
SAUVENIÈRE vendredi 19 février à 9 h 45
SAUVENIÈRE jeudi 25 février à 9 h 45
LEPARC vendredi 26 février à 13 h 30
SAUVENIÈRE mardi 1er mars à 10 h 00
SAUVENIÈRE vendredi 4 mars à 10 h 00
▶ Le Tout Nouveau Testament
SAUVENIÈRE mercredi 3 février à 9 h 30
SAUVENIÈRE mercredi 17 février à 9 h 30
SAUVENIÈRE vendredi 19 février à 9 h 30
SAUVENIÈRE lundi 22 février à 9 h 30
SAUVENIÈRE mercredi 24 février à 9 h 30
SAUVENIÈRE vendredi 26 février à 9 h 30
▶ La Voleuse de livres VO
SAUVENIÈRE jeudi 4 février à 9 h 30
Agenda actualisé sur http://grignoux.be/
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Avec l’aide des Affaires culturelles
de la Province de Liège
journal des Grignoux 244 19 du 3 février au 8 mars 2016
VENDREDI 5 FÉVRIER
à 20 h 30
NIALL
CONNOLLY
ÉTATS-UNIS – POP FOLK
VENDREDI 4 MARS à 22 h
PARADISE
SOROURI &
143 BAND
Le concert sera précédé du film
MUCH LOVED à 19 h 45
Niall Connolly est un des songwriters
RAP – AFGHANISTAN
irlandais les plus intéressants du moment.
Auteur-compositeur passionné et engagé
comme il en existe peu, dans la veine
des débuts de Dylan, tant dans la force
de sa voix que dans la puissance de ses
mots. Conteur plein d’esprit, poignant et
désarmant, il est un des artistes indé folk
les plus dynamiques de New York et est tout
simplement trop doué pour être manqué.
ENTRÉE : 8 €
Dans des hôtels de luxe
marocains, trois femmes fréquentent contre rétribution de
riches clients venus du Golfe.
Mais, derrière le clinquant,
la caméra révèle la misère et
les rapports de domination
à la base de la prostitution.
Avec l’aide des Affaires culturelles
de la Province de Liège
VENDREDI 19 FÉVRIER
à 20 h 30
Si son nom est Paradis, son pays est aujourd’hui encore un enfer
et sa vie, une lutte de tous les instants. Mais Paradise Sorouri
est de celles qui ne renoncent pas. Considérée comme l’une des
premières rappeuses afghanes, elle a formé le duo « 143 Band »
pour dénoncer le sort réservé aux femmes constamment menacées
et violentées dans la société des talibans. Elle est depuis devenue
la cible perpétuelle de ceux qui considèrent l’art comme un acte
dégénéré à éradiquer et les artistes féminines plus particulièrement
comme des prostituées à punir. Les concerts du duo à Kaboul sont
toujours une gageure : à chacune de leurs apparitions, les musiciens
mettent leur vie en danger.
Leur leitmotiv : militer artistiquement pour œuvrer à la
transformation des mentalités. Un horizon d’espoir dans un
panorama plombé aux reliefs encore largement hostiles.
Concert seul – prévente : 9 € / le jour même : 11 €
Film + concert – prévente : 14 € / le jour même : 16 €
Une coproduction des Grignoux et des Jeunesses Musicales.
Avec l’aide des Affaires culturelles de la Province de Liège
Nos galeries
KEITH
CANVAS
(solo)
JAZZ/POP
Avec l’aide des Affaires culturelles
de la Province de Liège
Il est parfois considéré comme le Jamie
Cullum belge, le frère de Michael Bublé, le
fils qu’Al Green n’a jamais eu. Doté d’un
vibrato captivant et multi-instrumentiste,
Keith Canvas est un grand talent de jazz
qui, depuis la sortie de son premier titre,
arrive à toucher des publics très divers
et reçoit une reconnaissance nationale.
On peut s’attendre à un jazz contagieux
et bien épicé avec des influences pop,
blues et bossa nova. La promesse d’un
jazz belge qui perce.
L'ASBL WÉGIMONT CULTURE
présente au cinéma Churchill
ENTRÉE : 8 €
DU 1.02 AU 30.03 2016
LAURENT
DUMONT-DELREZ
Bientôt
Avec l’aide des Affaires culturelles
de la Province de Liège
FRIM[AE]TERNA
Informations 0477 38 98 35
VENDREDI 22 AVRIL
Les Jeunesses Musicales
et les Grignoux présentent
EXPOSITION à la galerie le Parc
et au cinéma Churchill
˘
KOCANI
ORKESTAR
DU 18.02 AU 9.04 2016
JEAN-LUC RENIER
PHOTOGRAPHIES
Vernissage le jeudi 18/02 dès 18 h 30 à la galerie le Parc
Informations 0496 42 89 96
Exploration du monde
Au cinéma le Parc à 14 h et 17 h
EXPOSITION à la brasserie Sauvenière
et au cinéma Churchill
DJAMEL MERBAH
PEINTURES
SAMEDI 20 FÉVRIER
Argentine
par André MAURICE
SAMEDI 5 MARS
Birmanie
Un trésor dévoilé
Informations 0496 42 89 96
par Linda PAQUETTE & Martin PARENT
Prix unique par séance : 10 € \ gratuit pour les enfants – 12 ans \ tickets Article 27 acceptés
Pour plus d'informations : www.explorationdumonde.be
PARKING NEUJEAN
boulevard de la Sauvenière & place Xavier-Neujean
Vendredi & samedi : OUVERT toute la nuit
Du dimanche au jeudi : OUVERT jusqu’à 1 h du matin
Le journal
des Grignoux
est disponible
au Stand Info
de Belle-Île
◀
ENTRÉE VOITURES
+ SORTIE PIÉTON
place Xavier-Neujean
ENTRÉE
▶
CENTRAL PARK
1 h de parking gratuit* OU FORFAIT soirée cinéma
(à partir de 17 h 45) ▶ 6 €* (jusqu’à 1 h du matin)
Le journal
des Grignoux
est disponible
à la Fnac
Gagnez des places de cinéma
avec le magazine SOLIDARIS
ENTRÉE VOITURES
place Xavier-Neujean
* Le ticket de parking est à valider
au cinéma Churchill ou Sauvenière.
Les programmes
du Parc/
Churchill/
Sauvenière
sont diffusés quotidiennement
sur le télétexte de RTC Liège
journal des Grignoux 244 20 du 3 février au 8 mars 2016
Lundi 22 février
à 19 h 30 et 21 h 45
Avant-première
en présence de Bouli LANNERS,
réalisateur, et de l’équipe du film
Les premiers les derniers
An – Les délices de Tokyo
Sacré Bouli Lanners… La claque magistrale d’un film ample, novateur et
parfaitement maîtrisé. Il signe un western urbain dans un futur proche
peu ragoûtant avec des échappées burlesques portées par un florilège
d’acteurs totalement investis. Un morceau de philosophie charnelle
qui prend la tangente du conte, de la fantaisie teintée de blues
Quand un vendeur de pâtisseries qui tente tant bien que mal de faire marcher
son petit business rencontre une mystérieuse vieille femme aux dons
culinaires hors du commun. Raffinement, délicatesse et émotions subtiles
parcourent ce merveilleux film qui vous grandit l’âme et titille vos papilles
C
e qui nous fâche le plus dans notre travail de
programmateur, c’est la prévisibilité de produits
usinés sans état d’âme : comédie française tapissée
de sexisme rance, super héros à l’Œdipe mal ficelé,
notre cinéma national en quête de belgitude, coursepoursuite de voitures dans les ruelles étriquées du
sud de l’Italie, etc.
Bouli Lanners nous offre d’autres horizons cinématographiques. Peintre de formation, les nuances
de ses ciels gris, la platitude désolée de la Beauce, les
lignes droites qui tutoient l’infini, toute cette matière
fait corps avec le propos du film et les destinées de
ses personnages.
Gilou (Bouli Lanners) et Cochise (Albert Dupontel)
sont des chasseurs de prime. Leur mission : retrouver un téléphone appartenant à un notable qui
aurait filmé des scènes peu catholiques. Personne
n’échappe à la profondeur de leur regard ; mais cela
ne veut pas dire qu’ils sont habités par leur fonction.
Cochise prend la direction des opérations sans se faire
d’illusion sur l’humanité déglinguée qui l’entoure.
Gilou s’inquiète pour sa santé, la fragilité d’un cœur
qui pourrait l’abandonner d’un moment à l’autre.
Parallèlement, on suivra un autre duo : Esther
(Aurore Broutin) et Willy (David Murgia). Ce couple
est en cavale. Ils chapardent dans les hôtels pour ne
pas mourir de faim. Ils sont persuadés que la fin du
monde est proche.
Le film nous ménagera bien d’autres surprises et
apparitions. D’abord, il y a Jésus avec le stigmate
d’une balle de révolver dans la main droite. C’est
sans doute le vrai puisqu’il est bienveillant avec les
damnés de la terre.
On ne peut pas ignorer le personnage incarné par
Michael Lonsdale ; un très vieux monsieur (un cousin
de Mathusalem ?) qui gère avec la lenteur appliquée
de son âge une chambre d’hôte. « Vivre, ce n’est
pas se contenter de respirer » confie-t-il à Gilou qui
finira par le prendre pour grand-père, modèle indispensable pour sortir de son angoisse existentielle.
Et puis il y a ces hommes armés qui s’improvisent
gardiens de l’ordre…
En faisant référence au western, Bouli Lanners a
la bonne idée de ne jamais se prendre pour Quentin
Tarantino. Ses coups de feu sont rares et ses empoignades brèves et tendues. Il s’intéresse davantage à
des regards, des visages qui se jaugent.
Et la référence au western n’est pas une affaire de
coquetterie, de jeu avec les codes fondateurs d’un
certain cinéma américain ; il convoque ce genre cinématographique pour nous peindre ce qui pourrait
ressembler à un avenir proche : un univers dominé
par la peur, l’exclusion, la précarité, le sécuritaire à
fleur de peau.
Mais soyez rassurés. Bouli peut révéler une part
d’ombre de son inspiration sans pour autant nous
faire sombrer dans le désespoir. Petit Poucet déluré,
il glisse quelques pierres burlesques, des gestes de
bonté pure qui vous accompagneront longtemps
après la projection du film.
Dany Habran, LES GRIGNOUX
de Bouli Lanners, Belgique, 2015, 1 h 40. Avec Bouli
Lanners, Albert Dupontel, David Murgia, Aurore Broutin,
Suzanne Clément, Michael Lonsdale, Philippe Rebbot,
Serge Riaboukine, Max Von Sydow. Sortie le 24 février.
PARC SAUVENIÈRE
L
a nourriture au Japon est une affaire importante. Il existe des pâtisseries appelées dorayakis,
sorte de petits pancakes fourrés à la pâte de haricots
rouges (appelée An en japonais, d’où le titre original). Rien qu’à observer les collégiennes faire halte
dans la minuscule échoppe tenue par Sentaro pour
les déguster, rien qu’à le voir poser délicatement la
bonne dose de pâte à crêpes sur la plaque brûlante,
il vous vient l’eau à la bouche. Nos palais n’ont pas
besoin d’être habitués au goût délicieux du haricot
sucré à point pour détecter qu’il s’agit là d’un mets
des plus prisés du Japon.
Mais Sentaro, s’il est indéniablement doué pour la
pâte qu’il prépare consciencieusement chaque matin,
utilise pour la farce une préparation toute faite qui
n’est pas au goût de Tokue, vieille femme énergique
et tenace, venue là pour… un entretien d’embauche !
À son âge ! Sentaro, s’il a effectivement besoin d’un
aide-cuisine, ne peut accepter, mais la vieille insiste
et insiste, lui amenant une farce maison à se pâmer.
Après quelques tergiversations, il se résout à
l’embaucher, touché par son opiniâtreté et impressionné par ses talents culinaires indéniables. Ainsi
Tokue vient-elle chaque jour à l’aurore faire cuire
les haricots plusieurs heures avant de les égoutter
soigneusement puis de les recuire avec une dose de
sucre… Nous suivons fascinés le long processus mais
très vite, c’est cette petite madame énigmatique qui
suscite notre curiosité, ainsi que celle de Sentaro.
Qui est-elle ? Et pourquoi tient-elle tant à travailler ?
Une amitié timide se noue entre la vieille femme et
le vendeur, lui-même en proie à quelques difficultés.
Plus nous plongeons dans l’épais mystère qui entoure
cette femme, plus le film se fait poignant.
Naomi Kawase nous a habitués à des films à
l’esthétique magnifiée, ciselant des longs métrages
faisant la part belle aux ambiances, aux atmosphères volontiers contemplatives, à la sérénité face
à la mort. On se souvient de son récent et très beau
Still the Water. Avec An – Les délices de Tokyo, elle
change sensiblement de registre : ligne claire de la
narration, traits d’humour, gourmandise assumée.
Kawase se fait plus accessible, laisse de côté son
image de cinéaste un peu austère, adoubée par les
grands festivals mais figure marginale des salles art
et essai. An – Les délices de Tokyo est sans doute son
film le plus fluide, le plus – faussement – simple, qui
prend le temps de musarder avec douceur dans le
flux de nos émotions. Le film idéal pour entrer dans
son riche parcours, en somme. Car l’essentiel de son
cinéma s’y retrouve néanmoins : sa capacité à nous
étreindre avec un rien (qui s’avère bien plus profond
qu’une histoire de gastronomie, naturellement), à
susciter en nous, à partir d’une réalité singulièrement
nipponne, une réflexion existentielle presque tendre
autour de l’ostracisme, de la vieillesse et de l’amitié
qui peut transcender les deux.
Catherine Lemaire, LES GRIGNOUX
de Naomi Kawase, Japon, 2015, 1 h 53, VO. Avec Kirin Kiki,
Masatoshi Nagase, Kyara Uchida. Sortie le 10 février.
PARC CHURCHILL SAUVENIÈRE
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