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REFLEXION GENERALE APRES DAVOS
Mise en ligne le 2 février 2016
Synthèse de ce qu’est Davos
Davos lance des alertes sur les résultantes de ce que ses participants ont volontairement mis
en place par leurs dérives intellectuelles ou morales via la « lobbyisation » politique entre
autres.
Davos lance des alertes sans proposer peu ou prou de solutions. Bien au contraire, le fait de
lancer l’alerte (sur ce qu’ils ont créé) leur permet de dire le fameux « nous vous avions
prévenus ».
Etc…
Réalité « Davos »
En fait, Davos n’est qu’un outil de communication et de coordination politique qui permet de
justifier, en marge ou non, de certaines réunions de personnes, de lobbies et autres.
Davos est là pour faire passer la « pilule » auprès de la presse pour que cette dernière
devienne un outil de propagande du « penser Davos». Quant à la presse qui ne jouerait pas le
jeu (attention à ses contrats publicitaires), les conseillers en médias des lobbies, des politiques
etc.. ont déjà prévu les scénarii et acheté (au cas où) les moyens d’action. Pourquoi la presse
qui pèche souvent par son manque de rentabilité reste-t-elle recherchée et le restera y compris
dans sa version internet ?
Le « Davos 2016 »
Vu le dernier sommet et ses conclusions plus que négatives, que penser de Davos et surtout
que penser des participants acteurs au premier chef de l’ensemble de la situation ?
Réflexion générale
Rappel de ce que devrait être un « système » économique pérenne
Pour notre réflexion, je vous propose de partir du simple postulat que la base de l’économie
est l’offre et la demande. A ce titre, l’économie relève donc en priorité de la sociologie, c’està-dire de l’Etre Humain. Et le reste ? Le reste est en fait le politique (proactif) et le financier
(actif).
En fait nous venons de bâtir la pyramide de vie communautaire, à savoir : la pyramide
SOCIOECOPOFI (SOCIOlogie, ECOnomie, POlitique, FInance). La sociologie (l’Etre
Humain) par ses choix et ses acceptations sert de base à la création d’une économie qui
inspire des décisions politiques ayant des résultantes financières.
L’objectif étant que les Humains les plus dynamiques obtiennent une juste récompense
financière de leur prise de risques et de leur travail tandis que les autres aient en retour une
juste qualité de vie Humaine et financière. Qualité de vie financière qui au demeurant est le
carburant des plus dynamiques.
Et quand il y a un déséquilibre flagrant entre les plus dynamiques (locomotives) et les autres,
c’est la panne de la pérennité du cycle SOCIOECOPOFI.
1
Cette description des plus simplistes mais non moins réelle est déstabilisée par la folie des
normes et notamment des normes comptables.
Et si la comptabilité était dans quantité de cas un outil de déstabilisation du système
SOCIOECOPOFI au profit d’un accaparement de quelques uns en laissant les risques
financiers aux autres et les déstabilisations aux Etats ?
La dernière crise n’en est-elle pas le plus probant des exemples ?
Crise qui en est arrivée à paupériser VOLONTAIREMENT des Peuples pour maintenir des
chiffres comptables n’ayant aucune réalisation financière possible.
Quoi de plus débile, alors qu’il suffirait de travailler la mise en place des Fonds de
Stabilisation Boursier.
Débile…pas tant que cela car nous sommes de nouveau entrés en guerre de pouvoir politique
basée sur des idéologies (hier politiques, aujourd’hui financières) ayant comme seul but
l’accaparement au profit de quelques uns en laissant les « gamelles » aux autres.
Là ou hier il y avait lutte des classes, aujourd’hui il y a assouvissement des Peuples via des
objectifs à atteindre déterminés par des règles comptables scélérates. Point d’armes qui tuent,
juste des « déviances » comptables servies comme des réalités afin de justifier la
paupérisation de millions de personnes, le meurtre de 30 millions d’Etres Humains
annuellement au titre de la simple spéculation sur les matières premières etc…
Si cette réalité est des plus navrantes à tout point de vue, il n’en demeure pas moins que le
mal principal connu, la voie de recherche de la solution est donc connue.
Exemple avec les valeurs nettes d’inventaires OPCVM (FCP, SICAV etc…) que l’on fait
passer pour des prix financiers réalisables par tous et sur lesquelles sont prélevés des milliards
(centaines de milliards) de frais indus. Cerise sur le gâteau, on fabrique même des produits
financiers dits dérivés qui comme leur nom indique sont des outils de dérivation et de
prélèvements du cash en faveur des vendeurs de produits financiers mettant à mal l’ensemble
de la pyramide SOCIOECOPOFI.
En fait, la pyramide SOCIOECOPOFI qui devrait trouver son équilibre est déstabilisée par
l’intervention d’un système comptable qui n’a comme seule cohérence son incohérence.
Ce manque de cohérence étant lobbyisé (imposé) par une minorité de décideurs.
Jugez vous-mêmes de la situation et des effets des lobbies comptables avec les deux extraits
d’articles en annexe 1.
Manque de chance, l’avidité des uns, la nonchalance des autres, triturées par des règles
comptables inadéquates ont inversé la pyramide SOCIOECOPOFI qui reposait sur son socle
Humain pour arriver à une pyramide inversée construite sur sa pointe. Pointe qui est la seule
recherche financière. Recherche financière non pas issue d’une finance « sonnante et
trébuchante » mais de chiffres comptables qui dans la réalité non aucune valeur financière
réalisable. Réalité qui se fait jour lors de ce que l’on appelle des krachs boursiers qui dans les
2
faits ne sont que des krachs comptables à effets systémiques financiers. Ces krachs sont des
bombes à fragmentation.
Voir avec les cours de Bourse de la spéculation du jour qui servent de référence financière
pour tous les titres. Voir site www.agencedecotationihr.com
Aujourd’hui, l’utilisation de normes comptables et fiscales obsolètes (sauf pour leurs
promoteurs) ont détruit tout équilibre possible entre les Etres Humains moteurs et
consommateurs (chefs d’entreprises etc…) et les Etres Humains seuls consommateurs.
Les financiers, très fortement aidés par des concepts comptables lobbyisés*, sont devenu les
maîtres de la pyramide inversée qui ne profite qu’à une minorité au détriment des Etres
Humains, des Etats et de la planète dans son ensemble.
Minorité qui de facto tient les Etats et les Peuples dans sa main…..sauf à changer les règles
comptables.
Dans les faits, Davos n’a pu que tirer la sonnette d’alarme de cette pyramide inversée qui
reposant sur son sommet financier et non sa base Humaine a toujours mené à des guerres.
Comment en sommes-nous revenus à cette situation ?
Comme vous l’aurez compris, tout simplement en utilisant la comptabilité en complément de
l’avidité et autres « tares » humaines.
Comment ? Les lobbies financiers ont profité de la révolution financière et comptable des
années 80 pour mettre en place la pyramide inversée dont la pointe financière n’est basée que
sur des chiffres comptables n’ayant plus nécessairement de réalité financière. Ou comment
utiliser la comptabilité comme effet multiplicateur d’accaparement des richesses par une
minorité en laissant les risques à la majorité et aux Etats. Faits aux effets accentués par la
suppression de cash qui arrive à grand pas et les divers autres décisions qui dans les faits
rendront l’Etre Humain en pion ECOnomique POlitique et FInancier.
Un exemple avec les cours de Bourse. Quelques titres échangés à la hausse à la fermeture et la
comptabilité par magie extrapole cette hausse comme une performance financière réalisable
sur tous les titres.
Les titres ayant montés « artificiellement » via la comptabilité, l’ensemble des décideurs,
intervenants boursiers, commissaires aux comptes etc… peuvent allègrement se servir de la
trésorerie de l’entreprise. En clair, ILS POMPENT la trésorerie sur base de performances
financières créées ex nihilo par la comptabilité.
Riches sur de chiffres comptables transformés par « magie » en information financière
réalisable par une règle comptable appelée « mark-to-market » voir annexe 1.
Dans certains cas, ils peuvent même prendre des paris sur les hausses ou baisses futures pour
tenter de démultiplier leurs gains.
Là où hier on achetait des titres sur des bases économiques, aujourd’hui on achète des titres
sur des projections comptables financières. Le but étant de sortir (du cash) en laissant le retour
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à la réalité aux autres avant que le mensonge de la transformation de chiffres comptables en
irréalité financière ne se fasse.
En clair, on a bâti volontairement un système qui n’est en fait que du maquillage financier
(via la comptabilité) et politique pour couvrir une supercherie économique et sociologique.
Supercherie qui est à la base de la répétitivité des krachs.
Manque de bol, c’est lors des krachs que nous nous apercevons que les financiers ont pompé,
grâce au mensonge comptable, la liquidité en hypothéquant même nos avoirs.
Là où les chiffres comptables parlent de 100, en fait la liquidité réelle si tout le monde voulait
prendre ces 100 n’est que de 0,000000…dans le meilleur des cas. A la lecture de cette réalité
vous aurez compris l’importance de l’article repris en annexe 2.
L’histoire a montré et démontré que lorsque l’on en était arrivé à commenter des chiffres qui
ne voulaient plus rien dire et à leur trouver une explication et une cohérence dans des
raisonnements, faisant oublier que le bon sens veut que ces chiffres aient une réalisation
possible en terme financier, le futur s’occupait de nous rappeler à la raison via des guerres
destructrices. Guerres qui obligeaient les Etats à remettre en place une pyramide
SOCIOECOPOFI.
Y a t-il une solution ?
Oui. La première est financière et dépend des Etats avec la mise en place de Fonds de
Stabilisation Boursiers.
La seconde est Humaine avec l’obligation faite aux intervenants financiers de travailler les
fonds mis à leur disposition selon des normes Humaines et Humanistes appelées Humanity
Invest.
Quelques réalités néfastes parmi d’autres :
Bourse
Le mensonge des « cours » masqué par les blocs.
Le risque que les titres soient jugés comme trop facilement liquides et que les sousjacents soient moins facilement liquides que les particuliers ne le pense est
VOLONTAIREMENT mis en place par les autorités financières et comptables.
Quant à l’abus de confiance et à l’escroquerie mis en place sur des valorisations
boursières faussées volontairement à plus de 98%.....
Immobilier
Les prix sont maintenus (déstabilisés, voire faussés) par les politiques de taux, de
défiscalisations.
Les commissions pour l’ensemble des acteurs commerciaux sont délirantes, cela alors
que la politique devrait n’être que la résultante de l’offre et de la demande, elle est
devenue la résultant des lobbies.
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On regroupe le plus de monde sur le pus petit espace possible sans tenir compte des
enseignements passés, de la pollution, des déstabilisations SOCIOECOPOFI etc…
Pourquoi ? Pour alimenter un système commercial tenu par quelques familles et
lobbies.
Finance/Immobilier
Il faut lutter contre l’inflation, maîtriser les prix et stopper les cycles auto destructeurs
lutter contre les effets des « manipulations » comptables et financières d’optimisation
des coûts.
Les prix immo et entreprises seront stabilisés à la hausse.
On maintient les prix artificiellement à la hausse et les prix de marchés pour assurer la
rentabilité des prestataires. Des schémas incluant les banques, les agences immo etc…
(type 2A, BPD Marignan etc…) sont mis en place pour ceinturer les marchés par les
banques. Banques qui vendent, prêtent et saisissent.
Question : Comment se fait-il que les prix immobilier à la périphérie de Bruxelles
soient à peu près, pour une maison de quatre chambres avec terrain, garage dans un
environnement pavillonnaire, soit de 230 000 alors qu’il faudrait compter en France
dans une même configuration au minimum le triple ?
Il faut donner la possibilité aux politiques non lobbyisés d’émerger. Ici je ne parle pas de
couleur politique mais de rigueur, de vision et d’honnêteté.
Comment arriver à ce changement ?
Par une révolution ? La réponse est OUI.
Une révolution violente ? La réponse NON.
Une révolution bancaire et politique ? La réponse est NON car trop tard.
En fait, c’est par notre révolution.
Là où nos parents étaient des acteurs de l’économie, nous nous sommes devenus
volontairement les acteurs d’un sitcom de série B. En fait, nous sommes devenus les moutons
de notre « moutonnisme ».
Qu’est-ce que cela veut dire ?
Nous n’attendons plus de nos produits financiers des chiffres de performances réalisables
mais simplement des chiffres comptables à la hausse. Nous voulons des chiffres rêveurs et
non plus du combien en terme financier.
Sommes-nous coupable de laxisme ? NON
Par contre, nous sommes coupables de faire confiance en des personnes dont l’on sait que leur
intérêt est inverse aux nôtres.
5
En ce qui me concerne, je prône la révolution des « moutons ».
Vous aurez devinés que les moutons, c’est nous.
En fait, nous les « moutons » qui suivons-nous volontairement ?
C’est ici que cela se corse car, en ce qui me concerne, je ne sais pas répondre exactement à
cette question. Est-ce un système de politiciens véreux ? Je ne le crois pas. Est-ce un système
de banquiers systématiquement véreux ? Je ne le crois pas non plus.
Mais alors, qui suivons- nous ? Et si nous suivions tout simplement nos errements dans nos
croyances aveugles ?
Nous voulons du rendement financier mais nous oublions volontairement de savoir s’il est
réalisable.
En fait, nous voulons voir des chiffres qui montent forts en occultant volontairement le fait de
savoir si ils sont réalisables ou non. On veut de la télé réalité financière.
Le temps n’est-il pas venu de cesser la télé réalité financière et de revenir à la construction de
la pyramide qui donnera naissance à la vraie réalité Financière ?
Cette pyramide s’appelle SOCIOECOPOFI (SOCIOlogie, ECOnomie, POlitique et FInance).
Vous remarquerez que dans les terres SOCIOCOPOFI, l’Homme est la base et la finance une
résultante.
Résultante et non, comme dans le cas de la télé réalité financière actuelle, des chiffres
comptables a atteindre. Chiffres comptables à atteindre hypothétiques qui ont d’autant plus
de mal à être atteints que les promoteurs de ces chiffres se servent d’eux pour détourner espost les capitaux liquides à leurs profits.
La sagesse Tibétaine dit : « Le passé est le passé. Demain s’occupera de lui-même en temps
voulu. Faisons d’aujourd’hui le meilleur que nous pouvons. »
Faisons d’aujourd’hui le meilleur que nous pouvons.
Nous devons devenir des révolutionnaires de notre pauvreté organisée en remplacement de
notre anesthésie généralisée basée sur des chiffres comptables sans aucune réalité financière
pour l’ensemble.
Avant il devait y avoir équilibre financier entre l’offre et la demande aujourd’hui plus besoin
il suffit qu’il y ait équilibre de projection comptable (hors tout besoin de crédibilité
financière) pour que les promoteurs puissent prélever le liquide des chiffres à venir (chiffres
qu’ils savent qu’ils ne pourront pas concrétiser) en laissant les dettes aux Peuples et
épargnants qui, ayant cru en leur mensonge comptable, découvrent la réalité quand une simple
minorité d’entre eux veulent vendre.
Un exemple avec la plus forte hausse et la plus forte baisse d’hier.
VEOLIA ENVIRONN. est annoncé en hausse de 2.14 % en Variation Spéculative du Jour (CAC 40 actuel),
hausse qui devient en Variation Humainement Responsable, avec la prise en compte de la faiblesse des volumes
6
échangés en parfait respect du principe juridique d’égalité des porteurs de parts, une hausse de 0.0098 %. De
0.0098 % à 2.14 % = 216 en effet de levier comptable de création. Cherchez l'erreur ! Et pour le fun, seuls 2 256
973 titres ont été échangés (à différents cours) sur un flottant de 490 429 771 titres soit un volume de 0.46 % du
flottant.
NOKIA est annoncé en baisse de -11.23 % en Variation Spéculative du Jour (CAC 40 actuel), baisse qui devient
en Variation Humainement Responsable, avec la prise en compte de la faiblesse des volumes échangés en parfait
respect du principe juridique d’égalité des porteurs de parts, une baisse de -0.0148 %. De -0.0148 % à -11.23 %
= 758 en effet de levier comptable de destruction. Cherchez l'erreur ! Et pour le fun, seuls 5 261 230 titres ont été
échangés (à différents cours) sur un flottant de 3 992 863 716 titres soit un volume de 0.13 % du flottant.
Amusez-vous à regarder le site www.agencedecotationihr.com et vous aurez quotidiennement
une idée du mensonge bousier. Mensonge boursier. Mensonge boursier qui sert de base à la
comptabilité. Chiffres comptables qui présentés en terme de réalité financières sont à a base
de la pyramide inversée. Notre système est construit sur la pointe d’une pyramide. La pointe
est la finance (construite sur l’hypothèque de tous nos avoirs au-delà de 100 000 euros Voir
annexe 2) Finance qui triturée par des politiques comptables sont présentées comme des
références économiques (du vent devenu réalité) servant d’objectif à atteindre par les Peuples.
Vous aurez compris que dès le départ les chiffres financiers étant gonflés et hypothéqués en
faveur d’une minorité, il ne reste rien à la majorité.
Cela en pleine révolution industrielle avec le chômage, les petits boulots et la paupérisation.
Tout cela parce que la richesse qui aurait du être la résultante de leur travail a été détournée
dès le début et a été jouée sur les marchés sous la garantie pour les promoteurs de ce délire
que quand les marchés se cassent la figure, ils puissent saisir et confisquer l’ensemble des
avoirs et richesses des Peuples.
Comment changer cela ?
Tout simplement en n’acceptant plus comme argent comptant l’information truquée des
investissements que l’on vous propose et parfois même, pour faire passer la pilule (lorsque
l’arnaque est trop grosse), que l’on vous vend comme un outil de défiscalisation. En fait, les
produits de défiscalisation sur des attrapes couillons qui servent à augmenter les prix et dont
les gamelles sont mises à la charge de la communauté.
Nous devons demander à chaque information son indice de crédibilité Humanity Invest.
02/02/y02/02/2016
Laurence
Boisseau
dans
«
Les
Echos
»
du
2
juillet
2012
Article
intitulé
:
AMF
:
Jean-Pierre
Jouyet
tire
sa
révérence
aujourd’hui
« Ensuite, « il faudra conduire une réflexion sur la problématique du conseil en investissement et sur la nature de
sa rémunération ». Enfin, les normes comptables devront être regardées de très près, notamment dès qu’il s’agit
de comptabiliser à la valeur de marché, ce qui ne peut que générer une forte volatilité. »
Laurent Fargues, propos de Marie-Anne Frison-Roche, professeur de droit économique à
l’Institutd’études politiques de Paris et spécialiste du droit de la régulation dont elle a fondé la doctrine en
France, dans « Acteurs publics » du 29 mai 2012 Article intitulé : “Des régulateurs publics plutôt que privés” «
Marie-Anne Frison-Roche appelle les gouvernements à se saisir de la question des normes comptables.
Seul moyen, d'après cette spécialiste du droit de la régulation, de lutter contre la financiarisation excessive
de l’économie. Les États sont confrontés à un problème ontologique puisqu’ils sont par nature attachés à un
peuple, à un territoire, et que c’est précisément cet ancrage territorial qui est mis en cause par l’instantanéité et
7
de l'immatérialité de l’information sur les marchés financiers. Avec Internet, la finance ne connaît plus de
frontière et les États deviennent plus petits que l’objet qu’ils ont vocation à encadrer. On pourrait certes rêver de
créer un gouvernement mondial, mais à ce jour, il n’existe pas. Quelle solution préconisez-vous ? La première
est d’instaurer des groupements régionaux de pays qui s’accordent sur des règles communes. C’est un premier
pas, mais l’absence de frontières de la finance demeure un obstacle. L’autre solution est d’imaginer la puissance
publique indépendamment des États et indépendamment des frontières. Apparaît alors la notion de régulation
avec des autorités supranationales. Ces autorités de régulation existent déjà et elles n’ont pas empêché la crise de
2008…C’est vrai, mais avouons qu’il était extrêmement difficile de prévoir une crise de cette ampleur. La vraie
rupture serait que les États et les responsables politiques s’intéressent de près à la régulation financière et
reprennent la main. Les règles prudentielles et les normes comptables sont aujourd’hui quasi
exclusivement élaborées par des professionnels, ce n’est pas sain ! Dans un monde où l’information
financière a pris une telle importance, les normes comptables sont devenues un bien public. Autrement dit,
vous prônez une régulation publique à la place des régulateurs privés… Oui. La régulation des marchés
financiers s’appuie aujourd’hui quasi uniquement sur des initiatives privées ou venues de professionnels.
Ce sont les banquiers centraux qui se réunissent à Bâle pour édicter des règles de prudence destinées aux
banques ou des experts-comptables qui se retrouvent à Londres pour se mettre d’accord sur les normes
que doivent respecter les sociétés cotées. Juridiquement, ces organismes n’ont aucun statut ni aucune
légitimité, et pourtant leurs décisions ont une influence majeure sur la finance et l’économie mondiale. Il
est temps que les gouvernements démocratiquement élus s’en préoccupent ! Pourquoi ne pas laisser les
“professionnels de la profession” définir les règles comptables ? Parce que les normes comptables sont
devenues un sujet d’intérêt général et qu’il n’y a pas de raison qu’une poignée de professionnels, aussi
respectables et savants soient-ils, décident pour l’ensemble de la planète. L’information financière est
cruciale car elle influence le regard que nous portons sur la richesse produite par les entreprises, mais aussi de
plus en plus sur le patrimoine des États. Songez que Barack Obama a demandé pour la première fois à ce que le
budget des États-Unis soit traduit dans des mêmes normes équivalentes à celles des sociétés cotées ! Que
reprochez-vous à ces normes ? Elles livrent une vision court-termiste du patrimoine des entreprises dans la
mesure où elles obligent à prendre en compte les variations des cours de bourse au jour le jour. Ce sont des
normes qui s’adressent aux investisseurs et non aux producteurs, elles encouragent la spéculation et ne disent pas
grand-chose de la santé réelle des entreprises. La perspective que les États adoptent les mêmes normes pour
plaire aux marchés financiers est alarmante. Ce serait la phase ultime d’une financiarisation de
l’économie catastrophique par bien des aspects. Pour l’éviter, il faut placer les règles comptables et
financières au coeur du débat public et les remettre à plat. »
Dans « www.trends.be » du 26 janvier 2012 André Orléan qui est au Comité scientifique de l’AMF Article
intitulé : Et si les marchés financiers avaient tort ? «Les prix sur lesquels reposent les marchés financiers
sont tronqués, pour ne pas dire totalement faux ! »
Michel Prada, ex-Président de COB, dans « La Tribune » daté du 6 décembre 2010 en page 37 : Article
intitulé : Refonder l’évaluation financière pour restaurer la confiance « Les problèmes de valorisation sont au
cœur des crises. Le sujet de l’évaluation financière échappe aujourd’hui à l’écran radar de la plupart des acteurs
et des observateurs des marchés financiers. C’est là un véritable paradoxe au regard du rôle central joué par
les problèmes de valorisation des actifs dans les dernières crises qui ont secoué non économies. L’incapacité
des institutions financières à valoriser de façon précise et convaincante leurs actifs financiers complexes en
l’absence de transactions sur le marché a en effet déclenché une crise de confiance sans précédent depuis 1929.
L’heure est aujourd’hui à une refondation de l’évaluation financière, qui doit concerner tant les pratiques
de place de la profession et sa déontologie. »
Jean-Paul Gaudal, directeur du département supervision bancaire et comptable à la Fédération Bancaire
Française, dans « Confrontation Europe » de juillet/septembre 2010 : « Le concept de « fair value », la «
juste valeur » sonne à priori équitable : il correspond à la question ancienne de la valorisation correcte des actifs
financiers. Mais en valorisant ces actifs au prix du marché au détriment d’autres méthodes, il a contraint
les investisseurs à afficher, en période hausses comme de baisses des cours, des gains ou des pertes
comptables injustifiés par rapport aux fondamentaux économiques, ce qui a contribué à accroître la
volatilité et à bouleverser le paysage financier. Dès lors que les marchés deviennent illiquides, les
évaluations ne font que refléter le pessimisme ou l’optimisme des rares participants, dont le
comportement ressort alors de phénomènes de hordes, déclenchant de brutales variations de valeur des
actifs, à la hausse comme à la baisse. »
8
Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, dans "Le Figaro" du 22
janvier 2010 en page 14 :
Article
intitulé
:
Les
enjeux
politiques
insoupçonnés
des
règles
comptables.
" Fin janvier, chefs d’Etats, dirigeant d’entreprise et experts seront réunis à Davos pour « repenser, redessiner,
reconstruire l’état du monde ». Au cœur de cette régulation se trouve la question des normes comptables
dont l’insuffisance a amplifié la crise, en la diffusant à l’économie mondiale. Leurs effets déstabilisateurs
sont pour l’essentiel, venus de l’application du mécanisme de la « valeur de marché » : la baisse des
Bourses a entraîné la baisse des actifs des institutions financières, les conduisant à réduire leurs prêts et leurs
investissements dans l’économie, ce qui a encore amplifié la crise et entrave aujourd’hui la reprise. La
publication, il y a quelques semaines, de la première réponse de l’IASB est inquiétante. Ce nouveau texte accroît
en effet l’utilisation de la valeur de marché, notamment, en prévoyant que les variations des Bourses
impacteront le résultat des investisseurs, même s’ils n’ont pas vendu d’actions ! Il ne s’agit pas de faire des
normes comptables le bouc émissaire de la crise financière. Mais les principes proposés par les normalisateurs
internationaux accroissent le risque de contraction des sources de financement de l’économe. Comptabiliser les
actifs selon leur valeur instantanée transfèrerait sur les fonds propres la volatilité des marchés. «
Accroître la volatilité des bilans des grandes entreprises et des institutions financières, ce sera autant
d’emplois détruits, d’investissements bloqués, d’efforts d’innovation contrariés. ». »
Monsieur Claude BEBEAR, président d’honneur d’Axa, dans La Tribune du 25 août 2009 : « Cela n’a aucun
sens de comptabiliser dans l’instant une valeur de marché qui ne reflète pas la valeur des actifs. Cela accélère la
formation de bulles ou la production de krachs sans donner une image fidèle des entreprises. Il faut aussi
réglementer les agences de notation dont les notes ne sont pas suffisamment transparentes et lisibles. Cela frise
parfois la malhonnêteté. »
Annexe 2
Adrien Aubert dans "La Tribune" du 28 janvier 2016 : Faillites bancaires...et à la fin,
les particuliers payent
" La cacophonie actuelle autour des frais de tenue de comptes nous fait oublier l'entrée en vigueur du
mécanisme de résolution unique au 1er janvier 2016, s'appliquant aux faillites bancaires. Simple
coïncidence ou orchestration parfaite ? Au menu, la possible ponction des comptes des particuliers, qui sale
l'addition autrement que la facturation des comptes courants, laquelle n'était finalement qu'une légère
mise en bouche ! Par Adrien Aubert, Senior Manager chez Vertuo Conseil (Groupe Square)
Est-il encore besoin de rappeler l'ampleur des politiques d'endettement public qui devaient tenter de
sauver l'activité économique post crise des subprimes ? Ces tactiques court-termistes se sont traduites
dans certains pays européens par une explosion des dépenses partiellement financée par le levier fiscal. Il
n'est pas totalement infondé de considérer que les contribuables ont alors indirectement assumé le coût (et
aujourd'hui le coup) de la crise pour le compte de certaines banques. Ils sont désormais mis plus
directement en première ligne. Pouqruoi offciellement ? avec l'entrée en vigueur de la « Banking Recovery and
Resolution Directive » (BRRD), complétée du règlement « Single Resolution Mechanism », dernières briques de
l'Union Bancaire, après le mécanisme de supervision bancaire en place depuis fin 2014, voulue en réponse
politique aux déficiences de l'encadrement des activités financières des années 2000.
Plusieurs
contributeurs
pour
renflouer
les
banques
Que sont ces textes ? Pourquoi première ligne ? En réalité, les observateurs diront 3ème ligne car le dispositif de
résolution prévoit plusieurs lignes de défense contre la faillite bancaire. En effet, le renflouement des caisses
appelle plusieurs contributeurs.En premier lieu, lorsque la capitalisation boursière d'une banque s'effondre
en période de crise, les actionnaires (qui peuvent tout à faire être des particuliers à travers des produits
d'épargne classique type PEA ou assurance vie...) sont priés de bien vouloir prendre leur courage à deux
mains pour réinvestir quelques pièces au prétexte de sauver le monde d'une nouvelle crise financière.
Alors,
qui
se
lance
le
premier
?
En
second
lieu,
les
créanciers
Au second rang figurent les créanciers, autrement dit ceux à qui la banque doit de l'argent. En quoi le
renflouement les sollicite ? C'est simple, on efface l'ardoise, on passe en pertes leurs détentions. A l'heure de la
lutte contre le risque systémique, à l'heure des participations croisées, des produits dérivés et de la
9
dispersion des obligations dans les multitudes de portefeuilles que compte la sphère financière, le
phénomène
de
contagion
laisse
perplexe
sur
la
portée
de
la
mesure.
...
et
les
particuliers
Au troisième rang apparaissent enfin... nous, les particuliers. Avec désormais la possibilité pour la banque de
ponctionner les comptes des particuliers pour lesquels le cumul des avoirs au sein d'un même
établissement dépasse 100 000€, incluant les contrats d'assurance vie. Notons que, en cas de faillite
imminente d'un acteur majeur, il est probable que l'ensemble des places soit dans le rouge et que les
performances des fonds investis à travers les assurances vie soient très dégradées, ce qui réduit d'emblée la
portée de la mesure. Quant à la question de savoir s'il est pertinent de dépouiller en temps de crise les
seules personnes à même de pouvoir investir et injecter de l'argent dans l'économie, pour soit disant une
cause
plus
grande,
mieux
vaut
en
fait
ne
pas
se
la
poser...
La
question
du
droit
à
la
propriété
privée
Les dépôts inférieurs à ce montant sont eux supposés garantis par le Fonds de Garantie des dépôts
bancaires. Supposés car ses réserves s'élevait fin 2014 à un peu plus de 3 milliards d'euros, moins de 1%
de l'encours des dépôts à vue en France... Pas de quoi effrayer la majorité des contribuables donc. Mais alors,
si la mesure ne concerne qu'une infime minorité de la population, en quoi peut-elle réellement permettre de
sauver les meubles ? En fait, les politiques ont donné tous les pouvoirs aux banques, banques qui désormais
peuvent mettre les Etats et les peuples à genoux en pratiquant le chantage à la crise bancaire....ce qu'elles ont
déjà fait mais avec moins de possibilités de nuire que maintenant. Comment expliquer ce type de décision ?
Comment expliquer l'acharnement à maîtriser le cash ? Comment expliquer... Je vous propose de reprendre la
lecture de cet article après la lecture de l'étude de synthèse "Davos" ci-dessous.
Après le très agressif discours du Bourget puis les tentatives de fiscalisation jusqu'à 75% des revenus, aurait-elle,
elle aussi, uniquement une valeur symbolique de solidarité unilatérale des « riches » envers les « pauvres » ? A
tout le moins se pose la question du droit constitutionnel à la propriété privée de l'article 17 de notre
Constitution : « La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque
la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et
préalable indemnité. » Mais quelle indemnité ? Une médaille, une poignée de main et merci pour ce
moment (jusqu'au prochain, bien entendu) ? La BCE a une curieuse approche de l'économie du partage.
C'est
la
vue
allemande.
La
BCE
a
déformé
les
marchés
Avec sa politique de « Quantitative Easing », elle avait déjà en 2015 ouvertement déformé les marchés, en
injectant de la monnaie à ne plus savoir qu'en faire, à part perturber volontairement le cycle économique
SOCIOECOPOFI avec des taux négatifs et biaiser le cours des actions en les réhaussant de façon
spectaculaire et décorrélée de la valeur intrinsèque d'une entreprise. Certains verront désormais dans la
BRRD une nouvelle opportunité pour se diriger vers des valeurs refuges exemptes du périmètre de la
ponction : l'or en premier lieu, mais aussi les œuvres d'art qui disposent de certains privilèges fiscaux en France,
tout comme les automobiles de collection (on assiste déjà depuis fin 2014 à une vraie bulle sur la cotation de
modèles anciens et parfois mêmes nouveaux). Bref, certains marchés doivent s'apprêter à voir leurs cours
flamber.
«
Tout
bien
que
tu
détiens
est
un
souci
qui
te
retient
»
Et pour nous ôter tous nos soucis, il fallait bien entendu compter sur notre grand gourou bureaucratique, qui fait
de cette citation parodique un leitmotiv. Entre mesurette d'avance inefficace et déformation majeure des
marchés, la BCE frappe fort pour démarrer une année 2016 déjà bourrée d'incertitudes politiques &
économiques, incertitudes toujours peu propices à l'investissement à un moment où les économies
européennes sont à un tournant technologique, social et environnemental. La seule certitude, c'est
qu'entre innovations fiscales ou ponctions de leurs comptes, à la fin ce sont toujours les mêmes qui payent.
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