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Commerce : “Les embauches sont reparties à la hausse”

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L'OBS
Date : 28 JAN/03 FEV 16
Page de l'article : p.128
Journaliste : Aurélie Djavadi
Pays : France
Périodicité : Hebdomadaire Paris
OJD : 460780
Page 1/1
SPECIAL DIPLOMES
COMMERCE
Desiobs
vendeurs
Avoir la fibre commerciale est indispensable. Mais une formation
spécialisée est la garantie d'une carrière plus rapide
fà AURÉLIE DJAVADI Ba BRUNO AMSELLEM/DIVERGENCE
P
as besoin d'avoir de la bouteille
pour réussir ! A 21 ans seulement,
Simon Petitdemange règne en
maître sur le rayon boissons d'un
hyper Auchan en Alsace. Aux
commandes pour coordonner
l'approvisionnement, gérer les équipes
ou programmer les promos, ce jeune
cadre a décroché ce CDI après un DUT
techniques de commercialisation et une
licence Distrisup à l'EM Strasbourg.
L'univers de la grande distribution,
réputé impitoyable, ne lui fait pas peur.
« La concurrence est forte et les produits
changent vite. Il faut être réactif», reconnaît-il. Mais Simon se dit heureux. « Mon
métier allie le contact humain, la gestion
et le challenge commercial. Il n'y a pas
deux journées qui se ressemblent et je
mesure très vite le résultat de mon travail,
ce que j'apprécie. »
L'enthousiasme de ce jeune pro tranche
avec la mauvaise réputation que traînent
encore les métiers du commerce. Aux
experts du marketing, la stratégie; aux
forces de vente, l'exécution ? Pour démonter les clichés, le mouvement des
Dirigeants commerciaux de France (DGF)
a remis à la secrétaire d'Etat chargée du
Commerce et de I Artisanat un « Manifeste
pour le développement de la culture commerciale en France ». Ils y décrivent des
fonctions « à la pointe des tendances », qui
permettent de grimper rapidement les
échelons... Et dans tous les domaines.
Les statistiques leur dorment raison.
Grandes enseignes, banques ou industries recrutent chaque année des dizaines
de milliers de charges d'affaires, conseillers clientèle, ingénieurs commerciaux.
Les appellations et les produits varient
selon les secteurs mais les enjeux restent
les mêmes : analyser les besoins des
clients, faire preuve de persuasion.
« Depuis 2013, les embauches sont reparties à la hausse et le tissu des start-up et des
PME regorge d'offres alléchantes »,
observe Sacha Kalusevic, directeur senior
Les meilleurs diplômes
BAC -2-3
> BTS et DUT commerciaux, licences Distrisup,
e-commerce (Vannes), commercialisation
des biens et des services industriels
(Bordeaux), commerce gestionnaire importexport (Le Mans), transactions
et gestion immobilières (Savoie).
BflC+5
- Ecoles de commerce, masters stratégie
commerciale (Paris-l), distribution et relation
client (Dauphine), vente et management
commercial (Lyon-lll), franchise et commerce
en réseau (Rennes).
„-
/r
du cabinet Page Personnel. Le numérique
et l'expansion du e-commerce ouvrant de
nouveaux défis : « Au-delà des services
assurés par les robots iiiformatiques, il
s'agit d'offrir aux clients des réponses sur
mesure. Pour se démarquer dans leur secteur, les entreprises recherchent de bons
ambassadeurs », ajoute Cyril Capel,
cofondateur de CCLD.
Recrutement, spécialisé dans ces
métiers. Le profil? De la psychologie, des
nerfs solides pour résister aux aléas de la
performance et un vrai sens de la pédagogie. Bref, rien de nouveau dans le commerce : face au client ou au fournisseur, la
personnalité compte autant que les
diplômes. Pour ceux qui ont la fibre, les
rémunérations sont au rendez-vous. A
bac +5, les salaires tournent autour de
35000eurosbrutparan. Unbon départ. LJ
66 Un boulot qui bouge dd
Anthony Labaune, 27 ans, chargé d'affaires
«Au lycée, lesétudes commençaient à mepeser», se souvient Anthony Labaune.
Après son bac S, il ne comptait pas trop s'attarder sur les bancs de la fac,
d'autant qu'il avait un but précis : travailler dans la vente, un métier « qui
bouge », avec « beaucoup de relationnel ». Mais au fil de son DUT techniques de
commercialisation, en alternance chez le grossiste alimentaire Métro, Anthony
s'est pris au jeu. Il enchaîne par une licence d'éco à l'Université de Savoie : « Mon
entreprise d'accueil m'avait proposé un poste, mais j'ai refusé pour partir au
Royaume-Uni enErasmus. Ce genre d'occasion ne se présente pas deux fois. » Puis
il se perfectionne en communication et en droit des affaires à 11AE de Lyon,
grâce à un master vente et management commercial. Lors d'un concours de
négociation, Anthony a été repéré par Hilti, une société d'outillage pour le BTP,
qui lui a fait une offre « très alléchante ». Et, au terme d'une année à prospecter
artisans et PME en Savoie, il a déjà pu élargir son périmètre d'action.
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