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Mercredi 3 février 2016
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Numéro 23
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Créé en 1950
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Vendu en kiosques et par abonnement
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Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
L’endettement inquiète
Le titre Ferrari
s’effondre de 12%
à Wall Street
PAGE 21
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
SMI 8196.99
8300
8250
8200
8150
DOW JONES 16153.54
16430
16320
16210
16100
-1.37%
-1.80%
L’ÉCONOMIE SUISSE FAIT SON BILAN ANNUEL
Combat politique
permanent
PAGE 9
HAUSSE DE 11% DES ACTIFS D’UBP EN 2015
Exercice marqué par l’amende US
PAGE 4
LA CRIMINALITÉ ÉCONOMIQUE EN HAUSSE
Nouveau pic du nombre de délits
PAGE 8
LE FABRICANT DE LITERIE ELITE À AUBONNE
Très créatif pour lever des fonds
PAGE 6
DE CANTON AGRICOLE À TERRE DE START-UP
La mue de l’économie vaudoise
La période de grâce se termine
sur des résultats surinterprétés
UBS. Le groupe devait se reconcentrer sur des activités peu risquées. Le marché pénalise déjà cette culture de prudence.
PIOTR KACZOR
Malgré quelques indicateurs record l’an dernier, le nombre de
nouveaux clients pour l’unité
suisse Personal & Corporate Banking par exemple qui, en dépit
des taux négatifs et du franc, a
fait une fois de plus la démonstration de son évolution stabilisatrice.,UBS a déçu hier sur ses
chiffres annuels.
La marge annuelle nette de 6,2
milliards de francs (+79%) est le
deuxième meilleur depuis la crise
financière de 2007-8 (7,5 milliards en 2010) et correspond à la
moitié de ceux enregistrés avant
celle-ci. Un bénéfice annuel qui
n’a cependant que peu progressé
depuis celui présenté sur neuf
mois (5,3 milliards). D’autant que
le quatrième trimestre a bénéficié
d’un crédit d’impôts bienvenu de
715 millions de francs (après un
autre de 1,3 milliard au trimestre
précédent) qui a permis de neutraliser de lourdes charges extraordinaires.
Métier essentiel à l’importance
prioritaire renforcée depuis
2012, la gestion privée internationale (wealth management) affiche sur l’année son bénéfice
avant impôts (2,7 milliards) le
plus élevé depuis 2008 et une
nette pénétration des mandats de
gestion (plus rentables) à plus de
26% des actifs investis. Malgré
un recul au quatrième trimestre
marqué, comme Julius Baer, par
une nette dégradation des marges
(brute mais surtout nette) due au
faible niveau d’activité d’une
clientèle fortunée mais confrontée à des besoins de liquidités.
D’où des sorties nettes de fonds
décevantes de 3,4 milliards de
francs au quatrième trimestre,
dans les marchés émergents et en
Europe surtout, atténuées par des
afflux en Asie-Pacifique et en
Suisse. Après une période de
grâce portée par la nouvelle stratégie, le titre a atteint son pic sur
cinq ans fin août et a depuis
perdu 30% de sa valeur.
Reste que les indicateurs de solidité financière n’ont pas déçu. A
la faveur de son approche sélective basée sur la qualité plutôt que
sur la quantité des actifs, le chef
de file mondial de la gestion privée dispose d’une base d’activités
à la fois diversifiées au plan global
et focalisées pour répondre à la
demande croissante pour ses services sur le long terme. PAGE 3
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COMMERCE DE DÉTAIL SUR DOUZE MOIS
Le plus grand recul depuis 1980
FINANCEMENT DE LA SANTÉ EN QUESTION
Plus de responsabilité ou d’impôts
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CRISE DE JANVIER ET ALGORITHMES
L’énorme effet amplificateur
PAGE 13
Un fonds souverain
ne mènerait à rien
THOMAS JORDAN. Le président de la Banque nationale était hier au Club Suisse de la Presse à Genève.
Devant un parterre de journalistes aux profils très divers.
Un déplacement annuel à Genève du président de la
Banque nationale répond à une habitude depuis une
dizaine d’années. Même si la dernière remontait à
octobre... 2014. Hier, c’était au Club Suisse de la
Presse, ou Thomas Jordan a présenté en français les
perspectives de l’économie suisse, la politique monétaire, l’abandon du taux plancher en janvier 2015.
Devant un public de journalistes suisses et étrangers.
Il s’est surtout opposé à l’idée d’un fonds souverain,
davantage débattue en Suisse romande qu’en Suisse
alémanique. Pas toujours bien comprise non plus en
Europe lorsque l’on s’y intéresse, où le fonds souverain d’un petit Etat très prospère comme la Suisse,
censé bénéficier d’une «rente» financière, n’eût
étonné personne.
Contrairement au calendrier officiel de la Banque
nationale, en juin et en décembre, où chaque conférence est diffusée en direct, on line et en français,
allemand et anglais; toute diffusion en streaming et
toute distribution de documentation était hier interdite. Par souci de prudence, ce qui peut vouloir dire
plusieurs choses. Seule la prise de note des journalistes était donc autorisée. Le Club Suisse de la Presse,
qui diffuse instantanément sa soixantaine de conférences de presse par an, a dû aussi faire exception.
PAGE 4
En démonstration
Les restes du groupe
sur résultats annuels seront bien vendus
GIVAUDAN. Le groupe basé à Genève a produit hier
des chiffres qui ont tout de suite convaincu le marché.
KUONI. EQT lance une offre à 370 francs par action.
Le prix obtenu est dans le (très) haut de la fourchette.
Peu après l’ouverture du Swiss
Exchange hier, le titre Givaudan
faisait figure d’exception avec un
gain de 1,5%, dans un indice SMI
en baisse de 1,30%. La hausse a
toutefois subi la tendance du marché en cours de journée. Le
groupe basé à Genève-Vernier à
publié des résultats en ligne, ou
même supérieurs à la plupart des
attentes. Sur le plan des marges
et de la trésorerie en particulier.
La marge nette s’est établie à 635
millions de francs, en hausse de
12,7 % par rapport à 2014. La progression des ventes a en revanche
été inexistante, dans un environnement global de marché déprimé depuis 2012, où elle était
La société de private equity EQT
a annoncé hier le lancement d’une
offre à 370 francs par action nominative B du groupe Kuoni se
trouvant dans le public. Cette offre publique est pleinement soutenue par le conseil de Kuoni
Group et la fondation Kuoni et
Hugentobler.
EQT, filiale de private equity de
la société d’investissement Investor AB, veut accélérer la croissance et renforcer les positions de
Kuoni sur ses marchés. La décotation l’extraira d’une volatilité
extrême. Le prix obtenu se situe
dans le haut de la fourchette des
estimations. Il est à vrai dire
presque inespéré. Ce qui est à
à 6.6% (contre 2,7% à taux de
change constant l’an dernier). La
marge EBITDA a sensiblement
augmenté sur la période, en passant de 19,4% en 2011 à 24,3%
en 2015, gagnant encore 40
points de base sur un an, ce qui a
été relevé par la plupart des analystes. Ceux de Vontobel relèvent
aussi que le flux de trésorerie opérationnel est à un niveau record
pour l’entreprise: il est passé de
604 millions à 720 millions de
francs, correspondant à 16,4% des
ventes. Le retour sur le capital investi augmente aussi de 50 points
de base pour arriver à 14,6%, là
encore un record du point de vue
des analystes. PAGE 5
HEINZ KARRER. Talent
remarquable de négociateur.
l’avantage de Heinz Karrer, président du conseil de Kuoni Group,
qui avait été passablement critiqué
l’an dernier. On peut dire cette fois
qu’il a agi dans l’intérêt des différents stakeholders. PAGE 6
ÉDITORIAL SÉBASTIEN RUCHE
Avancée nécessaire mais pas suffisante
On aurait pu s’attendre à ce que le règlement du litige américain pour la plupart des banques suisses provoque une
accélération du processus de consolidation dans les mois qui viennent. Mais la
levée de cette incertitude ne suffira probablement pas, car elle ne représente
qu’un élément secondaire d’une équation qui demeure complexe.
On se souvient que BSI avait été la première banque à régler son différend fiscal
avec les Etats-Unis (et payer 211 millions
d’amende), pour faciliter son acquisition
par BTG Pactual. De la même manière,
le règlement du problème américain pour
les banques de catégorie 2 du programme de régularisation pourrait déboucher sur un véritable mouvement de
consolidation.
Cette incertitude levée, l’horizon s’éclair-
cit soudain, encourageant les velléités
de mouvement. Voilà pour la théorie.
Mais en réalité, la question américaine
ne constituait pas un blocage fondamental dans les rapprochements ou les acquisitions.
L’acheteur d’une structure bancaire pouvait toujours se protéger en incluant des
clauses abaissant le prix à payer au cas
où ressurgiraient des cadavres («legacy»,
en termes techniques).
De plus, le paiement étant échelonné
dans le temps, le coût d’une acquisition
est rapidement compensé par les revenus
supplémentaires que la nouvelle clientèle
engendre. Le coût net pour le repreneur
n’est pas loin de zéro, finalement.
Sachant que de nombreux dossiers circulent sur la place et que les prix varient
la plupart du temps entre 1% et 1,5%,
pourquoi ne voit-on pas davantage de
fusions-acquisitions bancaires?
Première explication: la tendance est plutôt aux «asset deals». Des transactions
très sélectives qui permettent à l’acheteur
de choisir avec précision quels clients ou
types de clients il souhaite acquérir (par
taille, géographie, etc).
En gros, soit ces derniers sont déclarés
ou ils s’engagent à le devenir, et ils sont
repris; soit ils ne le sont pas et personne
n’en voudra.
On imagine mal un établissement qui
souhaiterait maintenant céder sa clientèle américaine après avoir consacré des
millions, ou des dizaines de millions à la
mettre en conformité.
Deuxième explication: le nombre élevé
d’acquéreurs potentiels. Une fois trouvé
le partenaire avec qui fusionner, ou les
actifs correspondants véritablement à sa
stratégie, il reste encore à emporter l’enchère. Ce qui explique que des deals sont
repoussés, rediscutés, remis en question.
Surtout qu’il faut également convaincre
la Finma que l’on est l’acquéreur adéquat.Autant d’éléments pour lesquels le
règlement du litige US ne change pas
grand chose.
Les vrais déclencheurs de la consolidation
sont vraisemblablement de nature plus
structurelle. Selon leur modèle d’affaires,
les petits établissements doivent consacrer davantage de leurs ressources déjà
sous pression aux tâches de contrôle, au
détriment du développement d’une offre
de service attractive. Ce bon vieil effet ciseau obligera chacun à trouver des solutions. Le règlement du dossier US étant
nécessaire mais pas suffisant.n
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