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Vendredi-dimanche 12-14 février 2016 | Numéro 30 | Créé en 1950 | Vendu en kiosques et par abonnement
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Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
Banque centrale de Suède
Taux négatifs revus
en baisse malgré
la croissance
PAGE 19
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
SMI 7496.62
7620
7560
7500
7440
DOW JONES 15660.18
15900
15750
15600
15450
-3.04%
-1.60%
BOND DE 34% DU RÉSULTAT DE VONTOBEL
Malgré de plus
faibles marges
PAGE 4
MINISTRE DE LA DÉFENSE ISRAÉLIEN À BERNE
Les liens se sont bien distendus
PAGE 8
MOBIMO SUR DOUZE MOIS (IMMOBILIER)
Deux ventes très contributrices
PAGE 6
RÉSULTATS DU GROUPE TEMENOS À GENÈVE
Revenus de licences à +35%
PAGE 4
ETHICAL COFFEE (JEAN-PAUL GAILLARD)
Nouvelle victoire judiciaire
La banque centrale américaine
ne veut pas céder aux pressions
La crise pétrolière s’aggrave, les banques vacillent. Janet Yellen est réapparue hier sans donner de signal d’apaisement.
Lors de sa seconde apparition en
deux jours hier au Congrès, la
présidente de la Réserve fédérale
américaine Janet Yellen n’a pas
donné les signaux très attendus
pour enrayer le début de crise
bancaire. Depuis deux jours, les
appels à la «capitulation» de la Fed
se sont pourtant multipliés pour
que le programme de redressement progressif des taux soit explicitement abandonné. Résultat:
Wall Street a mal commencé sa
séance et l’a à peine mieux terminée.
Dans la journée, les places européennes étaient en baisse accen-
tuée après le fragile rebond technique de la veille. En Suisse, le
SMI perdait plus de 3%. Le secteur bancaire est toujours particulièrement fragilisé.
En France, des attentes quelque
peu déçues sur les résultats de Société Générale ont aussitôt fait décrocher le titre, qui finissait à
moins 13%. Credit Suisse perdait
8,4% (au plus bas depuis 27 ans),
UBS 4,6%.
La crise bancaire se confirme dans
la crise pétrolière, sans qu’il soit
possible à ce stade de se faire une
idée de leur profondeur résiduelle. Les cours du pétrole
étaient une nouvelle fois et sans
surprise négatifs hier, se rapprochant du seuil redouté des 25 dollars.
En début de matinée, une note de
Kyle Bass à ses clients, dirigeant
du grand fonds américain Hayman Capital, faisait le tour du
monde sur le thème des banques
chinoises qui pourraient subir des
pertes quatre fois supérieures aux
banques américaines en 2008.
Une intervention de Pékin sur le
mode création monétaire et recapitalisations tirerait alors le yuan
vers le bas, cassant la reprise économique américaine.
Refuge emblématique en situation de crise, l’or continue sa progression (+ 4,4% hier). Aux EtatsUnis, le rendement des bons du
Trésor à 10 ans se repliait de 3,6%.
La perspective d’une remontée
des taux toutefois moins prononcée que prévu aux Etats-Unis a
affaibli le dollar face à l’euro, le
franc stoppant ainsi sa récente appréciation (le président le la BNS
a précisé hier que le potentiel de
taux négatifs n’était pas épuisé).
Mais les bonnes nouvelles et données fondamentales rassurantes
semblent de moins en moins remarquées. PAGES 12 ET 19
PAGE 6
MICHEL DOMINICÉ À PROPOS DES MARCHÉS
BORDIER & CIE SUR LES NOUVEAUX FONDS
Création d’un laboratoire d’idées
PAGE 3
SAINT-VALENTIN ET FLEURS COUPÉES
La fin des contingentements
PAGE 22
Leclanché expliqué
par son actionnariat
ADAM SAID. Cocréateur et président exécutif de ACE
& Company à Genève. Il vient d’investir pour soutenir le
début du véritable essor commercial.
Fin janvier, Leclanché (Yverdon) était réuni en assemblée générale extraordinaire et décidait d’une augmentation de capital importante. Signant un nouveau
remaniement de l’actionnariat. Un changement marqué par l’arrivée d’un nouvel investisseur de référence, chinois opérant à travers la structure genevoise
Golden Partner, qui a repris les blocs des américains
Oakridge et Precept (à un peu moins de 30%).
L’opération a aussi scellé la participation du véhicule
ACE & Company, à Genève. Les actionnaires ont également entériné ce jour-là la nomination de deux nouveaux membres du conseil, dont Adam Said, dirigeant
et cocréateur de ACE. Ce n’est vraiment pas la première fois qu’une telle opération est menée chez
Leclanché. C’est même devenu une habitude dans le
groupe de remanier régulièrement son actionnariat et
son conseil - et même son management. Depuis une
décennie que Leclanché est engagé dans sa reconversion vers le stockage d’énergie haute capacité, la
majorité est passée d’investisseur en investisseur,
allemand, américain, danois, australien, et maintenant chinois. Avec une poignée de locaux, dont
Bruellan, à Genève. Adam Said fait toutefois une
grande différence avec tout ce qui a été fait dans le
passé et que le contexte est propice à refaire de l’entreprise un succès industriel. PAGE 5
Les marchés n’offrent Mesures alourdies
plus de compensation pour le redressement
AVS/AI/APG. Le montant des rentes de l’assurance
vieillesse a été supérieur aux cotisations versées sur un an.
ZURICH. Le groupe doit accélérer ses mesures de plus
grande efficacité. Dividende maintenu grâce au cash-flow.
Les chiffres présentés hier par
Compenswiss à Zurich (qui gère
les fonds de l’AVS) renvoient à
l’urgence du projet Prévoyance
vieillesse 2020. Les prévisions officielles que le résultat de répartition du premier pilier tomberait
dans le négatif à partir de
2014/15 se sont vérifiées. Malgré
l’effet du solde migratoire positif
de ces dernières années, alimentant les revenus de cotisations.
La performance obtenue sur les
marchés financiers a pu gommer
ce résultat en 2014. Ce qui n’a
plus été le cas l’année dernière,
avec un rendement même légèrement négatif obtenu dans des
conditions de marché jugées dif-
Le résultat opérationnel de Zurich Insurance Group a régressé
de 37%, et son résultat net de moitié l’an dernier. En raison de la
forte détérioration de la rentabilité de l’assurances dommages. Le
dividende sera néanmoins maintenu à 17 francs du fait de la solide
génération de trésorerie, et d’une
haute solvabilité.
Aucun capital additionnel ne sera
retourné aux actionnaires dans
les circonstances présentes, pour
conserver la flexibilité et un coussin de sécurité.
Diverses mesures draconiennes
ont été mises en oeuvre dans les
affaires non vie pour redresser
durablement leur rentabilité. Le
ficiles (en raison également des
taux négatifs de la BNS). L’impact total de ces deux éléments a
atteint 352 millions de francs l’an
dernier. Il apparaît ainsi que la
fortune du fonds de 27,81 milliards va fondre inexorablement
si aucune mesure corrective n’est
prise. Selon les estimations, plus
de la moitié se sera évaporée d’ici
2024. L’assurance-invalidité et
l’assurance perte de gains devraient mieux résister, avec un résultat de répartition ancré dans le
positif pour la première, autour
de zéro pour la seconde. Leurs
performances de placement 2015
ont toutefois été négatives elles
aussi. PAGE 7
TOM DE SWAAN. Impact
négatif additionnel
de la hausse du dollar.
programme d’efficacité est accéléré et dépasse ainsi les prévisions
de baisses de coûts initiales. 8000
emplois sont concernés par ce
programme. PAGE 3
ÉDITORIAL PIERRE BESSARD
Le frein bureaucratique fait son chemin
L’une des préoccupations majeures des
entreprises est peut-être en passe de
trouver une issue: les coûts administratifs
et imposés inutiles. Jusqu’ici, les innombrables rapports et constats en la matière
n’ont eu que peu d’effets. Et bien que
l’administration se plie au jeu de l’évaluation des coûts des nouveaux textes
réglementaires, elle le fait invariablement
trop tard, à contrecœur et de façon mécanique.Avec un entrefilet dissimulé vers
la fin du message du gouvernement.
C’est pourquoi l’idée, formulée hier par
l’Union suisse des arts et métiers (lire
page 8), d’un instrument analogue au
frein à l’endettement semble si prometteuse. Un automatisme institutionnel aurait l’avantage de ne plus dépendre des
circonstances. Le modèle retenu, le passage à la majorité absolue pour les pro-
jets d’une certaine ampleur, impliquerait
que les coûts deviennent décisifs plutôt
qu’accessoires. Ce serait un pas dans la
bonne direction.
Il faut néanmoins craindre que cela ne
suffise pas. Les incitations de la bureaucratie documentées par l’auteur de la loi
de Parkinson il y a près de soixante ans
n’ont rien perdu de leur validité: plus les
tâches qu’une administration est censée
réaliser diminuent, plus il faut s’attendre
à ce que son budget et ses effectifs augmentent. D’où la nécessité de freins aux
dépenses de personnel. En poussant la
réflexion plus loin, cela devrait inclure
idéalement le Conseil fédéral, que des
économistes suggèrent de réduire à cinq
membres (et non d’étendre à neuf,
comme il est souvent proposé). Il faudrait
aussi s’interroger sur l’hyperactivité du
Parlement: le Texas, qui compte trois fois
plus de résidents que la Suisse, se
contente d’une session ordinaire tous les
deux ans. L’Etat de droit ne s’en porte
pas plus mal.
En surréglementant, la politique et l’administration n’augmentent pas la sécurité, mais déstabilisent tout au plus l’autorégulation des marchés, qu’il s’agisse
Genève
du rôle de la réputation, du respect des
contrats ou des standards spécifiques à
une entreprise ou à une industrie. Au final, si l’abandon du taux plancher avec
l’euro peut servir de prétexte à une réflexion plus ambitieuse et surtout à une
mise en œuvre de limites concrètes à la
bureaucratie, la perte déplorée de compétitivité aura été en partie compensée.n
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PAGE 11
REUTERS
Phase de profond retournement
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