close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

béarnaises et des pyrénées-atlantiques

IntégréTéléchargement
70e année - N° 3109
Le numéro : 1 eMARDI 9 FEVRIER 2016
LES
PETITES AFFICHES
BÉARNAISES ET DES PYRÉNÉES-ATLANTIQUES
Hebdomadaire habilité à publier les annonces légales pour le Département des Pyrénées-Atlantiques
BUREAUX
10 rue de Foix - 64000 PAU
Tél. 05.59.27.37.03 / Télécopie 05.59.27.31.60 / E-mail : stampa@affiches64.com
SITE INTERNET : www.affiches64.com
ABONNEMENT PAPIER POUR 2016 : 1 an : 25 E / 2 ans : 45 E • DIRECTRICE DE PUBLICATION : Béatrice de STAMPA
9 991400 000008
LE
PLAN
D’URGENCE
POUR
L’EMPLOI
PEUT ENCORE ÊTRE AMÉLIORE
L’approche de l’élection présidentielle a conduit le gouvernement à accélérer la réalisation
de deux projets essentiels. L’un
est un plan anti-chômage, car les
sondages montrent que l’emploi
reste la préoccupation principale
des Français. L’autre est la réforme
du Code du travail, qui n’est plus
adapté à notre époque et devient
paralysant. Alors que notre situation économique se bloque et se
dégrade, tandis que la plupart de
nos concurrents entament leur
redressement. À cette réforme, qui
ne devrait se conclure que dans
deux ans, seront ajoutées les dispositions nécessitées par l’économie numérique.
Nous nous limiterons aujourd’hui
au plan d’urgence pour l’emploi
que nos dirigeants viennent de
présenter et qui va se développer
jusqu’à la fin du quinquennat. Certaines mesures prises étonnent car
on ne les croyait pas possibles sous
un régime de gauche. Mais leur
pilote, celui qui a décidé François
Hollande et Manuel Valls à le suivre
sans s’occuper des réticences de
Myriam El Khomeri, ministre du
travail est, directement ou non,
le jeune loup Emmanuel Macron.
Il ne joue pas de carte politique,
mais plutôt celle du modernisme.
Il était temps de réagir, sinon le
cap des 4 millions de chômeurs
(100.000 de plus que l’an dernier)
ne serait pas très loin. Une des
nouvelles mesures n’a rien de percutant puisqu’elle se contente du
système social consistant à proposer des contrats aidés, ne coûtant
plus grand-chose à l’employeur,
mais pesant sur le budget national.
Leur nombre sera porté à 500.000
contre 150.000 actuellement. Ils
sortiront ainsi des statistiques. Le
chômage baissera mais artificiellement, et peut-être pas durablement.
mation. Or, s’il est prévu 500.000
formations professionnelles pour
les chômeurs (là encore un certain nombre disparaîtront des
statistiques), rien n’est encore
envisagé pour la remise en ordre
des 48.000 organismes de formation, mal contrôlés, où l’on trouve
le meilleur et le pire, le gaspillage
et le détournement de l’argent de
la formation professionnelle. Sur
un budget gigantesque de 28 milliards, 13 milliards seulement vont
aux chômeurs. Selon un reportage
de « Cash Investigation » les gaspillages sont énormes. Cinq dossiers sur six sont bidons. Michel
Sapin a promis de s’attaquer au
problème.
Le plan veut aussi aider les PME,
grandes créatrices d’emplois. Elles
toucheront une prime annuelle
entre 1.000 et 2.000 euros pour un
recrutement inférieur à 1,3 Smic.
Économiser sur le versement d’un
salaire de 80 à 160 euros par mois
ne paraît guère incitatif.
La réforme des indemnités prudhommales refusée par le Conseil
Constitutionnel revient sous une
forme rectifiée. Les délais de
recours pourraient être limités à
un an au lieu de deux, avec des
indemnités plafonnées selon des
règles non encore décidées.
COUP DE POUCE
À L’APPRENTISSAGE
Plus constructif est le coup de
pouce donné à l’apprentissage, en
s’inspirant de l’exemple allemand.
La France ne compte que 600.000
apprentis, l’Allemagne 1,6 millions,
et les patrons ne paient pas de
taxe d’apprentissage. Un apprenti
allemand coûte à l’État 1.800 euros, un français 9.000 euros.
Le Medef reconnaît l’utilité du
plan et ajoute le sien « Agile » qui
permettrait des licenciements plus
faciles. Car si assez souvent les patrons n’embauchent pas, c’est par
peur des formalités et des coûts
de licenciement, et cela même si
leurs affaires vont mal. Dans ce cas
on pourrait instaurer un système
où les salariés quitteraient leur
emploi sans indemnité, mais avec
réembauche obligatoire si l’entre-
L’apprentissage forme la maind’œuvre de demain, parmi laquelle
nombre de spécialistes indispensables aux secteurs d’avenir. C’est
aussi le travail des centres de for-
S O M M A I R E
1
> Le plan d’urgence pour l’emploi
peut encore être amélioré
2
> L’obligation d’employer
des salariés handicapés (1)
3à8
> Annonces légales et judiciaires
Gratification des stagiaires inchangée <
Emploi d’auto-entrepreneurs
et travail dissimulé
9
PAB <
10
-1-
prise se redresse.
Les demandes du Medef se
heurtent pour l’instant à un refus,
mais une deuxième loi Macron
est à l’étude. Il faut tout de même
remarquer que les entreprises
ont déjà bénéficié d’avantages,
comme l’exonération de charges
sociales dans le cas d’emplois de
personnes payées au Smic. La réforme du Code du travail devrait
encore les aider et les soulager.
D’autres formules furent envisagées comme le contrat unique, à
cheval entre CDD et CDI. On a aussi
imaginé un smic fondé sur les lieux
d’habitation, car un smicard dans
une petite cité provinciale dépense
moins que celui d’une grande ville.
Mais comment effectuera-t-on le
classement ? Il est aussi envisagé
de diminuer la durée des indemnités chômage et de les rendre
dégressives, même si cela ne collait pas avec la politique sociale
française. Il serait en revanche
possible de taxer les licenciements
effectués par des entreprises très
bénéficiaires.
Le plan d’urgence reste donc
améliorable. Il existe des arbitrages à effectuer et des suggestions à retenir avant sa mise en
route. L’effet financier n’a rien de
négligeable, avec un budget estimé à 2 milliards d’euros. Un gros
chiffre, hélas, pas suffisant.
Roger TRÉVISE
Auteur
Документ
Catégorie
Без категории
Affichages
4
Taille du fichier
1 854 Кб
Étiquettes
1/--Pages
signaler