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13/02 >
30/04/2016
dossier de presse
Mesk-ellil (détail), 2015 – Hicham Berrada | photo © Fabrice Seixas – Courtesy the artist and kamel mennour, Paris
direction artistique : José-Manuel Gonçalvès
exposition collective avec
Agapanthe (Konné & Mulliez)
Hicham Berrada
Ali Cherri
Miranda Creswell
Nathalie Joffre
Anish Kapoor
Johann Le Guillerm
Julie Ramage
Ronny Trocker
performances de
Eric Arnal-Burtschy
Adrian Schindler
Dans le cadre du projet européen NEARCH,
financé par le programme Culture de la Commission européenne.
Avec l’expertise scientifique de l’Institut national de recherches
archéologiques préventives (Inrap) et de l’ensemble des partenaires.
CONTACTS PRESSE
Lorraine Hussenot
lohussenot@hotmail.com
01 48 78 92 20
06 74 53 74 17
Le CENTQUATRE-PARIS
Virginie Duval de Laguierce
v.duval@104.fr
01 53 35 50 96
06 46 43 65 44
L’Inrap
Mahaut Tyrrell
mahaut.tyrrell@inrap.fr
01 40 08 80 24
06 07 40 59 77
Sommaire
-Communiqué de presse……………………………………………………………………………………………...….3
-Artistes exposés…………………………………………………………………………………………………………….5
Agapanthe (Konné & Mulliez)…………………………………………………………………………………………......5
Hicham Berrada………………………………………………………………………………………………………..........7
Ali Cherri………………………………………………………………………………………………………....................9
Miranda Creswell………………………………………………………………………………………………………….…..11
Nathalie Joffre…………………………………………………………………………………………………………….…..13
Anish Kapoor……………………………………………………………………………………………………………….…..15
Johann Le Guillerm……………………………………………………………………………………………………..…....17
Julie Ramage……………………………………………………………………………………………………………........18
Ronny Trocker……………………………………………………………………………………………………………...…..21
Adrian Schindler……………………………………………………………………………………………………….…….…22
Eric Arnal-Burtschy……………………………………………………………………………………………………..….…24
-Présentation des structures partenaires…………………………………………………………………………… 25
-Visuels disponibles pour la presse……………………………………………………………………..………...…..28
-Informations pratiques…………………………………………………………………………………………………..37
KIT MEDIA
Vous pouvez télécharger nos kits media à partir de ce lien :
http://www.104.fr/menu-haut/professionnels/espace_presse.html
Formulaire KIT MEDIA à remplir avec votre prénom, nom, média, e-mail.
Cliquer ensuite sur ENVOYER puis Cliquer sur le LIEN ROSE / ouvrir le dossier ARTS VISUELS puis le dossier
MATERIALITE DE L’INVISIBLE
contacts presse
Lorraine Hussenot
lohussenot@hotmail.com
01 48 78 92 20 / 06 74 53 74 17
Le CENTQUATRE-PARIS
Virginie Duval de Laguierce
v.duval@104.fr
01 53 35 50 96 / 06 46 43 65 44
dans le cadre du projet européen NEARCH piloté par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap)
Matérialité de l’Invisible
L’archéologie des sens
exposition collective
direction artistique : José-Manuel Gonçalvès
en collaboration avec l’Inrap et les partenaires du projet NEARCH
avec : Agapanthe (Konné & Mulliez), Hicham Berrada, Ali Cherri, Miranda Creswell, Nathalie Joffre,
Anish Kapoor, Johann Le Guillerm, Julie Ramage, Ronny Trocker et les performances d’Adrian Schindler
et d’Eric Arnal-Burtschy
13 février > 30 avril 2016
visite de presse le vendredi 12 février de 12h à 14h – réservation obligatoire avant le 09 février auprès de v.duval@104.fr
ou lohussenot@hotmail.com
vendredi 11 mars : Performance d’Adrian Schindler : Cette année les commémorations n’auront pas lieu
samedi 12 mars Conférence Eric Arnal-Burtschy - The place behind
horaires d’ouverture de l’exposition : période scolaire mercredi/jeudi et WE – 14h/19h et période vacances du mardi au dimanche – 14h/19h
tarifs : 5€ TP/3 € TR/2€ TA/2€ groupes
Hicham Berrada, Mesk-ellil, 2015
Installation. Ensemble de 7 terrarium en verre teinté, cestrum nocturnum, éclairages horticoles, éclairages clair de lune, temporisateur
250 x 200 x 50 cm chaque
Photo Fabrice Seixas / Courtesy de l’artiste et kamel mennour, Paris
3
Sous la direction artistique de José-Manuel Gonçalvès, en collaboration avec l’Inrap et les partenaires du
projet NEARCH*, le CENTQUATRE-PARIS présente, du 13 février au 30 avril 2016, une exposition collective
inédite intitulée Matérialité de l’Invisible, l’archéologie des sens. Celle-ci regroupe des travaux d’artistes en
résidence au CENTQUATRE-PARIS dans le cadre du projet européen NEARCH, tels Agapanthe (Konné &
Mulliez), Ali Cherri, Miranda Creswell, Nathalie Joffre et Julie Ramage, ainsi que des installations d’artistes
invités : Hicham Berrada, Anish Kapoor, Johann Le Guillerm, Ronny Trocker et les performances d’Adrian
Schindler et d’Eric Arnal-Burtschy.
À travers leurs œuvres : sculptures, installations, photographies, vidéos, dessins et performances, ces
artistes dressent une cartographie personnelle, mouvante et non exhaustive du rapport de l’Homme à son
environnement et à son histoire, en particulier à travers une rencontre provoquée entre art et archéologie.
L'art et l'archéologie ont en commun de rendre visible ce qui ne l'était pas, ou plus. Dans le cadre du projet
européen NEARCH qui, depuis 2013, vise notamment à développer les liens entre archéologie et art
contemporain, le CENTQUATRE-PARIS, en collaboration avec l’Inrap (Institut national de recherches
archéologiques préventives), présente Matérialité de l'Invisible, l’archéologie des sens.
L'exposition réunit des artistes aux univers différents qui ont à cœur de transmettre dans leurs œuvres
(sculptures, vidéos, installations..) ces alchimies et ces histoires qui nous échappent et qui pourtant
constituent en partie nos existences. Les sculptures, vidéos et installations exposées sont issues de résidences
auprès d’archéologues ou de recherches personnelles des artistes. Nourris par la rencontre avec ces
spécialistes, Julie Ramage questionne la mémoire individuelle et collective, Ali Cherri interroge le sens du
patrimoine, Nathalie Joffre filme et mime l’archéologie tandis que Miranda Creswell s’attache à rendre visible
l’évolution de paysages à travers le dessin.
Déchiffrer, comprendre, interpréter : telle est la démarche commune des artistes présentés. En s'appuyant sur
le dialogue entre art et science, ils proposent une nouvelle manière de regarder autour de soi. Car si elles sont
inspirées de faits passés ou de matières, les œuvres n'en font pas le récit historique, pas plus qu'elles ne
restituent un savoir à l'état brut. Au contraire, elles cherchent à suivre leur persistance et leurs
transformations dans les mémoires individuelles et collectives. À travers elles, les artistes dressent une
cartographie sensible, mouvante et non exhaustive du rapport de l’Homme à son environnement et à son
histoire.
La relation de l'Homme à la nature est une notion fondamentale dans l'exposition. Elle est présente
notamment dans l'installation d'Hicham Berrada, Mesk-ellil, qui inverse le rythme circadien d’une plante à
floraison nocturne et nous fait sentir son parfum en journée. L'artiste vient modifier la nature pour nous la
révéler de manière encore plus forte. De même, Johann Le Guillerm nous permet de ressentir dans ses
sculptures mobiles les mouvements souvent imperceptibles des forces naturelles. D'autres se servent de la
matière pour nous parler de la marche du monde. Le duo Agapanthe s'intéresse ainsi de longue date au sucre,
aliment au passé chargé symboliquement et politiquement. Ses installations le détournent en une allégorie
d'une civilisation qui se condamne à disparaître en surconsommant ce produit à la fois doux et extrêmement
nocif.
Fouiller les mémoires ou les sols peut mener à bien des découvertes, y compris celles auxquelles on ne s'attend
pas. Les artistes, comme les archéologues, ont coutume de chercher et creuser sans savoir exactement ce
qu'ils vont trouver. Et aucune trouvaille n'est définitive, chacune menant à composer et recomposer des
histoires et l’Histoire.
Hicham Berrada est représenté par la galerie kamel mennour, Paris.
Ali Cherri est représenté par la galerie Imane Farès.
Anish Kapoor est représenté par GALLERIA CONTINUA, San Giminiano / Beijing / Les Moulins / Habana.
* NEARCH, projet financé avec le soutien de la Commission européenne (programme Culture), réunit des instituts de recherche, des
universités et des institutions culturelles de 11 pays européens. Son objectif est d’explorer et de renforcer les rapports qu’entretiennent les
citoyens européens à l’archéologie et à leur patrimoine culturel.
www.nearch.eu
4
AGAPANTHE (Konné & Mulliez)
Amas
Installation
Comme les archéologues travaillent avec des résidus et des déchets des civilisations antérieures, Agapanthe
(Konné & Mulliez) a créé une installation sculpturale à partir de déchets (non organiques) collectés et
cristallisés dans le sucre. Par ces enveloppes, le duo utilise de manière plastique l'infra-mince couche qui, en
plein ou en creux, détermine la trace de l'objet et la rend palpable. Une manière de développer une
archéologie du présent, et de suggérer l'altération inévitable de nos modes de vies. En prenant le sucre et son
histoire géopolitique comme fil conducteur, Agapanthe convoque des notions de patrimoines physique,
affectif et sensible, mais aussi des restes et de la temporalité.
Amas© Agapanthe
Réserve
Installation
Ce projet prend pour fil conducteur le sucre. Historiquement lié à la colonisation et à ce qu'elle a induit dans
nos échanges mondiaux actuels, il est également discutable par son utilisation dans l'industrie
agroalimentaire. Il permet à Agapanthe de s'interroger sur ce que nous produisons, ce qu'il en reste et les
représentations qui en découlent. Le duo a puisé dans les différents sites archéologiques visités un vocabulaire
pour nous parler de conservation, d'usure, de traces. Cette installation donne accès à d'étonnantes réserves,
archives imaginaires constituées de fragments d’éléments de construction. Reproduits en sucre, en résine ou
en images photogrammétriques (technologie utilisée pour la reconstitution en archéologie), ils vont pour
certains disparaître au fil de l'exposition. Ces formes nous renvoient à notre statut d'étrangers à l'objet, ne
nous laissant d'autre choix que de les contempler et de les interpréter.
Réserve© Agapanthe (Konné & Mulliez)
5
Agapanthe (Konné & Mulliez) est né en 2014, de la volonté de Florent Konné et Alice Mulliez, tous deux
diplômés en 2007 de l’École supérieure d'art des Pyrénées, de mettre en commun et en forme des données
collectées lors de nombreux voyages et expériences de vie. Ceux-ci, augmentés par des recherches sur les
terroirs et le patrimoine, deviennent la matière d’installations et de dispositifs traversés par les notions de
paysage et d’urbanisation. Alice Mulliez a une approche artistique polymorphe, qui donne lieu à des dispositifs
culinaires et des installations. Florent Konné joue quant à lui avec le simulacre. Il investit des interstices
poreux entre image fixe et animée, en deux et trois dimensions. Les formes plastiques qu’ils créent ensemble
sont comme des refrains et rimes qui mettent en écho leurs pratiques artistiques respectives.
Alice Mullliez est artiste-associée au CENTQUATRE-PARIS. Ces installations font suite à son œuvre Vestiges,
présentée en 2014 lors de l'exposition Avec motifs apparents.
Dans le cadre du projet NEARCH, partenariat avec l’institut des biens artistiques, culturels et naturels de la
région Émilie-Romagne (Italie) et le centre de recherche Inrap de La Courneuve.
6
Hicham Berrada
Mesk-ellil, 2015
7 terrarium de 200 x 50 x 250 cm, les bleues «clair de lune», éclairage horticole, temporisateur et cestrum nocturnum
Dans Mesk-ellil, Hicham Berrada inverse le rythme circadien d’une plante à floraison nocturne. Plongée dans
un environnement qui imite la nuit, elle s'ouvre pendant la journée. Le visiteur circule à sa guise entre les vitres
de cet étrange jardin baigné d'une lueur bleue, devinant les fleurs et sentant leur parfum insistant, qui ne
devrait pas lui parvenir à cette heure du jour. En changeant quelques paramètres physiques (chaleur, lumière,
humidité…), l'artiste révèle des phénomènes contenus en puissance dans la nature.
Si elle donne lieu à des formes étonnantes, la démarche d'Hicham Berrada est pourtant davantage une action
qu'une création. En modifiant les paramètres de la nature, il la pousse à prendre un aspect inhabituel,
brouillant la frontière entre naturel et artificiel. Sous son impulsion, la réaction des plantes est à la fois
mécanique et extrêmement poétique, puisqu'elle décale et exacerbe notre vision du monde.
Hicham Berrada, Mesk-ellil, 2015
Installation. Ensemble de 7 terrarium en verre teinté, cestrum nocturnum, éclairages horticoles, éclairages clair de lune, temporisateur
250 x 200 x 50 cm chaque
© Fabrice Seixas
Courtesy de l’artiste et kamel mennour, Paris
Présage, 2015
Vidéo HD issue de performance
Á l'image de la nature, les œuvres d'Hicham Berrada sont toujours en mouvement. Les récipients comme le
bécher ou les aquariums sont pour lui un terrain d'expérimentation privilégié. Il aime y faire apparaître ce qu'il
nomme des « paysages contrôlés ». Á l'image d'un peintre, il applique à cette toile vivante des forces
naturelles (chaleur, refroidissement, magnétisme...) et des produits chimiques qui en modifient l'apparence.
Dans la série Présage, l'image d'un microcosme en évolution continue est projetée sur un écran, dans une
échelle agrandie.
Sous nos yeux, l'artiste fait émerger un monde. Pour autant, il ne se considère pas comme un créateur, mais
comme une force parmi d'autres.
Agissant sur ce morceau de paysage à l'aide de combinaisons d'actions toujours renouvelées, il se place
ensuite en spectateur, observant le processus qui se déroule dans cet espace clos.
En partenariat avec la galerie kamel mennour, Paris.
7
Mon château, 2016
Installation
Acier, verre, eau, électro conductivité contrôlée
Une structure en acier en forme de château de carte est placée dans une boîte, semblable aux chambres
climatiques utilisées en laboratoire pour simuler des conditions précises d’environnement en température,
humidité, lumière, pression… Grâce à ce dispositif, Hicham Berrada fait vieillir de manière accélérée des
matériaux. Ici, l'acier est soumis aux conditions les plus difficiles : une eau avec une électro conductivité très
forte.
La légère fumée qui se dégage des plaques d'acier enveloppe la structure d'une atmosphère mystérieuse. Le
spectacle de cette décomposition, qui mène à un probable effondrement du château, fascine. Si la forme
devant nous évoque les châteaux de cartes construits par les enfants, sa matière renvoie aux architectures
des hommes, qui n'ont de cesse de construire les plus beaux et les plus grands palais. Mais quelles que soient
la richesse et la force symbolique de ces bâtiments, ils restent soumis au passage du temps et des climats.
Une altération souvent invisible à l’œil nu dont l'artiste nous permet ici de prendre conscience.
En partenariat avec la galerie kamel mennour, Paris.
Hicham Berrada, né en 1986 à Casablanca au Maroc, est diplômé de l’École nationale supérieure des beauxarts de Paris (ENSBA) en 2011, puis poursuit ses recherches liées à l’activation de différents processus naturels
au Studio national des arts contemporains, Le Fresnoy. Il participe à plusieurs expositions collectives à Paris,
Bruxelles, Casablanca et Beyrouth. En février 2013, sa première exposition monographique, conçue avec
Mouna Mekouar, curator, a lieu au Palais de Tokyo dans le cadre des Modules Pierre Bergé-Yves Saint Laurent.
La même année, il est lauréat du prix de la Fondation François Schneider, catégorie installation. Il est
pensionnaire à la Villa Médicis en 2014 et représenté par la galerie kamel mennour. Le travail de Hicham
Berrada se nourrit d’une double culture, artistique et scientifique. Il explore dans ses œuvres des protocoles
scientifiques qui imitent au plus près différents processus naturels et conditions atmosphériques, dans une
démarche proche de celle d’un peintre.
8
Ali Cherri
We, the Civilised
Vidéo
Dans son installation vidéo We, the Civilised (Nous, les Civilisés), Ali Cherri s'interroge sur la fétichisation des
artefacts historiques au travers de la valeur que nous accordons à leur provenance et à leur authenticité. La
fréquence du pillage et du trafic de ces objets, notamment dans les zones de conflit du Moyen-Orient, ouvre
un débat opportun sur la reconstruction et la restauration de l'héritage détruit. Qu'est-ce qui est dès lors
authentique? Estimons-nous de manière juste la valeur de nos traces historiques? Tournée entre un parc
artificiel dans le désert des 
Émirats arabes unis et un site archéologique dans le Nord du Soudan, We, the
Civilised propose un voyage dans la vie des objets inanimés.
We, the Civilised, 2016
© Ali Cherri
Courtesy de l’artiste et de la galerie Imane Farès
9
Fragments
Installation
En lien avec la vidéo We, the Civilised, Ali Cherri a créé l'installation Fragments. Constituée au fil d'une année
de fréquentation de maisons de vente parisiennes et en ligne (Drouot...), Fragments se penche sur la valeur
marchande de l'histoire. Acquis sur le marché “légal”, chaque objet possède son certificat d'expert et la
preuve de ses origines. Mais il est de notoriété publique que beaucoup de ces objets de convoitise disponibles
sur le marché sont des faux, et qu'un buste indien du 1er millénaire peut se retrouver en vente à côté d'une
imitation de sculpture grecque forgée dans un atelier de banlieue parisienne. Quelles histoires ces objets nous
content-ils? Sont-ils les fragments d'une histoire perdue depuis longtemps? Ou sont-ils au contraire le reflet
d'une société contemporaine avide de possession matérielle?
Ali Cherri, né en 1976 à Beyrouth, a suivi un cursus artistique à Amsterdam après avoir étudié le graphisme à
l’université américaine de Beyrouth. La situation géopolitique du Liban et des pays environnants est au cœur
de ses vidéos et installations. L'artiste, qui vit et travaille entre la capitale libanaise et Paris, pose un regard à
la fois distancé et impliqué sur son pays d'origine. Ses recherches actuelles portent sur le rôle de l'objet
archéologique dans la construction des récits historiques nationaux dans le monde arabe.
Ali Cherri est en résidence au CENTQUATRE-PARIS en 2014-2015. Une bourse de production de la Sharjah Art
Foundation lui permet d'approfondir ses recherches sur les variations d’approches de l’archéologie au MoyenOrient et en Asie Centrale, en partenariat avec l’Inrap et l’Institut d’Archéologie Allemande. Il est représenté
par la galerie Imane Farès, Paris.
10
Miranda Creswell
Un temple romain, Reinvented space
Dessins au graphite (2.62 m x 1.5 m)
Pendant sa résidence NEARCH, Miranda Creswell a travaillé sur l’évolution des espaces verts en milieux
urbains en s'intéressant à celui d'Harlow (Essex, Angleterre) et au parc des Buttes-Chaumont (Paris). Si tous
deux ont en commun d'avoir jadis abrité un temple romain, celui des Buttes-Chaumont est une reconstitution
construite en 1867, tandis que celui de Harlow a été construit en 40 après JC par les Romains. Les deux
espaces ont été chacun à leur manière réinventés au fil des siècles par les communautés voisines. Anciennes
carrières de gypse, les Buttes-Chaumont ont servi de décharge, de parc, d'artillerie, avant de devenir le parc
actuel. À Harlow, un site de culte et de sacrifice d'animaux précéda, à l'âge de bronze, le temple romain. Il fut
une ferme avant d'être aujourd'hui un espace vert presque sauvage protégé par le gouvernement, situé dans
une zone industrielle dense, et très peu visité.
À travers ses dessins et ses recherches, l'artiste rend visible l'histoire de ces deux paysages urbains.
Contrairement à l'instant capturé par une photographie, les dessins sont conçus sur un temps étendu, sous
différentes lumières et conditions météorologiques, qui donnent lieu à un dessin en « strates ».
Putting in a Box
Objets et boîtes à archives
Si les deux sites (Harlow et Buttes-Chaumont) ont en commun d’avoir abrités un temple romain, ils ont été
chacun à leur manière réinventés au fil des siècles par les communautés voisines. Sans être une explication
directe et référencée, les huit pièces (objets, dessins, cartes et photographies) qui forment la série Putting in
a Box complètent les dessins en évoquant la mémoire collective et les événements oubliés des deux sites, mais
aussi la catégorisation et la « mise en boîte ». Elles apportent une ouverture sur des préoccupations humaines
qui vont au-delà de ces espaces, comme la façon dont les mémoires individuelles sont attachées aux paysages
universels. L'artiste agit ainsi comme un révélateur, qui montre combien la mémoire collective façonne le
présent.
Putting in a box ©Miranda Creswell
11
Depuis qu'elle a quitté l'École d'art de Camberwell (Londres), Miranda Creswell n'a jamais entièrement conçu
son travail artistique en atelier. Si elle utilise des médiums bien à elle, le papier et le crayon, l'artiste implique
de nombreuses personnes dans l'élaboration de ses œuvres, questionnant indirectement la frontière entre
artistes et non-artistes. À ses débuts, elle est intervenue dans des environnements tels que la prison de
Brixton, un refuge pour sans-abri ou un centre pour personnes handicapées.
Représenter de la vie humaine sans passer par le portrait direct est un thème récurrent dans le travail de
Miranda Creswell. Ces trois dernières années, elle a mené son enquête dans ce domaine en collaborant avec
des archéologues, notamment au sein du projet Big Data archaeology, landscape research group: EnglaID,
basé à l'université d'Oxford, qui observe la construction et l'identité du paysage anglais entre 1500 avant JC et
1086 après JC.
Elle est soutenue par l’université d’Oxford.
12
Nathalie Joffre
Apparitions
Installation vidéo et son (vidéo HD et son 5.1)
5’30, en boucle
Lors de sa résidence NEARCH, Nathalie Joffre a choisi de regarder la pratique de l'archéologie comme un
ensemble de gestes. Au fil du chantier, elle les examine, tour à tour « répétitifs, précis, circonscrits.
Précautionneux, attentionnés, infinis. Obsessionnels, entêtants, parfois absurdes. Rythmiques, saccadés,
violents. » À partir de ses observations, elle conçoit une « chorégraphie archéologique », qu'elle sort de son
contexte et filme, interprétée par des mimes. À l'écran, un corps-objet archéologique s’exprime dans une
langue non-identifiée.
Derrière lui, des ombres multiplient les gestes pour l'étudier et le conserver. Séparées de ce corps par une
frontière infranchissable, elles ne parviendront pas à réellement entrer en contact avec lui. L’artiste interroge
ici l’entreprise acharnée de l’homme à étudier puis à conserver son passé et sa dimension en partie illusoire, de
par l’impossibilité de le saisir complètement.
Réalisation : Nathalie Joffre / Montage son : Nathalie Joffre & Manuel Vidal / Montage image : Nathalie Joffre
Direction de la photographie : Louis Bergogné / Prise de son : Manuel Vidal / Assistante : Marion Gusto
Mimes : Fanny Betsch, Guy-Loup Boisneau, Joël Gonzalia, Elodie Monteau, Géraldine Moreau.
Apparitions© Nathalie Joffre
Data history voyage
Vidéo HD et son stéréo (7’15)
Alors que la vidéo Apparitions interroge l’entreprise archéologique dans son universalité, Data history voyage
s'intéresse à l’expérience subjective de l’artiste sur un chantier de fouille. En juillet 2015, Nathalie Joffre a suivi
les fouilles du site romain de Dorchester en Angleterre avec les équipes de l’université d’Oxford. Sur ce site
archéologique creusé au milieu de jardins partagés dans un petit village, elle a suivi des professionnels mais
aussi des archéologues amateurs dans leur quotidien. Au fil de ses rencontres et de son observation du
chantier, elle s'est intéressée à la transformation de sa propre mémoire. Des souvenirs d’enfance, des objets,
des images ont refait surface. De façon inattendue, elle a perdu une partie de sa mémoire, cette fois-ci
numérique, pendant le chantier.
13
En effet, des données numériques du tournage réalisé au début de la fouille ont disparu. Dans Data history
voyage, l’artiste mêle ces expériences subjectives de la mémoire intime et numérique à celle de la fouille
archéologique.
Le montage est à l’image de sa propre expérience, superposant les temporalités, brouillant toute lecture
linéaire. De la même façon, la bande sonore combine des sons de chantier détournés et remixés et des sons de
recherches informatiques.
L’artiste questionne ici la mémoire sous ses différentes formes. Elle confronte la mémoire numérique
immatérielle aux gestes séculaires de la fouille ainsi qu’à l’expérience morcelée de la mémoire intime.
Réalisation: Nathalie Joffre & Vincent Perrault / Montage image: Nathalie Joffre & Vincent Perrault
Montage son: Vincent Perrault / Réalisé en partenariat avec l'Oxford Institute of Archeology
X file [Data history voyage]
Installation : pendentifs urnes-funéraires vides gravés, câbles en inox, sable et terre
Lors du tournage de Data history voyage, sur le chantier du site romain de Dorchester en Angleterre, Nathalie
Joffre a été confrontée à la perte de données numériques. Cette disparition l'a conduite à concevoir, en
parallèle du film, un monument funéraire à cette mémoire effacée. Celui-ci prend la forme d'un mobile
composé d’urnes funéraires vides suspendues par des câbles. Sur chacune est gravé le nom d’un fichier
numérique perdu. En réponse à ce mobile, au sol, se trouve un tas de sable avec des restes de terre récoltée
sur le chantier de Dorchester. Le sable rappelle la silice, constituant des fibres optiques, principaux
transmetteurs de données numériques, mais également le temps qui passe.
L'artiste fait ici son propre deuil des images en proposant une œuvre qui donne forme à cette mémoire
désormais invisible.
X file [Data History Voyage 2], Carte
Impression jet d’encre sur papier fine art satin, 70 x 100 cm
Cette carte reprend le plan de l’installation vue du dessus et indique le positionnement des différentes urnes
représentant les fichiers numériques perdus.
Nathalie Joffre est une artiste française basée à Paris. En parallèle de ses études à l’ESSEC, elle a suivi un
Master en histoire de l'art à l’université Paris-1 Panthéon Sorbonne, puis un Master 2 en arts plastiques à
l’université d’Amiens sous la direction de Françoise Parfait, suivi d'un Master of Arts Photography au London
College of Communication.
Son œuvre vidéo He told me that his garden…, autour des archives du Bethlem Royal Hospital, a reçu la
Sproxton Award for Photography 2012 (Londres) et le Prix ICART 2013 (Paris). Montré dans divers festivals et
expositions en France et à l’étranger, son travail vidéo et photographique a également été sélectionné pour le
Celeste Prize 2013, le Prix des Nuits Photographiques 2013 et pour l’Aesthetica Art Prize 2012. En 2013, elle est
lauréate de la résidence en art vidéo organisée par la DRAC et la DRAAF Auvergne. En 2014, la Fondation Katia
et Marielle Labèque lui confie la réalisation d’un projet vidéo autour de la photographe Tina Modotti.
14
Anish Kapoor
Ascension, 2003-2015
Installation spécifique
Divers supports
La pièce, exposée pour la première fois dans l’ancien espace cinématographique de la GALLERIA CONTINUA
(San Gimignano, 2003), a ensuite été montrée dans les locaux du Centro Cultural Banco do Brasil à Rio de
Janeiro (Brasilia, 2006 – Sao Paulo, 2007), dans l’espace de la GALLERIA CONTINUA à 798, un quartier
culturellement dynamique (Pékin, 2007), et dans la magnifique basilique de San Giorgio Maggiore (Venise,
2011).
L’installation Ascension, initialement présentée au CENTQUATRE-PARIS dans l'exposition Follia Continua! Les
25 ans de la GALLERIA CONTINUA, fait écho aux œuvres de Matérialité de l'invisible. Dans cette œuvre très
puissante, Anish Kapoor donne une forme à ce qui est d'ordinaire considéré comme du vide.
Anish Kapoor
Ascension, 2003-2015
Techniques mixtes
©Oak
Courtesy de l’artiste et GALLERIA CONTINUA, San Gimignano / Beijing / Les Moulins / Habana
15
Anish Kapoor est né à Bombay en 1954. Dans les années 70, il émigra à Londres, où il vit et travaille
aujourd’hui. Sur les trente dernières années, son travail a été montré dans les plus importants musées et
institutions au monde. Il a eu des expositions monographiques à la Kunsthalle de Bâle, la Tate Gallery et la
Hayward Gallery à Londres, le Reina Sofia à Madrid, la CAPC à Bordeaux, le CCBB Centro Cultural Banco do
Brasil à Brasilia, Rio de Janeiro et Sao Paulo, le National Gallery of Modern Art à New Delhi, Mehboob Studios à
Mumbai et, plus récemment, au Haus der Kunst à Munich, à la Royal Academy of Arts, Londres, au Martin
Gropius- Bau à Berlin et au Château de Versailles, Paris.
L’artiste a également participé à de nombreuses expositions de groupe dans des lieux tels que la Serpentine
Gallery à Londres, documenta IX à Kassel, le Moderna Museet à Stockholm, le Centre Georges Pompidou, le
Louvre et le Grand Palais à Paris, le Guggenheim à Berlin, New York et Bilbao. Ses œuvres font partie de
grandes collections publiques et privées, telles que le MoMA à New York et le Stedelijk Museum à Amsterdam.
Parmi les commandes publiques les plus connues et reconnues de ces dernières années, citons Marsyas (Tate
Modern Turbine Hall, Londres), Cloud Gate (Millennium Park, Chicago), Underground (tour médiévale de
Sant’Agostino, Arte Continua, San Gimignano), Earth Cinema (Arte Pollino un altro sud con Arte Continua,
Basilicata), Leviathan (Grand Palais, Paris; et Monumenta 2011), Orbit (Olympic Games, Londres), Ark Nova
(Lucerne Festival, Matsushima, Japon).
Anish Kapoor est l’un des artistes les plus reconnus du monde de l’art contemporain international. Ses œuvres
font le lien entre la matérialité et l’incorporalité, entre l’objet et l’architecture. Une sculpture qui crée un
dialogue entre le plein et le vide, l’extérieur et l’intérieur, le concave et le convexe, la tension et l’équilibre, la
présence et l’absence.
16
Johann Le Guillerm
Les Imperceptibles, 2015
Installation
Les Imperceptibles est une utopie, l’affirmation que le monde peut être réélaboré par soi-même pour ne pas le
subir mais mieux l’éprouver, le penser, le vivre. Issues de ce laboratoire en perpétuelle ébullition, La Calasoif,
Le Tractochiche et La Jantabuée sont des machines au mouvement imperceptible. Mues par des énergies
totalement naturelles (l’eau, le bois), Les Imperceptibles invitent à une promenade écologique et méditative
à travers le temps qui s’écoule et les énergies qui agissent sans même que l’on y prête attention.
Alors que la société de Ia vitesse nous fait perdre le sens de l'infiniment petit et de l'infiniment lent, Johann
Le Guillerm nous invite à travers elles à être attentif au monde, à ses changements, à être à l'écoute du
mouvement infini et parfois invisible des choses qui nous entourent et qui nous composent.
Avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication(DMDTS et DRAC Île-de-France), du ministère des Affaires Étrangères (Institut Français), du
Conseil régional d’Île-de-France, de la Ville de Paris et de l’Institut Français / Ville de Paris.
Cirque ici – Johann Le Guillerm est accueilli par la Mairie de Paris en résidence de recherche au Jardin d’Agronomie Tropicale (Direction de la Culture et
Direction des Espaces Verts et de l’Environnement).
La Jantabuée ©Philippe Cibille
Artiste pluridisciplinaire, Johann Le Guillerm est Grand Prix National du Cirque (1996) et Prix des Arts du
Cirque SACD 2005. En 2014, il est fait Chevalier des Arts et des Lettres. Formé au clown, à l’acrobatie et au fil, il
est issu de la première promotion de l’École nationale supérieure des arts du cirque. Il a travaillé avec Archaos,
participé à la création de la Volière Dromesko et cofondé le Cirque O. En 1994, il crée sa propre compagnie,
Cirque ici, et un premier spectacle solo, Où ça ?, qui tournera cinq ans.
Après un tour du monde au cours duquel il se confronte aux populations traumatisées, handicapées et
autarciques, il s’engage en 2002 dans Les Imperceptibles, vaste projet de recherche qui interroge l’équilibre, les
formes, les points de vue, le mouvement et l’impermanence... En autodidacte complet, Johann Le Guillerm
observe, expérimente la matière et les lois naturelles, pour recomposer des formes qui perturbent nos
certitudes.
Faisant voler en éclat les disciplines traditionnelles du cirque, le projet s’articule autour du spectacle Secret
(Temps 1 et Temps 2), d’expositions-laboratoire (dont Les Imperceptibles), et d'une conférence performée, Le
pas Grand chose, qui sera créée en 2017.
17
Julie Ramage
Que nous sommes l'histoire [1]
Photos
Installation composée de 23 photographies au collodion humide sur plaque de métal, tirées sur papier d'art au format
13 x 18 cm, contrecollées, sous caisse américaine en acier ; une micro-édition, 10 000 feuillets détachables ; environnement
sonore
L'artiste explore pour ce projet l'histoire économique, domestique, religieuse et politique de l'os à Saint-Denis :
récupération des os animaux au sein des boucheries, développement de plateformes artisanales de production
d'objets en os, enjeux politiques de l'enterrement des rois dans la ville... Julie Ramage a réalisé des
photographies au collodion humide d'os humains et d'objets fabriqués à partir d'os animaux, issus des
archives de l'Unité d'archéologie de Saint-Denis. En utilisant ce procédé de prise de vue, mis au point en 1851,
elle convoque l'histoire médicale du procédé, dont la chimie était utilisée pour faciliter la cicatrisation des
plaies, et pour embaumer les morts. L'artiste travaille ainsi l'imaginaire qui entoure l'os, qu'il soit religieux,
éthique ou culturel. Elle s'intéresse à la dimension anthropologique des recherches menées autour de l'os, qui
permet de penser un rapport intime à un corps passé, dans l'étude de ses déformations, de ses blessures et de
ses maladies.
En collaboration avec Bruno Héloir Sanchez, artisan métallier, et Anne-Marie Msili-Jézéquel, atelier d'impression d'art
a2mj, Berlin.
Que nous sommes l'histoire [2]
Micro-édition
Installation composée de 23 photographies au collodion humide sur plaque de métal, tirées sur papier d'art au format
13 x 18 cm, contrecollées, sous caisse américaine en acier ; une micro-édition, 10 000 feuillets détachables ; environnement
sonore
Des ateliers de recherche, menés au sein de l'Unité d'archéologie et dans deux collèges de Saint-Denis, ont
permis la production de récits intimes et collectifs. Par la chanson, le dessin, la sculpture ou la photographie,
les habitants ré-investissent et re-composent l'histoire de leur ville. Suite aux attentats de novembre à Paris et
Saint-Denis, la réflexion commune menée autour des notions de construction identitaire, de mise en voix de
l'histoire, de blessure individuelle et collective, a pris une toute autre dimension.
Brouillons, dessins, textes, fragments de la recherche collective mais aussi outils de médiation, étiquetages ou
notices de manipulation des os humains et animaux composent dix mille feuillets photocopiés et détachables.
Ces fragments, également placardés sur les murs de Saint-Denis, constituent la trace d'une action collective.
Dans l'exposition, emportés par les visiteurs, ils évoquent l'impossibilité d'une vision totale de l'histoire enfouie
sous nos pieds et sous nos villes.
Environnement sonore réalisé en collaboration avec Capricorn, sound designer.
Création de la micro-édition en collaboration avec Frédérick Anquetil, médiateur de l'Unité d'archéologie de Saint-Denis,
Cécile Cornut-Gentille, Julia Del Treppo et Marc Nomérange, enseignants, et les élèves des collèges Garcia Lorca et Iqbal
Masih : Lylia Bani, Christel Berthaud, Malika Bouhala, Saad Boutouhat, Jérémy de Sousa, Souley Diawara, Ermelinda
Fernandes, Paveetharam Ilangeswaran, Wael Jaboun, Mohamed Marong, Zaein Mohammad, Rubem Moreira, Chadrak
Mwanga Musinga, Mirgane Mze, Divan Nsiengi-Nkielo, Hamida Said, Nadji Tabetroukia, Dieuleveut Zingi Vuele Kina, Aya
Ben Salah, Théodora Deka-James, Fatoumata Diaby, Inès Fellah, Sarah Fellah, Ibrahim Fofana, Laura Gaspar, Yassine
Gouali, Amina Katsieva, Angéliqua Kitenge, Martine Lin, Evelyne Lin, Mitsuka Lincy, Céline Liu, Cynthia Loyson, Ilham
Mamouni, Dounia Mohamedi, Lina Tebib, Maria Traoré, Luka Stankovic, Sophia Xu.
18
Que nous sommes l’histoire ©Julie Ramage
A beautiful town [1]
Installation composée de 10 photographies au collodion humide sur plaque de métal, tirées sur papier d'art au format
100 x 141 cm, contrecollées ; environnement musical ; dispositif vidéo
A beautiful town interroge les enjeux de l'urbanisation des zones périurbaines, et le rôle qu'y joue
l'archéologie. L'installation documente l'extension des villes de Fleury et de Bondoufle, en Essonne.
Julie Ramage choisit de photographier le terrain juste après la fouille préventive, qui vise à détecter, avant
le début des constructions, d'éventuels éléments importants pour la recherche archéologique. Destiné à
accueillir un centre commercial, le site comprend une décharge sauvage, cimetière de la société de
consommation où s'entassent des objets qui se fondent progressivement dans le sol. Le processus
photographique, le collodion humide, date de 1851. Il a été conçu à partir d'une chimie utilisée dans
le domaine médical, pour faciliter la cicatrisation des plaies. Son utilisation permet de faire écho aux blessures
du sol et aux tensions liées à sa fouille, puis à son aménagement. Les plaques photographiques ont ensuite été
enterrées. L'image n'est plus représentation ou documentation du processus archéologique, mais devient
ce processus, directement marqué par l'action de la terre.
19
Réalisation des tirages photographiques en collaboration avec Anne-Marie Msili-Jézéquel, atelier a2mj, Berlin
A beautiful town [2]
Environnement musical
Installation composée de 10 photographies au collodion humide sur plaque de métal, tirées sur papier d'art au format
100 x 141 cm, contrecollées ; environnement musical ; dispositif vidéo
L'environnement sonore a été élaboré en étroite collaboration avec Olivier Royer-Pérez, chargé des opérations
d'archéologie préventive, à partir des rapports qu'il a rédigés lors du diagnostic du terrain. Ces rapports, non
publiés, constituent une base pour la décision de l'État de laisser l'aménageur construire ou non sur la zone
concernée ; hors du processus administratif, ils restent invisibles, constituant ce que l'on surnomme la
« littérature grise. » « L'inventaire est la seule survie du site », explique Olivier Royer-Pérez, la seule manière
de le conserver. Se pose alors la question de qui peut y avoir accès, puisqu'il n'est jamais publié.
La voix de l'archéologue passe en revue, jusqu'à l'épuisement, les inventaires des objets prélevés sur le terrain
et des gestes effectués lors de la fouille. Elle vient se perdre dans un environnement musical immersif conçu
par Alex Augier. Le dispositif ERT central, mis au point par Martin Howse, permet d'utiliser la terre extraite des
sites archéologiques pour transformer le son.
En collaboration avec Alex Augier et Martin Howse, musiciens, Olivier Royer-Pérez, archéologue, et Bruno Héloir Sanchez,
artisan métallier.
A beautiful town [3]
Dispositif vidéo
Installation composée de 10 photographies au collodion humide sur plaque de métal, tirées sur papier d'art au format
100 x 141 cm, contrecollées ; environnement musical ; dispositif vidéo
Les documents collectés par Julie Ramage lors de son enquête constituent un fonds d'archives textuelles,
sonores et vidéos, riche et contradictoire. Réécrites sous une forme semi-sociologique, semi-poétique, elles
retranscrivent les imaginaires croisés du lieu : ennui, errance, consommation, traditions rurales, souvenirs
de la guerre, cristallisations identitaires face à l'investissement des logements sociaux, fantasme de la
« banlieue » effrayante à venir.
En croisant le point de vue des archéologues, des aménageurs, des habitants, et des différents usagers
du lieu, A beautiful town pointe les tensions extrêmes liées à la mutation du territoire : destruction
de terres arables, expropriation des agriculteurs, désir de conservation des artefacts archéologiques. Ces
violences s'articulent autour du devenir de la terre, dans ses dimensions organique et administrative.
Elles posent la question de la différence entre sol et territoire.
En collaboration avec Sandra Ghosn, artiste visuelle, et Christophe Ramage, réalisateur.
Julie Ramage, née en 1987, a été formée à l'université Paris Diderot, au Smith College (Northampton, ÉtatsUnis) et au Center for Alternative Photography de New York. Le rapport de l'individu à l'espace qu'il occupe
est au cœur de son travail plastique. À l'aide de protocoles de recherche collective ou d'enquêtes sur le terrain,
elle propose une réflexion globale sur la construction de l'image de soi et de l'autre, et sur la circulation de ces
représentations. Son travail a été présenté en France, aux États-Unis, en Argentine et en Espagne.
Lors de sa résidence au CENTQUATRE-PARIS dans le cadre de NEARCH, elle a travaillé sur l'imaginaire de la
banlieue et des zones péri-urbaines, à Saint-Denis et en Essonne. Ce questionnement de l'identité visuelle se
situe au croisement de la mémoire personnelle, de la mémoire collective et de la notion de territoire.
20
Ronny Trocker
Estate (Summer)
Photo, vidéo, son
Estate (Summer) combine photo, vidéo et son pour explorer le hors-champ d’une photographie prise par le
photojournaliste Juan Medina sur une plage espagnole en 2006. On y voit un migrant naufragé qui, épuisé,
rampe dans le sable tandis qu’à l’arrière-plan trois baigneurs vaquent à leurs occupations. Au dos d'une
reproduction de la photographie, une courte vidéo montre le contexte imaginé par Ronny Trocker. Sur la
plage, hommes, femmes, enfants et photographe sont figés dans leur mouvement. L'artiste confronte ainsi la
temporalité du film, qu'il prive de la durée, à celle, instantanée, de la photographie. Il en fait surgir une sorte
de durée élastique, qui pourrait être celle du temps subjectif. Estate (Summer) s'interroge sur le rapport entre
la passivité de notre société face à la tragédie de plus en plus fréquente des migrants naufragés et la
production d'images qu'elle en fait.
Estate (Summer)
Produit par Autour de Minuit (France) et Stempel (Belgique). Avec la participation d'ARTE France, du CNC, de la Procirep/Angoa, du Centre du Cinéma et de
l'Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Voo. Avec le soutien d’Arcadi Île-de-France, du CENTQUATRE-PARIS, du Fresnoy - Studio national des arts
contemporains et de la bourse "Brouillon d’un rêve numérique" de la Scam.
Ronny Trocker est né en 1978 près de Bolzano, au nord de l’Italie, où il grandit. Après avoir travaillé pour de
nombreux projets de théâtre, de musique et avec différents artistes sonores en Italie et en Allemagne, il part
en Argentine suivre des études de cinéma. De retour en Europe, il intègre en 2012 le cursus du Fresnoy - Studio
national des arts contemporains. Il a écrit et réalisé plusieurs films, dont, en 2014, Gli immacolati (Les
Immaculés), qui reçoit le Prix Jeune Talent Art Numérique décerné par la Scam. Ce court-métrage
documentaire en animation 3D met en scène un fait divers survenu en Italie, à Turin, où des habitants d'un
quartier populaire avaient incendié un camp de Rom sur les fausses accusations de viol d'une jeune fille. Sa
reconstitution est volontairement ambiguë et incomplète, à l'image de la mémoire des événements racontés.
Ronny Trocker vit et travaille actuellement entre Bruxelles et Paris. Il est en résidence au CENTQUATRE-PARIS.
21
Et aussi, les vendredi 11 mars et samedi 12 mars : performances d’Adrian Schindler et d’Eric
Arnal-Burtschy, rencontres scientifiques avec l’Inrap.
Adrian Schindler
Cette année les commémorations n’auront pas lieu
Performance
En collaboration avec Eulàlia Rovira (décors et éléments scéniques) et Romain Trinquand (costumes, textes et
jeu d’acteur
Durée approximative : 45 minutes
Porter l'oreille aux pierres, voir leur donner la parole, c'est ce que tente de faire la performance Cette année
les commémorations n’auront pas lieu. À la suite d'une série de travaux sur des monuments aux morts en
Allemagne et en France, Adrian Schindler, accompagné d’Eulàlia Rovira et de Romain Trinquand, s'éloigne des
discours officiels et du tourisme de mémoire pour offrir une approche alternative à ces emblèmes exemplaires.
Sur scène rien n'est figé, pas même les pierres. Dans cet espace en constante transformation évoluent deux
protagonistes aux costumes peu crédibles de gardiens de la mémoire, qui partagent un désir commun de
changer d'identité et de s'enfuir. Mais comment échapper à son destin quand il est gravé sur soi ? Peu à peu,
d'infimes épopées, entre mauvaises herbes et traces d'animaux sauvages, prennent le pas sur l'Histoire. Plutôt
que de porter un jugement sur la question mémorielle, la fiction ouvre une brèche et invite à emprunter
d'autres sentiers à l'ombre des grandes stèles.
Production le CENTQUATRE-PARIS, avec le soutien de l'Académie N.A! Fund.
DR. Adrian Schindler
22
Adrian Schindler, né en 1989, vit et travaille à Barcelone. Il est diplômé de l'École nationale supérieure des
beaux-arts de Paris (ENSBA) et titulaire d'un Master of Arts de l'Institut für Kunst im Kontext (UdK) de Berlin.
Son attention se porte sur l'espace, qu'il relève de l'architecture, de l'urbanisme ou du paysage, comme
construction historique et politique, mais aussi sur des questions de langage et de traduction, et sur les
manières de se mouvoir au sein de ces structures. La complexité de l'héritage historique et culturel de la
relation franco-allemande est une thématique importante dans son travail artistique. Largement influencées
par son histoire personnelle, ses recherches le mènent à créer des formes variées - performance, édition,
dessin et photographie – qui sont autant d'essais narratifs, au croisement de la recherche documentaire et de
l'écriture de fiction.
Eulàlia Rovira, née en 1985, vit et travaille à Barcelone. Diplômée des beaux-arts à la Universitat de
Barcelona, et titulaire d'un Master of Arts de l'Institut für Kunst im Kontext (UdK) de Berlin, elle pratique la
vidéo, l'écriture, la photographie et la conception de mobilier, et collabore avec Adrian Schindler depuis 2013.
Elle a conçu les décors et les éléments scéniques de la performance.
Romain Trinquand, né en 1982, vit et travaille à Paris. Il est diplômé de l'École nationale supérieure des beauxarts de Paris (ENSBA) et a développé une pratique de l'installation, du dessin, de la performance et de l'image
animée. Il a accompagné Adrian Schindler sur les costumes, les textes et le jeu d’acteur. Ils collaborent sur des
projets performatifs depuis 2008.
23
Eric Arnal-Burtschy
The place behind
Performance
Présentation de recherches
Certains concepts scientifiques soulèvent des problématiques proches de la métaphysique en s’attachant à
comprendre tant la nature de l'espace et du temps que celle de la matière et du vide. Ils décrivent une réalité
si éloignée de ce que nous avions appris et perçu jusqu'à présent que nous n'arrivons pas à nous représenter ce
que ces concepts impliquent et signifient, limitant notre capacité à formuler de nouvelles hypothèses.
C'est dans ce champ de recherche, autant scientifique qu'artistique, qu'évolue Eric Arnal-Burtschy.
Il projette de réaliser une thèse, en collaboration avec plusieurs universités et lieux d'art, qui donnerait lieu à
une série d’œuvres situées aux croisements du spectacle vivant, du numérique et des arts visuels. Leur but :
permettre au spectateur d’intérioriser ces concepts scientifiques en échappant aux automatismes qui
conditionnent et limitent notre réception. Il ne s'agit pas ici de représentation mais d'évocation, d'expérience
sensorielle.
Intéressé de longue date par l'analyse du mouvement, Eric Arnal-Burtschy tente ainsi par exemple de
matérialiser les notions de vide ou d'infini (dans Bouncing Universe in a Bulk) ou de chorégraphier la lumière,
rendant palpable l’intangible (Deep are the Woods, présenté du 18 au 21 mars au Théâtre de Vanves, dans le
cadre du festival Artdanthé). Il fera une présentation de ses recherches et de quelques projets passés ou en
cours.
Eric Arnal-Burtschy suit un cursus universitaire à la Sorbonne en histoire, philosophie et géopolitique avant de
s’orienter vers les arts vivants et visuels. Son travail aborde tant un questionnement sur l'humain que des
perspectives plus abstraites liées à une recherche sur l'espace et le mouvement.
En 2012, désireux d’explorer une nouvelle relation au monde et toujours intéressé par les questions
diplomatiques et politiques, il devient en parallèle officier de réserve d’État-major. La même année, il est
lauréat de la bourse de la Vocation de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet et devient artiste en résidence à
L’L – Lieu de recherche et d’accompagnement pour la jeune création à Bruxelles.
De 2011 à 2013, il travaille avec Lyllie Rouvière sur Bouncing Universe in a Bulk, diptyque sur l’Univers et les
notions d’infini et de vide, puis crée Ciguë en 2014, un solo interprété par Clara Furey sur le rapport à la liberté
et à la solitude. Il organise également Sweet and Wild, soirées de formes courtes mêlant performances et arts
visuels à Paris et Berlin.
24
Présentation des structures partenaires
NEARCH
Au cours des vingt-cinq dernières années, l’archéologie et les métiers de la gestion du patrimoine culturel ont
connu des développements scientifiques et professionnels majeurs.
Piloté par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), le projet NEARCH, financé pour
moitié par la Commission européenne pour une durée de 5 ans (2013-2018) dans le cadre du programme
Culture, est un réseau européen de coopération regroupant 14 partenaires de 11 pays désireux d’explorer ces
changements et leurs conséquences.
NEARCH vise plus particulièrement à examiner les différentes dimensions de la relation des publics à
l’archéologie. Il s’agit de proposer de nouvelles façons de travailler et de collaborer à une profession fortement
soumise aux aléas économiques et socio-politiques contemporains.
Les objectifs de NEARCH sont abordés au travers de multiples activités organisées en cinq thèmes principaux:
L’archéologie pour la communauté: le rôle citoyen de l’archéologie
L’archéologie et l’imaginaire: à la croisée des chemins entre la science et l’art
L’archéologie et la connaissance: l’enseignement et le partage du savoir
L’archéologie dans une économie en mutation: vers un modèle durable pour l’archéologie
L’archéologie européenne dans le monde: dépendances et développement mutuels
www.nearch.eu
25
Inrap
Avec plus de 2 000 collaborateurs et chercheurs, l’Inrap est la plus importante structure de recherche
archéologique française et l’une des toutes premières en Europe. Institut national de recherche, il réalise
chaque année quelque 1 800 diagnostics archéologiques et 250 fouilles en partenariat avec les aménageurs
privés et publics, en France métropolitaine et outre-mer.
Créé par la loi de 2001 sur l’archéologie préventive, l’Inrap est le seul opérateur public compétent sur
l’ensemble du territoire et pour toutes les périodes, de la Préhistoire à nos jours. Héritier de trente ans
d’expérience, il intervient sur tous les types de chantiers : urbain, rural, subaquatique, grands tracés linéaires.
À l’issue des chantiers, l’Inrap assure l’exploitation des résultats et leur diffusion auprès de la communauté
scientifique : plus de 300 de ses chercheurs collaborent avec le CNRS et l’Université. Ses missions s’étendent à
la diffusion de la connaissance archéologique auprès du public : ouverture des chantiers, expositions,
publications, conférences, production audiovisuelle.
©Alexandre Godard_Inrap
26
LE CENTQUATRE-PARIS
Etablissement artistique de la Ville de Paris dirigé par José-Manuel Gonçalvès, le CENTQUATRE-PARIS est un
espace de résidences, de production et de diffusion pour publics et artistes du monde entier.
Le CENTQUATRE-PARIS © Myriam Tirler
Pensé comme une plate-forme artistique collaborative, il donne accès à tous à l’ensemble des arts actuels.
Le CENTQUATRE-PARIS, soutient les artistes de toutes disciplines (arts visuels, théâtre, danse, cirque et
musique) à travers différents types d’accompagnements, dans ses murs ou ailleurs. Chaque année, plus de
380 équipes artistiques sont accueillies en résidence, plasticiens, musiciens, danseurs, comédiens ou
circassiens.
Le CENTQUATRE-PARIS accompagne les spectacles, concerts et expositions ON THE ROAD, auprès de son
réseau, cette saison et les saisons suivantes.
27
Visuels disponibles pour la presse
Exposition Matérialité de l’Invisible, l’archéologie des sens
au CENTQUATRE-PARIS du 13 février au 30 avril 2016
IMAGE
NOM DE L’ARTISTE
ET DE L’OEUVRE
MATÉRIAUX UTILISÉS
COURTESY ET
CRÉDITS PHOTO
Agapanthe (Konné
& Mulliez)
installation
sculpturale à partir
de déchets (non
organiques)
collectés et
cristallisés dans le
sucre.
Photo :
Agapanthe (Konné
& Mulliez)
Reproduits en sucre,
en résine ou en
images
photogrammétriques
(technologie utilisée
pour la
reconstitution en
archéologie)
Photo :
Agapanthe (Konné
& Mulliez)
Amas
Agapanthe (Konné
& Mulliez)
Réserve
28
Hicham Berrada
Mesk-ellil
2015
Installation.
Ensemble de 7
terrarium en
verre teinté,
cestrum
nocturnum,
éclairages
horticoles,
éclairages clair
de lune,
temporisateur /
250 x 200 x 50
cm chaque
250 x 500 x 500
cm ensemble
Vue de
l’exposition /
« Paysages a
circadiens »,
Photo : Fabrice Seixas
Courtesy de l’artiste
et kamel mennour,
Paris
29
Ali Cherri
We, the Civilised
2016
Vidéo
Courtesy de l’artiste et
de la galerie Imane
Farès
Photo : Ali Cherri
30
Miranda Creswell
Un temple
romain,
Reinvented
space
Miranda Creswell
Putting in a box
Dessins au
graphite
(2.62m x 1.5m)
Photo : Miranda
Creswell
Objets et boites
à archives
Photo : Miranda
Creswell
31
Johann
Le Guillerm
Photo : Philippe
Cibille
Les
Imperceptibles
2015
32
Nathalie Joffre
Apparitions
Nathalie Joffre
Data History
Voyage
Installation vidéo
et son (vidéo HD
et son 5.1).
5’30, En boucle.
Photo : Nathalie
Joffre
Vidéo HD et son
stéréo (7’15)
Photo : Nathalie
Joffre
Réalisation: Nathalie
Joffre & Vincent
Perrault
Montage image:
Nathalie Joffre &
Vincent Perrault
Montage son: Vincent
Perrault
Réalisé en partenariat
avec l'Oxford Institute
of Archeology
33
Anish Kapoor
Ascension
2003-2015
techniques
mixtes
Courtesy de l’artiste
et GALLERIA
CONTINUA, San
Gimignano / Beijing
/ Les Moulins /
Habana
Photo : Oak
Photo : Lorenzo
Fiaschi
34
Julie Ramage
Que nous
sommes
l’histoire
Ronny Trocker
Estate (Summer)
Installation
composée de 23
photographies
au collodion
humide sur
plaque de métal,
tirées sur papier
d’art au format
13x18 cm,
contrecollées,
sous caisse
américaine en
acier ; une
micro-édition,
10 000 feuillets
détachables ;
environnement
sonore.
Photo: Julie Ramage
combine photo,
vidéo et son
Photo : Ronny Trocker
35
Inrap
Photo : Alexandre
Godard_Inrap
36
Informations pratiques
Exposition du 13 février au 30 avril 2016
Horaires d’ouverture :

Du 13 février au 25 mars :
Période scolaire : mercredi > jeudi et week-end: 14h > 19h
Période vacances : mardi > vendredi et week-end: 14h > 19h

Du 26 mars au 30 avril :
Période scolaire: mercredi > vendredi: 14h > 19h et week-end: 12h>19h
Période vacances: mardi > vendredi: 14h > 19h et week-end: 12h > 19h
Tarifs : 5€TP/3€TR/2€TA/2€groupes
Le jour de votre prise de billet pour l’exposition Matérialité de l’invisible, vous pouvez accéder pour 2 € supplémentaires à
l’exposition Circulation(s). Offre valable du 26 mars 2016 au 30 avril 2016.
contacts presse :
Lorraine Hussenot
lohussenot@hotmail.com
01 48 78 92 20 / 06 74 53 74 17
Le CENTQUATRE-PARIS
Virginie Duval de Laguierce
v.duval@104.fr
01 53 35 50 96 / 06 46 43 65 44
Inrap
Mahaut Tyrrell
mahaut.tyrrell@inrap.fr
01 40 08 80 24 / 06 07 40 59 77
KIT MEDIA
Vous pouvez télécharger nos kits media à partir de ce lien :
http://www.104.fr/menu-haut/professionnels/espace_presse.html
Formulaire KIT MEDIA à remplir avec votre prénom, nom, média, e-mail.
Cliquer ensuite sur ENVOYER puis Cliquer sur le LIEN ROSE / ouvrir le dossier ARTS VISUELS puis le
dossier MATERIALITE DE L’INVISIBLE
Le CENTQUATRE-PARIS
5 rue Curial 75019 PARIS
M° Riquet (ligne 7)
Informations et billetterie www.104.fr
01 53 35 50 00
Le CENTQUATRE est un établissement artistique de la Ville de Paris
Le CENTQUATRE-PARIS est ouvert
du mardi au vendredi de 12h à 19h
le week-end de 11h à 19h
fermé le lundi
(ouverture tardive les soirs de programmation)
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