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atelier
grizou
portrait sensible
hizu Ono, Grégoire Dentan, les ateliers Grizou. Du
musée cévenol au Vigan, Gard, aux salons internationaux, Hong Kong, Shangaï, ToKyo, dans le Trans-sibérien,
d’une exposition autour d’une caisse en bois, tirée tout au
long du voyage, rien de ce qui semble impossible les effraie. Ou comment parvenir à marier les contraires et traiter
de la vacuité dans le monde des objets qui nous mangent ?
Un entre deux d’abord.
De ce couple franco « on veut juste
japonais, un sentiment
de sérénité se dégage. faire des choses
De leur refuge cévenol,
la vision qu’au dessus bien et belles
de leur toit, une fumée
monterait droite dans pour votre vie »
un ciel tranquille et la sensation que rien ici ne presse.
« Tout se conçoit aisément » et se fait à deux dans cet espace intime qui les relie, cette part invisible, qu’on devine
comme l’amour, entre deux êtres que d’aucuns nommeraient designers ou bien à leur insu, philosophes, eux qui
s’emploient à créer en même temps que l’objet, l’éthique
d’un nouveau rapport au besoin. Inventer et partir de l’objet de qualité car sans masque, jusqu’à la maison, cet objet
qui communique...
CRÉDIT PHOTO: VIRGINIE NOMINÉ
En exposition chez Muji à Hong Kong, ou dans la simplicité
de leur atelier, dans une sous préfecture, tout est raccord,
l’éthique, la gentillesse, la familiarité, une idée du bonheur
quand l’objet s’écarte du désir et qu’il n’est question que
de partage. Leurs expositions donnent lieu à la création et
à l’application d’objets et du rapport entre voisins, sorte
d’opération « maisons ouvertes », pour retrouver du lien. La
gageure n’est pas d’oublier jusqu’à ce qu’ils font, tant ce
qui émane d’ici est contraire à l’industrie, parce qu’ils me
disent, « on ne veut pas travailler sur les tendances, on
veut juste faire des choses bien et belles pour votre vie ».
Les ateliers Grizou, Chizu et Grégoire, pour nous tous,
créateurs, artisans et sentinelles du bonheur.
arts plastiques
Anne
Bataï
La peinture est une traduction du
monde intérieur
nne Bataï vit en Cévennes depuis
une quinzaine d’années. Son travail
de peintre et plasticienne est le fruit d’un
parcours atypique avec une enfance au
cœur de l’Afrique où les ethnies Tutsis et
Hutus vivent alors en parfaite harmonie, puis
un retour en France vécu douloureusement
à l’adolescence. La danse contemporaine,
la chorégraphie lui
de parElle choisit le poisson permettent
ler de l’invisible.
comme vecteur de Doucement elle explore la peinture qui
communication s’impose et choisit
le poisson comme
vecteur de communication, cet être unique
perdu dans le bleu de l’océan, symbole de
l’unité dans la diversité, symbole de Vie. Celui qui permet de voyager, de l’introspection
à l’universel.
Elle marrie l’huile, l’encre et le pigment pour
travailler le bleu en couleur principale, avec
le noir en fond de toile pour accueillir la lumière.
10
côté cour, magazine culture
anne
ducamp
arts plastiques
omme une histoire mystérieuse, tout commence par la terre qu’Anne Ducamp, toute
jeune, travaille, modèle. Puis elle touche au dessin,
à la peinture. Ensuite, dans le cadre d’une « académie de peinture » à Bruxelles, elle pratique le modèle vivant, la gravure et la peinture. Entre ensuite à
l’ERG, école de recherche graphique qui bouscule
les codes et est très orientée sur l’art conceptuel et
contemporain.
Elle travaille pendant dix ans dans un atelier collectif qui lui permet d’évoluer vers un travail personnel.
Anne Ducamp, nourrie de ce parcours, peut emmener le spectateur dans son univers, à la limite du
lisible, à l’endroit du souvenir d’une émotion, d’un
songe, d’un vécu.
Magicienne de l’invisible elle capte ce moment furtif
dans une expression non figurative.
Son travail à l’huile et au brou de noix lui permet de produire des tons
plus chauds, de jouer sur les clair-obscurs pour toucher à l’intime,
au jardin secret.
Partageant son temps entre Bruxelles et les Cévennes, elle glane des
images, des photos qui alimentent son inspiration.
« J’apprécie de travailler et de partager mon expression artistique en
Cévennes. C’est un véritable vivier d’artistes et les échanges y sont
simples, accessibles et généreux ».
philippe Maréchal & virginie
portraits sensibles
Nominé
Philippe Maréchal, auteur et Virginie Nominé, photographe ont réalisé
les portraits sensibles présentés dans ce magazine.
Ils ont choisi de se ''tirer le portrait'' mutuellement.
philippe Maréchal
par virginie Nominé
« À force de l’écouter, le grand-père,
gling’gling’ en buvant son rouge, en fumant sa gauloise ! Les odeurs du Cirque
d’Hiver, l’éléphant et la trapèziste !
A cause des couleurs !
Le O est jaune, le A est rouge et le mot
bleu est bleu, composé de lettres qui ne
le sont pas ! Avec la musique !
Le tracassin délicieux du phrasé de
l’écriture et de l’écriture parlée !
Entre pneumatique romantique, pain et
bateau, l’écrivain !
Aller au fond de son art, c’est aller au
fond de soi pour y retrouver tous les
Autres ! »
virginie Nominé par philippe Maréchal
Avec elle, tu joues à Mikael Blomkvist de Stieg Larson. Un appareil photo
dans ses mains et elle devient invisible. Elle t’inonde d'empathie, de
dialectique et de chats, de Paris, sa banlieue, et de l'Afrique de l'Ouest.
Bon on y va ? Tout ça n'est pas sérieux qu'elle te dit, chacun prendra
ce qu'il veut. Ben qu'est ce tu crois ? Elle rit, et c'est magique. Tout est
parole. Tout est visuel, et tu vois ce qu'elle nomme la réalité ingrate,
ce qu'elle effleure en te bouleversant. Elle écoute. Elle ne regarde pas,
elle considère. Tu crois qu'elle rêve. Sans la voir, tu penses qu'elle est
partie. Tu poursuis ton interview. Ben oui, elle n'est plus là. Mais tu sens
qu'elle sourit si t'es bon. Alors, elle glisse et elle déclenche. Elle prend tes
phrases au vol, imprime entre leurs mots. Fine comme une image elle s'est
pourtant nourrie, pour ne pas s'envoler, l'historique de la langue française,
un dico, un réflexe. C'est une photographiste, non, c'est Chiwawa Pearl
qui dégaine au Canon. C'est
facile avec elle, tu crois que Tout est visuel, et tu vois
tout est simple.
Et c'est beau, mais qu'est-ce ce qu'elle nomme la réalité
que c'est beau.
ingrate, ce qu'elle effleure
en te bouleversant.
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côté cour, magazine culture
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