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+tVKH[KL:t]LYHJn*tYL[ JVSSLJ[PVUWHY[PJ\SPuYL
QDWDO 8Q KLYHU LO HVW DWWLUp SDU %DQ\XOV
VXU0HU 6HV DPLV )UDQN %XUW\ Haviland,
Manolo et sa femme “Totote” Gasparin sont
LQVWDOOpVj&pUHWLOGpFLGHGHOHV\UHMRLQGUH
Séduit par la densité de la vie musicale,
émerveillé par la cobla, par le Canigou que,
tout jeune, il rêvait de gravir, il télégraphie
à sa compagne Henriette Tardieu de venir
DX SOXV YLWH /D YLH FpUpWDQH HVW GRXFH HW
DJUpDEOH PrPH VL OHV DUWLVWHV \ WUDYDLOOHQW
LQWHQVpPHQW ,OV VH UHWURXYHQW HQ ILQ GH
journée au Grand Café. Combien d’œuvres
inachevées a-t-il notées sur son papier à
musique, souvent oubliées ou perdues ?
Nul ne le sait.
7RXWH XQH SOpLDGH G·DPLV 3LFDVVR %UDTXH
Herbin, Masson passeront par cette souspréfecture qui deviendra un lieu culturel
H[FHSWLRQQHO &·pWDLW HQ ,O QH TXLWWHUD
SOXVXQSD\VTXLOXLSHUPHWG·DWWHLQGUHjOD
SOpQLWXGHGHVHVPR\HQVDUWLVWLTXHV´FDULO\
a tout : des chansons, des danses, des larmes,
GHVGLHX[SDwHQVOH&KULVW«µFRQÀHWLOjXQ
DPL,OOXLLQVSLUHQRWDPPHQWGHQRPEUHXVHV
partitions pour piano.
D
ès qu’il est question de la musique
en Catalogne française au début du
XXème siècle, un nom s’impose : celui
de Déodat de Séverac dont l’œuvre est une
GH FHOOHV R VH UHÁqWHQW OH PLHX[ O·kPH HW
l’harmonie de cette région.
0DULH-RVHSK$OH[DQGUH 'pRGDW GH 6pYHUDF
QDvW OH MXLOOHW j 6DLQW)pOL[/DXUDJDLV
SUqV GH 7RXORXVH GDQV XQH IDPLOOH À[pH HQ
/DQJXHGRF GHSXLV OH ,;ème siècle, vieille
VRXFKHIpRGDOHDSSDUHQWpHDX[URLVG·$UDJRQ
HW TXH SOXVLHXUV PDUpFKDX[ GH )UDQFH
illustrèrent. Son père, Gilbert de Séverac, a
suivi des études classiques à Sorèze puis à
Toulouse. Aussi passionné par la peinture
TXHSDUODPXVLTXHLORSWHÀQDOHPHQWSRXUOD
première, se fait connaître dans les salons où il
obtient de nombreuses récompenses. Plusieurs
musées possèdent de ses œuvres.
Dans sa jeunesse, Déodat suivra un parcours
identique, manifestant très tôt des dispositions musicales étonnantes. Et c’est pourquoi,
bien que s’intéressant lui aussi à la peinture,
il opte pour la musique. Du conservatoire
de Toulouse, il rejoint celui de Paris en
1896 qu’il quitte rapidement, malgré les
protestations du directeur Théodore Dubois,
pour entrer à la Schola Cantorum. Vincent
G·,QG\ OH FRQVLGqUH FRPPH VRQ PHLOOHXU
élève, “l’un des jeunes gens les plus doués
TXH M·DL UHQFRQWUpµ /D SLDQLVWH %ODQFKH
Selva, dont la famille est implantée depuis
TXDWUH JpQpUDWLRQV j /RV 0DVRV SUqV GH
3UDGHVGDQVOH&RQÁHQWVXLYUDOHSDUFRXUV
de Déodat en créant ses œuvres à la Société
Nationale de Musique de Paris avec Ricardo
Vines et ensuite Alfred Cortot.
Au moment où sa notoriété s’accroît, las de
OD FDSLWDOH LO UHYLHQW YLYUH GDQV VRQ SD\V
*
Les Baigneuses au soleil, souvenir de
%DQ\XOV SULPLWLYHPHQW GHVWLQpH j IDLUH
partie de l’album de cinq “suites” intitulé
Cerdaña en est retiré par Séverac pensant
TX·´LO YDODLW PLHX[ ODLVVHU FHV GDPHV VHXOHV
HWQXHVµ1RXVOHVYR\RQVFHVEDLJQHXVHV
V·pEURXHUGDQVOHVHDX[PpGLWHUUDQpHQQHV
ULUHDX[pFODWVSXLVVHUHSRVHUDXVROHLOVXU
OHVDEOHEU€ODQW,FLOHVW\OHGH'pRGDWDYHF
ses sonorités particulières, évolue dans un
sens nettement impressionniste sans pourtant
UDSSHOHU'HEXVV\²VW\OHTXLPDUTXHOHSRLQW
2
culminant de sa recherche instrumentale.
“Pour lui jouer un tour, je vais écrire d’un trait
une pièce dont il ne connaît pas une note et
dont d’ailleurs je n’en n’avais pas écrit une car
je l’avais toute entière dans ma tête.” Déodat
de Séverac pensait à Carlos de Castéra qui le
tarabustait pour qu’il lui dédie une œuvre.
au recueil Cerdaña sur les conseils très
SHUVXDVLIVGH%ODQFKH6HOYDFDULOPDQTXDLW
un “repos”après la troisième pièce.
Le Retour des Muletiers, donnée en première
audition à Paris par Alfred Cortot, conclut ce
WUqVEHDXUHFXHLOVXIÀVDQWSRXUSHUPHWWUHDX
FRPSRVLWHXUGHSUHQGUHSODFHDX[F{WpVGHV
plus grands.
*
*
/H UHFXHLO En Vacances comprend quant à
OXLGHX[YROXPHV'DQVOHSUHPLHUSUHQQHQW
place sept pièces charmantes et colorées
dédiées à ses proches amis et, dans le second,
WURLVDXWUHVGpGLpHVj%ODQFKH6HOYD
Cerdaña est une suite pittoresque en cinq
WDEOHDX[TXLOXLGHPDQGHWURLVDQQpHVGHWUDYDLO
de 1908 à 1911. Comme l’Ibéria d’Albéniz, elle
veut n’être qu’une évocation des hautes plaines
de Cerdagne : c’est là le grand art de Déodat :
nous donner l’illusion de vivre en même temps
TXHOXLODGpFRXYHUWHGHODPDJQLÀTXHFRQWUpH
catalane et l’imager avec ses muletiers et ses
PRQWDJQHVDX[VRPPHWVpOHYpV
En Tartane (dédiée à Yves Nat) nous emmène,
DX WURW U\WKPp GH OD PXOH WLUDQW OD WDUWDQH
visiter, par des chemins détournés et très
FKDRWLTXHVODFDPSDJQHGHVKDXWVSODWHDX[
cerdans, avec une halte impromptue dans
XQH DXEHUJH OH UHWRXU MR\HX[ DX YLOODJH HW
l’arrivée un peu triste à la maison familiale.
Les Fêtes, souvenir de Puigcerda, nous entraîne
dans les rues de cette petite ville, fanfare en tête,
jODUHQFRQWUHGHODFKDUPDQWH/DXUD$OEpQL]
Puis l’heure sonne au loin, les bruits s’apaisent
lentement, la nuit tombe emportant avec elle
l’écho de cette belle journée.
Ménestriers et Glaneuses, souvenir de FontRomeu, est une pièce construite à partir d’une
sardane dans laquelle Déodat témoigne d’un
DWWDFKHPHQWDIIHFWXHX[jOD&HUGDJQH
Les Muletiers devant le Christ de Llivia,
dédiée à son grand ami Haviland, évoque
la ferveur religieuse par une complainte
d’une émouvante intensité et a été ajoutée
*
En 1919, il écrit Sous les Lauriers roses, longue
fantaisie qui dépeint un soir de carnaval sur
la côte catalane et se veut davantage construit
VXUOHU\WKPHTXHVXUOHVKDUPRQLHV
*
Déodat de Séverac vient de terminer une
suite de quatre pièces intitulée L’Encens et la
Myrrhe quand il meurt en mars 1921. Sentant
venir ses derniers moments, il avait demandé
à son épouse de lui chanter Ma Poupée chérie,
une mélodie composée à la naissance de leur
ÀOOH0DJDOLHQ
Déodat de Séverac qui a rédigé une thèse
contre les chapelles parisiennes et la centralisation musicale a voulu être le chantre
GH O·kPH GX SD\V FDWDODQ TX·LO DGRUDLW 6D
PXVLTXHVHQWERQOHWK\PHWOHURPDULQ
d’après Michel Peus
*
3
*tYL[ (UKYt7VTTPuZ
´&·HVWGpOLFLHX[(WFRPPHF·HVWVLPSOHVDQV
tout le chiqué que tant d’autres se croient
REOLJpVSRXUIDLUHGHO·DUWGHPHWWUHDXWRXU
Séverac a quelque chose à dire et il le dit tout
VLPSOHPHQW%HDXFRXSQ·RQWULHQjGLUHDORUV
ils font tout ce qu’ils peuvent pour masquer
le vide.” (Gabriel Fauré)
C
’est en écoutant le pianiste perpignanais François-Michel Rognol que
m’est venue l’idée d’enregistrer des
œuvres pour piano de Déodat de Séverac.
Fondatrice et présidente depuis 1996 du
)HVWLYDO ,QWHUQDWLRQDO GH 0XVLTXH HQ
Catalogne à Céret, je voulais ainsi rendre
hommage au grand compositeur céretan
DLQVLTX·jVDYLOOHG·DGRSWLRQ²YLOOHG·DUWHW
qui, dans le passé, fut plus encore peut-être
ville de musique.
/·HQUHJLVWUHPHQW D HX OLHX GDQV OD FKDSHOOH
de l’Ermitage de Font-Romeu, un endroit
sublime de beauté et doté d’une parfaite
acoustique. Nous espérons que le résultat
vous enchantera.
Je citerai, le concernant, quelques témoignages
émanant de grands artistes de son temps :
Pour leur aide précieuse dans la réalisation
de ce disque, j’aimerais remercier ici :
´,OIDLWGHODPXVLTXHTXLVHQWERQHWTXHO·RQ
UHVSLUHjSOHLQF±XUµ&ODXGH'HEXVV\
/H&RQVHLO5pJLRQDOGH/DQJXHGRF5RXVVLOORQ
HWVRQSUpVLGHQW0&KULVWLDQ%RXUTXLQ
“Cher ami, je ne puis résister au plaisir de
vous dire toute la joie que j’éprouve de votre
musique. Vous ne sauriez croire le bien
qu’elle me fait. C’est là l’art que j’aime, qui
vit intensément d’une bonne vie simple et
JUDQGHµ%ODQFKH6HOYD
/HFRQVHLO*pQpUDOGHV3\UpQpHV2ULHQWDOHV
et sa présidente Mme Hermeline Malherbe ;
/D YLOOH GH &pUHW HW VRQ PDLUH 0$ODLQ
Torrent.
“Son œuvre sort de la nature. Elle est pleine
GHO·RGHXUGXWHUURLURQ\UHVSLUHOHSDUIXP
du sol, les courses sous le soleil, les haltes
à l’ombre, les cloches discrètes tintant dans
l’air du soir, les heures de repos et de rêve à
ODÀQGXMRXUOHVSHLQHVHWOHVMRLHVGHODYLH
UXVWLTXH«µ3LHUUH/DOR
-RDQQD%UX]GRZLF]
Compositeur de musique et Catalane de cœur
*
5
LQWKHODQGRIKLVELUWKDQGRQHZLQWHUZDV
DWWUDFWHG E\ %DQ\XOVVXU0HU +LV IULHQGV
)UDQN%XUW\+DYLODQG0DQRORDQGKLVZLIH
¶7RWRWH· *DVSDULQ ZHUH LQ &pUHW ZKHUH KH
GHFLGHGWRMRLQWKHP&KDUPHGE\WKHGHQVLW\
RI PXVLFDO OLIH DQG ÀOOHG ZLWK ZRQGHU E\
cobla, a Catalan instrumental ensemble, and
DZHGE\&DQLJRX3HDNZKLFKTXLWH\RXQJ
he had dreamt of climbing, he telegraphed
his companion, Henriette Tardieu, to come as
TXLFNO\ DV SRVVLEOH /LIH LQ &pUHW ZDV VZHHW
DQG SOHDVDQW HYHQ WKRXJK DUWLVWV ZRUNHG
LQWHQVHO\WKHUHJDWKHULQJDWWKH*UDQG&DIp
DWWKHHQGRIWKHGD\+RZPDQ\XQÀQLVKHG
ZRUNVGLGKHQRWHGRZQRQKLVPXVLFSDSHU
RQO\WREHIRUJRWWHQRUORVW"7KHUHLVQRZD\
RINQRZLQJ
$ ZKROH JDOD[\ RI IULHQGV ² 3LFDVVR %UDTXH
+HUELQ0DVVRQ²ZRXOGSDVVWKURXJKWKLVVXE
SUHIHFWXUHWKDWEHFDPHDQH[FHSWLRQDOFXOWXUDO
SODFH,WZDV+HZRXOGQRORQJHUOHDYHD
UHJLRQWKDWDOORZHGKLPWRDWWDLQWKHSOHQLWXGH
RI KLV DUWLVWLF PHDQV ¶IRU HYHU\WKLQJ LV KHUH
VRQJV GDQFHV WHDUV SDJDQ JRGV &KULVW«·
KHFRQÀGHGWRDIULHQG,QSDUWLFXODULWZRXOG
inspire numerous piano scores.
W
henever there is question of music
LQ)UHQFK&DWDORQLDLQWKHHDUO\th
FHQWXU\ RQH QDPH VWDQGV RXW WKDW
RI'pRGDWGH6pYHUDFZKRVHRHXYUHLVRQHRI
WKRVHLQZKLFKWKHVRXODQGKDUPRQ\RIWKLV
UHJLRQDUHEHVWUHÁHFWHG
0DULH-RVHSK$OH[DQGUH 'pRGDW GH 6pYHUDF
ZDV ERUQ th -XO\ LQ 6DLQW)pOL[
/DXUDJDLV QHDU 7RXORXVH LQWR D IDPLO\ WKDW
KDG EHHQ VHWWOHG LQ /DQJXHGRF LQ WKH WK
FHQWXU\ ROG IHXGDO VWRFN UHODWHG WR WKH NLQJV
RI$UDJRQDQGLOOXVWUDWHGE\VHYHUDO0DUVKDOV
of France. His father, Gilbert de Séverac, had
a classical education in Sorèze then Toulouse.
$V LPSDVVLRQHG E\ PXVLF DV E\ SDLQWLQJ KH
HYHQWXDOO\RSWHGIRUWKHODWWHUPDNLQJKLPVHOI
NQRZQ LQ H[KLELWLRQV ZKHUH KH ZRQ VHYHUDO
DZDUGVDQXPEHURIPXVHXPVRZQKLVZRUNV
,Q KLV \RXWK 'pRGDW ZRXOG IROORZ DQ
LGHQWLFDO LWLQHUDU\ VKRZLQJ DVWRQLVKLQJ
SUHGLVSRVLWLRQV IRU PXVLF DW DQ HDUO\ DJH
ZKLFK LV ZK\ HYHQ WKRXJK KH ZDV DOVR
interested in painting, he opted for music.
$IWHUWKH7RXORXVH&RQVHUYDWRU\KHHQUROOHG
DW WKH 3DULV &RQVHUYDWRLUH LQ RQO\ WR
OHDYH VKRUWO\ WKHUHDIWHU GHVSLWH WKH SURWHVWV
of the director, Théodore Dubois. He then
HQUROOHG DW WKH 6FKROD &DQWRUXP ZKHUH
9LQFHQW G·,QG\ FRQVLGHUHG KLP KLV EHVW
VWXGHQW ¶RQH RI WKH PRVW WDOHQWHG \RXQJ
SHRSOH , KDYH PHW· 3LDQLVW %ODQFKH 6HOYD
ZKRVH IDPLO\ KDG VHWWOHG IRXU JHQHUDWLRQV
HDUOLHU LQ /RV 0DVRV QHDU 3UDGHV LQ WKH
&RQIOHQW UHJLRQ ZRXOG IROORZ 'pRGDW·V
FDUHHU JLYLQJ WKH ÀUVW SHUIRUPDQFH RI KLV
ZRUNVDWWKH6RFLpWp1DWLRQDOHGH0XVLTXHLQ
3DULVZLWK5LFDUGR9LxHVWKHQ$OIUHG&RUWRW
-XVW DV KLV IDPH ZDV EHJLQQLQJ WR JURZ KH
ZHDULHG RI WKH FDSLWDO DQG UHWXUQHG WR OLYH
*
Les Baigneuses au soleil ¶:RPHQ %DWKLQJ
LQ WKH 6XQ· VRXYHQLU GH %DQ\XOV LQLWLDOO\
LQWHQGHG DV SDUW RI WKH DOEXP RI ÀYH ¶VXLWHV·
entitled Cerdaña ZDV ÀQDOO\ RPLWWHG IURP LW
E\6pYHUDFZKRWKRXJKW¶LWEHVWWROHDYHWKHVH
ladies alone and naked’. We see these bathers,
VSODVKLQJ DERXW LQ WKH 0HGLWHUUDQHDQ ZDWHUV
ZLWKEXUVWVRIODXJKWHUWKHQUHVWLQJLQWKHVXQ
RQWKHEXUQLQJVDQG+HUH'pRGDW·VVW\OHZLWK
LWVSDUWLFXODUVRQRULWLHVHYROYHVLQDGLVWLQFWO\
,PSUHVVLRQLVWLF GLUHFWLRQ ZLWKRXW KRZHYHU
UHFDOOLQJ 'HEXVV\ ² D VW\OH WKDW PDUNV WKH
6
FOLPD[ RI KLV LQVWUXPHQWDO UHVHDUFK ¶7R SOD\
DWULFNRQKLP,·PJRLQJWRZULWHDWRQHJRD
SLHFHRIZKLFKKHGRHVQ·WNQRZDVLQJOHQRWH
DQGPRUHRYHURQHRIZKLFK,KDGQ·WZULWWHQD
VLQJOHRQHIRU,KDGWKHZKROHWKLQJLQP\KHDG·
'pRGDWGH6pYHUDFZDVUHIHUULQJWR&DUORVGH
&DVWpUDZKRKDGEHHQEDGJHULQJWKHFRPSRVHU
WRGHGLFDWHDZRUNWRKLP
UHOLJLRXVIHUYRXUWKURXJKDQLQWHQVHO\PRYLQJ
ODPHQWDQGZDVDGGHGWRWKHFROOHFWLRQCerdaña
RQ %ODQFKH 6HOYD·V KLJKO\ SHUVXDVLYH DGYLFH
IRUD¶UHVW·ZDVODFNLQJDIWHUWKHWKLUGSLHFH
Le Retour des Muletiers (‘Return of the
0XOHWHHUV·ÀUVWSHUIRUPHGLQ3DULVE\$OIUHG
&RUWRWEULQJVWRDFRQFOXVLRQWKLVORYHO\
FROOHFWLRQWKDWLVVXIÀFLHQWIRUWKHFRPSRVHUWR
take his place alongside the greatest.
*
CerdañaLVDSLFWXUHVTXHVXLWHLQÀYHWDEOHDXV
WKDW WRRN KLP WKUHH \HDUV IURP WR /LNH $OEpQL]·V Iberia LW LV PHDQW WR EH RQO\
an evocation of the high plains of Cerdagne:
therein lies Déodat’s great art: giving us the
LOOXVLRQ RI H[SHULHQFLQJ DW WKH VDPH WLPH
DV KLPVHOI WKH GLVFRYHU\ RI WKH PDJQLÀFHQW
&DWDODQFRXQWU\VLGHDQGLPDJLQLQJLWZLWKLWV
muleteers and high-peaked mountains.
En Tartane (dedicated to Yves Nat) takes us,
DWWKHUK\WKPLFWURWRIWKHPXOHGUDZQWDUWDQ
WR YLVLW WKH FRXQWU\VLGH RI WKH KLJK &HUGDJQH
SODWHDXVYLDYHU\FKDRWLFRXWRIWKHZD\SDWKV
$IWHUDQLPSURPSWXKDOWDWDQLQQWKHMR\RXV
UHWXUQ WR WKH YLOODJH DQG WKH VRPHZKDW VDG
DUULYDODWWKHIDPLO\KRPH
Les Fêtes¶7KH&HOHEUDWLRQ·RU¶7KH+ROLGD\V·
souvenir de Puigcerda leads us through the
VWUHHWVRIWKLVOLWWOHWRZQEUDVVEDQGLQWKHOHDG
WRPHHWWKHFKDUPLQJ/DXUD$OEpQL]7KHQWKH
KRXU VWULNHV LQ WKH GLVWDQFH WKH QRLVH VORZO\
GLHV GRZQ DQG QLJKW IDOOV WDNLQJ ZLWK LW WKH
HFKRRIWKLVORYHO\GD\
Ménestriers et Glaneuses (‘Minstrels and
Gleaners’), souvenir de Font-Romeu is based
RQ D VDUGDQD LQ ZKLFK 'pRGDW DWWHVWV WR KLV
affectionate attachment to Cerdagne.
Les Muletiers devant le Christ de Llivia (‘The
0XOHWHHUV%HIRUHWKH6WDWXHRI&KULVWLQ/OLYLD·
dedicated to his great friend Haviland, evokes
*
The collection En Vacances¶2Q+ROLGD\·
FRQVLVWV RI WZR YROXPHV 7KH ÀUVW FRQVLVWV RI
seven charming, colourful pieces dedicated to
his close friends and, in the second, three others,
GHGLFDWHGWR%ODQFKH6HOYD
*
(QKHZURWHSous les Lauriers roses
¶%HQHDWK WKH 2OHDQGHU· D ORQJ IDQWDV\ EXLOW
PRUHRQUK\WKPWKDQRQWKHKDUPRQLHVGHSLFWV
a carnival evening on the Catalan coast,.
*
'pRGDW GH 6pYHUDF KDG MXVW ÀQLVKHG D VXLWH
of four pieces entitled L’Encens et la Myrrhe
¶,QFHQVHDQG0\UUK·ZKHQKHGLHGLQ0DUFK
6HQVLQJWKDWKLVODVWPRPHQWVZHUHXSRQ
KLPKHKDGDVNHGKLVZLIHWRVLQJIRUKLPMa
Poupée chérie, a song composed at the birth of
their daughter Magali in 1913.
'pRGDWGH6pYHUDFZKRZURWHDWKHVLVDJDLQVW
the Parisian coteries and musical centralization,
ZDQWHGWREHWKHEDUGRIWKHVRXORIWKH&DWDODQ
FRXQWU\WKDWKHDGRUHG+LVPXVLFLVUHGROHQWRI
WK\PHDQGURVHPDU\
DGDSWHGIURPDWH[WE\0LFKHO3HXV
(translated by John Tyler Tuttle)
*
7
-VU[9VTL\3HJOHWLSSLKLS»,YTP[HNL 904LU*
¶,W·V GHOLFLRXV $QG KRZ VLPSOH WRR
ZLWKRXWDOOWKHIXVVZKLFKRWKHUVFRQVWDQWO\
VHHP WR IHHO WKH QHHG WR ZUDS WKHLU ZRUN
in, thinking it’s art. Séverac has something
WR VD\ DQG KH GRHV VR VLPSO\ 0DQ\ KDYH
QRWKLQJ WR VD\ DQG VR WKH\ GR HYHU\WKLQJ
LQ WKHLU SRZHU WR FRYHU XS WKLV YDFXXP·
(Gabriel Fauré)
T
he idea to record Déodat de Séverac’s
SLDQR ZRUNV ÀUVW FDPH WR PH ZKHQ
, VDZ D FRQFHUW E\ WKH 3HUSLJQDQ
based pianist Francois-Michel Rignol. As
the founding president (since 1996) of
WKH ,QWHUQDWLRQDO 0XVLF )HVWLYDO LQ &pUHW
&DWDORQLD , ZDQWHG WR SD\ KRPDJH WR WKLV
JUHDW FRPSRVHU DQG &HUHWDQ DV ZHOO DV WR
KLV DGRSWHG WRZQ D PLQL FDSLWDO RI DUW DQG
²KLVWRULFDOO\²PXVLF
7KLV DOEXP ZDV UHFRUGHG LQ WKH (UPLWDJH
FKDSHORI)RQW5RPHXDVWXQQLQJSODFHZLWK
SHUIHFWDFRXVWLFV:HKRSHWKDWWKHUHVXOWZLOO
HQFKDQW\RX
$OORZ PH WR TXRWH VRPH WHVWLPRQLHV DERXW
KLPDQGVHQWRXWE\JUHDWDUWLVWVRIKLVWLPH
‘He makes music that smells good and
ZKLFK \RX ZKROHKHDUWHGO\ LQKDOH· &ODXGH
'HEXVV\
For their precious help in making this album
DUHDOLW\,ZRXOGOLNHWRWKDQN
7KH&RQVHLO5pJLRQDOGH/DQJXHGRF5RXVVLOORQ
DQGLWV3UHVLGHQW0U&KULVWLDQ%RXUTXLQ
¶'HDUIULHQG,FRXOGQ·WUHVLVWWKHXUJHWRWHOO
\RX KRZ PXFK MR\ ,·YH GHULYHG IURP \RXU
PXVLF <RX ZRXOG QRW EHOLHYH KRZ PXFK
JRRGLWKDVGRQHPHWKLVLVWKHDUWWKDW,ORYH
borne from a good, simple and grand life.’
%ODQFKH6HOYD
7KH&RQVHLO*pQpUDOGHV3\UpQpHV2ULHQWDOHV
and its President, Ms. Hermeline Malherbe;
7KHWRZQRI&pUHWDQGLWV0D\RU0U$ODLQ
Torrent.
¶+LVZRUNFRPHVIURPQDWXUHLWLVÀOOHGZLWK
VPHOOV IURP WKH FRXQWU\VLGH \RX FDQ WDVWH
the perfumes of the land, escapades under
WKHVXQEUHDNVLQWKHVKDGHEHOOVGLVFUHWHO\
ringing in the evening air, hours of rest and
GUHDPVDWWKHHQGRIWKHGD\WKHSDLQVDQG
WKHMR\VRIUXVWLFOLIH«·3LHUUH/DOR
-RDQQD%UX]GRZLF]
Composer and Catalan at heart
*
9
-RDQQD%UX]GRZLF]'DQLHO7RVL'HQLV'XIRXU
%UXQR 0DQWRYDQL 3KLOLSSH /HURX[ 0LFKqOH
5HYHUG\%UXQR*LQHU*LDQ3DROR&KLWL«
François-Michel Rignol
A
près de brillantes études en
mathématiques (admission à l’Ecole
3RO\WHFKQLTXHHWjO·(FROH1RUPDOH
Supérieure de la rue d’Ulm, Maîtrise de
mathématiques), François-Michel Rignol
décide de se consacrer à la musique. Titulaire
du diplôme supérieur de concertiste de
l’Ecole Normale Supérieure de Musique
de Paris, à l’unanimité, dans la classe de
)UDQoRLVH7KLQDWHWGX&HUWLÀFDWG·$SWLWXGH
sur concours, il conjugue son goût pour
O·HQVHLJQHPHQW DX &RQVHUYDWRLUH j 5D\RQ
nement Régional de Perpignan et celle pour
OHV FRQFHUWV )UDQFH %UpVLO (VSDJQH -DSRQ
)LQODQGH,WDOLH$OOHPDJQH)HVWLYDOPrésences
VocalesGX7KpkWUHGX&DSLWROHGH7RXORXVH
Aujourd’hui Musiques de Perpignan.
/·LQWpUrW TX·LO SRUWH j O·DFFRPSDJQHPHQW
l’a conduit à diriger des master-classes de
musique de chambre au Conservatoire de
3HUSLJQDQ FODVVHV GH -HDQ /HQHUW 3KLOLSSH
0XOOHU<YDQ&KLIIROHDX,OMRXHGDQVGLYHUVHV
formations chambristes (avec violoncelle,
SLDQRÁ€WHHWFHWSUHQGIUpTXHPPHQWSDUW
DX[ Festival International de Jeunes Interprètes
GX%RXORXHWFestival International de Musique
en Catalogne de Céret.
Nombre de ses concerts ont été radiodiffusés
sur France-Musique et autres stations françaises
HW pWUDQJqUHV 6RQ GLVTXH ´/·DLU GX ODUJHµ
en duo avec Annie Ploquin, enregistré chez
0RWXV HW UHJURXSDQW GHV ±XYUHV SRXU Á€WH
et piano de compositeurs français contemporains, s’est vu distingué par la revue Diapason.
Animé d’un vif esprit de recherche, il s’attache
à découvrir, à la lecture d’une partition et au
delà de son langage comme de son époque,
la personnalité profonde du compositeur.
Jouant souvent la musique française du début
du XXème siècle, il a été invité à l’occasion du
50ème anniversaire de la mort de Maurice
Emmanuel célébré à la Salle Cortot (Paris).
,O D SDUWLFLSp DX[ F{WpV GH -D\ *RWWOLHE
5RODQG &RQLO$ODLQ 1HYHX[ RX 'HQLV 3DVFDO
à la rédaction de Dix ans avec le piano du XXe
siècle, puis Dix ans avec le piano des XVIIIe et
XIXe siècles GHX[ RXYUDJHV SpGDJRJLTXHV
commandés et édités par la Cité de la
Musique de Paris.
Passionné de musique contemporaine, il
a créé des œuvres (dont certaines lui sont
GpGLpHVGH/XLVGH3DEOR&ODXGH%DOLII
*
10
GH3DEOR&ODXGH%DOLII-RDQQD%UX]GRZLF]
'DQLHO7RVL'HQLV'XIRXU%UXQR0DQWRYDQL
0LFKqOH 5HYHUG\ *LDQ 3DROR &KLWL DQG
VHYHUDOZRUNVDUHGHGLFDWHGWRKLP
François-Michel Rignol
A
fter brilliant studies of mathematics
(admission to the ÉFROH3RO\WHFKQLTXH
and to the École Normale Supérieure
- Ulm street, master in mathematics) François
Michel Rignol decided to consecrate his life
WRPXVLF+DYLQJREWDLQHGWKHÀUVWSUL]HWKH
SUL]HRIH[FHOOHQFHDQGWKHOLFHQFHRIFRQFHUW
of the École Normale Supérieure de Musique
in Paris (professor Françoise Thinat), he
JDLQHG DOVR WKH &HUWLÀFDWH RI $SWLWXGH +H
VKDUHV KLV WLPH EHWZHHQ KLV SDVVLRQ IRU
teaching at the Conservatoire National
de Région in Perpignan and his concerts
LQ )UDQFH %UD]LO 6SDLQ -DSDQ )LQODQG
,WDO\ DQG *HUPDQ\ )HVWLYDO Présences
Vocales (Théatre du Capitole de Toulouse),
Aujourd’hui Musiques 3HUSLJQDQ«
His great interest for accompan-iment put
him in the leading position of Master Classes
RI &KDPEHU 0XVLF DW WKH &RQVHUYDWRU\ LQ
3HUSLJQDQ FODVVHV RI -HDQ /HQHUW 3KLOLSSH
0XOOHU<YDQ&KIIROHDX+HSOD\VLQVHYHUDO
FKDPEHUIRUPDWLRQVZLWKFHOORSLDQRÁXWH
HWF DQG IUHTXHQWO\ WDNH SDUW LQ WKH Festival
International de Jeunes InterprètesLQ/H%RXORX
and Festival International de Musique en
Catalogne in Céret.
0DQ\RIKLVFRQFHUWVKDYHEHHQEURDGFDVWE\
France Musique and other radios in France
DQG DEURDG +LV UHFRUG ¶/·DLU GX ODUJH·
0RWXV UHFRUGLQJV LQ GXHW ZLWK WKH ÁDXWLVW
Annie Ploquin has been honoured E\ WKH
‘Diapason’ magazine.
,QKLVSHUPDQHQWDUWLVWLFUHVHDUFKKHWULHVWR
GLVFRYHU WKH SHUVRQDOLW\ DQG WKH SURIRXQG
ideas of the composer through his score,
LQGHSHQGHQWO\ RI KLV VW\OH RU KLV WLPH +H
KDV RIWHQ SOD\HG WKH )UHQFK PXVLF RI WKH
beginning of the 20th FHQWXU\ DQG KDV EHHQ
FKRVHQ WR SOD\ DW WKH FHOHEUDWLRQ RI WKH
ÀIWLHWK DQQLYHUVDU\ RI WKH GHDWK RI 0DXULFH
Emmanuel in the Salle Cortot in Paris.
+HKDVSDUWLFLSDWHGZLWK-D\*RWWOLHE5RODQG
&RQLI$ODLQ1HYHX[DQG'HQLV3DVFDODWWZR
publications Ten years with the piano in the
20th century and Ten years with the piano
in 18 th and 19 th century WZR SHGDJRJLFDO
YROXPHV RUGHUHG DQG SXEOLVKHG E\ WKH &LWp
de la Musique in Paris.
+LV SDVVLRQ LQ FRQWHPSRUDU\ PXVLF KDV OHG
KLPWRZRUNGLUHFWO\ZLWKWKHFRPSRVHUV/XLV
*
11
-YHUsVPZ4PJOLS9PNUVS dYVP[ZYtZLY]tZ
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