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Actualités financières

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Actualités financières
Bruxelles, Février 2016
Chère Madame, Cher Monsieur,
Vous êtes sans aucun doute, comme bon nombre d’investisseurs, perplexes face à la grande volatilité qui secoue
les marchés financiers à l’heure actuelle. Si vous êtes rentrés dans les actions au cours de l’année écoulée, vous
vous demandez probablement si cette décision était bien judicieuse.
Nos entreprises dans une économie mondiale incertaine
Dans notre dernier bulletin, nous avions déjà longuement évoqué les raisons de cette volatilité accrue sur les
marchés actions.
Le ralentissement de la croissance en Chine, la dégringolade des prix du pétrole et des matières premières,
ainsi que des politiques monétaires désynchronisées ont alimenté de nouvelles craintes ces dernières semaines,
précipitant les marchés boursiers mondiaux vers de nouvelles baisses.
Dans cette lettre, nous souhaitons principalement nous pencher sur la façon dont les entreprises dans lesquelles
nous investissons appréhendent ces différents défis. Il est frappant d’observer le décalage croissant entre les
informations recueillies par le biais de ces entreprises, et la réaction des marchés.
Des résultats d’entreprises mixtes
La publication des résultats d'entreprises en 2015 est en cours, et le tableau est loin d’être uniforme. Compte
tenu des diverses tendances antinomiques que nous observons actuellement dans les marchés, il apparaît plus
que jamais indispensable de procéder à une sélection rigoureuse des sociétés qui composent le portefeuille.
Penchons-nous d'abord sur la forte baisse des prix du pétrole, qui tout comme le ralentissement économique
mondial, est souvent citée dans la presse financière comme principal responsable du repli des marchés. Certains
vont même un pas plus loin en établissant un lien direct entre les deux causes, ce qui nous semble un
raisonnement tout à fait erroné. Comme nous l’avons déjà énoncé à maintes reprises dans nos précédents
bulletins, la baisse du prix du pétrole et des autres matières premières est principalement la conséquence d'une
augmentation de l'offre et non d’une baisse de la demande.
Cela vous surprendra peut-être, mais un pétrole bon marché constitue une excellente nouvelle pour de
nombreux acteurs de notre économie.
Cette chute du prix déclenche notamment le transfert d'une importante masse de richesse des producteurs vers
les consommateurs de pétrole, qui sont des particuliers mais aussi de nombreuses entreprises qui recourent à
cette source d'énergie. Un simple calcul permet d'évaluer ce transfert au montant astronomique de quelques
2.500 milliards de dollars par an. Si le pétrole parvient à se maintenir au cours actuel durant plusieurs années,
notre pouvoir d'achat ainsi que celui de nombreuses entreprises rebondira de façon substantielle.
Pourquoi une telle panique sur les marchés financiers?
Bien évidemment il y a aussi de grands perdants dans cette histoire, comme les producteurs et fournisseurs de
pétrole ainsi que les pays qui sont fortement tributaires des recettes pétrolières. Certains tomberont en faillite !
Les petits acteurs qui doivent supporter des coûts de production plus élevés et les entreprises fortement
endettées vont particulièrement souffrir. Les bénéfices ainsi que les dividendes seront substantiellement réduits.
Une restriction des coûts s'avérera inévitable, des licenciements seront entrepris et des dépenses
d’investissement seront reportées. Immanquablement, d'autres secteurs subiront des dommages collatéraux.
Les banques sont en première ligne à cause des milliards prêtés au secteur de l'énergie et qui au final pourraient
ne pas être remboursés. Cette crainte paraît néanmoins excessive vu que le monde bancaire, dans son
ensemble, reste peu exposé à ces entreprises. La vente massive des valeurs financières est davantage liée aux
bilans des banques européennes qui tardent à renforcer leurs fonds propres. Des taux d’intérêts extrêmement
bas augmentent la pression sur les marges bénéficiaires des banques, dont certaines seront contraintes de
recourir à des augmentations de capital dilutives. Cette incertitude pèse sur les marchés financiers.
Actualités financières
Bruxelles, Février 2016
Comment se positionner?
Vous comprendrez qu'il est extrêmement important de se positionner sur les secteurs et les entreprises qui
bénéficient du contexte actuel, en particulier les secteurs de la consommation et des services, et d’éviter
(surtout à court terme) les perdants. La croissance mondiale évolue à deux vitesses et il est donc essentiel
d'être investi du bon côté.
Prenons par exemple la Chine qui connaît une forte croissance du secteur des services tout en accusant une
croissance négative dans les secteurs industriels qui souffrent d'une surcapacité de production, ou bien les pays
émergents qui sont en récession ou en net ralentissement, tandis que la croissance redémarre en Europe et
demeure raisonnable aux Etats-Unis.
Cela n'a pas toujours été le cas, ce qui nous oblige à rester en permanence extrêmement rigoureux et attentifs.
Dans ce contexte, nous voulons rassurer nos clients. Nos portefeuilles sont peu exposés aux producteurs de
matières premières et au secteur bancaire, alors que nous sommes surpondérés dans les secteurs de la
consommation et des services.
Les résultats des entreprises sont-ils satisfaisants ?
Les chiffres publiés pour l’année 2015 et les perspectives de l’année 2016 restent globalement positifs pour la
majorité des entreprises que nous suivons.
Dans le secteur de la technologie, Google et Apple ont, une fois de plus, annoncé des chiffres records. La
croissance des ventes de Google a atteint 19% au quatrième trimestre avec pour conséquence une génération
de cash flow libre gigantesque. Malgré une base de comparaison très élevée, Apple a également réalisé des
chiffres records avec des ventes d'iPhone qui ne cessent d’augmenter. Il convient de souligner qu’Apple vend
aujourd’hui 50% d’iPhone de plus qu’il y a deux ans, et 4 fois plus qu'il y a cinq ans, tout en pratiquant un prix
moyen plus élevé et en réalisant des marges plus confortables. La croissance en Chine a atteint 14% au cours
du dernier trimestre alors que les ventes avaient déjà doublé il y a un an. Apple compte désormais plus de 1
milliard d’utilisateurs actifs (via iPad, iPhone et MacBook) susceptibles d’utiliser les nombreux services
développés par l’entreprise (AppleMusic, App Store, iTunes, ApplePay AppleCare…). Le cash flow libre est tout
à fait impressionnant tandis que le bilan affiche une position en cash de 153 milliards de dollars. Cette société
offre actuellement un rendement sur cash flow libre de près de 15%. Tant Google que Apple redistribuent en
outre, via des dividendes, une grande partie de la génération de cash flow libre à leurs actionnaires.
Le secteur du luxe a livré de nombreuses nouvelles positives au cours du dernier trimestre de 2015. LVMH a pu
enregistrer une croissance organique de son chiffre d'affaires de 6%, voire de l'ordre de 16% si on intègre les
effets de change favorables. Le management a fourni des commentaires optimistes sur la Chine où une
croissance de 5% à 6% est attendue, après des années plombées par les mesures d'anti-corruption prises par
le gouvernement.
Comcast, le plus grand cablo-opérateur aux Etats-Unis et propriétaire de NBC Universal, a vu son bénéfice
d'exploitation augmenter de 8% l’année dernière et prévoit une évolution similaire cette année. Plus près de
chez nous, Vinci peut se vanter de bons chiffres. Les activités de concessions (péages autoroutiers et aéroports)
ont particulièrement bien performé. Mais Vinci a surtout surpris les analystes par des nouvelles encourageantes
sur son activité de construction qui devrait repartir à la hausse. Beaucoup de commandes ont été remportées à
l’échelle internationale mais aussi en France, son marché domestique. Même CNH Industrial, principalement
actif dans les équipements agricoles, a pu générer de meilleures marges que prévu grâce à une baisse des coûts
des matières premières et ceci malgré un environnement peu favorable. Nous l’avons souligné à plusieurs
reprises: de nombreuses entreprises bénéficieront de la baisse des prix des matières premières.
Omnicom et Publicis, deux agences de publicité actives dans le monde entier, ont annoncé de bons chiffres de
croissance pour leur trimestre le plus important de l’année. Omnicom prévoit une croissance organique de 3%
à 3,5% pour 2016. Sachez qu'il existe une forte corrélation entre la croissance économique et les dépenses
publicitaires. Adidas vient de réviser à la hausse ses perspectives de croissance pour 2016, avec une croissance
organique attendue de plus de 10%, en ce compris en Chine. Nous pourrions continuer à l’envi. Nous tenons
simplement à vous démontrer que la situation actuelle n’est pas aussi sombre que beaucoup ne voudraient vous
le faire croire.
Actualités financières
Bruxelles, Février 2016
Qu’en est-il des niveaux de valorisation ?
Du point de vue des valorisations, il est évident que celles-ci sont devenues plus attractives. Notons que les
ventes massives de ces dernières semaines ont touché l’ensemble des secteurs alors qu’initialement seuls les
secteurs de l’énergie et des services financiers étaient visés, ce qui prouve l’état de panique des marchés.
Le fait que les marchés européens souffrent davantage que le marché américain est une autre constatation
intéressante. Les indices européens ont accusé une baisse entre 25% et 30% depuis leurs sommets atteints en
avril l’année dernière, tandis que le recul aux États-Unis se limite à 15%. Le poids relatif des valeurs bancaires,
plus significatif en Europe, n'explique qu'en partie cette divergence et nous constatons que les valorisations des
sociétés de grande qualité offrent des opportunités d'achat qu'il faut saisir.
Nous vivons donc une période propice pour investir dans des entreprises solides à des prix attractifs. Le ratio
cours / bénéfice moyen pour l’indice Europe Stoxx600 se situe dorénavant à 13.5x pour 2016. Autrement dit,
le rendement lié aux bénéfices atteint 7,4% sur base des cours actuels. Le rendement calculé sur base du
dividende a franchi la barre de 4%, mais il est fort probable qu’il soit ajusté à la baisse pour certaines valeurs
dans les mois à venir.
Les rendements calculés à partir des bénéfices doivent cependant être replacés dans le contexte actuel des taux
d’intérêts qui, dans de nombreux cas, sont extrêmement faibles voire négatifs. Un emprunt à 10 ans du
gouvernement allemand délivre aujourd’hui 0,16% de rendement brut annuel. Investir dans des obligations
suisses à 15 ans vous octroie un rendement négatif à l'échéance! En d’autres termes, vous rétribuez la Suisse
pendant 15 ans pour que cette dernière accepte de conserver votre argent. Le taux d'intérêt sur un compte
d'épargne vous rapporte 0%. Même les obligations de sociétés européennes de qualité génèrent à peine des
rendements de 1%. En offrant un rendement moyen de 4%, les sociétés américaines de qualité sont les seules
à émettre actuellement des obligations intéressantes. Quant au risque devise, à savoir l'affaiblissement du
dollar, il peut être géré de manière efficace et peu coûteuse.
Conclusion:
Les actions, avec des rendements sur bénéfice et sur cash-flow de l’ordre 7,4%, restent
particulièrement intéressantes surtout dans un contexte de taux d'intérêt bas voire négatifs.
D'autant plus que ce rendement de 7,4% ne prend pas en compte la croissance des résultats que
connaîtront la plupart de nos entreprises à l’avenir. Chez CapitalatWork, notre travail quotidien
consiste à veiller à ce que votre capital soit investi en permanence dans les meilleurs actifs.
Plus que jamais, notre message consiste à vous encourager à mettre votre capital au travail dans
des sociétés fondamentalement saines, bien positionnées et surtout, capables de croître de façon
récurrente. Un contexte favorable, soutenu par des matières premières au plus bas et une inflation
très modérée, permettra de doper votre pouvoir d'achat à moyen et à long terme. Nous tenons
néanmoins à insister sur la nécessité de prendre en compte votre situation personnelle, vos objectifs
d’investissement ainsi que l’horizon de vos placements pour déterminer votre profil de risque le plus
approprié.
Nous espérons que ceci aura contribué à vous éclairer et sommes disponibles pour répondre à d’éventuelles
questions.
Cordialement,
La direction CapitalatWork Foyer Group
Disclaimer : Le présent document est une communication marketing. Ce document ne constitue ni un avis personnalisé, ni une proposition, ni
une offre d'achat ou de vente portant sur des investissements qui y sont visés, ni une invitation à vous engager dans une quelconque stratégie
de négociation. Son contenu repose sur des sources d'information réputées fiables. CapitalatWork, ne fournit aucune assurance, garantie ou
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investissement. Les rendements du passé ne sont pas une garantie pour le futur. Pour plus d’informations sur les risques liés aux types
d’instrument financier, veuillez prendre contact avec CapitalatWork. Avant de prendre une décision d’investissement, il est recommandé à tout
investisseur de vérifier si cet investissement est approprié compte tenu, notamment, de ses connaissances et de son expérience en matière
financière, de ses objectifs d’investissement et de sa situation financière. Tous droits réservés. Aucune partie de la présente publication ne peut
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