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BULLETIN CLIMATIQUE GLOBAL n°200 – Février 2016

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Mars-Avril-Mai 2016
BULLETIN CLIMATIQUE GLOBAL
n°201 – Mars 2016
I. DESCRIPTION DU SYSTEME CLIMATIQUE
I.1. Analyse océanique
I.2. Analyse de la circulation atmosphérique
I.2.a Circulation Générale
I.2.b Précipitation
I.2.c Températures
I.2.d Glace de mer
II. PREVISIONS SAISONNIERES ISSUES DES MODELES CLIMATIQUES
II.1. PREVISION OCEANIQUE
II.1.a Température de surface de la mer (SST)
II.1.b Prévisions Enso :
II.2. PREVISION DE LA CIRCULATION GENERALE
II.2.a Analyse globale
II.2.b Les prévisions saisonnières sur l'hémisphère Nord
II.3. IMPACT: PREVISIONS DE TEMPERATURE
II.4. IMPACT : PREVISIONS DE PRECIPITATIONS
II.5. DISCUSSION ET RECAPITULATIF
II.5.a Les prévisions sur l'Europe
II.5.c Les prévisions pour l’Outre-Mer
II.5.c Prévision d’activité cyclonique
III. ANNEXE
III.1. LES CENTRES DE PREVISIONS SAISONNIERES
III.2. LES ZONES « NINO » ET LE SOI
NB :
DCSC
pour un bulletin plus détaillé, vous avez accès sur le site
http://elaboration.seasonal.meteo.fr à une version en anglais, en cliquant sur « english »
(en haut à droite de la page d’accueil), puis sur l’onglet « Climate bulletin ».
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I. DESCRIPTION DU SYSTEME CLIMATIQUE
I.1. Analyse OCEANIQUE
Analyse des conditions en janvier :
Dans le Pacifique :
Sur le Rail équatorial : la présence du phénomène El Nino est toujours bien visible sur la carte
des anomalies de SST. Les anomalies chaudes le long de l'équateur, de la ligne de
changement de date jusqu'aux côtes d'Amérique du Sud sont toujours très fortes. Elles ont peu
évolué entre décembre et janvier dans le centre du bassin entre 120W et 160W, avec un indice
Nino3.4 qui a très légèrement baissé passant de 2.9°C à 2.8°C. Néanmoins, la tendance est a
la baisse de part et d'autre, avec à l'ouest une baisse de 0.3°C de l'indice Nino4 et dans l'est,
entre 120W et les côtes sud-américaines une tendance encore plus marquée à la baisse (baisse
de 0.8°C de l'indice Nino1+2). Les indices Nino ont ainsi atteints en surface de très fortes
valeurs comparables, en fin d'année 2015, à celle de l'événement record de 1997/1998,
cependant en subsurface, les anomalies de températures sont restées nettement moins fortes
(figure I.1.c). L'anomalie chaude à l'est du bassin s'est nettement atténuée en janvier, alors que
l'anomalie froide dans l'ouest s'est encore renforcée.
Le phénomène à donc atteint son maximum en décembre et amorcé un début de décroissance
en janvier. A surveiller, le passage en février, d'une onde de Kelvin visible en fin d'échéance
sur le diagramme Hovmuller (figure I.1.b), qui pourrait ralentir momentanément la
décroissance dans l'est du bassin.
Dans l'hémisphère nord : la structure positive de la PDO reste en place avec un indice à 0.8
malgré une tendance au refroidissement dans la partie est du Pacifique nord.
Dans l'hémisphère sud : la structure en fer à cheval, assez symétrique de l'hémisphère nord,
s'est renforcée avec une accentuation de l'anomalie froide centrale et de l'anomalie chaude en
périphérie nord-est, est et sud-est.
Sur le Continent Maritime : poursuite du réchauffement en janvier en lien avec
l'activité de la MJO (fig I.2.b)
Dans l'Océan Indien:
L’anomalie chaude généralisée persiste, mais avec une tendance à la baisse au
voisinage de l'Afrique et à la hausse à proximité du Continent Maritime. D'où un
indice DMI est négatif en janvier (-0.65°C).
(http://stateoftheocean.osmc.noaa.gov/sur/ind/dmi.php).
DCSC
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Sur l'Atlantique :
Persistance de la forte anomalie froide au centre de l’Atlantique nord. Entre 30°N et 30°S,
l'Atlantique est globalement plus chaude que la normale et on note comme dans le Pacifique
une certaine symétrie de structure avec une anomalie froide bien marquée au centre et à
l'ouest de l'Atlantique sud.
En méditerranée : anomalie chaude généralisée persistante.
DCSC
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fig.I.1.a:
fig.I.1.a Anomalies de températures de surface (SST) de l’océan (°C). (référence Levitus 1950-2008).
http://www.mercator-ocean.fr/
fig.I.1.b:
fig.I.1.b Anomalies de température océanique sur les 500 premiers mètres du bassin Pacifique
équatorial, moyennes mensuelles http://www.mercator-ocean.fr
DCSC
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fig.I.1.c:
fig.I.1.c Evolution des anomalies de profondeur de la thermocline (m) (matérialisée par l’isotherme
20°C) http://www.mercator-ocean.fr/
fig.I.1.d : Evolution des températures de surface de l’océan Pacifique dans la boîte Niño 3.4
http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/precip/CWlink/MJO/enso.shtml
I.2. ATMOSPHERE
I.2.a Circulation Générale
DCSC
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- Potentiel de vitesse (fig. I.2.a) :
Le dipôle principal sur le Pacifique est bien corrélé aux anomalies de SST avec un fort noyau
d'ascendance sur le centre du bassin, et une très forte subsidence sur le Continent Maritime.
L'activité de la MJO sur les 2 premières décades de janvier, dans les secteurs 7, 8,1 et 2 a
renforcé la subsidence sur le Continent Maritime. Persistance d'un noyau de subsidence assez
marqué dans le secteur nord de l'Amérique du Sud, centré en janvier sur l'Atlantique au nord
de la Guyane. Une extension de la zone principale d'ascendance du pacifique s'étire jusqu'au
Golfe du Mexique et au sud des Etats-Unis. Une zone de subsidence plus diffuse concerne
l'Afrique et une moitié ouest de l'Océan Indien.
Indice SOI fortement négatif en janvier : -2.2.
(https://www.ncdc.noaa.gov/teleconnections/enso/indicators/soi/)
fig.I.2.a
fig.I.2.a:
I.2.a Anomalies de potentiel de vitesse à 200 hPa et de vent divergent associé
http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/CDB/Tropics/figt24.shtml
DCSC
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- MJO (fig. I.2.b)
I.2.b) :
MJO active dans les cadrans 7,8,1,2 durant les 2 premières décades de janvier
.
fig.I.2.b:
fig.I.2.b indices MJO http://cawcr.gov.au/staff/mwheeler/maproom/RMM/phase.Last90days.gif
- Fonction de courant (fig. I.2.c) :
Les structures de fonction de courant de janvier ne peuvent pas être reliées aux anomalies de
potentiel de vitesse de manière classique. Aucune téléconnexion vers les moyennes latitudes
n'est visible.
DCSC
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fig.I.2.c:
fig.I.2.c Anomalie de fonction de courant à 200 hPa
http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/CDB/Tropics/figt22.shtml
- géopotentiel à 500hPa (fig. I.2.d) :
Malgré l'absence de téléconnexion de haute troposphère, la structure de PNA est assez
marquée en janvier (indice +2), donnant une zone de bas géopotentiel sur le nord du
Pacifique, des hautes valeurs sur le Canada et des basses valeurs sur le sud des Etats-Unis.
Sur l'Atlantique, les basses valeurs au sud de l'Islande se sont prolongées sur le nord et le
centre de l'Europe. Alors que la zone de hauts géopotentiels centrée sur le Maghreb a protégé
le bassin méditerranéen.
A noter la très forte anomalie positive sur la Sibérie.
DCSC
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fig.I.2.d:
fig.I.2.d Altitudes et anomalies de géopotentiel à 500hPa (Météo-France)
I.2.b Précipitation
En cohérence avec les SST et le champ de potentiel de vitesse, vaste zone sèche sur le
Continent Maritime s'étendant jusqu'au sud de la Polynésie. Zone de forte anomalie de
précipitations sur le centre du Pacifique équatorial.
Persistance en janvier d'une zone plus sèche que la normale sur le nord de l'Amérique du Sud
mais moins étendue que les mois précédents, le Nord-est du Brésil ayant retrouvé des
précipitations excédentaires.
Sur l'Europe, (fig 1.2.5) mois excédentaire en général sauf sur la Scandinavie d'une part et les
régions du pourtour de la Méditerranée occidentale d'autre part.
DCSC
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fig.I.2.e:
fig.I.2.e Anomalies de précipitations (mm) calculées par rapport aux normales 1971-2000
http://iridl.ldeo.columbia.edu/maproom/.Global/.Precipitation/Anomaly.html
DCSC
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fig.I.2.5 : absolute anomaly of precipitation in the RA VI Region (Europe), data from GPCC (Global
Precipitation Climatology Centre), http://www.dwd.de/rcc-cm.
I.2.c Températures
forte anomalie positive sur les régions des hautes latitudes de l'hémisphère nord : Alaska,
Canada, Groenland, nord de la Sibérie. Anomalie froide sur la Scandinavie, la Russie et le sud
de la Sibérie, la Mongolie et la Chine. Anomalie chaude sur l'ouest de l'Europe et l'Afrique de
l'Ouest. Anomalie chaude sur l'extrême nord de l'Amérique du Sud, l'Afrique Équatoriale et le
Moyen-Orient.
fig.I.2.f:
fig.I.2.f Anomalies de température (°C) calculées par rapport aux normales 1971-2000
http://iridl.ldeo.columbia.edu/maproom/.Global/.Atm_Temp/Anomaly.html
DCSC
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fig.I.2.f.2: Gauche: anomalies de température sur la région RA VI (Europe). Droite : anomalies normalisées de
température.
I.2.d Glace de mer
En Arctique : Persistance du déficit important (~ -2 std).
En Antarctique : Valeurs proches de la normale.
fig.I.2.g:
fig.I.2.g Etendue des glaces de mer en Arctique, et en Antarctique. Le trait rose indique l’étendue
moyenne (sur la période1979-2000). http://nsidc.org/data/seaice_index/
DCSC
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fig. I.2.h : Evolution de l’étendue des glaces de mer selon le NSIDC
http://nsidc.org/data/seaice_index/images/daily_images/N_stddev_timeseries.png
II. PREVISIONS SAISONNIERES POUR MARSMARS-AVRILAVRIL-MAI ISSUES DES MODELES
CLIMATIQUES
Le phénomène El Niño en cours, même dans sa phase décroissante, continue de contraindre
fortement le système climatique global, renforçant sa stabilité et donc sa prévisibilité.
L'ensemble des modèles de prévisions saisonnières propose des simulations très proches dans
le Pacifique et dans les zones tropicales avec des structures cohérentes et stables d'une
prévision à la suivante, aussi bien pour l'océan que pour l'atmosphère.
II.1. PREVISION OCEANIQUE
II.1.a Température de surface de la mer (SST)
Grande stabilité des structures océaniques avec une inertie renforcée dans le contexte El Niño
actuel.
Dans le Pacifique : l'anomalie chaude de surface sur le centre et l'est du rail équatorial (El
Niño) devrait perdre un peu de son intensité mais s'étaler d'avantage géographiquement dans
l'est du bassin jusqu'aux côtes de l'Amérique du Sud. La structure de PDO positive pourrait se
renforcer au cours du prochain trimestre avec un contraste plus marqué entre les eaux
anormalement froide au centre du Pacifique Nord et les eaux chaudes à sa périphérie est.
Dans l'hémisphère sud, l'anomalie froide semble régresser légèrement avec l'étalement évoqué
ci-dessus des eaux chaudes dans la partie est.
Océan Indien : l'anomalie chaude généralisée se maintient.
Océan Atlantique : Comme les mois précédents, sur l'Atlantique tropicale les modèles
divergent significativement avec une différence très nette entre ARP et CEP d'une part, qui
prévoient des anomalies chaudes et NCEP d'autre part qui maintien une langue d'eau froide
très marquée le long des côtes Namibiennes, Angolaises, dans le golfe de Guinée, puis le rail
équatorial. La moyenne EUROSIP, négative ou neutre, est ainsi peu fiable dans cette zone.
Les modèles s'accordent par contre sur la persistance de l'anomalie froide marquée sur le nord
DCSC
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Atlantique et de la zone d'anomalie chaude des Caraïbes et des côtes Canadiennes jusqu'à
l'Afrique, avec une zone de forte anomalie positive à proximité du Canada.
fig.II.1.a:
fig.II.1.a Prévision d’anomalies EUROSIP de SST (en °C) sur 3 mois.
http://www.ecmwf.int/products/forecasts/d/charts/seasonal/forecast/eurosip
II.1.b Prévisions Enso :
Phase prévue : Décroissance rapide du phénomène El Niño.
Les modèles sont à la fois très peu dispersés et très cohérents entre eux dans la prévision de
l'évolution du phénomène El Niño. L'anomalie de SST dans la boite Niño3.4 devrait baisser
fortement au cours des prochains mois revenant sous les 1°C en cours du printemps.
DCSC
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fig.II.1.b:
fig.II.1.b Prévisions d'anomalies de SST dans la boîte Niño 3.4 par le multi-modèle EUROSIP
http://www.ecmwf.int/
II.2. PREVISION DE LA CIRCULATION GENERALE
Analyse globale des champs d’anomalies de potentiel de vitesse et d’anomalies de fonction de
courant (fig.II.2.a.1 et II.2.a.2) :
Sur le Pacifique : Les modèles sont en bon accord, ils prévoient une zone d'anomalie
d'ascendance sur le centre et l'est du Pacifique avec une extension vers les Etats-Unis au nord
et le Chili et l'Argentine au sud, et très forte anomalie de subsidence sur le Continent
Maritime s'étendant vers le nord sur l'est de l'Asie et l'ouest du Pacifique. Ce dipôle est plus
fort dans la prévision d'ARP que dans celle du CEP. Les modèles développent tous une
téléconnexion de type PNA très structurée.
Sur l'Atlantique : La structure générale des champs se retrouve dans les 3 modèles mais les
différences sont sensibles. CEP propose de faibles anomalies de potentiel de vitesse avec une
zone plutôt subsidente sur l'Atlantique tropicale, et un champ de fonction de courant très
structuré avec une téléconnexion nette vers les moyennes latitudes et une anomalie de
circulation anticyclonique sur l'ouest de l'Europe. ARPEGE prévoit une zone d'ascendance
assez uniforme avec un champ de fonction de courant beaucoup moins organisé, favorisant
une anomalie cyclonique sur une grande partie nord de l'Europe.
Le modèle JMA est assez proche de CEP.
DCSC
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fig.II.2.a:
fig.II.2.a Prévisions d'anomalies du potentiel de vitesse χ (plages de couleurs) et de la fonction de
courant ψ (isolignes - rouges positives, bleues négatives) à 200 hPa
Les prévisions saisonnières sur l'hémisphère Nord de géopotentiel à 500 hPa (fig II.2.b et
II.2.c)
Les modèles sont cohérents sur le Pacifique avec un structure de type PNA assez proches.
Par contre sur l'Atlantique et l'Europe, ils divergent franchement. La prévision occurrence de
régimes est d'ailleurs totalement opposée. CEP semble plus cohérent et plus dans la continuité
des moins précédent, d'autre part ARPEGE système 5 propose un schéma assez proche. On
privilégiera donc plutôt cette option type NAO+.
DCSC
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fig.II.2.b : Anomalies de géopotentiel à 500 hPa prévues pour la période
fig.II.2.c : Prévision de l'anomalie des occurrences des régimes pour la période par les modèles de
Météo-France et du CEPMMT: les barres pour chacun des 4 régimes représentent l'anomalie (en
pourcentage) de la fréquence d'excitation.
II.3. IMPACT: PREVISIONS DE TEMPERATURE
(fig II.3.a)
Dans un contexte global favorable aux anomalies chaudes sur la plus grande partie du globe,
les zones où le chaud est peu probable font exception, elles concernent les zones océaniques
où les températures de surface sont prévues inférieures aux normales, et quelques exceptions
sur les continents : le Mexique et le sud des Etats-Unis, l'Argentine, le sud-ouest de
l'Australie.
Sur l'Europe, un scénario "plus chaud que la normale" est le plus probable. Le signal est
cependant moins fort que les mois précédent tant en probabilité qu'en intensité.
DCSC
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fig.II.3.a:
fig.II.3.a Prévision multi-modèles probabiliste d'anomalies de température à 2m
http://www.ecmwf.int/products/forecasts/d/charts/seasonal/forecast/eurosip/mmv2/param_euro/season
al_charts_2tm/
II.4. IMPACT : PREVISIONS DE PRECIPITATIONS
(fig II.3.b)
Le phénomène El Niño continue de contribuer fortement à la répartition des précipitations
dans les prévisions des modèles. La zone d'excédent de précipitations du centre du Pacifique
devrait se prolonger avec une très forte probabilité vers le Golfe du Mexique, le sud des EtatsUnis et les Bermudes au nord et vers le sud de l'Amérique du sud d'autre part. Elle est
entourée de zones de forte probabilité de précipitations déficitaires sur le nord-est du Brésil,
de la Péninsule Indochinoise à Hawaï, et de la nouvelle Guinée au sud de la Polynésie. Des
précipitations excédentaires sont probables sur l'Océan Indien, de la corne de l'Afrique à
l'Indonésie. Alors que l'Afrique Australe devrait être plutôt en déficit de précipitations.
Pour l'Europe :
le gradient nord-sud devrait se maintenir avec une probabilité sèche renforcée sur l'Afrique du
Nord et le Pourtour Méditerranéen, et une probabilité accrue de précipitations supérieures à la
DCSC
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normale plus au nord. La limite entre ces deux zones n'est pas nette et varie d'un modèle à
l'autre.
fig.II.3.b:
fig.II.3.b Prévisions probabilistes de précipitations d'EuroSip pour la période (2 catégories, au-dessus
et au-dessous de la normale – les zones blanches correspondent à un signal neutre ou pas
significatif).
http://www.ecmwf.int/products/forecasts/d/charts/seasonal/forecast/eurosip/mmv2/param_euro/season
http://www.ecmwf.int/products/forecasts/d/charts/seasonal/forecast/eurosip/mmv2/param_euro/season
al_charts_2tm/
II.5. DISCUSSION ET RECAPITULATIF
II.5.a Les prévisions sur l'Europe
Températures : Anomalie chaude probable.
Précipitations : Anomalie sèche probable sur les régions du sud de l’Europe, proches de la
Méditerranée.
DCSC
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Anomalie humide probable sur l'Europe Continentale et pas de scénario ailleurs.
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II.5.b Prévision pour l’Outre-Mer
- Antilles : chaud très probable, pour les précipitations le scénario est moins tranché.
- Guyane : chaud et sec très probable
- Saint-Pierre et Miquelon : probabilité renforcée d'un trimestre plus doux que la normale. Pas
de scénario pour les précipitations.
- Réunion et Mayotte : chaud probable. Précipitations : pas de scénario privilégié.
- Nouvelle Calédonie : scénario chaud et sec probable.
- Wallis et Futuna : scénario chaud et sec probable.
- Polynésie : Probabilité renforcée d'un temps plus chaud et plus humide que la normale sur la
partie nord de la Polynésie (Marquises ) et frais et sec dans le sud (archipel des Australes)
II.5.c Prévision d’activité cyclonique
DCSC
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Dans le contexte du phénomène El Niño en cours, la Polynésie habituellement épargnée par
les cyclones, est susceptible d’être menacée par ce type de phénomène pour la fin de saison
2016 jusqu’en avril.
Probabilité également renforcée d'une fin de saison cyclonique plus forte de la normale sur
l'Océan Indien.
fig.I.5.a:
fig.I.5.a Prévision saisonnière de la fréquence des cyclones tropicaux réalisée par EUROSIP.
http://www.ecmwf.int/products/forecasts/d/charts/seasonal/forecast/eurosip/mmtrop/trop_euro/eurosip
_tropical_storm_frequency/
DCSC
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I. ANNEXE
I.1. LES CENTRES DE PREVISIONS SAISONNIERES
A l’heure actuelle, seuls quelques organismes réalisent ce type de prévisions à l’aide de modèles
climatiques.
Ces prévisions utilisent la technique de prévisions d’ensembles. Elles sont en général présentées sous
forme probabiliste. Les modèles utilisés ont des résolutions de l’ordre de 100 km, ce qui veut dire que
des anomalies prévues d’extension géographique limitée auront tendance à être du bruit. Les
prévisions sont en général de meilleure qualité pour la température que pour les précipitations, et
meilleures en hiver (de l’hémisphère considéré) qu’en été.
Afin d’interpréter au mieux les différentes productions, il est fortement recommandé de consulter les
cartes ou graphiques indiquant les performances passées du modèle considéré, par exemple sur la
période d’un exercice d’inter-comparaison de modèles, ou d’une ré-analyse.
Pour ARPEGE, voir :
http://elaboration.seasonal.meteo.fr/fr/content/scores-arpège. En particulier, les performances des
modèles sont très faibles en été sur l’Europe de l’ouest en raison de la faible prévisibilité sur cette zone
à cette période de l’année.
Les produits de Météo-France sont mis à jour le 1er du mois. Les prévisions saisonnières du modèle
couplé résultent d’un ensemble de 41 prévisions du modèle ARPEGE-CLIMAT couplé avec le modèle
d’océan OPA, issues d’analyses atmosphériques (CEP) et océaniques (MERCATOR) décalées. La
production graphique inclut des produits pour différents paramètres : anomalies normalisées, test de
Student sur la significativité de la moyenne et ensemble de prévisions de nature probabiliste et
déterministe. Les anomalies sont calculées à partir de la climatologie du modèle sur la période la plus
récente de l’expérience de référence : 1993-2007.
Des explications complémentaires sont disponibles en interne sur le site permettant d'accéder aux
prévisions saisonnières ( http://elaboration.seasonal.meteo.fr/ ).
Pour le CEPMMT, voir :
http://www.ecmwf.int/products/forecasts/d/charts/seasonal/verification/
Les prévisions sont disponibles le 7 du mois.
La climatologie du modèle est calculée sur la période 1981-2010.
Pour le Met Office, voir :
http://www.metoffice.gov.uk/research/climate/seasonal-to-decadal/seasonal-prediction
Pour le NCEP, voir : http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/people/wwang/cfs_metrics/
Pour EUROSIP, voir : http://www.ecmwf.int/products/forecasts/d/charts/seasonal/forecast/eurosip/
Les produits sont disponibles le 15 du mois.
Pour l’IRI, voir :
http://iri.columbia.edu/forecast/stat/globe/index.html pour une approche régionale
http://iri.columbia.edu/climate/forecast/enso/enso_globe.html pour une approche globale par trimestre
Pour le JMA, voir :
http://ds.data.jma.go.jp/tcc/tcc/products/model/probfcst/4mE/
DCSC
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Ce bulletin rassemble tous les produits disponibles le 20 du mois précédent le trimestre prévu.
Notons également le site http://www.bom.gov.au/wmo/lrfvs/ qui abrite les données des « WMO Lead
Center » (dont Météo-France fait partie avec son modèle Arpège). Ce site est alimenté par plusieurs
centres de prévisions saisonnières qui vérifient certaines conditions (mis à disposition de prévisions
saisonnières régulières, faites par un modèle dont on fournit les scores, etc.).
I.2. LES ZONES « NINO » ET LE SOI
Les phénomènes El Niño et La Niña affectent les régions tropicales du Pacifique et leurs
effets se remarquent sur la température de la mer de certaines zones bien particulières. Un bon
moyen de mettre en évidence ces phénomènes est de moyenner la température de surface de
la mer sur ces zones, définies comme suit :
- Niño 1+2 : 0°/10°S 80W-90W ; c’est la région qui, en général, se réchauffe la première lors
du développement d’un événement El Niño.
- Niño 3 : 5°S/5°N 90W-150W ; c’est la région du Pacifique qui affiche la plus grande
variabilité de la SST aux échelles de temps interannuelles.
- Niño 4 : 5°S/5°N 160E- 150 W ; c’est la région où les changements dans la SST semblent les
plus fortement reliés aux modifications de la convection dans le Pacifique équatorial.
- Niño 3.4 : 5°S/5°N 120W-170W ; c’est un (bon) compromis entre la variabilité importante et
le changement sur les précipitations.
Associé aux phénomènes océaniques « El Niño / La Niña » et compte-tenu du fort couplage
océan atmosphère dans ces régions, il existe également un comportement atmosphérique
caractéristique qui est suivi au moyen d’un indice dit SOI (Southern Oscillation Index). Cet
indice est calculé comme la différence des pressions normalisées entre Tahiti et Darwin (cf.
figure précédente). Il est directement représentatif de la circulation zonale de Walker et
présente un signe inversé avec la SST : lorsque l’anomalie du SOI est positive
(respectivement négative), la circulation zonale de Walker est renforcée (respectivement
affaiblie) et l’anomalie de SST dans les boîtes Niño est négative (respectivement positive).
DCSC
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