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Musée Fabre – Exposition : « Le goût de Diderot » Date : Classe : Nom : Prénom : « Des goûts et des couleurs ; discutons-­‐en avec Diderot » La critique d’art ? Sur quels critères le critique peut-­‐il s’appuyer ? Comment comprenez-­‐vous le titre de l’exposition : « Le goût de Diderot » ? 1 / Le goût au XVIIème siècle et au début du XVIIIème siècle. -­‐ L’Académie royale de peinture et de sculpture : -­‐ La hiérarchie des genres picturaux selon Félibien : -­‐ Les salons : -­‐ Vers une révolution du goût... : BERTHELEMY Jean-­‐Simon, Portrait de Diderot, 1784, huile sur toile, Paris, musée Carnavalet « Vous aurez sans doute remarqué comme moi que, quoique le Salon de cette année offrît beaucoup de belles productions, il y en avait une multitude de médiocres et de misérables. (...) Et surtout souvenez-­‐vous que c’est pour mon ami et non pour le public que j’écris. Oui, j’aimerais mieux perdre un doigt que de contrister d’honnêtes gens qui se sont épuisés de fatigue pour nous plaire. Parce qu’un tableau n’aura pas fait notre admiration, faut-­‐il qu’il devienne la honte et le supplice de l’artiste ? » Denis DIDEROT, Salon de 1763. 2/ Diderot, philosophe et critique d’art. -­‐ Le philosophe : -­‐ L’amateur d’art : -­‐ Le critique d’art : 1 3/ Comparer des scènes de genre : « Toujours petits tableaux, petites idées, compositions frivoles, propres au boudoir d’une petite maîtresse, à la petite maison d’un petit-­‐
maître, faites pour de petits abbés, de petits robins, de gros financiers ou autres personnages sans mœurs et d’un petit goût. » Denis DIDEROT, Salon de 1767. GREUZE Jean-­‐Baptiste, L’Accordée de village, 1761, huile sur toile, Paris, musée du Louvre Votre ressenti (Vous pouvez proposer un ou plusieurs adjectifs pour caractériser l’œuvre) Le sujet représenté « C’est un père qui vient de payer la dot de sa fille. Le sujet est pathétique, et l’on se sent gagner d’une émotion douce en le regardant. (...) C’est certainement ce que Greuze a fait de mieux. Ce morceau lui fera honneur, et comme peintre savant dans son art, et comme homme d’esprit et de goût. Sa composition est pleine d’esprit et de délicatesse. Le choix de ses sujets marque de la sensibilité et de bonnes mœurs. » Denis DIDEROT, Salon de 1761. Le Coucher de la mariée, BAUDOUIN, 1767 L’Accordée de village, GREUZE, 1761 L’analyse picturale (Composition de l’œuvre : lignes de forces, lumière, couleurs...) Une œuvre au « goût de Diderot » ? (cf. Textes) « Le goût de Diderot » ? Regarder l’œuvre en philosophe BAUDOUIN Pierre-­‐Antoine, Le Coucher de la mariée, 1767, gouache sur sanguine et traces de mine de plomb sur papier vergé, Ottawa, musée des Beaux-­‐Arts du Canada 2 4/ Dialoguer au Salon ou partager ses goûts. « C’est une chose bizarre que la diversité des jugements de la multitude qui se rassemble dans un salon. Après s’y être promené pour voir, il faudrait aussi y faire quelques tours pour entendre. Les gens du monde jettent un regard dédaigneux et distrait sur les grandes compositions, et ne sont arrêtés que par les portraits dont ils ont les originaux présents. L’homme de lettres fait tout le contraire ; passant rapidement sur les portraits, les grandes compositions fixent toute son attention. Le peuple regarde tout et ne s’entend à rien. C’est lorsqu’ils se rencontrent au sortir de là qu’ils sont plaisants à entendre. L’un dit : « Avez-­‐vous vu le Mariage de la Vierge ? C’est un beau morceau ! -­‐ Non. Mais vous, que dites-­‐vous du Portrait de la comtesse ? C’est cela qui est délicieux. -­‐ Moi ! je ne sais seulement si votre comtesse s’est fait peindre. Je m’amuserais autour d’un portrait, tandis que je n’ai ni trop d’yeux ni trop de temps pour le Joseph de Deshays ou le Paralytique de Greuze ! -­‐ Ah ! oui ; c’est cet homme qui est à côté de l’escalier et à qi l’on va donner l’extrême onction... » C’est ainsi que rien ne passe sans éloge et sans blâme : celui qui vise à l’approbation générale est un fou. » Denis DIDEROT, Salon de 1765. « Votre goût » : « Le goût de Diderot »: DAVID Jacques Louis, Saint Roch intercédant la Vierge pour la guérison des pestiférés, 1780, Marseille, Musée des Beaux-­‐Arts « Belle composition : figures pleines d’expression, belles parties de masses, belles draperies marquant bien le nu, bien dessiné. Peut-­‐être y aurait-­‐il quelque chose à désirer dans les mains du saint, peut-­‐être cet énorme et effrayant pestiféré, ce grand saint Roch rendent-­‐ils la Vierge bien petite. Tâchez de regarder longtemps, si vous pouvez, ce jeune malade qui a perdu la tête et qui semble être devenu furieux, vous fuirez ce tableau d’horreur, mais vous y serez ramené par le goût de l’art et par votre admiration pour l’artiste. » Denis DIDEROT, Salon de 1781. 3 5/ Rêver : la magie des natures mortes de Chardin et des paysages de Vernet. CHARDIN Jean-­‐Baptiste Siméon, Le Panier de pêches et raisins, 1759, huile sur toile, Rennes, Musée des Beaux-­‐Arts « S’il est vrai, comme le disent les philosophes, qu’il n’y a de réel que nos sensations ; que ni le vide de l’espace, ni la solidité même des corps n’est peut-­‐être rien en elle-­‐même de ce que nous éprouvons, qu’ils m’apprennent ces philosophes quelle différence il y a pour eux, à quatre pieds de tes tableaux, entre le Créateur et toi ?» « Cet homme est au-­‐dessus de Greuze de toute la distance de la terre au ciel, mais en ce point seulement. Il n’y a point de m anière, il a la sienne. » DIDEROT, extraits du Salon de 1765. « Le faire de Chardin est particulier » : « Ce n’est pas au Salon, c’est dans le fond d’une forêt, parmi les montagnes que le soleil ombre et éclaire, que Loutherbourg et Vernet sont grands. Le ciel répand une teinte générale sur les objets. La vapeur de l’atmosphère se discerne au loin ; près de nous, son effet est moins sensible ; autour de moi, les objets gardent toute la force et toute la variété de leurs couleurs ; ils se ressentent moins de la teinte de l’atmosphère et du ciel ; au loin, ils s’effacent, ils s’éteignent ; toutes les couleurs se confondent ; et la distance qui produit cette confusion, cette monotonie, les montre tout gris, grisâtres, d’un blanc mat plus ou moins éclairé, selon le lieu de la lumière et l’effet du soleil (…) » Denis DIDEROT, Essais sur la peinture pour faire suite au Salon d e 1765. VERNET Claude Joseph, Une tempête avec le naufrage d'un vaisseau, 1770, huile sur toile, M unich, Alte Pinakothek Afin de « rompre l’ennui et la monotonie des descriptions » et surtout grâce à la magie des œuvres de Vernet, Diderot s'est imaginé être un personnage se promenant dans les paysages de sept tableaux du peintre. Ce texte est connu sous le nom de « Promenade Vernet ». A la manière de Diderot, rêvez une promenade dans le paysage Les abords d’une foire de Vernet. 4 
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