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27/02/2016 On a été au Pixels Festival 2016l cette

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Les articles d’InnovaTech
Retour du Pixels Festival – jeudi 25 février - Mons
Un bol d’air inspirant et créatif
Pixels est un évènement annuel ayant pour but de réunir amateurs, étudiants, passionnés et professionnels des
milieux du design, de la création numérique et de la communication visuelle en général autour de sujets liés à
ces domaines. Trois entreprises sont à la manœuvre de ce festival : Reaklab, Sparkle et Jellycube. Une agence
web, une agence de développement et un studio de communication.
«Construisez, faites grandir votre talent et votre passion, mais surtout partagez, inspirez et inspirez-vous, collaborez,
faites vivre des collaborations ou projets d’autres, et surtout n’ayez pas peur de montrer votre travail au monde»,
voilà le message que Romain Carlier, organisateur, souhaite faire passer aux jeunes indépendants ou aux étudiants qui se lanceront tout bientôt.
InnovaTech a assisté à quelques conférences qui y étaient programmées :
1MD (Belgique - studio digital)
Anton & Irène (New-york - designers)
Gavin Strange (Dublin - Studio Designer Aardman - Jam factory)
Kid Noize (Belgique -D.J.)
Cédric Rainotte (Belgique et Suisse - Expert Digital - Bwat - 6ix.be - Wow effect)
Les similitudes
Il y a eu quelques points communs parmi tous ces orateurs si ce n’est leur talent créatif et le succès rencontré : ils font
ce qu’ils aiment, ce qu’ils veulent, ce qu’ils ont rêvé de devenir. Et ils prennent des risques, ou du moins, ils font des
paris osés. Last but not least, ils savent raconter des histoires (d’où l’importance du storytelling).
Ce besoin d’oser prendre des risques est similaire chez les innovateurs que l’on rencontre quotidiennement avec
InnovaTech.
Le cheminement n’est pas facile. Il n’y a pas de secret absolu qui a été donné si ce n’est qu’ il faut travailler et se
remettre sans cesse en question.
Et comme dirait mon ami Sénèque (qui était aussi l’ami d’un conférencier) : «La chance, c’est quand ton travail rencontre des opportunités».
Un article écrit par InnovaTech
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L’agence One million dollars (1MD) identifie 3 caractéristiques qui leur permettent de rester de
bons créatifs
1. Apprendre à dire non. «Même si on est un peu à sec, il ne faut pas accepter le 1er projet qui vient. Il faut choisir
ses clients parce qu’on y croit ou alors challenger le briefing de départ. C’est important pour l’image à long terme
mais aussi important pour continuer à aimer ce que l’on fait».
2. Continuellement se remettre en question. «Il ne faut pas tomber dans la fainéantise : ce stade où on a des
clients habituels et qu’on se sent dans sa zone de confort». C’est justement en continuant de faire tranquillement
ce que l’on sait faire que l’on «tue» sa créativité. Il faut rester ambitieux, apprendre sans cesse de nouvelles
choses. Et même si ce sont des cours de cuisine ou de castagnettes, maintenez votre esprit en apprentissage
permanent.
3. Ne jamais devenir prétentieux. «Oui, on peut réussir, oui on peut être déterminé mais il ne faut pas devenir
prétentieux. Faire des erreurs c’est apprendre plus vite. Savoir rester emphatique, humble et fier». Comme par
exemple le designer Aaron James Draplin qui les a dernièrement surpris par sa simplicité.
Leur sélection ? Les 3P. (*On pense que celui qui choisit les noms chez 1MD a été recalé à l’émission Des chiffres et des lettres)
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Plaisir = dites ok à un projet s’il vous procure du plaisir
Popularité = dites ok à un projet si c’est positif pour votre notoriété
Paiement = dites ok à un projet si ça paye correctement
Les designers Anton & Irène mixent le risque avec la discipline
Après certains succès en agence, ils ont tout recommencé à 2, sans
argent, sans client. Ils se sont retrouvés au milieu du Japon à filmer le
CEO de l’agence Wacom sans jamais avoir utilisé ce média auparavant.
Leur expérience leur a prouvé que «Si tu sais vendre quelque chose,
tu peux faire tout ce que tu veux». On en arrive à leur credo «Essaye, tu
auras peut-être un non... mais peut-être un oui !».
Ils ont relaté leur méthode de travail pour réaliser un site web :
• Ils commencent par demander quel est le budget (il ont appris à être très direct sur ce sujet)
• Ils réfléchissent ensemble au concept durant 1h
• Ils commencent des croquis et font très vite des premiers designs sur Photoshop pour que le client puisse
directement avoir un aperçu
• Ils écrivent en détails toutes les fonctionnalités voulues par le client et signent cet accord
Afin que les créatifs et clients n’aient aucun problème de compréhension sur les tâches à effectuer ou à rajouter,
on ne saurait que vous conseiller de bien transcrire tout ce que vous désirez, dans les moindres détails et de signer
un document (ou cahier des charges). Cette précaution vaut évidemment pour tous les milieux et domaines.
On a également noté qu’ils travaillent 60% de leur temps pour des clients et 40% pour eux. De 10h à 19h très
précises. Une méthodologie qui leur permet de rester créatifs et de faire des trucs «funs», comme d’être déguisés
en homepage de leur site web.
Pouvoir continuer à prendre du plaisir parait capital dans les parcours de ceux qui réussissent.
Un article écrit par InnovaTech
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Gavin Strange se crée des opportunités
Il parle vite et part dans tous les sens. C’est un créatif qui veut utiliser chaque seconde de sa vie. On peut d’ailleurs le remarquer au
travers de toutes ses illustrations. Il est aussi bien designer, qu’écrivain, qu’animateur TV. Il devient même «people» en ayant récemment rencontré la princesse Kate Middleton.
Son constat est simple : «On a tous 24h dans une journée, il n’est
pas question de travailler plus mais de travailler mieux».
Sa méthode : il n’y a jamais de bon moment pour que tout se
passe comme l’on souhaiterait. Il prend donc le travail comme un
jeu vidéo où son but est d’accéder au niveau supérieur.
Il parle beaucoup mais il écoute tout autant. Il témoignera de l’importance de l’écoute et du feed-back permanent. Mais la clé ultime c’est de savoir rester concentré sur un projet. La concentration est sa recette pour
«mieux travailler». Notez qu’il aime utiliser Noisli, ces bruits de vagues et de feuilles qui tombent créent une
ambiance propice à la réflexion.
Kid Noize ou quand tes rêves d’enfant deviennent réalité
Ce DJ belge qui monte est un graphiste de formation.
Mais pourquoi a-t-il cette tête de singe ? Enfant, il était fasciné par les pochettes
de disques d’Iron Maiden (création d’un personnage de zombie) et aussi par le film
La Planète des singes. «Quand tu te dis que tu vas rencontrer des gens avec une tête
de singe et que ça plait, tout est possible».
Son triangle magique ? Audio + visuel + live
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Audio : un bon morceau pop c’est environ 3 minutes avec un refrain qui arrive assez vite (beaucoup plus
long ou plus court ça n’intéresse pas les radios).
Visuel : l’image met une seconde à être vue, directement la personne sait si elle aime ou pas. Il rappellera
l’importance d’avoir les droits sur toutes ses propres images et de faire attention aux photographies.
Live : c’est le rapport au public et ce qui fait «rentrer des sous». Quoi que l’on fasse, il faut avoir son public. Il
ne juge pas ce que certains disent «être de la merde» car si ça a un public, il y a une raison. C’est que ça fait
du bien à ce public... A l’inverse, il trouve que certains sont bien meilleurs que lui mais ne réussissent pas.
Peut-être par manque de persévérance «Dieu n’existe pas, il n’y a que la persévérance».
L’importance du lâcher prise «Vous stressez à l’idée de savoir si ça va marcher et quand ça fonctionne, vous stressez de savoir si ça va continuer». Bref, vous stressez tout le temps, alors autant profiter. «De toutes manières il n’y a
pas de solution magique, on ne réussit pas du 1er coup».
Profiter en faisant des breaks «Les 2 moments que je déteste c’est de me coucher et de me lever». Les vacances
sont donc une bonne solution pour les éviter au maximum.
Enfin, ce Bruxellois d’origine qui vit maintenant à Charleroi témoignera de son amour pour la Belgique, le pays
du surréalisme. «Il faut d’abord exister et réussir là où on est, dans son pays».
Qu’on se le dise, il a encore des rêves : que l’on fasse un documentaire sur lui ou d’aller faire danser le Japon.
N’hésitez pas si vous avez des pistes, son adresse c’est : contact@kidnoize.com
Un article écrit par InnovaTech
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Cedric Rainotte, le conseiller
C’est un expert du digital mais aussi un conférencier qui maitrise l’art de la présentation.
En dehors de ses sociétés, il enseigne également à des étudiants en Master digital à Génève.
Il a le micro durant 45 minutes top chrono, c’est parti pour une série de conseils.
On se souviendra que :
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l’important c’est d’avoir une stratégie business qui s’adapte au digital, pas une stratégie digitale
les sociétés n’ont pas besoin d’un responsable digital, elles ont besoin d’un accélérateur de la connaissance digitale
(c’est effrayant de voir à quel point beaucoup de gens parlent du digital mais n’y connaissent pas grand chose)
il ne faut jamais travailler à moitié prix : soit gratuitement, soit plein pot
travailler en équipe car ça permet toujours d’accuser les autres :)
travailler dans des petites boites où l’on peut faire plein de choses plutôt qu’une grosse agence où l’on fera le café
sans sucre pendant 2 ans
quand vous ne savez pas, taisez-vous. Sinon vous risqueriez de confirmer que vous ne savez vraiment pas.
on va tous mourir, alors autant faire ce que l’on aime et ne pas trop se prendre au sérieux
pour réussir, finalement, il faut avoir raison une fois
La nécessité du storytelling
Raconter une belle histoire c’est la base. «La technique tout le monde peut le faire. Quand il s’agit de savoir faire passer un message c’est plus compliqué».
Le boum de la vidéo
La consommation de vidéos sur Facebook est impressionnante. Mais toutes ne fonctionnent pas.
De nouveau, voici quelques conseils repérés :
• montrez votre logo au début et/ou à la fin d’une vidéo mais pas partout
• les émotions doivent arriver très rapidement car on peut vite zapper une vidéo, ce n’est pas comme à la TV
• il faut un «roller coaster» de l’émotion, bref, en donner de manière surprenante et répétitive
• il est important de respecter les différences culturelles
• une chouette vidéo ne suffit pas, il faut un budget média pour la faire «monter en puissance».
Il est également possible d’être créatif sur le «Skip this ad» de Youtube en créant une publicité que vous n’avez pas
envie de zapper ou que vous voulez regarder car elle est étrange (Geico).
Mais au final, n’essayez pas de faire quelque chose qui plait à tout le monde. «100 personnes qui adorent c’est mieux
qu’un million qui aiment plus ou moins».
L’importance du bol d’air
Suivre des conférences c’est aussi s’insiprer, s’aérer pour dénicher de nouvelles idées. Et le contrat est rempli pour
le Pixels Festival. On a hâte de suivre leur prochaine édition.
InnovaTech co-organise le salon de la communication Objectif Com. C’est le moment de venir, aussi, prendre de
nombreux conseils lors des 15 conférences. Rendez-vous ce 1er mars à Charleroi.
Enfin, si vous souhaitez développer une innovation technologique, vous pouvez toujours venir frapper à la porte
d’InnovaTech, une équipe d’une dizaine de coachs s’activent à vous accompagner de la stratégie, à l’analyse fonctionnelle en passant par la recherche de financements ou encore de partenaires techniques.
Compte-rendu effectué le 26 février 2016 par Sarah Thielens - Chargée de communication pour InnovaTech
Un article écrit par InnovaTech
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