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Attention - ACEF Montérégie-est

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Printemps 2014
Attention
Consommation
Volume 30
Février 2016 - Volume 37
ALLER PLUS LOIN QUE L’ALIMENTATION
DEPUIS LE DÉBUT DE L’ANNÉE, LE PRIX DES ALIMENTS A DÉFRAYÉ LES MANCHETTES À MAINTES REPRISES. LE CHOU-FLEUR À 8 $
A FRAPPÉ L’IMAGINATION DE TOUS ET LE PRIX DES ALIMENTS EST DEVENU UN SUJET D’ACTUALITÉ.
En alimentation comme dans tous les
REVOIR L’AIDE SOCIALE
postes budgétaires, nous faisons face
à des choix et nous avons tous un rôle
à jouer comme consommateur. Grâce à
l’ingéniosité de toute la chaîne alimentaire,
nous pouvons mettre sur notre table des
produits frais à longueur d’année. Les
fruits et légumes, même ceux qui sont
très périssables, sont accessibles en tout
temps.
Le sujet de l’alimentation m’amène à
vous parler de l’aide sociale. Pour une
personne seule, les prestations sont de
623 $ par mois (sans contrainte à l’emploi),
775 $ (contrainte temporaire) ou 947 $
(contraintes permanentes). Les couples
peuvent recevoir de 945 $ à 1416 $ par
mois. Avouons que ce n’est pas le Pérou.
On oublie que tous ces choix ont un prix.
Le mauvais temps ou la chute du dollar
peuvent affecter grandement le coût de
ces aliments. Pourtant, il existe toujours
des solutions de rechange, comme les
surgelés ou les conserves. On peut aussi
modifier notre alimentation au gré des
saisons… comme on le faisait il n’y a pas
encore si longtemps.
En fait, avec des sommes aussi ridicules, les
assistés sociaux n’ont pas le choix: pour se
nourrir, ils doivent s’approvisionner auprès
d’une banque alimentaire ou manger à
la soupe populaire. Ces organismes ne
suffisent plus à répondre aux demandes
depuis quelques années. En fait, ces
demandes proviennent directement de
l’insuffisance de l’aide de l’État.
Dans ce numéro, nous vous fournissons
des idées intéressantes pour réduire
vos coûts en alimentation. Des conseils
simples et faciles à mettre en pratique.
Dans l’équipe de l’ACEF, ce sont des trucs
que nous appliquons régulièrement.
Cette situation devrait à elle seule nous
convaincre de l’importance de réviser
le programme de l’aide sociale afin de
permettre à cette partie de la population
de vivre plus décemment. C’est pourquoi
le projet de loi 70 est si odieux car celui-ci
veut forcer les nouveaux assistés sociaux à
retourner à l’école ou à occuper n’importe
quel emploi sous peine de voir leurs
prestations être coupées de moitié!
L’alimentation est un des postes importants
de notre budget, souvent le deuxième
en importance après le logement. C’est
pourquoi il est important d’en faire plus
avec notre argent. Et contrairement à
d’autres postes budgétaires, les solutions
de rechange sont nombreuses.
Le nouveau ministre de l’Emploi et de la
Solidarité sociale, François Blais, a reçu le
mandat de se pencher sur l’instauration
d’un revenu minimum garanti qui
pourrait remplacer l’aide sociale ainsi
qu’une
panoplie
de
programmes
gouvernementaux. Il est bien difficile en ce
moment de dire ce qu’il en sera. La Finlande
implantera une telle formule d’ici peu et
d’autres pays d’Europe y réfléchissent.
Ici, cette question mérite d’être débattue. À
l’ACEF, nous avons toujours vu d’un bon œil
le remplacement de l’aide sociale par une
mesure plus simple et plus respectueuse
tout en encourageant les prestataires à
revenir sur le marché du travail s’ils en ont
la capacité.
Une société juste et équitable, c’est une
société qui prend soin de ses membres les
plus fragiles. Ces valeurs doivent continuer
à nous guider.
Roger Lafrance, directeur
Deux bureaux à votre disposition :
GRANBY
162, rue St-Charles Sud
Granby J2G 7A4
Tél. : 450 375-1443
Fax : 450 776-1364
acefme@videotron.ca
Visitez notre page
SAINT-HYACINTHE
1195, rue St-Antoine, local 306
Saint-Hyacinthe J2S 3K6
Tél.: 450 252-0808
Fax : 450 252-5065
acefsainthyacinthe@gmail.com
Épicerie
Avant de vous ren
dre à
l’épicerie
• Faites l’épicerie un
e fois par semaine. De
cette façon,
cette tâche sera mieu
x planifiée et vous vo
us laisserez
moins tenter par des
extras!
• Épluchez les circu
laires et préparez une
liste d’épicerie.
• Élaborez vos m
enus de la semain
e à partir des
spéciaux des circula
ires.
• Vérifiez ce que vo
us avez déjà à la mais
on. Souvent,
on achète un article
parce qu’il est en sp
écial alors
qu’on en a déjà plusieu
rs items dans nos ar
moires!
• Ayez toujours des
aliments de base à po
rtée de main
que vous pouvez cu
isiner facilement si
votre frigo
vous semble vide: co
nserves de poisson
, de viande
et de légumineuses,
pâtes alimentaires,
tomates en
conserve, légumes co
ngelés, œufs, etc.
• Évitez d’aller au su
permarché le ventre
vide ou avant
les repas. On se laiss
e plus facilement te
nter quand
on a faim!
• Certains sites In
ternet méritent d’ê
tre connus :
OnMagasine.ca ou
SOS Cuisine, par ex
emple. Ils
comparent les meil
leurs prix dans les
épiceries de
semaine en semaine.
• À Granby, le projet
Bonne boîte, bonne
bouffe permet
de se procurer des
fruits et des légum
es à bas prix.
Informez-vous aupr
ès du site Internet du
GASP ou au
450 378-0990.
2 | Attention consommation
Épicerie
Une fois à l’épicerie
• Achetez en gros format et congelez en portion «un repas».
• Ayez toujours en tête «le bon prix» pour les aliments que vous achetez régulièrement. Cela vous
permet de savoir si le spécial en est vraiment un.
• Le site Internet OnMagasine.ca offre une liste des bons prix pour tous les aliments.
• Certains commerces appliquent le même prix que leurs concurrents sur présentation d’une
preuve (circulaires, par exemple). Vous éviterez ainsi de visiter plusieurs supermarchés et de
dépenser de l’essence pour rien.
• Comparez les prix à l’épicerie entre les différents formats. Sur chaque tablette, le marchand doit
apposer le prix par 100 gr ou 100 ml. Grâce à cet outil, on peut vérifier si le gros format ou la
marque maison est vraiment économique.
• Les œufs sont la denrée anti-inflation par excellence. Vous avez le goût d’une omelette? Deux
œufs, lait, fromage, quelques légumes. Le tout pour moins 1,50 $ ou 2 $ au maximum la portion.
Avouons que ce n’est pas cher.
• L’effiloché de porc est devenu un mets à la mode dans les restos. Il est aussi économique puisqu’on
utilise l’épaule de porc, une pièce peu coûteuse. Agrémentée d’une sauce sucrée et tomatée, on
peut en faire des sandwichs, des sautés avec du riz, des tacos, etc.
• Prenez l’habitude de visiter les magasins économiques ou d’usine. Première destination:
les boulangeries qui ont des comptoirs économiques: Multimarques au 615, rue Simonds et
St-Méthode, 500, rue Guy à Granby et Gadoua, 2298, ave. Ste-Anne à St-Hyacinthe.
• Pour des fromages fins à petits prix, les usines d’Agropur à Saint-Hyacinthe et à Saint-Damase
sont des adresses à retenir. Pour le vin, Vins en vrac de Saint-Hyacinthe vous offre d’embouteiller
une grande variété de vins.
• Les poitrines de poulet sont une pièce de viande appréciée. Achetez-les avec le dos. Vous aurez
bien sûr à les dépecer, mais elles vous reviendront à un prix beaucoup moindre que celles déjà
toutes prêtes.
• Le prix des produits frais peuvent varier beaucoup en dehors de la saison des récoltes.
Tournez-vous vers les surgelés et les conserves. Souvent, ce sont des produits
du Québec et ils sont traités dès leur sortie du champ.
Attention consommation |
3
Épicerie
De retour à la maison
• Ajoutez des légumineuses à vos repas. En plus de diversifier votre alimentation, elles allègeront
votre facture d’épicerie.
• Le bœuf haché est devenu un article dispendieux. Mélangez-le avec du porc haché, plus
économique. Vous ne verrez pas la différence!
• Regroupez-vous en famille ou avec des amis pour cuisiner en grande quantité ou acheter des
viandes en format plus économique.
• Vous avez des restes? On peut en faire des lunchs pour le lendemain ou le surlendemain.
• Le bouillon de poulet est un ingrédient de base en cuisine, pour les soupes, les sauces et nombre
de repas. Celui qu’on vend en épicerie est constitué principalement de sel et d’additifs. Pourtant,
il est facile à préparer et ne coûte presque rien. Prenez une carcasse de poulet, un oignon, une
branche de céleri et une carotte et des épices et vous aurez un bouillon goûteux que vous pourrez
même congeler par contenant d’une tasse.
• Inscrivez-vous à des cours de cuisine ou aux cuisines collectives pour élargir vos connaissances
culinaires.
• En manque de recettes? Internet regorge de sites pour vous donner des idées de repas.
Localement, celui des Cuisines collectives de la Montérégie est particulièrement intéressant.
• On estime que 40% des aliments vont directement à la poubelle entre le champ et l’assiette.
Réduisez le gaspillage au maximum, notamment en gardant vos restes pour vos lunchs.
4 | Attention consommation
Les enquêtes de crédit,
de la discrimination déguisée
DE PLUS EN PLUS DE LOCATAIRES SE VOIENT REFUSER DES LOGEMENTS PARCE QUE LE PROPRIÉTAIRE EXIGE UNE ENQUÊTE DE
CRÉDIT AFIN D’ÉVALUER LEUR CAPACITÉ À PAYER UN LOYER.
C’est une pratique que l’ACEF Montérégie-est considère comme
abusive. En effet, une personne qui a un mauvais dossier de crédit
peut très bien ne pas avoir accumulé de dette de loyer auprès de
ses anciens propriétaires. Par exemple, on peut avoir un mauvais
dossier de crédit à cause de retards de paiement sur une carte
de crédit, d’un litige avec un créancier ou pour avoir utilisé une
mesure pour disposer de ses dettes, comme la faillite.
Selon la Chartre des droits et libertés, le logement est considéré
comme un droit. Or, une enquête de crédit brime l’accès au
logement. Elle se veut une forme de discrimination avec les
locataires, surtout envers les jeunes et les personnes moins
fortunées.
Que faire face à un propriétaire qui désire effectuer une enquête
de crédit? Il existe des solutions pour les locataires qui n’ont
pas un bon dossier de crédit. Par exemple, vous pouvez lui
fournir une lettre de recommandation de votre employeur, une
référence d’un ancien propriétaire ou présenter des comptes de
fournisseurs (Hydro-Québec, entre autres) démontrant que vous
vous acquittez de vos obligations.
Certains propriétaires tentent même de refiler les coûts de
l’enquête de crédit au futur locataire, ce qui est abusif pour
l’ACEF. Malheureusement, la loi sur le logement est floue à ce
sujet. Celle-ci décrète qu’un propriétaire ne peut exiger d’autres
frais que le premier mois de loyer, mais seulement une fois que le
locataire a signé son bail. Par contre, rien ne lui interdit de charger
des frais aux personnes qui visitent un logement.
L’an dernier, l’ACEF Montérégie-est a réalisé une étude sur la
situation des locataires à faible revenu dans la Haute-Yamaska. Ce
rapport a permis de se rendre compte que plusieurs propriétaires
exigent des enquêtes de crédit avant de louer leurs logements.
Alors que le logement est considéré comme un droit, une telle
pratique se veut discriminatoire pour un nombre important de
locataires.
Hausse suggérée pour 2016: 0,4%
VOUS AVEZ REÇU UNE AUGMENTATION DE LOYER ET NE SAVEZ PAS QUOI RÉPONDRE À VOTRE PROPRIÉTAIRE? CETTE ANNÉE, LA
RÉGIE DU LOGEMENT ÉTABLIT L’ESTIMATION POUR LES AUGMENTATIONS DE LOYER À 0,4% POUR UN LOGEMENT NON CHAUFFÉ ET À
0,7% POUR UN LOGEMENT CHAUFFÉ.
Il s’agit ici d’une suggestion et elle ne tient pas compte des
frais d’augmentation des taxes ni des autres dépenses reliées
à la gestion de l’immeuble. Si le propriétaire a effectué des
rénovations majeures, l’estimation des hausses se situera plus
près de 3%.
Saviez-vous que les propriétaires ont jusqu’au 31 mars pour
envoyer leurs modifications au bail et l’augmentation souhaitée?
Comme locataire, vous avez un mois pour répondre à cet avis
d’augmentation. C’est également l’occasion de proposer les
modifications au bail que vous souhaitez ajouter.
Quand le locataire reçoit une augmentation supérieure au taux
d’estimation proposée par la Régie du logement, il est en droit
de la refuser ou de négocier une entente moins élevé avec son
propriétaire. Il est possible de suggérer au propriétaire d’utiliser
le calcul 2016 sur Comment s’entendre sur le loyer, disponible sur
le site la Régie du logement, afin de justifier ses dépenses.
Vous cherchez comment répondre à votre propriétaire?
Renseignez-vous auprès du service d’aide aux locataires au
450 375-1443 ou 888 375-1443 poste 322. Ce service est gratuit.
Les associations de consommateurs existent depuis 50
ans au Québec. Les premières ACEF sont apparues au
milieu des années 1960 au sein même du mouvement
syndical, plus particulièrement à la CSN. Rappelons
que l’ACEF Montérégie-est existe depuis 42 ans comme
organisme. Par contre, ses premiers services à Granby
remontent en 1969.
Les ACEF
ont 50 ans
La mission des associations de consommateurs est de
défendre les consommateurs et de faire de l’éducation
populaire en matière de budget et d’endettement.
Pour l’ensemble de ces organismes, la consultation
budgétaire demeure un des services de base.
Hélène Plourde
Même si la clientèle privilégiée a longtemps été les
ménages à faible revenu, les services sont aujourd’hui
offerts à tous car les difficultés budgétaires peuvent
toucher toutes les classes de la société.
En juin prochain, la Fondation pour les consommateurs
soulignera cet anniversaire important par une activité
d’importance qui réunira toutes les associations de
consommateurs au Québec. Elle profitera aussi de
cet événement pour lancer sa première campagne de
souscription publique pour soutenir ces organisations.
L’ACEF est financé par :
L’ACEF Montérégie-est a pour mission d’éduquer,
informer, sensibiliser et guider les consommateurs en
matière de budget, d’endettement, de consommation
responsable et de logement.
L’ACEF dessert les MRC suivantes: Acton, BromeMissisquoi, Haute-Yamaska, Les Maskoutains et
Rouville.
L’équipe de travail
Roger Lafrance, directeur
Isabelle Chicoine, conseillère budgétaire
Marjorie Disdier, conseillère budgétaire
Tanya Brodeur, conseillère budgétaire
Hélène Plourde, conseiller en logement
Sylvie Brouillard, responsable des projets Accès-Cible
et Prêts d’accessoires sécuritaires
Le Secrétariat à l’action communautaire
autonome et aux initiatives sociales
Attention consommation |
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