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24 heures avec… Notre responsable construction

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La CGT
février 2016
04
Proche
Solidaire
Efficace
Sur le terrain
24 heures avec…
Repères
Le développement
d’un projet de parc
éolien démarre par
la prospection sur
le terrain et sur carte
des sites favorables
(mesure du vent,
vérification des
couloirs aériens et
migratoires…). Une
fois les autorisations
obtenues et les
concertations
terminées, le chantier
peut commencer : les
chemins d’accès sont
aménagés, les
fondations et travaux
de raccordement
électriques sont
réalisés et l’aire
de grutage est
empierrée, puis les
différents éléments
(tronçon de mat,
nacelle, pales, etc.)
sont livrés par
camion. Les éoliennes
seront assemblées
en quelques semaines
par les équipes
de techniciens.
9 h 30 Première étape, un point dans l’abri vie sur l’avancement
des travaux avec le chef de chantier (à g.) et la cheffe de la sécurité.
10 h 50 Passage d’une partie de la nacelle. Les équipes
techniques assemblent les pièces au sol.
10 h 15 Sur l’un des sites aménagés, l’accès s’est affaissé.
« Danger », signale Christophe.
La grue a été mise à l’arrêt pour la journée. « Trop de
vent, notre métier est rythmé par la météo. »
11 h 30 Dernier échange avant la prochaine visite de chantier dans une semaine. « Maintenant, quand je vois un parc
‘‘
Je représente
le donneur
d’ordre, je dois
m’assurer que
le chantier est
monté dans
les temps.
Ce que j’aime,
c’est la gestion
de projet, être
à l’interface
de nombreux
interlocuteurs.
Christophe Biger
éolien, je sais tout le travail et la quantité de métiers que cela implique », commente Christophe.
14 h Fini la pluie, retour à P&T Technologie. Ici on fait
du développement de futurs projets.
Christophe Biger
Maître d’œuvre. Responsable du développement et de la construction de
parcs éoliens, il organise les chantiers et s’assure de leur bon déroulement.
Un métier de conviction.
L
es portières claquent. Les
hommes descendent de voiture et s’avancent dans la
boue. Casque de chantier vissé sur
la tête, épaules rentrées pour se garder du froid, Christophe Biger salue
d’une poignée de main le chef de
chantier, employé par le constructeur
d’éoliennes. Responsable de la maîtrise d’œuvre pour P&T Techno­logie
(basée en Ille-et-Vilaine), Christophe
réalise ce matin la visite hebdomadaire d’un chantier de parc éolien
lancé par sa société. Un vent gonflé
de pluie s’est mis de la partie et réfrigère la crête bretonne. « En même
temps, c’est pour cela qu’on a choisi
cet endroit, parce qu’il y a du vent ! »,
plaisante Christophe. D’un commun
accord, l’équipe se rabat sur l’abri
vie afin de faire le point sur l’avancement des travaux. « On a commencé
à livrer les sections de l’E3 », informe
le chef de chantier. Une des cinq éoliennes prévues est déjà opérationnelle, une deuxième est en cours de
montage. L’ennui, c’est que la fenêtre
des travaux a été réduite en raison
de la mauvaise météo. « En termes de
montage, le vent et le brouillard, c’est
gênant, reconnaît Christophe. On va
devoir attendre de meilleures conditions climatiques. »
L’équipe s’ébroue, la visite reprend
avec l’examen d’une des plateformes
de chantier où l’accès n’est pas pleine-
ment sécurisé. Christophe se penche
pour examiner la voirie : le passage
des machines a provoqué un écrasement sur le bas-côté. Danger. « Il faut
interdire de passer par là », signalet-il. Direction le site E3, à quelques
centaines de mètres, où une éolienne
est en cours de montage. Christophe
s’écarte pour laisser passer un engin
qui soulève le rotor (l’hélice), une imposante pièce maîtresse. « En attendant des conditions météo favorables,
on décharge les pièces et on fait du
prémontage au sol », commente Christophe. Après la prise de quelques photos documentant l’état d’avancement
du chantier, le maître d’œuvre salue
l’équipe. Direction Rennes, où se trou-
vent les bureaux de sa société. Car son
métier a deux facettes : les rencontres
sur le terrain et un volet plus administratif. « On gère les factures, les demandes de devis, les autorisations de
chantier, de demandes de déviation… »,
énumère-t-il. Avec, au cœur de son
travail, une grande part de relationnel. « Au début, les gens sont méfiants,
il faut les rassurer. On participe aux
réunions de démarrage du projet en
mairie, on passe des heures à discuter
avec les agriculteurs chez eux », souritil. Sa récompense : voir apparaître les
premiers kilowattheures produits. Le
résultat de « sept à huit ans de travail
collégial », confie-t-il… n Cyrielle Blaire
Photos : Anna Solé
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