close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

164 - Les luttes des femmes dans la lutte des classes

IntégréTéléchargement
164 - Les luttes des femmes dans la lutte des classes - Jocelyne
Clarke - 75
Les femmes prennent leur part dans la vie de la Cité à tous les niveaux ; elles ont su le faire par le passé à travers
l’Histoire et notamment avec la grande participation des communistes dans la Résistance et internationalement dans les
luttes de Libération.
Des batailles ont été menées pour qu’elles puissent choisir en toute liberté d’être mère ou pas, avec le droit à la
contraception et l’IVG. Elles les ont gagnées. Elles s’emploient à les garder et à internationaliser ces acquis.
On voit bien que ces luttes ont une influence majeure sur la société toute entière. Les femmes ne sont pas une
communauté parmi d’autres, elles constituent la moitié de l’humanité et leur exigence d’égalité de droits vient de ce
premier constat. Plus de droits pour les femmes, c’est plus de droits pour tous.
Au XXIème siècle, en France, malgré les nombreuses lois successivement votées dont il serait long de faire la liste ici,
les femmes n’ont toujours pas l’égalité, pas même salariale.
Elles gagnent moins à travail égal, elles n’accèdent généralement pas aux postes les plus élevés, à égalité de compétences
et de diplômes. La précarité s’inscrit aussi dans le type de contrats proposés. Elles sont considérées comme des souscitoyennes tout au long de leur vie, non seulement en matière de salaire, mais conséquemment en matière de retraite. La
précarité financière des salariées doit être jugulée par tous : pour une Mme Bettencourt qui représente les 1%, nous
sommes les 99% !
On n’en a donc pas encore fini avec le sexe dit « faible », affaibli par les inégalités structurelles du libéralisme et du
patriarcat. C’est la reconnaissance de cette égalité effective qui permettra aux femmes d’avancer, celle-ci passant à la
fois par les luttes et par le regard de l’autre, masculin. Les militantEs communistes doivent donc lutter contre ce
patriarcat qui convient si bien au capitalisme.
Le XXIème siècle n’a pas tari les violences au quotidien et les viols depuis toujours armes de guerre. On doit peser de
toutes nos forces pour enrayer ces ventes de femmes-objets sexuels dans les marchés des pays en guerre, ces femmesventres qui porteront les progénitures de l’ennemi et du crime sexuel.
Le trafic de femmes est un fléau qui se propage avec les réseaux prostitutionnels partout dans le monde et ici en Europe.
Dans une Europe regroupant 47 pays dont la volonté de faire respecter la libre détermination des femmes est à géométrie
variable, le dernier rapport (fin 2015) du Conseil de l’Europe s’inquiète des « menaces grandissantes » sur les droits des
femmes. Nous devons donc prendre toute la mesure de cette « inquiétude » avant qu’elle ne se transforme en cauchemar
pour les citoyennes.
Ces menaces nécessitent la création de structures d’hébergement d’urgence pour les femmes en danger, avec ou sans
enfant, qu’elles soient en danger dans leur milieu familial ou dans la rue, ou encore réfugiées.
Le retour à la vie sociale et professionnelle doit être accompagné et ces dispositifs exigent des moyens qui ne doivent pas
être considérés comme secondaires.
L’affaiblissement des trafics humains passe par la confiscation de l’argent sale des prostitueurs et des maffieux, y
compris ceux de la drogue, puisque celle-ci permet de neutraliser la résistance des prostituées et de galvaniser les
terroristes.
Ces derniers combattent au nom d’un dieu et commettent leurs crimes au nom de textes revisités par une minorité
embrigadée.
Le XXIème siècle voit une résurgence du religieux sous la forme barbare ou insidieuse, c’est selon, et ceci est une
régression terrible, en premier lieu pour les femmes. Nous avons combattu l’influence des religions sur nos corps, nous
continuerons à le faire et nous devons le faire ensemble.
La laïcité est un des moyens incontournables pour tenir à distance ces religions. La laïcité, droit universel,
particulièrement visée en France, est un rempart pour les droits des femmes.
L’égalité femmes-hommes doit être une priorité pour tous, plus que jamais. Osons la laïcité, osons l’égalité!
Aujourd’hui comme hier, les politiques d’austérité étranglent en premier lieu les femmes : par exemple les coupes
drastiques faites dans les subventions publiques diminuent l’accès aux maternités de proximité, aux services de garde des
enfants alors qu’il conviendrait au contraire de faciliter ces accès. Cette disparition annoncée des services publics (y
compris l’Ecole alors que les filles sont encore exclues de la scolarité dans de nombreux pays) sanctionnent évidemment
les femmes qui ne peuvent se payer une alternative privée. C’est bien deux mondes qui s’affrontent, celui des
citoyenNEs en voie express de paupérisation et celui de la minorité lovée dans sa bulle financière.
Aujourd’hui, l’existence des partis d’extrême droite en France, en Europe et ailleurs constitue une menace résurgente
pour nos libertés ; rappelons que les votes (souvent contraires aux discours artificiellement affichés) de leurs éluEs
s’opposent systématiquement aux avancées des droits des femmes, examinées par les instances législatives.
La révolution féministe passe par les libertés dont la laïcité fait partie, l’égalité à tous les niveaux.
Osons la révolution communiste !
Auteur
Document
Catégorie
Uncategorized
Affichages
4
Taille du fichier
55 KB
Étiquettes
1/--Pages
signaler