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Communiqué
Etude - Les prévisions de prix des pays producteurs de pétrole
sont de moins en moins précises face à celles des acteurs
institutionnels
Bruxelles (26/02) - Les prévisions de prix des pays producteurs
de pétrole présentent de plus en plus d'imprécisions. Pour 2015,
les pays producteurs tablaient sur un baril de pétrole à un prix
moyen de 95 USD, alors dans les faits ce prix fut de 49 USD.
En revanche, les prévisions des acteurs institutionnels (Agence
internationale de l'énergie, le NYMEX (New York Mercantile
Exchange), et l'EIA (Agence américaine de l'énergie) deviennent plus
précises. Depuis 2010, ces institutions ont connu la plus faible marge
d'erreur. C'est ce qui ressort de l'étude annuelle du cabinet de
consultance Roland Berger "2016 Oil price forecast: who predicts
best?". Cette étude est réalisée depuis 2007 sur base des prévisions
des plus gros pays producteurs et des acteurs institutionnels.
"La production supplémentaire d'hydrocarbures produits à partir de
schistes bitumeux aux Etats-Unis et une économie mondiale qui croît
sans que la demande de pétrole n'augmente, sont deux éléments qui
mènent à une surproduction et donc à des prix extrêmement bas",
explique Didier Tshidimba, Partner chez Roland Berger Bruxelles.
Outil politique
Les pays producteurs utilisent les prévisions comme outil politique.
"S'ils prévoyaient des prix bas, ils devraient également couper dans
leurs budgets, ce qui n'est pas toujours facile à vendre aux citoyens.
Maintenant que le prix du baril atteint son plus bas en 13 ans, les
réductions budgétaires sont plus faciles à justifier", poursuit Didier
Tshidimba.
Situation comparable à 1986
La situation actuelle est comparable à celle de 1986. "Le prix du
pétrole était alors extrêmement bas, mais pas à cause d'une
récession comme c'est souvent le cas. Les pays de l'OPEP
inondaient alors le marché pour reprendre des parts de marché à la
Russie", précise Didier Tshidimba.
Actuellement, des pays comme l'Arabie Saoudite ont décidé de
maintenir les niveaux de production pour contrer la concurrence
américaine.
Combien de temps la situation va-t-elle perdurer?
Le directeur de Shell, Ben van Beurden, a annoncé début janvier que
les prix que nous observons actuellement ne sont pas tenables et il a
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alors prédit une remontée. Le CEO de BP Bob Dudley pense que le
baril devrait atteindre d'ici la fin de l'année environ 50 USD. De son
côté, Patrick Pouyanne deTotal n'entrevoit aucune remontée des
cours. Jeffrey Currie de Goldman Sachs et David Lebovitz de J.P.
Morgan considèrent que les prix pourraient même descendre à 20
USD, voire 10 USD le baril.
De leur côté, l'IEA, le NYMEX et l' EIA prédisent pour 2016 une faible
remontée des cours à un prix moyen de 46 USD le baril. "Ils pensent
que la surproduction va continuer vu que la demande croît petit à
petit. De plus, les coûts de production des pays de l'OPEP sont plus
faibles que les prix actuels. Même s'ils doivent couper dans les
dépenses publiques, ils ne sont pas dos au mur", explique Didier
Tshidimba.
Les pays producteurs basent actuellement leurs budgets sur un prix
allant de 38 à 53 USD. Pour atteindre un baril à 50 USD, ils doivent
se débarrasser des surplus ou mettre moins de pétrole à disposition
du marché. "Au prix actuel, les pays de l'OPEP sont confrontés à des
déficits budgétaires. En produisant moins, le prix va augmenter et ils
seront toujours en position de torpiller les producteurs américains de
pétrole de schistes bitumineux. En effet, un prix de 50 USD n'est pas
suffisant pour la moitié de ces producteurs américains", conclut
Didier Tshidimba.
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